Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la quatrième séance, mercredi 3 octobre 1979

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WPR/RC30/SR/4)

COMPTE RENlll1 ANALYTIQUr. 1m LA QUATRI

~:MF.

SgANCI':

Mandarin Court, Singapour Mercredi 3 octobre 1979, 14 h 30 PRESIDENT : Dr A.G.K. Chew (Singapour) SOMMA IRE

1.

Sous-Comit~

du Programme

g6n~ral

de Travail (suite) ••

164

1.1 Composition du Sous-Comite du Programme gen(ral de Travail """.""""""".,,",, .. ,,""""""""""""" 164

2.

Strategies en vue de l'instauration de 1a sante pour to us d'ici l'an 2000 : examen des progr~s realises dans l'elaboration des strategies et plans d'action nationaux """"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""

164

- Hi3 -

164

COMITE REGIONAL

TRENTIEME SESSION

1.

SOUS-COMITE DU PROGRAMME GENERAL DE TRAVAIL Point 13 de l' ordre du jour (document WPR/RC30/ll Part I)' (suite de la troisieme seance, section 5) Composition du Sous-comite du Programme general de Travail Point 13.2 de l'ordre du jour

1.1

Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle qu' it la vingt-neuvieme session du Comi te regional i l a ete decide de porter f" sept Ie nombre des .membres du Sous-Comite du programme general de travail. Les Representants de l'Australie, du Japon, de la Malaisie, des Philippines et du Viet Nam ont ete confirmes dans leurs fonctions tandis qu'ont ete nommes les Representants de la Nouvelle-Zelande et des Tonga. Le Comite a decide de revoir la question de 1a composition du Sous-Comite, y compris la rotation des membres,

a

sa trentieme session.

Comme il l'a deja indique, il serait souhaitab1e q~e les Representants soient equitablement repartis dans les deux Sous-Comites'. Il faudrait, d'autre part, pour des raisons d'organisation, arriver a ce que la duree du mandat des membres des deux Sous-Comites soit la meme, c'est-a-dire trois ans. Au cas oil Ie Comite regional 80uhaiterait maintenir 1" principe de la rotation des mernbres, il est propose de remplacer trois membrcB ~ la presente session et de donner ensuite aux membres un mandat de trois ans. Si Ie Comite accepte cette proposition, il devra decider des trois membres qui se retireront et de ceux qui les remplaceront, II est propose que les representants de la Chine, duSamoa et de Singapour remplacent ceux de l'Australie, de la Malaisie et'des Philippines. 11 en est ainsi decide. (Se reporter it la section 1.3 de la cinquieme seance pour l'examen du projet de resolution).

2.

STRATEGIES EN VUE DE L'INSTAURATION DE LA SANTE POUR TOUS D'ICI L'AN 2000 : EXAMEN DES PROGRES REALISES DANS L'ELABORATION DES STRATEGIES ET PLANS D'ACTION NATIONAUX Point 14 de l'ordre du jour (documents WPR/RC30/ll Part II, WPR/RC30/ll Part II Add.l, WPR/RC30/ll Part II Add.2 et WPR/RC30/ll Part II Add.3)

Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle que dans la Declaration d'Alma-Ata, adoptee par la Conference internationale sur les so ins de sante primaires reunie a Alma-Ata, URSS, en septembre 1978, tous les gouvernements ont ete appeles it elaborer au plan national des politiques, des strategies et des plans d'action visant a introduire et it maintenir les soins de sante primaires dans un systeme national de sante complet et ales coordonner avec l'action d'autres secteurs. Dans la Declaration, la Conference demandait egalement que soit lancee d'urgence, au plan international - et non pas national - une action efficace pour developper et mettre en oeuvre les soins de sante primaires dans Ie monde entier et, en particulier, dans les pays en developpement. L'Organisation mondiale de 1a Sante s'est empressee

.'

de repondre a cet appel. A sa soixante-troisieme session, tenue en janvier 1979, Ie Conseil executif a defini les principes directeurs et les questions essentielles concernant la formulation de strategies en vue de l'instauration de la sante pour tous d'ici l'an 2000 - document qui a ete soumis a la trente-deuxieme Assemblee mondiale de la Sante en mai 1979. Celle-ci a invite les Etats Membres a etudier la possibilite d'utiliser immediatement Ie document, individuellement comme base pour l'etablissement des politiques, strategies et plans d'action nationaux, et collectivement comme base pour l'etablissement des strategies regionales et mondiale. Dans Ie document etait egalement prevu un premier examen par les Comites regionaux, en 1979, des progres realises. Dans la Region du Pacifique occidental, Ie Sous-Comi to; du pro~rrurane general de travail s'est charge des taches liees a la preparation du premier examen, par Ie Comite regional, des progrea realises. La rapport du Sous-Comite, qui porte la cote WPR/RC30/1l Part II, contient ses observations et recommandations ainsi que les extraits des rapports de situation soumis par les Etats Membres. L'annexe 2 du document contient une liste de dix questions a aborder par Ie biais de strategies regionales. La strategie regionale vise a mettre en oeuvre les politiques regionales dans Ie domaine de la sante et dans les secteurs socio-econom±ques apparentes. Elle devra done se fonder sur des politiques, des strategies et des plans d'action nationaux vus dans une perspective regionale, et done indiquer les questions requerant en priorite une action internationale dans la Region ainsi que les grandes lignes de l'action que les Etats Membres de la Region devront entreprendre individuellement et collectivement dans Ie domaine de la sante et les autres secteurs concernes. Apres avoir examine Ie rapport du Sous-Cornite, Ie Cornite regional souhaitera peut-etre formuler des observations sur la proposition tendant a formuler des strategies regionales sur la base des strategies nationales. Si cette proposition est approuvee, il faudra etudier Ie mecanisme de formulation de strategies regionales. Comme l'a suggere Ie Sous-Cnmite, Ie Comite souhaitera peut-etre comoencer par autoriser Ie Directeur regional a prendre les mesures necessaires a) pour preparer un schema que les Etats Membres pourront suivre lorsqu'ils etabliront leurs rapports sur les strategies et plans d'action regionaux et fourniront des renseignements afin d'aider a formuler les strategies regionales et b) etablir une grille pour les indicateurs, buts et objectifs proposes pour la Region. Le calendrier adopte par l'Assemblee mondiale de 1a Sante prevoit 1a soumission de rapports sur les strategies et plans d'action nationaux aux Comites regionaux en 1980 ainsi que l'examen, a leurs sessions de 19~O, des progres realises dans la formulation d'une strategie regionale. II s'ensuit que les rapports des Etats Membres sur les strategies nationales etre soumis au plus tard a la mi-avril 1980, de fa~on que le Sous-Comite puisse se reunir, executer son programme de travail qui est assez charge, et preparer son rapport a temps pour qu'il puisse etre communique aux Etats Membres en tant que document du Comite regional. ainsi que leurs propositions concernant une strategie regionale devront

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COMITE REGIONAL

TRENTIEME SESSION

Le Dr TALIB (Malaisie), President du Sous-Comite du programme general de travail, declare qu'apres s'etre charge des etudes concernant la formulation de strategies pour "la sante pour tous d' iei l' an 2000" Ie Sous-Comite a examine les rapports succincts sur les strategies nationales re~ues des Etats Membres de la Region. Malheureusement, Ie Sous-Comite n'a pas pu examiner les reponses des pays aux quatre questions contenues dans Ie document WPR/RC30/11 Part II Add.I. Les representants desireront peut-etre faire rapport verbalement sur ces questions. Le PRESIDENT donne lecture des quatre questions : 1) Quelles sont les mesures prises dans Ie pays, ou qui Ie seront, afin d'obtenir l'engagement politique au niveau gouvernemental et politique Ie plus eleve, et quels sont les obstacles rencontres ou prevus ?

2) Quels sont les plus importantes mesures preparatoires prise. et les principaux mecanismes mis en oeuvre pour promouvoir une action et un appui inter-sectoriels et intrasectoriels ? 3) Qu'a-t-il ete fait et qu'est-il prevu de faire pour assurer l'echange de renseignements, de donnees d'experience, de moyens de formation et de competences entre les pays en vue de la formulation de politiques, de strategies et de plans d'action dans 1 'esprit de la cooperation technique entre pays en developpement (CTPD) ? 4) A quel appui de l'OMS a-t-on recours ou devra-t-on faire appel, et sous quelle forme, en vue de la formulation de politiques, de strategies et de plans d'action a l'echelon du pays? Commentant Ie document WPR/RC30/l1 Part II, Ie Dr ACOSTA (Philippines) exprime son inquietude au sujet du delai pour la presentation de la grille des indicateurs, buts et objectifs proposes pour la Region. Cette presentation est la derniere des trois mesures a etudier par Ie Comite regional, alors que selon Ie Dr ACOSTA elle devrait avoir priorite sur les deux autres, si on veut que les propositions soient presentees au Conseil executif COmme prevu. Le Dr HAN (Directeur de 1a gestion des programmes) precise que les strategies nationales devraient constituer une base pour l'€laboration de strategies regionales, OU figureraient les indicateurs, les buts et les objectifs. II croit savoir que telle est bien l'intention du Comite. Le Dr ACOSTA (Philippines) estime qu'une telle approche se revelerait difficile.

Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande), confirmant sur la base de son experience personnelle au sein du Sous-Comite l'interpretation du Dr Han, estime qu'i1 serait impossible d'elaborer des buts ou des indicateurs si on ne suivait pas la procedure recommandee. Pour Ie Dr FAAIUASO (Samoa) il est tres difficile d'elaborer des formules a appliquer par des pays poursuivant des politiques differentes; mais compte tenu de cette contrainte, i1 pense lui aussi qu'il convient de suivre Ia procedure recommandee, sans jamais perdre de vue l'objectif de la sante pour to us d'ici l'an 2000. II rappel Ie qu'une lettre adr~ssee par son Gouvernement au Directeur regional en juillet 1979 faisait etat de strategies fondees sur la resolution EB63.R21 du Consdl executif. 11 estime que la definition de I'ohjectif general de l'OMS, c'est-a-dire un niveau de sante n'aura pas de difficultes a realiser les buts specifiques d'une esperance de vie de 63 ans et d'un taux de mortalite infantile qui ne doit pas etre superieur a 50 pour 1.000. I.e quatrieme plan de cinq ans du Samoa, portant sur les annpeH ]<)80-1984, au Ront d['finlcR les strategies i suivre. sera pr0sent6 AU IJllrlement verH 1u fin de 1979. l"c d~t/ll

permettant a chac-un de mener un€' vie socialement et economiquement product ive 1 est acceptable. Le Samoa a de 1a chance, en ce, sens qu'11

recommande par Ie Sous-Comite sera done respecte. En decembre 1979 aura lieu un seminaire national ou seront elaborees des vues en ce qui concerne la strategie d'action sanitaire a base communautaire. Le Samoa beneficie d'une tradition culture lIe exceptionnelle de travail communautaire a l'appui des services de sante. Le Dr Faaiuaso rappelle particulierement le role des comites de femmes dont il a pu rencontrer les presidentes - epouses de dirigeants et d'autres personnalites - quand on preparait l'organisation de comites sanitaires feminins. Le plan relatif aux soins de sante primaires, theme d'une conference nationale sur la consultation communautaire qui sera organisee par Ie Departement de la Sante en 1979, est base sur de telles initiatives et sur d'autres efforts communautaires. Le Dr HSU SHOU-JEN (Chine) declare que Bon pays appuie l'action pour la sante pour taus d'ici l'an 2000 en tant que strategie mondiale. Les principes directeurs du plan d'action sanitaire chinois pour l'an 2000 prevoient que les activites sanitaires seront orientees vers la medecine preventive - faisant la synthese de la medecine chinoise traditionnelle et la medecine occidentale - et vers une action sanitaire integree a des mouvements de masse. Les progres de la recherche et de la technologie medicales doivent etre appliques au profit du peuple et, de leur cote, les travailleurs de la sante s'efforcent d'ameliorer le niveau sanitaire

10-'6:-=8'--_ _ _ _ _ COMITE REGIONAL

TRENTTEME SESSION

de la nation. Depuis l'adoption de ces principes, il y a 30 ans, des resultats significatifs ont ete obtenus. On espere que d'ici la fin du siecle la Chine grace a des materiels, des personnels et une gestion ameliores, sera parvenue a un haut niveau en ce qui concerne tant la medecine que la sante. Le plan d'action sanitaire chinois pour l'an 2000 prevoit cinq actions principales : 1) mise en place d'un systeme national assurant des soins de sante gratuits pour tous; 2) creation d'un reseau medicosanitaire complet couvrant les villes et les campagnes et accordant une attention particuliere aux minorites nationales et aux populations economiquement defavorisees; 3) modernisation de la medecine traditionnelle et son integration acceleree a la medecine occidentale, pour aboutir a un programme d'etudes medicales combine et creer une nouvelle science medicale chinoise; 4) poursuite d'une action energique pour la prevention et 1 'ihadication du cancer et d' autres maladies graves au moyen de campagnes sanitaires et d'education sanitaire visant a ameliorer l'hygiene dans tout Ie pays, particulierement dans les zones rurales, et 5) activites intensifiees dans les domaines de la planification familiale et de la sante maternelle et infantile. Pour reussir, il faudra ameliorer la qualite et augmenter les effectifs des personnels de sante, ameliorer la qualite des medicaments, des materiels medicaux et des substances biomedicales,et en produire davantage, investir davantage d'argent dans la sante au fur et a mesure que la Chine ameliorera sa situation economique, s'assurer Ie concours de secteurs tels que ceux de l'industrie et de l'education et, tout en maintenant les principes de l'autoresponsabilite et de l'independance, introduire de fa~on selective et ordonnee les techniques avancees dont on a un besoin urgent et renforcer les echanges et la cooperation avec d'autres pays dans Ie domaine de la medecine. Pour encourager l'elaboration de plans nationaux en vue de l'instauration de la sante pour tous d'ici l'an 2000, Ie Dr Hsu estime que l'OMS devrait organiser davantage de groupes d'etude ou de seminaires tels que celui qui a eu lieu a Bangkok en juin 1979. Des reunions de ce type fournissent de bonnes occasions d'echanger des renseignements sur les progres des travaux poursuivis dans des pays differents, outre qu'elles aident a ameliorer la planification sanitaire nationale. La . Chine compte prendre une part active a de telles activites et tirer profit de l'experience des autres pays.

C~TE

RENDUANALYTIQUE DE LA QUATRIEME SEANCE

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M. NGUYEN VAN TRONG (Viet Nam) enumere les principes fondamentaux sur lesquels repose l'edification des services sanitaires dans son pays responsabilite de l'Etat; gratuite pour tous; prevention; association de la medecine traditionnel1e a la medecine moderne. Les autorites s'emploient a creer des conditions favorables a la sante dans tous les domaines - conditions de vie, de nutrition, de logement, de travail ••. et a reduire ou a eliminer les conditions defavorables, notamment en luttant contre les maladies, de maniere a obtenir une diminution maximale de la morbidite et de la mortalite a tous les ages. Les plans sanitaires, integres dans les plans de developpement economique, visent a edifier et a consolider Ie reseau sanitaire de base, a organiser des recherches sur la protection de l'environnement et des lieux de travail, a mettre a profit l'experience de la medecine traditionnelle et a creer une industrie pharmaceutique adequate. Une grande importance est attachee a la participation de la population, qu'il s'agisse des postes sanitaires emargeant au budget des cooperatives ou du role joue par les associations de femmes, de jeunes ou de personnes agees, ainsi que par la Croix-Rouge, qui compte dans presque chaque famille un membre ayant suivi des cours de secourisme et d'hygiene. Le Viet Nam est pret a collaborer avec l'OMS et avec to us les pays de la Region a la realisation du noble objectif qu'est "la sante pour to us d I ici 1 I an 2000". Le Dr SABURI (Japon) se felicite des efforts deployes par l'OMS pour aider les populations a acceder au niveau de sante Ie plus eleve possible, en insistant sur les pays en developpement. Avec la strategie de la sante pour tous d'ici l'an 2000, l'Organisation encourage a juste titre chaque pays a dresser ses propres plans d'action et elle est prete a apporter une cooperation technique pour la planification dans les cas ou cela est necessaire. II se felicite egalement de ce que l'OMS insiste sur les soins de sante primaires, dont l'importance est indeniable dans les pays tant developpes qu'en developpement, encore que leur contenu varie selon les pays. L'OMS doit axer ses efforts sur Ie renforcement des soins de sante primaires dans les pays en developpement, en respectant Ie principe de l'autosuffisance et en faisant appel a la cooperation avec les institutions des Nations Unies, les pays avances et d'autres pays en developpement. Le Dr SABURI est tres honore de voir un de ses compatriotes assumer les fonctions de Directeur regional. Pour faire face aux responsabilites qu'implique cette charge, son pays est pret a fournir un concours maximal, en particulier dans la Region du Pacifique occidental. 11 eontribuera eomme par Ie passe a l'aetion entreprise - par Ie biais du budget ordinaire, du Fonds benevole pour la promotion de la sante et de secteurs tels que Ie developpement des personnels de sante - pour permettre a l'OMS de developper sa cooperation technique en vue de l'amelioration de la situation sanitaire des pays en developpement. Le Japon espere que l'Organisation s'attaquera aux problemes de sante qui affeetent les pays developpes comme les pays en developpement, et il envisage a cet egard d'accroitre sa contribution a 1a recherche sur Ie cancer. Par ailleurs, il souhaiterait voir davantage de ressortissants japonais parmi Ie personnel de I'OMS, de fac;on a pouvoir mieux contribuer a l'effort international de sante.

TRENTI~~

SESSION

Le Dr CHANG (Republique de Coree) evoque brievement quelques resultats obtenus par son pays sur la voie de l'instauration de la sante pour tous d'ici l'an 2000. \

Pour ce qui est des questions 1) et 2) posees dans Ie document WPR/RC30/ll Part II Add.l, il indique qu'un Conseil national de la sante a ete cree sous l'autorite du Vice-President Ministre, lequel est egalement a la tete du Conseil de planification economique. Le Conseil national de la sante, qui regroupe lee MLnistres de la Sante et des Affaires sociales, de l'Interieur et de l'Education, un membre du comite sanitaire du Congres, un specialiste de la sante publique et Ie doyen d'un etablissement d'enseignement infirmier superieur, est charge de l'elaboration des politiques nationales d'action sanitaire et de la coordination intersectorielle. Quant a la question 3), des echanges sont organises entre la Republique de Coree et les pays voisins, dans l'esprit de la CTPD, pour comparer les experiences faites en matiere de prestations de sante, de,developpement communautaire, de planification familiale et dtautres activites de sante s'inscrivant dans Ie mouvement Saemaul lance en 1971. S' agissant de la question 4), 1 'OMS collabore ,'t la planification sanitaire, a I'administration des services de sante et des hopitaux, a la protection de l'environnement ainsi qu'a la planification et a la formation des personnels de sante. Le Gouvernement s'interesse tout particulierement, avec l'appui de l'OMS, a la formulation de programmes intensifs de protection de l'environnement at de developpement des personnels. Le Dr NOORDIN (Malaisie) precise qu'apres l'independanee, proclamee en 1957, son pays a commence a developper les services de sante en milieu rural. En 1975, lorsqu'a ete etabli un plan prevoyant des services pour tous d'ici 1995, on estimait a moins de 50 % la couverture de la population. Un systeme a deux niveaux a ete mis sur pied, avec des equipes mobiles pour les zones rurales. Mais, pour repondre aux attentes de la population et assurer une meilleure participation de la communaute, Ie pays a adopte une strategie fondee sur les soins de sante primaires. On s'est employe tout d'abord a identifier les zones mal desservies puis a y organiser les soins de sante essentiels, ensuite a evaluer les services dispenses et enfin a relever Ie niveau des soins essentiels. Le travail stest fait par Ie biais du mouvement de renouveau pour la sante communautaire. Le Gouvernement

•

a fourni des equipes mobiles pour completer les efforts de la collectivite, en meme temps que l'education communautaire pour la sante etait integree

a d'autres

composantes non sanitaires.

•

Une etude faite dans 47 districts en 1977 a revele que 88 % de la population beneficiait de soins de sante; Ie reste de la Malaisie fera l'objet d'une enquete a la fin de 1979 et il sera tenu compte de ces resultats dans Ie quatrieme plan national, qui prendra effet en 1981. On s'efforcera alors de developper et d'ameliorer les services, et une evaluation sera faite vers la fin de 1985. 11 se peut qu'a cette date on arrive

a une

couverture totale en matiere de soins de sante essentiels.

On s'emploiera alors soins en 1990.

a

achever la tache de -relevement du niveau des

En dehors de la peninsule de ~!alaisie - c'est-a-dire au Sabah et au Sarawak - la situation est differente. II apparait que des approches neuves sont necessaires, et des etudes sont en cours, notamment pour

determiner les meil1eurs moyens d'utliser les guerisseurs parmi les Iban. Pour ce qui est de la premiere question posee dans Ie document, Ie probleme de la sante pour tous a ete inclus dans l'examen a moyen terme du plan national en cours d'execution. Un document ministeriel a ete soumis sur la Declaration d'Alma-Ata, et l'on etablit actuellement un autre document sur la formation des agents de sante benevoles et sur d'autres questions generales. Quant a la question 2), le Comite charge d'etablir Ie programme de soins de sante essentiels comprend des representants du Bureau du Premier Ministre et des districts. Pour l'infrastructure, on fait appel au Comite national de coordination pour Ie developpement communautaire. En ce qui concerne la question 3), la Malaisie a or~anise un atelier inter-pays en cooperation avec la Republique de Coree sur les soins de sante priwaires et c'est

avec plaisir qu'elle procedera a des echanges d'idees avec d'autres pays, en particulier pour tout ce qui concerne le ren.'orcement de la participation communautaire. Enfin, s'agissant de la question 4), l'OMS a coopere e un atelier national et l'on espere qu'elle pietera son concours pendant l'annee a venir pour la recherche sur 1es services de sante. La Malaisie coopere egalement avec Ie FISE, Ie FNUAP et la Banque mondiale pour l'execution de son programme d'action sanitaire. Le Dr CHASTEL (France) indique qu'en Polynesie fran~aise, a 1a suite des remaniements intervenus depuis 1977, les questions de sante ont ete confiees a un conseil1er territorial, membre du gouvernement local et de l'Assemblee territoriale. A cette occasion, on a pris conscience de la necessite de modifier la legislation et les reglements en vigueur pour mieux les adapter aux realites polynesiennes. En outre, Ie Gouvernement a decide de creer un Institut des sciences paramedicales appe1e a former diverses categories de personnel, et de developper les soins de sante primaires dans les iles grace a des equipes multidiscip1inaires, avec la participation de 1a direction des Affaires sociales. Le Dr TARUTIA (Papouasie-Nouve11e-Guinee) indique, en reponse a la premiere question posee dans Ie document WPR/RC30/1l Part II Add.1, qui a trait e l'engagement politique au niveau gouvernemental, que Ie Ministere de la Sante de son pays a prepare un document qui est maintenant soumis au Cabinet pour approbation. Quant a la question de l'action intersectorielle, un appui est apporte par d'autres ministeres et, dans Ie secteur non gouvernemental, par des groupes confessionnels.

12~

____________c:.()!,ITTE REGIONAL: TJU;NTIEMI\ SI,SSJON - ------- ------ -----------------------------Pour ce qui est de l'echange d'informations et de donnees d'expe-

rience, Samoa, comme d'autres pays en developpement, beneficie de 1a

cooperation technique avec l'OMS. L'Organisation a recemment organise un seminaire sur la rehydratation a l'intention d'agents de sante de niveau intermediaire et un autre sur Ie programme elargi de vaccination a l'intention de gestionnaires de sante de niveau intermediaire. Un bref expose sur la situation de son pays est reproduit dans Ie document WPR/RC30/ll Part II, a la page 10. Le PRESIDENT, notant qu'aucun representant ne desire plus faire d ' observation, demande au Dr Cohen de repondre aux questions soulevees.

Le Dr COHEN (Bureau du Directeur general) dit qu'il va tout d'abord s'efforcer de repondre au representant des Philippines a propos de la question des objectifs, des buts specifiques et des indicateurs. C'est a dessein qu'il les cite dans cet ordre, parce qu'il _faut en effet commencer par definir les objectifs puis les buts specifiques; ensuite les indicateurs permettent de determiner a quel rythme et dans quelle mesure sont realises les buts specifiques de meme qu'ils permettent de mesurer la qualite de ce qui est assure - point qui a ete souligne par Ie representant de la Malaisie. Pour ce qui est des objectifs et des buts specifiques, Ie Conseil executif a vivement insiste sur Ie fait que, dans la mesure ou ils sont elabores aux plans regional et mondial, ce doit etre sur la base des buts specifiques nationaux. Sinon, ils n'ont pas grande utilite. La question des indicateurs a ete debattue en detail au Conseil executif, mais il ne faut pas surestimer leur importance. lIs ne remplacent pas les buts specifiques mais indiquent dans quelle mesure les buts sont atteints. II faut donc differents types d'indicateurs suivant Ie but a atteindre. Par exemple, dans Ie cas des buts fixes au plan mondial en vue d'assurer 1a vaccination et un approvisionnement en eau saine pour

tous d'ici 1990, l'indicateur doit montrer les progres realises en termes de couverture. II existe toutefois d'autres indicateurs qui ne peuvent etre rattaches a une action precise, tels Ie taux de mortalite infantile ou l'esperance de vie a la naissance. II y a egalement des indicateurs psychosociaux, par exemple taux de toxicomanie au de suicide, des indicateurs du niveau socio-economique, etc. Le point essentiel sur lequel Ie Conseil executif a insiste, c'est que, au plus haut niveau politique, on ne s'interesse vraiment qu'a quelques indicateurs pour determiner si l'objectif

de la sante pour tous est atteint ou non. En ce qui concerne les buts specifiques, la deuxieme question qu'il souhaite ivoquer est celIe du calendrier charge qui figure dans Ie document. Le Conseil a aborde ce probleme mais a convenu que meme si on

disposait de plus de temps, la situation n'en serait guere modifiee,

lDocument A32/8, distribue au Comite regional sous la cote WPR/RC30/ll Part II, Add.2 : publie avec Ie calendrier revise sous la cote WHA32/l979/REC/l, annexe 2.

COMPTE RENDU

ANALYTI~E

DE LA QUATRIEME SEANCE

173

puisqu'on ne part pas en fait d'un niveau de sante zero, que les differents pays ont atteint des stades de developpement divers et que Ie processus mis en route n'est pas un processus fini qui s'achevera par

la presentation d'un rapport au Conseil en janvier et d'un autre rapport l'Assemblee de la Sante au mois de mai. Le lancement de ces idees, a la suite de la Conference d'Alma-Ata, aux niveaux mondia1 et regional, fait partie integrante des strategies mondiale et regionales.

a

Pour ce qui est de la place de la programmation sanitaire par pays dans Ie processus general du developpement socio-economique, il tient a souligner que la programmation n'est pas synonyme de ce processus, mais qu'elle en fait partie.· Enfin, apres avoir entendu les observations relatives au soutien de l'OMS, il souhaite rappeler la discussion qui a eu lieu dans la matinee sur la fa~on dont l'OMS pourrait preter son concours aux Etats Membres en general, et plus particulierement en ce qui concerne l'action a entreprendre pour instaurer la sante pour tous d'ici l'an 2000, parce que 1a strategie regionale est presque synonyme du souden que 1 'OMS devrait apporter aux Etats Membres en vue de 1a r6a1isation de cet objectif •

Le DIRECTEUR REGIONAL souligne que 1a creation d'un consei1 consu1tatif mondial et de conseils consultatifs regionaux pour Ie developpement sanitaire figure parmi les strategies visant a l'instauration de la sante pour tous d'ici l'an 2000 dont Ie comite vient de discuter. Le Directeur general se propose d'organiser un conseil mondial (CCMDS) apres des discussions preliminaires sur la forme que devrait prendre ce conseil. On tient beaucoup a ce que les recommandations qui seraient formulees par un tel conseil soient soutenues par un organe approprie forme de pays participants, cela pour attirer des fonds, tant bilateraux que multilateraux. Un tel groupe serait denomme Groupe de financement international pour la sante et serait compose de representants de pays contributeurs et de pays beneficiaires. A cet effet, les differents Comites regionaux sont invites a designer un participant d'un pays en developpement. En ce qui concerne la Region du Pacifique occidental, Ie Directeur regional propose de designer 1a Papouasie-Nouvelle-Guinee;

Ie Comite souhaitera peut-etre laisser au Directeur regional Ie soin de discute~

avec Ie Gouvernement interesse 1a question de 1a personne

qu'il conviendrait Ie mieux de designer. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) souhaite obtenir davantage de renseignements sur Ie CCMDS. Sa creation a-t-elle ete dec idee par l'Assemblee de la Sante et Ie Conseil executif ou s'agit-il d'un instrument a l'usage particulier du Directeur general? Le Comite regional en a-t-il ete prealablement informe ? - lui-meme doit avouer qu'il en entend parler pour la premiere fois.

~1~14~__________~CO~M~T~T~E~REGIONAL

TRENTIEME

S~E~S~S~IO~N~_________

Le Dr HOWELLS (Australie) souhaite aussi obtenir quelques renseignements par ecrit avant qu'un representant soit effectivement designe. Pour ce qui est de l'excellent resume du Dr Cohen, qui contient de nombreuses references a la strategie regionale, il souhai'te observer que certains problemes de sante ne respectent pas les frontieres regionales. Le DlRECTEUR REGIONAL rappelle que le CCMOS a fait l'objet d'amples discussions au sein de l'OMS. 11 s'agirait d'un groupe purement interne dont la fonction serait de conseiller le Directeur general. Le groupe regional, s'i1 etait constitu~, aurait pour tache de conseiller Ie Directeur regional. L'idee du groupe international de financement pour 1a sante emane uniquement du Siege. Le Dr Cohen pourrait donner des

explications

a

ce sujet.

Le Dr COHEN (Bureau du Directeur general), pour repondre il 1a question du Dr HOWELLS sur 1a strategie regionale, fait observer, camme i1 Ita deja indique, que l'objet d'une strategie regionale etant de soutenir les strategies nationales, si un me prohleme de sante survenait dans les regions voisines, 1a politique regionale pourrait notamment consister a attirer l'attention de l'Assemblee de 1a Sante sur 1a necessite de traiter certains problemes sur un plan plus large~ c'est-

me

a-dire sur le plan mondial. Pour ce qui est du CCMOS, il en est fait mention d'une fa~on tres generale dans le document. l L'idee centrale est d'instaurer un mecanisme de consultation avec les autres secteurs - agriculture, environnement,

etc. - dont la participation serait necessaire pour l'instauration de la sante pour taus. L'objet du groupe international de financement pour la sante est assez different. En 1977, plus de 700 millions de dollars ont ete consacres par les gouvernements a l'action de sante internationale, et c'est a l'instigation de certains groupes de pays donateurs et de pays beneficiaires que le Directeur general a propose de creer un organe qui deciderait de la fa~on d'investir ces fonds le plus avantageusement possible pour l'instauration de 1a sante pour taus. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Ze1ande) declare qu'il lui semble que la nouvelle politique de l'OMS est fondee, entre autres, sur la cooperation technique et la participation des pays. Creer un organe consultatif mondial a part, tel que l'a decrit Ie Dr Cohen serait un retour a l'ancien systeme centralise de prise des decisions. Si la proposition etait acceptee par les Comitffiregionaux et par l'Assemblee mondiale de la Sante, il n'aurait aucune objection; sinon, il souhaite voir un document d'information a ce sujet avant de l'approuver.

1

Document A32/8 soumis au Comite regional sous la cote WPR/RC30/11

Part II, Add.2, reproduit avec un calendrier revise

document WHA32/l979/REC/l.

a

l'annexe 2 du

II souligne que ses rpserves sont sans aucun rappo'rt avec Ie projet de

designer un participant de la Papouasie-Nollvelle-Guinee. Le Dr TARUTIA (Papouasie-Nouvelle-Guinee) fait observer qu'il est Iui-meme dans une situation identique. II n'a jamais eu connaissance ment sans en referer

de la proposition en question et ne souhaite pas engager son gouvernea son Ministre. Le Dr HOWELLS (Australie) declare que si, comme Ie Dr Cohen l'a indique, il est fait mention de cette question dans Ie document du Conseil executif, e'est en termes si generaux que ceia lui a

echappe. Le Dr COHEN (Bureau du Directeur general) rappelle que la proposition n'emane pas du Directeur general mais d'un groupe de pays

donateurs et de pays beneficiaires. Le probleme, dans de telles circonstanees, est toujours qu'on voudrait agir rapidement, mais on nla aueune-

ment cherche, pour autant,

a

ne pas consulter pleinement Ies Comites

regionaux sur cette question. Le Dr COHEN s'engage a etablir un document sur cette question et ne doute pas que les representants s'en feront alors une idee parfaiterr~nt claire. (Voir 1a suite de 1a discussion a 1a section 2 de 1a cinquieme seance) .

La seance est levee

a

17 heures

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé