Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la troisième séance, mardi 19 septembre 2006

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/R57/SR/3

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE (Lower NZI, Aotea Centre, Auckland Convention Centre) Mardi 19 septembre 2006 à 14 heures PRESIDENT : M. Pete Hodgson (Nouvelle-Zélande) TABLE DES MATIERES page 1. 2. 3. Projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et avant-projet de budget programme 2008-2009 (suite) .............................................. Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique ; le Règlement sanitaire international (2005) et la grippe aviaire ................................ Maladies non transmissibles : prévention et lutte .....................................................

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PROJET DE PLAN STRATEGIQUE A MOYEN TERME 2008-2013 ET AVANT-PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2008-2009 : Point 9 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/4 Rev.1) (suite) Mme GIDLOW (Samoa) fait remarquer que les orientations stratégiques ont un calendrier sur

six ans avec des objectifs identifiés. Les paradigmes changent bien que des thèmes constants apparaissent visiblement. Les Samoa demandent une certaine souplesse dans l’application du plan, afin de veiller à ce que les objectifs soient pertinents pour les pays. Elle demande également des fonds importants pour la promotion de la santé et la lutte contre les maladies non transmissibles. Les Samoa espèrent que l’OMS soutiendra financièrement et techniquement les efforts entrepris dans les pays. Ayant fait l’expérience des réformes de la santé au cours des trois dernières années, les Samoa ont une grande volonté d’apprendre et de partager leurs expériences dans le cadre du plan stratégique à moyen terme. Le Dr KIRATA (Kiribati) déclare que son pays, suivant les principes de la bonne gouvernance, soutient l’adoption à la fois du plan stratégique à moyen terme et du projet de budget programme, même si tous les pays doivent être capables de les traduire dans leurs plans nationaux. Il espère que l’OMS pourra aider les pays à cet égard. Si c’était le cas, Kiribati aimerait être dans le premier groupe des pays à en bénéficier. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis) est partisan de la discipline budgétaire et ne soutient pas l’augmentation proposée pour 2008-2009, notamment après l’augmentation de l’exercice précédent. Les Etats-Unis conseillent à l’OMS de chercher des possibilités d’économies, afin d’absorber les augmentations dans les activités des programmes. Les Etats-Unis ne sont pas d’accord pour augmenter le budget ordinaire pour que les Etats Membres gardent le contrôle. Ils proposent que l’OMS s’appuie sur les dispositions existantes pour recevoir et gérer les contributions volontaires. Son pays est heureux de voir l’intégration de la Stratégie avec le cadre de gestion basé sur les résultats de la Région du Pacifique occidental ; on a ainsi un outil de planification qui peut couvrir plusieurs exercices biennaux. Le projet de budget programme devrait comporter une analyse de synthèse montrant les augmentations proposées dans les cinq principaux domaines de travail. Les détails sur les modifications dans le programme ou le budget seraient un outil utile pour analyser le projet de budget programme. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) approuve complètement à la fois le plan stratégique à moyen terme et le projet de budget programme, avec l’accent mis sur l’allègement de la pauvreté et

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le renforcement des systèmes de santé, pour donner l’accès à des services de santé de qualité. Les Philippines approuvent également la démarche de décloisonnement des contributions volontaires et appellent les bailleurs de fonds à donner une plus grande flexibilité aux financements qu’ils apportent. Le Dr TRAN THANH DUONG (Viet Nam) est favorable au plan stratégique et au projet de budget programme, avec une planification sur six ans, qui apporte à la fois la flexibilité et une perspective à long terme. Il souscrit pleinement aux objectifs décrits dans le plan stratégique. Le Viet Nam a donné clairement la preuve de son engagement politique pour la santé, notamment pour la lutte contre les maladies transmissibles et la réduction de la pauvreté. Il est cependant difficile d’appuyer cet engagement sur des budgets et investissements définis. Son pays attend de résoudre ce problème avec l’OMS et d’autres partenaires et donateurs dans les années à venir. Le Dr RADFORD (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) se félicite de la réduction des objectifs à 16 dans le plan stratégique, mais demande si l’OMS a établi des priorités au cas où le budget reçu serait inférieur à celui qu’elle escomptait. Elle demande également comment l’OMS compte travailler dans le cadre du réseau avec d’autres institutions ; ce qui devrait être détaillé dans le document. Elle demande par ailleurs à l’OMS comment elle compte faire la distinction entre son rôle normatif et ses activités opérationnelles. Cela devrait être détaillé explicitement en connexion avec les six fonctions essentielles et les 16 objectifs stratégiques. Tout en se félicitant de la dévolution des ressources au niveau des pays, elle demande si cela ne laissera pas le Siège de l’OMS avec des ressources insuffisantes. Elle demande une analyse de la mesure dans laquelle l’OMS dispose déjà du personnel nécessaire pour son programme ambitieux. Sur cette base, l’OMS pourrait exposer ses besoins afin de définir le personnel nécessaire pour atteindre les objectifs énoncés. M. MARLAUD (France) rappelle que les pays de l’Union européenne ont adopté une position commune en ce qui concerne le plan stratégique. L’Union européenne maintient que l’OMS doit retenir son rôle central de coordination dans le secteur de la santé. L’idée de fonder le plan stratégique à moyen terme sur 16 objectifs stratégiques plutôt que sur des programmes verticaux est bonne. L’Union européenne (UE) approuve la prééminence donnée à la sécurité sanitaire et demande d’accorder une importance accrue à la prévention et au suivi des maladies non transmissibles. L’UE juge que les contributions obligatoires doivent constituer une proportion plus importante du budget. Pour sa part, la France applaudit à l’interaction entre les trois niveaux de l’Organisation et à la nature transversale du travail. La mise en place de capacités gestionnaires dans les pays et les

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régions va dans la bonne direction. Néanmoins, il faudra avoir plus de détails sur les liens entre le programme général de travail 2006-2015, le plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et le projet de budget programme 2008-2009. Certains des objectifs stratégiques et des résultats escomptés ne sont pas nécessairement ceux de l’OMS : les résultats escomptés dans la lutte contre le SIDA devraient être alliés sur le mandat de l’Organisation au sein de l’ONUSIDA ; le financement des systèmes de santé doit être fait en partenariat avec la Banque mondiale. La France soutient qu’il faut accorder plus d’importance à la synergie avec les autres organisations du système des Nations Unies. Il semble qu’il y ait un chevauchement entre plusieurs objectifs stratégiques et résultats escomptés. Les numéros 10 et 11, sur les services de santé, semblent très similaires, de même que les objectifs stratégiques 6 et 9 sur la sécurité sanitaire des aliments. Parallèlement, la santé sexuelle et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles ne sont pas suffisamment développées et ne font l’objet d’aucun résultat escompté spécifique. En ce qui concerne le budget programme, il faudrait en savoir plus sur la distinction faite entre les contributions négociées et les contributions volontaires ciblées. Par ailleurs, il semble contradictoire d’élaborer un plan stratégique à moyen terme et de ne parler nulle part de ce qui doit se passer après 2009. De même, il est étrange de ne faire aucun lien entre le budget proposé et les besoins attendus en ressources humaines. La France demande des informations sur la répartition des contributions volontaires négociées et des contributions au budget ordinaire entre les objectifs stratégiques et entre les résultats escomptés à chaque niveau de l’Organisation. Elle demande également si le rapport d’évaluation sur les performances sera fait chaque année ou tous les deux ans et s’il suivra les directives stratégiques ou les 90 résultats escomptés. L’Organisation s’est efforcée d’étendre les objectifs mondiaux aux régions, ce qui est une bonne chose, mais la France n’a pas encore eu le temps de consulter les communautés directement concernées : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna. La France limitera donc ses commentaires à l’objectif numéro 13, sur les ressources humaines pour la santé, soulignant l’importance de la stratégie proposée par le Bureau régional. M. SOAKAI (Tonga) exprime ses remerciements aux nombreux représentants qui ont présenté leurs condoléances à la suite du décès du Roi. Il soutient le plan stratégique et le projet de budget programme, bien qu’il soit d’accord avec le Royaume-Uni pour demander des éclaircissements sur les priorités en cas de fonds manquant au budget.

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M. NARAYAN (Iles Fidji) remercie le Bureau du Directeur régional pour la préparation du projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et le projet de budget programme 2008-2009. Il observe que la structure du plan stratégique comprend cinq domaines de travail principaux, organisés autour de 16 objectifs transversaux, qui couvrent tous les domaines clés de la santé. Il attire l’attention sur l’importance de maintenir et de renforcer les objectifs, ainsi que les stratégies et activités connexes, pour le développement des ressources humaines. C’est un défi pour les Fidji, et probablement pour de nombreux pays en développement, de garder des professionnels de santé efficaces et qualifiés en nombre suffisant. L’OMS doit soutenir les programmes de formation continue, en donnant les moyens et en prenant les dispositions nécessaires pour exécuter ces activités, l’une d’entre elles étant le Centre ouvert d’Apprentissage du Pacifique. En ce qui concerne le quatrième domaine principal, c’est-à-dire « l’augmentation des capacités institutionnelles à exécuter les fonctions des systèmes de santé dans le cadre d’une gouvernance renforcée des ministères de la santé », il souligne la nécessité de donner aux pays les occasions et les appuis nécessaires pour la planification des mécanismes de financement dans le cadre des financements de soins de santé, afin de soutenir et de compléter le financement par le gouvernement des services de santé. Son pays se félicite de l’accroissement des fonds alloués à la Région. Les Fidji soutiendront toute résolution demandant de soumettre le projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 et le projet de budget programme 2008-2009. Le RESPONSABLE DU DEVELOPPEMENT DES PROGRAMMES fait observer que, dans la perspective régionale, c’est un aperçu général du projet de plan stratégique à moyen terme 2008-2013 pour la Région du Pacifique occidental qui a été présenté. Le projet de plan sera soumis de nouveau à la cinquante-huitième session du Comité régional en 2007 et inclura alors les résultats régionaux escomptés qui couvriront à la fois le Bureau régional et les bureaux dans les pays. Plusieurs représentants ont mentionné l’importance d’inclure les priorités nationales et la coordination des plans nationaux de développement de la santé dans le budget programme 2008-2009. Dans les mois à venir, le Bureau régional publiera des principes directeurs pour la planification au niveau national pour la préparation des budgets programmes des pays, qui pourront être alignés avec les résultats escomptés au niveau régional, ainsi qu’avec les résultats escomptés au niveau de l’ensemble de l’Organisation présentés au stade de projet. La représentante du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et le représentant de la France ont noté la nécessité de renforcer les capacités pour atteindre les résultats

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escomptés. Le Bureau régional a augmenté les capacités des bureaux dans les pays et revoit les personnels dans les pays par l’intermédiaire de son processus de développement d’une stratégie de coopération avec les pays. Plusieurs représentants, dont ceux de la Nouvelle-Zélande, du Japon et des Philippines, ont parlé de l’importance de maintenir des financements durables dans tous les domaines du budget programme, y compris dans certains domaines comme les systèmes de santé ou la santé de l’enfant et de l’adolescent. Il faudra travailler au niveau régional avec les partenaires, par l’intermédiaire à la fois du Bureau régional et des bureaux dans les pays pour atteindre une plus grande part des contributions volontaires essentielles dans le financement. La DIRECTRICE DU DEPARTEMENT DE PLANIFICATION, COORDINATION DES RESSOURCES ET SUIVI DES RESULTATS, SIEGE DE L’OMS remercie les représentants pour leurs observations qui contribueront beaucoup à améliorer le document soumis au Conseil exécutif. Les commentaires sur les objectifs stratégiques spécifiques seront transmis aux équipes chargées de les définir. Le travail de préparation du plan stratégique à moyen terme a été véritablement participatif, avec des équipes travaillant sur les objectifs dans les six Régions et au Siège pour mettre au point et négocier le texte, ainsi que chaque résultat escompté dans toute l’Organisation. Plus de 1000 personnes ont participé à la préparation du document. Ce document est un point de départ et la façon dont il évoluera sera essentielle. Certaines questions et préoccupations soulevées par les représentants ont trait à la responsabilisation et à la transparence. L’un des nouveaux processus déjà mis en place concerne l’utilisation des contributions volontaires négociées sans objet désigné. Les équipes des objectifs stratégiques ont étudié les priorités dans toute l’Organisation et les fonds disponibles, et ont décidé avec les programmes où ces fonds devaient être utilisés. L’Organisation a été conçue à la base pour travailler sur le budget ordinaire et ce n’est que maintenant que des procédures sont mises au point pour gérer l’utilisation de grandes quantités de contributions volontaires d’une manière participative et transparente. Ces procédures vont s’améliorer et elle reconnaît qu’il fallait le mentionner au préalable dans le budget programme. Elle prend note des discussions des représentants concernant la flexibilité et la nécessité d’envisager les priorités au niveau des pays. Les 16 objectifs stratégiques dans le plan stratégique ont été conçus pour prendre en compte les priorités diverses des pays et ils sont suffisamment larges pour permettre leur mise en place.

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On a essayé d’inclure les apports du programme général de travail dans le plan stratégique à moyen terme, ce qui apparaîtra à l’analyse des budgets dans les différents objectifs stratégiques. Les gains budgétaires dans des domaines comme les maladies non transmissibles ou les déterminants de la santé sont plus importants que dans d’autres domaines plus traditionnels, comme les maladies transmissibles. En l’absence d’autres commentaires, le PRESIDENT demande aux rapporteurs de préparer un projet de résolution à étudier au cours de la session. 2. STRATEGIE DE LUTTE CONTRE LES MALADIES EMERGENTES POUR L’ASIE ET LE PACIFIQUE ; LE REGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005) ET LA GRIPPE AVIAIRE : Point 10 de l’ordre du jour (Documents WPR/RC57/5 et WPR/RC57/INF.DOC.2) Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim déclare au Comité régional que, dans la Région du Pacifique occidental, l’expérience acquise lors des flambées sans précédent de SRAS et de grippe aviaire a permis de faire des progrès considérables dans la surveillance épidémiologique et les systèmes de riposte. Toutefois, de nombreux Etats et Territoires de la Région font toujours face à des défis et à des lacunes pour combattre les maladies émergentes. Les maladies infectieuses émergentes, y compris la grippe aviaire, continuent d’être des menaces sérieuses pour la santé publique et pourraient être à l’origine de déstabilisations importantes aux niveaux social et économique. Ces deux dernières années, la grippe aviaire à virus A(H5N1) a dominé les priorités de la santé publique. Le virus est devenu endémique chez les oiseaux domestiques dans de nombreuses régions d’Asie. Des cas sporadiques d’infection humaine continuent de se produire dans la Région. En Indonésie, on a détecté, en avril et mai 2006, le plus grand groupe familial de cas avec huit cas, dont sept mortels. Bien qu’il n’y ait aucune preuve de transmission interhumaine durable du virus, la menace d’une pandémie de grippe ne montre aucun fléchissement. Dans le même temps, la Région est confrontée à la menace d’autres maladies émergentes. Afin d’éviter la propagation internationale des maladies et de réduire au maximum leur impact sur la santé et le développement économique de la Région, tous les pays doivent être bien préparés pour la détection précoce et l’action rapide face à toute maladie émergente, y compris une pandémie de grippe humaine potentielle. Le Règlement sanitaire international (2005) donne un cadre juridique mondial à la notification précoce, à la vérification, à l’évaluation et à la réponse à apporter à des événements

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importants de santé publique, y compris ceux causés par des maladies émergentes. Il fixe également les capacités essentielles de surveillance et d’action. Le Règlement entrera en vigueur en juin 2007 avec force obligatoire. Pourtant, la plupart des Etats et Territoires de la Région n’ont pas encore les capacités requises. Afin de donner aux pays des orientations stratégiques pour le renforcement de leurs capacités et satisfaire les exigences du Règlement sanitaire international, la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (APSED), a été approuvée à la fois par le Comité régional de l’Asie du Sud-Est et le Comité régional du Pacifique occidental en septembre 2005. La création du groupe consultatif technique pour l’Asie et le Pacifique sur les maladies infectieuses émergentes a été un progrès important. Il est chargé d’encadrer la planification et la mise en oeuvre de la stratégie et sa première réunion a été organisée en juillet 2006. Les membres du groupe ont examiné un projet de plan de travail de l’APSED et donné des conseils techniques. Ils ont conclu que le plan de travail révisé était techniquement valable et pouvait servir de guide pratique au développement et au renforcement de la surveillance dans les pays et des capacités d’action requises aux termes du Règlement sanitaire international (2005). Il invite le Conseiller régional Maladies transmissibles : surveillance et action à faire une présentation plus détaillée du plan de travail quinquennal de l’OMS pour la mise en oeuvre de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (APSED) et des recommandations de la première réunion du Conseil du groupe consultatif technique. Le CONSEILLER REGIONAL MALADIES TRANSMISSIBLES : SURVEILLANCE ET ACTION a décrit le plan de travail de l’OMS pour l’APSED. L’APSED a été approuvée à la cinquante-sixième session du Comité régional pour le Pacifique occidental. Après cette approbation, le plan de travail a été mis au point par le groupe consultatif technique de l’Asie et du Pacifique pour les maladies infectieuses émergentes. Le plan de travail vise à améliorer la protection sanitaire dans la Région Asie-Pacifique. Cette stratégie complète comporte cinq objectifs et 17 résultats escomptés. Elle définit un ensemble minimal d’activités permettant à l’OMS d’aider les Etats Membres à mettre sur pied les capacités essentielles exigées par le Règlement sanitaire international (2005) et à garantir la mise en oeuvre urgente et efficace de la préparation à une pandémie de grippe. Le plan de travail de l’APSED définit cinq domaines de travail et adopte une approche graduelle pour parvenir à établir les capacités essentielles minimales d’ici à 2010, en mettant l’accent sur l’application urgente des prescriptions pour une pandémie de grippe sur la période 2007-2008. Il contrôle également la procédure de mise en oeuvre avec des indicateurs selon un

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calendrier spécifique. Ces informations seront collectées dans le cadre du système existant et notifiées au Groupe consultatif technique sur les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique une fois par an. Le groupe consultatif technique a revu et soutenu le plan de travail de l’APSED lors de sa première réunion du 18 au 20 juillet 2006 à Manille. Les participants d’une réunion du Comité de Coordination interinstitutions au Bureau régional du Pacifique occidental, qui a eu lieu en même temps, ont également apporté une contribution précieuse. Le groupe consultatif technique est un mécanisme constructif pour échanger des informations entre les pays et les partenaires, qui soutiennent unanimement l’orientation prise pour renforcer les capacités dans les pays dans le cadre du plan de travail de l’APSED. Le Dr CHEN (Chine) félicite l’OMS pour l’élaboration de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, les maladies infectieuses ayant des répercussions sévères sur la santé, le développement socio-économique et la sécurité de la Région. Le plan de travail donne des orientations importantes et nécessaires pour progresser dans ce domaine. Le Ministère chinois de la Santé élabore actuellement un plan basé sur celui de l’APSED pour mettre en place l’action de la Chine face aux urgences de santé publique, afin d’améliorer les capacités de détection précoce, d’alerte et d’action rapides pour réduire le plus possible l’impact des maladies infectieuses émergentes sur le développement économique et social. La Chine a déjà beaucoup travaillé dans ce domaine en axant ses efforts sur la prévention et la lutte, elle a amélioré les mécanismes de riposte, l’alerte précoce et la surveillance, les stratégies de recherche et de lutte, la coordination multisectorielle et la lutte conjointe, la lutte dans tous les secteurs de la société, ainsi que la coopération et les échanges internationaux. En ce qui concerne l’application du Règlement sanitaire international (2005), la Chine améliore sa législation et ses réglementations dans le domaine de la quarantaine, des procédures de notification, des responsabilités des différents ministères, de l’établissement des capacités essentielles et de la riposte aux urgences de santé publique. Le plan de travail doit intégrer des mesures ciblées pour améliorer et contrôler la détection précoce, l’action rapide et la lutte efficace. La collaboration internationale est importante pour progresser conjointement dans la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. La Chine a mis en place des mesures globales pour une action rapide, en intégrant les ressources actuelles et en veillant à ce que tous les secteurs de la société soient capables de tirer parti de l’expérience internationale et d’améliorer les mécanismes et capacités nationales pour réagir efficacement.

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La mise au point d’une stratégie pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes est une partie importante du Règlement sanitaire international (2005), mais il faut prendre en compte les capacités de mise en oeuvre des différents pays. Il faudrait prendre des mesures concrètes pour la préparation dans les systèmes d’alerte précoce et les mécanismes d’action, l’appui au renforcement des capacités dans les pays de la Région, et le développement des échanges d’informations, d’expériences et de technologies entre les pays, afin d’éviter la propagation des maladies infectieuses. Le Dr BADARUDDIN (Brunéi Darrusalam) fait observer que les récentes flambées de SRAS et de grippe aviaire à virus A(H5N1) ont eu des conséquences politiques et économiques aussi bien que sanitaires. Elles ont mis en lumière la nature transfrontalière des problèmes de santé et souligné la nécessité d’une collaboration, d’une vigilance et d’une préparation internationales contre les maladies infectieuses nouvelles ou réémergentes. Son pays a renforcé son système de surveillance, développé ses capacités, de même que son aptitude à prévenir et à agir, révisé son cadre juridique et forgé des réseaux régionaux. En 2005, le Gouvernement a établi un comité interministériel sur les pandémies de grippe, présidé par le Prince héritier, qui finalise le plan de préparation et a organisé deux exercices. Le Règlement sanitaire international (2005) impose de développer les capacités au niveau local, et il salue l’aide technique que son pays a reçu à cet égard. Il salue également la coopération mondiale, régionale et bilatérale dans la lutte contre les maladies infectieuses émergentes et félicite le groupe consultatif technique pour son travail. L’adoption de ses recommandations permettra de progresser dans le cadre d’une approche stratégique régionale concertée et fera donc avancer la coopération régionale ; seul un effort collectif permettra de garantir la santé aux populations de la Région. La mise en pratique des recommandations révélera des insuffisances et des besoins à pourvoir, et d’autres programmes contre les maladies infectieuses émergentes devraient être rationalisés. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d’Amérique) souligne l’engagement actif de son pays dans la Région pour réduire les risques de maladies émergentes. Les maladies infectieuses émergentes, comme la grippe aviaire A(H5N1), constituent une menace sérieuse pour la santé mondiale. Il appelle tous les Etats Membres de la Région à mettre en oeuvre, volontairement et immédiatement, les dispositions du Règlement sanitaire international (2005) qui s’appliquent. Ils devraient également élaborer leurs propres approches nationales et collaborer à la stratégie régionale, comme le prévoit la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, afin d’établir les capacités essentielles requises par le Règlement sanitaire international pour la surveillance et l’action.

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La mondialisation du commerce et des voyages imposent aux pays et aux Régions de coopérer davantage, afin d’éviter la transmission transfrontalière des agents pathogènes. Les Etats Membres doivent coopérer dans la transparence en cas de flambées épidémiques pour garantir la détection précoce et une action rapide. Comme de nombreuses maladies émergentes sont des zoonoses, les ministères de la santé et de l’agriculture doivent collaborer étroitement pour riposter aux flambées potentielles s’ils veulent être efficaces. Il appelle les Etats Membres à soutenir les principes de transparence et d’échanges d’échantillons, approuvés par le partenariat international pour la grippe aviaire et les pandémies grippales, lancé par le Président des Etats-Unis d’Amérique en 2005. Il soutient les recommandations du groupe consultatif technique. Le Dr KUARTEI (Palaos) indique qu’en prenant des mesures pour se préparer à une éventuelle pandémie de grippe, y compris par la planification et des exercices, son pays a répertorié des domaines spécifiques où une assistance technique et financière est nécessaire. Il reconnaît l’appui apporté par l’OMS et d’autres partenaires dans la lutte contre la grippe aviaire mais cite deux domaines où un soutien supplémentaire serait nécessaire. En cas de pandémie, la résistance des services sanitaires et sociaux des petits pays, dont le nombre d’agents de santé est limité, serait menacée. En outre, toute interruption des transports maritimes ou aériens pourrait compromettre l’approvisionnement en denrées alimentaires, produits pharmaceutiques et matériel médical. L’autre domaine est celui de la santé animale. Les voies migratoires des oiseaux qui ont été signalées semblent exclure les pays d’Océanie, mais des oiseaux migratoires y sont vus. Une épizootie, flambée épidémique de maladie dans une population animale, pourrait avoir un effet dévastateur sur les populations aviaires et sur la biodiversité dans son pays. En ce qui concerne le Règlement sanitaire international (2005), il demande que le mécanisme d’adaptation et d’application au niveau des pays soit simplifié et sollicite une aide pour prendre les mesures nécessaires. Les lois et réglementations des pays devraient être alignées conformément au cadre juridique du Règlement. Le Dr YANG (République de Corée) assure le Directeur régional de l’appui fidèle de son pays à toutes les activités de l’OMS visant à renforcer la capacité d’action contre les maladies infectieuses émergentes. La préparation à une pandémie et l’action et l’application du Règlement sanitaire international (2005) sont considérés comme une question de politique sanitaire prioritaire. Le plan de préparation national a récemment été révisé et sera encore affiné. Des efforts continueront d’être faits pour assurer un échange international transparent d’informations et apporter un appui au reste du monde. Afin de renforcer les capacités d’action, son Gouvernement a

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été amené à réaliser des exercices de simulation et lors du prochain exercice, fin 2006, les Etats Membres de la Région seront invités à partager cette expérience. En ce qui concerne l’application du Règlement sanitaire international (2005), les capacités nationales ont été évaluées et une revue des législations nationales permettra de déterminer quels sont les effectifs, les compétences et les changements structurels requis. La Région Asie Pacifique étant vulnérable aux maladies infectieuses émergentes et devant être dotée de capacités accrues de surveillance et d’action, il approuve les recommandations du groupe consultatif technique. Son Gouvernement s’emploiera à faire en sorte qu’elles soient appliquées. Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) souligne la nécessité pour les pays et le Secrétariat de continuer à renforcer leurs capacités de détecter les maladies transmissibles émergentes et d’y faire face. La grippe aviaire nous rappelle la menace permanente que représentent les maladies transmissibles pour la santé et son pays prend très au sérieux la préparation en vue d’une prochaine pandémie de grippe, se concentrant en particulier sur une approche englobant l’ensemble des secteurs gouvernementaux et de la société. Le travail de préparation à une pandémie est également utilisé pour renforcer les systèmes de santé et autres. En collaborant dans le cadre de l’OMS et d’organisations sous régionales telles que le Secrétariat de la Communauté du Pacifique, ou sur le plan bilatéral, la Nouvelle-Zélande a également aidé d’autres pays de la Région à se préparer et continuera de le faire. L’application du Règlement sanitaire international (2005) renforcera sensiblement l’aptitude du pays à détecter les maladies transmissibles émergentes et d’autres urgences de santé publique de portée internationale et à y faire face. Il soutient la stratégie pour l’Asie et le Pacifique ainsi que l’orientation des recommandations du groupe consultatif technique mais les Etats Membres devraient se demander comment les appliquer au mieux compte tenu des ressources, capacités, structures et systèmes nationaux. Mme HALTON (Australie) approuve en principe les recommandations du groupe consultatif technique et invite les autres pays et territoires de la Région à le faire. Les recommandations constituent une partie essentielle de la mise en oeuvre de la stratégie pour l’Asie et le Pacifique, et elle souligne le lien avec l’application du Règlement sanitaire international (2005).Reconnaissant que le calendrier de mise en oeuvre du Règlement est serré et qu’il demandera aux Etats Membres et au Secrétariat un travail technique et administratif considérable, l’Australie fait savoir qu’elle est prête à aider les Etats Membres et le Bureau régional à cet égard. Elle encourage également les

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Membres à mobiliser les ressources nécessaires. Son Gouvernement a l’intention de mettre en oeuvre les dispositions pertinentes volontairement aussitôt que possible et a soumis des textes au Parlement. Il a engagé 100 millions de dollars australiens sur quatre ans c’est-à-dire jusqu’au deuxième semestre 2010 en faveur de projets destinés à lutter contre la menace de pandémie et de maladies infectieuses émergentes dans la Région, en sus des 52 millions de dollars australiens déjà engagés depuis 2003. Parce que la prévention de telles maladies et des urgences potentielles de santé publique et l’intervention exigent des efforts conjoints et une collaboration étroite, le Bureau régional devrait renforcer ses relations avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est. Elle réitère son appel au renforcement des systèmes de santé. Des menaces telles que celles de la grippe pandémique peuvent être transformées en occasions à saisir. Le Gouvernement australien renforce la surveillance et le suivi dans le cadre de son investissement pour faire face à la menace de grippe pandémique. Comme la République de Corée, l’Australie entreprendra un exercice de simulation plus tard dans l’année et plusieurs collègues présents y participeront en tant qu’observateurs. L’exercice servira également à sensibiliser la population à son rôle en cas de flambée majeure de maladie infectieuse : aucune réaction ne sera possible en effet sans la participation active de la population. Le Dr LAM (Hong Kong, Chine) remercie les Bureaux régionaux du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est d’avoir élaboré une stratégie complète pour développer les capacités de lutte contre les maladies émergentes, qui représente également un pas vers l’application efficace du Règlement sanitaire international (2005). La mise en pratique des recommandations exigera cependant un engagement politique de haut niveau durable et des ressources substantielles. A Hong Kong (Chine), la flambée de SRAS survenue en 2003 et la menace de grippe aviaire ont contribué à sensibiliser davantage le public et un plan complet de communication a été établi. Afin de développer les capacités de lutte et de prévention, la législation actuelle est actuellement révisée et remaniée sur la base des prescriptions du Règlement et des besoins locaux. En 2004, un centre pour la protection de la santé a été créé au Département de la Santé afin de renforcer et de coordonner la surveillance des maladies, les investigations de terrain et en laboratoire, la riposte et la lutte, et les plans d’urgence. Hong Kong étant l’un des ports les plus actifs du monde, les installations sanitaires sont actuellement renforcées à tous les postes frontières, avec la création de centres d’isolement, l’établissement de plans d’urgence et la formation du personnel à la prise en charge des personnes chez qui une maladie infectieuse grave est suspectée. Plus de 20 millions de doses de médicaments antiviraux ont été stockées en prévision d’une pandémie et la possibilité de stocker un vaccin prototype contre la grippe aviaire est actuellement étudiée.

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Les autorités sanitaires ne peuvent seules combattre les maladies émergentes et une collaboration intersectorielle ainsi qu’une approche pluridisciplinaire s’imposent. Le Département de la Santé de Hong Kong a coordonné des plans d’urgence impliquant divers services gouvernementaux et les organisations compétentes ; les secteurs publics et privés ont également établi des plans d’urgence. Une liaison avec l’OMS et d’autres autorités sanitaires a été mise en créée pour la mise en commun des informations et données d’expérience sur les flambées épidémiques. Hong Kong continuera de collaborer avec ses partenaires régionaux et mondiaux dans la lutte contre les maladies émergentes. Le Dr NAKASHIMA (Japon) dit que, conformément au Règlement sanitaire international révisé (2005), son pays est en train de renforcer la surveillance nationale des maladies infectieuses, d’améliorer les capacités nationales et locales d’action et de préparation aux situations d’urgence et d’utiliser l’Institut national des Maladies infectieuses comme organisme technique. L’expérience acquise avec le SRAS a mis en lumière l’importance qu’il y a à améliorer l’aptitude à détecter, soumettre à une enquête, évaluer et notifier les événements intéressant la santé publique au niveau local, car les signalements locaux peuvent déclencher une action locale, nationale et internationale. Sa délégation considère que la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique comporte trois avantages principaux. Elle représente un plan concret et pratique pour la mise en oeuvre ; elle prévoit l’application du Règlement sanitaire international (2005), des ripostes en cas de grippe aviaire et la préparation à une pandémie ; et elle présente un cadre technique pour la coordination de l’aide des donateurs. Le Gouvernement japonais approuve pleinement la stratégie et les recommandations formulées par le groupe consultatif technique. Chaque Etat Membre devrait faciliter la mise en oeuvre de la stratégie de façon transparente et le Bureau régional devrait suivre les progrès accomplis et rendre compte des résultats. Si l’on veut que la stratégie soit mise en oeuvre de façon efficace, il faut sensibiliser davantage le public. Il suggère de rédiger un dépliant facilement accessible, susceptible également d’attirer des ressources financières dans le secteur de la santé publique. La délégation japonaise aimerait savoir s’il est correct de supposer qu’un plan spécifique au pays pour la mise en oeuvre de la stratégie pourrait également être considéré comme plan national pour l’application du Règlement sanitaire international (2005). En outre, étant donné qu’il semble que le budget estimatif figurant dans le plan de travail de l’OMS concerne uniquement les activités de l’OMS, il aimerait savoir si le Secrétariat compte fournir un budget estimatif comprenant également les dépenses des Etats Membres. Le Dr TIBAN (Kiribati) rappelle que les rapports de l’OMS ont montré que son pays n’avait toujours pas organisé de consultation nationale pour déterminer son statut vis-à-vis du Règlement

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sanitaire international (2005) et planifier ensuite la mise en oeuvre des neuf éléments contenus dans le Règlement. En outre, Kiribati doit élaborer un plan national de préparation à l’éventualité d’une grippe aviaire. Un comité composé de représentants de divers ministères et organismes a été chargé de ces tâches et se concentre dans un premier temps sur la grippe aviaire ; son action devrait faciliter l’élaboration du plan d’application du Règlement. Le Secrétariat de la Communauté du Pacifique soutient l’action du comité et aidera les autorités nationales à mettre à l’épreuve ce plan. Son Gouvernement soutient pleinement la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique et il est convaincu que son pays remplira toutes les conditions, y compris l’alignement sur les obligations inhérentes au Règlement sanitaire international (2005). Le Dr NUTH (Cambodge) dit que les maladies transmissibles continuent d’occuper un rang de priorité élevé dans son pays. Par suite de la réforme du secteur de la santé entamée en début des années 90, le système national d’information sanitaire a été remanié pour tenir compte des besoins des différents utilisateurs. Le système comprend cinq types principaux de rapports, dont l’un est un « rapport d’alerte » qui doit être envoyé chaque semaine depuis la périphérie au niveau national. Les établissements de santé publique n’étant pas pleinement utilisés et les rapports fondés sur les cas n’étant donc pas complets, la surveillance dépend de données fondées sur les évènements provenant de sources informelles. Après la flambée de SRAS, le Cambodge a reçu une aide constante de l’OMS et d’autres partenaires pour lutter contre les maladies infectieuses émergentes et a participé aux groupes de travail intergouvernementaux pour la révision du Règlement sanitaire international et la préparation de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique. Il reste toutefois beaucoup à faire si l’on veut respecter les exigences du Règlement concernant les capacités essentielles de surveillance et d’action. L’efficacité de l’action est étroitement liée à l’existence d’un système de surveillance solide et bien établi, et les capacités nationales efficaces de réaction en cas de grippe pandémique exigeront pour être efficaces un appui supplémentaire de la part d’un système de santé renforcé. Son pays approuve les observations et recommandations générales contenues dans le document WPR/RC57/5. Le Dr HO (Macao, Chine) dit que, même si la morbidité et la mortalité par maladies transmissibles sont restées faibles dans son pays depuis près de 30 ans, des effets socioéconomiques évidents ont été observés au cours de la flambée de dengue en 2001 et la flambée de SRAS en 2003. En 2004, le Gouvernement a entamé un plan de préparation et d’action pour faire face à une pandémie de grippe aviaire. Le plan est désormais en place et plusieurs éléments, notamment de stockage de médicaments antiviraux en quantité suffisante pour traiter 25 % de la population est terminé. Un nouveau système de surveillance et d’alerte, comprenant une surveillance systématique dans les écoles et les institutions et dans les services d’urgence a été mis

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en place. Sa délégation soutient pleinement la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique et fait siennes les recommandations du groupe consultatif technique. Le Dr TRAN THANH DUONG (Viet Nam) accueille avec satisfaction le rapport du Secrétariat et se félicite de la collaboration entre les Bureaux régionaux du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est pour l’élaboration de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique. Sa délégation approuve les recommandations du groupe consultatif technique. Son Gouvernement a fait preuve d’un très haut niveau d’engagement politique pour lutter contre la grippe aviaire. Le Viet Nam ayant été l’un des pays les plus gravement touchés par la maladie, le Gouvernement a amélioré la surveillance, renforcé l’abattage, le contrôle des marchés et la vaccination de masse des volailles ; amélioré la surveillance en vue de la détection des cas humains ; et entrepris des campagnes d’information de masse. Grâce à ces mesures et à un soutien technique et matériel international, aucun cas humain n’a été observé depuis la mi-novembre 2005 et la dernière flambée notifiée parmi la volaille a été signalée en décembre 2005. Avec l’appui des organismes des Nations Unies, de la Banque mondiale et d’autres donateurs, le Viet Nam a établi un programme opérationnel national intégré pour la grippe aviaire et humaine pour 2006-2010, qui a été largement approuvé par la communauté internationale à une réunion des bailleurs de fonds en juin 2006 comme base pour le renforcement de la coordination entre les pouvoirs publics, les donateurs et les autres partenaires. Un partenariat pour la grippe aviaire et humaine sera constitué à cet effet. Le virus A(H5N1) semble cependant bien implanté au Viet Nam et des flambées parmi les volailles ainsi que des cas humains continuent d’être signalés dans des pays voisins. Le Ministère de la Santé a donc demandé à tous les services de santé municipaux et de province de collaborer étroitement avec les unités locales de santé animale à la surveillance des flambées parmi la volaille et des cas humains dans les ménages et à constituer des équipes d’intervention rapide. Tous les hôpitaux ont été invités à vérifier leur état de préparation en cas d’épidémie. Dernièrement, le premier Ministre a invité les ministères et les autorités locales à renforcer le contrôle des importations de volailles transfrontières. A cet égard, une coopération régionale et internationale plus étroite s’impose. Le développement des capacités nationales ainsi qu’un appui financier et technique de l’OMS et d’autres partenaires et donateurs seront nécessaires pour permettre aux pays en développement d’appliquer pleinement le Règlement sanitaire international (2005) d’ici juin 2007. Le PRESIDENT souligne l’engagement collectif de haut niveau dont a fait preuve le Gouvernement vietnamien pour faire face au problème de la grippe aviaire.

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Le Dr VILLAVERDE (Philippines) dit que son pays soutient pleinement les dispositions de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique et les recommandations du groupe consultatif technique. Un bon système de surveillance permet une réaction et un confinement rapides afin d’endiguer la propagation des maladies émergentes et les Philippines ont élaboré un plan national de préparation et d’action dès 2003. La plupart des nouvelles maladies humaines apparues au cours des dernières décennies étant d’origine zoonotique, il propose que des comités soient constitués au niveau national et local et qu’ils soient chargés d’entamer ou de coordonner des mesures synergiques en santé animale et santé humaine. Les Etats Membres devraient également renforcer leur capacité de produire ou de se procurer leurs propres vaccins, pour éviter ainsi une pénurie au cours d’une épidémie ou d’une pandémie. Les gouvernements devraient favoriser un environnement favorable aux investisseurs et fabricants de vaccins et de médicaments. La délégation philippine recommande la mise au point d’un ensemble de services et d’appui technique de nature à stimuler les activités et assurer l’accès à des stocks régionaux. La délégation philippine convient que les communautés devraient être impliquées dans la planification préalable et que leur participation au dépistage et à l’intervention précoce devrait être renforcée. Une approche intersectorielle se traduit par une meilleure production de ressources et un accès plus facile à l’information et des activités synergiques de lutte contre les maladies émergentes. Mme GIDLOW (Samoa) dit que son pays dépend de ses partenaires pour prévenir la survenue d’épidémies telles que la grippe espagnole, qui y a fait des ravages. A cette fin, un traitement doit être disponible et des contrôles aux frontières doivent être mis en place, et pour cela son pays a besoin d’un soutien technique et financier. Le Conseil des Ministres a approuvé les plans de préparation pour les secteurs de la santé et de l’agriculture et des fonds ont été alloués à cette fin. Ces deux secteurs collaborent afin de mieux sensibiliser la communauté pour faciliter l’action au niveau des villages. Sa délégation soutient les recommandations du groupe consultatif technique. De hauts responsables de son pays ont pu suivre des cours de recyclage concernant l’application du Règlement sanitaire international (2005) organisés par le Gouvernement australien. Mme Gidlow se réjouit de collaborer avec l’OMS à l’application du Règlement. M. KHAW (Singapour) soutient la stratégie proposée et espère que sa mise en oeuvre n’arrivera pas trop tard – la crise semble se rapprocher et, avec les virus, on peut s’attendre à des surprises. Il est vraisemblable que toute crise aura son origine dans la Région du Pacifique occidental, aussi la Région doit-elle montrer l’exemple au reste du monde en établissant des plans de préparation pour maîtriser les flambées de maladie. La plupart des pays ont formulé de tels plans mais, comme l’ont fait remarqué les orateurs précédents, il n’ont que peu d’utilité tant qu’ils n’ont

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pas été mis à l’épreuve dans le cadre d’exercices de simulation. Singapour a effectué deux exercices à des échelles différentes et a jugé utile d’impliquer des partenaires et des participants de pays voisins pour bénéficier d’expériences différentes et pour mettre sur pied un réseau de professionnels qui se connaissent bien. La surveillance est décisive, y compris celle des rumeurs, qui, dans le secteur des soins de santé, peuvent parfois être à l’origine d’informations utiles susceptibles de faire gagner un temps précieux en cas de pandémie. Mme DEVAUX (France) approuve les recommandations du groupe consultatif technique pour l’Asie et le Pacifique énoncées à l’Annexe 2 du rapport et félicite les nombreux Etats Membres de la Région qui ont pris des mesures efficaces au cours des récentes flambées de grippe aviaire. La maladie risque toutefois de se propager à l’Afrique. Tous ceux qui ont annoncé des contributions lors de la Conférence internationale d’annonces de contributions pour la grippe aviaire et la grippe pandémique humaine, qui s’est tenue à Beijing, en Chine, en janvier 2006 devraient concrétiser leurs promesses dès que possible. Dans les territoires français de la Région, on procède actuellement à la révision des plans de préparation et l’on a tenu compte des dernières recommandations de l’OMS et de l’expérience de la Nouvelle-Zélande. La récente épidémie de chikungunya dans l’Océan indien a mis ce plan à l’épreuve de la réalité puisque des échanges fréquents ont eu lieu avec la Réunion, où l’on estime que se sont produits 250 000 cas et quelque 230 décès. La stratégie de préparation a été renforcée, des caméras thermiques ont été utilisées pour contrôler les voyageurs, des formulaires ont été distribués et enregistrés, et les personnes arrivant sur le territoire et considérées comme à haut risque ont bénéficié d’un suivi. Ces mesures ont jusqu’ici évité l’introduction du virus. La France se donne les moyens d’appliquer pleinement le Règlement sanitaire international (2005). Le succès de la mise en oeuvre repose sur une collaboration multisectorielle efficace dans toute la Région. Le Dr ABDUL WAHAB (Malaisie) félicite le Bureau régional du rôle directeur qu’il a joué dans l’élaboration de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, qui aidera certainement les Etats Membres à renforcer leurs capacités essentielles de gestion des maladies infectieuses émergentes. En Malaisie, le Ministère de la Santé renforce la collaboration avec le Département des services vétérinaires, des activités de promotion de la santé ont été mises en place et un exercice de simulation impliquant divers organismes a été organisé au niveau national et des Etats. La Malaisie est attachée à communiquer et à coopérer avec l’OMS et les Etats Membres de la Région ainsi qu’au niveau international et fournira toutes les informations nécessaires, de même qu’elle mettra en oeuvre les mesures de lutte, y compris les contrôles aux frontières, en cas de flambées de maladies de portée internationale. Elle soutiendra par ailleurs le système de surveillance régionale et mondiale de la grippe et aidera les pays voisins sur le plan de la

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formation, en particulier pour ce qui a trait à la surveillance en laboratoire. L’OMS devrait collaborer avec d’autres groups régionaux tels que l’ANASE, l’ANASE + 3 et l’APEC à la mise en oeuvre de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique afin d’éviter les doubles emplois. La Malaisie a approuvé les recommandations formulées par le groupe consultatif technique pour l’Asie et le Pacifique. Mme PAUL (Iles Marshall) dit que malgré les restrictions de ressources, les Iles Marshall ont pris des mesures pour élaborer un plan de préparation en cas de pandémie. Ce plan est actuellement à l’état de projet en attendant d’être mis à l’épreuve dans le cadre d’exercices de simulation planifiée. Les Iles Marshall disposent cependant de peu de moyens pour faire face aux oiseaux migratoires et une aide extérieure leur serait utile pour les activités dans ce domaine. Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim remercie les représentants de leurs contributions et de l’appui qu’ils ont manifesté aux recommandations du groupe consultatif technique pour l’Asie et le Pacifique ainsi qu’au projet de plan de travail de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique et en faveur d’un renforcement de la collaboration. Il existe à l’OMS une collaboration étroite entre les Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est : la stratégie a été élaborée conjointement, le groupe consultatif technique compte des représentants des deux Régions et les deux bureaux régionaux continueront de faire en sorte que le cadre de la stratégie et le plan de travail soient communs aux deux régions. Le Comité de Coordination interorganisations est également bi régional et des efforts sont faits pour associer plusieurs autres organisations de la Région Asie-Pacifique. La collaboration avec l’ANASE, l’APEC et le Secrétariat du Forum des Iles du Pacifique est bonne. Leur collaboration avec le Secrétariat de la Communauté du Pacifique est également satisfaisante, les rôles des deux organisations étant clairement définis. Plusieurs représentants ont fait remarquer que la plupart des maladies infectieuses émergentes sont des zoonoses et ont exprimé leur préoccupation au sujet des oiseaux migratoires. Depuis les dernières flambées de grippe aviaire, la collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale pour la Santé animale (OIE) s’est considérablement développée : les maladies survenant chez l’animal relèvent de la responsabilité de ces organisations. De même, l’OMS encourage une collaboration accrue entre les ministères de la Santé et ceux de l’agriculture. La menace de cas humains de grippe aviaire s’avère déclancher des activités accrues au niveau des pays, dont une collaboration entre les systèmes de surveillance de la santé et de l’agriculture.

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Le CONSEILLER REGIONAL EN MALADIES TRANSMISSIBLES : SURVEILLANCE ET ACTION remercie les représentants d’avoir fait part de leur expérience. Il convient que l’échange d’informations est important. L’OMS devrait donc faire en sorte que le mécanisme du groupe consultatif technique soit poursuivi car il s’avère un moyen efficace de mettre en commun l’information. Dans leur planification préalable d’une pandémie, de nombreux Etats Membres et leurs partenaires se concentrent sur la phase 3, au cours de laquelle la maladie est largement répandue chez l’animal. Or dans la phase 6, lorsque la maladie est répandue partout, la marge d’action des gouvernements nationaux et des organisations internationales sera limitée et devra être remplacée par une action au niveau local. Il convient donc de renforcer les capacités locales comme l’ont fait observer plusieurs orateurs. Le Bureau régional élabore actuellement des principes directeurs pour l’appui à la planification préalable au niveau local. La planification préalable est un processus continu et les exercices de simulation mentionnés par plusieurs orateurs sont un bon moyen de faire avancer le processus en validant le plan et en favorisant la sensibilisation de tous ceux qui devront être impliqués en cas de situation d’urgence. Le Bureau régional a élaboré des principes directeurs sur la conduite des exercices et prévoit d’organiser un atelier pour former des formateurs. Il fournirait également un appui technique à ceux qui souhaitent organiser des exercices. Une réunion sur l’alignement des législations nationales en vue d’une pleine mise en oeuvre du Règlement sanitaire international (2005) est prévue pour le dernier trimestre de 2006. En réponse aux questions du Japon, il explique que l’OMS souhaite travailler avec certains Etats Membres à l’élaboration de leur plan de travail fondé sur la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique et que cette activité est prévue dans l’estimation budgétaire. Il sera malgré tout nécessaire de mobiliser des ressources supplémentaires. Par ailleurs, les plans de travail des pays fondés sur la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique peuvent être considérés comme les plans de travail nationaux liés au Règlement sanitaire international (2005) c’est-à-dire les plans de travail qui permettront l’application du Règlement sanitaire international (2005) à l’échelon national. Le DIRECTEUR, LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES, remercie les représentants pour leurs suggestions d’amélioration de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique. Elle fait remarquer qu’il faudra élaborer des directives pour aider les Etats Membres à appliquer certains chapitres difficiles du Règlement sanitaire international (2005) et qu’il sera indispensable d’échanger les informations et d’aborder la phase de mise en œuvre sous un angle plurisectoriel.

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Concernant l’application volontaire du Règlement sanitaire international (2005) il est clair que plusieurs de ses chapitres sont nécessaires immédiatement pour permettre la notification rapide et la transmission de rapports à l’OMS sur des cas de grippe humaine, la surveillance et l’échange d’informations et enfin le partage du matériel de biologie entre centres collaborateurs de l’OMS. Pour permettre à l’OMS de les aider à se conformer volontairement au RSI, chaque pays doit désigner un point de contact national. Elle encourage les Etats Membres à le faire le plus rapidement possible. 3. MALADIES NON TRANSMISSIBLES : PREVENTION ET LUTTE : Point 11 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/6) Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim explique qu’en octobre 2005, l’OMS a proposé un objectif mondial de lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), à savoir la baisse annuelle de 2 % supplémentaires, pendant les dix prochaines années, du nombre de décès dus à des maladies chroniques dans le monde. Les activités mises en place dans ce but sont extrêmement importantes, particulièrement pour la Région du Pacifique occidental où près de 25 000 personnes meurent chaque jour de maladies non transmissibles. La plupart de ces décès surviennent dans les pays en développement de la Région et touchent les groupes de population plus jeunes que ceux touchés dans les pays développés. L’impact économique des décès et des incapacités prématurés pour la Région est énorme. En 2000, la résolution WPR/RC51.R5 prescrivait des interventions régionales de lutte contre les maladies transmissibles et définissait les composants d’une approche intégrée. Ces composants ont évolué dans les cinq années qui ont suivi et l’approche est devenue un modèle centré sur quatre axes, à savoir planification nationale, surveillance, environnements sains et services cliniques de prévention. La plupart des pays et des territoires de la Région ont enregistré des progrès significatifs sur ces quatre axes. Ces progrès ont été présentés dans un rapport soumis au Comité régional du Pacifique occidental lors de sa cinquante-sixième session, en septembre 2005. Ce rapport concluait que le cadre conceptuel adopté par l’OMS en collaboration avec les Etats Membres du Pacifique occidental représentait une réponse adaptée et factuelle à l’épidémie de MNT. Le Comité régional a pris note de ce rapport et l’a approuvé et de nombreux Etats Membres ont également fait part des expériences qu’ils ont acquises dans l’élaboration d’activités de riposte contre les MNT sur la base des quatre axes du modèle OMS. Dans l’optique de la période 2006-2010, les leçons tirées pendant les six premières années doivent être appliquées systématiquement pour porter les actions nationales à plus grande échelle, intégrer ces actions dans d’autres stratégies régionales et nationales et renforcer les systèmes de

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santé qui assurent la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles. Actuellement, le degré d’investissement dans la lutte contre les MNT est insuffisant et ne permettra pas d’atteindre l’objectif fixé, à savoir réduire le taux de mortalité annuel de 2 %. En effet, les activités ne sont mises en place qu’à petite échelle ou se limitent à des projets pilotes. Si l’on veut atteindre l’objectif, il est indispensable d’assurer une volonté politique et de mener des actions sur les quatre axes du modèle de lutte contre les MNT. Au cours des cinq dernières années, on a constaté des signes évidents de forte volonté politique en faveur de ce domaine d’activité. Dans la Région du Pacifique occidental, l’existence d’un plan ou d’une politique nationale sur les maladies non transmissibles est devenue la règle plutôt que l’exception. Il existe de nombreux exemples sur les bonnes pratiques, depuis l’adoption à grande échelle de l’approche progressive de l’OMS pour la surveillance des MNT jusqu’aux nombreuses activités de démonstration en matière de lutte contre les MNT. Mais on constate encore de graves lacunes dans la Région. Pour les pallier, les pays et les territoires doivent mettre en place des programmes de lutte contre les MNT soutenus par des sources nationales de financement sûres et durables plutôt que par des subventions extérieures. Il convient d’instaurer des partenariats plurisectoriels spécifiques pour réaliser des activités communes axées sur les résultats et dont on pourra rendre compte. La réaffectation budgétaire doit être faite pour favoriser progressivement les activités de lutte contre les maladies non transmissibles centrées sur les soins primaires et les communautés. Une première action sur tous ces axes est évidente dans l’ensemble de la Région. Par le passé, le Comité régional a discuté à différentes étapes sur un grand nombre de ces options. La charge de morbidité a été reconnue. La volonté politique a été affirmée. L’expérience et les moyens d’action ont été développés. Nous avons maintenant l’occasion de mener des actions décisives pour porter les programmes de lutte contre les MNT à une échelle nationale et gagner du terrain dans la réduction de cette lourde charge de morbidité et de mortalité qui pourrait être évitée. Le Comité régional est invité à examiner les options proposées dans le document de travail. Le Dr NARAYAN (Iles Fidji) félicite l’OMS pour l’aide apportée à la Région et à son pays dans la surveillance des MNT suivant l’approche progressive. La prévalence du diabète aux Fidji est de 16 % et l’hypertension de 18 %. Le plan national stratégique de lutte contre les MNT 2005-2008 identifie cinq domaines d’activité. Le budget est passé de 60 000 dollars pendant la première décennie à 260 000 dollars en 2005-2006. Les Fidji ont combiné diverses stratégies : prévention primaire et secondaire, environnements sains, modules d’action contre les MNT, soins à domicile et éducation sur le diabète pour les

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membres de la famille des patients diabétiques. Il existe des partenariats public-privé de lutte contre les quatre principaux facteurs de risques (tabac, alcool, mauvaise alimentation et manque d’exercice). Les Fidji ont aidé les gens à identifier leurs besoins sanitaires grâce à des campagnes de dépistage des MNT. Le pays a élaboré un plan national stratégique de soins oculaires 2004-2008 pour prévenir les cas de cécité pouvant être évités. La mise en vigueur des normes alimentaires permettra d’éliminer la viande de qualité douteuse et les aliments gras des étals des marchands. Les Fidji approuvent le programme d’action contre les maladies non transmissibles proposé par l’OMS. Le Dr AKE (Tonga) approuve les options présentées et formule des remarques sur le financement de la santé. Les maladies non transmissibles sont les premières causes de décès aux Tonga. Le Gouvernement a favorisé les modes de vie sains à tous les niveaux de la communauté dans le but de réduire la demande de tabac et d’aliments gras et sucrés. Une politique et une réglementation de santé publique devraient réduire considérablement les facteurs de risque. Malheureusement, la promotion de la santé dans les pays pauvres coûte cher et les fonds manquent. Les Tonga s’attachent à instaurer une fondation pour la promotion de la santé et préparent une loi pour en assurer la direction. Ils recherchent des donateurs pour financer les premières années, le relais étant assuré ensuite par les taxes sur le tabac et l’alcool. Il remercie l’Agence australienne pour le développement international de l’aide qu’elle apporte dans ce domaine. Le Dr ARIFFIN BIN OMAR (Malaisie) fait remarquer que le double fardeau des maladies transmissibles et non transmissibles dans son pays conduit à l’épuisement des ressources sanitaires existantes. Le concept de bien-être est l’un des meilleurs moyens de lutter contre les MNT. Il permet de prévenir la première survenue ou les complications d’une maladie en préservant une certaine qualité de vie. Son Gouvernement applique plusieurs stratégies qui mettent en avant la notion de plus grande responsabilité individuelle. Il demande au Bureau régional de renforcer l’équipe chargée de la lutte contre les MNT, de renforcer les moyens d’action des services de prévention clinique dans les centres d’excellence de la Région, de soutenir la recherche et la mise au point portant sur les interventions de lutte contre les MNT et enfin de s’assurer de l’appui des industries concernées pour favoriser la prévention des MNT. Le Dr ABDULLAH (Brunéi Darussalam) explique que son pays expérimente une transition épidémiologique puisqu’il est passé de la prédominance des maladies transmissibles à celle du cancer, des maladies cardiovasculaires, du diabète sucré et d’autres maladies non transmissibles. Le Brunéi Darussalam a porté la promotion de la santé au premier rang de ses priorités et a instauré en 2000 un comité national pour la promotion de la santé, présidé par le ministre de la santé lui-

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même. Guidé par la Charte d’Ottawa et la Charte de Bangkok, le comité a choisi sept domaines d’action : lutte antitabac, nutrition, exercice et forme physique, santé mentale, santé de la femme, salubrité des aliments, santé et environnement et enfin environnements sains. Un Conseil sera également créé pour promouvoir les modes de vie sains. Le secteur privé (les Sociétés du Groupe Royal Dutch Shell) ont versé cinq millions de dollars dans cette optique. Par ailleurs, un projet de village santé est en cours de mise en place avec la participation active de la communauté. Un programme intégré de dépistage et de promotion de la santé vient d’être lancé. Il s’applique dans un premier temps aux fonctionnaires qui assureront le dépistage de la dyslipidémie, du diabète et de l’hypertension. Le Brunéi Darussalam accueille favorablement les recommandations du programme de lutte contre les MNT dans la Région du Pacifique occidental. M. SUGIURA (Japon) dit que les maladies non transmissibles sont parmi les principales sources de préoccupation dans la Région, du fait des taux élevés de mortalité qu’elles induisent et que les mesures de lutte prises à leur encontre sont nécessaires dans les pays en développement comme dans les pays développés. Il se félicite de la démarche préventive entreprise par l’OMS. « Healthy Japan 21 », campagne de lutte contre les maladies non transmissibles, est menée à l’échelle nationale depuis l’année 2000. Le Japon a promulgué une loi sur la promotion de la santé qui incite le grand public à prendre sa propre santé en charge et oblige le Gouvernement central et les autorités locales à améliorer la santé publique. L’approche choisie pourrait servir de modèle pour la Région du Pacifique occidental. De nombreuses personnes au Japon ont pris conscience de l’importance de leur santé et ont intégré les notions de « maladies liées au mode de vie » et de « syndrome métabolique ». En 2005, le Japon a lancé la « Health Frontier Strategy » contre les maladies non transmissibles pour prolonger l’espérance de vie de deux années au travers d’objectifs concrets comme la baisse de 25 % du taux de mortalité imputable aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux et la baisse de 20 % du taux de morbidité lié au diabète sucré. En 2006, le Japon a maintenu son aide au programme international des « visiteurs » entre l’OMS et le Japon qui contribue à renforcer les capacités de lutte contre les maladies non transmissibles dans les pays participants. Une nouvelle liste d’adresses électroniques a été constituée par des participants pour faciliter l’échange des informations sur les maladies non transmissibles et cette initiative devrait aboutir à la mise en place d’un réseau régional dans

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cinq ans. Le Japon a à cœur de poursuivre son aide au programme et espère obtenir des progrès réguliers dans les mesures de prévention des MNT dans la Région du Pacifique occidental. Le Dr Dong Han LEE (République de Corée) remercie le Bureau régional pour les efforts qu’il déploie en permanence pour réduire la charge des maladies non transmissibles dans la Région. Il convient qu’il est impératif d’achever le plus rapidement possible la mise en place du réseau des pays de la Région sur les maladies non transmissibles et d’atteindre l’objectif, à savoir une baisse supplémentaire annuelle de 2 % des taux de mortalité imputables aux maladies non transmissibles dans les dix prochaines années. Pour ce faire, il est nécessaire d’appuyer la mise en réseau et le partage des expériences à l’intérieur des pays et entre les pays. Des efforts doivent être déployés à l’échelon national pour renforcer la surveillance des risques, obtenir des fonds, élaborer des plans et améliorer les stratégies nationales. La République de Corée a élaboré des plans nationaux pour réagir au vieillissement rapide de sa population et à la charge accrue des maladies non transmissibles, notamment le cancer et les maladies cardiovasculaires. Elle procède actuellement à la mise en œuvre de ces plans. Elle poursuit le renforcement des mesures de prévention et de lutte au moyen de l’infrastructure et des ressources humaines. Il appuie sans réserve la politique de l’OMS sur les maladies non transmissibles et collaborera étroitement avec l’Organisation dans ce domaine. Il espère que tous les Etats Membres réitéreront leur engagement à participer activement à la lutte contre les maladies non transmissibles. Mme LE THI THU HA (Viet Nam) se félicite du rapport soumis par le Secrétariat et approuve les mesures proposées pour atteindre l’objectif mondial de réduire de 2 % supplémentaires les taux de mortalité imputables aux maladies chroniques. Concernant la planification nationale, une attention particulière doit être apportée à la formulation de cadres juridiques pour appuyer la lutte contre les MNT. Les actions doivent être centrées sur l’intégration de la promotion de la santé dans les programmes communautaires de prévention et d’intervention dans les centres de soins secondaires et tertiaires. Les actions ne doivent pas être menées indépendamment. Elles devront plutôt être intégrées dans un programme. Il est important de mener des campagnes de plaidoyer et de sensibilisation auprès des responsables et des décideurs. Il convient également de mettre l’accent sur le rôle des agents de santé qui travaillent sur le terrain, en vue de parvenir à une prise en charge communautaire plus efficace des maladies et des facteurs de risque.

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Il est important de traduire l’engagement politique en faveur de la lutte contre les MNT en engagement de financement car il est urgent que les gouvernements, les donateurs et l’OMS se penchent sur ce problème. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) appuie sans réserve les recommandations du Bureau régional portant sur un cadre national de planification, de surveillance, de promotion de la santé et de prévention clinique qui constituera une riposte régionale aux maladies non transmissibles. Son pays a réalisé des progrès notables en s’attaquant à certains des principaux facteurs de risque comme le tabagisme, le manque d’exercice physique et la mauvaise alimentation, qui contribuent aux maladies cardiovasculaires, au cancer, au diabète et aux maladies respiratoires chroniques. Le Ministère de la Santé a collaboré avec d’autres partenaires à la lutte contre les maladies non transmissibles et a élaboré un plan stratégique intégré qui sera parachevé à la fin de l’année. Son pays a adopté également l’approche progressive OMS de surveillance unifiée des facteurs de risque. Bien que les Philippines progressent rapidement dans ce domaine, il demande une aide technique pour renforcer les capacités nationales en s’appuyant sur les quatre axes du modèle de lutte contre les maladies non transmissibles. Le Dr TIBAN (Kiribati) se félicite de la façon réfléchie et détaillée avec laquelle le rapport a été préparé et reconnaît la gravité des maladies non transmissibles. Il rappelle qu’il est souhaitable de mettre en œuvre des programmes nationaux sur la base du cadre d’action pour éviter dans la mesure du possible les conséquences des maladies non transmissibles. La nécessité de meilleurs programmes nationaux de planification, de surveillance, de promotion de la santé et de prévention clinique exigent une meilleure intégration, l’attribution de fonds supplémentaires et le déploiement judicieux de ressources humaines dans ce domaine. Comme d’autres représentants, il soutient la nécessité de développer les systèmes de santé et fait remarquer que sans une aide budgétaire, il sera toujours difficile d’appliquer cet aspect essentiel de la prestation des soins de santé. Il est indispensable de disposer de données essentielles sur les maladies non transmissibles pour concurrencer les autres programmes gouvernementaux qui réclament davantage de ressources en faveur de la santé. C’est pourquoi un appui financier des soins de santé serait utile dans ce domaine. Un financement durable est également important et, comme les Tonga et le Vanuatu, son pays a bénéficié d’un projet océanien d’action pour la santé de l’USAID qui a aidé à mettre en place des programmes et des plans de lutte contre les MNT.

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Une initiative intéressante serait de créer une fondation pour la promotion de la santé, financée par les taxes sur le tabac et l’alcool, déjà prélevées, pour appuyer les programmes de lutte contre les MNT. Il demande donc une aide dans ce domaine. Mme PONAUSUIA (Etats-Unis d’Amérique) approuve le programme proposé de lutte contre les maladies non transmissibles. Ce programme doit prendre en compte les restrictions budgétaires actuelles et prévoir une augmentation systématique de l’assistance technique que l’OMS apporte aux Etats Membres dans leur lutte contre les MNT, notamment l’aide aux activités de surveillance visant à assurer la comparabilité des données et l’évaluation des stratégies de lutte contre ces maladies. Ce programme devrait s‘appuyer sur les initiatives existantes telles que la Déclaration du Pacifique occidental sur le diabète, la Convention-cadre pour la lutte antitabac et l’engagement des Tonga pour des modes de vie sains et un environnement favorable à la santé. La prévention est un moyen clé de réduction des taux de morbidité et de mortalité liés aux maladies non transmissibles. L’OMS doit centrer son action sur la surveillance, sur la définition de normes et sur ses modèles de soins. Elle apprécie les efforts déployés pour lutter contre les maladies chroniques qui pèsent de plus en plus lourd tant sur les pays développés que sur les pays en développement. Il est important de collaborer pour garantir la réussite et la pérennité du programme, en équilibrant détection précoce, promotion de la santé et prévention des maladies. Chaque Etat Membre devra procéder en fonction de ses priorités nationales. C’est pourquoi non seulement elle approuve le programme, mais elle « l’accueille avec enthousiasme ». Le Dr KUARTEI (Palaos) fait remarquer que les petites communautés insulaires ne sont pas épargnées par la lourde charge des maladies non transmissibles qui pèse sur la région. Le mois dernier, les Palaos ont commencé une évaluation de deux ans de leur plan national stratégique contre les MNT, avec l’aide de l’OMS et d’autres partenaires et suivant la méthode OMS de surveillance par étapes. Ce plan vise à inciter la communauté à se sentir responsable des choix qu’elle fait en matière de santé, alors que le Ministère de la Santé s’attaque aux facteurs de la maladie. Il prévoit, à l’échelon national, planification et élaboration de politiques, infrastructures et prises en charge cliniques, engagement et responsabilisation de la communauté et sensibilisation du grand public. En conséquence, pour la première fois, des fonds nationaux ont été spécifiquement attribués à la lutte contre les MNT. Il approuve le document mais recommande une aide en faveur d’une méthode intégrée de lutte contre les MNT qui recouvre non seulement les déterminants environnementaux et autres

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facteurs de ces maladies, mais également les traumatismes, l’obésité, la dépression et autres manifestations cliniques. Ce sujet sera repris dans les discussions prévues au cours de la session sur les méfaits de l’alcool et sur les problèmes de santé mentale. Cette stratégie intégrée et cohésive permettra d’optimiser les ressources et d’associer les modèles biomédicaux et psychosociaux. Par ailleurs, elle doit émaner d’organismes internationaux et régionaux pour encourager son application à l’échelon national. Le Dr KONG (Chine) soutient le travail réalisé dans le cadre conceptuel de lutte contre les MNT, qui montre parfaitement la volonté de la Région à combattre ces maladies. La Chine, comme de nombreux pays en développement, se trouve face au double fardeau des maladies infectieuses et des maladies non transmissibles. Le manque de ressources les a conduits à négliger les MNT. Ces dernières années, son Gouvernement a intensifié son travail de lutte contre ces deux types de maladie. La lutte contre les maladies cardiovasculaires, le cancer et d’autres maladies chroniques a été intégrée dans les plans nationaux de développement et les fonds attribués aux programmes de lutte contre les MNT ont été augmentés. Malgré tout, l’objectif des 2 % de réduction annuelle du taux de mortalité lié aux maladies chroniques est loin d’être atteint. Bien que les maladies chroniques représentent un lourd fardeau pour les populations de la Région, les exemples de mesures et d’expériences réussies sont de plus en plus nombreux. Il faut agir. Du fait que les activités de lutte et de prévention nécessitent un engagement plus fort de la part des gouvernements, un financement accru et la participation de la société, l’OMS doit inciter les gouvernements des Etats Membres à renforcer leurs actions dans ce sens, notamment celles qui visent à faire évoluer les comportements. M. TUIA (Tokélaou) fait part de sa préoccupation soulevée par l’impact des MNT sur le système de santé et la population de son pays. Une enquête nationale, réalisée en 2005 selon la méthode OMS de surveillance par étapes a montré que la majorité des adultes âgés de 15 à 64 ans présentent des taux élevés de glycémie et plus de 10 % d’entre eux souffrent d’hypertension. C’est pourquoi il demande l’aide du Bureau régional et des partenaires régionaux pour mettre en place des interventions stratégiques cliniques et de santé publique dans le cadre de la promotion de la santé pour lutter contre les MNT. Les petits pays insulaires comme le sien ne disposent souvent pas des ressources humaines qualifiées pour assurer la prestation des services nécessaires. Il demande à l’OMS de lui apporter l’assistance technique pour concevoir un cadre politique et un plan visant à combattre toutes les maladies liées aux modes de vie. Le Dr TSANG (Hong Kong, Chine) dit que la lutte contre la charge croissante des maladies non transmissibles fait partie des priorités de son Gouvernement. Celui-ci s’appuie sur la stratégie

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mondiale de l’OMS pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé en vue d’établir un cadre stratégique global de lutte contre les MNT auquel participeront de nombreux secteurs de la communauté. Hong Kong (Chine) doit faire face à une tendance à la hausse inquiétante des cas d’obésité parmi les écoliers et a constaté des divergences entre les connaissances et les pratiques en matière d’alimentation saine. Il est donc nécessaire d’instaurer un environnement favorable à une alimentation saine. Un programme « Eat Smart » vient d’être lancé dans toutes les écoles primaires de Hong Kong (Chine) dans le but d’influencer les politiques scolaires et les groupes concernés (notamment les fournisseurs de repas et les parents) et ainsi créer un environnement dans lequel les enfants auront plaisir à manger des aliments sains. Les résultats à court et à long terme de ce programme feront l’objet d’une évaluation. Le Dr CHEANG (Macao, Chine) déclare que depuis ces 20 dernières années, les MNT et les traumatismes sont à l’origine de la majorité des décès recensés à Macao. A l’heure actuelle, les cancers, les maladies cardiaques et les maladies cérébrovasculaires sont les trois premières causes de mortalité. Son gouvernement et le Bureau chargé de la santé ont fait de la prévention et du traitement des MNT une priorité absolue dans l’allocation des ressources humaines et financières. Le volet principal du Programme « Ville-santé » de Macao, lancé en 2002 avec l’entier soutien des pouvoirs publics, est axé sur la promotion de modes de vie sains et au cours de l’année écoulée, un accent particulier a été mis sur l’exercice physique, une alimentation saine, et des lieux de travail sans tabac. Parmi les autres progrès accomplis figurent la création de comités chargés de la prévention et du traitement du diabète et des troubles cardiaques ; l’extrême accessibilité du système de santé primaire ; et des avancées considérables en matière d’information, dont la mise en place d’un système de registre du cancer. La première enquête sanitaire réalisée à grande échelle, consacrée à l’étude des comportements et d’autres déterminants de la santé, est en cours de réalisation. Le Dr RADFORD (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) accueille avec satisfaction le programme d’action de la Région et juge utiles les multiples expériences évoquées par les Etats Membres, dont il est possible de tirer de nombreux enseignements. Elle souhaite toutefois formuler plusieurs observations. Le document ne contient aucune référence expresse aux capacités opérationnelles des effectifs ni à l’instruction et à la formation complémentaires requises. Le renforcement des réseaux est une activité louable mais, d’un point de vue réaliste, cela suffit-il à assurer le niveau de compétence nécessaire en matière de prévention et de prise en charge clinique des maladies ? Il est important de former des réseaux mais il faut reconnaître plus expressément la nécessité d’effectifs issus de secteurs variés, y compris de la communauté, et de procéder à un renforcement des capacités à ce niveau. Plusieurs représentants ont évoqué d’excellents exemples tirés de leur programme de travail.

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Elle confirme la nécessité de partager et de tirer les enseignements des résultats engrangés en matière de promotion de la santé et d’établir une base d’informations factuelles. Des environnements sains sont certes importants dans la planification et la réalisation d’interventions, mais ils ne doivent pas constituer la finalité exclusive d’une démarche. Il est également nécessaire de puiser dans la base d’informations factuelles et de mettre en commun les bonnes pratiques pour répondre aux besoins des groupes socialement isolés et vulnérables, dont beaucoup risquent d’échapper à des approches plus traditionnelles. La reconnaissance de ces groupes, difficiles à atteindre, doit être plus explicite. Elle souligne également la nécessité de relier les démarches aux MNT en s’attaquant à un grand nombre de maladies de manière intégrée et de tenter d’établir des synergies entre les compétences et les moyens susceptibles d’être utilisés dans le combat contre les MNT. L’effet d’une approche large, intégrée et globale, qui prenne en compte les facteurs environnementaux et contextuels, aurait pu faire l’objet de plus d’attention. Mme GIDLOW (Samoa) déclare que son gouvernement est pleinement dévoué à la mise en oeuvre de son plan stratégique national de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles. Une campagne sanitaire a été lancée à l’échelle des villages par les pouvoirs publics et des organisations non gouvernementales. Le pays devrait récolter les fruits sanitaires et économiques de cette campagne d’ici trois à cinq ans. Samoa a pris des mesures afin de satisfaire à ses obligations au titre de la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Une enquête STEPS a produit des statistiques effarantes sur l’incidence des maladies non transmissibles mais, sous la supervision de l’OMS et avec l’aide de partenariats bilatéraux, le pays espère pouvoir augmenter son budget en matière de prévention. Samoa se voue à l’application concrète de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé et au renforcement des soins de santé primaires. La mise en oeuvre des mesures recommandées a été rendue possible grâce au concours de l’OMS, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Compte tenu de la gravité du problème des maladies non transmissibles dans les pays du Pacifique, la représentante du Samoa attire l’attention du Comité régional sur la contradiction inhérente entre les accords commerciaux internationaux et leurs effets sur la santé. Le Dr BLOOMFIELD (Nouvelle-Zélande), félicitant le Bureau régional de l’OMS pour le travail accompli sur les maladies non transmissibles, auquel la Nouvelle-Zélande a contribué, indique que son pays s’est doté d’un certain nombre de stratégies nationales de lutte contre le cancer, contre le manque d’activité physique, pour une meilleure nutrition et sur l’usage du tabac et de l’alcool. Les stratégies sont axées sur la prévention et les soins de santé primaire. Sa délégation est en faveur du projet de plan d’action. Cependant, il considère que l’OMS n’accorde pas un degré de priorité suffisant aux maladies non transmissibles, et il doute que la cible de 2 % de mortalité en

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moins soit atteinte. Le Plan stratégique à moyen terme doit faire des maladies non transmissibles une plus grande priorité, tant pour le Siège que pour le Bureau régional, et prévoir une augmentation proportionnelle des crédits alloués à ces activités. Mme HALTON (Australie) déclare que beaucoup ne comprennent pas l’influence de leur mode de vie sur leur état de santé. Les messages relatifs aux effets nocifs du tabac et de l’exposition au soleil semblent être parvenus à leurs destinataires, même si beaucoup font la sourde oreille. En revanche, il semble que le message selon lequel la consommation d’aliments riches en graisses et le manque d’exercice sont mauvais pour la santé n’ait pas été assimilé. Les professionnels de la santé, y compris les membres du Comité régional, devraient prêcher par l’exemple et servir de modèle aux populations de leur pays. Le fardeau infligé par les MNT au Pacifique est lourd, et le Secrétariat y accorde l’attention qu’il mérite. Elle adhère pleinement au projet de plan d’action. Néanmoins, aucune réduction marquée n’a été constatée dans l’incidence des MNT, et, faute d’interventions, tous les pays de la Région vont connaître une augmentation de la morbidité et de la mortalité dues à ces maladies. Son gouvernement a pris plusieurs mesures à l’échelle nationale et continuera d’appuyer les programmes de santé publique déployés dans d’autres pays de la Région. La situation exige un investissement en moyens, en temps et en énergie et des modèles physiques auquel s’identifier. M. SAMO (Etats fédérés de Micronésie) déclare que son pays adhère aux cinq mesures proposées dans le document WPR/RC57/6, en particulier à l’élargissement des projets de démonstration. Les enquêtes STEPS ont permis aux administrations sanitaires nationales et locales de comprendre l’épidémiologie des maladies non transmissibles et de mesurer leur réussite dans la réduction de la charge liée à ces dernières. Son pays a décidé de faire des enquêtes STEPS un volet à part entière de son système de surveillance. Ces enquêtes doivent maintenant être suivies de la prise de mesures sous forme d’interventions ou de projets de démonstration. Il presse le Secrétariat d’agir avec les partenaires financiers pour mobiliser l’appui nécessaire à la réalisation de projets de démonstration. Il partage l’avis selon lequel le budget actuellement consacré aux maladies non transmissibles devrait être relevé. Mme ABEL, Rapporteur de langue française, s’exprimant en sa qualité de représentante de Vanuatu, déclare que sa délégation adhère aux mesures proposées et prescrites dans le rapport contenu dans le document WPR/RC57/6. Bien que son pays se livre déjà à de nombreuses activités de prévention et de lutte, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en matière de sensibilisation aux maladies non transmissibles, à tous les échelons de la société. L’incidence effarante de ces maladies ne sera réduite que si cette information est assimilée. Avec le concours technique et financier de la Nouvelle-Zélande, les 52 députés du pays ont été informés au sujet de la

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Convention-cadre sur la lutte antitabac et approuveront d’ici peu de nouvelles dispositions législatives. Les textes de loi relatifs à la santé mentale et à la consommation d’alcool ont également fait l’objet d’un remaniement. Depuis mars 2006, chaque mercredi, des employés des pouvoirs publics et d’entreprises privées, et des représentants de différents groupes de la société, y compris d’organisations non gouvernementales, pratiquent environ une heure d’activité physique pendant leurs heures de travail. Le projet de budget du ministère de la Santé pour l’exercice 2007 prévoit des crédits destinés au lancement d’une fondation pour la promotion de la santé, conformément à la législation relative au tabagisme. Mme PAUL (Iles Marshall) déclare que la prévalence des maladies non transmissibles dans son pays est si élevée que les personnes de plus de 35 ans sont résignées devant la perspective de devenir diabétique. Afin de modifier cette vision des choses, le ministère de la Santé a lancé un processus de planification nationale, une surveillance active, la promotion d’une mode de vie sain et de l’activité physique, et la prévention clinique. Suite à une enquête STEPS, une stratégie nationale de prévention des maladies non transmissibles est en cours de formulation. Dans l’intervalle, une approche clinique, axée sur le patient, a été adoptée, en vertu de laquelle l’on apprend aux patients à gérer leur maladie, en les informant notamment de l’importance d’une alimentation saine ou de l’observance de leur traitement. En outre, les activités d’éducation de proximité dans les communautés et les écoles s’intensifient afin de disséminer l’information sur les maladies non transmissibles et leur prévention. Ces activités ont radicalement transformé les mentalités au sein des communautés, à tel point que certains patients atteints de diabète ont pu cesser la prise d’insuline. Mme DEVAUX (France) déclare que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans la Région. Ces maladies, tout comme le diabète, sont liés à l’obésité, et ponctionnent considérablement le système de sécurité sociale. La priorité dans la lutte contre le diabète doit donc porter sur la prévention primaire, y compris l’adoption de modes de vie sains et la pratique d’activité physique. S’agissant de la promotion d’une alimentation saine, prendre pour seules cibles les enfants ne permettra pas de modifier leurs habitudes alimentaires, car ce ne sont pas eux qui achètent à manger ; de même, bien que les repas soient préparés par les femmes, les aliments servis doivent rencontrer l’agrément de toute la famille. La modification des habitudes alimentaires doit donc être acceptée à l’échelle communautaire et nationale. S’agissant de la prévention secondaire des maladies non transmissibles, une détection systématique des maladies graves parmi les populations à risque et une meilleure coordination des réseaux de santé s’imposent, avant l’apparition de complications graves.

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En Nouvelle-Calédonie, certains programmes de prévention des maladies non transmissibles sont financés par une taxe prélevée sur les produits du tabac, les boissons et les aliments sucrés. Ce système permet non seulement de lever les fonds nécessaires à ce programme, mais également de réduire la consommation de sucres et de tabac, en raison de leur prix majoré. Chacun sait à quel point il est difficile de faire changer les comportements humains. Toutefois, des études récentes réalisées en France ont montré que la prévention primaire pouvait être efficace, puisque l’augmentation de l’obésité juvénile s’y est stabilisée et que la consommation de tabac chez les jeunes y a baissé. La séance est levée à 17h34.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé