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YELLOW FEVER IN 1978 = LA FIÈVRE JAUNE EN 1978

Organisation mondiale de la santé
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YELLOW FEVER IN 1978 The year 1978 was marked by epidemics of yellow fever in Colombia and Peru in the Americas, and in Gambia and G h a n a in Africa. In addition, sporadic cases or small outbreaks were also reported from countries in the endemic zone on both continents. The total number of reported cases was twice that of 19771 (Table 1, Fig. 1 ). * See N o. 48, 1978, pp. 345-349.

LA FIÈVRE JAUNE EN 1978 L’année 1978 a été marquée par des épidémies de fièvre jaune en Colombie et au Pérou, dans les Amériques, et en Gambie et au Ghana, en Afrique. En outre, dans ces deux parties du monde, des cas sporadiques ou de petites poussées épidémiques ont également été signalés par des pays situés dans la zone d ’endémie. Le nombre total des cas notifiés a été deux fois plus élevé qu’en 19771 (Tableau 1, Fig. 1) . 1 Voir N° 48,1978, pp. 345-349.

Fig. 1 Jungle Yellow Fever in South America and Yellow Fever in Africa, 1978 Fièvre jaune de brousse en Amérique du Sud et fièvre jaune en Afrique, 1978

Epidemiological notes contai ned in this number :

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:

Diarrhoea! Diseases Control Programme, Jungle Yellow Fever, Yellow Fever in 1978. List of Newly Infected Areas, p. 312.

Fièvre jaune de brousse, fièvre jaune en 1978, programme de lutte contre les maladies diarrhéiques. Liste des zones nouvellement infectées, p. 312.

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Relevé épldém. hebd.: N» 40 . S set. 1979

Table 1. Jungle Yellow Fever in South America and Yellow Fever in Africa: Reported Number of Cases and Deaths, 1977-1978 Tableau 1. Füvre jaune de brousse en Amérique du Sud et fièvre jaune en Afrique: Nombre de cas et de décès signalés, 1977-1978 1977 Country — Pays Cases — Cas Deaths — Décès Cases — Cas Deaths — Décès 1978

Africa — Afrique Gambia — G a m b i e .................................................. G h a n a ............................................... .... .......................

_ 110

—

33

30 213

30 40

Total

..........................................................................

110

33

243

70

South America — Amérique du Sud Bolivia — B o liv ie .................................................................... Brazil — B r é s i l ......................................................................... Colombia — C olom bie .......................................................... Ecuador — E q u a t e u r .......................................................... Peru — Pérou ......................................................................... V e n e z u e la ................................................................................... 2 10 9 —

1 10 9 —

82 —

63 ----

11 27 109 1 89 3

4 7 20 1 56 3

Total

.............................................................................................

103

83

240

91

Grand Total — Total g é n é r a l ............................................ 1 Revised figures — Chiffres révisés.

2131

1161

482

161

America Two hundred and forty cases of jungle yellow fever were reported in Bolivia, Brazil, Colombia, Ecuador, Peru and Venezuela in 1978, the highest number in ten years. No cases of urban yellow fever were recorded. An epizootic outbreak occurred in Trinidad and Tobago. Bolivia . — The Health Unit of La Paz reported 11 suspected cases of jungle yellow fever, four of them fatal, in the Canton of La Asunta, Province of Sud Yungas, Department of La Paz, in March and April 1978.1 The patients were adults and agricultural workers. There was no evidence of the presence of dead monkeys in this region. B r a z il . — Brazil reported 27 cases including seven deaths, 20 of them in Parâ State, four in Goiâs and three in Roraima. The outbreak in Belterra, Parâ, was studied by the Institute Evandro Chagas of Belém with the cooperation of PAHO/WHO. The cases occurred in a region of tropical ram forest among an agricultural population living close to the forest. Transmission began in December 1977 with the rainy season and stopped in April following a vaccination campaign. Two strains of yellow fever virus were isolated from Haemagogus janthinomys mosquitos captured in the forest canopy. Yellow fever antibodies were found in four out of 69 (6%) of marmoset Callithrix argentata and one of two howler monkeys Alouatta belzebul. The same population was suffering at this same time from a widespread outbreak of illness due to Mayaro virus, an arbovirus of the genus Alphawus. The clinical symptoms of a three to five day fever with arthralgia in the extrem­ ities and a maculopapular exanthema in two thuds of cases were distinguishable from yellow fever. Fatalities were only caused by yellow fever.

Amérique Deux cent quarante cas de fièvre jaune de brousse ont été notifiés par la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l’Equateur, le Pérou et le Venezuela en 1978, soit le chiffre le plus élevé depuis dix ans. Aucun cas de fièvre jaune urbaine n ’a été enregistré. Une épizootie s’est produite à Trinité-et-Tobago. B o l iv ie . — Le Service de Santé de La Paz a signalé 11 cas suspects de fièvre jaune de brousse, dont quatre mortels, dans le canton de La Asunta, province du Sud Yungas, département de La Paz, en mars et avril 1978.1 Les malades étaient des travailleurs agricoles adultes. La présence de singes morts n ’a pas été observée dans cette région. B r é s il . — Vingt-sept cas, dont sept mortels, ont été signalés (20 dans l’Etat de Parâ, quatre dans l’Etat de Goiâs et trois dans l’Etat de Roraima). L ’épidémie qui s’est produite à Belterra (Etat de Parâ) a été étudiée par l’Institut Evandro Chagas, de Belém, avec la collaboration de l’OPS/OMS. Les cas se sont produits dans une région de forêt tropicale humide, parmi des ruraux vivant à proximité de la forêt. La transmission a commencé en décembre 1977, avec la saison des pluies, et s’est interrompue en avril, à la suite d ’une campagne de vaccination. Deux souches de virus amaril ont été isolées chez des moustiques Haemagogus janthinomys capturés dans les cimes des arbres. Des anticorps spécifiques ont été décelés chez quatre ouistitis Calluhrix argentata sur 69 (soit 6%) et chez un des deux singes hurleurs Alouatta belzebul examinés. La même population était à la même époque touchée par une vaste épidémie de maladie due au virus de Mayaro, arbovirus du genre Alphavirus. Les symptômes cliniques d ’une fièvre de trois à cinq jours, s’accom­ pagnant d ’une arthralgie dans les extrémités et d ’un exanthème maculopapulaire dans les deux tiers des cas, permettaient de dis­ tinguer cette affection de la fièvre jaune. Les cas mortels étaient uniquement imputables à la fièvre jaune. Il faut se souvenir qu’une épizootie de fièvre jaune accompagnée de cas humains s’est déclarée dans l'Etat de Goiâs en 1972 et a ensuite gagné l'Etat de Mato Grosso et l'ouest de l'E tat de Minas Gérais en 1973, en suivant l ’itinéraire classique du sud qui semble se reproduire tous les six à dix ans au Brésil. C o l o m b ie . — Quelques cas épars se sont produits dans différents départements en 1978 2 mais le principal foyer s’est localisé dans le département du N one de Santander, au nord du pays (Tableau 2). L ’épidémie s’est produite dans la vallée du Catatumbo et le long de la frontière vénézuélienne Les derniers cas de fièvre jaune de brousse sont apparus dans cette région il y a 23 ans aux abords de La Mercedes, une localité située à quelque 60 km. Au cours des dix dermères années, cette région de forêt tropicale humide a reçu un afflux de colons qui, actuellement au nombre d ’une dizaine de milliers, forment une population très clairsemée* 1 Voir N° 28. 1978, p. 208. * Voir N “ 31, 1978, p. 233, N» 33, 1978, p. 251.

It should be remembered that an epizootic of yellow fever ac­ companied by human cases started in Goiâs m 1972 and spread to Matto Grosso and the western sections of Minas Gerais in 1973, following the classical southward pathway which seems to occur every six to ten years in Brazil. C olombia. — Some cases were scattered in different departments in 1978 2 but the principal focus was in the northern part of the country in the Department of Norte de Santander (Table 2 ). The outbreak occurred in the Catatumbo river area and along the Venezuelan border. The last cases of jungle yellow fever in this region occurred 23 years ago on the outskirts of La Mercedes, a locality about SO km away. This region is tropical ram forest where, in the past ten years, there has been an influx of settlers who now constitute a population of some 10 000 in a very sparsely inhabited and inaccessible zone. 1 See No. 28, 1978, p. 208. >See No. 31, 1978, p. 233, No. 33, 1978, p. 251.

WUy Epldem. B te j No. 40 - S Oct. 1979

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The outbreak in which there were 103 cases, started during the last week of May and subsided during the last week of July (Fig. 2 ). Twenty patients died, 13 of which had characteristic histopathological lesions of the liver. The other suspected cases had signs of typical haemorrhage and the sera of several o f them had haemagglutination-inhibition and complement-fixation titres compatible with recent yellow fever infection. The distribution o f cases by age and sex showed a majority of adult males (Table 2 ), most of whom were fanners and wood-cutters. Other persons who were infected, including children under five years of age, had some connection with forested areas. There was an epizootic affecting howler monkeys in the region of the frontier with Venezuela in the Catatumbo valley.

et installée dans une zone inaccessible. L ’épidémie, au cours de laquelle on a dénombré 103 cas, a commencé pendant la dernière semaine de mai pour ne s’achever que pendant la dernière semaine de juillet (Fig. 2 ). Vingt malades sont morts parmi lesquels 13 avaient au foie des lésions histopathologiques caractéristiques. Les autres cas suspects présentaient des signes d ’hémorragie typique et, dans plusieurs cas, les épreuves sériques révélaient des taux d’inhi­ bition de l’hémagglutination et de fixation du complément compa­ tibles avec une infection amarile récente. La répartition des cas par âge et par sexe indiquait une majorité d ’hommes adultes (Tableau 2) dont la plupart étaient agriculteurs ou bûcherons. Les autres malades, y compris des enfants de moins de cinq ans, s’étaient trouvés en contact avec les régions boisées. Une épizootie frappant les singes hurleurs s’était également produite aux confins du Venezuela, dans la vallée du Catatumbo.

Fig. 2 Dates of Onset of the Cases of Jungle Yellow Fever in the Department of Norte de Santander, Colombia, 1978 Date d'apparition des cas de fièvre jaune de brousse dans le Département du Norte de Santander, Colombie, 1978

Table 2. Percentage Distribution, By Age and Sex, of Cases of Jungle Yellow Fever in the Department of Norte de Santander, Colombia, 1978 Tableau 2. Répartition en pourcentage, par âge et par sexe, des cas de fièvre jaune de brousse dans le Département du Norte de Santander, Colombie, 1978 Males — Masculin Ajge Sex — Sexe Number — Nombre % Number — Nombre % Females - - Féminin

5 ...................................................................................... 5 - 1 4 .................................................................................. 1 5 - 4 4 .............................................................................. 45-64 .............................................................................. 65 and -I------ 65 et p lu s .................................................... Age unknown — Age i n c o n n u ...................................

_ 8 49 8 1

3

78 48.0 7.8 1.0 2.9

3 7 19 4 —

2.9 6.9 18.6 3.9 —

Total

..............................................................................

69

67.6

33

32.4

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Every case was studied to determine the date and place of ex­ posure in order to ensure the absence of urban yellow fever. A strict sanitary cordon was set up to control population movement and a field hospital was installed in the epidemic area. Yellow fever vaccine was administered to 250 000 persons to protect all urban and rural populations in the epidemic zone o f about 10000 km2. Eradication of Aedes aegypti mosquitos was undertaken in urban areas of this zone. This was the most, significant of the reported outbreaks of yellow fever in the Americas because of its size and the potential danger of it taking root in A. aegypti infested urban areas. Urban yellow fever has not been seen in Colombia since 1929, when the last outbreak was reported among the population of El Socorro (San­ tander). The A. aegypti eradication campaign which was launched in the Americas in 1947 was at first a remarkable success but has been compromised by reinfestations which began to appear in 1965 (Fig. 3). The campaign to eradicate A . aegypti in Colombia was begun in 1950 and eradication was believed to have been achieved by 1960. However, in 1962, the city of Cücuta near the Venezuelan border was found to be reinfested. Despite the measures taken it has not been possible to eliminate A. aegypti from this city and neighbouring towns. In 1969, it was discovered that the principal seaports on the northern coast had been reinfested and, by 1978, it became evident that all parts of the country that had been infested in the past were now reinfested. Following the reinfestation, a dengue outbreak causing about 500 000 cases occurred in the

Tous les cas ont été étudiés afin de déterminer la date et le lieu de l’exposition, de manière à s’assurer qu'il ne s'agissait pas de fièvre jaune urbaine. Un cordon sanitaire strict a été établi pour contrôler les déplacements de population et un hôpital de campagne installé Hans la région touchée par l'épidémie. Quelque 250 000 personnes ont été vaccinées afin de protéger l ’ensemble des populations urbaines et rurales dans les 10000 km2 de la zone d ’épidémie. L ’éradication des moustiques Aedes aegypti a été entreprise dans les régions urbaines de cette zone. Il s’agit des poussées épidémiques de fièvre jaune les plus impor­ tantes qu’on ait signalées dans les Amériques de p ar la superficie de la zone touchée et le risque d ’installation dans les régions urbaines infestées par A. aegypti. La fièvre jaune urbaine n ’a pas été observée en Colombie depuis 1929, époque à laquelle la dernière épidémie a été signalée parmi la population d ’El Socorro (département de Santan­ der). La campagne d ’éradication d ’A. aegypti qui a été lancée dans les Amériques en 1947 remporta d ’abord un grand succès mais fut ensuite compromise par des réinfestâtions apparues à partir de 1965 (Fig. 3). La campagne visant à éradiquer A . aegypti en Colombie a débuté en 1950 et, en 1960, on la croyait terminée. Toutefois, en 1962, on s’est aperçu que la ville de Cücuta (près de la frontière vénézuélienne) était réinfestée. Malgré les mesures prises, il n ’a pas été possible d ’éliminer A. aegypti de cette ville et des localités environnantes. En 1969, on a découvert que les principaux ports de mer de la côte septentrionale avaient été réinfestés et, en 1978, il est apparu clairement que toutes les régions du pays jadis infestées étaient désormais réinfestées Peu après cette réinfestation,

Fig. 3 Status of the Aedes aegypti Eradication Campaign in the Americas, December 1977 Situation de la campagne d’éradication A’Aedes aegypti Hans les Amériques, décembre 1977

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northern coastal region in 1971-1972. A second outbreak occurred in the Magdalena valley in 1975-1976. In both outbreaks, virus type 2 was first isolated and later, type 3. Dengue is now endemic in northern Colombia. It is known that yellow fever antibodies do not protect against dengue but it is uncertain whether dengue anti­ bodies can protect against yellow fever virus infection.

une épidémie de dengue provoquant environ 500 000 cas s’est produite dans la région côtière septentrionale en 1971-1972. Une deuxième poussée s’est produite dans la vallée de la Magdalena en 1975-1976. Dans les deux cas, on a d ’abord isolé le virus du type 2 puis, ultérieurement, du type 3. La dengue est désormais endémique en Colombie septentrionale. On sait que les anticorps amarils ne protègent pas contre la dengue mais on ne sait pas encore exacte­ ment si les anticorps de la dengue peuvent protéger contre l'infection due au virus amaril. E quateur. — Un décès imputé à la fièvre jaune a été signalé dans la province de Napo en avril 1978. P é r o u . — Le chiffre le plus élevé en 30 ans, notifié en 1977, est pratiquement resté le même en 1978 (89 cas). Deux départements situés sur le versant oriental des Andes ont été à nouveau les plus touchés: Ayacucho (25 cas) et Junta (49 cas). La maladie s’est manifestée de février à juin, principalement dans la province de La Mar du département d ’Ayacucho et dans la province de Chan­ chamayo du département de Junta.

E cuador . — One death suspected to be caused by yellow fever was reported from Napo Province in April 1978. P e r u . — In 1977, Peru reported the largest number of cases in the last 30 years. The number of cases (89) was almost the same in 1978. Two departments on the eastern slopes of the Andes were again the most involved; Ayacucho (25 cases) and Junta (49 cases). Cases occurred from February to June mainly in La Mar Province of Ayacucho Department and Chanchamayo Province of Junta Department.

V enezuela . — Between July and October 1978, three deaths were notified from Mérida State which is close to the Colombian border. These human cases have been associated with deaths in monkeys which apparently began at the time of the outbreak in Colombia.

The yellow fever epizootic wave, which appeared in 1978 in Colombia, had already emerged in the Catatumbo River basin, Zulia State, in mid-1977. It spread to the north-east and south­ east of Maracaibo Lake to Zulia, Trujillo, Mérida and Tâchira States. This natural focus had not affected humans since 1955. In Venezuela, the epizootic wave has so far been detected in connection with human cases in Mérida State in the foothills of the Andes, where the three fatal cases occurred. These cases were confirmed by histopathological examination of the liver. Monkeys found in the place in which the human cases were infected proved positive to haemagglutination tests. The area affected by the present epizootic of yellow fever covers 128 100 km2. The estimated population as of 1 July 1978 was 3 362 512 inhabitants, and between 1941 and 30 November 1978 a total of 2 977 887 vaccinations and revaccinations were given. Thanks to these vaccinations, many of the rural inhabitants of the area did not contract the disease, for which specific treatment is still considered unavailable. It was also possible to confirm the evidence of the yellow fever epizootic wave through serological examinations of 44 howler monkeys captured in various localities in the area; eight of these (18.2%) showed H I antibodies, with titres above 1:20. T rinidad and T obago. — In November 1978, an epizootic in monkeys with some deaths was reported in the Guayaguayare forest in south-east Trinidad. Yellow fever virus was isolated from the brain of one dead monkey and from one of three pools of Haemagogus mosquitos. Other forested areas in the south of Trinidad were found infected. No human case was detected in 1978 (ten were reported in 1979). Surveillance of fevers of unknown origin was immediately reinforced. With the assistance of WHO, vaccination of the population at risk was expanded and 80000 doses of vaccine were given. A . aegypti eradication was intensified.

V enezuela. — Entre juillet et octobre 1978, trois cas mortels ont été notifiés dans l’Etat de Mérida, proche de la frontière colom­ bienne. Ces cas humains ont été associés à des décès survenus chez des singes, au moment semble-t-il de la poussée observée en Colombie. L ’épizootie de fièvre jaune qui s’est déclarée en Colombie en 1978 avait fait son apparition dans le bassin du fleuve Catatumbo, Etat de Zulia, dès le milieu de 1977. Elle s'est propagée au nord-est et au sud-est du lac de Maracaibo pour gagner les Etats de Zulia, Trujillo, Mérida et Tâchira. Ce foyer naturel avait épargné l’homme depuis 1955. Au Venezuela, l’épizootie a été détectée jusqu’ici à l’occasion de cas humains survenus dans l’Etat de Mérida dans les contreforts des Andes, où ont été enregistrés les trois cas mortels. Ces cas ont été confirmés par un examen histopathologique du foie. Les résultats d’épreuves d ’hémagglutination se sont révélés positifs chez des singes trouvés à l'endroit où s'étaient produits ces Cas hum ains.

La zone touchée par l’épizootie actuelle de fièvre jaune couvre 128100 km2. Au 1er juillet 1978, le chiffre estimatif de la population de cette zone s’établissait à 3 362 512 habitants, le total des vaccina­ tions et revaccinations administrées entre 1941 et le 30 novembre 1978 étant de 2 977 887. Grâce à ces vaccinations, la plus grande partie des habitants des campagnes n'ont pas contracté la maladie pour laquelle on ne dispose encore d ’aucun traitement spécifique. L ’existence de l’épizootie a également pu être confirmée par des examens sérologiques de 44 singes hurleurs capturés dans différentes localités; pour huit d’entre eux (18,2%) on a observé un titre d’anti­ corps IH supérieur à 1: 20. T rinité-et-Tobago. — En novembre 1978, une épizootie entraînant la mort de quelques stages s’est produite dans la forêt de Guayaguayare, au sud-est de la Trinité. Le virus amaril a été isolé dans le cerveau d ’un singe mort et dans l’un des trois lots de moustiques Haemagogus. On s’est aperçu que d’autres régions boisées du sud de la Trinité étaient infestées. Aucun cas humain n’a été dépisté en 1978 (mais dix cas ont été signalés en 1979). La sur­ veillance des fièvres d ’étiologie inconnue a été immédiatement renforcée. Avec l’aide de TOMS, on a intensifié la vaccination des populations exposées et administré quelque 80 000 doses de vaccin. L ’éradication d’A . aegypti a également été intensifiée. A une occasion, en 1959, une épizootie de fièvre jaune chez des singes a conduit à la découverte d ’un cas humain unique dans le comté de Nariva-Mayaro, au sud-est de Tile. En 1954, une épidémie étendue de fièvre jaune s’était produite parmi les singes hurleurs des forêts de Test et du sud de la Trinité (il n ’y a pas de singes sauvages à l’ouest et au nord-ouest). A cette époque, on enregistra une importante épidémie chez l’homme dont toute l ’ampleur n ’a pas été mesurée. Quinze cas humains ont été confirmés par isolement du virus entre avril et octobre 1954. Sur des critères épidémiologiques, trois infections humaines ont été attribuées à A . aegypti.

On a previous occasion, in 1959, an epizootic of yellow fever in monkeys led to the discovery o f a single case of the disease in man in Nariva-Mayaro County in the south-eastern part of the island. In 1954, there had been an extensive epizootic of yellow fever among the howler monkeys in the forests of east and south Trinidad (there are no wild monkeys in the west and north-west). There was a widespread epidemic in humans at that time but the entire extent is not known Fifteen human cases were confirmed by isolation of the virus between April and October 1954. On epidemiological grounds three human infections were attributed to A . aegypti.

(This report will be concluded in WER No. 411On trouvera la conclusion de ce rapport dans le REH N° 41.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé