ïCOMITE CONJOIM DU PROGRAMME PROGRAMME DE LUTIE CONTRE L'ONCHOCEBCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST Neuvième session, Dakar, Sénêga1 29 novembre - 2 décembre 1988 RAPPORT TABLE DES MATIERES 1. OUVERTURE DE LA SESSION 2. ELECTION DU BUREAU 3. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 4. ADoPTIoN DU RAPPoRT DE LA HUITIEME SESSIoN DU CoMITE CONJoINT DU PROGRAMME JPc/9 Pages 2 3 3 27 28 29 30 33 37 4o 41 4z 43 57 5 OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTES RAPPORT DU ÇOMMTSSAIRE AUX COMPTES PLAN D'ACTroN ET BUDGET DU PRoGRAMME POUR lggg FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMTQUE QUEST]ONS DTVERSES 76. DATE ET LIEU DE LA DIXIEME SESS]ON 77. CLOTURE DE LA NEUVIEME SESSION ANNEXE I .- ORDRE DU JOUR ANNEXE II - LISTE DES PARTICIPANTS ANNEXE III - FONDS DE L'ONCHOCERCOSE 3 3 4 4 6. RAPPoRT D'AoTIVITE DE L'oRGANISATIoN MoNDIALE DE LA SANTE PouR 1988 RAPPORT DU COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS 7. RESULTATS DES ESSAIS DE L'IVERMECTINE B. DEVOLUTION 9. RAPPORT D'ACTIVITE SUR LE PROJET DE CHIMIOTHEÀAPIE DE L'ONCHOCERCOSE 10. PLAN DIOPERATIONS MODIFIE POUR LE RESTE DE LA TROISIEME PHASE ET APPROBATION DU PLAN 76 20 23 11. 72. 13. 14. 75. I J JPc/9 page 2 1. OUVERTURE DE LA SESSION: point 1 de l'ordre du jour 1.1 La neuvième session du Comité conjoint (CCP) du Programme de Lutte contreI'Onchocercose (OcP) en Afrique de l'ouest s'est tenue à i'Hotet reranga, àDakar (Sênégal) du 29 novembre au 2 dêcembre 1988. L'Arabie saoudite, ia Banque africaine de Dêveloppement, 1a Belgique, 1e Bênin, 1e Burkina Faso, 1e canada,Ia Côte d'Ivoire, 1a Commission des Communautés européennes, les Etats-Unisd'Amérique, Ia France, le Ghana, 1a Guinée, Ia Guinée-Bissau, l'rtalie, leJapon, Ie Mari, re Niger, 1a Norvège, Ies pays-Bas, 1a République fédérared'Allemagne, 1e Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, le Sénêga1,Ia Siema Leone, Ia Suisse et 1e Togo êtaient représentês ainsi que Ies Agenàesparrainantes : le Progrsmme des Nations Unies pour Ie Dêveloppement (pNUD),1'Organisation des Nations Unj-es pour lrAlimentation et I'Agriculture (feôj, 1aBanque mondiale et 1'Organisation mondiale de 1a Santê (OMS}, agence chargée deI'exécution du Programme. Des membres du Comitê consultatif d'Experts (CCn) etdu Groupe écologique (GE) ainsi qu'un représentant de I'Institut français deRecherche scientifique pour Ie Développement en Coopération (ORSTOtrl) àntégalement assisté à la session. LtAutriche, 1a République de Corêe et 1e Comitéd'Experts du Mectizan avaient envoyé des observateurs. On trouvera Ia liste desparticipants en Annexe II. t.2 La cérémonie inaugurale a eu lieu au Centre international du Commerceextérieur du sênégaI (crcEs) où, après une all_ocution liminaire de SonExcellence M. Maurizio Moreno, Ambassadeur d'Italie au Sénégal, représentant lePrésident de Ia huitième session du CCP tenue à Rome en 1987, Son ExcellenceM. Abdou Diouf, Prêsident de ra Rêpublique du Sénégal, s'est adressé auxparticipants en présence des membres de son Gouvernement, du Corps diplomatique,de 1'Assemblée nationale, du Conseil êconomique et social et des collàctivitéslocales. 11 s'est félicité des rêsultats obtenus par 1'OCP et de la générositédes Donateurs. I1 a exprimé sa détermination à promouvoir I'objectif final duProgramme au Sênéga1 et dans les autres pays africains ainsi que dans I'ensemblede la comnunauté internationale, invitant instamment Ie personnel national etinternational du Progrqmme à persévérer dans Ia poursuite de cet objectif.Notant que Ia neuvième session du CCP devait accorder une attention particulièreà Ia question de la dêvolution et à celle de 1a prêparation de projets dedêveloppement socio-êconomique dans les pays couverts par Ie programne, 1ePrésident a dêcIaré que ces questions devaient être traitêes sereinement en vuede trouver des solutions pratiques et durables dans lrintêrêt des populations touchêes. 1.3 Le Directeur de 1'0CP a remerciê le Président de 1a Rêpublique du rô1equ'iI joue personnellement dans 1e dêveloppement du Progrsmme, nentionnant notnmment à ce propos I'envoi de lettres à une vingtaine de membres de 1a communautê des Donateurs pour tes prier de continuer à apporter un soutien auProgrnmme, et I'a félicité des dispositions prises pour faciliter Ies activitésde 1'0CP au Sênégal. Le Directeur gênêra1 adjoint de 1'OMS a transmis les salutations du Directeur généra1 au Président et formulê des voeux pour le succès de 1a session, remerciant Ie Gouvernement et Ie peuple sénêgalais de leurhospitaritê et exprimant la fierté que le progremme inspire à r'oMS. 11 aégalement remerciê Ie Prêsident de 1a République des efforts dêptoyés pourfaciliter I'extension de I'aire initiale de 1'OCP et souligne fà côffaÈoration exemplaire établie entre les Donateurs et les Pays participants ainsi que le soutien inêbranlable au Progrnmme apporté par 1es Agences parrainantes. l. f 5rPc/9 page 3 2. ELECTION DU BLIREAU : Point 2 de lrordre du jour 2.L Son Excellence Mne Thérèse King, Ministre de 1a Santé publique du Sénégal, a été êIue Prêsidente et M. J. M. Corijn, Directeur adjoint àe ta Coopération multilatérale au Dêveloppement, pays-Bas, Vice-président. 3 ADOPTTON DE L'ORDRE DU JOUR : point 3 de I'ordre du jour (docunent Jpc9.1) L'ordre du jour a étê approuvé sans comnentaire (Annexe I).3.1 4. ADoPTToN DU RAppoRT DE LA HUTTTEME sESSroN DU coMrrE coNJonrr DU PROGRAMME : poinr 4 ae t,ordre du jour (document JpC/g) 4.1 Le rapport de Ia huitième session du CCP a êté adopté sans commentaire. OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTESjour : Point 5 de I'ordre du 5.L Le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement,prenant la parole en qualité de Président du CAP, a déclaré qu'iI elàit opportunà ni-chemin de la troisiène Phase de 1'0CP de faire Ie point de la situation etde rêfléchir à la direction future du programne. 5.2 Les trois problèmes auxquels avait été confronté I'OCp au début de 1987, àsavoir 1a propagation de la résistance au téméphos, Ia chute rapide du cours dudollar des Etats-Unis et lrincertitude au sujet de 1'utilité de f ivernectineont êté largement surmontés. L'emploi en alternance de plusieurs larvicides sousune surveillance rigoureuse a permis de maîtriser la rélistance. La politiqueénergique de réduction des dépenses appliquée par 1'OCP et 1a réponse positivedes Donateurs à 1a denande d'un soutien rinancier supplênentaire ont atténué lacrise financière. Enfin, la possibilité d'utiliser iiivermectine pour letraitement focal à grande êcheIIe a été mise en évidence par les essais sur Ieterrain. 5.3 Le cAP s'est décrarê optimiste quant à l'avenir de l'gcp, 1e progranmedisposant naintenant de 1a plupart des moyens dont iI a besoin : une structurede gestion efficace et fonctionnelle, une gÊrnme suffisante de larvicides àutiliser en alternance pour maîtriser Ie problème de la rêsistance et unmicrofilaricide à durée d'action prolongée capable d'atténuer 1es souffrancesimmédiates et d'él-iminer les risques de cécitê encourus à longue êchéance parIes personnes infectêes. 5.4 Le cAP a toutefois quatre grands sujets de préoccupation en ce quiconcerne }'avenir : 1e déficit financier, 1e p"o"è""r-," de dévolution, 1edéveloppenent socio-êconomique des zones où I'onchocercose a étê maîtrisée et 1arecherche d'un macrofilaricide. 11 a exprimê 1'espoir que le CCp accorderait1'attention mêritêe à ces questions et trouverait des solutions constructives. 5'5 Conbler Ie déficit budgétaire de US $21 millions prévus pour Ie reste de1a phase III constituera une tâche majeure. 11 a été fait appel aux ,'Donateurstraditionnels" pour qu'i1s fournissent 1a plus grosse partie des fondsadditionnels requis. De p1us, 1a Banque mondiale recherche activement Ie soutiende nouveaux Donateurs, ainsi quten témoigne 1a présence à 1a session de deuxnouveaux Donateurs éventuels venus en qualité d'observateurs. L'oCp continueégalement de chercher des moyens de réduire res dépenses du progrqmme. ll JPc/9 paSe 4 5.6 La dévolution a été I'un des principaux points à I'ordre du jour de toutesles dernières réunions de I'OCP. Jusqu'à une date récente Ia lutte contre1'onchocercose reposait essentiellement sur 1'épandage aérien de larvicides -tâche complèxe qui devait bênéficier d'une gestion centralisée avec une coordination régionale et qui a êté exécutée par 1'ocp pour 1es paysparticipants. Le traitement focal limité par trivermectine, entreprj.s sur 1abase des donnêes de surveillance épidémiologique, est devenu une réa1itê et lesPays participants assument de plus en plus la responsabilité de cette opération.La notion de dévolution a êvoluê et dêsigne maintenant une participation nationale progressi.ve à la lutte contre I'onchocercose, 1a surveillanceépidêmiologique de lronchocercose et le traitement par f ivermectine êtantgraduellement pris en charge par les systèmes de santê publique nationaux etintêgrés aux activités de lutte contre d'autres natadies parasitaires. 5,7 Le cAP avait proposé une stratégie à long terme pour re dêveloppement socio-écononique, approuvée par Ie CCp à sa septième session en 1ÿ86. cette stratêgie prévoyait I'exécution de deux êtudes prêparatoires : une êtude rêgionale ayant pour but d'identifier les zones où 1'onchocercose a êtê maitrisée et qui présentent de bonnes possibilités de développement, et uneêtude régionale sur les expériences faites en matière de repeuplement desterres. La première, l'étude Hunting, a êté achevêe et 1e rapport en estdisponible. La deuxième est en train de démarrer. En un troisième temps des analyses en profondeur seront menées au niveau national en vue de fornuler desplans de développement spécialement destinês aux zones où 1'onchocercose a éténaltrisée. 11 importe que les propositions d'investissement qui en découleront soient portées à lrattention des institutions nationales s'occupant de laplanification du développement et soient examinées, s'il y a liàu, lors defutures rêunions de Groupes consultatifs ou de Tables rondes. 5.8 Un nacrofilaricide efficace contribuerait considérabtement au succès àlong terme de 1'OCP. Bien que lrenthousiasne manifesté pour f ivermectine soitjustifié' Ie traitement doit être rênouvelé annuellement, et la nécessité, audépart' de superviser Ia dlstribution augmentera les dêpenses gênérales etimposera un fardeau supplémentaire à I'OCP et aux systèmes nationaux de santépublique. 6. RAPPORT DTACTTVTTE DE L'ORGANISATTON MONDTALE DE LA SANTE pouR 1ÿgg :Point 6 ae t'ordre du jour (document JpC9.2) RAPPORT DU cOMrrE CONSULTATTF D'EXPERTS : point 7 de I'ordre du jour(docunent JPC9.3) 6.L Le Directeur du progrsmme s'est déc1aré sensible aux marques de considêration du Directeur gênéraI de I'OMS qui a exprimê ses regrets de nepouvoir assister à Ia session et s'ést fait représenter par Ie Directeur généra1adjoint, le Dr Abdelmounène, qui a toujours manifesté un grand intérêt pour1'0cP. Le Directeur du Programme s'est également fêlicitê de voir que leProfesseur Monekosso, Directeur régional de ItOMS pour 1'Afrique était présent àDakar comme il l'avait étê à Rome en L987. La présence de deux fonctionnaires desi haut rang de 1'0MS êtaient 1a preuve manifeste de f intérêt delrOrganisation. JPC/9 page 5 6.2 Le Directeur du Programme a dêclaré que 1988, ainsi que Ie laissait entendre la déclaration du Président du CAP, avait étê, juÀqu'ici, 1a meilleure annêe du Programme, malgré 1a pluviomêtrie ta plus forte jamais enregistréedepuis l0 ans dans certaines partles de la zone du Progranme, ce qui a eu poureffet de "ranimer" plusieurs cours d'eau pour la première fois dans 1'histoirede 1'OCP et de rendre nécessaire une extension des opérations larvicides. Leproblème posé par la rêsistance des larves de simulies a étê très efficacement rêsolu par lrutilisation en alternance de têméphos, de chlorphoxime, de BacillusthuEingiensis H-14 (8.!. H-14), de permêthrine et de carbosutrarr. oe pi"", Ë.aËau dosage plus prêcis des larvicides te Programme a pu en util-iser de moinsgrandes quantitês et ainsi réaliser des économies. Lrivermectine étant devenudisponible en octobre 1987 pour des essais initiaux dans le cadre du programme,lrUnité d'Evaluation épidêmiologique qui, jusqu'en 1ÿB/, s'étàit ."".rrti.rrement occupêe de surveiller les effets des opérations larvicides, a coopêrê avec 1esservices des onze pays pour étendre Ia distribution du médicanent. Les rêsultats obtenus sont d'aiIleurs encourageants. Des progrès ont également êtéenregistrês par ta petite Unité de Développetrent socio-êcànomique, dont le CCp adécidé qu'e1Ie devait être placée sous I'autorité directe du CAp ; des étudesont êté entreprises, coordonnées par Ia Banque mondiale avec 1'assistance dupersonnel du Programme. 6.3 11 ne sragit nulrement de donner I'impression que re programme nerencontre aucune difficulté. L'Ocp, qui intervient maintenant sur unesuperficie totale de plus d'un million de kilomètres carrês, avec 50 OOO kms decours d'eau. doit évaluer 1es progrès accomplis. 11 se doit égalemàntd'assurer la surveillance d'une zône comptant quelque 25 nillions d,habitantsdont certains sont encore atteints dtonchocer"o"" at d'autres sontcontinuellenent exposés à f infection, et ceci dans des conditions financières,socio-économiques et climatiques variant sans cesse. pour s'acquitter de satâche, Ie Programme dispose d'environ un millier de collaborateürs regroupantune trentaine de nationalités et d'un budget assez serrê. En dépit d'in meitleurtaux de change, i1 a fallu appliquer les Àesures d'austêritê financière (etautres mesures d'économie mentionnées en 1987) et opêrer des rêductions dans repersonnel. chaque année, une réunion généra1e de tâut Ie personnelprofessionneL de I'ocP est organisêe. De plus en plus fréquemment, de petitsgroupes se rencontrent pour échanger des idêes et formuler des proposiiionsconcernant les aspects techniques et êconomiques des activités, ainsi que 1esmoyens à mettre en oeuvre pour parvenir à une gestion prus rigoureuse. 6.4 Pour donner une note plus positive et pour répondre à ceux quis'inquiètent de savoir s'i1 sera possible de àispose" d'irr."r"ctine de façoncontinue. i1 faut signaler qu'une rêunion avec Ià direction du fabricant aconfirmê que celui-ci. fournirait gratuitement 1e médicanent à tous 1es paysayant des programmes de lutte contre I'onchocercose (et pas seulement à l,OCp),aussi longtemps qu'i1s en auraient besoin. 6's 11 a été annoncé que trois hauts fonctionnaires de 1'ocp allaientprochainement quitter 1e progranme. 11 sragit de M. Marr, chef du Bureau deLiaison de 1'0CP au Siège de 1'0MS et qui connaît le progrsmme et la maladiemieux que quiconque. 11 prend sa retraite après avoir paÀse 18 ans en Afrique der'ouest ; le Dr Philippon, quant à lui, retourne chez gRSTROM, après s,êtreoccupé de lutte antivectorielle au Burkina Faso et au centre de Recherche surl'Onchocercose à Bouaké, avant de faire partie du progranme, en 19Bo ; enfin,M' Pharand, qui avait été chargé en 1ÿ86 de la ai.rriclre question de la gestionfinancière, et qui suivait de près 1es problèmes administratifs, ainsi que 1esfluctuations des monnaies' quiitera aussi 1e Programme en lg}g. ri convient aeleur rendre hommage pour leur efficacité et leur dévouement exemplaires. JPC/g paSe 6 Lutte antivectorielle. rés istance réi.nvasion et situation entomoloqique 6.6 Lutte antivectorielle : L'évènemen t majeur de I'année a étê I'inclusion de1a zone d'Extension Sud et du bassin du Sénêga1 au Mali ainsi que 1e nord de laGuinée dans le pêrimètre des traitements larvicides rêguliers. Cette inclusion a êté réalisée confornénent au plan d'action révisé en 1ÿB/ et dont Ia versionfinale était en fait moins anbitieuse. De ce fait et du fait du traitementsélectif de 1a "frange occidentale" en Guinêe, Ia longueur totale des coursd'eau sous traitement a auguenté drun tiers. Des études sélectives ont êté menêes dans le reste de Ia zone d'Extension Ouest. La forte pluviomêtrie a entraînê une augmentation imprêvue de 1'emploi des larvicides, et rendudifficile 1'évaluation entomologique, les sites êtant inaccessibles. Elle aégalement entraîné une augmentation de Ia reproduction et de lractivitê de simulies. La résistance a persistê dans certaines parties de 1a zone centrale. 6.1 _Une rêsistance au têmêphos est apparue dans 1a zone d'Extension Ouest,dans 1e bassin du sénégaI au Mali à partir du mois de mars, puis sur lesprincipaux affluents du fleuve au MaIi et en Guinêe en août. Néannoins, il a étépossible dry faire face grâce à des traitements larvicides aériens appropriés età 1a surveitlance de Ia sensibilitê des simulies aux insecticides. En outre Iastratégie, expérimentêe en l9B6-L987 de lralternance des cinq insecticides actuellement disponibles, s'est rêvêlée très précieuse pour surmonter reproblème. Grâce à 1a têlétransmission des données hydrologiques et à Ia radio-trensmission ordinaire rêgulière d'autres données, il est parfois possibled'interrompre sans risque les traitements, d'où des êconomies en larvicides et en heures de voI. Diffêrents scenari utilisant différents larvicides ont étéêlaborês pour chaque bassin fluvial et sont constÊmment réajustés compte tenu dela saison, de I'espèce vectrice, du risque de rêsistance et drautres para-mètres.En résumê, i1 a été possible de surmonter pleinement le probrème de 1â résistance dans des conditions très défavorables ; bien qu'el1e soit rl,atente[dans presque toute I'aire du progranme, 1a rêsistance n'a eu aucun effetépidémiologique. Aucune résistance à d'autres insecticides, hormis celle autêmêphos, n'ê êté décelêe chez ltespèce savanicole S. damnosum ; la rêsistance àIa chlorphoxime n'a touchê que les espèces forestièr-es et aucun cas de résistance aux autres composés nrest connu. 6.8 La réinvasion qui est habituelle sur 1es pourtours de I'aire initiale a êtê particulièrement prononcêe et prolongée. ce phênomène a provoâue r-a-plupart des cas de recrudescence des populations de simulies. Dans Ia zone centrale, une réinvasion précoce srest produite sur Ie Bou et Ia Marahouê enCôte d'Ivoire et aux confins ivoiro-burkinabés sur la Leraba. Certaines partiesdu haut bassin du Sassandra en Côte d'Ivoire ont êté réenvahies en mai, avant même la reprise des êcoulements. Bien qu'atténuée par re traitement duhaut Niger, la rêinvasion des vallées du Baoul-ê et de 1a Bagoé au Mali a étéintense et a colncidé avec la rêinvasion de la haute Guinée, tendant ainsi à confirmer le rôLe des sources situées en Sierra Leone dans la réinvasion de 1afrange occidentale de I'aire initiale du Progrqmme. Des vagues de réinvasion se sont produites exceptionnellement tard (jusqu'en octobre) sur Ie Baoulé et la Bagoé au Mati. Le traitenent des sources présumées de la réinvasion dans le suddu Togo a été êtonnsmment efficace et a permis d'empêcher la rêinvasion du norddu Togo et du nord-ouest du Bénin. JPc/9 page 7 6.9 Si lron excepte Ies vallées occidentales infestêes, lrintensitê de Ia transmission de 1'Onchocercose dans I'aire initiale du Progrnmme nra pas été touchêe par ces phênomènes et les opêrations de lutte antj.vectorielle ont été efficaces même dans de petites zones où parfois Ies traitements ont êchouépendant de courtes périodes. Les opérations larvicides ont êté délibérénent suspendues dans certaines zones pour permettre des essais avec f ivermectine oud'autres êtudes (à Tienfara au Mali, à Asubende au Ghana et à pendié auBurkina Faso), avec une surveillance êtroite des simulies piqueuses et de la reprise de Ia transmission d'0. volvulus. Les traitements larvicides ont, enparticulier, étê suspendus à pa.ti.tu trois de janvier sur 1e Farako, au MaIi, où les sj,nulies piqueuses n'ont pas étê observées depuis novembre, si ce nrestqu'en densitês très faibles sans transmission. 6.10 sur Ie haut Niger en Guinée, dans 1a zone drExtension ouest, lestraitementSontêtêaussiefficacesentffittotaIement 1es gites larvaires. Leur effet a persisté après la suspension des opérationslarvicides jusqu'à ce qu'irs soient balayés par les crues. Les problèmes survenus au plus fort d'une saison exceptionnellenent pluvieuse, sur les pet,its cours d'eau des rêgions nontagneuses du fleuve Sénégal au Mali - où de nouveauxgîtes larvaires ont fait leur apparition - n'ont pas étê êpidéniologiquementgraves malgrê des taux de plqures élevés. En effet, ir n'y avait paÀ éu aetransmission dans cette région depuis plus d'une décennie et les réservoirs duparasite humains sont insignifiants sauf sur certaines étendues linitées desprincipaux cours d'eau. 6.tt La prochaine phase de 1'extension vers I'ouest a été intensivementpréparée. Deux cent vingt ressortissants nationaux et 43 équipes pour 1a surveillance entomologique au Mali et en Guinée ont été recrutés. La fornationd'un personnel national chargé de I'entomologie au MaIi, en GuLnêe et en Gulnée-Bissau a ètè assurée. Deux bases d'opêrations ont êté êtablies en Guinée et une, avant Ia date fixée, en Guinêe-Bissau. Les négociations sont bien avancéespour Ies trols bases en Sierra Leone. Des stations hydrologiques sont également en cours d'êtablissement et de calibrage. Des données prétraitement sont entrain d'être recueillies rapidement dans 135 postes de capture et deux réseauxfonctionnent en Guinée, outre ceux du MaIi et du sud Sénégat ouverts en 1987.L'êtablissement d'une carte des gîtes vectoriels et 1'évaiuation des variations saisonnières de I'abondance et de Ia distribution des simulies sont bien avancés en Guinée et en Sierra Leone et I'on dispose d'un nombrd-ôro$sant de donnéesindiquant que les espèces de Simulium en moyenne Guinêe ne transmettent pasI'onchocercose à l'homne, mais que I'espèce forestière S. soubrense joue un rô1edans la transmission de la forme savanicole de la maladie en Sierra Leone, assezIoin au sud. 6.72 D'excellents résultats ont également été obtenus dans la zone d,ExtensionSuddans1esudduTogo,dans1arégiondetaVo1taauct,anaffity a de grands cours d'eau avec d'importants gites larvaires ; les opérations delutte ont étê plus difficiles qu'en 1987 en raison de 1a pluviomêtrie exceptionnelle, pourtant le traitement a virtuellenent arrêté 1a transmission et1a réinvasion a êtê stoppée dans Ie nord du Togo, victoire sans précédent pour 1 'ocP. 6.73 L'ocP a fait prus que prévu dans des conditions hydrologiques exceptionnelres, sans encourir de frais supplémentaires, en amêliorant considérablement le rapport coût/avantages de 1'utilisation des insecticides etdu temps de vo1 pour les opérations aériennes. En fait, i1 a été possible derattraper une grande partie du retard entraîné par 1a crise financière et lapropagation soudaj.ne de 1a résistance au têméphos chez 1'espèce savanicole du vecteur en 1986-1987. Ru lieu des trois années de retard prévues, Ies actj.vitésde lutte ne sont plus maintenant en retard que d'une annêe. JPC/9 page I 6.14 La recherche de nouveaux insecticldes s'est poursuivie. La chlorphoxime ne sera plus produite à partir de 1989, mais de nouvelles formulations, enparticulier de B.t. H-14, sont actuellement mises au point i deux de ces dernières sont prometteuses et seront essayêes sur le terrain. Parmi 1es pyréthroldes, la c5phênothrine a étê décevante, se révêlant trop toxique pour les organisrnes non visês et pas assez efficace contre Simulium résistant au têméphos. Les essais menés avec 1e pyrachlofos donnent des espoirs. Des êpreuves de sensibilitê aux larvicides se sont poursuivies à tous les stades des opêrations sur toute I'aire du Progrnmme. Le recours accru à l'êtablissement de modèIes devrait entraîner de nouvelles arnêliorations du rapport cott/efficacité des opérations larvicides, en particulier pour ce qui est des concentrations de larvicides et des opêrations aérj.ennes. La surveillance systématique du milieu aquatique a êté poursuivie par Ie personnel de 1'0CP et par des équipes nationales, en particulier dans des foyers où 1'on utilise des insecticides moins sêlectifs (perméthrine et carbosulfan) ; 1es équipes nationales ont également participé au criblage de nouveaux produits. 6.15 Le personnel chargê de l'entomologie de I'OCP a collaboré aux essais de f ivermectine en êtudiant les taux de transmission avant et après 1'administration du médicanent, ainsi que Ia dynanique de la population piqueuse et sa capacité vectorielle, êtape préalab1e à Ia cessation dêfinitive du traitement larvicide. Le xénodiagnostic est utilisê pour déterminer f infectivité potentielle des vecteurs piquant 1es personnes traitées par lrivermectine et de celtes qui n'ont pas été exposées à ta transmission pendant longtemps mais qui sont encore Iégèrement infectées. Situation êpidêmiologique 6.76 Les essais de I'ivermectine dans des communautés et 1tétablissement d'une carte épidémiologique de I'Extension Ouest ont retenu 1'attention de I'Unité d'Evaluation êpidémiologique au cours de 1'année êcoulée. Pour pouvoir exécuter son plan de travail êlargi, en particulier 1es essais d'ivernectine, lrUnitê a auguenté sa production de travail de quatre à cinq fois pendant lrannée écoulée et a abattu à peu près Ie nême volume de travail pendant le premier trinestre de lrannée en cours, grêce au savoir-faire nouvellement acquis. 6.t7 Peu de travaux ont été menés dans lraire initiale de 1'OCP où un effort d'évaluation majeur (90 villages) était prêvu pour janvier 1989. Au cours de I'année de travail écoulée, 1ÿ vlllages de suivi ont été évalués dans Ia zone centrale, lcien protêgée de 1'0CP, dont 14 en utilisant le protocole détaillê. Les tendances de Ia charge de Ia communauté en microfilaires (CCMF) et I'incidence des enfants nés après le début du Programme sont restées les mêmes que l'année passée, avec une diminution rêgulière des CCMF et aucun nouveau foyer de reprise de la transmission. 6.18 La collaboration entre 1'ophtalnologiste et I'Unitê Biostatistique et Informatique a abouti à Ia mise au point d'une nouvelle mêthode analytique pour dêcrire fes caractéristiques de I'onchocercose oculaire et f intensité deI'infection dans les communautés de différentes zones bioctimatiques. Cette néthode a êté appliquée à la cartographie de la zone d'Extension Ouest pour estimer le nombre de personnes rendues aveugles par Onchocerca volvulus. JPc/9 paBe 9 6.19 Outre f introduction de I'ivermectine, 1e fait 1e plus important a êté 1rétablissement de la carte épidêmiologique de 1a zone dtExtension Ouest. Lesquatre grands objectifs de cette opêration sont de décrire 1a distribution et 1agravité de I'onchocercose, de choisir les parties de la zone d'Extension àtraiter par 1r évaluer les ef et, enfin, de 0. volvulus et nationales. Les excellents êquipes de 1a Guinée et du perfornance des êquipes duêtait de la même qualitê. en Sierra Leone. ivermectine en prioritê, de recueillir des donnêes de base pourfets des opérations larvicides et du traitement par f ivermectinefournir une estimation fiable du nombre de personnes infectées par rendues aveugles. Les travaux ont été menés par des équipes rêsultats des épreuves de contrôle de la qualité desMali ont étê signalés ; Ia récente comparaison de la Sénêga1 avec les normes de }'OCP a montré qu'eIle Les travaux commencent maintenant en Guinée-Bissau et 6.ZO La zone drExtension Ouest a été divisêe en zones homogènes sur 1es plansêcologique et entomologique ; dans chaque zone, un certain nombre de biefs ontété choisis en fonction de f importance de la population humaine de la zone ;pour chaque bief choisi, quatre villages ont été évatuês (deux de première ligneet deux plus éloignés du cours d'eau); cette opération a étê conplétée par une enquête sur un certain nombre de villages non reprêsentatifs. En tout,ll8 villages ont été étudiés et constitueront Ia base de 1'évaluation future deseffets de Ia lutte antivectorielle et de la distribution de I'ivermectine. 6.Zt Du point de vue de ta distribution et de I'intensité de f infection, Ia cartographie a indiquê des zones à haut risque de cécité onchocerquienne (Iebassin du haut Niger en Guinée, la Bakoyé et le Niger au Ma1i, Ia Ganbie auSénégal) ; des zones d'hypo-endénicité (dans 1e rro*d A" la zone d'Extension, Iarégion montagneuse et les zones forestières de 1a Guinée) où I'on ne voit quepeu de 1ésions dues à l'onchocercose ; et des zones de nêso-endémicité ou moinsclairement dêfinies. Dans la zone qui a été êtudiée, on a estimé que JOO 000personnes êtaient infectées, que 100 OO0 étaient gravement infectées (ptus de64 mfr par biopsie cutanée) "t qu. 10 ooo étaient aveugles par suite de 1amaladie. Les zones à haut risque de cécitê onchocerquienne ont donc étê retenuespar Ie traitenent de masse par f ivernectine destiné a interrompre en un trèsbref laps de temps Ie processus aboutissant à des Iésions oculaires et à l-acécitê. 6.22 En déterminant les parties à haut risque d'une zone non traltée afin d,yprocêder en prioritê à 1'administration drivermectine, 1'OCp s'acquitte d'unetâche de santê publique drimportance majeure permettant de concentrer lesopérations de lutte sur des cibles prêcises en vue d'un effet maximum. Comme le nédicament ne semble pas tuer les vers adultes, i1 faut lradministrer chaque année pendant au moins quinze ans et davantage encore si la transmission n,estpas interrompue. Cet engagement à tong terme exige un ciblage soigneux de 1apopulation traitée pour éviter Ie gaspillage de ressources et assurer unecouverture adéquate dans le temps. C'est pourquoi la cartographie détaiIIée dechaque zone retenue pour Ie traitement par 1'j.vermectine a êté menée à bien.Sans Ia cartographie détailIée du Milo et de Ia Ganbie, i1 aurait fal1u traiter une population bien plus importante. Dans 1a région du Niger, en raison d'unedistribution particulière des infections, on aurait traité un grand nombre devillages faiblement infectés et, pis encore, on n'aurait pas traité un certaln nombre de villages fortement infectés. JPC/g page 10 Administration 6.23 Grâce aux efforts consta.nts déployês par 1'OCP pour réduire les dépenses,1'efficacité et Ia productivité ont augmentê en 1ÿBB. Un sêminaire sur Iagestion financière a de nouveau permis au personnel professionnel de contribuerà ce processus (on trouvera de plus anples renseignements à ce sujet dans Iedocument JPC9/INF/D0C.1). Les fluctuations du cours du dol1ar des Etats-Unis ont eu un effet bénêfique : re budget avait étê préparé sur 1a base de2ÿ8 francs cFA pour un dollar, Ie dollar ayant iluctuê autour de 2go à 110 francs CFA un gain de près de US $100 000 a été réalisê. pour éviter despertes, les diverses monnaies utilisées par 1e Programme ont continuê à faire1'objet d'une surveillance attentive. 6.24 Le Progranme est parvenu à accomplir plus que prévu dans l-e plan d'Action,pour un montant infêrieur au budget approuvé de us $29 466 000, de sorte qu'un solde non engagê Iégèrement supêrieur à us $7oo 000 était prêvu pour 1ÿggl 6.25 Un système informatique a été installê pour Ia gestion des opêrationsbudgêteires et financières du Progranme. Ce système est compatible avec ceux duSiège et des bureaux régionaux de I'OMS. Le budget a été dêcentralisê, res unitês de 1'0CP assumant une plus grande responsabilité à cet égard. Des biLans mensuers ont amêliorê re contrôre et les engagements de dépenseÀ. 6.26 Les réductions de personnel dans Ia catégorie professionnelle ont atteint22 I et 151 dans la catégorie des services généraux ; cependant 1es dépensesrelatives au personnel ont augmentê de 1!,3 I par rapport au budget approuvépour ce poste de dêpenses, en raison d'importantes augmentations de salaire pourIe personnel des services gênéraux, allant de 9 I à 1ô3 I dans les paysparticlpants. Le barème lnternational des traitements du personnel dà la catégorie des services gênéraux est êtabli par le système des Nations Unies et1'OCP doit 1' appliquer. 5.27 Le progremme de renouverlement du parc automobile, ajournê en 1ÿBJ, arepris et 32 nouveaux véhicules ont étê commandês ; ceux dont I'emploi nrestplus jugé économique sont mis en vente sur 1e narché rocal. un total de4 776 0OO kln a êtê couvert l'année passée. Les accidents ont diminuê de 27 Igrâce notemment à r'organisation en 1ÿ88 de cours de conduite. 6.28 Les dêpenses pour les larvicides, mêdicaments et autres fournitures et matêrLel ont dépassé us $9,1 mitlions, dont us $z millions pour les achatsIocaux. Des rêserves représentant près de 20 I des besoins annuels ont étêconstituêes. I1 a êtê possible d'avancer l'achat, prêvu pour 1989, de vêhiculesdestinês aux êquipes nationales. Conmen taires du CCE 6.29 Le rapport du CCE a êté prêsenté par des membres du Comité ; rappelant queI'OCP avait pour mandat de réduire I'onchocercose à un niveau tolêrable et deprêvenir la recrudescence de Ia maladie, et notant qu'à cet égard les résultats sont excellents, le CCE a estimé pouvoir limiter ses commentaires à quelquespoints critiques. L'utilisation de I'ivermectine par 1'OCP comne deuxième arme contre lronchocercose en sus de 1a lutte antivectorielle en est encore au stade expêrimental. 11 reste à voir si elle pourrait être étendue à l'ensenble deI'aire du Programme et quels seraient ses effets sur la transmission etI'êpidêmiologie, crest-à-dire dans queI1e mesure el1e pourrait remplacer Ialutte antivectorielle. En attendant, i1 faut continuer 1a lutte antivectorielle rPc/9 page 11 et ne pas abandonner La recherche d'autres larvicides. La recherche drun macrofilariclde doit également se poursuivre ; la société produisant le CGP 6140, seul composé restant dans Ia "filière" devrait être encouragée à accêIérer ses travaux et i1 conviendrait en outre de veiller à assurer unediversification. Le CCE devrait s'adjoindre un ou deux experts en fabrication de produits pharnaceutique et en pharmacologie. 6.30 Le CCE a souligné la nécessité de founir aux Pays participants 1es Eoyens de poursuivre 1es opérations sur 1e terrain ; de surveiller les changements concernant les vecteurs et 1es caractêristiques de Ia maladie entrainés par Iadéforestation dans plusieurs parties de I'aire du Progranme ; et d'obtenir des assurances du Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique au sujet1) du développement des services de santê de manière à leur permettre d'assumer des tâches supplênentaires relatives à la lutte contre 1'onchocercose et2) de la fourniture de services sur une base rêgionale internationale. Enfin,i1 a souligné que 1a rêalisation de Ia dernière partie du mandat de ltOCP dêpendrait, au-delà de I'OCP et du Bureau régional de 1'0MS, d'une coopérationplus efficace entre toutes les organisations internationales concernées. 6.3L Le CCE srest félicitê de Ia compétence avec laquelle lroCP utilisait lesinsecticides en alternance, solution qui a permis d'écarter ra menace de rêsistance apparue deux ans plus tôt. Notons que la production de chlorphoximedevrait srarrêter en 1989, et il est nécessaire d'insistê sur le besoin depoursuivre Ie criblage drautres composés. (D'autres formulations de B.t. H-14, de nouveaux composés organophosphorês et un nouveau pyréthrinorde). 6.32 Le CCE s'est inquiété des incidences êventuelles d'un changement de compagnie pour 1'épandange aêrien d'insecticides et a demandé queI' administration prenne toutes 1es dispositions nêcessaires pour que re changement se fasse sans problème. 6.33 Le ccE s'est également inquiété de l'apparente aupentation de ladistribution des espèces savanicol-es de Simulium dans 1'aire du Progrnmme, certainement due en grande partie à la destruction de 1a forêt tropicale humide. En Sierra Leone, cela pourrait avoir des consêquences pour 1a linite méridionalede Ia zone d'Extension. En attendant, certaines données laissent à penser queI'espèce forestière S. soubrense pourrait jouer un rôIe dans la transmission dela forme savanicole de la maladie, ce qui aurait des consêquences évidentes manifestes pour une partie plus grande de lraire du progremme. 6.34 un membre du Groupe écologique du ccE a féricité I'ocp pour l'emploi efficace et économique des larvicides. Cette utilisation a manifestement permi.s une réduction de Ia pression exercée par les pesticides sur 1e milieu aquatique. I1 a également apprécié les efforts des équipes hydrobiologiques nationales qui ont étab1i des rapports annuels sur leurs activités de surveillance et d'évaluation du milieu aquatique. 11 a indiquê que 1es êtudesfaites sur le carbosulfan ont demontré que ce composê avait une certainetoxicité pour les invertébrés aquatiques mais peu d'effet sur 1es poissons, dansles conditions de terrain ; 1es études et les recherches dans Ia 1ittérature spécialisée seront poursuivies, tout comme les recherches sur les effets secondaires possibles du carbosulfan, de 1a perméthrine et sur des produits susceptibles de remplacer ]a chlorphoxime. Les comparaisons des techniques de surveillance à court et à long terme se poursuj,vront également. 11 a été confirmé que J.e pyrachlofos et Ia clphénothrine seraient étudiês en tant queproduits pouvant remplacer respectivement la chlorphoxime et 1a perméthrine.11 a été nis fin aux essais des régulateurs de 1a croissance des insectes. Legroupe mettra desormais un accent accru sur les opérations antivectorietles en cours et se concentrera sur certaines des activités de surveillance Ies pluscritiques' reconnaissant la nécessité de se tourner vers un travail plusprêdictif. JPC/g pa3e L2 6.35 L'attention des participants a été attirée sur un article paru dans 1a revue britannique Chemosphere, faisant 1e point sur dix années de surveillancedes populations de poissons dans I'aire du Programme : rien ne semble indiquerque les insecticides utilisés par Ie Progranme aient un impact important surI ' environnement . Discussion 6.$ Le Directeur rêgional de 1'0MS pour I'Afrique s'est déclaré satisfait dutravail accompli par 1e Programme sous la direction éclairêe de son Directeur ets'est féIicité du bon rapport cott-efficacité des opêrations. II a pris note avec grande satisfaction de lrutilisation de I'ivermectine et des prômessesqu'elle comporte pour 1a dévolution et re dêveloppenent économLque. it aégalenent jugê utile d'envisager la coordination avec des p"ogr"rru" tels que 1eProgrqmme êlargi de Vaccination et Ie programme de lutte antipaludique, dans le cadre des services de santé de district et avec lappui de l'équipe oMSinterpays à Ba.mako. Le Bureau régional va participer plus étroitement audéveloppement socio-économique . 6.37 Le Directeur rêgional a confirnê le fait que des instructions avaient étédonnées pour que la contribution du Bureau régional soit versêe le plus tôtpossible. 6.lg Les représentants des Pays participants et des Donateurs ont fêIicité IeDirecteur de 1'OCP et ses collaborateurs pour Ia persêvérance et I'efficacité avec lesquelles ils gèrent un progranme d'une portée et drune conplexitê croissantes. Ils se sont félicités de 1a clarté de la docunentation établie pourIa session et se sont réJouis d'apprendre que f iveruectine se révélait être unenouvelle ressource importante pour le Programne. Ils ont pris note des faits nouveanuK survenus en 1ÿ88, en particulier des effort de lutte contre la résistance et la rêinvasion et du succès des essais de I'ivermectine. L'intérêt nanifesté par le Bureau réglonal de 1'0MS pour I'Afrique et Ia promesse d'unappui ont suscitê une grande satisfaction. Sêcurité des larvicides et piéEeaee des simulies 6.39 Le reprêsentant d'un Pays participant srest inquiêtê de la sêcurLté et delrefflcacité des opérations larvicides. I1 aurait soutraitê avoir lrassurance queIa biodégradabilitê des larvicides était telLe qu'eIIe pernettrait d'éviter leseffets nocifs de I'accumulation des produits dans les boues et les sables desbiefs inférieurs des cours d'eau. 6.40 Le Directeur du Progranme a rappelé qu'à Nia.mey en 1984 le président duGroupe écologique avait déc1aré que I'OCp était Ie programme international lenieux surveillê au nonde du point de vue écologique. Le phênomène de la dilutiondes larvicides à nesure que les cours dteau coùtJnt vers la mer est bien connu,mals il n'y a aucune indication solide d'une augmentation du risque derêsistance. L'absence de toxicité pour I'honne et pour les mnmmifères desinsecticides utilisés par 1'OcP a êté reconnue p." à'autres progrÊmmes et par re système OMS d'évaluation des pesticides. En ouire, ces insecticides ont étêsounis à d'autres essais dans le cadre du Programme pour vêrifier leur absencede toxicité pour les polssons et les inverteures et à'autres organismes noncibles. JPc/9 page 13 6.4f Le reprêsentant du Groupe écofogique a déclarê que les analyses des boues et des sables des cours d'eau rêvêlaient avant tout Ia prêsence de pesticides à usage agricole ; les composês utilisés dans Ie cadre du Programme ne sont pas des insecticides rémanents. I1s ont un effet au moment de I'application etpeuvent entraîner une perturbation temporaire de 1'écosystème, mais une recolonisation rapide est de règle. Dans l'aire de 1'0cP, où 1'on s'inquiète surtout pour Ies poissons, on n'a, malgrê une étroite surveillance, observé aucune mortalité massive même à ce stade aigu. La concentration 1éta1e est nettement plus basse chez 1es invertébrês que chez I'homme. 6.42 Depuis que 1es études sur 1a pollution ont commencé au début des années 70, iI a êté reconnu que "1a dil-ution était la solution anti-pollution", et les insecticides chimiques Ies plus puissants ne sont utilisés dans l'aire du Programme que lors des crues ; Ie B.t. H-14 est utilisé pendant la saison sèche et lors des étiages. De nombreuses études de photos5mthèse et de biodégradabi-1ité des pyréthrinoldes et 1'hydrolyse des organophosphorés ont donné des conclusions satisfaisantes en ce qui concerne la sécuritê de ces produits. Le carbosulfan est Ie composé qui a Ie plus causé de préoccupation, rnais iI a donné de bons résultats dans les études nentionnées dans 1e rapport du ccE.L'accumulation de substances chimiques dans Ia chaîne alimentaire est surveilléede très près. Les molécules peuvent en thêorie s'accumuler chez le poisson et 1efont dans des conditions statiques (c'est-à-dire au laboratoire), mais dans l"es cours d'eau, e11es sont métabolisêes et excrétées. 6.43 Le téméphos et 1e B.t. H-14 font parti les rares produits, si strs, qu'on en a approuvé I'utilisation dans 1'eau destinêe à 1a consommation hunaine - pour prévenir Irinfestation des récipients où 1'on conserve I'eau de boissondans certains pays d'Asie, et dans Ie cadre des activités de lutte contreAedes aegypti, par exemple. 6.44 Le même reprêsentant a encore demandé des renseignements sur lestechniques appliquées è 1'êtude de la biodêgradabilitê des résidus de pesticideset a voulu savoir pourquoi drautres méthodes, te11e Ia chromatographie, n'étaient pas utilisées par le Programme pour donner une estimation valable des concentrations de ces résidus dans l'air et dans l'eau. Lrocp pourrait envisager de faire participer à de telles études, des institutions nationales africaines, comme celle qui est située en Sierra Leone. Le membre du Groupeêcologique a répondu qu'en ce qui concerne 1es Larvicides de l'OCp, aucune desétudes nenées n'a mis en êvidence une rémanence appréciable des résidus. C'estIe cas notâmment du téméphos. Les pyréthrinoldes ont êté soigneusement analysés avant leur emploi dans te cadre du progranme. Jusqu'ici, re programme s'estfondé sur des études dêjà menées aux Etats-Unis d'Amérique, mais t'offre de collaboration avec f institution située en Sierra Leone a êté vivement appréciée. Un modèle physique permettant de déterminer Ie temps qu'it faut à uninsecticide pour tuer des organismes cibles a été mis au point ; les résultatsconstitueront un outil de plus pour 1'0cp qui a aussi, depuj.s sa création,procédé à des études de dosage chimique (par chromatographie dans un institut detoxicologie aux Pays-Bas). Les Centers for Disease Control des NationalInstitutes of HeaIth des Etats-Unis d'Anérique à Atlanta, Géorgie, ont égalementparticipé à des études animales pour 1e Progranme. Des études de dispersiontrès poussées ont également été menées pour le programme. JPc/9 page 14 6.45 La question de la sécurité et de l'efficacitê a également étê soulevêe àpropos de Ia lutte contre 1es simulies ; pourquoi n'accorde-t-on pas une prusgrande prioritê aux gîtes de repos de Simulium, pourquoi n'utilise-t-on pas ]es techniques modernes de marquage pour suivre 1es déplacements des vecteurs et, à ce propos' pourquoi utiliser des honmes plutôt que des pièges en aluminium pour capturer les simuries ? 11 a été expliqué que Ie Simulium responsable de 1'onchocercose humaine et cêcitante peut parcourir une distance a11ant dequelques mètres à 600 km avant de se reposer : suivre à la trace ses dêplacements représenterait une tâche phênoména1e. Le marquage avec les méthodes modernes (isotopes) ou des colorants serait impraticable avec de si petits vecteurs ; dans le meilleur des cas, re nombre de simulie que I'on pourrait espêrer identifier serait inférieur à une sur 10OO simulies marquées. Aussi, dans les conditions actuelles, 1'épandage de larvicides dans l-es cours d'eau, sources du vecteur, donne les meilleures indications. Certes, 1a lutte contreIes simulies adultes est possible, mais eI1e est très coûteuse en insecticides et en heures de vo1, et les êtudes ont montrê que 1es effets en sont très temporaires, si. tant est qu'ils soient même nanifestes. En ce qui concerne1'aspect êthique du "piège humain à simulie" le Directeur du programme a expliquê que 1e temps de repos pris par une simulie avant de piquer est assezlong pour que le sujet attrape 1a simulie avant qu'erle ne pique ; res captureurs sont de toute façon placés sous surveillance mêdicale continue au même titre que tout autre membre du personnel de 1'OCP et ne courent pas plus de risques. I1 est par ailleurs, essentiel de faire la distinction entre les sinulies qui piquent lrhomme et cetles qui piquent Ie bétaiI. Le piège mécanique en aluminimum n'est pas sêlectif et attrape toutes 1es espèces sans distinctionà l'aide d'une substance adhésive qui tue et endommage les simulies, rendant 1a dissection difficile. Le Progrnmme conti.nue cependant à étudier la question. Onchocercose de forêt 6.46 Des reprêsentants des Pays participants, notant que le CCE avait parlé desdangers de la déforestation pour 1e comportement des espèces forestière et savanicole de simulies, se sont posés des questions sur les effets de la survied'espèces forestières dans 1a savane, et vice-versa, et sur leur interaction.Bien que lronchocercose de forêt provoque moins de cas de cêcité queIonchocercose de savane, e1Ie est toutefois à I'origine de 2 à 3 I des cas selon les donnêes provenant de Côte d'Ivoire et iI est de plus en plus reconnuqu'e1le est une cause d'affaiblissement grave. De plus, les simulies sont si nombreuses qu'el1es constituent une nuisance. La lutte contre I'onchocercose deforêt continue d'être exclue du nandat de I'OCP, mals I'éIément nuisance esttrès important car il entrave le dêveloppenent, touchant des milliers d'acres depalmeraies et d'autres plantations. 0n possède encore très peu d'indications sur ce qui se produit quand les espèces savanicoles émigrent dans les zonesforestières. Le rapport USAID/CôIe d'Ivoire, terminê depuis la huitième sessiondu CCP, confirme 1a situation êpidêmiologique et renforcera les demandes en vued'un examen plus sêrieux de Ia question de l'onchocercose de forêt dans le cadrede 1'OCP. L'ivermectine pourrait être utilisée pour traiter 1es personnes touchées, maJ.s ne rêduirait pas la population de simulies. 6.41 Un membre du CCE, soucieux d'éviter toute confusion, a rappéIé que t'OCpdoit s'occuper de la situation qui s'instaure dans d'anciennes zones forestières après 1a déforestation. 11 a reconnu que les espèces forestières représentent une nuisance considérab1e. Les populations utilisent des moustiquaires etd'autres moyens pour se protéger contre les insectes en gênéra1, ce qui souvent entraîne aussi une réduction des cas de paludisme. Le personnel du Programme afait savoir aux populations des zones forestières que les piqûres et Ià gêne occasionnêes par les simulies ne signifient pas nécessairement Ia survenue de|onchocercose. Avant 1a mise en oeuvre du programme, 1es villages ont étédésertês à cause du risque de cécité ; Ies piqûres de simuries ont étê et continuent d'être un inconvénient quotidien dans de nombreuses parties de 1'aire JPc/g page 15 de 1'0CP. Le Directeur du Progrqmme a rappelé que 1e CCp a toujours demandé à1'0CP de continuer à étudier la questi.on, ce à quoi Ie progranme srest engagé,tout en notant que la démarcation entre les zones de forêt et de savane change constnmment. 6.48 11 a êtê répondu à une question du représentant d'un pays donateur quedans 1es rêgions où Ie traitenent avait cessê à Ia suite de liinterruption de Iatransmission' au Mali et au Niger, les piqûres avaient recommencé mais sansdanger drinfection. La gêne a étê acceptée par la population loca1e, et i1 n,y apas eu de nouvel_ exode. Diagnostic 6-49 Le reprêsentant d'un Donateur s'étant enquis des épreuves immuno-diagnostiques, iI l-ui a étê confirmê que si Ie progrnmme suivait avec intérêt 1amise au point de nouvelres techniques, I'examen deÀ biopsies cutanées aumicroscope restait essentiel, car tout nouveau cas êtait inportant. Lereprêsentant a demandé instannent d'accorder un haut rang de priorité audéveloppement des techniques diagnostiques. Adminis tration 6'5O Notant que Ie contrat pour les opérations aériennes arrivait à expirationet devait être renouvelé, et se rêférant à la section appropriée du rapport duCCE, des représentants des Donateurs et des Pays participants ont insisté sur lanécessité de veiller à ce que le changement éventuel soit prêparé assez tôt, sepasse sans accroc et ne retarde pas le progrsmme, faute, pour Ia nouvelreentreprise d'avoir acquis une expérie.rce ofé"ationnelLe dans 1'aire de I'OCp.I1s ont voulu avoi.r l'assurance que 1es rèllements de I'OMS en l-a matièreétaient suffisamment ftexibles pou" garantir ces conditions. Le Directeur de]'ocP et le Conseiller juridique de t'Ott'ts ont assuré aux participants que lesinquiétudes exprimêes par Ie CCE et par 1e ccP à sa huitième session avaient étéprises au sêrieux. Le Directeur gênéral de I'oMS a personnellement étudié Iaquestion' L'OcP a naturellement êté consulté lors de l'êlaboration de 1,appeld'offres et sera consulté encore à tous les stades de ra procédure ; les offresseront étudiées du point de vue technique, adninistratif àussi bien quefinancier, et une décision sera prise en juin rggi-àp"e" consultation desparties compêtentes. 6'5t Des représentants des Pays donateurs ont noté r,augmentation des salairesdu personnel de I'ocp, en particulier du personner des services généraux.Remarquant que Ie personnel national dans les pays avait reçu une 'rindemnitê demobilité", un représentant a émis I'avis qu'Lr rrâ rrrr"it pas distribuer desprimes systêmatiquement, mais comme un bonus répondant à un schêma drincitation.Alors que des efforts sont déproyés pour obtenir un appui financier pour reProgrsmme' iI est regrettable quiautant de crédits soient consacrês à desaugmentations de salaire êchappant au contrôle de 1'OCp. JPC/9 page 16 Rôle des Conitês Nationaux de lutte con tre 1'Onchocercose et collaboration avec des orEanisati ons internationales, non gouvernementales et autres 6.52 Répondant à une question du reprêsentant d'un Pays participant, 1e Directeur du Programme a rappelé que depuis 1ÿ82, date à Iaque1le 1a collaboration a commencê avec les autorités nationales pour Ia préparation de Iadévolution, des comitês nationaux ont êté formês qui assument maintenant une bonne partie du travail. L'OCP est un progrâmme pour les ressortissants nationaux en ce sens qu'il s'appuie sur de tels comités pour ses contacts, pour ne pas surcharger les mécanismes de coordination gouvernementaux. 6.53 Ce même représentant, ayant dêcrit I'expêrience positive de son pays dans ses relations avec des organisations non gouvernenentales, il a étê prêciséqu'êtant donnê la structure tripartite de 1'OCP, cette collaboration devraitêtre coordonnée dans les pays avec I'accord et sur I'initiative des autoritês nationales. L'OCP serait heureux de tenir des rêunions avec les ONG pour définir 1es domaines de coopêration, une fois un tel accord réalisé. 6.54 En ce qui concerne la collaboration avec diverses organisations reprêsentées au sein du CAP, Ie Directeur de I'OCP a rêpondu au représentantd'un Pays donateur que chaque organisation, outre res relations qurerle entretient nornalement avec l'OMS, avait spécialement chargé un membre de sonpersonnel des questions se rapportant à 1'0CP. Les réunions du CAP ont tieuquatre ou cinq fois par an, aussi la coordination est-eIIe parfaitement satisfaisante. 6.>l se fêricitant de la pertinence des questions posées, le Directeur a remercié Ie CCP de sa confiance et de ses encouragements. 7. RESULTATS DES ESSATS DE L'rvERMEcrrNE: point B de l'ordre du jour 7.1 La distribution d'ivermectine a commencé en 1987 et étê êtendue commeprévu en 1ÿ88. 7.2 Les objectifs des essais sont triples : évaluer le risque de réactionsindêsirables graves ; déterminer lraptitude du médicament à maîtriser Ia transmission de 1'onchocercose, et enfin, mettre au point et expêrimenter un système de distribution appropriê. 7.3 Couverture Des essais ont êtê entrepris dans huit foyers répartis dans tous les Pays participants. Le premier cycle de distribution s'est achevé en1988. Un deuxième cycle a été mené à bien dans quatre foyers et est en cours dans un cinquième. 7.4 Au cours du premier cycle, près de 50 000 personnes ont étê traitées, soit environ 6O I a" Ia poputation recensêe. Parmi 1es personnes qui n'ont pas étêtraitées, i1 faut distinguer deux catêgories : les enfants de moins de cinq ans, actuellement exclus du traitement, et les personnes qui ne se sont pasprésentêes ou êtaient absentes. Au cours du deuxième cycIe, 1a couverture est restée Ia nême ou s'est amé1iorée dans trois foyers, et a diminué dans unfoyer ; iI y a eu augmentation de 1a couverture dans les vitlages les plusinfectés de chaque zone d'essai. La couverture pour 1'ensemble des deux cyclesde traitement a êté de 77 l; si I'on ne tient pas compte des enfants de moinsde cinq ans, on obtient un taux de 92 l. Dans Ia plupart des villages, les enfants de moins de cinq ans ne sont que rêgèrenent, voire pas du toutinfectés. JPc/9 page L7 7.5 Réact,ions indésirables. Au cours du prenier cycle de traitement dans 1es villages où 1a surveillance des personnes traitêes a été assurée sur p}ace, ÿ Ides personnes traitées ont eu une forme ou une autre de réaction indêsirable, nais seuls O,24 / ont eu une réaction grave qui 1es a mis dans f incapacité de s'acquitter de leurs activités normales. La réaction grave la plus fréquente aêtê I'hypotension orthostatique symptomatique grave, la prus dangereuse :la dyspnêe. 7.6 Les réactions les plus graves se sont produites au début du premier essaidans 1es villages où Ia prêvalence et Ie niveau d'infection étaient êIevés. 0n a observê une bonne corrêlation entre le nombre de microfilaires par biopsie cutanêe et f incidence des réactions signatées. Selon Ies premières donnêes recueillies i1 y aurait eu beaucoup moins de réactions après le deuxième cyclede traitement. Ce résultat semble dû à une réeIle diminution de Ia charge microfilarienne, mais 1'on peut aussi penser que 1a population accepte plusfacilement t'administration du nêdicanent et ne signale plus les réactions à Ia survenue desquelles elle était prêparée. 7,7 Des 75 000 personnes traitées jusqu'ici, une seule est morte dans 1es/2 heures qui ont suivi 1e traitement. 11 s'agit d'un enfant épileptique dont 1a maLadie a été cachêe à l'équipe chargée du traitement et qui a fait une crised'êpilepsie 1§ heures après le traitement. Dans I'intervaile de 4 a f4 jours après le traitement, iI y a eu deux décès, I'un dt à une anêmie chronique etlrautre à une méningite pneunococcique compliquée. Aucun de ces décès n'apparaîtêtre directenent liê au traitement par f ivermectine et tous les détails nêcessaires ont étê envoyés au laboratoire pharmaceutique. 7.8 Sur la base des essais cotrmunautaires, 11 a étê conclu que lrivermectinepouvait être employée sans danger pour le traitement de masse contre1'onchocercose, à condition d'assurer la surveillance des réactions indésirabLesgraves pendant trois jours après Ie traitement. 7 ..9 _ . L'ivernectine est unnicrofilaricide très efficace. DanÀ-Eêu*-Eês zones d'essair on a observé uneréduction de Ia charge nicrofilarienne cutanée de l'ordre de 95 à gg i deux moisaprès 1e traitement' sauf chez quelques sujets. Les patients ont dêclaré sesentir beaucoup mieux et ont demandé à être traités À .ro,rr""r. 7'tO Dans l'un des essais, 1es charges microfilariennes cutanées ont au boutd'une année augmentê de 46 I par rapport au niveau antêrieur au traitement, soitune augDentation beaucoup plus rapide que Ies essais cliniques ne 1'avaientlaissé supposer. Si ce résultat êtait confirmé par les résultats d'autresessais, qui devaient être disponibles au dêbut àe 1989, i1 faudrait envisagerde réduire I'intervalle entre les cycles de distribution de f ivermectine. 7 'LL 0n a observé une réductlon majeure des charges microfilariennes oculaj,res,mais, comme Ie processus est relativement 1ent, ii n'a pas provoqué de réactionoculaire locale. 7:!2 Tranqmlssion. Les études se poursuivent dans quatre des zones d,essai.E1les ont êté abandonnées dans les autres rorsque les donnêes entomologiques ontnis en évidence la présence de grands nombres de larves d'onchocerque ànimalechez 1e vecteur et des changements majeurs dans ta composition des populationsvectrices. JPc/9 page 18 7.13 L'analyse préliminaire des résultats de trois essais indique que letraitement de masse par f ivermectine peut entraîner une réduction na;'eu"e de Latransnission ce qui sera êgalement de f intérêt de la population non iraitéedans 1a zone. Un deuxième cycle de traitement semble avoir entraîné une nouvelle réduction de Ia transmission, mais ce résultat demande à être confirnê. 7.L4 Un certain nombre d'êtudes ont été entreprises pour évaluer I'impact àlong terme probable du traitement par f ivermectine, pour déterminer pàr exemplesi ce traitement pourrait remplacer 1a lutte antivectorielle comme moyen delutte contre I'onchocercose et s'il serait possible d'éliminer progrelsivement1e rêservoir du parasite. un modère épidêmiologique est actuellement expêrimenté pour vérifier s'iI pourrait être utilisê pour prédire les tendancesde la sj-tuation- Les rêsultats seront présentés au CCE à sa prochaine session. 7,75 Syqtème de distribution. Lrivermectine étant un nicrofilaricide, unminimumffintpar1'ivermectineseu1eouenassociationavec d'autres méthodes pourrait être nêcessaire et il faudra faire en sorte que Ietraitement soit suffisamnent prolongé chez 1es populations cibles. 7.L6 Des équipes nationales participent de plus en plus à Ia distribution def ivermectine et crest à e1Ies qu'incombe maintenant I?essentiel de taresponsabilitê en ce qui concerne ta distribution et 1a surveillance dans Ia zone d'Extension Ouest. cette tendance se poursuivra à 1'avenir. Discussion 7.L7 Le CCP s'est félicité des résultats encourageants des essais qui ontdémontré que f ivermectine était raisonnablement sore et bien accep[ée et avait un effet marquê sur Ia transmission de lronchocercose. 7.18 Les représentants des Pays participants et des Donateurs se sont enquj.s de1a démarche suivie dans les essais de I'OCP en ce qui concerne Ia distributionet I'administration du mêdicanent et la nécessj.tê d'une vigilance continue. LeDirecteur du Programme leur a rêpondu que ce n'était qu'après que des recherchesintensives au stade de 1a mise au point et des recherches cliniques diversesaient montré que Irivermectine n'êtait pas toxique, que Ie mêdica.ment avait été approuvé arrx fins de I'administration de masse en 1987 par les autoritésfrançaises. Des essais sur 1e terrain ont suivi et une fois les résultatspositifs confirmés par ces essais, qui ont porté sur plus de 50 000 personnes,le nêdicanent est sorti du stade expérj.mental. La lutte antivectorielle sepoursuit pendant que 1'on procède à de nouvelles études pour déterminer laposologie minimale efficace et pendant que 1'on forme des équipes nationales aux mêthodes de distribution et d'administration du médicanent. 7.t9 En ce qui concerne 1e coût de la distribution de I'ivermectine, leDirecteur a déclarê que Ie cott du médicament reprêsentait en noyenne L5 /. attotal, les 85 I restants étant constituês par leà frais de personnel, detransport et d'administration. Les coûts des services devraient être finalement assumés en totalité par 1es services de santê de base dans 1es pays, grâce,probablement, à une assistance financière accordêe sur une base bilatérate parles Donateurs. 7.2O L'offre génêreuse faite par un laboratoire pharmaceutique de fournirgratuitement 1es quantités requises d'ivermectine, pendant aussi longtemps que cela serait nêcessaire, a étê grandenent appréciée. On a noté que I'accord entre1e laboratoire et 1'0MS avait été nêgocié conformément aux règles s'appliquant àtous 1es accords de ce type entre 1'OMS et lrindustrie. JPc/9 page 19 7.2L Le CCP a reconnu que la distribution appropriée de f ivernectine était un é1ément capital qui aurait des conséquences considérables pour 1a dévolution. L'OCP a étê in5fnmmsnt, invité à expêrimenter et mettre au point un certain nombre d'options possibles pour la distribution, en accordant 1'attention méritêe aux frais, et à continuer d'encourager Ia participation croissante desêquipes de distribution nationale. Un nanuel sur 1es techniques utilisêes pourIa distribution est déjà disponible. L'OMS continuera à explorer 1a possibilité de collaborer avec les organisations non-gouvernementales pour assurer Iadistrj,bution, mais avec 1a participation pleine et entière des autorités nationales. 7.22 11 est vrai que le traitement par f ivermectine devra peut-être, d'unepart' se poursuivre pendant toute 1a durêe de 1a vie des vers adultes, mais une cartographie êpidémiorogique soigneuse pernettra un ciblage rigoureux dutraitement. D'autre part, une fois que des stratêgies de traitement auront êtêformulées et Ie premier cycle de traitement nenê à bien, 1e cott des cycles ultêrieurs baissera. 7.23 En ce qui concerne I'effet potentiel de f ivermectine sur la transmission,il a étê rapperé que lobjectif à long terme de I'ocp êtait de rêduireI'onchocercose à un stade où elle cesserait de poser un problème pour la santépublique ou le développenent socio-êconomique et non d'éradiquer 1a maladie. 7.24 L'OCP continuera à surveiller Ie degré d'adhêsion au traitement pour les cycles successifs d'adninistration de f ivermectine, et aussi à faire connaître1es avantages du traitement. 7.25 En réponse à une question du reprêsentant d'un pays participant,I'Administrateur du Projet de Chimiothérapie de 1'Onchocercose a dêclaré que le seul effet signalé de I'ivermectine sur le nêmatode est Ia paralysie qul rêsultedu blocage des fonctions nerveuses et musculaires. Une seule dose ne tue pasIes onchocerques adultes nais arrête temporairement l'émission de microfilairespar 1a femeIle. Plusieurs théories ont êté avancées pour expliquer cet effet "macrofilaroplégique" apparent: 1) 1a prêsence de microfiràirés paralysées dans1'utérus des vers femelles pourrait empêcher 1'émission d'autres ,i""ofi1uir." ;2) la paralysie des muscles utérins de Ia femelle pourrait entraîner une semblable accumulation de microfilaires et empêcher toute nouvelle émission ;3) conme celle-ci ne se produit qu'après fêcondation, el1e cesserait si Ies vers mâIes paralysês ne pouvaient plus féconder les femelles ; 4) fe médica-mentpourrait' comme iI Ie fait chez certains insectes, inhiber Ia libération d'unehormone qui rêgit la production d'oeufs chez ra femelle. Aucune de cesh5pothèses n'a encore été vérifiée. 7.26 Le CCP a reconnu qu'i1 fallait poursuivre les recherches pour trouver la réponse à un certai.n nombre de questions concernant I'impact à iong terme dutraitement par f ivermectine sur 1'homne et sur la transmission de1'onchocercose. Des recherches devraient également être poursuivies afin dedéterniner le juste équilibre à respecter entre 1e traitement par f ivermectineet les opérations larvicides pour ra rutte contre 1'onchocercose. 7 '27 Le Directeur du Programme OMS des Maladies parasitaires (pDp), rêpondant au représentant d'un Pays donateur, a décraré que l'on ne possédait pas derenseignement sur Ia possibilité pour 1'hornme de dêvelopper u.re résistance àI'ivermectine. Deux rapports font état de rêsistance chez les vaches à 1a suited'un traitement itératif par f ivermectine. Le rapport sel-on leque1 certainespersonnes traitées par I'ivermectj.ne ont été réfractaires au traitenent demandeun complément d'enquête. rPc/g page 20 7.28 Lrusage nassif de I'ivermectine à des fins vétérinaires pendant un certain nombre d'années ne semble pas avoir donnê lieu à des effets secondaires Braveschez les animaux. L'OCP surveillera 1'apparit,ion de tets effets chez 1'homme. 7.29 L'ivermectine ne tue pas aussi rapidement les microfilaires dans 1'oeilque le diêthylcarbsmazine, aussi n'y a-t-i1 pas augmentation de I'opacificationà Ia suite du traitement : en fait Ia vision s'anêiiore, bien qu'on ne sache pas encore 1es raisons exactes de cette anélioration. 7.3O En rêponse aux questions des représentants de deux Pays donateurs, i1 aété expliquê que I'effet après 1e traitement par lrivermectine est semblable àcelui du diêtylcarbnmazine. Le médicament réduit 1e rêservoir g1obal demicrofilaires dans la population humaine auquel ont accès les simuliespiqueuses, rêduisant de ce fait lringestion de parasites et, partant, 1atransmission. La transmission ne cesse pas car Ia charge microfilarienne continue d'être êIevêe chez les personnes non traitêes. It se produit égalementde nombreuses modifications chez les populations de vecteur qui pourraient avoir un effet sur Ia transmission. s. damnosum est un complexe d'espèèes, etI'identitê tout comme l'âge ae] especes présentes à un moment donné dans une zone' peut modifier I'infectivitê et Ia sensibilité aux insecticides. De tellesnodifications sont aussi subordonnées aux facteurs climatiques, en particulier à1a pluvionêtrie. 8. DEVoLUTToN : poinr 9 de l'ordre du jour (documents Jpc9.9(A) etJPc9.g(B) ) 8.1 Le CCP a noté que le terme "dévolutionil avait lui-même évo1uê depuis 1apremière fois où i1 avait été utilisé, en 1981 par 1a Commission indêpàndante,pour dêsigner le transfert aux Pays participants des activités qurils devraient assurer après 1a fin du Programme. 0n pensait alors que ce processus commencerait en 7992. La dévolution est maintenant consj.dérée comme uneparticipation nationale progressive. A Ia tâche fondamentale de 1a surveillanceépidêmiologique que devront assumer les pays, a été ajoutée 1a distribution def ivernectine, nêdicament dont l'avènement a comblê la lacune existant dans latechnologie à appliquer pour maintenir la maîtrise de 1'onchocercose. 8.2 Au début de 1988, après la huitième session du CCp à laquelle 1a Banque nondiale at été invitée à prendre 1a direction des opérations destinées àtrouver un appui financier pour Ia dévolution, un consultant srest rendu auBurkina Faso et au Mali pour déterminer les actions à entreprendre pour prévenirIa recrudescence de Ionchocercose. r1 a confirmê qu'avec 1'avènement def ivernectine, 1a surveill-ance entomologique est devenue inutile et que 1esactivités nationales drentreti.en devront se limiter à 1a surveillanceépidéniologique et au traitement par I'ivernectine, la première pour dépisterlrinfection et 1a seconde pour empêcher toute recrudescence. Le consultant aégalement confirmé que ces activités de surveillance et d'entretien devront être organisées dans Ie cadre des systèmes de santé nationaux et intégrêes auxactivités de lutte contre drautres maladies. 8.3 La Banque mondiale a entrepris une série d,exomens dans les sous-secteurspour aider les Pays participants à définir les conditions "organisationnelles",financières et, avec le concours de l-'OCP, techniques d'une téffe intégration.Le premier de ces ex4mens a été menê au Burkina Faso où un progr,mme liant Iasurveillance de I'onchocercose et ceIle de la trypanosomiase a êté mis sur pied,qui est à La fois faisable, efficace et êconomique. Une commission nationale deIa dévolution a êté crêée et des équipes nationÀles formées. Le coût du JPc,/9 page 21 progrÂmme de dévolution au Burkina Faso, êtalé sur une pêriode de cinq ans, aétê estinê à environ US $1,ÿB million. Dans la mesure où les investissements dans 1es activités de santé publique sont limités en Afrique de l'Quest et où1es mesures de lutte contre 1a maladie sont souvent inadêquates, il est fort nécessaire de soutenir Ies services préventifs des systèmes de santé publique chargês dractivités collectives telles que la vaccination et la surveillance des maladies endêmiques. Le CAP encouragera 1es investissements destinês à soutenir1es programmes conçus sur le modèle burkinabé. 8.4 Des études similaires sont en cours au Mali et au Niger, les deux autrespays qui ont déjà prêparé des plans de dévolution pour 1a huitième session du ccP. B.l L'OCP a rêdigê des documents techniques destinés à guider 1es pays dansleurs activités de surveillance ; il s'agit de manuels exposant 1a manière de conduire des enquêtes épidémiologiques simples et d'assurer 1a distribution deI'ivermectine, surveillance des rêactions indésirables comprise. Le progranme continuera à former du personnel et à réviser les manuels selon 1es besoins et coopérera avec les équipes nationales à r'êtablissement de cartesépidéniologiques et à 1a distribution de f ivermectine. It coopérera aussi avecIe MaIi et Ie Niger et avec les autres Pays participants à I'êlaboration deplans de dêvolution appropriés. Discussion 8.6 Les reprêsentants des Pays donateurs ont féIicité Ie Burkina Faso et IaBanque mondiale pour 1e plan modèle étabIi par eux et notê que, grâce à 1aparticipation nationale progressive, te maintien de la bonne ,arèhe du progrqmmespéciaI de lutte, géré actuellement par 1tOCP, sera finalement assurê par lessystèmes de santé nationaux. Dans certains pays I'infrastructure nécessaire esten p1ace, dans d'autres sa mise sur pied prendra du temps. Le fait que plusj,eurspays aient déjà envisagé des plans montre qu'ils sont parvenus à un staderelacivement avancé dans leurs activités de lutte et de surveillance. Alors quera date initiatement fixêe pour la dêvolution dans trois pays était Lÿ)2, teprocessus a déià commencê dans tous Ies pays de I'ai.re du progranr.. LiOCp aurapour rôfe de fournir et de coordonner I'appui technique et matêriel nécessaireet d'assurer notaament la formation des personnels à mesure que les plans despays seront mis en place. B.l En exprimant leur appui pour 1es progrqmmes nationaux de dêvolution,plusieurs représentants des Pays donateurs ont pris note avec satisfaction duplan modèIe. IIs ont décIaré que leur soutien dépendra des progrès accomplis parl'ocP dans les diverses parties de I'aire du Progranme ainsi que des prioritésdéterminées par les gouvernements eux-mêmes avec leurs partenaires bilatéraux.I1s ont expriné I'espoir que les ministères de la planification et des financesfourniront un soutien national. L'existence au sein des services de santépublique drune infrastructure adéquate et du nombre requis de personnelnational, formê pour sracquitter des tâches intêgrées de la dévolution, joueraun rÔ1e dêcisif à cet êgard. Un reprêsentant a ioutefois mis en garde contreune réduction prêmaturêe des apports sanitaires au progremme avant que dessolutions de remplacement valides n'aient été trouvées. rl a donc recommandé decoordonner r'OCP avec d'autres programmes de nature similaire soutenus par1'0MS. Para1lèlement, on a notê que ta pénurie de certains personnels, enparticulier Ie manque d'épidémiologistes, plaidait fortement en faveur d'uneapproche "pluri.pathologique". B.B La coordination avec des organisations conduite de négociations en temps voulu avec mentales intéressées pour obtenir leur appui mécanismes de développement socio-économique nécessité d'un leadership a êtê soulignêe. telles que Ie FISE et l-e FNUAp, Ia 1es organisations non-gouverne- et Ia coordination avec Ies ont été jugées essentielles. La JPc/9 page 22 8.9 L'importance d'un engagenent continu des services de santê en faveur desactivitês nêcessaires de surveillance et de distribution de f ivermectine, aprèsle bon départ effectué au Burkina Faso, au Mali et au Niger, a été soulignée, de même que lrimportance drun financement indépendant. Le CCp s'est déclaréconfiant dans 1'aptitude des pays participants à maintenir 1'objectif duProgramme, les ressources étant dépIoyées de manière bien coordànnée, et dans1'aptitude de 1'OcP à remplir sa mission qui consiste à veiller au bondéroulement de ce processus. 11 a été suggêré d'ajouter f idée de durabilité àIa notion de "dêvolution". 8.10 Des reprêsentants des pays participants ont souligné que la prise encharge des activités de surveillance et d'autres activités par les ComitésNationaux de Lutte contre 1'Onchocercose était un gage sérieux de leur rée11evolonté d'organiser et dtappliquer la "dêvolution". I1s ont fait observer que1es pays ont fait preuve d'une grande patience pendant que 1a "dêvolution,,étaltdéfinie dans des contextes de développement généra1 de plus en plus larges etque des d'études êtaient menées pour déterminer leur degrê de préparation. LeccP a été instanment invité à adopter une définition définitive aà raIdévolutiontt. B'11 Les pays sont prêts à jouer leur rôle et ils sont reconnaissants è Ia communauté des Donateurs, des signes qui laissent à penser qu'e11e va s'engagerà leur apporter un soutien. Ils ne peuvent renoncer au soutien de l'OCp avantd'être assurês d'une coopération bilatérale ou autre. si res ressourcesdisponibles sont insuffisantes, i1s feront ce qu'i1s pourront avec respect etdignité, simplement "en se dêbrouillant avec les moyens du bord". Its ontatteint leur najorité en ce qui concerne I'OCP et fàront leur devoir enversleurs propres populations. La solidaritê internationale en Afrique de I'Ouestest essentielle car tous pourraient souffrir d'une recrudescence deI'onchocercose dans quelque pays ou quelque zone que ce soit. La communauté desDonateurs peut être assurée que 1es pays ont des personnels compétents et que taformation sera de nature à assurer Ia continuité. 8.tz Le Directeur du programme a déclaré que Ie rô1e de l,ocp en ce quiconcerne la dévolutj-on consiste à "aider 1es pays à s'aider eux-mêmesi, afin que1es activités de surveillance et de distribution de f ivernectine soientprogressivement assumées par les services nationaux qui combineront Iasurveillance de 1'onchocercose avec la surveillance d'autres maradies.L'intégration s'ensuivra logiquement. LrOCP continuera à aider à prêparer desplans de dévolution en tenant compte des conditions particulières et du degré depréparation de chaque pays ; des institutions telles que IOMS et la Banquemondiale aideront è rassembler tous les éléments nécessaires à cetteplanification et collaboreront au calcul des cotts et à la préparation depropositions de financement. L'ocp apportera tout le soutien techniquenêcessaire, notBmment en ce qui concerne Ia formation de ressortissants nationaux. 8.13 rr a été pris note du fait que l'ocp continuera à aider 1es équipesnationales à procéder à 1a surveillance épidémiologique, au traitement et à1'anaryse des données nécessaires pour ra prise de décisions. B'14 L'ocT continuera à participer à 1a recherche d'un macrofilaricide, dont lerôle potentieL, en ce qui concerne la dêvoluti.on, sera considérabre. B.r5 En réponse à une question du représentant d,un pays donateur, de prusamples dêtails ont été fournis sur 1e plan étabti par 1e Burkina Faso en vue deI'intégration des activités de surveillance et de lutte concernant l,Onchocer-cose et 1a trypanosomiase. Les deux êquipes actuellement responsables de la JPc/9 page 23 surveillance verront leur nombre porté à cinq et i1 a êté estimé qu'avec 10 à 15 membres par êquipe, 1es besoins en formation seraient modestes mais essentiels. Un tel programme pourra être financê au titre du budget ordinaire du ministère, mais il serait préférab1e de pouvoir disposer d'une assistance bilatêrale. 8.16 Le représentant d'un Organisme donateur, tout en se disant favorable à I'approche dêcrite, a exprimé sa craj,nte que les services de santê de base, déjà surchargés au possible, ne soient pas en rnesure d'assumer 1e surcroît de travail. Malgré la meilleure volontê du monde, et bien que certains représentants des Pays participants affirment pourvoir assumer un te1 travait,i1 n'en deneure pas moins que Ia tâche est rude. 11 faudrait intensifier tes contacts avec d'autres organismes et organisations non-gouvernementales pour s'assurer des ressources supplêmentaires. B.tl Le Dlrecteur du Programme s'est dêclarê satisfait du tour pratique prispar les choses. 11 a en effet pris note du soutien possible de nouveauxpartenaires bilatêraux et de nouveaux organismes de financement ainsi que de 1a volontê de la Banque mondiale de continuer à ëtablir Ie cott des plans et à mobiliser des ressources, complêtant ainsi le rôIe technique et consultatif assurê par 1'OCP. RAPPORT D'ACTIVITE SUR LE PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE L'ONCHOCERCOSEPoint 10 de l'ordre du jour (documenrs JPC9.6(A) er JPC9.6(B)) 9.1 Le représentant de 1a Banque mondiale, prenant Ia parole en qualité de menbre du CAP, a déclarê qu'en application de la demande formulée par Ie CCP à sa huitième session, le CAP avait entrepris I'examen du mandat et des structures du Projet de Chimiothérapie de 1'Onchocercose (OCT), de son financement annuel et des autres sources possibles de financement. En janvier 1988, iI a organisé une rêunion à 1aquelle ont participé des membres du CCE et des reprêsentants detrois Pays donateurs, Ia Belgique, 1a France et Ia Suisse. 9.2 Il a été rêaffirmé que, moyennant quelques nodifications appropriêes,1'Ocr restait le meilleur mécanisme possibre pour Ia mise au point drun mêdicanent susceptible d'être utilisé par I'OCp. 9.3 L'OCT aura pour uni.que objectif, à I'avenir, la mise au point d'un macrofilaricide sûr et efficace. rt a étê recommandê de poursuivre la collaboration avec I'industrie pharnaceutique et I'espoir a été exprimê qurunplus grand nombre de laboratoires participent aux recherches. 9.4 Après avoir procêdé à I'exnmen du mandat initial de 1'0CT, il a été recommandé de conclure de nouveaux accords de corlaboration avec deslaboratoires pharmaceutiques en vue d'accélérer la mise au point de médicament.11 faudrait obtenir des firmes pharmaceutiques concernées, qu'el1es srengagent fermement à poursuivre la mise au point de tout macrofilaricide découvert dans1e cadre de cette coltaboration. Un appui devrait aussi être accordé pourI'exécution d'essais cliniques dans des zones d'endémie et à des centres de criblage des médicaments. 9 JPC/g pa$e 24 9.5 Au sujet de 1a gestion générate du projet, i1 a été recommandé d'accorder une plus grande latitude au secrétariat de 1rOCT. Un comitê drorientationdevrait être conservé pour superviser les activitês, mais sa composition devraitreflêter les modifications recomnandées ; son prêsident, en particulier, devraitêtre une personnalité de renonmêe internationale ayant une grande expérience dela mise au point des mêdica:nents. 11 a été proposé que le Directeur du progrnmme spécial OMS de Recherche et de Formatj.on concernant les Maladies tropicales(TDR), continue à administrer les aspects techniques de 1'OCT. Le DirecteurgénêraI de 1'0MS a par Ia suite confirmé cette proposition. L'examen techniquedes activités de 1'0cr devra désormais être assumê par le ccE. 9.6 L'administrateur de I'ocr, en présentant son rapport, a dêclarê que 19BB avait étê une annêe importante pour le projet. L'exnmen du CAp a êté mené à bienet ses recommandations, qui ont entraîné des modifications structurelles et opérationnelles importantes, ont étê appliquées dans tes plus brefs déIais. Desprogrès ont êtê acconplis sur 1a voie de Ia mise au point de macrofiloricidesdans les délais proposês par les groupes d'examen. L'OCT a eu le plaisir de voir sa participation précoce au développement de f ivermectine porter ses fruits, ce médicanent étant devenu un moyen de lutte utilisé dans Ie cadre du prograrnme. 9.7 un résuné des aspects financiers des opêrations de l,ocr et des renseignements sur les contrats de recherche actuellement financés, ont étêfournis en vue d'une nise à jour sur l'état d'avancement de I'OCT depuis lapréparation du rapport. 9.8 Conformément aux recommandations du CAP, Ies activités de I'OCT ont été exaninêes par le CCE en juin 1ÿ88 et un reprêsentant du CCE a participé aux deux réunions du Conité d'orientation de I'OCT qui se sont tenues pendant lrannée. 9.9 Le Directeur du Progrqmme TDR continue è remplir 1es fonctionsd'adnlnistrateur technique de 1'OCT et maintient une collaboration constante avec Ie Dlrecteur du Programne des Maladies parasitaires et le chef de I'unitédes Infections filariennes du TDR, notanment au sujet de ta coopêration avecI' industrie pharmaceutique et les essais criniques en cours sur res macrofilaricides . 9.10 Le conitê d'orientation de I'ocr a été reconstituê, pour 1equel on recherche un nouveau prêsident répondant aux critères définis par Ie CAp. g.LL Des changenents ont étê apportés, après négociations, dans les accordsjuridiques entre 1'Ocr et f industrie afin drengager davantage celle-ci apoursuivre le dêveloppement des composês qui se révêleraient susceptibles defaire lrobjet d'essais cliniques. 9.12 Une équipe de dêveloppement préclinique des médicanents a été crêêe encollaboration avec Ia conposante Filariose du progrâmme TDR et ce, sur la based'un partage des dépenses. Son but est d'accêrérer la progressiond'antifilariens potentiels à travers Ie système de criblage et d'assurer 1eur mise au point rapide êventuellement. Lréquipe s'est rêunià rêgulièrenent pourévaluer les données fournies par le criblage et planifier la poursuite dudéveloppement des composés le cas échéant. Un consultant à temps partiel devraitêtre recruté pour aider è coordonner cette activité et pour tenir des bases dedonnées informatisées sur les composés essayês. 9.t3 Lors de sa première réunion, I'équipe a passê en revue - avec desconseillers de lrextêrieur - tes systèmes de criblage utilisês actuell-ement,pour 1es rêduire à un minimum et optimiser leur efficacitê. Les systèmes decriblage ont êté pleinement coordonnés avec ceux de Ia composante Filariose duprogranme TDR. JPC/9 page 25 9.14 En 1988, l'équipe a passê en revue Ia tittérature scientifique et Iesbrevets existants dans le monde et a dressé une liste de laboratoires possédant des composés intéressants. Des dispositions sont prises afin de visiter ceslaboratoires. L'équipe a également êtab1i des listes de cibles potentiellespour les médicanents chez les filaires et aussi de structures chimiques qui ont montrê une activité antifilarienne, à utiliser au cours de ces visites. 9.L5 A Ia huitième session du CCP, Ie représentant de 1a Banque mondiale avaitindiqué qu'une somme de us $J mirlions, soit us $2,1 nilrions par an serait recommandêe pour les opérations de 1'0cr au cours de ra période 19g9-1991. Enoutre' à la suite de l'examen indêpendant des activitês de I'OCT nené en 1987 etde l'exnmen du CAP menê en 1988, il a été recommandé que I'OCT concentre sesefforts sur Ia mise au point de médicaments "possibles" qui puissent faireI'objet d'essais cliniques au plus tard en 799L. L,ocr concentre donc son soutien financier sur les centres d'essais cliniques et 1es centres de criblagedes médicaments et a rêduit son soutien à 1a recherche dans 1es centresuniversitaires. Les dépenses totales prévues pour 1es contrats de recherche dans1e budget de 1ÿBB s'élèvent à US $1,/ millions contre US $2,1 millions en 1987et us $2,9 millions en 1ÿ86. La proportion dêpensée pour la recherchefondaoentale a êré rêduite à 6 I contre 18 I en fgBZ ât L5 I en t9g6. 9.76 En 1988, les centres d'essais cliniques de Hohoe, au Ghana, et de Bemako, au Mali, ont expêrimentê différentes posologies du macrofilaricide CGp 6140. Oesessais ont êgalement été entrepris au Guatemala par le taboratoirepharmaceutique concerné. Au cours de l'année, i1 a été dêcouvert que1'absorption des médica.nents était bien meilleure lorsque le médicanent étaitpris en fin de repas et Ies protocoles d'essai ont étê révisés de manière à entenir compte. 9'L7 L'activité nacrofilaricide est difficile à êvaluer. La néthode actuelleconsiste à attendre quatre mois après lradministration du mêdica.ment avantd'exciser les nodules pour procéder aux examens histopathologiques, qui prennent encore deux mois. Les résultats des essais cliniques ne sont donc actuellementdisponibles que pour des sujets traités à jeun "ü aeurt de 1ÿgg. A ia-dose de10 mg/kg adninistrée pendant trois jours cànsêcutifs, Ie ccp 6140 a tué Iaplupart, mais pas 1a totalitê, des vers adultes chez environ Ia moitié despatients traitês. chez res autres, il n'a pas eu d'effet ou il n'a pas étêpossible de vêrifier si res vers avaient étê tués. parmi res rêactionsindésirables enregistrées, on a observé une réaction de llazzotti assez graveet' à des doses supérieures, une réaction indiquant un effet toxique sur lesystème nerveux central se nanifestant par des troubles du "orpo.i.r.nt, de1'audition et de 1a vision. 9'18 Toutes les données disponibles sur le CGP 6140 seront exaninêes lors d,unerêunion à laquelle doivent participer le laboratoire pharmaceutique et 1'OCT audébut de 1989. A cette occasion de nouveaux protocoles pour d,autres essaiscliniques seront établis. Les essaj.s se poursuivront au Ghana et au Guatemataainsi qu'au Ma1i, si le centre de Bamako continue à disposer d'un nombresuffisant de patients infestés de vers adultes viabres et n,ayant pas ététraités par L'ivermectine. Ce centre se trouve maintenant dans Ia zone detraitement de 1'0cp et s'il- ne peut pas poursuivre ses travaux, ir faudrarechercher un autre centre, ailleurs en Afrique. 9'79 Six autres composés de 1a nême firme pharmaceutique sont actuellementsoumis à des épreuves de criblage chez des bovins i.nfeCtés par O. gibsoni enAustralie. Les premiers résultats seront disponibles au détut ae î9891 Lesrésultats préliminaires des comptages de microfilaires sembrent indiquer que desschémas thérapeutiques à doses multiples srimposent. JPc/9 page 26 9.2O Un essai a été entrepris au Libéria pour déterminer si l'adninistration de doses multiples d'ivermectine peut avoir un effet macrofilaricide. Un groupe de l0 sujets a été traitê par f ivermectj.ne à Ia dose de 100 mS/kS adninistrêe toutes les deux semaines pendant 12 semaines. Des nodulectomies seront effectuées en février 1989 et Ia viabilitê des vers sera comparée avec cel1e des vers pré)-evês chez 30 patients non traités. 9.27 Des protocoles ont étê établis pour 1'essai d'associations d'ivermectine, d'albendazole et de mêfloquine, médica-Eents dêjà homologués pour 1'usage chez I'homme ; on cherche à vérifier si ces associations auraient un effet macrofilaricide. Les essais commenceront à Hohoe, au Ghana. D'autres associations sont à 1'êtude. 9.22 L'OCT soutient depuis un certain nombre d'années des recherches sur une série de composês chimiques d'une autre firme pharmaceutique - 1esphênylanidines. Les composês les plus prometteurs ont montrê une certaine activité contre les vers adultes d'0. volvulus in vitro dans le cadre d'essais menês au Ghana et au Libéria. Ces ,êres-ioilposés sont actuellement expêrimentês sur des chiens infectés par Brugia pahangi. Les rêsultats seront disponibles vers Ie milieu de I'année 1989, et à ce moment, la firme dêterminera si 1'un des composés en question peut être soumis à des essais cliniques. Là encore, iI apparaît que 1'administration de doses multiples sera nécessaire. 9.23 Une deuxième série de phényla-midines de la même firme sont expérimentées actuellement et 1es résultats seront disponibles à Ia fin de 1989. 9.24 Le Directeur du Programme TDR a dêclaré que 1a collaboration entre I'OCP et 1e TDR avait êtê intensifiêe en ce qui concerne I'expérimentation delrivernectine sur 1e terrain, et que des protocoles de base ont étê établis conjointement par les deux programmes. Outre les essais menés par 1'Ocp, des études ont êtê entreprises par 1e TDR au Malawi, au Cqmeroun, au Nigéria, auLibéria et au Guatemala et ont donnê des rêsultats analogues en ce qui concerneIa sécurité et I'efficacitê du mêdicament. Un grand nombre dressais ont été menés pour vérifier lrinnocuité de I'ivermectine dans des conditions très variêes. 11 reste à dêterminer Ia manière la plus êconomique et la plus efficaced'utiliser le médicament dans ces diverses conditions pour prévenir la naladie et en particulier la cécité. Ce qui a été rêalisé dans I'aire du Programme aura de toute façon de I'importance pour les stratêgies de lutte contre I'onchocercose partout ailleurs. Le Programme TDR s'intéresse aussi à la formation et 1es essais sur f ivermectine ont servi de cadre d'entraînement pour1'application sur le terrain. 9.25 Le Comité drorientation de la composante Filariose du programme TDR, s'occupe, outre de 1a mise au point de médica-ments, de 1a mise au point de vaccins contre les filarioses y compris l-'onchocercose, et aussi de techniques diagnostiques. Un atelier aura lieu en 1989 pour évaluer 1es progrès rapides accomplis dans Ia mise au point d'une sonde d'ADN qui permettra de faire Iadistinction entre les formes forestières et savanicoles de 1'onchocercose. 9.26 Le progranme TDR mène également des recherches sur Ies vecteurs pour explorer 1a possibilité de mettre au point des agents de lutte semblables àB. thuringiensis H-14. 9.27 Faisant observer qurun résumé de 1'exnmen des activités de I'OCT mené parle CCE figure dans Ie rapport de ce dernier, un membre du CCE a déclarê que Ie Comité avait souligné combien i1 importait de pouvoir disposer d'un macrofilaricide. A 1a rêunion du comité drorientation de 1'ocr, celui-ci a souligné lrimportance pour 1'0CP de la date limite fixée à 1991 pour JPC/9 paqée 27 f identification de conposés potentiels. Le CCE a toutefois reconnu que la mise au point drun nacrofilaricide efficace êtait importante en soi, car ce médicament serait nécessaire en dehors de Ia zone du Progrsmme et après Ia findu Programme. Le ccE a invitê instnmment I'ocr à rechercher des fonds supplémentaires et à êlargir ses contacts avec f industrie pour accroître 1es chances de trouver des composés qui conviennent. Discussion 9.28 Le représentant d'un Pays donateur stest fêlicité des nesures prises pour rêorienter 1a structure et les activités de 1'OCT, ainsi que des informations complètes et détaillées fournies au CCp. 9.29 Les représentants de deux Pays donateurs ont exprimé l'espoir que I'OCTfera des efforts pour que la collaboration avec le Centre de Bamako, qui srestrévéIêe très utile dans 1e passé, puisse se poursuivre et qu'un compromis avecles activités de 1'0cp dans ra région puisse être réalisé. 9'30 Le Directeur du Programme et I'Administrateur de I'oCT, tout en convenantqu'i1 y avait eu une excellente collaboration avec Ie Centre de Banako, ontattiré I'attention sur Ia nécessité de disposer d'un nombre suffisant depatients pour poursuivre les essais et sur les problèmes éthiques que posait lefait de refuser 1'accès au traitement par f ivernectine. Des problèmes analoguesont êtê rencontrés au Ghana, mais iI a êtê possible de transférer les essaj.sdans une autre partie du pays. rl faut espêrer que 1'on pourra trouver unesolution semblable au MaIi. 10. PLAN D'OPERATIONS MODIFIE POUR LE RESTE DE LA TROISIEME PHASE ET APPROBATTON DU PLAN : point 12 de l'ordre du jour (document Jpca.5) 10.1 En présentant 1e document, Ie Directeur de l'ocp a rappelê qu'en 1ÿg/. comme dit précêdemment, on pensait que les activités de la troisiéme phaseseraient en retard de trois ans. Or, grâce à des efforts infatigables et à denouvelles techniques (section 6), en particulier 1'emploi en aliernance desinsecticides disponibles, 11 a êté possible de rattraper la plus grande partiede ce retard. to-z rl a été proposé, conformément à 1a mise en garde du ccE contref interruption prêmaturée des activités de lutte antivectorielle, de poursuivre1es opérations larvicides au rythme actuel, jusqu'en 1ÿÿ0, dans lraire initialedu Programme, et au-delà de cette date dans 1es zones où Ia rêduction de Ia CCMFn'aurait pas étê aussi grande que dans 1a majeure partie de I'aire du progranne.11 n'y aurait aucune réduction du réseau de surveiilance entomologique, maislraccent serait mis sur la surveillance de Ia transmission. 10'3 Les opérations-rarvicides à grande écheI1e dans la zone d'Extension Sud,qui ont démarré en 1988, doivent se poursuivre jusqu'à Ia fin de 1a troisièmePhase financière, tandi.s que 1a lutte antivectorielle se développeraprogressivement dans Ia zone d'Extension Ouest, où 1'on devrait parvenir à 1acouverture complète d'ici 1ÿÿ0. Dans tes deux zones, on procêdera à I'épandagede larvicides sur une base saisonnière et sélective pour obtenir le meilreurrapport coût/efficacité possible. 10'4 11 est prévu de procêder à Ia distribution à grande échelle d,ivermectinedans Ies parties des zones drExtension où La naladié est hyperendémique, dansles zones réenvahies et les zones à problème de l'aire initiale, afin de couvrirau total 250 000 personnes d'ici 1ÿÿ0. JPC/9 page 28 10.5 Toutefois, au cas où I'on disposerait de preuves dêcisives plaidant en faveur d'un rôIe plus actif de f ivernectine dans la lutte contre ltonchocercose, iI est prévu que Iton pourrait remplacer les opérations larvicides dans certaines zones par 1'adninistration du médicament et ceci avant même la fin de la troisième phase. 10.6 Le coût total des opérations pour Ia période 7989-7997 a êté estimé à US $93 nillions. ]-O.7 Le représentant du CCE, indiquant son accord sur le Plan modifié, s'est ioint au Directeur du Programme pour solliciter un appui, notamment du Siège de 1'0MS : pour Ie recrutement du meilteur personnel possible ; pour une gestionplus souple - dans le cas, par exenple, où le dollar fluctuerait et où Ia pénurie de crédits empêcherait 1es travaux d'avancer - ; et pour demander une collaboration maxinale de 1a part de la Banque mondiale, des autres institutionsparrainantes et des organisations non-gouvernementales. Discussion 10.8 Des reprêsentants des Pays donateurs ont répondu de manière positive à cet appel. 11 a été renarqué que Ia formation ne recevait pas ltattention mêritée dans le document. Cependant, Ia question avait fait l'objet d'études de consultants dès le début du Programme et leurs rapports pertinents pouvaientêtre fournis sur denande. La prioritê serait accordêe à la formation d' êpidéniologistes . 10.9 Le représentant d'un Pays participant a dêcrit les arrangements quipernettraient aux réseaux nationaux d'assumer la responsabilitê de ladistribution de lrivermectine parallèlement avec 1'exécution de prograrnnes deprévention tels que le Progranme ê1argi de Vaccination. Le Directeur du Progrqmme a confirmé que dans tous Ies cas où les pays s'êtaient engagês dans de teIles tâches, I'appui national nravait jarnais fait dêfaut. 10.10 L'assurance a été donnêe que la suggestion drun Donateur serait examinée, selon qui, drautres économies pourraient être faltes en sous-traitant des services de 1'0CP à l'extérieur. 10.11 Le Plan drOpérations nodifié a étê approuvê. 11 RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES(document JPC9.8) Point 11 de I'ordre du jour 11.1 Le Directeur de Ia Division OMS du Budget et des Finances, présentant Ie rapport, a fait observer que les engagements de dépenses encourus en 1987 srélevaient au total à US $33 8Of 373 alors que le budget approuvé pour 1'annéeêtait de US $34 472 000, ce qui laissair un solde non engagê de US §670 627. Ll .2 Le Com.rnissaire aux Comptes a visité le projet au début de 19BB et a exaniné 1rétat du Fonds fiduciaire pour 1'onchocercose pour 1'exercice 1987. Cet exanen a englobé un examen général des procédures comptables et autres piècesjustificatives. 11.3 Le comnissaire aux comptes a estimé que l'exposê sur l'état du fondsfiduciaire et 1?annexe avaient êté établis conformêment aux règles comptables de 1'Organisation et que les dépenses encourues I'avaient étê conformément au Règlement financier. JPc/9 page 29 11.4 Le Commissaire aux Comptes continue à suivre de près tous l-es faits nouveaux concernant 1'0CP et son absence ne traduit pas un manque d'intérêt, mais est due au fait que d'une part i1 n'avait aucune observation particulière àformuler et que, d'autre part, il avait drautres engagements pressants ai11eurs. 71.5 Le Commissaire aux Comptes continue de coopérer pleinement avec Ie vérificateur i.nterne des comptes et avec I'administration de I'ocp. 71.6 Le Directeur du Programme, se félicitant du rapport du Commissaire auxComptes, a donné 1'assurance que les efforts se poursuivraient pour qutil soitpleinement rendu compte de toutes 1es opérations du Programme et a remerciê 1e commissaire aux conptes de 1'appui constructif apporté au progrnmme. t7.7 Le CCP a pris note du rapport du Commissaire aux Comptes. 72. PLAN D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAMME POUR 1ÿBÿ : Point 13 ae l'ordre dujour (document JpC9.4) 72.7 Le Chef de t'unitê de l'Adninistration et des Services de soutien adécLaré qu'en 7987 et 1988 aes économies de I'ordre de US $2 millions avaientété réalisêes grâce a une meilleure gestion des opêrations larvicides aêriennespar lrunité de Lutte antivectorielle. Drautres écônomies importantes ont êtêréalisées en confiant à des entreprises extérieures un certain nombre deservices requis par 1'0Cp. L2.2 Le projet de budger pour 1989 s'êrève à us $32 uB 0oo soir uneaugnentation de 9,2 I par rapport au budget approuvé pour 1pg8. Cetteaugmentation reflète Ia nécessité exprimêe dans 1e Plan d'opérations modifié, deprocêder à des opêrations larvicides dans les zones d'Exteniion et à Iadistribution à grande êchelle d'ivermectine, ainsi que 1es dépenses estiméespour 1e fonctionnement des autres unités de 1'OCp. L2'3 Des procédures de budgêtation basées sur une croissance zéro ont denouveau été appliquées pour êtablir les estimations de coût et toutes lesactivités, tous les projets de recherche et tous les postes de personnel ont dûêtre justifiês. Aucune réserve d'urgence ne figure dans Ie budget, mais lesestinations de coût tiennent compte d'un taux à'irrflrtion arrrruàI présuné de 5 /,pour Ie personnel de Ia catégorie professionnelle et de LZ I pour celui de lacatégorie des services généraux, ainsi que d'une augmentation de 5 I pour lesachats à 1'êtranger et de 10 I pour les achats locaùx. 72'4 Malgré une nouvelle réduction de 9 I au nombre des postes permanents, Iecoût des services du personnel devrait augmenter de 1] fi. a" outre, ir devrait yavoir une augmentation considérable du .,oÀb"e de ressortissants nationaux mis à1a disposition d'OCP dans 1e zone d'Extension Ouest. La possibilité de remplacerà I'avenir 1e complêment de salaire de 20 / versé à ce personnel par 1,OCp, par1e paiement d'une prime, est à 1'étude. 72.5 Des augmentations de 10,5 I pour 1es dêplacements opérationners dupersonnel et de 22 / pour les opérations aériennes sont envisagêes. par contre,grâce à une meilleure efficacité et à de neilleurs pri.x, Ie coût des larvicidesnécessaires devrait diminuer de 18 l. Les autres rràis de fonctionnement serontmaintenus au niveau de 1988, mais des dêpenses supplémentaires seront encouruespar suite d'une modification relative aux logements à Banako. Un investissementde us $1,5 million, êta1é sur 1es trois procÀaines années (us $750 o0o en 1989),a été proposé pour le remplacement de véhicules. Enfin, une augmentation de752 /' est proposêe dans 1e budget pour 1a formation, ceci afin de répondre auxbesoins créés par la dêvolution. JPC/9 page 30 1?.6 Le projet de budget a êté étab1i sur ra base d'un taux de change de2Bl francs CFA pour un doIlar. Si le cours du dollar devait mônter, ie gain net serait versé à la réserve. S'iI devait baisser, une surveillance êtroite serait nécessaire, pour absorber tout coût supplémentaire grâce à des êconomies opêrationnelles . Discussion L2.7 Les reprêsentants des Pays donateurs se sont félicités de Ia prêsentation claire et détaillêe du budget. Lz.B En réponse à une question du représentant d'un Pays donateur, Ie Directeurde la Division OMS du Budget et des Finances a rappelê que 1a résolution [iHA34.1J invite I'Organisation à prélever une commission uniforme det3 I en remboursement des dêpenses d'appui aux progrÀmmes financês par des fonds extrabudgétaires. 11 est dit dans 1a même résolution qu'iI sera tenu compte desdêpenses d'administration dêjà incorporées dans 1es prévisions budgêtaires de ces progrÊmmes spéciaux. 11 a été pleinement tenu compte de ces recommandations et 1r0MS ne prêIève aucune commission à I'OCP pour les dépenses d'appui, sauf en ce qui concerne Ie cott de quatre postes dragents des services gênéraux au Siège assurant des services centralisês tels que 1'êtat des traitements, 1es pensions et I'assurance, Ie personnel et les fournitures. Le Directeur du Programme et Ie chef de I'unité de I'Administration et des Services de soutien ont soulignê quele siège de 1'0MS accorde sans frais un appui considêrable, qui est essentiel aufonctionnement de t'OCP. t2,9 En réponse à une demande de précision sur I'emploi de ressortissants nationaux, le Directeur du Progrsmme a déclarê que bon nombre des ressortissants nationaux actuellement au service de 1'OCP srêtaient occupês de la lutte contreI'onchocercose pour reur gouvernement avant Ie démarrage de 1'Ocp. rlstravaillent maintenant pour 1rOCP à temps complet ou partiel et sont payés parleur gouvernement au taux en vigueur localement. En outre, ils reçoivent un supplêment de 20 I versé par 1'0CP, ca1cuIé sur la base du salaire national. Le chef de I'unitê de l'Administration et des Services de soutien a déclarê qu'un autre groupe de personnel national de la catêgorie professionnelle et des services gênéraux était employê de nanière permanente par 1e Programme et queIes salaires versês à ce groupe étaient conformes au barème de traitements pourla catégorie professionnelle et 1a catégorie des services généraux êtabli parles Nations Unies. L2.Lo Le Plan drAcrion et le Budger de us $32 uB 000 pour 1989 ont ére approuvés. 13. FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSEPoint 14 de l'ordre du jour 13.1 Le représentant de 1a Banque mondiare a fait savoir que les fondsdisponibles pour Ie financement de I'OCP pour la période de six ans allant de1986 a 1991 s'êleveraient au total à US $159 millions. Les dépenses totales pour cette phase, calculées à partir des estimations relatives à la mise en oeuvre duPlan d'Opérations nodifiê, sont actuellement évaluées à US $1BZ nitlions. Undêficit de US $23 millions est donc escompté pour le reste de Ia troisièmephase. 13.2 Les consultations avec les Donateurs actuels et potentiels ont êtêpositives ; Ia plupart des Donateurs ont officieusement indiqué leur intentionde fournir un appui supplénentaire pour aider à combler 1e déficit, mais cesintentions doivent encore se transformer en engagement officiel et, en tout cas,i1 sera nécessaire que le progrernme exerce un contrôle financier rigoureux. JPc/9 pa8e 31 13.3 A mi-parcours de Ia troisième Phase des opérations, l'appui apporté parIes Donateurs au Programme est plus é1evé que jamais, malgré les difficultés de 1ÿ86 et 1987. A 1a fin de 1ÿ88, 20 Donateurs auront contribué è hauteur de US$ 78 mil1ions, alors que 1es dépenses se sont élevées à US $89 millions, ladifférence de US $11 millions ayant êté financêe en réduisant Ia réserve au niveau minimum approuvée par 1e CCP en 1ÿ86. 13.4 Les estimations de dépenses rêvisées, qui n'englobent pas les recherches chimiothérapeutiques pendant Ia troisième Phase, s'élèvent au total à us $175 millions, soit une augmentation de uS $41 millions ou de 30 I par rapport aux estimations de 1985. Les estimations rêvisêes inctuent :1) une augmentation de cott d'environ US $18 millions depuis 1ÿB! découlantd'une baisse du cours du dolIar des Etats-Unis, 2) un supplément de US $18 millions pour combattre la résistance des sinulies aux insecticides, et3) un supplément de us $! nillions pour I'essai sur re terrain et Iadistribution de L'ivermectine. La poursuite des recherches en chimiothérapie au niveau proposé par le CAP en 1ÿ88 fera augmenter 1e budget de la troisième phased'encore us $7 mi11ions, re portant à un total de us $192 mirtions. 73.5 Malgré les dépenses plus ê1evées de 1a troisième phase, le rapport cott-efficacitê de 1'OcP reste extrêmement bon, les dépenses moyennes parpersonne protégée par année, êtant de I'ordre de US $1. Les dépenses annuellesdevraient atteindre un pic en 1ÿBÿ puis diminuer progressivement pendant tout 1e reste de 1a troisième Phase. L3.6 Le dêficit escomptê de US $21 nillions est basê sur lrhypothèse qu'une réserve pour inprévus d'un montant de US $10 millions sera naintenue jusqu'en 1ÿÿ1 pour faire face aux situations d'urgence. 73.7 Des fonds additionnels destinês à combler le déficit sont recherchés auprès : 1) des Donateurs actuels et 2) de Donateurs potentiels. Les12 Donateurs qui ont versê une contribution moyenne d'au moins US $1 million par an à lrOCP ont été invités à verser un montant supplêmentaire s'élevant au totalà un minimum de US $1,1 million pendant 1es trois prochaines années, c'est-à-dire de 1989 à 1ÿÿ1, et tes huit autres contributeurs ont étê invités à verserdes contributions supplémentaires plus faibles. Aucun Donateur n'a étê invité à verser plus de 25 /. ae crêdits supplêmentaires pour la Phase tout entière. Si 1a communauté actuelle de Donateurs rêpond à la demande de la Banque en versant les montants de l'ordre recommandé, 1e dêficit sera réduit d'au moins US $18 milIions. Onze Donateurs potentiels ont êtê sollicités (Autriche, Brési1, Danemark, Espagne, Luxembourg, portugal, Rêpublique de corêe, Suède, Fondsinternational pour Ie Développement agricole, Banque arabe pour le Développement économique en Afrique et Fondation Gulbenkian). L'Autriche et 1a Rêpublique deCorée ont envoyê des observateurs à l-a neuvième session et le Luxembourg a annoncé qu'il se joindrait à 1'0CP en 1ÿBÿ. De nouveaux Donateurs aideront à réduire le déficit restant pour 1990-1991. 13.8 En attendant, 1a nanière dont le Programme a su naitriser 1es cotts en 1ÿ88 augure bien de son intégrité financière pour l'avenir. 11 s'efforce ausside réaliser drautres êconomies, par exemple grâce à une utilisation plus efficace et en alternance des insecticides et à I'intégration du traitement parf ivermectine et des activités de lutte antivectorielle. 73.9 Décider de réduire Ies opêrations prévues pour le reste de la troisième Phase dans 1e but de combler 1e déficit risquerait d'être contre-productif. Renvoyer à plus tard les opérations prêvues entraînerait une augmentation des coûts dans 1a quatrième Phase qui dépasserait toute économie à court terme et rendrait encore plus nêcessaire Ie soutien des Donateurs, sans compter qu'e11e mettrait en danger 1'heureuse conclusion du programme en 1ÿÿJ. rPc/9 page 32 13.10 La Banque nondiale portera sa contribution en 1ÿBÿ à US $2,! nillionset, sous réserve de ltapprobation de son conseil, maintiendra sa contribution à ce niveau pour le reste de la troisième Phase, versant ainsi une contributiontotale de us $14,5 millions au lieu des uS $1J nillions prévus pour cettephase. 13.11 Le Luxembourg, qui se joindra au Progrnmrne en 1ÿBÿ, a fait savoj.r qu'ilverserait l'équivalent de us $200 000 pour les trois années lg}g-LggL. L3.Lz Le représentant de la Rêpublique fédéra1e d'Allemagne a annoncê que sonpays verserait un montant comprêmentaire de 920 0oo Deutschmarks, sacontribution pour la deuxième moitiê de la troisième phase passant de DM 5.9 millions à DM 6,82 millions, sous réserve de l'approbation du budget de1989 par le parlement allemand. 13.13 Le représentant de l'Arabie saoudite a annoncê que la contribution de son pays pour 1ÿ8ÿ restait fixêe à US $2 millions par an. 13.14 Le représentant de Ia Suisse a fait savoir que ce pays verserait unecontribution supplémentaire de Fr.s. 2,5 miltions pour 1a troisième phase,portant ainsi Ie totar de sa contribution à Fr.s. zo,5 millions, en larêpartissant sur les trois années, conformênent à une demande de la Banque nondiale. 13'15 Le représentant du Japon a rappelé que son pays avait versé au progranmeIrêquivalent de US $2 nillions en 1987 et lrBB et qle son Gouvernement avait Iaferne intention de contlnuer à contribuer en fonction des moyens du Japon. t3.L6 Le représentant des Etats-unis drAnêrique a fait savoir que lacontribution de son pays pour 1ÿ8ÿ serait portée à us $5 millions-, lacontribution totale annoncée par son Gouvernement pour La troisième phase sréIevant ainsi à US $18,5 nillions. 13.t7 Le représentant des pays-Bas a dêclarê que son pays ferait unecontribution au Programme s'élevant en noyenne de 2,J millions de Guilders, paran' qu'LI a convenue de décaisser en fonction des besoins du programme. U'18 Le représentant de Ia Norvège a rappelé que sa contribution totale de18 nillions de couronnes norvégiennes pour Ia troisième phase avait êté "avancée" (c'est-à-dire que plus drargent avait êté mis à 1a disposition duProgranme dans res premières annêes selon res besoins) ; la possibilitê deverser une contribution supplénentaire est à 1'étude. 13'19 Le représentant de Ia France a déc1arê qu'i1 serait possible d'ajouter unmontant supplénentaire à sa contribution de 45 nillions de francs franiais pourla troisiène Phase ; la contribution de Fr. fr '1,5 nilrions pour 1ÿgÿ sàraitversée avant la fin de ta session du CCp. L3'2O Le reprêsentant de la Belgique a annoncé que la contribution de cepays pour la troisième Phase, serait aupentée de 4 millions de francs belges,ce qui 1a porterait à un total de BFrs J2 nillions. L3'2L Le représentant du Canada a rappelé que 1a contribution de son pays pour1987 avait été augnentée de 3OO OOO dollars canadiens, par rapport à celle de1986 ; Ie nouveau Gouverneme.rt .ru peut pas à l'heure actuerle s,engager àautoriser une nouvelle augmentation ; Ie reprêsentant du Canada lui iera partdes rêsultats encourageants des travaux du CCP, dans l'espoir drobtenir unerêponse favorable. JPc/9 pace 33 L3.22 Le représentant de l'Italie a annoncê que son Gouvernement avaitf intention de porter sa contribution de uS sL,25 mirlion par an en 1988-1989 à US $1,/! million par an en L99O-199t. 73-23 II a êté annoncé que la contribution du Royaume-Uni serait portée à S900 000 pour 1989. Cela représente par rapport à 19BB une augmentalion de ZO Iqui a êtê approuvée pour aider à faire face au déficit prêvu. 13.24 Le représentant de I'OMS a fait savoir que Ia contribution de I'OMS de us $500 000 pour 1989 avait déjà été virêe à 1a Banque mondiale. Tous lesefforts possibles seront faits pour assurer le prompt paiement des montants duspour 1ÿÿ0 et L997. 73-25 Le représentant de 1a Banque africaine de Développement a déc1arê que ce11e-ci naintenait sa contribution totale d'environ 1,68 millions d'unités de compte, soit une contribution de 280 000 unités de compte par an. t3.26 Le reprêsentant du Programme des Nations Unies pour le Développement arappelê l'engagement initiar du pNUD de verser us $7,! millions pour L9B7-L991 ;iI ne peut engager son institution à accorder une auguentation en sus duUS $1 million dêjà approuvé pour Ie financement de liétude sur Ie repeuplementdes terres avant la fin de l'exanen par Ie PNUD de ses activités en Afrique vers1e milieu de 1989, date à laquelle il espère qu'une contribution supplénentaire sera approuvée pour Ie progranme. 73.27 Le représentant de Ia Banque mondiale a conclu que puisque huitDonateurs avaient annoncê des contributions supplênentaires reprêsentant autotal US $9 millions, on pouvait penser que le déficit serait suffisanmentrêduit pour pertnettre Ie financement intégral des activités en 1ÿBÿ. Etant donnéIe déficit restant pour 1990-1991, I'annêà 1989 aIlait certainement êtrecruciale pour I'obtention d'un soutien accru. Les annonces de contributions supplémentaires ont dans certains cas laissê un flou en ce qui concerne 1es années 1990 et 1ÿÿ1, de sorte que I'on peut espérer que, si les niveaux accrusde soutien qui ont êté annoncés sont maintenus lusqu;à la fin de la phase, Iedêficit restant de 1'ordre de us $14 millio.r" pàr".. être encore réduit. 13'28 Le Directeur du Programme a exprimé la satisfaction du personnel et lagratitude des Pays participants devant l-a situation financière satisfaisante etles engagements à verser des contributions supplénentaires. 14. DEVELOPPEMENT SOCIo-ECONOMIQUE : point 1! de l,ordre du jour (Jpcg.7) 14'1 Parlant au nom du CAP, 1e reprêsentant de la Banque mondiale a rappelé que1e programme de développement socj,o-économique comprenait trois activitéscomplénentaires : une êtude régionale destinêe à iàentifier 1es zones présentantde bonnes perspectives de développement et à proposer des activités de suivi ;une êtude régionale du repeuplement des terreÀ dèstinée à fournir des directivespour 1a promotion d'un dêveloppement durable 1iée à Ia réinstallation despopulations ; et des analyses en profondeur menées au niveau nati.onat pourpromouvoir 1a formulation de plans de développenent pour les zones "oncho,, dechaque Pays participant, qui seraient pleineàent intègrês dans 1es ptansnationaux de développenent plus généraI. JPc/9 page 34 14.2 La première êtude régionale a êté achevée en septembre 1988 et un rêsumé du rapport, appelé le rapport Hunting, est disponible. Le document contient des recommandations en vue de I'exécution d'une étude nationale sur Ie développement des zones oncho dans chaque Pays participant, qui devrait aider 1es gouvernenents à formuler leurs plans de dêveloppement. Le rapport contient aussi une proposition de développement pour chacun des sept Pays participants de1'aire centrale du Programme, comprenant des mesures qui pourraient être mises en oeuvre avec un complénent minime de préparation. Le CAP estime que ce rapportdoit servir de base de dialogue entre les Pays participants et les Donateurs concernant 1'obtention du soutien nécessaire aux actions de suivi à entreprendre dans 1es zones où 1'onchocercose a êté maîtrisée. 14.3 Le CAP a continué la série de consultations auprès des gouvernements des Pays participants sur les aspects propres à leurs progrÂmmes de dêveloppement socio-êcononique. Des visites initiales ont été effectuêes au Bénin, au Niger, au Sénêgal et au Togo en 1988. 14.4 un certain nombre d'activités de développement ont êgalenent été entreprises dans les zones où 1'onchocercose a étê maîtrisêe au Burkina Faso, au Ghana, au Mali et au Niger avec 1a collaboration des Pays participants, des Agences parrainantes et de divers Donateurs. 14.5 A 1a suite de 1'êtablissement du rapport Hunting, les Pays participants souhaiteront peut-être discuter des propositions de développement avec les Donateurs intéressês et entreprendre les études nationales recommandêes pour 1e dêveloppement des zones où r'onchocercose a étê maîtrisêe. Les Agencesparrainantes sont prêtes à cotlaborer à 1'élaboration des termes de rêfêrence de chaque êtude nationale, qui servirait de base pour la préparation des dossiersde financement par les Donateurs intêressês ; elles sont prêtes également à assister dans Ie choix des consultants et dans l'exanen de I'état dravancement des études entreprises. Des prêparatifs en vue du dêmarrage des êtudes nationales ont comnencê au Togo et au Bénin avec I'appui de Ia FAo et de la Banque mondiale. 14.6 En 1989, Ie CAP complètera le cycle initial de consultations par des visites en Côte d'Ivoire, en Guinée, en Guinêe-Bissau et en Sierra Leone. Les recommandations du rapport Hunting serviront de base pour les discussions comme cela a êté le cas lors des visites faites au Bénin, au Sênêgal et au Togo. L4.7 Une majeure partie de 1'êtude régionale sur le repeuplement des terres sera entreprise en 1989. 14.8 Le CAP était encouragé par la collaboration qui s'instaure entre Ies Paysparticipants et les Donateurs pour I'exécution des activités de Développement socio-économique, et continuera à apporter son soutien. 14.9 Des efforts considêrables ont été faits par 1e CAP en vue d'établir des mêcanismes appropriês pour Ie développement socio-économique et de déterminer Ie rÔle précis de chaque Agence parrainante. Les êtudes régionales permettront à toutes 1es parties concernêes de mieux comprendre tes stratégies qui pourraientêtre adoptées pour 1e développement socio-économique des zones où 1'onchocercose a été maîtrisée et pour f intégration de ces stratégies dans les plans nationaux de développement gênéra1. Les propositions de dêveloppement esquissées dans 1e rapport Hunting semblent rêaristes et conformes aux priorités des pays concernês. I1 faut espérer que 1'étude rêgionale sur le repeuplement sera entreprise dans Ie nême esprit de collaboration et débouchera sur des solutionspratiques. JPc/9 page 35 14.10 Le reprêsentant de la FAO a vu dans le rapport Hunting un nouveauprogrès accompli dans te processus de détermination des possibilitês de développement des zones où 1'onchocercose a été maîtrisêe. La bibliographiedêtaiIlée qui sera publiêe à part se révélera précieuse à ceux qui sontimpliqués dans 1a formulation des projets. 14.11 La FAO a pleinement approuvé la méthodologie appliquée dans l'êtude pourétudier 1a capacité drutilisation des terres. Etant donnê 1e peu de temps quiIeur êtait imparti, les consultants n'ont pu qu'étudier Ies propositions dedéveloppenent dêjà formulées et Ies classer par ordre de prioritê sur Ie planIocale. De nouvelles propositions devront être formulées au cours du prochain cycle de consultation. Les visites de suivi faites au Bênin, au Sénégal, et auTogo devraient aider à dêfinir 1es prochaines mesures à prendre et à identifierdes Donateurs potentiels prêts à financer de différentes propositions de développement. 74.72 La sêrie de projets couvrant le dêveloppenent rural intégré au Bénin est un exemple de la participation de Ia FAO. La naîtrise de la transmission deI'onchocercose renforcera grandement la contribution que de tels projetspourraient apporter au bien-être de Ia communauté rurale. La FAO envisagerafavorablement la possibilité d'accorder un soutien à 1a nouvelle étude proposée sur Ia migration. 14.13 Le représentant du PNUD a déc1aré que Ie développenent socio-économiquedans 1es zones où I'onchocercose a êté maîtrisée serait Ia preuve ultime du succès de 1'0cP. Le PNUD est tout disposé à assister les projets dedéveloppement qui émergeront des analyses nationales détairlées. Les reprêsentants résidents du PNUD connaissent déjà bien I'OCP et sa contributionpotentielle au processus de développement socio-économique. Une fois qu'ils auront êtê informés du contenu du rapport Hunting et des opinions des paysparticipants et du CCP sur ce même rapport et sur 1a dêvolution, ils seront en mesure d'étudier des demandes d'assistance pour 1a concrétisation dudéveloppement socio-économique et de la dévolution. Discussion 14.14 Les reprêsentants des Pays participants et des pays donateurs ont exprimê leur intérêt pour le rapport Hunting qu'i1s estiment exact dansI'ensemble; mais i1 reste à certains égards trop génêral et trop théorique pourservir de base à certains aspects spêcifiques du dêveloppement socio-économique, sauf dans res cas où, comme pour le Togo, un rieu a êtê proposê pour unprogramme de dêveloppement particulier. 11 a été expliqué que tè rapport êtait une étude préliminaire visant prêcisément à stimuler des p*og""rr." àt àintéresser la communauté des Donateurs. Des propositions provisoires ont étéfornulêes compte tenu des indications des gouvernements. Les efforts doivent sepoursuivre pour recueillir des renseignements plus dêtaillés dans le cadre duprogremme de développement socio-économique du CAp. 14.15 Les Pays participants ont entrepris la collecte de telles données, y compris des levês aériens et des données sur 1e climat, I'hydrologie, les communications et 1es infrastructures, lrobjectif essentiel êtant Ia mise envaleur des terres dans Ies zones où lronchocercose a étê maîtrisée. I1 a étésoulignê qu'en CÔte d'Ivoire par exemple, selon 1es études nationales sur Iedéveloppement des zones "oncho", ra transition proposêe pour passer de1'exploitation extensive des terres à 1'exploitàti.ôn intensive est une mesured'urgence destinée à arrêter ta dêgradation des ressources naturelles et è JPc/9 page 36 assurer r.ln approvisionnement adêquat en biens agricoles essentiels. Au Burkina Faso, 1'étude sur I'utilisation des sols devrait aider à rêsoudre 1es problèmes de la dégradation des sols et de 1a migration. Le plan directeur pourI'agriculture êIaboré lors d'un sêminaire national est une indication des intentions sérieuses de ce pays; 1'exêcution du plan devrait selon les estimations cotter trois milliards de francs CFA et porter le revenu moyen des ménages à 210 000-240 000 francs CFA par an. La proposition de projet au Togo met lraccent sur Ia construction de routes et I'alimentation en eau pour améliorer les conditions dans une rêgion sans Littoral. Les Pays participants ont une fois de plus souligné lrimportance de 1a solidaritê régionale dans les premiers stades du développenent. 14.16 Le reprêsentant d'un de ces pays aurait souhaité que Ie rapport Hunting procède à une analyse plus poussêe, mais se rend compte que lrinterprétation de photographies aêriennes et I'analyse d'images transmises par satellite n'ont puêtre réalisêes faute de temps et drargent et quril a faIlu utiliser des preuves indirectes, les experts ayant dans de nombreux cas étê dans I'impossibilité de visiter les zones concernées. L4.77 11 a estimé Ia bibliographie un peu trop théorique. II a également fait observer qu'iI pourrait être difficile de transformer un paysan appartenant à une tribu traditionellenent pastorale en un planteur de riz comme Ie suggère une recommandation particulière du rapport. II souhaiterait les précisions surles arrangements en natière d'occupation des sols et sur les études pêdologiques mentionnées. A son avis, 1es travaux des experts locaux devraient être pris en considêration. 14.18 11 a fait observé que 1e Secrétariat national de Lutte contre 1'Onchocercose dans son pays était de ceux qui fournissaient les informationsles plus complètes et que toutes les données nationales devraient être prises en considêration avant d'éIaborer les projets. En attendant, Ie rapport Huntingpouvait etre considéré conme un document de réfêrence international utile. 14.19 un représentant d'un Donateur srest enquis de Ia prochaine étape; iI incombera aux pays de procêder à des études plus dêtailIées, mais pour cela ils ont besoin de ressources et de compétences spécialisées. Le CAP et Ia Banque mondiale qui ont confié à 1'extêrieur 1'exécution d'une partie des photographies aêriennes pour accélérer les études préliminaires, devraient mobiliser des fondspour que des experts puissent procêder à des études conjointes de zones dansplusieurs pays à Ia fois. L'agriculture et Ia nise en valeur intégrée des terres constituent une question à explorer en priorité dans le cadre de teltes études auxquerles la Banque africaine de Développement s'est engagêe à apporter un soutien sur une base régionale ou pays par pays. 14.20 Le représentant de Ia Banque mondiale et Ie CAP ont approuvé cette approche. Une fois que le CAP aura pris note des réactions initiales au rapport Hunting et reçu les commentaires nationaux sur la faisabilité des recommandations, un financement pourrait être recherchê dans 1es limites des "chiffres indicatifs de planification" du PNUD. Le CAP coopêrerait avec les Donateurs et 1es Pays participants à 1'êlaboration des termes de rêfêrence des études nationales et au choix des consultants ainsi qu'à la surveillance de1'état d'avancement des études. Diffêrents pays ont déjà approuvê despropositions de développement. 14.27 Le CCP a approuvê une proposition tendant à faire rendu publiques les estimations coût/avantages (en termes de capacité productive des terres et des zones repeuplées où 1'onchocercose a été maîtrisée). JPc/9 pace 37 L5. QUESTIONS DIVERSES : poinr t6 ae l'ordre du jour Membres du personnel de I'OCP qui ttant le Programme 15.1 Le Comité a adopté une résolution proposée par 1e représentant de Ia Côted'rvoire pour remercier M. J.D.M. Marr, M. c. pharand, 1e Dr B. philippon et IeDr D. Kurtak de leurs services qui ont êté très appréciés et pour leur présentésdes voeux pour 1'avenir. 15.2 Le Directeur du Programme a demandé aux membres du CCp de montrer leur appréciation en se levant et en faisant une ovation aux membres du personnel concernêes (Applaudissements ) . Expression de gratitude au Prêsident. au Gouvernement et au peuple sénégalais 75.3 Le CCP a êgalement adoptê une rêsolution proposée par ce même représentantafin de renercier Ie Prêsident Abdou Diouf et Ie Gouvernement et 1e peuple sénégalais de Ia chaleureuse hospitalité offerte aux participants à Ia sessionet d'expriEer sa gratitude au Président pour f intérêt personnel qu'il porte auProgremme et pour avoir donné audience aux chefs des délégations qui I'ont assuré de leur dévouement à la cause de l'OCp. Exp on de gratitude aux produc teurs de f ivermectine 75.4 Une troisième résolution présentée par 1e représentant de la Côte d,Ivoirea été adoptée par 1e ccp dans raquelle 1e ccp reconnaît I'importance deI'ivernectine en tant que moyen de soulager les souffrances provoquées par1'onchocercose et de faire avancer Ie Progranme et remercie Ies producteurs dugeste généreux qu'ils font en fournissant Ie médicenent gratuitement à 1'OCp. L5.5 Le CCP a adopté 1e final suivant : 1' Le Comité conjoint du Progranme (CCP) de Lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) a tenu sa neuvième réunion à l'Hôtel Teranga àDakar du 29 novembre au 2 décembre 1988. La Rêpublique fédéraled'Al1emagne, 1'Arabie saoudite, la Banque afrièaine de Déveroppement, raBelgique, le Bénin, Ie Burkina Faso, le canada, la côte d'rvoire, 1a commission des communautés européennes, 1es Etats-unis d'Amérique, 1aFrance, 1e Ghana, ra Guinêe, la Guinêe-Bissau, I'rtarie, 1e Jajon, reMali' Ie Niger, ra Norvège, 1es pays-Bas, 1e Royaune-uni de Grande-Bretagne et d'rrlande du Nord, 1e sénégal, 1a sierra Leone, Ia suisse et1e Togo étaient représentés ainsi que 1es Agences parrainantes, re pNUD,ra FAO, Ia Banque mondiare et 1'0MS, agence drexécution du programme. Des membres du comitê consurtatif d'Experts (ccE) et du Groupe écoiogique yont êgalement participé ainsi qu'un représentant de 1'InÀtitut fiançai,s aeRecherche scientifique pour re Développement en coopération (ORSTOMi.LrAutriche, 1a Rêpublique de Corêe et 1e Comitê Mectizan étaient égalementreprésentés en quatitê d'observateurs. 2' La session a êté ouverte au Centre international du Commerce extérieurdu Sénégar (crcEs) à Dakar, par s.E. M. Abdou Diouf, re prêsident de IaRépublique du Sénêga1, en présence des membres de son gouvernement, ducorps diplomatique, de IAssembtêe nationale, du conseil économique etsocial et des collectivités 1ocales. JPC/9 page 38 3. Le Chef de 1'Etat sénêgalais a saluê les excellents résultats obtenuspar 1'OCP et s'est fêIicité de Ia bienveillance et de Ia gênêrositê desdifférents Donateurs à gui i1 a renouvelé son souhait de voir sepoursuivre lraction entreprise depuis L974. Le Président Abdou Diouf a enfin exprimê sa détermination à oeuvrer à I'intêrieur de son pays et en direction de 1'ensemble de la communauté africaine et internationale pour 1a rêalisation complète des objectifs du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose. 4. Dans son intervention, Ie représentant du Directeur gênéral de I'OMS,Ie Dr M. Abdelmoumène, Directeur généra1 adjoint, a exprimé la fierté de son organisation pour 1es résultats spectaculaires obtenus par 1e Progrsmme. 11 a également mis en exergue la nêcessité d'une participation nationale progressive qui, seule, garantira la reprise des activités résiduelles à la fin du Progranme. 5. Quant au Directeur du Programme, i.1 a renerciê 1e Prêsident de la Rêpublique pour 1es efforts qu'iI a personnellement déployés pourfaciliter 1'extension de I'aire d'OCP dans ses limites actuelles et pour 1es dispositions prises par son gouvernement qui ont contribué au bon démarrage des activités du Progremme au Sénéga1. 6. Jusqurà I'élection de Mme Thêrèse King, Ministre de la Santé publique du Sénêga1, à la prêsidence de la neuvième session du Comité conjoint du Progremme, res travaux ont étê dirigês par s.E. I'Ambassadeur d'rtalie à Dakar, représentant son pays, président de ta huitiène session du CCP. Le reprêsentant des Pays-Bas a été é1u Vice-Prêsident. 7. Introduisant 1e rapport d'activité de 1'0MS pour la pêriode 198Z-1988,le Directeur du Progrnmme a indiqué que celle-ci a étê marquée par despluies particulièrenent abondantes. 11 s'est cependant réjoui des résultats obtenus grâce à une gestion rationnelle des ressources humaines, financières et matérielles : le réseau de surveillance et d'êvaluation entomologique a été allégê dans lraj,re initiale et dans la zone d'Extension sud, tandis qu'il est élargi dans la zone d'Extension ouest;les cinq insecticides utilisês par Ie Progranme restent opêrationnels; 1a résistance des simulies savanicoles est actuellement partout sous contrôle; des essais de traitement à f ivermectine ont êté entrepris danshuit pays de l'aire de t'oCP avec des résultats encourageants qui ont montrê que 1e mêdicament êtait sûr, acceptabte et agirait sur Ia transnission. L'OCP s'est fêlicitê de ce que la firme pharmaceutiqueproductrice de lrivermectlne mettra gracieusenent Ie médicament à la disposition des populations concernêes aussi longtemps qu'i1 sera nêcessaire. Le Progromme envisage par ailleurs de collaborer avec certaines ONG dans le cadre de progranmes futurs de distribution de Irivermectine à grande échelle. Pour terminer, le Directeur du Programme a remercié I'ensembre de 1a communauté des Donateurs, des Pays participants ainsi que les membres des différents comitês (CCE, CAP et Groupe écologique) du Programme pour leur soutien constant et leur disponibilité. 8. Intervenant au cours des dêbats, 1e Directeur rêgional de 1'OMS pour1'Afrique (AFRO), 1e Professeur G. Monekosso, a rappelê son engagement à soutenir lraction de 1'0cP et a fait êtat du rô1e qu'entend dêsormaisjouer AFRO dans les activités de dévolution et de dêveloppement socio- écononique dans 1'aire du Programme. JPC/9 paSe 39 9. Le CCP a exprimê sa satisfaction au Directeur et à son personnel pour 1e travail accompli et les efforts soutenus pour anêIiorer davantage Ie rapport coût-efficacité des activités du Programme. 10. Après de longs débats, 1e comitê conjoint du programme a noté que 1a notion de dévolution se précise davantage et qu'eI1e dêsignait désornais une 'rparticipation nationale progressive" à Ia lutte contre 1'onchocercose en vue d'assurer l'après-OcP. Le ccp a donc confirmé la nécessitéd'accélérer 1es activités de dêvolution dans 1'ai.re initiale du programne et a exprinê sa satisfaction devant 1e protocole et 1e programme opérationnel proposé par 1e Burkina Faso. En attendant d'autres projets sinilaires à cerui du Burkina Faso pour le prochain ccp, ra Banque nondiale, dans 1e cadre du CAP, continuera à jouer le rô1e de coordinateur entre 1es Pays participants et Les Donateurs pour encourager lefinancement des activités tandis que 1'OCP assurera I'encàdrement et laformation du personnel. Le Bureau régionar de l'oMS pour lAfrique (AFR0) a nanifestê f intérêt qu'ir portait à 1a dévorution et a estimé que 1e scênario de développement sanitaire accé1êré en trois phases aaopte depuis septembre 1985 par 1a 35e session du comitê régional à Lusaka (Zanbie) offre 1e cadre 1e plus approprié pour 1es activitês de dêvolution. 11. Le CCP a noté avec satisfaction qu'à Ia suite d'un examen du mandat de1'0cr par le groupe du cAp é1argi aux représentants des Donateurs et du comité consurtatif d'Experts, 1'ocr avait dêjà mis en apprication laplupart des recommandations. Les essais cliniques ont continué avec Ie CGP 6140 et 1es premiers résultats de leur action macrofilaricide ferontI'objet d'un rapport au dêbut de I'année 1989. Des études basées surI'utilisation de doses multiples drivermectine administrêes à intervallesréduits ont égatement été menées en vue de déterminer les réactionspossibles sur le ver adulte. t2. Le Plan d'Opêrations modifié pour le reste de la troisième phasefinancière a êté introduit par Ie Directeur du Programme qui a souligné 1e rÔ1e inportant jouê par la qualité du personnel dans 1e succès ae t'ôCp.Après que 1e représentant du CCE ait entériné 1a proposition du Directeurdu Programme, Ie Comitê a approuvê Ie PIan et a dàmandé à I'OMS d'assister1'OcP dans re recrutenent de candidats appropriés aussitôt que possible. 1J. Le ccP a pris note du rapport du commissaire aux comptes sur lesdêpenses de 1987. 14. Le ccP a approuvé le budget proposé qui s'élève à 32 l7B 000 dollarsdes Etats-Unis pour I'année fiscale 1989. 75. Le représentant de la Banque mondiale a déc1arê que sur Ia base des engagements souscrits à ce jour, 1e financement disponible pour 1a période7986-7997 s'éIevait à 759 millions de dollars des Etats-Unis. L,estimationdes-dépenses prévues pour Ia réalisation du Plan d'Opérations modifié7986-7991 se monte à 182 millions de dollars des Etals-unis. rr en rêsurtequ'en 1'absence d'une augmentation des contributions, Ia réalisation de latroisième Phase souffrirait un manque de financement de 1'ordre de2J millions de dollars des Etats-unis concentrés sur les années 1990 et1ÿÿ1' Pendant 1'annêe écou1êe, 1a Banque mondiale a entretenu des contactsétroits avec les contributeurs actuels de 1'OCP au sujet de la situationfinancière du Progremme et a également pris contact avec onze nouveauxDonateurs potentiels. Les indications obtenues à Ia suite de ces divers JPC/9 page 4o contacts ont été très positives dans Ia plupart des cas et permettent d'espérer que 1e financement de Ia majeure partie des activitês du Plan d'Opérations modifiê pourrait être assurê pour les trois prochaines annêes. Le montant des contributions supplêmentaires annoncées par huit pays pendant 1a prêsente session s'élève à I'êquivalent de ÿ millions dedollars des Etats-Unis; soit une rêduction de 4O I au dêficit de2l millions de dollars. D'autres intentions quant à 1'auguentation des contributions doivent encore se traduire en engagements formels avant fin 1ÿ8ÿ pour que 1e Progrqmme puisse être réalisê tel que prévu pour 1e reste de la troisième Phase financière. 16. Les représentants du Comité des Agences parrainantes (CAP) ont fait rapport des progrès rêalisês dans Ie programme de Développement Socio- Econonique (DSE) des zones onchocerquiennes qui a été adopté par le 7e CCpè Accra, en décembre 1986. Ils ont souligné que l'étude régionale de DSE, rêalisée par Hunting Technical Services Ltd et Organisation et Environnement, a étê soumise aux gouvernements en octobre 1ÿ88. Para1lèlement, Ie CAP a poursuivi des consultations avec les Gouvernements du Niger, du Togo, du Bénin et du Sênêgal sur les prioritês et 1e contenu des progranmes nationaux de développement socio-économique. Le CCP a notê avec satisfaction 1'êtude visant 1a nise en oeuvre du programme de DSE d'Accra et a exprimé sa satisfaction sur 1e rapport Hunting. La prochaine étape est d'êlaborer tes études nationales, avec l'accord et 1aparticipation directe des gouvernements participants. Le CAP a assuré 1es gouvernernents de son soutien afin que ces êtudes nationales se concrétisent en projets qui puissent être prêsentês aux bailleurs de fondsbilatéraux et murtilatéraux dans res fora appropriés. Le cAP souhaite solliciter la collaboration des autres bailleurs de fonds de 1'OCP dans ces efforts. 1J. Une proposition a étê faite qu'une évaluation externe soit entreprise avant Ia fin de Ia troisième Phase financière en ce qui concerne leprogrès accompli vers la réalisation de 1'objectif du Progranme et dansles domaines de la dévolution et du développement socio-économique. 18. Le CCP a exprimé sa reconnaissance à S.E. Mr Abdou Diouf, Prêsident deIa Rêpublique pour sa disponibilité, à son gouvernment et au peuple sénégalais pour 1'accueil chaleureux qui 1ui a étê réservé et pour lesdispositions qui on étê prises pour faciliter Ia tenue de cette neuvième session du CCP à Dakar. 19. Le Comité a accepté et remercié Ie Gouvernement des Pays-Bas pourI'ainable invitation qui 1ui a été faite pour la tenue de la dixième session du CCP à La Haye du 4 au 6 dêcembre 1ÿBÿ. L6. DATE Ef, LIEU DE LA DIXIEME SESSION : poinr 1/ de l'ordre du jour t6.t Le représentant des Pays-Bas a officiellement confirmé lrinvitation de son Gouvernenent de tenir Ia dixième session du CCP dans son pays. L6.2 Le CCP a accepté cette invitation avec reconnai.ssance et convenu de tenirIa dixième session à La Haye, Pays-Bas, du 4 au 6 décembre 1989. JPc/g page 41 17. CLOTURE DE LA NEWIEME SESSION 17.L Avant de c1Ôturer Ia session, 1e Comitê a observê une minute de silence àla mêmoire du Professeur Patrick Hanilton, nembre du Comitê consultatifd'Experts, Eort soudainement à Ouagadougou pendant 1a session de juin 19BB duComité. 77.2 Le Président a remercié 1'0CP et les participants à la session au nom despopulations des pays de I'Afrique de 1'Ouest couverts par le progrqmme, leur rappelant Ie message du Président Diouf de persévêrer dans leurs efforts, et a souhaité à tous 1es participants un bon retour chez eux. ]-7.3 La session s'est achevée sur les remerciements renouvelés au prêsident, auGouvernement et au peuple sênégalais pour leur hospitalitê, et sur I'êchangehabituel de compliments. JPc/9 page 42 ANNEXE 1 1 2 3 4 ORDRE DU JOUR 0uverture de la session Election du bureau Adoption de l-'ordre du jour Adoption du rapport de la huitiène session du comité conjoint du Programme Observations du Comitê des Agences parrainantes Rapport dractivité de lrOrganisation mondiale de ra santé pour 19gg Rapport du Conitê consultatif d?Experts Résultats des essais de I'ivermectine Dévolution Rapport d'activitê sur le projet de chimiothêrapie de ]'onchocercose Déclaration du Commissaire aux Conptes Plan drOpérations nodifié pour re reste de ra troisiène phase et son approbation Plan d'Action et Budget du programme pour 1989 et son approbation Financement du Progrnmme de Lutte contre 1'Onchocercose Développement socio-êconomique Questions diverses Date et lieu de la dixiène session Clôture de Ia neuvième session 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. L2. 13. 14. L5. L6. t7. 18. JPC/9 page 43 ANNEXE II LISTE DES PARTICIPANTS GOUVERNEMENTS PARTICTPANTS Républioue aire de Bénin Son Excellence Le Dr Soulê Dankoro Ministre de 1a Santé publique M. Candide Hounkanrin Secrétaire administratif, Comitê national de Lutte contre 1'Onchocercose Burkina Faso Son Excellence Ie Dr Alain Dominique Zoubga Ministre de la Santé et de l'Action sociale Dr Ambroise Tiemtorê Médecin, chef du Service Entonologie, Direction de la surveillance épidémiologique et des vaccinations (DSEV), Ministère de la santé et de1'Action sociale M. Cora Mathias Batabé Conseiller écononique, Direction génêrale de t'AW Côte drlvoire Son Excetlence Ie Professeur Alphonse Djédjé MadyMinistre de Ia Santé publique et de la population Dr Bouffard A. Bella Directeur des Relations rêgionales et international-es, Ministère de la Santépublique et de 1a Population Ghana His Excellency Nana Akuoko Sarpong Minister of Health Dr J. Adanafio Deputy Director of Medical Services, Ministry of Health Mr Fred Buatsi Executive Director, National Onchocerciasis Secret,ariat, Economic Planning Ministry of Finance and Guinée Son Excellence 1e Professeur Mamadou pathê DialloMinistre de la Santé publique et de Ia population Dr Loua Cyril conseiller, Ministère de Ia santê publique et de ra population JPc/9 pase 44 Dr Yaya Kassê Médecin, Projet Onchocercose, Ministère de la Santê publique et de IaPopulation Guinée- Bissau Son Excellence M. Alexandre Nunes Correia Ministre de 1a Santé pubtique Dr Mario Doningos Gones Directeur régional de Ia Santê, Région de Bafata Dr Antonio Tanba Nhaque Directeur rêgional de 1a Santê, Rêgion de Gabu, et Coordonnateur national du Progrnmms Oncho, Ministère de Ia Santé publique M. Pierre Leduc Conseiller au Cabinet du Ministre de la Santé publique Mali Son Excellence Ie Professeur Mamadou Dembélé Ministre de la Santê publique et des Affaires sociales Dr Zakaria Maiga Consel-ller technlque, Ministère de Ia Santé publique et des Affaires sociales Niger Son Excellence 1e Capitaine Mai Manga OumaraMinistre de la Santé publique, des Affaires sociales et de la Condition fêminine Dr Soga Garba Directeur de I'Hygiène et Médecine mobile, Ministère de 1a Santê publique, desAffaires sociales et de Ia Condition fêminine Dr Daga Magagi Directeur des Etudes et Pranification, Ministère de la santê publique, desAffaires sociales et de ta Condition fêminine Sênéga1 Son Excellence Madame Thérèse KingMinistre de la Santé publique Dr Fodé Diouf Directeur de Ia Recherche, 1a Santé publique de la Planification et de la Formation, Ministère de JPc/9 page 45 Dr Mame Thierno A. Sy Directeur de 1'Hygiene et de la Protection sanitaire, Ministère de Ia Santépublique Dr Abou Beckr Gaye Mêdecin-Chef Grandes Endémies, Tqmbacounda Dr Ousmane Faye Assistant, Département de Biologie animale, Facultê des Sciences, Université CAD Sierra Leone His Excellency Dr l,liltshire B. JohnsonMinister of Health Mrs M.B. Davies Deputy Secretary, Ministry of Health Dr Abdul Rahnan Wurie National Oncho coordinator, Government Hospital, Magburaka Togo Dr Tchasseu Karsa Directeur de Ia Division de I'Epidémiologie M. Sêdégnan Kédagni chef de Ia Division de la planification du Dêveloppenent rural PARTIES CONTRIBUANTES Allemagne, République fédéraIe d' Mrs Uta Niemann-Jordan Assistant Head of Health Section, Federal Ministry of Economic Cooperation Dr Rolf Korte Chief, Department of Health, population, Nutrition German Agency for Technical Cooperation, (GTZ) Eschborn Arabie Saoudite Mr Ayed A. Al-Jeaid Econonic Advisor, Ministry of Finance Dr A1i Mohaned Shata Head of Ophthalmic Department, Makkah I JPc/9 page 46 Banque africaine de Développement Dr Berhane Teoume-Lessane Principal Health Expert, Division of Health and Education Belgique Mme Sonia Keppens Responsable de Ia Coopération multilatérale Secteur Santê, Administration générale de 1a Coopêration au Dêveloppement Dr J. Van Mul1em Médecin de 1'Adninistration généraIe de la Coopêration au Développement Dr Abeloos Ophtalmologue AGCD, Hôpital d'Odiennê Canada M. Ross L. Noble Senior Progrqmme Officer, Multilateral Technical Cooperation Division, Canadian International Development Agency Commi ssion des Communautés européennes M. Jean-Noël Chanbellant Conseiller à Ia Dê1êgation du Sênégal Etats-Unis d'Amérique Dr Janes D. Shepperd Senior Medical Advisor, Agency for International Development, Bureau for Africa France Dr Denis Mrejen Chef du Bureau de I'Afrique de l'Ouest et d'Anérique centrale Sous direction de 1a Santé, Ministère de Ia Coopération et du Développement ItaIie His Excellency Maurizio Moreno Ambassador of ltaly to Senegal Dr Sergio Soro Coordinator, Italian Health Cooperation, Embassy of Ita1y, Dakar , JPc/9 page 47 Japon M. Yuji Kubo Troisiène Secrêtaire, Anbassade du Japon Norvège Mrs ldunn Eidheim Head of Section, Directorate of Health Pays-Bas Mr J.M. Corijn Deputy Director, Multilateral Development Cooperation, Ministry of ForeignAffairs Mr K.P.M. de Beer Head, UN-AID Section, Ministry of Foreign Affairs Uni de Bretasrre et drlrlande Nord Miss Jessica Pearce Second Secretary, British Embassy, Dakar Suisse Mne Hêlène Attinger Chargée de Programme DDA, Direction de Ia Coopération au Développement et deI'Aide humanitaire Professeue André RougenontConselller technique, Chef de 1'Unltê de Santé conmunautaire et Médecinetropicale, Faculté de Médecine, Genève AGENCES PARRAINANTES 0rganisa tion des Nations Unies pour 1'Allmentation et 1'Agricullure (FAO) M. C. G. Groom Fonctionnaire principal, Progrnmms ds planification, Division des Servicesagricoles, Rone des Nations Unies pour 1e Développemen r (PMJD) M. Jorgen Lissner Fonctionnaire responsable des Projets rêgionaux, Bureau régional pour l,AfriqueNew York JPc/g page 48 Banque mondi a1e M. Florent Agueh Chef, Division de 1a Population et des Ressources humaines, Départmenet duSahel, Région de I'Afrique, Washington D.C. M. Bruce Benton Coordonnateur, unité de 1'Onchocercose, Division de 1a population et des Ressources humaines, Département du Sahet, Région de I'Afrique, Washington D.C. Dr Bernhard H. Liese Spécialiste principal des Maladies tropicales, Département de Ia population etdes Ressources humaines, hlashington D.C. Ms Nicole Glineur Economiste, unité de 1'onchocercose, Division de 1a population et des Ressources hunaines, Département du Sahe1, Région de 1'Afrique, Washington D.C. Mne Suzanne Vervalcke consult.ante, unitê de ltOnchocercose, Division de la population et desRessources humaines, Dêpartenent du Sahel, Rêgion de IAfrique, Bruxelres ation de 1a Santé Dr M. L. Abdelnoumène Directeur gênéraI adjoint, siège de 1'OMS, Genève Dr G.L. Monekosso Directeur régional, Bureau rêgional de I'Afrique, Btazzaville, congo Dr E.M. Sa.mba Directeur, Programne de Lutte contre 1'Onchocercose, Ouagadougou, Burkina Faso Secrê I OMS Dr Abou Baker coordination stratégie sanitaire, Bureau régional de 1'Afrique Dr D.A.T. Baldry Chef, Operations aériennes, Unité de Lutte antivectorielle, progrnmne de Lutte contre lrOnchocercose Dr D.A. Carvalho Coordonnateur, Bureau du Directeur, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr 0.1{. Christensen consultant, Programne de Lutte contre 1'onchocercose, siège de 1'oMS Dr A. Davis Directeur, Programne des Maladies parasitaires, siège de 1'oMS a , JPc/g page 4ÿ Dr G. de Sole chef, unité d'Evaluation épidêmiologique, programme de Lutte contrel'Onchocercose Dr C.D. Ginger Administrateur, Projet de Chimiothérapie de I'Onchocercose, programne de Luttecontre L'Onchocercose, siège de 1'OMS Dr T. Godal Directeur, Progra.mme spécial de Recherche et de Formation concernant lesMaladies tropicales, siège de I'OMS M. A.M. Imbruglia Di-recteur, Division du Budget et des Finances, siège de I'OMS M. J.D.M. Marr chef, Bureau de Liaison, programme de Lutte contre 1'onchocercose, siège de1'OMS M. C. Pharand Chef,' Adninistration et Gestion, Progra-mme de Lutte contre I,Onchocercose Dr B. Philippon Chef' Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre l,Onchocercose Dr P. Ranque Chef. Infections filariennes, Programme des Maladies parasitaires, siège de1'OMS MlIe M.L. Ravelonanosy Chargée de Programme, Progremme de Lutte contre I'Onchocercose Dr. J.H.F Remme Chef, Biostatistique et Information, Progremme de Lutte contre 1'onchocercose Dr A. Sékéreli Unité de Lutte antivectorielle, Progremme de Lutte contre I'Onchocercose M. E.J. Senghor Chargê de I'Information, Progrnmme de Lutte contre 1'gnchocercose Dr Madio Touré Directeur de la Gestion du progra-mme, Bureau régionar de 1,Afrique Dr C.-H. Vignes Conseiller juridique, siège de 1'OMS M. J.B. Zongo Agro-êcononiste, Unité de Dêveloppement socio-êconomique, programme de Luttecontre 1'Onchocercose rPc/g page 50 AUTRES PARTIC]PANTS Comité consultatif d' Experts Professeur T.A. Freyvogel Institut tropical Suisse, Basle, Suisse Dr N.G. Gratz Entomologiste, 4, Chemin du Ruisseau, L29L Commugny, Suisse Groupe êcologique Professeur D. Calamari Institut drEntomologie agricole, Faculté drAgri.culture, Universitê de Milan,Italie OBSERVATEURS Autriche Ml1e Hélène Steinhaeusl, Attachée, Ambassade d'Autriche, Dakar Conité d' rts Mectizan Dr H. Bruce DulI Executive Secretary Mr F. Stuart Kingma Secretariat Manager Corêe, République de M. Guil-Sou Shin Deuxième Secrêtaire, Ambassade de la Rêpubtique de Corêe, Dakar Institut de Recherche ORSTOM Dr Daniel Quil1évêré Service d'Entomologie mêdicale, Responsable de I'Antenne ORSTOM auprès du CentrePasteur,'Yaoundé, Cameroun 1e I BAùIIIE INIEFIItrIICIüLE Un LA M]§IELITCN E LE IEVELCPPEITINI, Æ!,IINBIBAIEN TU (fIPIE SP TAL PU.R LE PMRAIIîG E LUTIE ctNrre L'CrüüEmE (E{ASE rII) m{I'rEs EIEAXSSEEITE, rtrs IIEAISSEITGNE m SnE [u ctlplE(EçriÉ en rinllsns ê Etats{his) Cmtrituticrs req-res ArrÉe écculê, 31 ëcdre 1988 r§s Btrque efricaire è Dâ,elcppært Belgi.qrE Catda Crrnrn'qqiclr &s Ccm.mautes enrpégrrcs Firüade Fb€rrce Allsqgre, néfutliqE féërale d' Brqure internaticrule porr la Reccnstnrcticn et Ie Éæloppært ItaLie J4crr IhæIt Pqis-Bæ IhùrÊge FHs CPEP prr le Dâæ1c6pært internaticrral Arabie sæ.dite §risse Bryareltrilpnoglæ des l.bticrrs Ltries pcr.n 1e Delefcmært Etats-Itds d'êÉriqure Oremisaticn rydiate è Ia Sæté Ba,sus prolsrmt d'irnæstjssærts lbtal regr Solde è Ia Phase II ler janvier 1986 ar 31 décdre 1oÂ8 I.§$ 73t 122 1 416 ts3 4 u3 883 6 n2 ÿt2 974 76W 16ædE 871 351 2741Tr2 4ûrc.r,z ÿ4 7@ L 176 ÿt 2LææE 150 m6mm 6%24% 2713w 1mm2mm çfl 4§ 5rym8rum 15mm 2@m 35mm 5mm 7@m 1960m 51mm25mm 9 tsB dtr 212g ffi 2mm mm2mm 3mm 5 Yfi !+4 72 lfr Bo-503E 4 515 818 z7æM L ÿ9 tÿ7 8@rJl a@Tl JPC/9 page 51 AI\N\EG TTT sqls rêelræ è'érificaLtcn E@.B2ÿ+TB lut @ 3t1 93mm E@Ttr 74 68 3;tL Oecaissærts Virwrts à l'Orgurisaticn rydialeè Ia Smte sr tsrt qu'qgurce d'eécuticn E<édents de recettes BærÉsates per Liquidites et ùræstissærts 8wm --§Tl i 1 Ur ryrtsrt À'ÿliticrrEl b LTf> ffi a éte viré par 1e Rqla,eLl.ri 1e 29 èoe.rr,re 198g. Er raiscndeq ruJ'i" rÉcessairEs pcur ccrr\ErLir 1a ccntrib.rticn gr doltars des Etats-Lkds et pgur \,erserI'éqtrir'zareit sr Ôrlars^soit Ls $567 0 zu Fbnds è l'ùrctrccerwe, cette sl.,,,,e n'a été crÉditée arFcrds qu'zu ëhrt ë 19@. Le ryrtent o+titicrrel æaraîtra dans 1e r4port dr ççp è l,,-rÉeproôaire. ( § ! I a
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Comité Conjoint du Programme : rapport de la neuvième session, Dakar, Sénégal, 29 novembre - 2 décembre 1988
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