Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

LEPTOSPIROSIS = LEPTOSPIROSE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WklyEptdem Rec No. 4 0 - 6 October 1989

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Relevé épidém hebd. .*N° 40 - 6 octobre 1989

LE P TO S P IR O S IS F r a n c e . - T h e frequency o f leptospirosis in France has in ­

LEP TO SP IR O SE F r a n c e . - L a fréquence de la leptospirose en France s’est considéra-

creased considerably in the last 2 years.1 T h e disease m ainly- - blem ent accrue ces 2 dernières années.1 L a m aladie affectfr surtout des individus qui ne sont pas répertoriés dans les groupes dits «à risque», affects people who are not included in the so-called “risk” groups, notion qu’i l serait peut-être bon de revoir dans un proche avenir si la a concept it m ight be advisable to revise in the near future i f the situauon épidémiologique actuelle persiste. Le risque professionnel est present epidem iological situation persists. T h e occupational risk en effet m aintenant proportionnellem ent m oins im portant du fa it des is now relatively less im portant on account o f the precautions précauuons prises dans le domaine d elà prévention ; par contre, le risque taken to prevent the disease, whereas the nsk o f infection asso­ de contam ination hé aux activités de p lein a ir (baignade, pêche, chasse, ciated w ith open-air acuvities (bathing, fishing, hunting, country promenade en campagne, etc.) ne cesse de croître. walks, etc.) is constantly increasing. Trends between 1985 and 1988 E volution de la situation 1985-1988

W hile the num ber o f serum samples received at the reference centre stayed relatively constant, the percentage o f positive sam­ ples has almost doubled since 1985 : a total o f 670 cases o f lep­ tospirosis was reported in France in 1988 (400 cases in m etro­ politan France and 270 cases overseas). In m etropolitan France, after some degree o f stability between 1985 and 1986, there was a recrudescence in autum n 1987 that was s till detectable during the first 6 months o f 1988. T he increase in the num ber o f cases was generalized, distributed fa irly evenly over the whole country, but particularly marked in the south-west where the num ber o f positive serum samples doubled between 1986 and 1987. C lim atic conditions and possible varia­ tions in the public’s habits (holiday periods, spare:tim e activities) do not satisfactorily explain this recrudescence o f the disease, the cause o f w hich may have to be sought in ecological .changes affecting the biotopes o f w ild rodents. . . . T h e increase in the num ber o f cases in overseas France is m ore a rtific ia l because the figures fo r the last 2 years include the diagnoses made in New Caledonia, w hich previously were not recorded.

L e nombre de sérums qui parvient au centre de référence est re la ti­ vement constant, m ais le pourcentage de positifs a presque doublé depuis 1985 : un total de670 cas de leptospirose a été répertorié en 1988 en France (400 cas m étropolitains et 270 cas outre-m er). E n France m étropolitaine, après une certaine stabilité entre 1985 et 1986, un pic de recrudescence a été observé'en 1987, dont le prolon­ gement a été ressenti pendant les 6 prem iers mois de 1988. L ’augmen­ tation du nombre de cas est globale, également répartie sur tout le territo ire mais particulièrem ent im portante dans le sud-ouest du pays où le nombre des sérums positifs a doublé entre 1986 et 1987. Les condi­ tions clim atiques, d’éventuelles variations dans les habitudes de la popu­ lation (périodes de vacances, occupation des loisirs), ne perm ettent pas d’expliquer de façon satisfaisante cette recrudescence de la m aladie, dont il faut peut-être chercher la cause dans des m odifications écologi­ ques au niveau des biotopes des rongeurs sauvages. L ’augm entation du nombre de cas en France d’outre-m er est plus a rtific ie lle , puisque ces 2 dernières années se sont ajoutés les diagnostics effectués en Nouvelle-Calédonie qui n ’étaient pas répertoriés aupara­ vant.

Fig. 1 M on th ly distribution o f leptospirosis cases, France, 1985-1988 R épartition mensuelle des cas de leptospirose, France, 1985-1988

Month — Mots

T h e m onthly distribution (Fig. 1) shows a summer/autumn peak w hich has a tendency to occur later (particularly late peak in 1987, not accounted fo r). As regards the distribution o f serovars, there is above a ll a constant increase in the serogroup Grippaiyphosa w hich rose from 9.8% o f leptospirosis cases in 1985 to 27% in 1988. It is the second most im portant cause in m etropolitan France after Icterohaemorrhagiae w hich is responsible fo r 35.7% o f cases. Along the A tlantic coast and in the south-west, an area where the dis­ ease is firm ly established, Gnppotyphosa causes more cases than

La répartition sur l’année (Fig 1) m ontre un pic estivo-automnal qui tend à se déplacer vers la droite (pic particulièrem ent ta rd if et non expliqué en 1987). D u point de vue de la répartition des sérovars, on note essentiellement une progression constante du sérogroupe Gnppotyphosa qui est passé de 9,8% des cas de leptospirose en 1985 à 27% en 1988. C ’est le deuxième sérogroupe en cause en métropole après Icterohaemorrhagiae, à l ’origine de 35,7% des cas. A noter qu’en bordure atlantique et dans le Sud-Ouest, zone de forte im plantation de la m aladie, Grippotyphosa devance Icterohaemorrhagtae. Le sérogroupe Australis vient en troisièm e position avec

1 See No. 43, 1988, pp. 330-332

■Vau N° 43, 1988, pp. 330-332.

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Icterohaemorrhagiae. T he serogroup Australis is in third place, w ith 10% o f cases, a figure that has rem ained constant fo r 3 years. In overseas France Icterohaemorrhagiae is very predom inant. L it­ tle change has been noted in recent years. Occupational risk

10% des cas, chiffre constant depuis 3 ans. En France d’outre-m er, Icterohaemorrhagiae est très prédom inant. Peu de m odifications sont à souligner ces dernières années.

Risque professionnel

W hile the num ber o f cases o f occupational leptospirosis increases every year, the increase in the num ber of cases in people not occupationally exposed is s till m ore m arked, highlighting the importance of leisure activiues (especially water sports) in the spread o f the disease. T h e occupations traditionally regarded as exposed are agricultural workers, refuse collectors, sewage work­ ers, occupations involving the handling of meat or foodsiuffs and a ll occupations practised in a hum id environm ent frequented by rats (plumbers, m iners, seamen, waterworks and forestry em­ ployees, etc,). It is s till farm -workers who are most affected by the disease: they account for 59% o f the cases occurring in the exposed occupations. In this occupational category Grippotyphosa was predom inant in 1986 and 1987. Icterohaemorrhagiae returned to the fore in 1988 w ith 50% o f cases (Fig. 2). These 2 serogroups clearly predominate in the occupational leptospiroses w ith 77% o f cases. In patients w ith no occupational risk Icterohaemorrhagiae and Grippotyphosa s till predominate w ith 58% o f a ll cases, but a wider range o f serovars is involved on account o f the variety of possible sources o f infection. Schoolchildren and students are m ainly infected w ith Icterohaemorrhagiae, whereas reured people are more often infected by Grippotyphosa. T h e form er, more involved in water sports, are more exposed to infection via water polluted w ith rat urine and thus to the serogroup Icterohaemor­ rhagiae; the latter are more exposed to infection by serogroups carried by land rodents or cattle, w hich accounts for the greater importance o f the Grippotyphosa group.

Si le nombre de cas de leptospirose professionnelle croît d’année en année, l ’augm entation du nombre de cas survenant chez d.es personnes non exposées professionnellement est encore plus significative, m ettant en exergue l ’importance des loisirs (et surtoutles loisirs nautiques) dans la dissémination de la m aladie. Les professions classiquement considé­ rées comme exposées sont les agriculteurs, les agents de voirie, les égoutiers, les professions en rapport avec la m anipulation des viandes ou produits alim entaires, et toutes les professions s’exerçant en .m ilieu hum ide fréquenté par les rats (plom biers, m ineurs, m ariniers, personnel des eaux et forêts, etc.). Ce sont toujours les agriculteurs-éleveurs qui sont le plus touchés par la m aladie, avec 59% des cas survenant dans les professions exposées. Dans cette catégorie professionnelle, Grippoty­ phosa prédomine en 1986 et 1987, et Icterohaemorrhagiae est revenu au prem ier plan en 1988 avec 50% des cas (Fig. 2). Ces 2 sérogroupes prédom inent nettem ent dans les leptospiroses professionnelles avec 77% des cas. Chez les patients sans notion de risque professionnel, si Ictero­ haemorrhagiae et Grippotyphosa sont là aussi prédominants avec 58% de l ’ensemble des cas, on observe une plus grande diversité des sérovars en cause, en relation avec la variété des sources possibles de contam ination. Les écoliers et étudiants sont surtout touchés par Icterohaemorrhagiae, alors que les retraités le sont davantage par Grippotyphosa. Les premiers, plus concernés par les sports nautiques, sont davantage exposés à une contam ination par l ’eau souillée par l ’u rin e de rats et donc au séro­ groupe Icterohaemorrhagiae; les seconds sont plus exposés à une conta­ m ination par des sérogroupes véhiculés par-des rongeurs terrestres ou par le bétail, d’où l’im portance plus grande du groupe Grippotyphosa. Fig. 2

D istribution o f leptospirosis cases accordingly to occupational exposure, France, 1986-1988 R épartition des cas de leptospirose selon l ’exposition professionnelle, France, 1986-1988

Occupational exposure Exposition professionnelle

No occupational exposure Pas d'exposmon professionnelle

C lin ical findings

Symptomatologie clinique

Fever is present in 87% o f cases, associated w ith a pain syn­ drome in 44% o f cases. T h e re is liv e r or kidney involvem ent in 21% o f cases; such involvem ent is twice as frequent in Ictero­ haemorrhagiae patients as in Grippotyphosa patients. M eningeal involvem ent occurs frequently (35% ), somewhat more frequently when Grippotyphosa is the cause. T h e pure febrile forms or pseudoinfluenzal form s are more common than the classical icterohaemorrhagic form w ith renal insufficiency. T h e pulm onary forms are rare (5% ). These figures, w hich are fo r the year 1988, are very sim ilar to those fo r 1987. There is Unie change in the general data regarding age and sex. T h is is a disease that p rim a rily affects males (80% o f cases), and the average age is around 43 years.

La fièvre est présente dans 87% des cas, associée à un syndrome algique dans 44% des cas. Une atteinte hépato-rénale survient dans 21% des cas, 2 fois plus souvent quand Icterohaemorrhagiae est en cause que lorsqu’i l s’agit de Grippotyphosa. L ’atteinte méningée est fréquente (35% ), un peu plus fréquente quand Grippotyphosa est en cause. Les formes fébriles pures ou pseudogrippales sont donc beaucoup plus com­ munes que la classique form e ictéro-hém orragique avec insuffisance rénale. Les formes pulm onaires sont rares (5% ). Ces chiffres, qui sont ceux de l ’année 1988, sont tout à fa it superposables à ceux de 1987, O n observe peu de m odifications dans les données générales concer­ nant l ’âge et le sexe. C’est une maladie qui touche essentiellement l ’homme (80% des cas), et la moyenne d’âge se situe autour de 43 ans.

(Based on/D ’après: Bulletin épidémiologique hebdomadaire, N o. 15, 1989; Direction générale de la Santé.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé