Onchoccrciasis Control Prograrnme in tlrc Volta Rivcr Basin arca Progrumnrc «Jc Luttc conrrc I'onchoccrcose dans la Région du Bassin <tc la Volta JOIN-I PR()GRAIV|ME COMMIT'I'EE Officc of tlrc Chuirrrran COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Cinquièoe session Niqqrey, 3-6 décembre 1984 JPC. CCP COMITÊ CONJOINT DU PROCRAMMEBurcau du Présidcnt (ocP/EAC/84.1) ORIGINAL : ANGI,AIS Septembre 1 984 Point 8 de ltordre du jour provisoire PROGRAMME DE LITTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DAI.IS LA REGION DU BASSIN DE LÀ VOLTA COMITE CONSTILTATIF D'EXPERTS Rapport de la cinquième session Genève, 19-22 juin 1984 TABLE DES MATIERES Liste des participants A. Ouverture de la session B. Election du Président .. .. C. Adoption de lrordre du jour . Rapport du Groupe écologique .... Exmen des résultats du Progræe Recherche G. Extension vers lrouest H. Stratégie à long terme I. Dévolution J. Développement socio-économique K. Autres quesEions . .. L. Approbation du rapporE ... D. E. F. Pages 2 4 4 4 4 5 7 L2 t2 13 L4 l4 15 16 18 19 Annexe Annexe Annexe I. II. III. Principa Les recommandations Plan dturgence mars 1984 Rapport de 1a cinquième session du Groupe écologique JPC5. 6 (ocP /EAC/ 84.1) Page 2 LISTE DES PARTICIPANTS l'lembres Professeur S. N. Afoakwa, Chef, Département de Microbiologie, Ecole de Médecine de ltUniversité du Ghana, B.P. 4236, Accra, Ghana Professeur A. A. Buck, Agency for International Development, Science & Technology Bureau, DepartEent of State, ttlashi D.C 20s23 Etats-Unis drAmérique Professeur M. Coluzzi, IsEituto di Parasitologia, Universicà di Roma, 00185 Rore, Italie Professeur Dr H. J. Diesfeld, Directeur, Institut fürTropenhygiene, Universitât Heidelberg, Im Neuenheiner Feld 324, 6900 Heidelbere , République fédéra1e d'Allemagne Professeur Dr T. A. Freyvogel, Directeur, Institut tropical suisse, Socinstrasse 57, 4051 BâIe, Suisse Professeur Patrick Hamilt.on, Department of Comunity Health, London School of Hygiene and Tropical Medicine, KeppeI Street (Gower Street), London WCIE TIII , Àngleterre Professeur Peter T. HaskelI, Director, Cleppa Park Field Research Station, University College, P.O. Box 78, Cardiff cFl lxI, Royaume-Uni Dr C. Lévêque, Office de la Recherche scientifique et technique ouÈre-mer (ORSTOM) , 24, rue Bayard, 75008 Paris, France Dr À. Morrison, Santé et Bien-Etre social Canada, Direction générale de la ProEection de la Santé, Tunney's Pasture, OtÈawa, Ontario, Canada KIA OL2 Professeur H. M. A. Onitiri, Regional Bureau for Africa, United Nations Development Progra@e, Africa Bureau DC 244, One United Nations Plaza, New York, N.Y. 10017, Etats-Unis drAnérique Professeur CIaude Pairault, Laboratoire drAnthropologie et de Sociologie de Tours, Université François-Rabelais, 3, rue des Tanneurs, 37041 Tours Cedex , France Dr D. E. Weidhaas, Director, Insects affecting Man and Animals Research Laboratory, 1600 SW 23rd Drive, P.O. Box 14565, Gainesville, Florida 32604, Etats-Unis d'Amérique Organisation mondiale de 1a Santé Dr N. Gratz, Directeur, Division de la Biologie des Vecteurs et de 1a Lutte antivecEorielle, Genève Dr E. M. Samba, Directeur, Programme de Lutte contre Dr B. Thylefors, Directeur, Prograrme de Prévention Dr C. H. Vignes, Conseiller juridique, Genève 1 | Onchocercose, Ouagadougou de la Cécité, Genève Dr W. G. Baker (Consultant), Attaché de liaison OCP, Genève Dr D. Baldry, Entooologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Progrrme de Lutte contre I I Onchocercose, Ouagadougou Dr O. W. Christensen (Consultant), Attaché de liaison OCP, Genève JPC5.6 (ocP lELc/84.1) Page 3 Dr y. Dadzie, Ophtafuoologiste, Unité dtEvaluation épidémiologique, Progrme de LuÈte contre l' Onchocercose, Ouagadougou Dr B. O. L. Duke, Chef, Infections filariennes, Programme des Maladies parasitaires, Genève Dr M. Kar:m, Parasitologiste, Unité dtEvaluation épidémiologique, Programe de LutÈe contre I 'Onchocercose, Ouag adougou Dr R. Le Berre, EntomologisÈe, Ecologie des Vecteurs et LuEEe anEivectorielle, Division de 1a Biologie des Vecteurs et de la LuEEe antivectorielle' Genève M. J. D. M. Marr, Attaché de liaison oCP, Genève (Secrétaire) Dr P. Masgmbuko, Médecin, Bureau du Directeur du Progrrme, Progr:me de Lutte contre lrOncho- cercose, Ouagadougou Dr P. Philippon, Chef, Unité de Lutte antivectorielLe, Programe de Lutte contre 1'Onchocercose, Ouagadougou Ml le L. Ravelonanosy, Chargée de Progrâme, Bureau du Directeur, Progrrme de Lutte contre l tOnchocercose, Ouagadougou Dr J. Reume, SEatisËicien, Prograrme de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou Dr R. Subra, Entomologist.e (Consultant), Unité de Lutte anÈivectorielle, Progr:me de Lutte conEre lrOnchocercose, Ouagadougou M. J. D. Traoré (ConsultanE), Unité de Développement économique, Progr:'r'me de Lutte contre I t Onchocercose, Ouagadougou Dr R. Yang, Epidéoiologiste (Consultant), Unité drEvaluation épidéniologique, Progrrme de Lutte contre ltOnchocercose, Ou Observateurs M. Jean-Paul Dai1ly, Onchocerciasis Coordinator, West Africa Region, Iüorld Bank, 1818 H. Street N.W., Washinston. D.C. , 2ü33, EÈats-Unis d'Amér l-que M. C. G. Groom, Fonctionnaire principal. Division des Services agricoles, Organisation des Nations Unies pour ltAlimentation et 1rÀgriculture, Via del1e Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie Dr J. Grunewald, Tropenmedizinisches Institut République fédérale d'Allemagne der UniversiÈât, lJilhelmsÈrasse 3l , 74OO Tübingen, Dr A. Prost, Onchocerciasis Team, population, Health & Nutrition Department, !.Iorld Bank, 1818 H. SÈreet N.W., I.Jashi ton D.C 20433 Etats-Unis d'Amérique JPC5.6 @cPflr.cf 84.r) Page 4 A. OWERTTJRE DE I.A, SESSION 1. La cinquième session du Comité consultatif d'experts du Progranune de Lutte contre 1'Oncho- cercose (ocP) s'est tenue au siège de l'oMS à Genève, du 19 au 22 juin 1984. 2. Le 18 juin 1984 a eu lieu une séance d'information au cours de laquelle I'ensemble des activités du Progranune a été passé en revue, à f intention notanrnent des nouveaux membres du Comité. 3. La sessi.on a écé ouverte le 19 juin par le Dr E. M. souhaité la bienvenue à tous les membres. Samba, directeur du Progranrne, qui a B. ELECTION DU PRESIDENT 4. Le Professeur T. A. Freyvogel a été élu Président du Comité. 5. Le Professeur P rapporteurs. Haskell et le Dr A. Morrison ont accepté de remplir les fonctions de C. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI,]R 6. Le Comité a adopté l'ordre du jour suivant Ouverture de la session Election du Président Adoption de 1'ordre du jour Rapport du Groupe écologique Examen des résultats du Programme - entomologie - ::i:îH::::: socio_économique Recherche - larvicides - lutte adulticide - onchocercose forestière/vecteurs forestiers - chimioÈhérapie - iuununologie - modèles Activités d'extension vers I'ouest Stratégie à long terrne DévoIuÈion Examen de rapports sur Ie développerent socio-économique (Bénin, Ghana, l,Iaf i) Autres questions Approbation du rapport.. 1 2 3 4 5 6 7. 8. 9. 10. 11. L2. D. RÀPPORT DU GROUPE ECOLOGIQI,IE 7 . Le Comité a examiné Ie rapport du Groupe écologique (Groupe) et a noté avec satisfaction que les gouvernements participanEs étaient tout à fait bien au courant des aspects écologiques et environnementaux du Progranme et qu'i1s s'y intéressaient davantage. La surveillance hydro- biologique étant désormais entreprise dans toute la zone du Programme par des équipes natio- nales, le Comité a noté qu'il s'agissait 1à d'un premier pas important sur la voie de la dévo- lution des activités aux pays concernés. 8. Le Comité a observé que, du fait de la saison anormalement sèche, 55 % seulement des rivières ont été traitées par des larvicides, et que le Groupe a été satisfaiÈ de Ia surveil- lance écologique des opérations de lutte dans la zone du Progranrne. JPC 5 .6 @cPfEAcf 84.r) Page 5 9' En ce qui concerne la mise au point de nouveaux larvicides, le comité a approuvé 1es recom- mandations du Groupe selon lesquelles un protocole détaillé de surveillance devrait être mis à sa disposition avant que des essais pratiques à grande éche1Ie soient entrepris et, à ce propos,il a également aPProuvé le fait que 1'examen proposé des publications relatives à l,impactÈoxicologique et écologique des nouveaux larvicides soit achevé avant le lancement de tout essaiportant sur ces composés. Le comité a pris note du fait quer pour faire ces essals, du personnei supplémentaire sera nécessaire. 10' Le Comité a également noté, dans le rapport du Groupe, que deux larvicides opérationnels compléuentaires n'avaient Pas encore été mis à la disposition du prograrme, bien que plusieurs composés Prometteurs soi-ent Parvenus au stade de lrapprobation (voir paragraphe 35). 1l' En ce qui concerne les essais de destrucÈion des adultes, 1e Comité a noté avec satisfac-tion que les arrangements relatifs à la surveillance des effets sur les organismes non ciblesavaient été approuvés par le Groupe, conformément à ses recorunandaÈions (voir paragraphe 39). L2' Le comité a également noté que le Groupe avait fait figurer dans son rapport des remarques sur les effets écologiques du peuplemenÈ humain et a estimé que ces considérations étaient utiles au Progranrme dans ses efforts pour aider les gouvernements participants à formuler despolitiques de dévelopPement qui tiennent compte des besoins écologiques eÈ environnementaux.Le Comité a estimé que des problèmes tels que Ia déforestetion, liée à Ia deurande de combus-tible, et 1a nécessité de conserver les forêts-galeri-es pour protéger la faune ri.veraine indis-pensable au bien-âtre économique des pays participant.s, ne devaient pas être négligés etdevaient âtre traités dans le cadre de la question du repeuplernent. La planification socio-économique rePose sur Ia découverte de solutions à des problèmes écologiques de cette nature et le comité est convenu de ce que Ie Groupe écologique devait ôt.. en"o,rragé à poursuivre ses efforts dans 1a région. Le Comité a toutefois noÈé avec plaisir les mesures déjà prises en ce sens par les pays participants. 13. Enfin, le Comité a noté avec satisfaction la déclaration du Groupe selon laquelle lePrograrmre de Lutte contre 1'onchocercose est le seul grand programme qui possède actuellement une composante intrinsèque de surveillance environnementele et a réaffirmé qu,il s,agissait 1à,à ses yeux, d'un élément essentiel du programme. E. EXAMEN DES RESULTATS DU PROGRAMME a ) Ent.omo logie L4. Le chef de l'unité de LuÈte antivecÈorielle a examiné les travaux réalisés depuis ladernière session. ces travaux ont principalemenE porté sur la saison sèche (particulièremenE sévère du fait de la sécheresse de 1983 qui a frappé une grande partie de l,Afrique) et sur 1edébut de 1a saison des pluies en 1984. L'Abate, la chlorphoxime et le Teknar ont été largemenr utilisés conformément à la politique agréée par le comité et le Groupe écologique, et le Èableaude résistance est resté en grande parEie inchangé depuis l.an dernier. 15. Les valeurs du potentiel de transmission annuel (PTA)1 ont été très satisfaisantes danstoute la région, à I'exception de 1'ouest eE du sud-est, et la collaboraÈion accrue entre enEc- mologistes et épidémiologistes, suggérée 1.an dernier par le ComiEé, a monEré ici qu,iI exisEe une re[ation probante entre les caractéristiques de la transmission et la présence de simuliesde réinvasion (voir paragraphe 22). 1 PTA - rrc'est le total annuel des potentiels de transmission mensuels individuels estimésqul ont été calculés d'après la formule : de iours dans le mo is x Nombre de la Nombre de simulies caoturées Nombre de simulies disséquées" Nombre Nombre de jours travaillés rves infecÈieuses JPC5.6(ocP/E^c/84.r) Page 6 16. conure la lutEe a été très efficace, iI a été possible' mênre pendant 1a saison des pluies' d,interrompre pendant de longues périodes 1'application de larvicides dans de vastes secteurs' ce qui a entraîné une diminution considérable des heures de vol' CetÈe réduction a eu aussi des conséquences écologiques impOrtantes, les rivières non traitées servant de refuge pour la faune non cible. 17. La réinvasion a conrnencé au début 1984 et a été importante' mais a êtê combattue jusqu'au mois de juin à 1'aide de téméphos ll,uate) et de Bacillus thuringiensis (B' t'H-14) (Teknar); on approche toutefois bientôt de 1'époqu. a t"q,r.1l"-ilG;;;1;;d' azuit des rivières exi- gera l,utilisation de la chlorpho*irnà a fa pf""t du Teknal' 11 est à noter que cette forte réi-nvasionn,aenÈraînéaucuneaugmentationglobaledelatransmission. ls.DenouveauxprogrèsontétéréalisésdanslaréductionduréseaudesurveillanceentotrD- logique et de ro.r*r.",r* sous-secte,rt"-à"t"itnt âtre ftt*e" en Haute-Volta eE au Togo' La réduc- tiondelasurveillancen'estÈoutefoisPassansPoserdesproblèmes'carlasolut'ionderem- placemenr -.".r,rià*nt et emploi de pet"o""el temporaire - a été difficile à mettre en oeuvre à 1a saison des pluies, qui est 5,rsieàe.,t celle où elle sr4vère le plus nécessaire' Pour uti- liser au mieux Ie personnel, on donne désormais aux caPtureurs une formation qui leur PertrEt departiciPerauxenquôtessurlesflambéesdeschistoso'ia"eetdefièvrejaune.Deplus'une évaluationéconomiquedelaréductiondeseffectifsdesurveillanceaêLênécessaire'calun effectif réduit doit voyag"t d"r.rrt"r" pout se rendre aux divers points de capture' et ces voyages peuvenE être difficiles et coûteux; on Pourr"it t"t'i""ger de réduire 1a fréquence des caPÈuresd.unetoi"p"'sernaineàunefoistouteslesdeuxsemaines. 19. une nouvelle méthode d,installation des pièges de type plaques de Bellec sur des Pontons s,es. révéIée uÈile pour signat.' J,r"qo,à une sernaine à l-,àvance la reproducÈion des simulies dans l.endroit considéré. La prése-n""'a" simulies de réinvasion a constitué une expérience utiledeparticipationdelacormnunautélocaleàl.installationdespièges.onespèrepouvoir développer cette participation locale sur une plus grarde échelle' 20.LeComitéarecomrnandéquelePrograrruresoumetteàsasessiondelgS5unrapPorEsurle réseau de surveilrance, du fait de l,imf,ortance des informations précoces sur les mouv nrents de simulies et sur f importance du réseàu de piégeage du point d:.":t- de la dévolution' De plus' le Comité a reco.rnandé que f. frogr"rr . "'.tfàr"à aË-a.tttminer 1'effet de la variation de 1a fréquence d'application des larviJides sur le maintien des densiEés de simulies à un niveau suffisammenEbasPourSarantirl.interruptionpermanenEedelatransmission.Sicestravaux aboutissent, ils pourraient entraît'et t"tà réduction sensible du nombre d'heures de vol' b) EPidéoiologie 2l.Enl,absencedetoutdocument,écriE,leComiEéaentenduunraPPortverbalsurlestravaux de l,Unité d'évaluagion épidémiorogi[t"' Il "'tgi""ait d'éÈudes de suivi dans des villages témoins faisant p".ai. de la ,o.r" dr'programe, et de ra première analyse complète des données épidémiologiques couvranÈ une période de neuf ans de luttl antivectorielle' Dans les villages non affectés par i.-.ei"r."i.", 1'analyse longitudinale de la charge nicrofilarienne chez l,adulte a révéré une tendance rapide à Ia baisse et à la convergence. Les numérations micro- filariennesdanslesprélèvementsdenodulescuÈanéssesit'uaientàmoinsd.unEiersdeleur valeur initiale huiE ans après re débuE de la lut.e ant.ivectorierle et res numérations dans ra chambre antérieure de 1'oeil avaient diminué de 85 a ôô-2"' Dans les mêmes régions' sur 5ooo enfants exaoinés parmi les enfants nés depuis la mise-t" à"t'"" de la lutge antivectorielle' un seul était atteint d'onchocercose' 22.DifférencestendancesonEétéobservéesdansleszonesderéinvasionàproximit,édes rimi.es actuerres de ra zone couverte par re progranm . Dans ces régions, res numéraEions oicro- filariennes dans plusieurs vl-Ilages-ont ro.rtré rrne baisse insuffisanEe' voire nulle' dépendant de l,intensité de la réinvasion eÈ de la distance du virrage considéré à ta rimite de ra zone couverte par Ie Prograrune. De plus, on a trouvé dans """ "ilt'ges dix-huiE cas d'infecEion chez des enfants nés après le début de ra lutte an.i.r..aori.ire. pals r'ensemble, ra sit,uation épidé- miologique coinciàait avec Le EabLeau entoroologique' JPC5 .6 @cPfu^cf 84.1) Page 9 36. Examlnant ces problèmes, le Comité a noté que la sltuatlon actuelle en ce qui concerne la résistance n'exige pas encore 1e déplolemenÈ de nouveaux larvlcldes. Il estlme qu'il reste largement assez de tenps pour surmonter les difficultés actuelles, avant que les extensions solent approuvées et mises en oeuvre en 1986, date à laquelle il est probable que plus de deux larvicides opéraÈionnels auront été trouvés. L'exlstence de ces larvicides constituerait un evantage considérabIe du fait que, si le problème de résistance ne s'aggrave pas, des Eesures pourralent être prises pour alterner 1'emploi des différents composés de façon à retarder encore davantage l'apparltion de 1a résistance chez les espèces savanicoles. 37. Le plan d'lntervention préparé à la demande du Comité consultatif d'experts, lors de sa quatrième session (OCP/EAC/83.1, para. 16) et qui a été distribué précédetrment à tous les membres , a êté approuvé (voir annexe III). 38. Le Comité a félicité I'OCP et VBC des progrès réalisés dans le prograûûe de mise au point de larvicides, et a réaffirmé sa recornmandation selon laquelle le développement de larvicides doit rester 1'une des trois priorités du Progranune en matière de recherche, comme 11 1'avait déJà déclaré lors de sa quatrième sesslon. b) Lutte adultictde 39. Le Comité a été lnformé de ce que, conforûément à sa recoumrandatlon (OCPfEACf83.l, para- graphe 3O) selon laquelle des essais d'adultlcides devaient bénéflcier d'une prlorité plus élevée, une sérle d'expériences était sur le point de cosrnencer en juin et juillet sur Ia Mô, au Togo. Bien que le travatl préparatolre sur les adulticides att été réa1isé dans la zone de réinvasion bten établle de la Faya au Malt, ce sLte a dt être abandonné en ralson des essats préliminalres de larvlcides dans la zone drextension vers 1'ouest, préclsément conçu pour lutter contre Ia réinvasion dans 1es régions du sud du Mali. Corme 11 éteit nécessai.re d'effectuer 1'épandage d'adulticides dans une zone de réinvasion de façon à être certain de la présence de simulies adultesr.le site choisi pour les essais a éEé transféré dans la zone de réinvasion orientalel une région a été choisie sur Ia Mô au Togo, où on Erouve régulièrement de grandes quantltés de simulles à la salson des pluies, malgré les traitements larvicides. 4o.. Cette région expérimentale a été éCudiée et cartographiée d'avion et au sol. I1 est prévu d'appliquer un concentré émulslonnable de perméthrine à la dose approximaÈlve de I2O g par hectare, à 1'aide d'atomiseurs rotaÈifs fixés sur un héllcoptère Hughes 5OOD, sur la frange de végétation le long de 1O kmde rlvière, et d'évaluer les résultets par numératlon des simulles en quatre points de capture. En collaboratlon avec le Groupe écologlque, des accords ont été conclus pour surveiller 1'effet de 1'lnsectlcide sur la faune terrestre et aqueÈlque non cible, selon un protocole déteruriné. Dans la mesure du Èemps disponlble, il est également prévu de procéder à un essai limlté avec la cyperméthrine, pyréthrinotde plus Èoxlque, pour vérifier son effet sur la faune non cible. c) Onchocercose forestière 41. Les activités et opérations du Programne dans les zones forestières ont été examinées en même temps que les résultats des recherches récentes sur Ie vecteur et sur la maladie. I1 a été rappelé que 1'objectif initial principal du Prograune ételt de lutter contre 1'onchocercose savanicole, dont les manifestations, en partlculier la cécité et ses conséquences socio- économiques, sont les plus graves et les plus fréquentes. Toutefois, sulte à la dernande de la Côte d'Ivoire et à 1'ldentification, dans la zone foresEière, de sources d'espèces savanicoles de simulies, ayant réenvahi la zone du Progranrne, les opératlons ont été étendues vers Ie sud. Cette extension a entralné 1'apparitlon d'une résistance au téméphos chez les espèces fores- tlères S. sanctipauli/S. soubrense et l'apparition d'une résistence focale chez une PetiÈe popuIationd.."pè.*",..i"o1""@dans1esrégionsf.orestières,LaqueL1e n'a plus été détectée depuis que la régton consldérée est efficacement traiEée. 42. Les données épldémiologiques obtenues dans les villages forestlers, où 1'onchocercose est transmlse par les espèces forestlères du vecteur, ont montré une forte prévalence de f infec- tlon. TouÈefois, la prévalence des léslons oculaires irréversibles et de la cécité était ptus JPC5.6 @cPf EAcf 84.L) Page 1O faible, ce qui confirme des rapports antérieurs sur les différences de gravité entre 1'oncho- cercose foresÈière et I'onchocercose savanlcole. Lorsque la forme savanicole grave d'oncho- cercose survient dans la zone intermédiaire entre la zone forestière eE 1a zone de savane, elle semble associée à la présence de 1'espèce savanicole du vecteur pendant une certaine période de I'année. Le Comité s'est déclaré satisfaiÈ des progrès réalisés à ce jour. Il a reconrnandé que le Progranrne conti.nue à accorder la priorité à 1'étude des différences entre 1'onchocercose forestière et 1'onchocercose savanicole, avec notamnent un examen détaillé des facteurs de risque de cécité. 43. L'étude électrophorétlque des systèmes gènes-enz1mes a été faite sur des O. volvulus provenant de villages de savane et de forêt afin de tenter de trouver des lso-enz5i.mes utili- sables Pour le diagnostic et d'évaluer la distance génétlque entre les deux souches de para- sites. Des différences signlficatives ont été trouvées dans la fréquence des allèles, etpourraient Permettre Ia séparation d'échantillons de population. Toutefois, la distance géné- tique entre 1es O. volvulus obtenus dans la forêt et dans 1a savane esE faible et on n,a pas encore trouvé d'épreuves permettant d'identifier des vers isolés et de différencier les souches. Le Comité a reconmandé de poursuivre ces travaux par analyse électrophorétique et pard'autres méthodes (voir paragraphe 57). 44. A la lumière des connaissances actuelles, le Comité a examiné la nécessité de poursuivre Ies opéraÈions d'épandage de larvicides en cours dans les régions forestières, qui comportenÈ I'application de Teknar pendant 1a saison sèche, eÈ de Teknar eÈ de chlorphoxime pendant la saison des pluies. Tout en reconnaissant que 1a sÈratégie récemmenE adoptée pour lutEer contre la réinvasion d'espèces savaoicoles et 1a résistance des espèces forestières a été largement couronnée de succès, le Comité a noté que Ie coût des opérations destinées à entretenir la lutte contre les espèces foresÈières à 1'aide des deux larvicides disponibles, dépassaiÈ, par an, environ 1 2OO OOO dollars des Etats-Unis de plus que ce qu'i1 en serait si I'on employait le téméphos seul. 45. A la lumière des indications disponibles, le Comité a reconnandé 1'arrêt temporaire de la lutte spécialement dirigée contre 1e vecteur forest.ier S. soubrense dans la partie sud de la Côte d'Ivoire, car il ne s'agit pas d'un vecteur d'irnportance reconnue dans la transmission de l'onchocercose savanicole. La lutte contre les vecteurs savanicoles dans les régions forestières doit néanmoins se poursuivre pour éviter la réinvasion. 46. Les recherches sur 1'épidémiologie de l'onchocercose forestière et sur la relation entre Ies vecteurs forestiers et 1a transmission de 1'onchocercose savanicole devront être inten- sifiées. Le Comité a proposé que la situaEion soit de nouveau examinée d'ici à deux ans. Toute- fois, ce réexamen ne nuira en aucun cas à la mise en oeuvre de la Stratégie à long terme. d) Chimiothérapie 47. Le Cornité a apPris que Ie candidaE choisi pour le poste de Secrétaire du Projet de Chimiothérapie de l'Onchocercose (OCT) n'avait pas accepté 1e poste. Un autre candidat est actuellement en cours de séIecEion. 48. Une équipe capable de se déplacer d'un centre à I'auEre et composée d'un ophtalmologiste et d'un clinicien/épidémiologiste a été créée pour promouvoir 1a conduite des essais cLinioues. 49. Parmi les nouveaux médicaments actuellement mis au point en vue d'une utilisationpossible pour IuÈter contre I'onchocercose, Ie plus promeÈteur semble être l'ivermecÈine. Cecte substance, largement utilisée dans 1e secteur vétérinaire comne anÈhelminthique gastro- intestinal eE Pour lutter contre les ecÈoparasites, était bien tolérée à la dose unique de 2OO microgrammes par kg chez environ 140 onchocerquiens. Il semblerait qu'i1 s'agisse d'un microfilaricide efficace à dose unique, ne provoquant qu'une réaction de l.iazzoÈEi très faible voire nulle. L'administration d'une dose unique réduisait de 95 7.Ie nombre de microfilaires chez les malades de la zone de l'OCP, et les numérations restaient faibles pendant neuf mois. Jusqu'à présent, aucune 1ésion oculaire n'a été signalée à 1a suiÈe de I'utilisation de l'iver- mectine dans Ie traitement de 1'onchocercose. Quatre essais en double insu, comparant I'iver- mectine, 1e diéthylcarbamazine citrate (DEC) et des groupes Eémoins sont en cours, et leurs JPC5 .6 @cPf E^cf 84.L) Page 11 résultats sont attendus en sepEembre 1984. Ensuite, on espère démarrér en 1985 les essais cliniques de Phase III. L'éÈude de l'effet chimioprophylacEique possible de f ivermectine et de ses effeÈs sur la transmission du parasite est également prévue ou en cours. 50. L'ivermectine constiEue actuellement 1e meilleur esPoir en maEière de nouveaux Produits de lutEe contre 1'onchocercose, utilisable à grande éche1le, et Le Comité d'OrienEation de 1'OCT a donné la priorité à sa mise au point en coopération avec le fabricanE, Merck Sharp & Dohme. 51. Des travaux portant sur de nouvelles formulations de flubendazole sont égalemenÈ en cours. La première nouvelle formulaÈion à être essayée a dt être rejetée en raison de La douleur et de l'inflarmration qu'e11e provoquait, mais une deuxième formulaEion paraissait plus prometteuse eÈ a éEé étudiée du point de vue de sa biodisponibilité. L'effet exact du fluben- dazole sur O. volvulus n'est Pas encore connu, car seuls huit malades onË jusqu'à présent été aiË un effet embryosEatique prolongé et entraîne 1',éliminationtraiEés, mais i1 sembleraiÈ qu'i1 des microfilaires sur une période de L2 mois. On ne sait. pas encore s'il a un effet macrofila- ricide positif. 52. Le protocole d'un essai clinique de Phase I avec Ie CGP 614O, nouveau macrofilaricide potentiel, aEtend 1e feu vert déontologique. 53. Des négociations avec un consortium firme pharmaceutique,/université sont en cours en vue de 1a formation d'un deuxième groupe de base sur la recherche sur les filaricides. Un cerEain nombre de projeÈs consacrés à Ia biochimie et au méÈabolisme des filaires ont été financés eÈ on s'efforce d'assurer 1a fourniture régul ière dtOnchocerca aux chercheurs intéressés. 54. Le Comité a approuvé les orientations de base du Projet de Chiniothérapie de 1'Onchocer- cose et a accordé son soutien au développement prioriEaire de f ivermectine, bien que ce médi- cament ne sembLe pas avoir d'effet macrofilaricide. I1 a suggéré que Ies effets de l'adminis- tration répétée de doses uniques d'ivermectine, à intervalles appropriés (6 ou 12 nois), soient étudiés dès que cela serait jugé nécessaire. 55. Le ComiEé a toutefois estimé que le projeÈ n'étaiÈ pas mené de façon suffisamrnent agres- sive pour qu'il soit possible d'obtenir un médicament dans les plus brefs délais. A ceÈ égard, i1 s'est déclaré vivement préoccupé du fait queLeSecrétaire de 1'oCT n'avait pas encore été nommé eÈ que le feu vert déontologique pour les essais cliniques du CGP 614O avait été différé de cinq mois. 11 esÈ également urgent d'accélérer les études sur f ivermectine et de profiter des contacÈs de haut niveau qui se sont établis avec le fabricant pour faciliter la réalisation de cet objectif. Le ComiÈé a recommandé que le Progranme, conjointement avec le Progræe spécia1 de recherche et de formaÈion concernant les maladies Èropicales, prenne les mesures nécessaires pour résoudre tous ces problèmes pour assurer 1a mise au poinÈ d'un nrédicament efficace dans les meilleurs dé1ais. e) Immunologie 56. Le Comité a noté qu'afin d'éIaborer des épreuves iurnunodiagnostiques hautement spécifiquesde I'infection à O. volvulus, des recherches étaient actuellement dirigées vers 1a productiond'anticorps conÈre les anEigènes spécifiques des larves de stade 3 et des parasiEes adultes, avec Pour objecEif final I'obtenÈion d'anticorps monoclonaux. Ces recherches n'ayant pas encore abouti, il serait nécessaire de réexaminer 1es protocoles et d'élargir 1a collaboration actuell'de spéciaI istes. 57. Parmi les autres orientations de recherche, i1 a éÈé reconrnandé de poursuivre lranalyse de I'ADN, qui peut ouvrir de nouvelles perspectives non seulement pour la mise au point d'épreuves diagnostiques hauterrent spécifiques, mais aussi pour mieux comprendre la position taxonomique des formes forestière et savanicole dtO. volvulus. Le Cornité a reconynandé de recruter un consultant pour essayer draccélérer ces études, établir un plan de recherche déEai11é et explorer dtauÈres possibilités de recherche. La mise au point d'épreuves i*uno- diagnostiques doit rester prioritaire, et i1 faut s'efforcer par tous Ies moyens d'inÈensifierles progrès et d'accélérer lrobtenÈion de résultats utiles. JPC5.6 (ocP/EAcf 84.r) Page 12 f) I'iodèles 58' Le Progranrme a informé 1e Comité de 1'élaboration dtun modèle de "force dtinfection,,,liuité âux asPecÈs relatifs à 1rhôte de lronchocercose et de Ia lutte contre cette maladie.L'utilisation de ce modè1e a permis de déterniner et de choisir les indicateurs quantitatifsles plus sensibles de ltinfection et de la naladie pour lranalyse de routine, qui reflètent defaÇon satisfaisante les modifications de la fréquence et de la gravité de 1'onchocercose. 59' Le Comité a également été informé de lrexistence de projets en vue du développement u1térieur de ce modèle rnathématique de façon à inclure tous les aspecÈs de la transmissiondro. volvulus ainsi que Ia dynamique et Ia bionomie de ses vecteurs. une fois essayé sur lettiEl.Eodèle permettrait de simuler 1'onchocercose endémique dans différent.es siruarionsécologiques et de déterminer lteffet possible de différentes stiatégies drintervention. 60. Le Comité soutient les efforts en vue du développeurent rapide d'un modèle épidémiologique complet aux fins administratives, stratégiques et pédagogiques. G. EXTENSION VERS LIOUEST 61. Le Comité a reçu un raPPort des activités d'exploration dans la zone proposée dtexgension vers l'ouest. Les études prévues progressaient de façon satisfaisante, 1es équipes nâtionales deltonchocercose recueillant les données de référence nécessaires. Entre-temps, le programe pré- Pare un essai de larvicides dans le bassin de la Sankarani en Guinée pour déterniner jusqutàquel point le contrôle de ce bassin fluvial empâcherait les espèces savanicoles de Simulium de réenvahir la bordure occidentale de 1a zone du progremme. S. soubrense a également Frouvé dans cette région, mais nrest pas impliqué dans la réin*ras$îlT 62- Le Comité a appris avec plaisir lrampleur de la collaboration des pays participants concernés par lrextension, notautrenÈ en ce qui concerne le soutien aux équipes locales. 63. Le Comité a soutenu lrextension proposée pour 1985 des études d'exploration de façon àincorporer drautres bassins hydrographiques en vue d'obtenir davantage de renseignements sur la source de la réinvasion et sur 1tétendue de 1a surveillance épidémiologique et vectorielle nécessaires, ceci afin de poursuivre 1a formation des équipes nationales. H. STRATEGIE A LONG TERME 64. Le comité a examiné le deuxième projet de proposition dtune srratégie à long rerme et afortement approuvé les orientations développées dans ce docr.rment. I1 a toutefois reconrnandé certains amendements à inclure dans une version révisée de la proposition. I1 s'agit notammentde Ia nécessité de fournir des détails sur les diverses options considérées et les conséquences financières ainsi que les conséquences sur 1e plan du Progra.rmre devant résulter de chacune de ces options. De 1'avis du Comité, Ia seule strat ie réalisable able de tÈre d I atteindreies ob ectifs du rârrme dans le délai rescr tde12ansà artir de 1986 tout en rme t t ant La dévolution, devrait enqlober les zones d'extension vers I'ouest et vers le sud. épidéniologiques eE entomologiques ont montré que, si la stratégie ntinclut pas ces dtext.ension, 1a réinfection se poursuivra, noÈamment dans 1es secteurs proches des limites actuelles de la zone couverte par Ie Programrne. Dans ces conditions, le Programnre sans les extensions ne saurait être mené à bien. 65. Draprès des estimations préliminaires, Ia mise en oeuvre de 1'opcion choisie entraînera au cours de la troisième phase financière des coûts considérablement plus élevés que les coûtsprévus pour la deuxième phase. Dans une large mesure, cette augnentation serait due à la néces- sité d'appliquer les æsures de lutte sur quelque 46 000 km de rivière contre lB 0OO km actuel-lement.  npsure que le Programte passera progressivement du stade drattaque au st.ade drentre-tien, une réduction rapide des coûts sera à prévoir. Les zones S JPC5.6 @cPflAcf 84.t) Page 13 66- Le Comité a pris noÈe avec satisfaction des éÈudes préliminaires réa1isées par oCp surles conséquences des différentes options sur le plan financier. 11 a recoûrmandé de déterminerplus avant les coûÈs anticipés pour lroption choisie ainsi qutune nouvelle estimation, non seulement des coûts, mais aussi du rythme prévu de leur réduction. La prévention de la réinva- sion, ainsi que Ie fait, de plus en plus net, qutune proportion importante des populations actuelles de vers adultes atEeint la fin de sa vie reproductive, pourrait entraîner une diminu-tion plus rapide de la nécessité des épandages de larvicides que cel1-e quton a jusqurà présent considérée coIIEIIe probable. De plus, ItexisËence dtun agent chimiothérapeutique àffi".""-associéà un système aPProPrié de délivrance pourrait avoir des effets sensibles sur 1a nécessité des opérations drépandage de larvicides et par conséquent sur le coût total du progranme. on devra continuer à examiner de près les uoyens de réduire les coûts, sans EeÈtre en péril 1a réalisa-tion des objectifs du Progranrme. 67. Le Comité a également recomandé dtentreprendre des études, basées sur la connaissance de1tépidémiologie de ltonchocercose et drautres maladies parasitaires, pour prédire les effets deIteuploi dtun médicament efficace sur la nécessité des opérations dtépandage de larvicides. 68. Le Comité â recomYnandé que Ia proposition drune Stratégie à long terme soit adoptée, maisqutelle reste suffisament souple pour incorporer de nouveaux outils au fur et à mesure de leur mise au point. I. DEVOLUTION 69. Le Comité a été informé des activités en cours concernant la dévolution, couportant des contacts avec les pays participants et uue collaboration avec ceux-ci et a examiné les progrès réalisés par le Programe à la suite des reconrnandaÈions figurant dans le rapporÈ de laquatrième session du Comité. I1 a noté que la dévoluÈion (ou transfert des responsabilirés)était un Processus dynarnique progressif maintenant accepté par tous les organes statutaires delrocP. Par exeuple, lors de la réunion conjointe des comités nationaux de lronchocercose à Ouagadougou en juin 1984, Ie soutien à ce concept (y compris la création dtun service interpays) a été renouvelé. 70- Le Comité a de nouveau reconnu qutil était nécessaire que le Progre-e idencifie lesbesoins exacts en matière de dévolution afin de fixer des nornes miniuales et dridentifier lesbesoins en Personnel, eo installations et en formation. I1 a été suggéré que quelques secteursde repeupleEent pourraient fournir une bonne occasion dtétudier les processus et les besoins en matière de dévolution et que la connaissance détai1lée des réalités concrètes du systèroe de soins de santé primaiass dans la zone couverte par le programe soit utilisée. 71. Le Comité a noté que ltUnité de développement économique réaliserait des études surlfimpact du Progrr* et lraptitude des pays à assLlmer la dévolution. De telles étudespourraient également servir à identifier les besoins en matière dtaide scientifique et techno-logique aux pays. 72. Le Comité a conclu que la dévolution constituait une partie intégrante de la planificatio:. sanitaire nationale à long term et aussi une condiÈion sine qua non de 1'exécution de iaStratégie à long Eenne proposée. rl s'agiÈ non seulement-EE;G;r de quelques activicés de ltoCP aux Pays mais aussi d'un élénent du développement socio-économique général. Le Coeité a toutefois reconnu que la réusssite de la dévolution dépendrait du développement des économies nat ionales . 73. Le Comité a félicité le Progr:mre pour les travaux réalisés jusqu'à présent et a demandéqutun raPPort déÈai11é, basé sur les directives formulées dans le l"pport de sa quatrièæ session, soit présenté à 1a prochaine session du comité. ce rapport à"r."it comprendre l,identi-fication des zones à problèoes et des lacunes du programe et, si possible, ,rr, "*po.é plusélaboré des directives et des besoins spécifiques à ia dévolution, notanunent en ce qui concernele service interpays. un calendrier réariste, avec des suggestions pour touÈe autre action ducomitédestinée à aider le Directeur du Progranme à exécutài le progranme de dévolution, seraitégalement apprécié. JPC5.6 @cPfq^cf 84.L) Page 14 74- Le Conité, notant lraccueil général et enthousiaste fait au principe de la dévolution, reconunandé que Ie développeoenÈ de la planification sanitaire nationale et ses conséquences soient portés à lfattention des autorités nationales et des organismes bilatéraux et mult i latéraux. a J. DEVELOPPEMENT SOCrO-ECONOMTQUE 75. Des rés.més des trois rapports nationaux sur le développement socio-économique (Bénin, Ghana et Mali) onË été présentés verbalement au comit.é ainsi qutun rapport sur les travaux duprogranme, à 1'échelon de 1'Unité de développeient écononique. 76. Le Comité a noté avec satisfacÈion une accélération des progrès en matière de repeuple- rnent et de développement des régions autrefois inhabitables et inexploitables du fait deI'onchocercose. Ces progrès onÈ oontré la nécessité de promouvoir les aspects du développerrEnt socio-écononique, tels qu'une participaÈion co*unautaire accrue et lramélioration des soinsde santé primaires, qui sont iuportants pour une dévolution réussie des activités du progrrmne aux échelons national et Iocal. Le Conité a égalerent noté que le repeuplenent était utiiisé, Peut-être Pas tout à fait autant qutil le devrait, corme occasion de procéder à lraméliorationde lrutilisation des Ëerres et à ltauélioration des infrastructures sociales - augrnentation dela production alinentaire, reforestation, écoles, dispensaires, routes et marchés. 77- Le Comité a souligné lrimportance de la surveillance par les pays participanÈs de leurs ProPres activités en vue dtassurer une protection suffisante de leur environnerro.nt et dfinté-grer plus efficacement les activités de repeuplenent dans leur progrâme de trausformation sociale et économique. L'Unité de développenent économique devrà càntinuer à aider 1es pays à atteindre ces objectifs, et devra entreprendre des études collectives sur des sujets drintérêt mutuel, incluant des études sur les modifications spaEiales et structurales coryarées parmi 1es sociétés rurales de la zone de lrOCp. 78- Le Comité a recommandé que I'Unité de développenent écônomique conduise, en collaborationétroite avec les pays participants et les organismes spécialisés, une étude globale de lrimpact des activités de 1'OCP sur le développenent socio-économique, les mouvements de population,I'occupation des terres, la productivité et les besoins en matière drassistan"" l.thrriq.r" "tscientifique. Les résultats de ces études devront âtre largeænt diffusés auprès des donateurs actuels et potentiels, et auprès de la co'nmunauté internationale en généra1. K. AUÎRES QUESTIONS a) Date de Ia prochaine sessi on 79. La sixième session du Cornité consullatif drexperÈs se semaine counençant le 10 juin 1985. b) Présence aux réunions statutaires tiendra à Ouagadougou pendant la 80. Les Docteurs Freyvogel, Haskell et Morrison participeront à Niamey, en décembre 1984. au Comité conjoint du Programe 81. Le Dr A. Buck représentera le Comité à Ia réunion des comités nationaux de Ironchocer- cose en Côte d'Ivoire, en juin 1985. c) Visite des membres dans la zone du Progranrre 82. les Lrinvitation a été ét.endue aux membres, qui visiteronEdifférentes unités à la planification ou à 1 rexécution de le Progranme pour collaborer avec certaines activités, et pour JPC5 .6 loctfucf a+.9 Page 15 observer les opérations ou les progrès en matière de développement sôcio-économique. Les membres ont été priés de manifester leur intérêt au Secrétaire afin qu'i1 soit possibte dtorga- niser 1a participation de groupes plutôt que de personnes isolées, à des dates convenant aux deux parties. L. APPROBATION DU RAPPORT 83. Le Comité a approuvé le projet de rapport. 84. Pour clore la session, le Président a remercié 1es membres et autres participants de leur coopération et de leur contribution tout au long des débats. JPCs .6 @cPfE cf84.r) I'age 16 ANNE)G I PRINC I PALES RECOMMAI{DATIONS a) Le comité a recouuElndé que le Prograrme soumette à sa session de r9g5 un rapporÈ sur leréseau de surveillance' ce rapport devra mentionner lrimportance des informations précoces surles mouvements de simulies et I.rimportance du réseau de piégeage du point de vue de radévolution (paragraphe 20). b) Le Comité a recommandé que le Progranme srefforce de déterminer lreffet de la variation dela fréquence drapplication des larviciàes sur Ie maintien des densités de simulies à un niveausuffisament bas Pour garantir ltinEerruption pen&rnente de la transnission (paragraphe 20). c) conscient de la sorme considérable de données restant à analyser, le comité a recom^ndéque soiÈ fournie une aide suppléuentaire afin drachever-lranaryse "oriraa", exhaustive et origi-nale des données, suivie drune synthèse pluridisciplinaire des résultàts principaux en vue deleur publicarion er de leur diffusion rapides (paràgraphe 26). d) Bien que le naintien de cohorÈes pour la poursuiÈe de lréÈude soit lrun des aspects lesplus importants de la recherche épidéoiologiq.rà, le comité a recom^ndé que la constitutiondtunités dréchantillonnage de remplacenent,, utirisées par rotation, soit envisagée pour lasurveillance de routine, de façon à réservàr les cohortes pour des études de suivi convenable-ment espacées dans lesquelles on accorderait une aÈtention plus grande qu,à lr4ccoutumée auxrerations au sein de la com.rnauté, à la fourniture drun trait"rË.rt ràai".t et à la participa-tion active à 1rérude (paragraphe 27). e) Le comité a recom'ndé qutun sous-groupe de recherche épidéniologique et clinique, composéde quelques-uns de ses membres, soit créé pour répondre aux besoin" "t "to"""p". J;;-;ro5"a.en matière dropérations de recherche de rouÈine et en uatière de surveirlance et de foroation(paragraphe 28). f) Le comité a recorm'ndé dtessayer dès que possibre ltazaméthiphos et le Bactimos, dans lesconditions décrites dans I'annexe II du aoc,rrent OCP/EAC/g3.f (paragr.fn" ::). g) Le comité a réaffirné sa recor,nulndat,ion selon laquerle rester lrune des Èrois priorités du prograrnme en oatière dedéclaré lors de sa quatrième session (pÀragraptre 3g). h) Le Comité a reconmândé que le Prograrrme continue à accorder la priorité à 1 rétude desdifférences entre lronchocercose forestière et lronchocercose savanicole, avec notament unexauen détaillé des facÈeurs de risque de cécité (paragraph e 42) . i) Le conité a recounnandé que 1rétude des systèmes gènes-enzymes sur des 0.volvurus provenant.de villages de savane et de forêt soit. pours.rivie en itilisanÈ 1'analyse étËiTililffitiq,r" "apar drautres méthodes (paragraphe 43). j) A la lunière des indications disponibles, Ie comité a recomrandé lrarrêc temporaire de lalutÈe spécialeoent dirigée contre re vecËeur forestier s. soubrense dans Ia partie sud de lacôte dtrvoire' car il ne stagit pas drun vecteur dtirporËîEGîn-,re dans la transmission deI ronchocercose savanicole (paragraphe 45) . k) Le Comité a recormndé que le Progranrne, conjointeqenE avec Ie programe spécial de recherche eE de formation concernant les naladies tropicales, prenne res mesures nécessairespour résoudre tous les problèmes rencontrés dans le Projet de Chimiothérapie de lrOnchocercose,de façon à assurer la nise au point drun nédicamenÈ efficace dans les meilleurs délais(paragraphe 55). le développenent de larvicides doir recherche, cornme il lravaic déjà JPC5 .6 @cpftacf a+.D Page 17 Annexe I 1) Le Comité a recomândé de recruter un consultant pour essayer draccélérer ces études,établir un plan de recherche détail1é et explorer dtauËres possibilités de recherche(paragraphe 57). m) Le Comité a recom2ndé dfentreprendre des études, basées sur la connaissance de 1tépidé- miologie de lronchocercose et. drautres maladies parasitaires, pour prédire les effets de lremploi drun médicament efficace sur la nécessité des opérations drépand.age de larvicides(paragraphe 67). n) Le Comité a recomândé que la proposition drune SEratégie à long terme soit adoptée, m,igqurelle reste suffisanrment souple pour incorporer de nouveaux ouE.ils au fur eÈ à mesure de lèur mise au point (paragraphe 68). o) Le Comité, notant ltaccueil général eE ent.housiaste fait au principe de la dévolution, a recomandé que le développemenÈ de la plauification sanit.aire nationale et ses conséquences soit porté à lratt.ention des autoriÈés nationales et des organismes bilatéraux et multilatéraux(paragraphe 74). P) Le Comité â Eêcomrndé que l'Unité de développement économique conduise, en collaboraEionétroite avec les pays participants et les organismes spécialisés, une étude globale de lrimpact des activiÈés de lrocP sur le développeoent socio-économique, les mouvêments de popu- lation, lroccupation des terres, la product.ivité et, les besoins en matière drassisEance tech- nique et scientifique. Les résultats de ces études devront être largement diffusés auprès des donateurs actuels eÈ potentiels, et auprès de la coumunauté internationale en général(paragraphe 78). JPC5 .6 @cPf E^cf 84.L) Page 'l 8 ANNE)G II D- I 2 3 4 5 N.B Plan d'urgence Mars 19841 11 est possible que la résistance au téméphos apparaisse seule et que la chlorphoxime puisse être enployé. On a envisagé le plus mauvals cas. Probabilité de 1'événement Actions qui pourraient être entreprises Une ou plusieurs rivières Dépassant la présente zone de réslstance sans accroissement de la flotte aérie.ne sauf pour 5 Un traitment adulticide aux pyréthrinoldes traitements lanrlcides (s'il est opérationnel) pourra cmpléter les L'utilisaÈion du B.L H-14 nécessltera davantage d'aéronefs (déIai 1 rnois)L'azaméthiphoslEst Pas encore opérationnel. si la réslstance apparelssaiÈ rapldeoeut,il ne serait pas possible de se procurer rapidement le produit eL seure Ia peruéthrlueest disponlble. RésisEance au Ëéméphos et à la chlorphoxi-ne cll.ez les espèces desavane p=O,L/an En saison sèche p = Or5 En hautes eaux P=Or5 Superflcle limltée 2 P=Or9 Grandes superflcies 3 P = O, 1 Superficie lirnitéep=Or2 Vaste zoneP = Or8 Iraitement B.t. H-145 lraiteoent E ff-f+ S Débir^ zso arfs Succès P = Or99 Echec P = OrOI Succès P = Or75 Echec P = Or25 Débir^ 25a mrfs Traitement à la perméthrine ou à 1'azaméthiphos Traitement -B.!j n- ra5 Traiternent4 à 1'azaméthiphos ou un autre produit alternatif -(Pernéthrine) Succès P = Or99 Echec P = O,O1 RAPPoRT DE LA CTNQUIEME SESSTON DU GROIIPE ECOLOGTQLIE TABLE DES MATIERES JPC5 .6 (ocP /EAC/84.1) Page 1 9 ANNEXE III Pages B. c. D. E. F G. H. I. J. K. L. M. A. IMRODUCTION ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR APERCU DU PROGRAM},IE EXAI'{EN DES REST,LTATS DE LA LUTTE ANTIVECTORIELLE MISE AU POINT D'INSECTICIDES SURVEILLANCE AQUATTQIE . . .. . LUTTE ADULTICIDE STRATEGIE A LONG TERME .. ... ASPECTS ECOLOGTQUES DU pEt PLEMEM HUI.TAIN ATTTRES QUESTIONS PROCHAINE RET]NION APPROBATION DU RAPPORT CLOTURE DE LA REUNION APPENDICE 1 - LISTE DES PARTICIPAI.ITS 20 20 20 20 21 22 25 25 26 27 28 28 28 29 JPC5 .6 (ocP/EAC/84. I ) Page 20 Annexe III A. IIVTRODUCTION l. Le Groupe écologique a tenu sa cinquième Togo, du 29 au 31 mai 1984. session à 1'Hôte1 le Bénin, Lomé, République du 2' Le Dr K' W. Cunurins a assumé la présidence de Ia réunion, à laquelle ont participéles auÈres membres du Groupe et les membres du secrétariat technique, dont on trouvera noms à I'annexe I. tou s les 3' Le Président a souhaiEé la bienvenue au Dr M. Yasuno, nouveau membre du Groupe, et. arappelé que Ie Professeur J. H. Koeman avait représenté Ie Groupe à la quatrièrire session duconité conjoint du Prograrrne. Le Dr C. Lévêque a participé à la réunion des hydrobiologistesà ouagadouSou et devait assister au comité consultatif d'experts à Genève au mois de juin. LeDr Yasuno, après une session d'information à ouagadougou, s'est joinÈ au Dr Koeman pour unevisite à Kara, site des essais d'adurticides à venir, avant la réunion. B. ADOPTION DE L'ORDRX DU JOT'R 4 Le Groupe a adopté l,ordre du Jour suivant : - Aperçu du Programcre - Exprnen des résultats de la lutte anËivectorielle - Mise au poinÈ d'insecticides - Surveillance aquatique - LuÈEe adulticide - Stratégie à long terme - Aspects écologiques du peuplement humain - Autres questions - Àrrangements en vue de la prochaine réunion. C. APERCU DU PROGRAMME 5. Le Directeur du Prograrnme a souligné f importance que les gouvernements parÈicipant6 accordent désormais à 1a réussite du Programme. I1 a mentionné en particulier l,intention duGouvernement de Haute-Vo1ta d'inviter tous 1es ambassadeurs accrédiÈés, les missions d'aideétrangère et les représentanÈs de f industrie à 1'ouverture de la prochaine réunion des comités nationaux de 1'onchocercose, même si ce n'est pas au tour de 1a HauÈe-Volta d,accueillir Ia réunion- 11 a noté que les gouvernements sont de plus en plus sensibles aux conséquences écolo-giques du peuplemenÈ humain et aux activités connexes de développement socio-économique rendues Pos§ibles du fait de la réussite des opérations menées dans le cadre du prograrwne. 6. Le Directeur du Progranme a assuré au Groupe que 1es quesÈions écologiques étaient envi- sagées très sérieusement par le Progranme, qui compte sur le Groupe pour forrmrler des critiques et conseils constructifs. I1 s'est déclaré particulièrement satisfait de ce que le Groupe, tout en reconnaissant que les asPects 1iés au peuplement sortaient du cadre de son mandat, avaiEproposé d'examiner de nouveaux aspects de ceÈte question lors de Ia présente réunion. D. EXAMEN DES RESULTATS DE LA LUTTE AMIVECTORIELLE 7 - Le Groupe a été informé des résulÈats de 1a lutte antivectorielle obtenus depuis 1adernière réunion du Groupe écologique. I1 a été souligné que huit mois seulemenÈ s.étaient JPC5 .6(ocP/EAc/84. 1 ) Page 21 Annexe III écoulés et qu'iI ne serait quesEion que des résulÈats obtenus au cours de la saison sèche, qui a été anormalement sèche dans Ia plus grande partie de I'aire du Prograrrne. Ceci signifie que seuls 55 7" des rivières normalement traitées I'ont réellemenÈ éÈé. Le Teknar a été utilisé dans les rivières dont le débit est inférieur ou égal à SO *3/s. Le Programne serait préparé à porter cette limite à 25O m3/s dans des régions lirnitées en attendant qu'un larvicide de remplacement satisfaisant aux critères du Groupe écologique soit.parvenu au stade opéraÈionnel 8. La lutte a été efficace sur environ 90 % de I'aire du Programme comme le monÈrent les valeurs du poÈentiel de transmission annuel (PTA), particulièrement basses dans 1a majeure partie de 1'aire. 9. Pour la saison humide, le téméphos devrait être utilisé dans toutes les régions savanicoles indemnes de résistance. Le Teknar devrait être appl.iqué en rouÈine dans les bassins atlantiquesjusqu'à ce que le débit des rivières dépasse 50 m3/s, auquel cas on reprendra le Eraitement avec la chlorphoxime, sauf dans le Bas-Bandama où 1'on utilisera le Teknar jusqu'à 25O rtfs. La saison humide a commencé tôt en 1984 et on a déjà signalé une forte réinvasion. Le traitement expériment.al du Sankarani (Guinée) par le téméphos devra être soigneusemenÈ surveillé en vue de vérifier dans quelle mesure la réinvasion de 1a zone occidentale de 1'aire du Progranrne a été neutralisée. E. MISE AU POINT D'INSECTICIDES 10. Le Groupe écologique a été inforné du nonbre d'insect.icides et de formulaEions coumuniqués par f industrie. Certains de ces produits se sonÈ révé1és doués d'un potenEiel larvicide conÈre les simulies. Le Groupe a noté que deux formulations d'AzaméÈhiphos en concentré émulsionnable à 10 % étaient en cours d'essai. Sur plus de 20 formulations de B.t. H-14, six font 1'objet d'une étude plus poussée. Trois pyréEhrinoïdes de synEhèse eE un carbamaEe présenEent des résultats Prometteurs en laboraEoire. Un cerEain nombre de régulateurs de la croissance des insectes sont également à 1'essai. 11. Le Groupe écologique a noÈé avec sat.isfaction qu'en ce qui concerne les essais portant sur la peroéthrine, le calendrier provisoire pour 1a mise au poinÈ de larvicides jusqu'au sÈade opérationnel, proposé par le Comité consultatif d'experÈs, avait été suivi. Pour 1es deux autres coryosés (Az:n6thiphos eÈ Bactimos), un cerÈain retard a été relevé, mais ces deux composés se sont montrés prometteurs lors d'essais en laboratoire. L2- Le Groupe écologique a examiné en déËail la surveillance des essais prévus de la permé- thrine sur une bande de 2OO km Le long du Sassandra et s'est déclaré surpris de 1'ampleur dest'essais pratiques à grande éche1le" prévus. I1 1ui a été expliqué qu'i1 était nécessaire, pour que de tels essais permetÈent une surveillance { long terme réaliste des effets du larvicide testé dans les conditions opérationnelles, d'utiliser un sysÈème hydrographique complet. En raison du manque de temps, le Prograrme doit égalemenE se familiariser par la même occasion avec 1'euploi opérat.ionnel de ce produit, car il n'est pas s0r que I'on puisse 1'appliquer de la même façon que les produits actuellement utilisés. Dans ces conditions, le Groupe a insiscé sur la nécessité d'une surveillance environnementale très stricte de I'essai opérationnel. 13. Pour de tels essais à grande échelle, le Progranure doit se procurer des fonds supplémen- taires de façon à ne pas compromettre la surveillance de routine en cours dans le reste de 1'aire du Programme. L'équipe hydrobiologique nationale devra être étroitemenÈ associée à ce travail, sa participation étant clairemenE définie dans I'accord passé avec OCP. Toutefois, Le Programte, de son côÈé, devra engager un biologiste (biologie des invertébrés) et une équipe oobile de souÈien, qui travailleront avec l'équipe nationale. En outre, un ichthyologiste serait nécessaire pour trois à quaÈre semaines, au début des opérations de surveillance. 14. Un examen de la littérature concernanÈ la toxicologie et f impact écologique de la perrné-thrine devra être fait de Èoute urgence. Un rapport prél-iminaire devra être prêt d,ici à la mi-juillet et le rapport définitif d'ici à septembre 1984, chacun de ces documents étanÈ soum:s au Groupe écologique pour ex:rmen irurédiat. JPC5 .6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 22 Annexe III 15. Le Groupe recommande de concentrer la surveillance hydrobiologique en trois points situés sur les biefs inférieur, médian et supérieur de la partie de rivière à traiter. On choisira si possible les sites de surveillance actuels. Le site inférieur sera juste au-dessus de 1'entrée dans le lac. On procédera à une surveillance hebdomadaire des invertébrés conformément au proto- cole général. Pendant 1e premier mois de 1'essai, on fera également une surveillance ichthyolo- gique une fois par semaine conformément au protocole, puis une fois tous les deux mois, en surveillant particulièrement les mouvemenÈs des populations de poissons, les effets sur la reproduction du poisson indicaÈeur et aussi les effets sur les stades jeunes. 16. Le Groupe écologique reconmande égalenent d'entreprendre une étude sur 1'accumulation possible de la peruéthrine dans les sédiments fluviatiLes. On choisira de préférence comme siÈe d'une telle étude un point situé juste au-dessous de 1'entrée dans le lac. Les échantillons d'autres sites potentiels de dépôt seront recueillls à la fin de la saison des pluies. L7. Le Groupe écologique regrette que [e Progranuue n'ait pas fourni à ses membres un protocole de surveillance déÈaiIlé accompagné du rapport sur Ia littérature avant d'entreprendre 1'essai PraÈique à grande échelle et a demandé qu'à 1'avenir cetÈe façon de faire solt adoptée pour tous les nouveaux produits autres que B.t. H-14 lorsqu'ils feronÈ 1'objet de tels essais. 18. Le Groupe a rappelé les crltères de surveillance envlronnenentale établis à la page 30 du rapport de Ia deuxième sessl-on du Groupe écologtque. Ces critères appellent une reprise de l'ensenble du protocole de surveillance lors de ltintroduction d'un nouveau larvicide. lGme si cette introduction est limitée à une partie de l'aire du Programe, le Groupe estitre que les ressources actuelles d'æP devront être renforcées pour couvrir la charge de travail supplémentaire. 19. Le Groupe écologique a approuvé Ie plan d'urgence établi par Ie Programme, à condl-tion que les recomrnandations figurant aux paragraphes 14 à 17 ci-dessus soient observées avant f introduction de tout nouveau produiÈ. I1 a également demendé d'êÈre informé irrnédiatement de la mise en oeuvre du PIan. 20. Le Groupe estime que le Progranune ne dispose pas encore de "deux larvicides'utilisables au stade opératlonnelr mais, qu'étant donné le stade actuel de développement des larvicidespotentiels, il est prévisible que des fonnulatlons convenables seront disponibles avant l,exten- sion du Prograuune vers le sud et vers I'ouest en 1986 conformément à la Stratégle à long ternè. F. SURVEILIANCE AQUATIQUE 2L. Le Groupe a appris avec plaisir que les problèmes précédemrnent identifiés quant à la collecte et au traitement des données de surveillance aquatlque de rouËine avaient éÈé résolus. L'hydrobiologiste attaché au Progracne a réalisé un certai-n nombre d'études spécifiques dont les résultats ont été présentés au Groupe. Celui-ci a appris que huit personnes avaient suivi une formation préliminaire de deux mois à la surveillance aquatique en vue d'activiÈés dans La zone d'extension vers l'ouest. 22. Le Groupe a de nouveau souligné f importance drun contact professionnel régulier avec équipes nationales. Les autres travaux ne pouvant attendre, le Groupe recommande d'engager, si nécessaire, un consultant pour assurer de tels contacts au nom de 1,équipe OCp. les 23. Le Groupe a pris note de ce qu'un essai de préIèvement du poisson des radiers avait étéfait à la suite d'une suggestion qu'i1 avait formulée. Les résultats onÈ malheureusement été médiocres en raison de f insuffisance anormle des pluies au cours de la saison humlde. 24. Le Groupe esÈime extrêmement importanE de recevoir les rapports des équlpes hydro-biologiques et des études spéciales avant ses réunions. 11 suggère que ces rapports lui soientfournls à mesure de leur sortle et non discribués en bloc, mals reconnaît que Ie délal est réduit entre la réunlon des hydroblologistes, au cours de Iaquelle les rapports sont d.abordprésentés, et ceLle du Groupe. Il suggère en outre que lorsque des rrindicesrr sont uttllsés dans un document, on donne la déflnltlon de La méthode de calcul de chacun de ces indices. JPC5 .6 (ocP /EAC /84 . 1) Page ?3 Annexe III 25. Le Groupe a été informé par son représentant à la réunion des hydrobiologistes, que cette dernière session avait mis en évidence f intérêt des équipes nationales pour la surveillance environnemenEale, et l'examen des activités a montré une amélioration satisfaisante de la qualité scientifique du travail de ces équipes. 26. Les auÈorités de certains pays ont demandé à lerrrs équipes de leur expliquer les efforts réalisés par OCP en vue de sauvegarder 1'environnement. 11 est donc nécessaire que ces équipes soient pleinement informées de ce qui est fait dans leur pays. A cet égard, il faut signaler que leur participation aux études sur I'impact des nouveaux larvicides a été très importante. 27. Les réunions entre spécialistes, conrne celles qui sont organisées pour les ichtyologistes avant la réunion des hydrobiologistes, doivent être encouragées. 28. Le Groupe a pris note des travaux réalisés par l'InstituÈ d'écologie tropicale pour sur- veiller les rivières traitées en Côte d'Ivoire (document ævfvcufwu-o/84.1). èe ."ppà.t. démontré l'observationgénéraIe,faiÈe par toutes les équipes, de 1'effet marqué des condltions hydrologiques atypiques qui onr prévalu en 1983. 29. Le Ëravail du Dr J. 11. Elouard, oRSToM (documenr æefval/wwlofg4.2) a é.tê vivemenr apprécié. Le Groupe écologique pense que I'indlce biotique proposé dolt être prêférê à l.indlcede Shannon dans les conditions générales régnant, dans I'aire du Programre. Ce document étantle résumé de la thèse de doctorat de I'auteur, le Groupe demande que le texte intégral en soit cornmuniqué à chaque membre. 30. Le documenc ocefvcufwYBrofS4.3 du même auteur a examiné re poÈentiel de recolonisationdes cours d'eau traiEés par les insecticides. Le Groupe a noté qu'il n,avait pas été tenu comptedes travaux réalisés par walsh sur les refuges (rrÎhe unÈreated Component of River Systems in the ocP area and its environmenral impricaÈionsrr - rapport de la troisième sesslon du Groupe écolo-gique) et que les recommandations présentées vont dans le même sens que celles déjà proposéespar Ie Groupe écologique. 3l' Bien que le Groupe accepte les concrusions du document æ,pfvctlf$IBhofs4.4 de l,oRSToM,il met en doute le faiÈ que t'la chlorphoxime est beaucoup plus toxique que le téméphos pour lafaune non viséerr, énoncé sans autre précislon. Le Groupe a noté que ce document ignorait lesdélibérations ayant conduit Ie Groupe à approuver l'utilisation de la chlorphoxl.à "u cours deLa saison humlde, lors de laquelle il n'y a qu'une différence minime entre I.effet des deux composés sur les organismes non visés. 32. Le Groupe a étudié avec un intérêt particulier lehydrobiologisres (documenr æ,e/vc.tfrtP;:o/g4.5) et a émisdes reconrnandations qui y figurent (voir paragraphe 33 a rapport de la réunion annuelle desles commentaires suivants sur certaines) à e)) : a) Le Groupe est convenu de ce qu'il ne devait être demandé aux hydrobiologistes desurveiller res effets de nouveaux larvicides potentiels que rorsqu'il avait été prouvé queces composés peuvent convenir pour la lutte contre les simulies. b) Le Groupe écologique est convenu de ce que l'échantirlonnage devrait être associé àdes condiEions hydroLogiques analogues prutôt qu,à des dates fixes. c) Pas de commenÈaires. d) Après des explications complémenÈaires par son représentant à la réunion des hydro-biologistes, le Groupe a confirmé que la mesure de la cholinestérase était efficace unique-ment comme épreuve biologique de recherche des organophosphorés et des carbrrnates. IIn'existe pas de méthode biologique de surveillancà pour évaluer le degré d,exposttioninterne des poissons aux autres Sroupes de composés actuellement testàs par ocp. Les hydro-biologistes doivent être encouragés à consulter le Groupe écorogique pour toute aide ouinformation sur ces questions. e) Le Groupe esti-me que Les équipes nattonales doivenÈ participer à la phase d,essai enrivière des essais de larvicides (voir paragraphe 26). JPC5 .6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 24 Ànnexe III 33' Le Groupe écologique a pris note du compte rendu sur l'évolution de la faune ichtyorogique en 1983 dans les cours d'eau de côte d'rvoire (documenr ocr/vcu/nrsrof}4.6) et a examinà lestrois hypothèses cherchant à expliquer la diminution des populations de poissons. Il a reconrnandéde contlnuer à surveiller étroiÈemenÈ Ia situation afin de déterrniner si les fluctuations sontdues aux conditions hydrologiques inhabituelles ou à d'autres facteurs. Une enquêtc complémen-taire devra être faite à la fin de la saison humide pour obtenir des info:rnations sur ladynamique des populations de diverses espèces de poissons. Corune iI I'a déjà recorunandé, IeGroupe suPPose que certaines données sur 1'effet de Ia permêthrine sur le frai au cours del'essai opérationnel en rivière pourraient être fournies. 34. L€ rapport des activités au Bénin. (documenr æ,efvcufnuilof}4.8) souligne f,imporrance à donner aux visites et contacts régullers entre les équipes naÈionales et l,hydrobtologiste attaché au Prograrmre (voir paragraphe 22). 35. Le document sur les travaux réalisés en Haure-Vo1ta (documenr ocp/vAsfwrmofa4.g) a soulevé le problème de la nécesstté de la surveillance au-deIà de la cinquiène année de trai- tenent d'entretien, notarutrent dans une région qui n'a été soumise qu'à un traitement par Ie téméphos. Le Groupe espère que les gouvernements poursuivront un programre de surveillance qui donnera des renseignements sur les effets environnementaux des traiÈenents larvicides et des actlvtté§ socto-économiques. I1 suggère de soulever cette question lors de Ia prochaine réunion des hydrobiologistes en vue de form.rler un protocole approprié et de fixer les critères de sélection d'un site. 36. Le Groupe écologique a noté avec inÈérêt les données de référence recueillies par l,équipe du Togo c@e il est écrit dans les documenrs ætfval/twrcf%.Io er 84.11. II comple examiner des renseignereuts cmplémentaires sur ra faune ichtyologique en. 1984. 37. Le Groupe a noté dans le rapport de 1'équipe ghanéenne (documenc OcP/vCvfl{yBIo/84.12) que, si certaines espèces de poissons peuvent se rnontrer opportunisÈes dans leurs habitudes alimen- taires, il faut aussi prévoir des variations saisonnières. On accordera toutefois une attentionpartlculière aux poissons ayanE des habitudes alimentaires spécifiques. 38. Le Groupe écologique a noté avec plaisir les résultats des études portant sur 1'acétyl- cholinestérase, notifiés dans le document OcefvcufHYBlo/84.13. Le Groupe reconunande que ces études soient étendues aux rivières où la chlorphoxime a été utilisée au stade opérationnel. I1 souhaite également encourager la publication des études sur les effeÈs du téméphos. I1 n'encourage pas les études histologiques proposées (recommandation N' 2) car, sur la base des connaissances acÈuelles, i1 paraît douteux de pouvoir trouver des 1ésions hisÈopathologiques chez Ies poissons. 39. Le Groupe a pris noÈe de ce que le document (84.14) sur f impact à court terme de la per- méthrine sur la faune aquatique non visée n'était que le premier d'une série de documents que le Groupe compte recevoir sur cette question. Le Groupe estime qu'il y a une relation entre le départ des espèces non visées eE leur mortalité, mais reconnaît qu'il n'est pas facile de déter- miner cette relation, qui dépend de la nature du produit et de sa formulation. 40. Les conrnentaires du Groupe (paragraphe 17) sur le protocole de surveillance s'appliquent égalernent aux essais pratiques éventuels avec 1'Azaméthiphos (document OCP/VCU/HYBIO/84.15). 41. Bien que n'ayant pas de renurrques spéciales à formuler sur 1e document OCYfVCUfU[BTOfE4.L6, le Groupe réaffirme son accord à 1'utilisation des formulations de B. t. H-14 en général. Des formulations amé1iorées pourront donc faire 1'objet d'essais opérationnels sans 1'approbation préalable du Groupe. 42. Le Groupe écologique note que 1'hydrobiologiste actuel quitte OCP à un moment critique, c'est-à-dire au moment où 1e Progranme doit faire face à une auglnentation de la surveillance liée à f introducÈi.on au stade opérationnel de différents composés ainsi qu'à la surveillance détaillée associée aux essais pratiques à grande échelle avec de nouveaux cornposés. Par consé- quent, i-1 a viverEnt recormnandé de renforcer 1'unité hydroblologique à un niveau élevé pour JPC5 .6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 25 Annexe III qu'e1Ie soit en mesure de permettre au Programme de répondre aux questions complexes qui ne manqueront pas de se Poser. G. LUTTE ADULTICIDE 43. Le Groupe a été informé de 1'état d'avancement des essais de lutte adulticide destinés à déterminer 1'efficacité de cette méthode pour combattre la réinvasion par Ies espèces savani- co1es. La pulvérisation au sol n'étant réalisable à aucune échelle pendant la saison des pluies, on a examiné 1es divers systèmes de végétation riveraine de la Mô dans Ie nord du Togo, qui devraient être traités conjointement avec les techniques proposées de pulvérisation par héli- coptère. La structure de la végétation à traiter n'est pas la mâme des deux côtés de la rivière, la forât-galerie éÈant plus dense sur la ri,ve concave, mais plus complexe sur la rive convexe. Des problèmes particuliers se poseront s'il est nécessaire de traiÈer le couvert végéta1 des îles, du fait de la conEamination inévitable par la rivière. En ajustant la méthode d'applica- tion, il serait probablement possible de tenir cette contamination à un niveau minimum dans les autres systèmes végétaux. Les affluents bordés de végétation dense et appartenant au Èype à traiter ont été également décrits. 44. Le Groupe écologique a été informé des études en cours en vue de déterminer les effets secondaires Potentiels des applications de perméthrine. Ces études ont débuté sous les auspices du Département de Toxicologie, Université agronomique, Wageningen, en collaboration étroite avec le personnel d'OCP. Ces observations seront faiÈes sur une période d'environ trois mois et consisteront en une période d'observation evant pulvérisation, durant de quatre à cinq semaines, eÈ une période d'observaÈion après pulvérisation, d'environ huit semaines. L'application de perméthrine étant dirigée principalement sur la végétation, on insistera sur la surveillance de la faune terrestre. Toucefois, quelques observatlons devront être faites sur f impact direct éventuel sur la faune aquatique. 45' Neuf stations de prélèvement ont été créées pour évaluer la faune invertébrée Ëerrestre.A chacune de ces staÈions, trois pièges Malaise et neuf pièges à fosse onÈ été installés. Enoutre, on évaluera la chute d'invertébrés des hautes frondaisons en dlsposant. des pièges àentonnoir (8o cm) à diverses hauteurs dans la végétation. Quelques filets de dérive serontdisposés dans les affluents de la Mô. on fera aussi quelques observations générales sur 1esoiseaux insectivores, notamment sur les hirondelles eE martinets qui sont abondants dans rarégion' on saura ainsi si les oiseaux quittent la région une fois la pulvérisation effectuée.Tous les spécimens pris morÈs ou vivants seront conservés. on procédera à un traitement préIi-minaire des spécimens au laboratoire du Bureau de secÈeur ocp à Kara, avec analyse définitiveau laboratoire des pays-Bas. 46' Le Groupe écologique s'esÈ déclaré satis(ait du déÈail de la présentation de toutes cesinformations, traduisanÈ le soin accordé à tous les aspects de la lutte adulticide. 11 estparticulièrement satisfait d'avoir pu participer au stage de formation prévu dans le protocoled'essai. Le couplage de l'essai pratique des méthodes de lutte adulEicide avec I,étude deseffets rémanents a été jugé particulièrement important. 47 ' Le Groupe, se référant au Paragraphe 22 dt rapport de sa quatrième session, a réaffirrné1a nécessité de poursuivre des études détaillées sur les sites de repos des simulies de ré-invasion afin de pouvoir définir une approche plus spécifique de la iutte adulticide. cetreéÈude devra Porterenparticulier sur la distribution spatiale (locale et stratifiée) et diurnedes insec tes . H. STRATEGIE A LONG TERME 48' un exposé des principaux éléments de Ia proposition de Stratégie à long terme a été pré- senté au Groupe. L'analyse des activités du Programme a montré que les opérations pouvaientâtre divisées en un plan d'attaque de trois ans, une phase de consolidation de deux ans et une JPC5.6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 26 Annexe III phase d'entretien de cinq ens eu bout de laquelle les activités de lutte larvicide se situerontà un niveau très bas' La quantité de larvicides utilisée pendant unanrors de 1a phase de con-solidaÈion n'est que de la moitié de celle qui est exigée lors de la phase d,aÈÈaque pour unepériode analogue de traitement, et au début de la phase d'entretierr, à1r. n,est plus que d.uncinquième' si les extensions vers le sud et vers liouest sont adoptées en 19g6, 1es opérationsde lutte diminueront rapidement dans 1'aire actuelle du progranur., d.r,r laque1le la phased'entretien sera achevée en 1992, stade qui sera atteint dans la zone d,extension vers l,ouesten 1997' La stratégie donne des indications sur les besoins potentiels en larvicides au coursde la deuxième et de la troisièrne période financière, en tenant compte du fait que l,extensi.onvers le sud ajoutera 6000 km et l'extension vers l'ouest zz o@ lrrn de rivière aux 1g ooo kmcouverts par le progranme actuel. 49' Le Groupe s'est déclaré satisfait de la proposition, des méthodologies utilisées pour saplanification et du calendrier esquissé. La stratàgle éÈant prévue pour être mise en oeuvre en1986' cela laisse du temps Pour mettre au point de nouveaux insecticides et les tester, et lapossibilité de recueillir des données pertinentes dans la zone d.extension vers 1,ouest. LeGroupe a également noté avec plaisir la batsse potentiellement rapide des quantités de larvi-cides qui seront exigées dans 1'aire actuelle du Prograunre lorsque 1es opérations d,extensionauront été mises en oeuvre. r. AspEcTs ECOLOGIQUES DU PEUPLEMENT HIJI,{AIN 50. Le Groupe écologique a rappelé ses délibérations, décriÈes dans les paragraphe s 24 et 25du rapport de sa quatrième session, et a noté qu'il apparaissait qu.une inportanÈe activité depeupleuenÈ, de repeuprement eÈ de développenent agricole avait aciuelleoent rleu dans resvallées de l'aire du Programne ocP où la i."rr".i"Jio. ae 1'onchocercose avait été interro'pue. 51' Les trois unités techniques du Programre ont participé à 1,étude de cette évolution. Dupoint de vue épidéuriorogique, i1 esÈ bien connu que'la gravité de la maladie est inversementproportionnelle à Ia densité de la population. p", "o.r"équent, le repeuplement de va1léesautrefois gravemenÈ atteintes porr.t"it-être un Eoyen d'empêcher ra recrudesèencede fornes gravesde la maladie' En revanche, il y a un risque q.r" i", activités de déveroppement trop pr.ochesdu bord de la rivière constituent une Eenace pour l.environne,ent. 52' un repeuplement organisé Peut être observé en côte d'rvoire sous for:me de syst.èmes aEïro-industriels polyvalents de grande envergure (Bassin du Haut-Bandasla, dans Ia zone, autrefoisfortement infestée, de senoufo) et de plant.ations de canne à sucre (Bandama, Haut-sassandra,.Comoé);enHaute.Vo1ta(AW,dansIesva11éesde1aVoltaB1anche,NoireetRougeetdu Bougouriba' anciennement abandonnées); au Togo 1t'fro5et Nord-Togo'r dans la zone de Karar pro-granme d'assistance à 1'élevage locar, qui tànciiàn.,Ë "a se développe en coopération étroiteavec OCp); et au MaIi (développement de Ia zone de Sikasso, lancé àvant Ia mise en oeuvre duProgranme OCp mais nettement renforcé du fait de l,action du progrartrne, avec des modificationsspectaculaires de 1'environnement loca1; zone d'élevage extensif de l.ladina Diassa sur laBaoulé). 53' læ repeuplement sPontané reste Ie plus courant. rr est largement répandu Ie long de laval1ée de la volta en Haute-volta, y compris sur les affluents tels que re Bougouriba. Dans Iarégion de st-Pierre' Par exemple, i1-existe un vilrage riverain créé artificiellement il y a25 ans ' abandonné par ses habitants 10 ans plus a..àl reconsEruiÈ à la fin des années 70 et àI'heure actuelle en forte expansion. sur le Léraba, qui était la pire zone de transmission deI'onchocercose' un nouveau virlage a été créé quelirres "r,.ré." après une première tentative quiavait échoué du fait de la réinvasion des simulies en 1978. un lrand nmbre de tels peuplemenEsspontanés ont été trouvés ailleurs en Haute-volta, au Mali (affruents duNiger) et dans Ia partienord de la côte d'rvolre, dans des vallées désertées où, autrefois, les repeuprements permanentsIes plus proches éteient situés de ro à 15 kn de La rivière. 54 ' Dans certaines régions, ce retour vers ra rivière peut être une source de conflit avec Iesautorités nationales et les auÈorités chargées de Ia protectlon de l,environnement, notammentlorsque les terres proches des rivières, qui avaient Laé dé"".aées, ont été transformées enréserves de chasser paECS nationaux ou zones d.exproitation foresÈière. JPC5 .6(ocP/EAcl84.1) Page 27 Annexe III 55. Un prograrrne comportant des géographes, des socio-économistes, des agronomes et des bota- nistes a été mis en oeuvre en HauEe-Volta avec le soutien d'OCP pour étudier l'évolution de 1'environnement riverain dans les zones repeuplées et les éventuels effets anEagonistes du repeuplement sur 1'amélioration du bien-être humain d'une parE et 1a dégradation de 1'environ- nemenÈ d'autre pârt. D'autres études pluridisciplinaires pourraient être mises en oeuvre dans la partie nord de la Côte d'Ivoire (HauE-Bandama) où les processus d'évoluÈion sont variés eE déjà bien avancés et où des données relaÈlves à la lutÈe peuvenE êEre facilement obtenues. 56. Le Groupe écologique a reconnu que, si Ie peuplement des vallées s'accornpagnait d'un risque de perturbaÈion de 1'environnement, ces terres étaient en général moins fragiles que les régions de plateaux d'où proviennent les colons. Iæ dépeuplement des zones de plateaux pourraiE donc avoir un effet positif sur l'environnement du fait de la diminution de la pression de popu lation . 57. Le Groupe a également observé que les populations africaines vivaient en général en harmonie avec 1'environnement et qu'il fallait veiller à ce que les directives données lors du transfert dans une nouvelle zone d'habitation ne perturbent pas cet équilibre. Toutefois, i1 se Peut que les populations extérieures à la zone colonisée aient une approche de 1'environnemenÈ différente de celle des populat,ions locales. 58. Le Groupe a approuvé I'initiative du Prograune visant à consulter les gouvernements sur leur plan de sauvegarde de 1'environnement. 59. Iæ Groupe a été inforuré de ce que Ia FAO exécuEait dés études visanÈ à évaluer quantita- Èivement tes modifications de 1'utilisation des terres dans une zone pilote d'envlron 126OOOkm- au sud de Ouagadougou. La FAO fait usage d'éEudes comparaEives utilisant la télédétection avec vérification au sol. Dans le courant de 1984, il était prévu de disposer d'un systène d'iuageri. de meilleure résolution qui pourraiÈ aider à déterminer les effets du développement socio- économique sur une végétation critique telle que la forêt-galerie. Des études plus détaillées des régions particulièrement sensibles à cette influence desÈructrice pourraient être faites par photographle aérienne multlspectrale. 60. Des études portanÈ sur la situation des petites exploitaÈions dans les zones de départ eE les zor^es d'installation ont été faites 1'année dernière. E1les onÈ montré 1'amélioration de la quali.'é de la vie des familles d'exploiÈanÈs qui se sont installées selon des systèmes organisés ou d: façon sponEanée. Ces études se poursuivronÈ en 1984 et les données relaEives aux exploita ticns et aux ménages seront pleinement analysées. ol. Le Groupe écologique réaffirme sa convlction que Ia zone de végétaEion bordant les rivières représente une source d'aliments cruciale pour les organismes aquatlques du sysEème hydrologique et doit donc continuer à bénéficier d'une grande attention, compte tenu des acti- vités perturbatrices associées au repeuplement. Conure indiqué au paragraphe 24 du rapporÈ de sa quaErième session, le Groupe a de nouveau souligné quettla protection des forêts-galeries est une condiEion essentielle au maintien de 1'hydrologie des rivières, à Ia prévention de l'érosl-; de leurs rives et à la sauvegarde des intérêËs des pêcheries" (voir également paragraphe 35 d-présent rapport) . J. AUTRES QUESTIONS 62. Le Président a accePté de représenter le Groupe à la cinquième réunion du CCp. Le Dr Lennon et Ie Dr Lévêque assisteront à la réunion des hydrobiologistes prévue pour févrler 1985. Le Dr Koeman visitera la région du Sassandra en août 1984 pour observer les essais de Perméthrine. Iæ Dr Yasuno visiÈera 1'aire du Progranrme en avril 1985 avant la sixième sesslondu Groupe. 63 . Le Groupe a noté avec plaisir que, conformément à ses recommandations (paragraphe 2l du raPPort de sa quaErième session), les données de surveillance aquatique avaient maintenant ét4 JPC5.6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 28 Annexe III validées et i1 souhaite de avant sa sixiène session. nouveau qu'une analyse indépendante des données tui soit conrnuniquée 64' Le Groupe a demandé à voir la section correspondante du projet d,examen décennal desrésultats scientifiques préparé par le prograrrne. 65. Le Groupe estime que le Progranme oCP doit être fier d'être.le seul grand prograsme à1'heure acÈuelle à disposer d'une telle composante de surveillance environnementare intégréedans sa structure. rl recournande qu'un document résumé sur les questions environnem".,tar""/écologiques soit publié dans une des grandes revues scientifiques de 1angue anglaise, par exempledans Nature (Iondres). Iæ Dr Lévêque a informé le Groupe qu'i1 avait été contacté par le prési-dent d'un groupe de travail de SCOPE en vue de la publication d'un article sur la surveillance aquatique dans le cadre de 1.OCp. K. PROCHAINE REUNION 66. I1 a été proposé que 1985 à Kara, dans le nord Ia sixième session du Groupe écologique se tienne à 1a fin avrildu Togo. L. APPROBATION DU RAPPORT 67 ' Iæ projet de rapport de la cinqulème session du Groupe écologique a été approuvé M. CIOTURE DE IA RET'NION 68. Le Président a prononcé 1a clôture de la réunion et secrétaires et les interprètes de leur collaboration. a remercié tous les participants, les JPC5 .6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 29 Annexe III npprlrortr r LISTE DES PARTICIPANÎS l.tembres Professeur K. [J. Cumins, DeparEment of Fisheries and Wildlife, Oregon State University, Corvallis, Oregon 97331, Etats-Unis drAmérique Professeur J. H. Koeoan, Chef du Départenent de Toxicologie, Université agronomique, De Dreijen 12, 6703 BC l.Iageningen, Pays-Bas Dr R. E. Lennon, P.O. Box 74, Lincoln Maine 04557, Etats-Unis drArnérique Dr C. Lévêque, 0RSTOYL, 24 rue Bayard, 75008 Paris, France Dr M. Yasuno, Chief, AquaEic Biology Laboratory, National Institute for Environmental Studies, Japon Environment Agency, Yatabe Tsukuba lbaraki, 305 Japon Secrétariat de IfOMS *Dr E. M. Samba, Directeur, Prograrme de LutEe contre ItOnchocercose, B.P. 549, Qg3gg1!ggg, Haute-Volta Dr D. A. T. Baldry, Entonologiste, Unité de LuÈte antivectorielle, Progran;ne de Lutte conlre 1 t Onchocercose, Ouagadougou, *Dr N. oMs, Gratz, Directeur, Division de la Biologie des Vecteurs et de la Lutte anËivectorielle, Genève Dr J. G-rrnewald (Conseiller Eenporaire), Tropenroedizinisches Institut der Universitât, WiIt'lnsErasse 31, 74OO Tübingen, République fédérale d'Alleuagne Dr D. Kurtak, EnÈomologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Programe de Lutte contre i rOnchocercose, Ouagadougou J. D. M. Marr, Attaché de Liaison OCP, OMS, Genève M. M. Ocran, EntomologisÈe, Unité de Lutte anEivectorielle, Programe de LuÈte contre lfOnchocercose, Lomé, Togo Dr D. Paugy, Hydrobiologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Programe de Lutte contre I rOnchocercose, Ouagadougou Dr B. Philippon, Chef de lrUnité de LuÈt.e eneiveccorielle, Programe de Lutte cont.re 1 rOnchocercose, Ouagadougou *Dr G. Quélennec, Développement et Sécurité drEnploi des Pesticides, Division de la Biologie des Vecteurs eE de la Lutte antivecÈorie1le, OMS, Genève Dr J. Raybould (Consultant), OCP, Lomé, Togo Dr P. Renaud, Unicé de Lutte antivectorielle, Progr:mne de Lutte conÈre ItOnchocercose, Lomé, Togo * Uniquement le premier jour. JPC5.6 (ocP/EAC/84. 1 ) Page 30 Ànnexe III Append ].Ce Dr R. Subra, Unité de Lutte antivectorielle, prograrnme de Lutte contre 0uagadougou l tOnchocercose, M. L. Yaméogo, Unité de Lutte antivectorielle, 0uagadougou Programe de Lutte contre lrOnchocercose, FAO M. Cyril G. f icat ion, Groom (Rapporteur), Fonctiounaire principal chargé du Progrr*e et de 1a plani-Division des Services agricoles, FAO, O0lO0 Rone, Italie
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Comité Consultatif d'Experts : rapport de la cinquième session, Genève, 19-22 juin 1984
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