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Procès-verbal de la deuxième séance, mardi 11 septembre 2001

Organisation mondiale de la santé
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WPRlRC52!SRl2 PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE Salle de conference Indera Kayangan. The Empire Hotel and CountrY Club Mardi II septembre 200 I it 9 heures

PRESIDENT: Pehin Haji Abdul Aziz Umar (Brunei Darussalam)

TABLE DES MA TIERES

I.

Allocution du President entrant

100 100 103

2. 3.

Discours du Directeur general .............................................. "............................... . Projet de budget programme : 2002-2203 ........................................................... . ANNEXEI Discours de Pehin Haji Abdul Aziz Umar, President entrant ..................................................................... .

115 117

ANNEXE2

Discours du Directeur general ....................................................... .

- 99 -

100

COMITE REGIONAL: CINQUAKTE-DEUXIEME SESSION

1.

ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT (Point 5 de !'ordre du jour) Le PRESIDENT fait une declaration au Comite (voir Annexe I)

2.

DISCOURS DU DIRECTEUR GENERAL: Point 7 de I'ordre dujour Le DIRECTEUR GENERAL fait une declaration au Comite (voir Annexe 2) Lc PRESIDENT, remerciant Ie Directeur general pour la clarte de son discours de politique

generate, invite les representants

afaire des observations.

M. IMADA (Japon) insiste sur Ie role important joue par !'OMS dans I'elaboration des politiques de sante publique s'agissant, par ex empIe, de la lutte contre Ie VIWSIDA ou de la lutte

antitabac. Le Japan estime que la communaute intemationale devrait accorder la plus grande importance

a la lutte contre les

maladies transmissibles, et il rt:itere l'appui de son Gouvc:mement aux initiatives

fondees sur toutes sortes de partenariats instaures par les Etats Membres, I'OMS, les organes internationaux et les organisations non gOllvernementales. L'cradication de la poliomyelite dans 1a

Region est, a eet egard, un succes remarquable.

Dans la Region, la lutte contre la tuberculose dcvrait etre une priorite absolue. L'OMS devrait redoubler d'efforts dans ce domaine et tous les intcresses devraient contribuer

arenforcer les mesurcs

de lutte. La resolution WHAS4.14, Securite sanitaire mondiale : alerte et riposte aux epidemies, trouve

son origine dans la flambee de fievre hemorragique

a virus Ebola endiguee en Ouganda en I'an 2000,

grace, entre autrcs, aux dons du Japon et it ia participation active d'equipes medicales japonaises. Compte tenu de I'essor des voyages intemationaux et du commerce mondial, il faut des mecanismes plus efficaces d'alerte et de riposte; Ie Bureau regional de\Tait mettre sur pied des reseaux pour faire circuler l'information ct coordonner l'appui mutuel.

Une etroite collaboration entre Ie Siege de l'OMS et les bureaux regionaux est essentielle, comme l'est la fonnulation de politiques et strategies tenant compte des particularites de chaque

Region.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

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La refonne en

COUTS

au sein de l'Organisation devrait conduire it une gestion plus efficace,

a

une meilleure representation geographique au sein du personnel et a une plus grande concertation avec les Etals Membres, pour mieux s'attaquer

a des

problemes malheureusement de plus en plus

compliques. Neanmoins, cette reforme ne dait pas gener I'amelioration reguliere de 1a strategic de sante de I'OMS, ni Ie bon deroulement des activites inscrites au budget. Le Dr WAQATAKIREWA (Fidji), se felicitant de la creation de l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GA VI) dit que son Gouvemement souhaite etudier la possibilite de collaborer en vue d'61iminer sans danger les residus de 1a vaccination. Cette question pn:!occupe

beaueoup les pays insulaires du Pacifique. Le Dr DA YRlT (Philippines) juge precieuses la contribution de l'OMS au developpement et

a

la reforme des systemes de sante ; les orientations qu'cHe donne sur la salubrite des aliments genetiquement modifies, question sujette

a controvcrse ; ainsi

que sa collaboration avec Jtindustrie

phannaceutique pour reduLre Ie prix des medicaments essentiels, et notamment des antiretroviraux. Son Gouvemement continuera de collaborer etroitcment avec Ie Bureau regional dans ccs domaines.

Le Professeur NYMADAWA (Mongolie) salue la maniere dont l'OMS assume son role de chef de file dans l'action de sante intemationale, pour ce qui a trait notamment pour les vaccins et la vaccination,

a PAlliance mondiaIe

Sida et Sante. Toutefois,

a la convention-cadre pour la Iutte antitabac et au fonds mondial elle devrait veiller a ee que les pays et regions en developpement soient

micux representes dans ces initiatives.

Le DlRECTEUR GENERAL note que les preoccupations des representants correspondent aux priorites qU'ellc a dcgagees dans son discours. Ainsi, les points soul ignes par Ie representant du Japon. notamrnent Ie recours

a toutes

sortes de partenariats pour mener une action sanitaire efficace, est

confomle it la volonte de l'OMS d'instaurer les meilleures alliances possibles. exemple, de l'initiative Halte

Cest Ie cas, par

a la tuberculose, dont les elements institutionnels ant ete ameliores atin

que cette Alliance fonctionne mieux.

L'un des soucis constants de l'OMS a ete de faire en sone que Ie fonds mondial SIDA et Sante couvre un domaine plus vaste que celui du SIDA proprement dit, vu !'importance des liens entre cette

maladie et d'autres problemes de sante majeurs comme Ie paludisme et la tuberculose, et les systemes de sante. Aucune de ces maladies ne peut etre combattue sans un systeme de sante operationneL

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COlvllTE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Elle sait gre aux Gouvernements du Japan, de l'Ouganda et d'autres pays d'Afrique, ainsi qu'aux Centers for Disease Prevention and Control des Etats-Unis d'Amerique de leur contribution aux operations menees pour maitnser la flambee de fievre hemorragique a virus Ebola en Ouganda. Voila un exemple d'initiative internationale de sante publique menee avec succes sous la conduite de l'OMS.

De son cote, l'Organisation depend de ses Etats Membres dans tout ce qu'elle entreprend. Une meilleure surveillance, tout comme la preparation et la riposte

ad'h'entuels dangers pour

sante publique sont importantes; elles ne sont pas etrangeres

a la

revision en cours du Reglement

sanitaire international, it laquelle taus les Etats Membres participent.

Elle remercie Ie Gouvernement du Japan et d'autres pays des rcssources extrabudgetaires qu'ils ant offertes. Sans cet appui, l'OMS ne pourrait pas entreprendre toutes ses activites, surtout depuis que les Etats Membres sont convenus d'une croissance zero du budget ordinaire en termes reels, ce qui equivaut, en fait. it une reduction. S'agissant de Pclimination sans danger des residus de la vaccination, elle signalcra ce point it

I'attention du Conseil de l'AlIiance, lars de sa reunion au Canada en octobre 200 I. L'utilisation d'aliments genetiquement modifies, et la salubrite des aliments en general, est une question complexe et delicate dans beaucoup de pays; les decideurs et la societe civile devraient pouvoir se forger une opinion nuancee, fondee sur des considerations scientifiques et ethiques valables. Les nouvelles menaces pour la sante, telles que I'encephalite spongifonne bovine, ant arnene les consommateurs

a prendre

conscience de l'importance que revet la salubrite des aliments pour la

sante pubhque, et retiennent toute I'attention de I'OMS. L'acces aux medicaments essentiels est un point crucial. La demarche suivie et les methodes employees pour etablir la liste de medicaments essenticls som actuellement examinees

a la lumiere de

celles qu'utilisent les pays pour dresser leur propre liste. Membres

L'aide que prodigue I'OMS aux Etats Les Etats Membres sont invites a

a eet egard est une fonction essentielle de sante publique.

prendre part

aeet examen, dont il sera ensuite rendu compte au Conseil exeeutif et it l'Assemblee de la

Sante. L'une des questions capitales concernant Ie fonds mondial SlDA et Sante, qui traverse actuellement une phase de transition, est la representation. L'une des raisons qui expliquent la rapidite avec Jaquelle l'Alliancc pour les vaccins ct la vaccination est devenue operationnelle est que ses institutions (Ie Conseil ~t Ie Secretariat) sont restreintes et qU'elles tablent sur les connaissances et

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l'apport des organisations qui la composent. ees organisations ant leurs propres organes directeurs, au sein desquels les Etats Membres sont pieinement repn!sentes. Les nouveaux organes ne peuvent etIe

efficaces s'ils ant une lourde bureaucratie et des organes directeurs trap grands.

Le Conseil de

l'Alliance compte entre 10 et 15 membres, dont deux sont originaires de pays en developpement, et son secretariat comprcnd moins de 10 personnes. Les partenaires prives ant ainsi l'assurance que les

fonctions administratives n'absorbent pas des ressources censees profiter aux populations.

C'est

I'approche qu'il faut adopter pour Ie fonds mondial SlDA et Sante. Une trap large repn\sentation ne garantirait pas aux donateurs que chaque dollar est depense selon I'usage prevu. La composition du

Conseil de l'Alliance est renouveIee par rotation, de

fa~on

a prendre

en compte l'experience de

differentes regions. II ne faut pas oublier que ces nouveaux organes sont relies aux organes directeurs

des organisations du systeme des Nations Vnies, au chaque membre est represente et au tout Ie monde peut se faire entendre.

3.

PROJET DE BUDGET PROGRAMME: 2002-2003 : Point 10 de I'ordre du jour (document WPRlRC52!4) Le DIRECTEUR REGIONAL, presentant ce point de I'ordre du jour, rappelle au Comite

regional quia la cinquante et unieme session de cclui-ci, it avait presente un budget programme divise en trois parties: l'Annexe I, Ie budget mondial ; l'Annexe 2, Ie budget regional; l'Annexe 3, Ies chiffres indleatifs de planification par pays. Les representants avaient ainsi pu, pour la premiere fois,

donner leur avis sur Ie budget prevu pour \'ensemble de l'Organisation, avant que celui-ci ne soit soumis au Conseil executif et iJ l'Assemblec mondiale de la Sante, et avant retablissement de plans de pays detaill';s. II presente aujourd'hui Ie projet de budget programme 2002-2003 pour la Region du Pacifique occidental, qui a ete etabli selon Ie cadre defini dans Ie programme general de travail pour 2002-2005 et Ie budget programme mondial pour 2002-2003, adopte par la Cinquante-Quatrieme Assemblee mondiale de la Sante. Le budget a ete etabli sur la base des resultats, selon un principe qui pn\sente trois

caracteristiques. Premierement, Ie programme s'articule autour d'une serie d'objectifs et de resultats escomptes. Deuxiemement, les besoins en ressources sont detinis en fonction des rcsultats escomptes. Troisiemement, la perfonnance est mesuree a l'aide d'indicareurs objectifs. Le projet de budget programme pour 2002-2003 est reparti selon les quatre grands themes qui guident I'action de rOMS dans la Region,

a savoir Lutter contre les maladies transmissibles, Pour des

cornrnunautes et des popUlations en bonne sante, Developpement du secteur de la sante et Faire

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

connaltre I'action de l'OMS. Ces themes ont ete subdivises en 17 domaines d'action. Le budget est egalement pn!sente camme auparavant par pays et par zone. Des infonnations financieres sont

donnees pour les 17 domaines d'action et pour les services administratifs. Pour chaque domaine, on a

defini un but regional, les objectifs regionaux de l'OMS et les resultats escomptes en tenant compte, d'une part, du but, des objectifs et des resultats escomptes dans Ie ou les domaines correspondants du budget programme mondial pour 2002-2003 et, d'autre part, des besoins de la Region et des Etats Membres. L'action de l'OMS contribuera a la realisation des objcctifs regionaux, qui concordent avec les objectifs mondiaux. Le projet de budget programme presente clairement les resultats auxquels on compte parvenir pendant l'exercice et fournit des indicateurs pour chaque resultat escompte. Les

indicatcurs pennettront de mesurer regulierement les progres accomplis et d'evaluer les programmes. II a ete extremement difficile d'etablir les chiffres de planification par pays pour la Region du Pacifiquc occidental car Ie budget regional a diminue de quelque 3,5 % par rapport au budget programme approuve pour 2000-2001. Le projet de budget programme pour 2002-2003 est Ie premier dans la Region du Pacifique occidental it repaser sur les principes enonces dans la resolution

WPR/RC50.R.I, adoptee par Ie Camite regional

a sa cinquantieme session.

Cette resolution visait une

plus grande transparence dans Ie processus de determination des allocations de pays par I'adoption de criteres objectifs. L'allocation regionale destinee it 1a Region du Pacifique occidental pour 2002-2003 se monte

a US$ 73 262 000.

La part allouee aux activites de pays represente 55,5 % des ressources du

budget ordinaire total. Les 44,5 % restants ont ete affectes aux activites regionales et interpays. Le Professeur SMALLWOOD (Australie) dit que sa delegation est satisfaite de la nouvelle presentation du projet de budget programme, qui relie les credits aux objectifs, aux resultats escomptes et it des indicateurs. Elant donne les difficultes qu'entralne l'importante diminution des fonds prevue pour Ie prochain exercice, qui rend ardu Ie programme de travail du Bureau regional, son pays feaffirme son intention de renoncer aux modestes credits qui lui sont affectes. Compte tenu des

contraintes budgetaires, il importe au plus haut point que les pays comprennent la maniere dont sont fixees les priorites regionales ct sachent quelles seront les ctepenses totales pour chaque priorite. La partie qui, dans chaque domaine d'action, enumere les resultats escomptes et les indicateurs sera ccrtes utile pour evaluer la performance du Bureau regional

ala fin de l'exercice, mais certains de

ces indicateurs sont de portee trop generale et concement davantage Ie processus que les resultats. Les mesures demeurcnt en outre plus qualitatives que quantitatives.

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Sa delegation souhaiterait que I'on examine la perfonnance du Bureau regional par Ie passe pour chaque theme et domaine d'action afin d'en tirer des enseignements utiles pour les futures strategies. II feiicitc Ie Bureau regional de son action en matiere de promotion de la sante, telle qu'elle est decrite dans Ie projet de budget programme. et signale

a J'attention des participants la Conference

de I'Union internationale pour la Promotion de la Sante et l'Education pour la Sante, qui se tiendra Melbourne en 2004.

a

M. TASAKA (Japan) rappelle les changements, qu'il y a deux ans, l'Assemblee de la Sante a decide d'apporter a la procedure d'examen des budgets programmes. II note qulen depit d'une certaine

confusion initiale, la nouvelle presentation reflete un budget bien equilibre qui tient compte

a la fois de

la politique mondiale et des realites au niveau regional et au niveau des pays. Il demande au Directeur regional si la nouvelle presentation a entraine d'importants changements, quel type d'analyses il attend des Etats Membres et si la nouvelle presentation simplifie ou au contraire complique "Ie travail du Bureau regionaL

M. VAEVE-PARE (Iles Cook) se felicite de I'initiative prise par Ie Bureau regional pour travailler en partenariat etroit avec les collectivites locales de la Region. Le programme de son

gouvemcmenr, consistant it renforcer sa responsabilite sociale en ameliorant la sante et J'education

dans Ie pays, a beneficie de ces partenariats, notamment dans les domaines de la sante mentale, des soins pour les personnes agees et des cliniques communautaircs. Neanmoins, les initiatives locales ne sont pas suffisantes pour combattre des fleaux camme 1a dengue Oli

les infections sexuellement

transmissibles, compte terru notamment des ressources limitees des petits ctats insulaires du Pacifique.

II approuve les commentaires relatifs

a la situalion sanitaire aux lies Cook dans Ie projel de

budget progranune 2002-2003, mais il ajoute que la liste des notes des Etats souverains de Standard and Poor attribue a son pays un 'B' ce qui represente une amelioration par rapport au 'C' donne en 1997

et en 1999. C'est Ie reflet de I'engagement des autorites

a ameliorer la qua lite de vie dans Ie pays. a etablir la politique.

Avee I'aide de la Nouvelle-Zelande, les autorites des lies Cook ant entrepris un examen du secteur de la sante qui s'est tennine fin 2000. Le document qui en a resulte sert

Le gouvemement parle du developpement de la telesante avec la FacuIte de Medecine des Iles Fidji. Bien que la demande pour les so ins soit en augmentation, les sommes allouees par POrvlS Ii

son pays diminuent. Le gouvernement a cependant augmente ses propres affectations

a la sante. tOllS

La les

session exrraordinaire de l'Assemblee generale des Nations Unies a declare que

gouvemements devaient faire un effort concerte pour lutter contre Ie VIH-SIDA; il se rejouit de

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

pouvoir signaler qu'il n'y a pas eu de cas dans son pays et que taus les efforts sont faits pour preserver cette situation. En outre, il a

ete

demande aux autorites locales et regionales de reprendre

a leur

compte J'interet pour la sante mentale manifeste au niveau international.

Avec la baisse des

financements, les petits ctats insulaires du Pacifique oe seron! cependant pas en mesure de n!pondre

ces demandes.

a II demande a I'OMS de re';lUdier Ie projet de budget programme 2002-2003, de fa,on a

ce que les pays aient les moyens de relever les defis poses par Ie VIH-SIDA et la sante mentale. M. LlU (Chine), fait observer que Ie debat aclUel sur Ie projet de budget programme 20022003 est Ie second sur ce sujet au ComitO regional. Au cours de la session precedente, des chiffres nationaux de planification ont

ete

donnes et l'on a discute des attributions budgetaires au niveau

organisationnel par theme et par domaine d'action. II note cepcndant qU'entre les deux discussions, les credits budgetaires regionaux et interpays pour sept des 17 domaines d'action ant change et it demande une explication.

II convient que les budgets des pays doivent etre prepares aussi pres que possible de la peri ode d'execution, afin de tenir compte des besoins nationaux en evolution rapide, comme c'est Ie cas en

Chine. II concede que Ie bureau regional et Ie representant de I'OMS donnen! de solides orientations pour suivre les nouvelles procedures de preparation du budget de son pays, mais il y a eu peu de temps disponible et Ie personnel de I'OMS semble interpreter diverscment les directives. II en resulte que, dans Ie projet de budget programme 2002-2003 pour son pays, Ie plan strategique n'a pas ete prepare selon les directives; on ne disposait pas par exempIe d'infoITTlations sur les objectifs de

developpement et la realisation des objectifs de I'OMS. II propose que Ie bureau regional revise les directives pour la preparation des budgets des pays

a la

Iumiere des problemes rencontres et qu'il

forme Ie personnel de I'OMS comme celui des pays pour assurer la qualite des propositions. II demande pourquoi les niveaux regional, interpays et national apparaissaient dans Ie budget programme 2000-2001, alors que les niveaux regional d interpays sont associes dans Ie projcl de

budget programme 2002-2003.

II demande egalement une explication pour la baisse des fonds

extrabudgetaires dans Ie budget du Bureau regional, par rapport i la hausse des financements prmenant d'autres sources dans Ie budget general de ['OMS. II considere que la mobilisation des fonds extrabudgetaires represente une part essentielle des activites du Bureau regional. Enfin, il observe que, dans Ie tableau 4 du projet de budget programme 2002-2003, un chiffrc general est donne pour chaque domaine d'action. Pourtant, beaucoup d'entre eux, comme Ie domaine

numero 11 sur la reforme des systemes de sante qui couvre de nombreux aspects, dont 1a securite

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transfusionnelle, les medicaments essentiels et la medecine traditionnelle et qui presente un interet tout particulier pour son pays. 11 souhaite voir dans les futurs documents budgetaires une ventilation dans chaque domaine d'action.

Mme BLACKWOOD (Etats-Unis d'Amerique), declare que sa delegation se prononce en faveur du projet de budget programme 2002-2003 et elle considere que son approche pragmatique donnera des indieateurs pour les programmes de la Region et pour les orientations futures. Elle est sure que la presentation des objectifs regionaux, des resultats, des strategies et des indicateurs

continuera d'etre perfectionnee. La presentation et Ie controle des resultats recherches dans ehaque domaine des programmes pennettcnt une plus grande efficacite et donnent plus de transparence, que

co soit au niveau de la Region ou de I'OMS dans son ensemble. Sa delCgation encourage la Region a poursuivre ses efforts pour controler et evaluer les progres afin de determiner fa pertinence et

I'effieacite de ses programmes. Elle 's'aceorde avec Ie representant de l'Australie pour dire que les enseignements tires doivent erre integres dans les budgets futurs. Le processus de preparation et

d'approbation du projet de budget programme semble plus rationnel que dans Ie passe et, en amenant la prise de decision sur la planification operationnelle plus pres de la periode d'execution, elle semble mieux repondre aux besoins des Etats Membres. Demandant des explications sur la diminution des fonds provenant dtautres sources que Ie

budget ordinaire, elle prie instamment Ie Bureau regional de chereher de nouveaux financements exterieurs. Elle note que les depenses pour l'administration et les finances dans Ie budget ordinaire ont augmente h~gercment et elle demande qu'a l'avenir la priorite soit donnee aux programmes essen tie Is

de sante. M. MOOA (Kiribati) note que la nouvelle procedure de preparation du projet de budget programme 2002-2003 a entralne un plus grand engagement et une participation plus active au niveau des pays que dans les annees precedentes. L'etroite collaboration entre son pays et I'OMS, par I'intenmediaire du representant de l'OMS dans Ie pays, a abouti a un proJet de budget programme qui traite veritablement des besoins nationaux specifiques de Kiribati en matiere de sante.

II remercie

I'OMS pour la nouvelle approche transparente pour la preparation des budgets programmes. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) fait I'eloge de la presentation amelioree et de la elarte du projet de budget programme et il se joint aux intervenants precedents pour se feliciter du renforcement de la collaboration du Bureau regional avec les Etats Membres pour determiner les programmes de trayail des pays.

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DECXIEME SESSION

11 demande des ec1aircissements sur les criteres utilises pour determiner les diminutions et les augmentations des credits budgetaires pour les 17 domaines d'action. Par exemple, s'il voit bien Ie besoin d'une hausse pour la sante mentale, vu l'accent plus fort mis sur les activites dans ce domaine, i1

lui est plus difficile de comprendre les raisons de la baisse du financement pour la sante genesique. II dernande egalement une ventilation des niveaux prevus de financement par d'autres sources pour 20022003, et exprime son inquietude pour l'apparente diminution de ces financements, camme il res sort du

Tableau 1. 11 souligne l'importance d'aligner les programmes de travail au niveau des pays, des regions et du mande, en mettant l'accent sur une approche verticale partant de la base, et il espere que les liens

entre les trois niveaux pourront etre ameliores. Un programme regional clair de travail pour 20022005, aligne sur Ie programme general de travail de l'OMS pour la meme periode serait utile pour detenniner les resultats escomptes et les indicateurs d'impact, en plus des indicateurs de processus. It

convient de garder Ie principe de flexibilite dans la gestion des programmes au nivcau des pays, pour pennettre les ajustements annuels indiques par Ie processus de contr61e. Enfin, si les indicateurs sont clairs, il apprecierait de nouveaux eclaircissements sur Ie cadre general du suivi, point essen tiel pour la reussite de l'execution.

Le Dr CHAN (Hong Kong, Chine) s'inquicte de la diminution importante des credits pour Hong Kong (Chine) pour 2002-2003, bien qu'elle en accepte les raisons. Elle espere que les II n'apparait pas

economies qui en resulteront iront aux programmes de medecine traditionnelle.

clairement slit y a eu de fait des augmentations dans les allocations regionales pour ces programmes, merne si un projet de strategie regionale dans ce domaine va etre discute plus tard par Ie Comite regional. A son avis, la Region du Pacifique occidental devrait jouer un role predominant dans ce domaine. En outre, elle espere que Ie Directeur general donnera son appui aux activites concernant la

medecine traditionnelle. Les sommes engagees dans Ie marche mondial de la mCdecine traditionnelle sont enormes et on estime qU'elles s'etablissent entre USS 20 et 45 milliards. Pourtant, seuls 70 des 191 Etats Membres de l'OMS disposent d'une quelconque reglementation sur la medecine traditionnelle, et l'usage inadapte des medicaments traditionnels est une grande source de preoccupation pharrnaceutique. pour les

auto rites

sanitaires

comme

pour

les

autorites

de

reglementation

Mme HA (Viet Nam) fait l'eloge de la presentation du projet de budget programme, qui montre clairement les priorites, les domaines de travail, les indicateurs et les Tt!sultats escomptes. Elle

s'inquiete de la diminution des credits pour 2002-2003 pour Ie Viet Nam, eomme Ie montre Ie

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Tableau 6. II lui semble comprendre que celte baisse provient de l'application d'un modele reposant sur I'indice du developpement sanitaire du PNUD, ajuste sur la couverture vaccinale et les statistiques demographiques. Il faudrait egalement prendre en consideration les resultats economiques et certains

indicateurs, comme Ie produit interieur brut, pour parvenir it une repartition plus equitable des credits. Elle espere que Ie Directeur regional fcra de son mieux pour mobiliser des fonds supplementaires afin d'aider Ie Viet Nam

a affronter les nombrcux problemes sanitaires auxquels il est confronte.

Le Dr TUKUITONGA (Nouve11e-Zelandc), se felicite de I'accent mis sur les resultats dans Ie projet de budget programme pour 2002-2003, souligne leur importance et recommande d'appuyer les strategies qui ont fait la preuve de leur efficacite. 11 joint sa voix

acelie du representant des Etats-Unis

d'Amerique pour demander des eclaircisscments sur l'augmentation des depenses administratives,

compte tenu notamment de la baisse des credits a110ues aux domaines techniques. 11 demande de plus amples informations sur les raisons ayant preside

a la selection des priorites, particulierement pour les

nouvelles strategies, comme celles pour la sante mentale, qui ont des consequences au niveau des ressources pour les Etats Membres, et pour la lutte contre les maladies non transmissibles, auxquelles

on a accorde une priorite relativement faible, maigre l'importance de ces pathologies dans les pays du

Pacifique. Le Dr DA YRlT (Philippines) note la diminution des credits alloues

a son pays et se joint aux Environ 50 % du tenu des

intervenants precedents pour demander de plus amples informations sur la mise au point du projet de budget programme 2002-2003 et les criteres utilises pour definir les priorites. budget de son pays est alloue it la formation

a I'''tranger des personnels de sante et, compte

difficultes economiques rencontrces par les Philippines, it demande un cxamen pour determiner si cda se justifie toujours. Le Dr HAN (Republique de Coree) declare qu'il convient de mettre davantage I'accent sur des domaincs d'importance croissante comme 1a Iutte contre les maladies transmissibles, notamment Ie

VI HiS IDA, la lulte contre Ie tabagisme et, dans la Region du Pacifique occidental en particulier, la medecine traditionnctlc.

M. MANUOHALALO (France) se felicite de I'exhaustivite du document decrivant Ie proJet de budget programme, dont la version fran,aise est arrivee suffisamment tot pour permettre une analyse detaillee. II s'inquiete de 1a diminution des ressources, mais considere que les propositions sont bien equilibrees en tenne de situation sanitaire dans les pays et de programmes, competences et rcssources de I'OMS. It confinne la proposition quia deja fait la France de diminuer les credits alloues

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

it la Nouvelle-Caledonie et it la Polynesie franyaise, en les portant it US$ 50 000, compte tenu des

autres sources de financement disponibles dans ces regions pour 1a sante.

La Nouvelle-Caledonie prevoit de developper les activites essentielles de telemedecine au cours de l'exercice 2002-2003. Les communications entre I'hapital central de Noumea, OU se trouvent les principaux specialistes et les principaux equipements, et les h6pitaux et les autres centres medicaux

de la peripherie seront amelior"es pour pennettre les telediagnostics et,

a plus long tenne, pour etendre

les programmes d'education et de fonnation it distance. Le but est d'elargir ces activites, en temps utile, it d'autres pays de la Region et

a la

France metropolitaine pour pennettre la consultation de

specialistes de haut niveau implantes hors de la Region. Le Dr PRETRICK (Etats Feder';s de Micronesie), declare soutenir Ie projet de budget programme pour l'exercice 2002-2003, qui couvre de fa,on satisfaisante les priorites sanitaires de son pays. Il espere que l'OMS continuera it aider son pays it exploiter Ie plus efficacement possible les res sources limitees dont il dispose. Le Dr WAQA TAKlREWA (Fidji) declare comprendre les raisons pour lesquelles Ie budget alloue

a son

pays pour l'exercice 2002-2003 a ete reduit, et l'accepte.

Il soutient la demande du

representant de Hong Kong (Chine) pour que les economies qui en resulteront soient allouees aux activites liees a la medecine traditionnelle, qui restent encore haut niveau,

aelaborer.

Fidji s'est engagee, au plus

a integrcr la medccine traditionnelle dans son systeme de soins de sante.

Il demande s'il est probable des economies soient imposees par Ie biais d'une plus grande efficacitc, comme ce fut Ie cas pour I'exercice 2000-2001. Si tel est Ie cas, il espere que des mecanismes plus efficaces seront mis en place pour faciliter la realisation d'economies.

Datin INTAN (Brunei Darussalam) fait remarquer que Ie budget alloue

a son

pays pour

I'exercice 2002-2003 a ete reduit. L'OMS devra apporter son soutien continu en mettant it disposition des consultants temporaires pour l'execution de divers programmes techniques, les experts locaux faisant d6faut dans certains domaines.

En reponse aux commentaires de certains Etats Membres, Ie DIRECTEUR REGIOl\AL remercie les representants pour la perspicacite de leurs remarques. Dans la nouvelle procedure

budgetaire, la premiere etape consistc it examiner Ie cadre mondial, les priorites et les strategies. Ce ttavail a ete fait it la demiere session du Comito regional, alors que Ie budget detaille par pays n'elait pas encore discute, et qu'on ne disposait que d'indicateurs de planification cstimatifs. Les fois

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

III

precedentes, la procedure avait commence avec Ie budget detaille. Elle doit maintenant etre etudiee aux trois niveaux de I'Organisation. La planification detailIee doit etre plus rapprochee de sa date d'appJication, contTairement aux habitudes precedentes selon lesquelles les details etaient detemlines 2 ou 3 ans

a l'avance.

La nouvelle procedure prevait un controle integre, et 1a production d'indicateurs.

Cette methode est plus logique et tient mieux compte des resultats. Plusieurs Etats Membres ant constate avoir re~u

une plus petite allocation.

En 1998, Ie

Comite regional a demande au Direeteur regional de definir des eriteres objeetifs sur lesquels s'appuieront Ies decisions d'alloeation. C'est pourquoi en 1999, Ie Direeteur regional a presente des propositions sur Ie type de directives

a utiliser.

L'annee suivanre, dans sa resolution WPRlRC50.RI,

Ie Comite regional priait Ie Direeteur regional de determiner les allocations aux pays dans Ie budget programme de 2002-2003 et dans les suivants eomme suit: 60 % des indieateurs de planification des pays seront determines suivant i'indiee de developpement humain du Programme de developpement des Nations Unies ~ les 40 ~o

restants seront detennines par Ie Directeur regional qui veillera a n!partir

graduellement sur les trois exerciees biennaux i'ecan enITe Ie budget precCciemment aUoue et Ie nouveau budget; Ie budget alloue aux pays les mains developpes ne sera pas inferieur au budget precedent; et enfin, les pays riches reeevront une allocation de 50000 US$ aU meme egale

a zero,

s'ils choisissent cette option. Le Directeur regional tiendra compte, en son arne et conscience, des

conditions sanitaires et economiques des pays, entre autres criteres. Ces criteres ont ete appliques. Plusieurs Etats Membres ant demande une explication sur Ie fondement des aUoeations. En 1999,

a Macao,

Ie Directeur regional a presente un document sur les perspectives de sante et les

pnoritcs de la Region. Le Comite regional a largement discute et approuve ee document intltulc « L 'OI\:IS dans Ie Pacifique occidental: un cadre d'action ), Dans une certaine rnesure, ce document prefigure Ie Programme d'action mondial pour I'exercice 2002-2005, qui a ete diseute au Conseil executif et

a l'Assemblee mondiale de

la sante. Meme si I'un est un rapport regional et \'autre, un

rapport mondial, les philosophies qui les sous-tendent sont en fait tres semblables. Un certain nombre d'Etats Membres ont demande comment l'evaluation des resultats de ce

budget servira

a determiner

Ie budget suivant. Le D1RECTEUR REGIONAL explique qu'il s'agit COUfS

dans une certaine mesure d'un travail en

et que les indicateurs seront affines en temps utile. Si

I'on n'a pas obtenu de resultats, il faudra determiner si I'on doit I'attribuer personnel Oll

a I'ineffieaeite

du

a un manque de reSSDurces ou d'cngagement d'une source exterieure.

Dans ce demier

cas, les ressources seront redistribuees.

112

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSIO;\/

Le representant de Ia Chine souligne les differences entre Ies chiffres precedents et ceux de I' annee en cours. De nombreux pays ont demande que des fonds plus importants soient attribues au domaine d'action Environnements sains. Leur demande a

ete

satisfaite, au detriment d'autres

programmes. Plusieurs pays ont demande pourquoi les res sources extrabudgetaires semblent plus limitees qu'auparavant. Le probleme est qu'il est impossible d'evaluer ces ressources avec precision deux ou trois ans aI' avance. Les ressources obtenues pour la peri ode biennale actuelle sont inferieures car la

pIupart des fonds precedents ont ete consaeres il I'eradieation de Ia poliomyelitc et I'on avait prevu que Ie financement de cette activite diminuerait considerablement, ce domaine d'action se trouvant

transfere du Pacifique occidental aux Regions de l'Afrique et de l'Asie du Sud-Est. Dans I'intervalle, la mobilisation des ressources est maintenue et I' on espere que Ie total des ressources extrabudgetaires finira par etre superieur

acelui de la peri ode biennale precedente.

Le representant des Etats-Unis d'Amerique demande pourquoi les frais administratifs ont legerement augment". Le DlRECTElJR REGIONAL explique que Ie coilt du personnel des services generaux a augmente, un paste de developpement des ressources humaines a ete recree et l'on a investi en materiel et en logiciels informatiques. professionnels et de telecommunications. Par ailleurs, on a reduit les depenses de deplacements

Un representant lui demandant pourquoi les niveaux regional et intcrpays sont fusionnes dans Ie budget actuel, Ie Directeur regional repond que les activites regionales et interpays sont supposees se soutenir mutuellement et pcuvent done etre envisagees ensemble.

Le representant de la Chine ayant demande pourquoi Ie budget etait presente par domaine d'action et non pas

a un echelon plus bas,

Ie DIRECTEUR REGIONAL explique que, aux echelons

plus bas, l'information est plus detaillee mais fragmentec et parfois difficile il saisir dans sa globalite. Neanmoins, si plus de details sont necessaires, Ie Bureau regional peut foumir les informations au

niveau des 35 domaines d'aetion definis par Ie Siege, cette structure etant liee aux 17 domaines d'aetion des Regions. Le DIRECTEUR REGIONAL se declare satisfait de la nouvelle methode de calcul du budget, logique et axee sur les resultats. 11 eonvient que la Region du Pacifique occidental doive etre chef de file dans Ie domaine de la medeeine traditionnelle. 11 a deja organise deux reunions, l'une il Beijing (Chine) et I'autre au Samoa. Des ressources continueront

aetrc allouees it ces activites.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXlEME SEANCE

113

11 confirme soutien technique

a la representanle du Brunei a son pays, en mettant a sa

Darussalam que I'OMS continuera

a apporter son

disposition des consultants temporaires et en lui

apportant d' autres moyens d' action. Le DIRECTEUR de la GESTION DES PROGRAMMES, en reponse au representant de la Chine, explique que la procedure de definition du budget programme pour cet exercice biennal a constitue une nouveaute pour toutes les personnes concemees. Le travail a

ete

accompli grace it la

collaboration entre Ie Siege et les Regions.

II reconnait que dans certains cas, les directives de

preparation du budget sont parvenues assez tard et ant dli etre adaptees it Ia Region. Le delai court imparti pour preparer les budgets des pays peut, dans certains cas, se ressentir sur 1a qualite de la

presentation des resultats escomptes et des indicateurs. Au Bureau regional, les directives sur les

methodes de gestion ant ete revisees et seront pretes pour la tin de I'annee. Le personnel de I'OMS et ses homologucs dans les pays seront fannes !'annee suivante

a 1a

preparation, au contrale et it

I'evaluation du budget programme. 11 est sur qu'aI'avenir, I'assistance au personnel et aux pays sera

amelioree. Revenant

a la question des economies obtenues grace aune meilleure efficacite, soulevee par a une meilleure efficacite

Fidji, il declare que Ie budget programme 2002-2003 vote par l' Assemblee mondiale de Ia sante ne prevoit aucune augmentation des depenses. Les economies obtenues grace

sont done toujours necessaires. Neanmoins, cela n'aura pas Ie meme effet sur Ies pays que Ies efforts d' efficacite demandes au cours de I' exercice precedent.

Hong Kong (Chine) et Fidji ant demande que Ies economies obtenues sur les allocations de leur pays soient re-affectees a la medecine traditionnelle. Le DIRECTEUR de la GESTION DES PROGRAMMES soulib'11e que 1. Region a entrepris une reduction du budget alloue

a Ia Region

de

plus de 2,6 millions de dollars US et de plus de 1,6 million de dollars US des budgets alloues aux pays. II n'y a done aucune economie. II faut compenser Ia diminution du budget alloue ala Region. Le representant de Papouasie-Nouvelle-Guinee s'enquien du cadre de controle du budget programme. Le DIRECTEUR de la GESTION DES PROGRAMMES explique que les directives 2002-2003 sur les methodes de gestion sont en cours de mise au point. Elles specifient un controle el la soumission d'un rapport taus les six mois. Selon les progres qui auront ete realises au cours de ces actions de contra Ie, on apportera certains ajustements. La modification des programmes se pouTsuivra alors, en meme temps que se derouleront ces cxercices de contrale.

114

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Le PRESIDENT remercie Ie Directeur regional et demande aux Rapporteurs d'elaborer une

resolution dans ce sens. La seance est levee it 12h20.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

115

ANNEXE 1

DISCOURS DE PEHIN HAJI ABDUL AZIZ UMAR, PRESIDENT DITRANT Je souhaite valis remercier sincerement de m'avoir eiu President de la cinquante-deuxieme session du Camite regional. Je suis tout it fait conscient que eet honneur implique la charge de diriger

cctte session afin qu'clle soit une rcussite. Je suis pret

a rclever ce defi.

Neanmoins, etant donne la

tradition dont cette Region est fiere, qui est de construire ensemble et de cooperer de maniere

conscnsuelle, je rcleve ce defi sachant que je peux campter sur chacun d'entre

VQliS

afin que Ie travail

du Comite s'effectue de la fa,on la plus effieace et la plus satisfaisante. Je remereie mon predecesseur, Monsieur (e Ministre Tangi des Tonga pour ses encouragements. II aura ete un excellent exemple et je ferai de mon mieux pour poursuivre ce qu'il a commence et pour etre it la hauteur des a.ttentes du Comite. En notant les points nous attend.

a l'ordre du jour de cette session, je remarque qu'un programme charge Le VIH/SIDA, la lutte contre la

Le Comite deVTa examiner et approuver trois strategies regionales pour la medecine

traditionnelle, la salubrite des aliments ct la sante mentale.

tuberculose, la lutte contre Ie tabagisme et I'eradication de la poliomyelite figurent egalement a I'ordre du jour. Le Camite examinera egalement Ie rapport interimairc de I'execution du budget pour

l'exercice 2000-2001 et Ie budget regional pour 2002-2003. Le Brunei Darussalam participera avec interet aux discussions qui auront lieu au cours des prochains jours. La sante doit etre donnee

a taus et constitue un element essentielle de la vie humaine.

Pour

cette raison, Ie Gouvemement de Sa Majeste a redouble d'cfforts pour garantir it chacun une bonne sante en ameiiorant l'acces

al'information et ades services de qualite.

Comme Sa Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam I'a fait remarquer dans son diseours hier, Ie monde moderne nous offre non seulement de nouveaux defis, mais egalement de nouvelles possibiJites de relever ces defis avec succes. II est fait reference iei it l'utilisation de la technologic et des moyens de communication modernes et it l'internet.

Le point de l'ordre du jour sur I'enseignement Brunei Darussalam.

a distance

interesse done particulierement Ie

Les technologies de l'information et de la communication, par excmple la

- lIS -

116

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Annexe I

telesante, naus pennettront d'elaborer un systeme de soins compIet, grace

a une approche integree et

reposant sur Ie principe de 1a collaboration. eel a couvrira les aspects cliniques et non cliniques des soins de sante y compris, entre autres, la prestation des so ins, les consultations et Ie diagnostic,

I' education des patients et la formation continue du personnel de sante, la gestion des donnees et la surveillance des maladies. Mesdames et messieurs les repn!sentants, les sessions du Camite regional naus pennettent

d'etudier les problemes de sante qui nous sont communs et d'examiner les options politiques et les programmes it mettre en place. Je me n!jouis it l'avance des discussions que naus aurons cette

semaine. En tant qu'organe regional constitue de pays desireux de travailler ensemble, ncus tirerons les lCyons des experiences de chacun et rassemblerons nos res sources pour que les peuples de la Region du Pacifique occidental puissent jouir du meilleur niveau de sante possible.

Le Gouvemement de Sa Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam est honore d'accueillir cette session du Comit6 regional. Pendant plusieurs mois nous avons travaille avec 1'OMS pour pre-parer cette reunion tres importante. Le Gouvemement de Sa Majeste s'est efforce de faire de cette semaine un eve-nement vraiment memorable et productif pour chacun d'entre vous. Naus esperons que nous

pourrons contribuer a la realisation des nobles buts de l'Organisation mondiale de la Sante. Nous souhaitons remercier tout particulierement Ie Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur

general de I'OMS, pour sa presence

a notre

reunion du Comite regional. En effet, sa presence cst

source dfinspiration pour nous tous ici au Brunei Darussalam. Mesdames et messieurs les representants, je sais que nous avons des sujets tres importants I'ardre du jour au cours de la semaine et que notre programme est charge.

a

C'est pourquoi je

souhaiterais remercier particulierement Ie Directeur regional de nous pennettre au cours des prochains jours de vous faire decouvrir certains aspects du Brunei Darussalam. l' espere que vous apprecierez votre court sejour panni nous. Permettez-moi encore une fois de vous souhaiter la bien venue au Brunei Darussalam et de ValiS remercier de l'honneur que vous m'avez fait en me nommant au paste de President.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

117 ANNEXE2

DlSCOURS DU DlRECTEUR GENERAL A l'Assemblee mondiale de la Sante, il y a quatre mois, j'ai declare que Ie plus grand pari pour nOllS etait de repondre aux attentes des milliards de personnes qui se trouvent dans la situation eruelle

de De pouvoir realiser leur potentiel it cause de problemes de sante pourtant evitables. Nalls vivons dans un monde ou l'ecart entre les riches et les pauvres continue de s'6iargir ; un

monde dans lequel seuls quelques privilegies profitent des bienfaits de la revolution technologique. NallS avons pour mission de cambler eet ecart. Nalls pouvons y arriver en facilitant l'acces aux

ressources, aux biens, it l'information,

a la

techno logie, aux systemes de sante, moyennant les

infrastructures et les institutions indispensables. A l'OMS, nous collaborons avec vous pour relever ce defi dans la Region du Pacifique occidental. NallS sayans que de nombreux systemes de sante nationaux De sont pas en mesure d'offrir des soins aussi efficaces, aussi bien adapt';s et finances aussi equitablement que les populations et les gouvemements Ie souhaiteraient. Bien que necessaires, les conseils techniques et Ies partenariats bien

organises ne suffisent pas dans les pays pauvres. En effet, dans ees pays, les systemes de Sante ne pourront bien fonctionner que s'i1s disposent de ressources bien plus importantes. Au cours de l'annee eCQulee, et meme depuis ttAssemblee de la Sante, I'opinian mondiale a

pris conscience de la necessite d'investir beaucoup plus dans la sante des populations afin d'amplifier Ie developpement socio-economique. Je vais bient6t reeevoir Ie rapport de la Commission Macro-economie et sante. Je m'attends i ce que ses membres, SOliS

la conduite du Professeur Jeffrey Sachs, demandent une intensification

spectaculaire et rapide de I'action en faveur de la sante,

a la lumiere de leur analyse du role crucial que prises

joue la sante dans Ie developpement economique et dans la lune contre la pauvret';. La communautc internationale commence

a rcagir en s'appuyant sur les mesures deja.

par de nombreux pays. A l'Assemblee mondiale de la Sante,

a la session extraordinaire de l'Assemblee

genera Ie des Nations Unies sur Ie VIH/SIDA et au Sommet du G8, il a ete promis d'accroitre les ressources pour la sante dans Ie monde. Les organismes du secteur public. prive ou benevole prennent deja de nouveaux engagements en ce sens.

- II? -

118 Annexe 2

COl'vIJTE REGIONAL: C1NQUANTE-DEUXlEME SESSION

Pour utiliser efficacement ces nouvelles ressources, un certain nombre d'acteurs de la scene intemationalc (gouvcmements. instituts de recherche, entreprises

privees

et

organisations

intemationaies) doivent agir ensemble en suivant les memes orientations. Le travail de chacun est intimement lie it celui des autres. n'assument pas leur part. II no us faut done un cadre d'action faisant Ie lien entre la promesse de nouvelles reSSDurces ct la maniere dont cel1es-ci SCront utilisees. Ce cadre repose sur un certain nombre d'eIements cles, notamment l' exercice des fanctions mondiales essentielles, comme les progranunes de recherche strategique et de deve10ppement de medicaments et de vaeeins au les partenariars strategiques indispensables pour faire diminuer Ie prix des medicaments et les mettre Aucun d'entre cux ne pourra ~uVrer efficacement si les autres

a la portee des collectivites les plus pauvres. a bon prix et distribuer

Mais nous aurons egalement besoin de programmes pour acheter

cquitablement les biens essentiels, en respectant evidemment la propriete intellectuelle, et les accords commerciaux intemationaux et en montrant comment tirer parti des progres de la biotechnologie. Nous avons besoin, en outre, de dlspositifs efficaces et rapides pour les transferts de fonds,

a un systeme de controle et d'examen des n~sultats qui soit independant et fasse dispositifs sont indispensables pour obtenir un engagement a long tenne. relies

autorite. ees

L'un de ces dispositifs sera Ie Fonds mondial SIDA et Sante. Ii devrait etre operationnel d'ici 1a fin de I'annee. L'OMS insiste sur Ie fait que ce fonds doit otre. comme son nom l'indique, mondial. C'est-a.-dire qu'il doit profiter aux populations qui en ant besoin dans toutes les Regions, y eompris celle-ci. Autre element de ce cadre: les mesures novatrices

a prendre

d'urgence pour assurer Ie bon

fonctionnement des systemes de sante, meme quand Ie financement fait cruellement dHaut. II s'agit d'ameliorcr la capacite de differents prestateurs

a otTrir les biens et services essenticls par des

VOles

diverses, privees, publiques au benevoles. L'accent doit porter sur la tutellc exercee par les autorites publiques, meme en situation d'urgence complexe. En tant que membre du groupe de travail proviso ire charge du projet de fonds mondia1, I'OMS veut s'assurer que celui-ci contribuera au developpement des systemes de sante nationaux. Nous

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

119 Annexe 2

aimerions que Ie fonds aide les gouvemements et la societe civile a renforcer les systemes de sante. II faut pour eela se concentrer sur les priorites, la couverturc et la qualite des interventions et assurer un

sui vi rigoureux des resultats obtenus. II faut amener les systemes de sante it utiliser plus efficacement leurs maigres reSSOUfces

afin d'obtenir de meilleurs n!sultats sanitaires pour taus.

Le dernier element cle du cadre d'action que je citerai est la mobilisation sociale qu'd faut chercher

a obtenir

aux niveaux national et mondial par une action de sensibilisation credible et

optimiste aupres des dirigeants politiques et des personnalites marquantes de la vie publique. Cette action se fera par I'intennediaire des gouvernements, des ONG et des medias et reposera sur Ie theme de la collaboration pour "que les forces de 13 mondialisation contribuent

a assurer

l'avenir de

l'humanite" .

L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination illustre ce qu'il est possible de faire. Fondee il y a deux ans, elle a cree un fonds pour la vaccination auquella Fondation Bill and Melinda Gates a fait une genereuse donation initiale de US $750 millions. Le fonds pour la vaccination verse des credits aux pays. Les membres de l'Alliance aiden! ces derniers it rendre leurs systemes de sante plus perfonnants en matiere de vaccination des enfants.

L'OMS, en tant que membre essentiel de cette Alliance, offre toute sa competence technique pour aider it renforcer les programmes nationaux de vaccination et, au besoin,

a introduire

de nouveaux

vaccins.

L'Alliance tient compte des priorites nationales et s'emploie, en collaborant avec les pouvoirs publics et la societe civile, it utiliser au mieux les ressources dont disposent les systemes de sante.

Plusieurs pays de 1a Region ant

deja beneficie de cette aide apres s'etre engages a mieux vacciner les

enfants. Le conseil de l'Allianee tire les le,ons de l'experience acquise peu it peu. Ses membres adaptent Ie mode de fonctionnement de fa,on it repondre avec souplesse et efficacite aux besoins des pays en matiere de vaccination. L' Alliance peut egalement jouer un r61e de pionnier dans d'autres domaines. Lors de la reunion du Comite regional pour l' Afrique, Ie mois dernier, les ministres ont declare que leurs suggestions concernant Ie nouveau fonds SIDA et Sante s'inspiraient de l'Alliance. Le reseau de rOMS appuie ces initiatives, ces partenariats et bien d'autres encore.

120 Annexe 2

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Monsieur Ie President, rvfesdames et Messieurs les representants, S'agissant du VIR/SIDA, l'attention s'est

a juste

titre portee essentiellement sur l'Afrique.

l\ous estimons cependant que plus d'un million de personnes som contamim!es par Ie VIH dans la

Region du Pacifique occidentaL Bien que certains pays aient reussi it diminuer les taux d'infection, ceux-ci augmentent rapidement dans d'autres pays et la tendance generaie donne des raisons de

s'inquieter. En juillet de ceUe anm!e, la session extraordinairc de l'Assembh~e

generale des Nations Unies

sur Ie VIH/SIDA s'est penchee sur les strategies et interventions susceptibles de stopper la propagation de l'infection. Nalls sommes tous resolus it rnieux riposter en aidant les gens faisant en sorte que les malades accedent plus nombreux aux soins. Commc nous en avons crise sanitairc sans pn[:ccdent.

a sc

proteger et en

deja fait ['experience, il n'est pas facile d'intensifier notre riposte acette

n faut deployer des moyens extraordinaires et lutter courageusement.

L'expcrience montre que l'hesitation et 1a 1enteur aux premiers stades de l'epidemie ont entraine des consequences devastatrices pour l'ensemble de 1a societe.

II est essentiel d'intensifier de maniere systematique et coordonnce les efforts de prevention et d'arneliorer 1a surveillance dans 1a Region. Sinon, nous assisterions

a une explosion du nornbre de

seropositifs et de dec os dus au SIDA, ce qu'on ne peut toIerer. NOlls avons les preuves que 1a prevention est utile. Des pays aussi differents que la Nouvelle-

Ulande et Ie Cambodge ont montre qu'il est possible de faire de la prevention et d'obtenir des resultats impressionnants.

J'ai pris des dispositions pour que I'OMS s'engage plus it fond dans ce combat. Notre but est d'aider

a concevoir

des mesures plus efficaces et de les appliquer en tenant compte des traditions

culture lies ct des realites sociales. Avec les autres coparrainants de I'ONUSIDA, ainsi que des organismes d'aide au developpement gouvemementaux et non gouvemementaux, nous nous effon;ons d'adapter les

pratiques reposant sur des bases factuelles aux besoins des popUlations. Pour savoir ce qui marc he, nous coordonnons et poursuivons d'importants travaux de recherche sur les methodes diagnostiques,

PROCES-VERBAL DE LA DEUXlEME SEANCE

121 Annexe 2

les sperrnicides) les vaccins, des travaux de recherche operationnelle sur les soins et Ie soutien, ainsi que sur l'efficacite des programmes.

A cene fin, nous avans reorganise et sensiblement augmcnte 1a contribution de rOMS a la

lutte contre Ie VIH/SIDA. Nous sommes deSOmlais mieux en mesure de repondre rapidement et efficacement aux demandes d1aide emanant des pays. ~ous

continuerons d'ameliorer notre

contribution a l'avenir.

r. .lonsieur Ie President, Cette reunion a lieu

a un

moment qui marque un succes remarquable dans la Region du

Pacifique occidental. En octobre demier, la Region a ete certifiee exempte de poliomyelite. Malgre Ie voisinage d'un des demiers reservoirs dans Ie monde, aucun cas de poliomyelite nla ete notifie pendant

l'annee ecoulee. Voila qui temoigne de la reussite de la politique de vigIlance menee dans la Region. A I'echelle mondiale, nous cherchons systematiquement a eradiquer la poliomyelite. Nous sommes les temoins d'un evenement sensationnel en sante publique. Des millions d'enfants ant ete vaccines lars de campagnes repetees. La surveillance est devenue plus stricte qu'on aurait pu

l'imaginer, souvent dans des pays dechires par la guerre. Des centaines de milliers de benevolcs ant ete mobilises et ant travaille dur, dans des conditions difficiles, notamment dans les regions en proie

a

des contlits. Les efforts aetuellement deployes pour eradiquer la poliomyelite sont partni les plus ambitieux et les plus convaincants jamais entrepris en sante publique. enfants du monde, soit 550 millions, ant ete vaccines. Grace it ]'initiative mondiale pour ]'eradication de la poliomyelire, Ie nombre de cas a diminue

Rien que I'annee demiere, 85 % des

de 99%. Pendant I'annee 2000, 3500 cas ant ete signales dans Ie monde. Cette annee, on ne compte jusqu'a present que 266 cas confirrnes. Autrement dit. grace a la campagne que nous avons lancee en

1988 avec I'UNICEF, Rotary et les CDC pour principaux partenaires, trois millions d'habitants du monde en cteveloppement ant echappe a la paralysie. Le sueees de la campagne c~ntre

la poliomyelite montre ce qu'il est possible de realiser grace

a t'action sanitaire.

Dans les annees qui viennent, les rctombces de cette action ne se limiteront pas

a

l'eradication de la poliomyelite:

les systemes de sante auront ete renforces et seront devenus plus

122

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Annexe 2

efficaces; les programmes de sante puhlique reposeront sur une infrastructure viable. Des milliers d'agents de sante et de

bene voles s'attelleront a de nouvelles taches avec fierte et devouement. a nous attaquer a d'autres problemes dans la Region. La

Ce succes encourageant nous pousse

tache est enorme. Comment faire en sorte que tous les peuples aient acces it un systeme de sante

efficace, equitable et adapte

a leurs besoins ': Comment ameliorer les services destines aux personnes les plus difficiles it atteindre, que ce so it a cause de leur pauyrete, pour des raisons geographiques ou les femmes enceintes et les enfants, les epidemies de maladies non transmissibles et les affections liees

du fait de leur sexe ? Comment mieux lutter contre les maladies transmissibles, les risques que courent

a I'hygiene du milieu " Nla n!ponse

a ces questions est simple: premierement, consa(.;fer beaucoup plus de ressources

a la sante; taus.

deuxiemement, veiller

a ce que

la mise en ceuvre de ces reSSQUfCeS profite

a la sante de

L'OMS doit assumer un role preponderant en s'efforyant toute entiere de soutenir du mieux qu'elle peut I'action de sante au niyeau mondial et les efforts foumis par les pays, sans negliger pour

autant l'influence qu'elle peut exercer en aidant les autres

aobtenir les meilleurs resultats possibles, a la fin du mois de juin demier, il

Lors de Ia reunion des Parties interessees, tenue it Geneve

nous a ete expJique comment le reseau OMS col1abore avec scs partenaires pour faire en sorte que leurs initiatives, dans Ie sectcur de fa sante comme ailleurs, contribuent au maximum et Ie plus durablement possible

a

la sante,

a I'equite

en sante, au bien-etre et au cteyeloppement socio-

economique. L'accent a etc mis sur la maniere dont l'OMS doit encourager, faciliter et appuyer les initiatives prises par ses partenaires. Cet "te, I'OMS a donne un bon exemple des moyens qu'elle emploie

a ceUe fin en prenant une

nouvelle initiative censee faciliter l'acces it l'infonnation sanitaire.

Vous savez peut-etre que Ie

Secre-taife general a cree un reseau international pour la sante dans Ie cadre du plan du millenaire. L'OtvlS a contribue

a la conclusion d'uo accord entre certains des plus grands editeurs intemationaux

de textes biomedicaux en vue de mettre gratuitement

a disposition un millier de revues par Ie canal du feseau international pour la sante ct de permettre ainsi ades milliers de professionnels de la sante et de

chercheurs d'avoir acces it des informations d'une importance cruciale.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

123 Annexe 2

Cette initiative s'inspire du projet SciELO mene avec succes par ,'Organisation panamericaine

de Ia Sante et d'autrcs projets similaires. II y a de fortes chances pour qu'elle contribue Ii rMuire i'ecart entre les pays riches et les pays pauvres concernant ['acces

a ('information sanitaire.

Cette initiative illustre la fa90n dont la mondialisation peut promouYoir i'equite. Grace • elle, en effet, ceux qui detienncnt un savoir pourront Ie communiquer nouer des contacts avec elles et s'interesser de plus pres

a un nombre

infini de personnes,

a leurs preoccupations.

C'est I. un autre moyen encore qu'emploie I'OMS pour combler les eearts en matiere de sante. Monsieur Ie President,

La charge de morbidite due aux maladies mentales et aux troubles neurologiques est un grave probleme dans Ie monde. La plupart des pays manquent de ressources et de personnel pour prendre en charge les problemcs de sante mentale. Or, il existe aujourd'hui de nouvelles methodes, plus efficaces, pour traiter et prevenir les troubles mentaux et neurologiques. Les soins modemes misent davanrage

sur i'appui aux families au sein de la communaute locale. lis sont axes sur la prevention, Ie depistage et Ie traitemcnt precoces et font appel

ades medicaments cfficaces et relativement bon marche.

Je constate avec satisfaction que vous consacrez une session speciale

a la sante mentale et je Ses deux principes

trouve interessant Ie projet de strategie regionale que vous allez examiner.

fondamentaux - une approche intersectorielle des problemes de sante mentale et i'integration du traitement des troubles mentaux dans les services de sante generaux - sont les piliers d'une politique moderne et efficace de sante mentate.

Le Rapport sur la sante dans Ie monde, qui paraitra Ie 4 oetobre prochain, a pour theme la sante mentale. II donne un aper9u des problemcs de sante menta Ie dans Ie monde d'auJourd'hui et de demain et des principaux facteurs. II propose des strategies pour meltre en place et financer des

services de prevention et de traitement efficaces.

Dans I'ensemble de la Region, les pays ,'efforcent de rendre leurs systemes de sante plus efficaccs d'une maniere generale. lIs comprennent la necessite d'une information fiablc, concernant

a

la fois la charge de morbidite et la performance des systemes de sante. Les decideurs et les responsables de programmes doivent prendre des decisions eclairees concernant l'affectation des ressources. Ils ont besoin de connaitre regulierement l'etat de sante de la

124

COtvlITE REGIONAL: ClNQUANTE-DEUXIEME SESSION

Annexe 2

population et la perfonnance du systeme de sante. A cet effet, certains pays font regulierement des enquetes nationales. L'OMS est disposee et tient ales aidcr a cet egard.

Monsieur Ie President, Le tabac fait peser une lourde menace sur la sante de tous les peuples de la Region du Pacifique occidental. L'incidence du tabagisme chez les hommes y est la plus devee du monde, et les couts et les souffrances engendres par les maladies bees au tabac croissent rapidement. Alors qu'un

deces sur quatre dus au tabac se produit deja dans cette Region, 1a consommation de tabac continue d'augmenter de maniere alannante. De nombreux pays de la Region sont conscients du ,danger que presente l'augmentation de la

consommation de tabac. Je suis beureuse que I'OMS ait pu aider ks pays

a prendre

des mesures

susceptibles de dissuader les jeunes de fumer au d'aider ceux qui Ie souhaitent

a renoncer au tabac. laquell~

Mais bien des efforts sont TIecessaires encore pour contrecarrer les plans de ceux qui encouragent l'usage du tabac et exercent ainsi une influence defavorablc sur la sante. crest la raison pour

les gouvernements de la Region participent aux negociations sur la convention-cadre de I'OMS pour In

lutte antitabac. Lors de la deuxieme session de negociations en mai dernicr, l'avant-projet de convention a etc longuement discute. La prochaine session aura lieu en novembrc. Je suis certaine que les Etats

Membres adopteront une convention qui aidera veritablement les pays

a protegcr

leur peuple des

mefaits du tabac. l'insiste sur Ie fait que les pays doivent maintenir leur engagement jusqu'a I'adoption

du texte final de la convention, en 2003 si tout va bIen. Je suis bien sur tres satisfaite que la Republique de Coree et Ie Japon aient decide de bannir Ie tabac de la coupe du monde de football I'annee prochaine. Cest Ie genre de message qui doit etre entendu dans Ie monde cotier et j'y adhere sans reserve. L'acces aux soins de sante et aux resultats de la recherche medicale suscite tous les jours de nouvelles controverses.

La plupart de la recherche biomedicale s'effectue actuellement dans les pays industrialises ct sert essentiellement des inten~ts commerciaux. Cette situation est inacceptable du point de vue de

I'crhique.

Si 1'on n'intervient pas, Ie [osse qui separe les pays industrialiscs et les pays eo

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

125 Annexe 2

developpement sur Ie plan theorique et technologique se creusera et les besoins sanitaires des pays paU\:res ne rece\tTont pas l'attention qu'ils meritent.

Les programmes de recherche de I'OMS contribuent

a reduire

cet ccart en instaurant des

reseaux internationaux regroupant des chercheurs du monde entier qui travaillent en cornmun pour augmenter leurs chances de succes.

On entend parler d'innovations capables de pro longer I'esperance de vie et de favoriscr Ie bienetre Ie I'homme, mais dans notre travail quotidien, nous sommes temoins des difficultes auxquelles se heurtent les personnes atteintes de paludisme ou de tuberculose pour acceder aux soins peu coGteux qui pourtant existent deja et dont l'efficacite est reconnue.

Les professionnels de la sante de cette Region font quotidiennement des choix 'dimciles concernant l'affectation des ressources. Us se demandent, par exemple, quand les resultats des recents

progres de la genetique auront des retombees favorables sur la sante de tous les habitants de la Region. Les bureaux regionaux de l'OMS et les departements au Siege aident les pays qucstion~

a aborder des

compliquees

d\~thique,

concernant, par exemple, 1a deontoiogie de la recherche portant sur

des sujets humains. 11 est temps aujourd'hui d'entreprendre ce travail en commun) de pennettrc aux

Etats Membres de s'informer mutuellement, de parvenir it un consensus et de mieux apprehender les problemes particuliers d'ethique. Je propose done de prendre une initiative, commune a toute rOMS) pour l'ethique en sante

pubJique. I'ethique de la recherche en sante et I'cthique de la biotechnologie. Elle englobera les questions d'ethique tices au genie genetique,

a la recherche

sur les cellules souches, au clonage et

a

d'autres aspects de la science biomedicale. L'initiative aura pour but d'aider les Etats Membres a aborder les questions d'ethique et d'appuyer l'accion intergouvemementale en rapport avec la sante et les questions d'ethique. Le probleme des aliments genetiquement modifies met en jeu la sante, l'ethique et l'economie et suscite des tensions. Cependant, les organismes genetiquement modifies sont deja largement

utilises. Us sont susceptibles d'augmenter considerablement 1. production alimentaire et de rMuire ainsi les carences nutritionnelles. Mais ces produits sont-jls surs et profitables au consommateur?

i26 Annexe 2

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

I1s peuvent avoir des consequences filcheuses, surtout s'ils sont trap chefs pour Ies pauvres au s'ils ne sont pas correcternent testes. II est done essentiel que les autorites responsables des nonnes et de 1a securite alimentaires se soucient avant tout du bien-etre des consommateurs et non des benefices des producteurs au des foumisseurs. L'OMS intensifie sa cooperation avec la F AO afin d'aider les pays a resoudre ies problemes de salubrite de taus les aliments, y compris les aliments genetiquement modifies. Je constate avec satisfaction que la Region envisage d'adopter une strategie globale pour ia saiubrite des aliments. En dehors des couts medicaux et de ia baisse de productivite qU'engendrent les maladies d'origine alimentaire, la salubtite des aliments ptend de plus en plus d'importance it mesure

que se mondialise Ie commerce des denrees alimentaires.

Une meilleure se-eurite alimentaire

pennettralt de faire des economies considerables et reduirait enormcment les souffrances humaines. Monsieur Ie President, L'action de I'OMS est toute entiere consacree aux pays, mais se deroule en partie seulement dans les pays. L'action au niveau national est pourtant esscntielle et les representants dans les pays sont au cceur de tout ce que nous entreprenons. Nous entendons renforcer les equipes OMS dans les pays qui ont Ie plus besoin de notre aide

afin qu'elles contribueot plus utilcment a ameiiorer la situation saoitaire et a instaurer une plus grande ';quite. Les representants de ['OMS et ies bureaux regionaux joueront un role preponderant dans cette

entreprise. Us s'inspireront des strategies que nous avons recemrnent adoptees pour cooperer avec les pays. L'action menee par ies bureaux regionaux de I'OMS et Ies departements au Siege se trouve resumee dans ia strategie institutionnelle qu'applique Ie Secretariat de I'OMS depuis son approbation par les Etats Membres en i999. Cette strategie forme ia base du programme generai de travail pOUl 2002-2005. En I'an 2000, Ie Secretariat a etabli un budget programme strategique qui reccnse 35 domaines

d'activite communs

a toute

l'Organisation. C'est en fonction de ces damaines qu'ant ete definis les

resultats attendus, les etapes et les activites et qu'ont ete affectees les ressources du budget ordinaire et les ressources extrabudgetaires pour i'exercice 2002-2003.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

127 Annexe 2

Avec l'aide des Directeurs regionaux, je dcfinirai provisoirement dans les mois qui viennent

une seric de priorites mondiales pour la pro chaine periode biennale, 2004-2005.

Nous tiendrons

compte de vos debats ala pre-sente session du Comite regional. Je soumettrai ensuite mes propositions au Conseil executif lorsqu'il se reunira

aGeneve en janvier 2002.

Monsieur Ie President, Mesdames et Messieurs les representants, En tant que professionnels de la sante, nOllS avans tous une mission ardue 11 accomplir. Les populations ant des attcntes plus grandes que jamais. fa'Yon qui favorise l'equite en sante et qui contribue NOllS

repondons

a leurs attentes legitimes d'une

asoulager la misere.

Ces principes sont ilia base de toute notre action, tant celle des Etats Membres de I'OMS que celle du Secretariat. Contribuons ensemble au succes de celte session et

a l'efficacite

de l'action qui sera menee

dans I'ensemble de Ja Region I'annee prochaine. Je VOllS

remercie

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé