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Integrated control of neglected zoonotic diseases in Africa = Lutte intégrée contre les zoonoses négligées en Afrique

Organisation mondiale de la santé
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Integrated control of neglected zoonotic diseases in Africa A meeting to discuss the integrated control of neglected zoonotic diseases in Africa was held in Nairobi, Kenya, in November 2007. It was organized by WHO and jointly supported by the European Commission, the International Livestock Research Institute, the Danish Centre for Health Research and Development (formerly the Danish Bilharziasis Laboratory), the United Nations Food and Agriculture Organization, the World Organisation for Animal Health and the African Union. The meeting focused on the need to combat neglected zoonotic diseases in Africa; all of these diseases occur in Africa, and their burden on society hinders development and has a serious impact on health and agriculture. The meeting was attended by about 90 people, 60 of whom were public health specialists and veterinary public health specialists; other attendees included researchers from more than a dozen African countries that were representative of the entire continent in terms of epidemiological, social, economic and cultural factors; international experts in various aspects of zoonoses; and representatives from many international and regional organizations supporting the event. Neglected zoonotic diseases are defined as endemic zoonoses, and sometimes epidemic-prone zoonoses, such as anthrax, brucellosis, bovine tuberculosis, taeniasis and cysticercosis, echinococcosis (hydatidosis) and rabies. These diseases are found in many developing countries where conditions for their maintenance and spread exist, such as in Africa, Asia (including the Middle East and Near East) and South and Central America. These diseases perpetuate poverty because they attack not only people’s health but also their livelihoods. Unfortunately, persisting endemic zoonoses remain neglected in most endemic countries owing to deficiencies in information and awareness about the extent of the problem, suitable diagnostic and management capacity, and appropriate and sustainable prevention and control strategies. The result of this lack of information is a false perception that the burden and impact on society of these diseases are low; thus, they attract neither the health resources nor the research needed to control them, putting them into the category of neglected diseases. By simultaneously saving lives and securing livelihoods, the control of neglected zoonotic diseases offers a real and highly cost-effective opportunity for alleviating poverty, especially in remote rural communities and marginalized periurban communities. Unfortunately, in many of the worst affected countries, the veterinary public health infrastructure is poor or nonexistent, leading to indecision about which sector or sectors (for example, veterinary or agricultural versus health-care) should take responsibility for investigating and controlling these diseases. Thus the control of these diseases falls into the gap between veterinary responsibilities and medical needs. Because these diseases affect both people and animals, especially livestock, interventions to control them require integrated action to be taken RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 17, 24 AVRIL 2009

Lutte intégrée contre les zoonoses négligées en Afrique Une réunion s’est tenue en novembre 2007 à Nairobi (Kenya) pour étudier la lutte intégrée contre les zoonoses négligées en Afrique. Elle a été organisée par l’OMS et parrainée conjointement par la Commission européenne, l’Institut international de recherche sur l’élevage, le Danish Centre for Health Research and Development (anciennement Danish Bilharziasis Laboratory), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la Santé animale et l’Union africaine. Les participants se sont concentrés sur la nécessité de combattre les zoonoses négligées en Afrique; toutes surviennent sur ce continent et elles imposent à la société un fardeau qui freine le développement et a des conséquences graves sur la santé et l’agriculture. La réunion a rassemblé environ 90 personnes, dont 60 étaient des spécialistes de la santé publique ou de la santé vétérinaire. Parmi les autres participants, il y avait des chercheurs venant de plus d’une douzaine de pays africains et représentatifs de l’ensemble du continent pour les facteurs épidémiologiques, sociaux, économiques et culturels, des experts internationaux de divers aspects des zoonoses et des représentants de nombreuses organisations internationales et régionales soutenant cette rencontre. Les zoonoses négligées se définissent comme des zoonoses endémiques, parfois à potentiel épidémique, comme le charbon, la brucellose, la tuberculose bovine, les téniases et les cysticercoses, l’échinococcose (hydatidose) et la rage. On retrouve ces maladies dans de nombreux pays en développement où existent les conditions favorables à leur maintien et à leur propagation, comme en Afrique, en Asie (y compris au Moyen-Orient et au Proche Orient), en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Ces maladies perpétuent le cycle de la pauvreté en s’attaquant non seulement à la santé des êtres humains mais aussi à leurs moyens de subsistance. Malheureusement, ces zoonoses endémiques persistantes continuent d’être négligées dans la plupart des pays d’endémie en raison des carences à de nombreux niveaux: information, sensibilisation à l’étendue du problème, moyens de diagnostic et de prise en charge, stratégies adaptées et durables de prévention et de lutte. Ce manque d’information a pour conséquence d’induire une perception erronée selon laquelle la charge et l’impact de ces maladies sur les sociétés sont faibles. Elles n’attirent donc ni les ressources sanitaires nécessaires, ni les travaux de recherche pour les combattre et tombent ainsi dans la catégorie des maladies négligées. En permettant à la fois de sauver des vies et de sauvegarder les moyens de subsistance, la lutte contre les zoonoses négligées offre une véritable possibilité extrêmement efficace et peu coûteuse de réduire la pauvreté, notamment dans les collectivités rurales isolées et les communautés périurbaines marginalisées. Malheureusement, dans nombre des pays les plus durement touchés, les infrastructures publiques de la santé vétérinaire sont insuffisantes, voire inexistantes, ce qui entraîne des doutes sur le ou les secteurs (par exemple les services vétérinaires, agricoles ou la santé) qui doivent se charger des enquêtes sur ces maladies et de la lutte. Celle-ci tombe alors dans la lacune existant entre les responsabilités des services vétérinaires et les besoins médicaux. Comme ces maladies affectent à la fois les êtres humains et les animaux, notamment les animaux d’élevage, les interventions pour les combattre imposent une 147

by the veterinary, livestock and human-health sectors; thus, a comprehensive and integrated interdisciplinary approach is needed to address the major obstacles to effectively combating them. The meeting concluded that to successfully combat neglected zoonotic diseases will require effective leadership and concerted efforts as well as technical, financial and political support. From a societal point of view, controlling, preventing and eventually eliminating these diseases would be highly cost-effective when their impact on both health and agriculture are taken into account. Integration of prevention and control efforts is needed at 2 levels: first, across sectors and second, among diseases. The meeting recommended that an appropriate and sustainable plan of action for implementing an integrated strategy to control these diseases should:

action intégrée entre les secteurs de la médecine vétérinaire, de l’élevage et de la santé publique. Il faut donc adopter une approche globale, intégrée et interdisciplinaire pour lever les principaux obstacles empêchant de les combattre efficacement. La réunion a conclu que, pour combattre avec succès les zoonoses, il fallait un commandement efficace, des efforts concertés et un soutien technique, financier et politique. Du point de vue de la société, la lutte contre ces maladies, leur prévention et, au bout du compte, leur élimination auraient un très bon rapport coût-efficacité si l’on prend en compte leurs conséquences à la fois pour la santé et l’agriculture. Les efforts de prévention et de lutte doivent être intégrés à 2 niveaux, entre les secteurs impliqués d’une part et entre les maladies d’autre part. Selon les participants à la réunion, un plan d’action adapté et viable pour mettre en œuvre une stratégie intégrée de lutte devrait:

 provide global and regional leadership to promote

and coordinate an integrated approach to these diseases and a model for how this approach may be applied in the context of those ecosystems that facilitate transmission;  provide guidelines as to how national veterinary public health units should be established and structured, and clarify the role of these national veterinary units in the context of their contribution to health care, while recognizing that the responsibilities of these units to go beyond neglected zoonotic diseases;  promote advocacy efforts to inform stakeholders about the societal burden of these diseases in order to create demand for control at all levels of society;  develop guidelines for implementing integrated surveillance, prevention and control activities for these diseases and conduct, maintain and report inventories of control activities and tools. The full report of the meeting can be found at http:// whqlibdoc.who.int/hq/2009/WHO_HTM_NTD_NZD_ 2008.1_eng.pdf Ⅲ

 prévoir un commandement à l’échelle mondiale et régionale

pour promouvoir et coordonner une approche intégrée contre ces maladies et un modèle sur les modalités d’application de cette approche dans le cadre des écosystèmes qui facilitent la transmission;  donner des lignes directrices indiquant comment les services vétérinaires publics nationaux doivent être établis et structurés et expliquant leur rôle dans le cadre de leur contribution aux soins de santé, tout en reconnaissant que leurs responsabilité dépassent les zoonoses négligées;

 promouvoir les efforts de sensibilisation pour informer les

parties prenantes de la charge que ces maladies représentent pour la société, afin de susciter la demande de lutte à tous les niveaux de celle-ci;  élaborer des lignes directrices pour mettre en œuvre des activités intégrées de surveillance, de prévention et de lutte contre ces maladies et faire des inventaires des actions et des outils de lutte, les tenir à jour et en faire rapport. Pour prendre connaissance du texte intégral du rapport de la réunion: http://whqlibdoc.who.int/hq/2009/WHO_HTM_NTD_ NZD_2008.1_eng.pdf Ⅲ

How to obtain the WER through the Internet (1) WHO WWW SERVER: Use WWW navigation software to connect to the WER pages at the following address: http://www.who.int/wer/ (2) An e-mail subscription service exists, which provides by electronic mail the table of contents of the WER, together with other short epidemiological bulletins. To subscribe, send a message to listserv@who.int. The subject field should be left blank and the body of the message should contain only the line subscribe wer-reh. A request for confirmation will be sent in reply.

Comment accéder au REH sur Internet? 1) Par le serveur Web de l’OMS: A l’aide de votre logiciel de navigation WWW, connectez-vous à la page d’accueil du REH à l’adresse suivante: http://www.who.int/wer/ 2) Il existe également un service d’abonnement permettant de recevoir chaque semaine par courrier électronique la table des matières du REH ainsi que d’autres bulletins épidémiologiques. Pour vous abonner, merci d’envoyer un message à listserv@who.int en laissant vide le champ du sujet. Le texte lui même ne devra contenir que la phrase suivante: subscribe wer-reh.

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Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé