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Rapport de la onzième session : Ouagadougou, 11-15 juin 1990

Organisation mondiale de la santé
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Onchocercinsis Control Prcgramme i:n tÂ/est Africa Prognamrne de Lutte contre l'Onchooenco§o en Afrique de l'ouest. JOINT,ROGRAI\{ME COMMT]TTEI: Officc of thc Cheirman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Onzième session JPC .CCP COMITE CONJOINT DU PBOGRAÀIME Bureeu du Présiderrt JPC11.3 ( ocP/EAc/90. 1 ) ORIGINAL : ANGLAIS octobre 1ÿÿ0À l \ a: Conakrv. 3-6 décembre 1990 Point 7 de L'ordre du jour provisoire PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE LIOUEST COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Rapport de 1a onz lème session Ouagadougou, 11-1n juin 19o0 Table des matières Liste des participants Résumê Ouverture de 1a session Adoption de l'ordre du jour Suite donnée aux recommandations de la dixième session du Comité Questions découLant de 1a dixième session du CCp Informations sur des questions administratives etfinancières Rapport de la onziène session du Groupe écologique Examen des opérations de lutte antivectorielle Examen des activités d'évaluation et de surveilLance épidêniologique Lutte contre 1a maladie avec I'ivermectine Dévolution Exnmen du Projet de Chiniothérapie de I'Onchocercose Examen du projet de Plan d'Opérations pour 1a quatrième Phase financière (L992-7997 ) .......Priorités en matière de recherche Revue externe de 1'0CP Pages 20 2L 24 24 25 25 26 27 59 A B c D E F G H I J K L M N 0 P o R 2 5 8 9 9 10 11 13 14 L5 L6 1B 79 Annexe I Annexe II Questions diverses Date et lieu de la douzième session du Comité Adoption du rapport C1ôture de Ia session Rapport de 1a onzième session du Groupe écologique Schéma à suivre pour Ies débats sur Ia dévolution JPC11.3 ( ocP /EAC/90 . 1 ) Page 2 L]STE DES PARTICIPANTS Menbres Dr Y. Aboagye-Atta, Resident Medical Officer, Department of Health and NuclearI\ledicine, Ghana Atomic Energy commission, p.o. Box 80, Legon, Accra, Ghana Dr^A.D.M. Bryceson, Hospitat for Tropical Diseases, 4 St Pancras Way, London N!11 OpE, r{oyaume-un1 Professeur J.S Sénêga1 Dial-1o, Société panafri,caine d'Ophtalmo1ogie, B.p. 6191, Dakar, Professeur H.J. Diesfeld, Director, Institut für Tropenhygiene und ôffentlischesGesundeheits wesen, universitât Heidelberg, rm NeuenheiÀer Feld 124,D 69OO Heidelberg, République fédérate d'À1Iemagne { Professeur T.A Suisse 0rganisation mondiale de Ia Santé Directeur du Programme de Lutte contre 1'onchocercose, ouagadougou, Freyvogel, rnstitut tropical suisse, socinstrasse !/, cH-4002 Bâre, Dr N.G. Gratz, Chemin du Ruisseau 4, ],29l Commugny, Vaud, Suisse Professeur D.H. Molyneux, Department of Biological Sciences, University of Salford,Salford M5 4tdT, Royaume-Uni. Professeur A.S' MuI1er, Director, Department of Tropical Hygiene, Royal Tropicalrnstitute, 6l Mauritskade, 1oÿ2 AD Amsterda-m, pays-Bas (Èresiaent)- Dr J.L. Stockard, 1J Angel liing Drive, Hilton Head Island, South Carolina 29926,Etats-Unis d'Amérique Représen tant du Groupe êcologique Dr H.H. de rongh, Technical Advisory Directorate, Ministry of DevelopmentCooperarion, p.0. Box 20061, 25OO EB The Hague, pays-Bas Dr E.M. Samba, Burkina Faso Dr S. Accorsi, Unité d'Evaluation épidémiologique, f 'Onchocercose, Ouagadougou Programme de Lutte contre Dr 0. Ba, unité d'Evaluation épidémiologique, programme de Lutte contre1'Onchocercose, 0uagadougou Dr D.A.T. Baldry, Bureau de liaison, Programroe de Lutte contre 1'Onchocercose, Siègede IrOMS, Genève, Suisse Dr Y. Bissan, unité de Lutte antj,vectorielle, programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Bamako, Mali JPC11.3 (oÇP /EAc/9O.1 Page l M. D. Boakye, Consultant, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Bamako Dr D.A. Carvalho, Coordonnateur, Bureau du Directeur, Programme de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou Dr 0.ÿ'1. Christensen, Consultant, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Genève Dr H. Creusveaux, Consultant, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouagadougou Dr Y. Dadzie, Unitê d'Evaluation épidémiologique, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Ouagadougou Dr P. de Raadt, Directeur adjoint, Division de 1a lutte contre Ies Maladies tropicales, Genève Dr G. De So1e, Chef de I'Unité d'Evaluation contre 1 ' Onchocercose, Ouagadougou Dr C.D. Ginger, Administrateur du Projet de Programne de Lutte contre 1'Onchocercose, Dr T. Godal, Directeur du Programme spécialles Maladies tropicales. Genève épidémiologique, Programme de Lutte Chimiothérapie de 1'Onchocercose, Genève de Recherche et de Formation concernant Dr P. Guillet' Unitê de Lutte antivectorielle, Programne de Lutte contre 1'Onchocercose, Bnmako Dr G. Imboua-Bogui, Bureau sous-régional de I'OMS pour 1'Afrique Banako (oMS/AFRo), M. G. Koulischer, Chef, Administration et Services de Soutien, contre 1'Onchocercose, Ouagadougou Programme de Lutte Dr D. Quillévêré, Chef, Unité de Lutte antivectorielle, 1'Onchocercose, Ouagadougou Progranme de Lutte contre Dr c.P. Ranachandran, secrétaire, comité drorientation sur Ia Filariose, Progrqmme spécia1 de Recherche et de Formation concernant 1es Maladies Genève tropicales M1le M.L. Ravelonanosy, chargée de programme, Bureau du Directeur. contre 1 ' Onchocercose, Ouagadougou Programme de Lutte Dr J.H.F. Remme, Chef, Unitê de Biostatistique et Informatique, contre I ' Onchocercose, Ouagadougou Progremme de Lutte Dr A. Sékêtê1i, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako M. J.E. Senghor, 0uagadougou chargé de 1'rnformation, Programme de Lutte contre 1'onchocercose, M. E.A. Soumbey, Unité de Biostatistique et Informatique, Programme de Lutte contre1'Onchocercose, Ouagadougou Dr J.F. !rla1sh, unité de Lutte antivectorielle, programme de Lutte contre 1'0nchocercose, Kara, Togo JPC11.3 ( ocP/EAc/90. 1 ) Page 4 M. L. Yaméogo, unité de Lutte antivectorielle, programme de Lutte contre 1 ' Onchocercose , Ouagadougou M. D.G. Zerbo, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte .ontl.e1'Onchocercose, Ouagadougou M. J.B. Zongo, Unité de Développement socioéconomique, Programme de Lutte contreI ' Onchocercose, Ouagadougou Comitê des Agences parraj.nantes M. B. Benton, Coordonnateur Onchocercose, Division Population et Ressources humaines,Département du Sahel, Banque mondiale, 1B1B H. Street N.W., !ÿashington D.C. 20433,Etats-Unis d'Amérique Dr B.H. Liese, Directeur, Département des Servj-ces de Santé, Banque mondiale, 1B1B H. street N.w., washington D.c. 20433, Etats-unis d'Amérique Equipe de la Revue externe Professeur Gera1d !'Jebbe, Sub-Dean, Department of Medical Parasi.tology, London Schoolof Hygiene and rropical Medicine, St Atbans, Royaume-uni (chef de-i;equipe) Dr John Wilson, Consultant in Anthropology and Public Health, Banque mondiale, washlngton D.c., Etats-unis d'Amérique (secrêtaire exécutif) U.,!y1e1ce A. Dash, Retired former Economist with USAID, Nesquehoning, Erars-Unisq Amer1que Dr Paur Lechuga, Directeur du centre d'Epidémorogie, de Statistique etdrlnformation, OCCGE, Bobo-Diou1asso, Burkina Faso Dr Steven Smits, Royat Tropical Institute, Amsterdam, pays-Bas Dr George Tsalikis, Associate Professor of Public Administration, Specializing inHealth Administration, university of ottawa, ottawa, canada. t JPC11 .3 (ocP/EAC/90. 1 ) Page ! RESUME 1. La onzième session du Comité consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue à Ouagadougou au siège du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) du 11 au 15 iuin 1990. Des sêances informelles d'information ont eu lieu durant le week-end qul aprêcêdê Ia réunion. 2. Le Comité a noté que 1es opérations srétaient dérou1êes de façon êssez satisfaisante au cours de 1'annêe écou1êe sans aucun problème majeur de rêinvasion vectorielle ou de résistance aux larvicides. Toutefois, 1a hausse du coût du Programme, due pour lressentiel à Ia diminution du pouvoir d'achat du dollar, au prix plus élevé dularvicide de remplacement qui a dû être utilisê et à ltaugmentation des dépenses depersonnel est apparue de plus en plus préoccupante. 3. S'agissant des questions dêcoulant de 1a dixième session (1989) du Comitê conjointdu Programne (CCP), 1e CCE a étê informé que Ie CCP avait pri.s note de sa recommandationformulée en 1989 visant à poursuivre pendant quatorze ans les opérations de lutte antivectorielle dans certaines parties des zones d'extension. Le CCP a reconnu qu'i1importait d'intensifier 1a recherche d'un macrofilaricide et de mettre au point uneêpreuve efficace de diagnostic de I'onchocercose. 4. Dans le cadre d'une réunion d'information sur 1es questions administratives etfinancières, Ie Comité a êté informé que durant I'année 1989 Ie déficit de financementpour 1a troisième Phase financière avait été ramené de US $9 millions à US $4,5 mi1lions. Des pratiques, rigoureuses en matière de gestion opérationnelle et administrative avaientégalement permis de réaliser des économies. Bien que de nouvelles économies soient deplus en plus difficilement réalisables une politique d'austérité demeurera en viggeur en1990 et 1991. La nécessj.té d'une te11e politique s'impose drautant plus pour 1991 queI'opti-on Ia moins coûteuse en matière d'opérations, qui a étê acceptée par le CCE devrait, selon toute vraisemblance, dépasser de US $5,8 millions Ia somme prévue dans Ie plandrOperations modifié, approuvé pour Ia troisième Phase financière. En conséquence, 1a réserve de sécurité du Fonds de 1'Onchocercose qui, selon 1es projections actuelles,devrait s'ê1ever à US $10 millions pour 1e reste de la Phase, devra être réduiteproportionnellement, à moi.ns qu'i1 ne soit possible d'obtenir de nouvelLes contributions. 5. Après avoir examiné 1e rapport sur la onzième session du Groupe êcologique(Annexe I) 1e CCE s'est félicité des conclusions du Groupe et a approuvê ses recommandations sur 1a surveillance aquatique et Ies programmes de recherche appljquéedevant être mis en oeuvre par 1es équipes d'hydrobiologie du Programme et des paysparticipants. 6. Le Comité a été informê des nouveaux progrès réalisés par I'Unitê de Lutteantivectorielle (VCU) qui a étendu ses opêrations dans 1es zones d'extension tout en les réduisant dans certaines parties de 1'ai-re initiale du Progranme. En dépit d'un accroissement important de la zone géographique couverte par la lutte antivectorielte etde précipitations accrues, 1es quantités d'insecticides utilisées ont été sensiblementplus faibles et 1es heures de vo1 nécessai-res pour 1es opérations d'épandage nettement moins nombreuses- Le Comité a spécialement noté que grâce à une rotation rigoureuse deslarvicides utilisês, Ies problèmes de rêsistance avaient été minimes et que 1e traitementdes gites larvaires savanj.coles avait permis de stopper 1a rêinvasion en Guinée orientale,dans Ie sud du Mali, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. JPC11.3 ( 0oP/EAC/90. 1 ) Page 6 7. Le Comité a également été rassuré d'apprendre que lrentrée en vigueur du nouveau contrat d'épandage aérien nravait soulevé aucun problème majeur et que 1es nouveaux systèmes d'épandage de larvicides fonctionnaient de façon jugée satisfaisante par 1epersonnel du Programme. Etant donné que 1'épandage de larvicides demeure 1a pierre angulaire des opérations du Programme, le Comité a demandé instâmment au Programme de rechercher activement de nouveaux composés et drencourager f industrie des pesticides àprésenter des produits candidats aux fins dtévaluation. B. Lors de 1'examen des activités d'évaluation et de surveillance épidémiologique Ie Comitê a étê informé que les cartes êpidémiologiques, indispensables à 1a planification des stratégies de lutte, notamment à f identification des communautés devant être traitéespar f ivermectine, étaient maintenant presque entièrement étab1ies. 9. Lfimportance des observations épidémiologiques pour dêterminer s'il convient de cesser 1'épandage de larvicides a été soulignée, tout comme Ia contribution apportée par le modè1e épidémiologique. L'importance de ce modèIe pour prévoir Ies effets à long terme de 1'épandage de larvicides et de la distributj.on d'ivermectine a étê mise en lumière tout comme sa valeur prêvisionnelle concernant lrapparition dtune recrudescence et 1es moyens à mettre en oeuvre pour y remêdier. Le Comitê a examiné 1es critères de cessation de 1'épandage de larvicides et a souligné Ia nécessité d'intensifier 1es recherches dans le domaine du diagnostic prêcoce de 1'onchocercose, en collaboration avec Ie Programme de Recherche et de Formation concernant 1es Matadies tropicales (TDR) et dtautres institutions. Le Comité a reconnu la contribution apportée par 1'Unité drEvaluation épidêmiologique à Ia préparation et à la mise en oeuvre du processus de dêvolution. 10. En ce qui concerne la distribution d'ivermectine dans Ia communautê par des équipes nationales sous 1e contrôle de I'OCP, Ie Comité a noté que plus de 116 000 personnes ontété traitêes en 1ÿBÿ, avec une couverture de I'ordre de 60'1. I1 a de nouveau êté confirméque f ivermectine peut sans danger être distribuêe à grande êche1le mais qu'elle ne rêduitpas suffisamment la charge parasitaire dans 1a peau pour empêcher 1'absorption de microfilaires par le vecteur et que par consêquent e1le n'empêche ni n'entrave 1a transmission du parasite. Le Comité a jugé très encourageantes les études effectuées sur des habitants traités des zones de savanes dont il ressort que des traitements annuels entrainent Ia régression de certaines Iésions oculaires et la stabilisation de certaines autres. 11. 11 a étê convenu que f ivermectine devrait être distribuée pendant six ans dans 1es zones d'extension lorsque Ia charge microfilarienne de Ia communauté est supérieure à 10,pour êvi.ter 1'apparition et 1'aggravation des atteintes oculaires, partout où 1a lutte antivectorielle est menée parallèlement. Au bout de cette période, 1'épandage de larvicides aura ramenê les réservoirs de parasites à un niveau où 1e risque de maladie oculaire sera nég1igeable. Durant cette période le Programme continuera de fournir lrivermectine au nom des Pays participants. 12. Le Comité a examiné 1es activités de dêvolution en suivant un schéma prêcis qui sera également suivi lors des futures discussions du CCE sur cette question ce qui permettra de surveiller plus facilement les progrès rêalisés dans ce domaine. Le CCE a souligné quril importe que 1'0CP et le Bureau régional de 1'0rganisation mondiale de la Santé pour lrAfrique (0MS/AFRO) apportent une aide au Pays partici-pants pour recueillir en analyser les informations concernant Ie processus de dévolution et encouragent les autorltés nationales à prendre en considératlon certaines questions teIles que Ia sensibilisation de la population à 1a maladie et aux mesures de lutte ainsi que certains aspects comportementaux pertinents. JPC11.3 ( ocP/EAC/90. 1 ) Page / 13. Le Comitê a réaffirmé la nêcessitê d'intégrer la surveillance et Ia maltrise de I'onchocercose dans 1e cadre des activités gênérales de santê publique des pays concernés et a soulignê qu'i1 appartenait au Comité des Agences parrainantes et à 1'0MS/AFR0 de faciliter 1es dêmarches des Pays participants auprès de Donateurs pour que ceux-ci appuient la mise en oeuvre de leurs plans de dévolution. 11 s'est féIicité de 1a participation croissante de 1'OMS/AFRO au processus de dévolution et a encouragé 1'OCP à continuer à aider les Pays participants à élaborer leurs plans de dêvolution. 14. Le Conitê a soulignê f importance de Ia formation dans les activités de dévolution et a encouragê 1'0CP à poursuivre ses efforts dans ce domaine. 11 a également recommandê que Ie Programme contribue à 1'amélloration des communications entre les pays pour leur permettre d'échanger en temps voulu des données d'expérience sur Ia mise en oeuvre de Ia dêvolution. Le Comitê a aussi estimé qu'iI était indispensable de donner une définition claire de la recrudescence et a soulignê qu'iI êtait urgent de disposer d'une épreuve de diagnostic si.mple, +êXÉ+gg§*Sg-et spécifique. Le Conité compte qu'un rapport lui seraprésenté à Ia prochaine-session sur 1es progrès réalisés en vue d'aboutir à une dêfinition opérationnelle de Ia recrudescence. 15. Le progranme de recherche et de dêveloppement du Projet de Chimiothérapie de 1'Onchocercose (OCT) a étê exaniné. Ciba-Geigy a montré lors d'essais cliniques réaIisés en Amêrique latine que le composé CGP 6140 prêsente une activité macrofilaricide de 70-751 sur 1es patients atteints d'onchocercose lorsqu'iI est adninistrê à raison de six doses réparties sur trois jours mais son indice thérapeutique est insatisfaisant et son mode d'administration ne se prête pas à une utilisation sur le terrain. L'OCT poursuit donc en collaboration avec Ciba-Geigy Ies travaux de mise au point au stade préclinique d'un produit analogue, potentiellement supêrieur, CGI 18041, et les essais cliniques sur des volontaires devraient débuter dans le courant de 1991. Malheureusement, aucun autre produit pouvant faire 1'objet d'essais cliniques n'a étê identifié mais compte tenu des avantages opêrationnels pour la maîtrise de 1'onchocercose d'un macrofilaricide inoffensif et efficace, le Comité a recommandé que 1'OCT poursuive son programme de recherche et de dêveloppenent et a pleinement appuyé une proposition des Dlrecteurs d'OCP et de TDR visant à Ia mise en oeuvre d'un projet conjoint de chimiothérapie. 16. Le Comité a examiné un projet de Plan d'Operations pour Ia quatrième Phase financière (L992-7997 ) qui, après insertion des suggestions des membres du CCE, sera examiné par Ie CAP avant d'être présentê à Ia réunion des Donateurs en octobre 1990. La version finale sera soumise au CCP aux fins d'approbation en 1ÿÿ1. Le projet de Plan d'Operations présente cinq options stratégiques possibles avec Ies incidences financièresqui en découlent. Après avoir examiné ces options, 1e Comitê a jugê que, compte tenu des coûts et des possibilités de financement par les Donateurs pour la quatrième Phase financière, I'option la moins onêreuse, à savoir I'option numéro 5, est Ia seule qu'iI soit réaliste de mettre en oeuvre. Le Comitê a recommandé que 1e Directeur du Programme détermine quelles seraient 1es consêquences nêgatives d'une réduction des opérations au-dessous du niveau de l'option !, nota.nment d'une nouvelle rêduction des effectifs, deI'emploi drinsecticides moins onéreux et de la diminution des heures de vol. t7. Les membres du Comitê et de I'Equipe de la Revue externe ont procédé à des échanges de vues. Une attention particulière a été accordée à divers aspects de Ia dévolution et aux options stratêgiques pour Ie Programme et pour Ia phase postérieure à 1'OCP. 18. Le Comité a examiné 1es besoins en matière de recherche et a recommandé que le plus haut niveau de prioritê soit accordé à la recherche de nouveaux larvicides et à 1'amêlioration des formulations des composés exi.stants, à 1a recherche d'un nacrofilaricide et à la nise au point d'une épreuve de diagnostic révélatrice et spécifique pour Ie diagnostic précoce de f infection. La liste complète des recommandations en matière de recherche et I'ordre de priorité êtab1i figurent dans Ia section M. du rapport. JPC11 .3(oÇP/EAc/9O.t) Page B 79. Le Comitê a formulé les principales recommandations suivantes ! a) redêfinir comme suit I'objectif du Programme : "êliminer 1'onchocercose entant que maladj-e importante sur Ie plan de 1a santé publique et en tantqu'obstacle au développement socioéconomique dans toute 1a zone du programme et faire en sorte que les Pays participants soient en mesure de préserver cette réalisation"; b) En ce qui concerne Ie Plan d'Opérations pour 1a quatrième Phase financière, Iepersonnel du Programme devrait indiquer quelles seraient tes conséquences nêgatives de toute nouvelle réduction budgétaire sur les objectifs du Programme; c) Les conclusions du Programme devraj.ent être êtayées par des documents(publications, manuels etc) de façon que 1es Pays participants disposent de Iaplus large documentation technique possible durant re processus dedévofution; d) améliorer les communications interpays afin de faciliter la coordination et Ia surveirlance des activités nationales de dévolution par les paysparticipants; e) pour autant qu'iI n'y aj.t pas de conflit d'intêrêts, Ies représentants des compagnies pharmaceutiques devraient être incitês à participer aux réunions duGroupe de travail scientifique et du comité drori.entation de 1'ocr. A. OUVERTURE DE LA SESSION 20. La onzj-ème session du Comité consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue à Ouagadougou, au siège du Progranme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de l'Quest, du 11 au 1!juin 1990. 2L, Dans son allocution d'ouverture Ie Directeur du Programme a souhaité chaleureusement Ia bienvenue aux membres du CCE, notFmment au proflesseur J.S. Dial1o rêcemment dêsigné conme membre du CCE, au Dr H.H. de Iongh reprêsentant du Groupeécologique et au Dr G. Imboua-Bogui représentant du Bureau régional de 1'OMS pourlrAfrique. 11 a également souhaité 1a bienvenue au Professeur Gerald lrlebbe, chef deI'Equipe de 1a Revue externe de 1'OCP et à ses coIIègues, soylignant que le progromme avait la chance que des membres de cette équipe se trouvent$éns la zone du prolranme pour assister aux dêIibêrations du CCE et rencontrer ses membres.' Urre êtroite collaboration entre lrEquipe de 1a Revue externe et 1e CCE est un élément important pour 1'êxécution efficace du mandat de 1'Equipe. 22. Le Directeur du Programme a ensuite expliqué que durant l'annêe écou1êe 1e Programme nravait pas êté confrontê à des problèmes majeurs de réinvasion vectorielle etde résistance aux larvicides et que par consêquent 1es opêrations s'étaient dêrou1ées defaçon assez satisfaisante. Toutefois il existait de profonds motifs d'inquiétude du faitde Ia hausse des coûts du Programne, imputable pour 1'essentiel au taux de change do11ar EU/Franc CFA (282-285 francs CFA pour 1 dollar EU en juin 1ÿÿO contre ll8 francs CFA lorsde 1'élaboration du budget pour l'annêe 1990 en 1989), à I'augmentation des dêpenses depersonnel (au taux d'environ t3'l pac an actueflement et à Ia nécessité d'acheter unlarvicide plus onéreux pour remplacer Ie chlorphoxime qui ne fait plus partie des produitsdont dispose Ie Programme. Le Directeur du Progranme a donc instamment demandé au CCE deprendre ces facteurs en considération lorsqu'il étudierait différent,s scénarios opérationnels pour Les années à venir. 11 a d'autre part souligné que 1'obtention desfonds nécessaires soulève des difficultês de plus en plus grandes et qu'i1 faudra en tenir compte lors de 1'exanen des diverses options stratégiques pour Ia quatrième Phasefinancière (1992-1997). Les Donateurs ont été extrêmement généreux et continuentd'appuyer pleinement 1e Programme. Néanmoins, i1 sera difficile de maintenir les contributions à leur niveau actuel et des mesures d'austérité budgêtaire très sévèresdevront donc être prises pour la quatrième Phase financière. JPC11 .3 (0CP/EAC/90.1) Page ÿ 23. Dans sa déclaration liminaire, le Président du CCE a remercié 1e Ditecteur du Progrnmme pour les excellentes sêances d'informations techniques dont avaient bênêficiê les membres du CCE deux jours plus tôt. Les membres du CCE êtaient aussi reconnaissants au personnel du Progremme de leur avoir dj.stribué avant Ia session des notes d'information écrites qui avaient grandement facilité les explications orales. 24. Le Prêsident du CCE a souhaité 1a bienven,[e au responsable et aux autres membres de I'Equipe de Ia Revue externe, rêaffirmant les vuès du Directeur du Programme sur lrimportance d'une collaboration êtroite entre le CCE et cette Equipe au moment important où sont élaborés Ies plans en vue des opérations pour 1a quatrième Phase financière. Pour terminer, i1 a remercié 1es membres du CCE de leurs rapports concernant 1es visites sur le terrain dans 1'aire du Progranme en 1ÿBÿ et 1990 (voir par. 131 et 1J2 pour de plus amples détai1s). ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 25. Le Comité a adoptê I'ordre du jour ci-après Ouverture de 1a session Adoption de l'ordre du jour Suite donnée aux recommandations de 1a dixième session du CCE Questions découlant de la dixlème session du CCP Informations sur des questions administratives et financières Rapport de 1a onzième session du Groupe écologique Examen des opérations de lutte antivectorielle Examen des activités d'évaluation et de surveillance épidêmiologiqueLutte contre 1a maladie avec I'ivermectine Dévolution Exnmen du Projet de Chimiothérapie de I'Onchocercose Examen du projet de Plan des Opérations pour la quatrième Phase financière(1992-7997) Priorités en matière de recherche Revue externe de 1'0CP Questions diverses Date et lieu de 1a douzième session du CCE Adoption du rapport C1ôture de la session C. SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DE LA DIXIEME SESSION DU COMITE 26. Le Directeur du Programme a expliqué que certaines des questions qui étaient à 1abase des recommandations de Ia dixième session du CCE seraient examinées dans 1e cadre despointd pertinents de l'ordre du jour de 1a prêsente session. Tet êtait notamment le casde la chimiothérapie, de 1a dévolution et des propositions relatives au plan desOpérations pour 1a quatrième Phase financière. 11 a êgalement étê rappelê que 1a suitedonnée aux recommandations de Ia dixième session du CCE est examinée dans les documents detravail pour Ia onzième session du CCE ou a été exposée oralement ou par écrit au coursdes séances d'information. 27 En réponse à certaines questions, le Directeur du Programme a informé 1e CCE que i) il avait êté fait appel aux services de 1'OMS/TDR pour savoir commentprocéder aux études sociologiques/anthropologiques concernant la sensibilisation de Ia communauté à I'onchocercose et au retour des simulies, A B c D E F G H I J K L M N 0 P o R B JPC11.3 (ocP /EAC/9O.7) Page 10 1 ii) des mesures avaient êté prises afin d'obtenir un équipement plusperfectionnê pour les activitês de documentation sur 1es Iésionsoculaires, iii) un glossaire des termes couramment utilisés dans le cadre du progranmeétait en cours de préparation et serait bientôt disponible en anllais eten français. iv) Ie nombre de revues scientifiques publiées par Ie personnel du programneet certains collaborateurs avait considérablement àugmenté. 28 ' Le Comité s'est féricité des progrès réa1isés dans 1a mise en application desrecommandations formulêes à sa session précédente. A son avis, deux domaines devaientretenir davantage 1'attention, à savoir Ia recherche et 1a documentation concernant ralutte contre 1'onchocercose. En ce qui concerne 1a première de ces questions, re comité aconseillé au Programme d'explorer 1es possibilitês d'encourager les institutions localeset 1es organismes de financement à effectuer des recherches concernant ra lutte contreI'onchocercose' on pouvait êgalement demander au ccP de faire connaître ses vues en ramatière' S'agissant de la seconde question, 1e Comitê a souligné f intérêt de mettre à 1adisposition des Pays participants une documentation technique plus vaste afin de faciliterIa mise en oeuvre du processus de dévolution. D. QUESTIONS DECOULANT DE LA DIXIEME SESSTON DU CCP 29 ' Le comitê a étê informé par son Président des vues exprimées à Ia dixième sessiondu CCP sur un certain nombre de questions qui continuent de préoccuper Ie CCE. 30' Le ccP a pris note, sans formulefd'objection, de la recommandation formulée à ladixième session du ccE visant à poursuivre péndant quatorze ans les opérations d,êpandageaérien de larvicides dans certaines z.ones d'extension, ce qui a étê consigné dans lecommuniquê final 31' Le CCP a reconnu qu'iI importait de mettre au point un macrofilaricide avant ouaprès que Ie Programme ait pris fin et a admis 1a nécessité d'examiner soigneusement raquestion du financement des recherches en chimiothérapie avant la fin de Ia troisièmePhase financière' De même, Ie CCP a reconnu combien i1 importe aux fins de 1a dévolutionde mettre au point une épreuve efficace permettant 1e diagrrostic précoce de1'onchocercose. 32' Le ccP a reconnu f importance du rôIe incombant à I'oMS/AFRo dans Ia dévolution etattend avec intérêt Ie rapport que 1'OMS/AFRO a accepté de présenter à ra prochaj.nesession du CCP, concernant sa participation à ce proàessus. 33' Le CCP a approuvé Ie mandat concernant la Revue externe. Ce mandat se veut plutôttourné vers I'avenir que vers 1e passé et met I'accent sur 1a dévolution, re développenentsocioéconomique et la gestion. ce qui est de 1a plus haute importance pour re programmec'est que 1a Revue externe aura lieu au milieu de I'année 1990 au moment où sont élaborés1es plans pour 1a quatrième phase financière. 34' Sur lrimportante questlon du financement, il a été annoncé à 1a dixième session duccP que durant l'annêe 1989 Ie déficit pour Ia troisième phase financière avait été ramenéde us $B millions à us $4,! mi11ions. ce résurtat a pu être obtenu grâce à1'accroli-ssement des contributions des Donateurs actuels et à 1a participation au programnede trois nouveaux Donateurs. JPC11.3 ( 0cP/EAc/90. 1 ) Page 11 E. INFORMATIONS SUR DES QUESTIONS ADMINISTBATIVES ET FINANCIERES Economies réa1isées 35. Le Comitê a êté informé des effets dêfavorables sur Ie budget de I'effritenent continu du dollar EU au cours de l'année êcoulée et de l'augmentation considérabte du coûtdu Progremme. Toutefois, des mesures d'austérité rigoureuses ont permis de réaliserd'importantes êconomies qui ont permis dans une large mesure de combler 1e déficit defi.nancenent de US $4,5 millions qui existait en décembre 1989. 36. S'agissant des opérations du Progrnmme, les économies les plus importantes ont été réalisêes grâce aux mesures suivantes : rêduction du nombre d'heures de vo1 grâce à une utilisation optimale des circuits d'épandage aérien, réduction des vols de prospection et application optimale des traitementslarvicides t , rêduction de la consommation de larvicides et de carburants grâce à Ia recherche de prix plus intêressants, une meilleure organisation des dépôts et1'optimisation des opérations d'êpandage de larvicides, rêorganisation du personnel du réseau d'évaluation entomologique dans I'aireinitiale. 37. Sur le plan administratif des économies ont été réalisêes par 1es moyens ci-après : - nouvelles réductions de personnel, - anêlioration des procédures d'achat des fournitures, I - contrôle rigoureux du nombre de vêhicules, diésêlisation plus poussée et utilisation optimale du réseau garages,/ateliers. 38. Le CCE a félicité Ie Progranme pour Ie succès de sa politique dréconomie menêe avecrigueur sans que pour autant Ia qualité des opérations soit compronise. Le programme aainsi pu combler le dêficit financier imputable à des circonstances indêpendantes de savolonté. Le CCE a souligné quril ntauraj.t pas été possible de réaliser des économies supplênentaires sans nuire à 1a qualité des opérations ou abandonner lrobjectif du Progremme. Séminaires 39. Le Comité a étê informé que deux séminaires de gestion avaient rêcemment eu lieu ausiège de I'OCP à Ouagadougou. 40. Afin d'examiner systêmatiquement les questions administratives particulières auxpays de I'extension ouest, un séminaire s'est tenu en février lggo à liintention des cinq coordonnateurs nationaux de I'extension ouest et de leurs adjoints et assistantsadministratifs. Les principales questions ci-après ont étê abordées : cadre juridique et fonctionnement des équipes nationales, transports et communications, finances, personnel, fournitures, services et bâtiments. 4f. Enfin, diverses notions générales touchant la "gestion[ ont êtê exposées. Le séminaire a formulé une série de recommandations sur chacune des questions sus-indiquéesafin d'améliorer Ia coordination et Ia rationalisation. JPC11.3 (ocP /EAC/gO.t) Page 12 42. Selon une tradition établ-ie en 1987 durant la crise financière de l'OCp, unsêminaire annuel de gestion pour 1a zone initiale du Programme a été organisé en avril1ÿÿ0, avec 1a participation de tout Ie personnel de Ia catégorie professionnelle y compris1es chefs des secteurs, des zones opérationnelles et des bases aériennes. La mlse enapplication du budget de 1ÿÿ0, la préparation de 1a quatrième phase financière et Iadêvolution ont été exeminées. Le thème de la t'gestion" a également occupé une placeimportante et a suscité une participation active de 1a part de toutes les personnesprésentes (1e rapport sur Ie séminaire a été distribué aux membres du CCE). 43' Le Comitê est convenu que ces séminaires jouent un rôle important pour 1e personnelde 1'0CP et des Pays participants et ont une incidence bénéfiqrr" =r. l'ensemble duProgramme. Budeet de 1 990 44' Rappel a étê fait devant le Comité des changements survenus dans re taux de changedu dol1ar EU par rapport au franc CFA entre Ie momànt où Ie budget de 1ÿÿ0 a été é1aboréet celui où i1 a êté effectivement mis en application. Compte ienu du fait qu'environ !!ldes achats du Programme sont effectués en Francs cFA iI en àst résu1tê pour re progranmeune perte du pouvoir d'achat d'environ US $2,! millions en 1ÿÿ0. Des mesures d'austéritécontinuent d'être appliquêes mais pour certaines conposantes du programme i1 est peuprobable que de nouvelles économies puissent être réàlisées. par exemple iI est fort peuvraisemblable que 1'on puisse procéder à de nouvelles réductions des effectifs.Néanmoins' 1e Progrâmme s'êfforcera, autant que faire se peut, de rester dans les limitesdu budget approuvê pour 1990. Plan drAction et Budget pour 7991 4l' Le Comitê a été invitê à examiner les incidences techniques et financières desoperations envisagées pour 1ÿÿ1 sur Ia base de quatre options en matière de lutteantivectorielle- Chacune de ces quatre options implique un niveau de financementsupérieur aux projections faites antérieurement poür 1991 et les principaux facteursresponsables de cet accroissement sont les suivants : - taux de change do11ar EU/Franc CFA s'établissant à 1:28! en juin 1ÿÿ0, - personnel - bien que Ia situation des effectifs demeure stable 1es dépenses depersonnel augmenteront de US $1,1 mitlions, - nécessité d'acheter de plus grandes quantités drinsecticides pour reconstituerles stocks réduits à l'excès en 1999, - achat prévu d'un insecticide (pyraclofos) pour remplacer un composé(chlorphoxime) dont re prix êtait beaucoup moins étévé. 46' Après avoir pris connaissance des quatre options et des budgets - programmescorrespondants s'échelonnant au total entre US $35,7 (option 1) et 4O,o millions (option4), re Comité est convenu que, compte tenu de Ia situation financière, le progrsmme devaitchoisir 1'option 1. Cette option prévoit des opêrations de Iutte, selon que de besoin,dans l'aire initiale du Programme et dans ta partie Ia plus méridionale de 1a zoned'extension ouest. L'ivermectine sera distribuêe dans toutes les rêgions où sonutillsation s'impose compte tenu des critères épidémiologiques, qu'eiles soient ou noncouvertes par 1a lutte antivectorielle. 4l ' Un représentant de la Banque mondiale a rappelé que conformément au pfand'Operations modifié pour 1a troisième Phase finantière (1986-199i) ili sert de base auxdemarrdes de financement adressées aux Donateurs, le projet de budget pour L99t s'é1ève àus $29,ÿ mi11ions, soit us $5,8 millions de moi.ns qrà t. budget réquià, d,après lesestimations' pour Ia mise en oeuvre de l'option 1. Afin de èombler 1e déficit, il seranêcessaire de puiser dans 1a réserve de sécuritê du Fonds de 1'Onchocercose d,un montantde us $10 millions qui sera ainsi abaissée à un niveau précaire. JPC11.3 (ocP /EAc/go.t) Page 1J F. RAPPORT DE LA ONZIEME SESSTON DU GROUPE ECOLOGIQUE 48. En I'absencç-qu président du Groupe écologique placé dans l-'impossibilitêdrassister à 1a 11eme session du CCE, un résumé àu rapport de 1a onzième session du Groupeécologique a étê présenté par un membre de ce Groupe. 49. Le Comitê a été informê que le Groupe écologique s'êtait vu dans l,obligationd'exprimer sa prêoccupation devant 1'utilisation aécrue en 1989 de 1a perméthrine et ducarbosulfan qui sont des larvicides plus toxiques. Bien que Ie Groupe écologique aitdonné Ie feu vert pour lrutilisation opêrationnelLe du pyraclofos, Ie programme avait étêinstâmment priê d'intensifier ses efforts en vue d'obtenir des formulations améIiorées deBaçil1us thurinEiensis H-14 (8.t. H-14) et d'encourager f industrie des pesticides àprésenter de nouveaux composés aux fins d'évaluation. A cet égard il a été signalé qu,uncertain nombre de nouveaux composés (y compris un pyréthrinoldà de synthèse, 1àbioresméthrine, et un organophosphate, 1e phoxime) sont actuellement à l-'étude. Denouvelles recherches sont également en cours sur re pyraclofos. 50' Bien qu'on ait observê un impact accru de la pernéthrine sur 1es invertébrésaquatiques par suite de I'utilisation de ce composé s,lr r." plus grande échelle, aucuneffet des opérations larvicides sur les poissons n'a été déce1ê. Des représentants deséquipes nationares d'hydrobiologie ont rencontré des membres du Groupe écologique et ontfait un certain nombre de suggestions pour améliorer les progrrmr"" à" surveirlanceaquatique et adopter de nouvelres voies de recherche. Reconnaissant f intêrêt des travauxdes équipes nationales d'hydrobiotogie le Groupe écorogique a recommandé que le programmeIeur apporte un appui totaI. 57' Le Groupe êcologique a été favorablement impressionné par la mise au point denouveaux systèmes d'analyse pour interpréter les données de surveillance.aquatique etprédire 1'êvolution des communautés aquatiques exposées aux larvicides. L,exploitation deces nouveaux types d'analyse sera d'une grande utilité pour interpréter une grandequantité de données générales et pour étudier les refuges d'un large éventair d,organismesnon cj'bles' ces analyses et de nombreuses autres se trouvent facilitées par lexpansionde 1a base de données sur I'envj.ronnement du Programme. Toutefois, Ies travaux doiventêtre poursuivis afi,n d'amêliorer Ia base dg données et il a donc été conse1lré auPrograrnme de s'assurer 1e concours d'un consurtant extérieur. 52' En ce qui concerne la zone d'extension ouest, 1e Groupe écorogique a estimê ques'iI est nécessaire de poursuivre 1a surveillance des rivières en Siàrra Leone, cesactivités ne s'imposent plus dans 1a partie nord-ouest de Ia zone où la faune estsimilaire à ce11e de I'aire initiale du programme. 53' Le Groupe êcologique a noté qu'une suj.te appropriée avait été donnée à dix-huit desvingt et une recommandations formulées à sa dixième session. Toutefois, ir a jugénécessaire d'accorder une attention accrue aux études sur l-es refuges, à ra formationd'hydrobiologistes en Sierra Leone, à 1a publication des données de surveil]ance et à1'octroi d'un appui supplémentaire aux équipes nationales pour leur permettre d,élargirLeurs travaux et leurs activités touchant 1'environnement et leur donner res moyens defaire face à un grand nombre de problèmes environnementaux durant la période qui suivra rafin des activités de 1'0cP. Enfin le Groupe écologique a approuvé Ie programmed'activités hydrobiologiques pour 1990/199i. 54 ' Le CCE a exprimé sa satisfaction concernant 1e rapport de 1a onzième session duGroupe écologique et a féIicité les équipes d'hydrobiologie du programme et des paysparticipants pour avoir appliqué avec zèle et dévouement les direciives du Groupeécologique. Tout en reconnaissant que 1es questions d'ordre généra1 touchantI'environnement, notâmment 1'utilisation de pesticides dans l,agriculture ainsi que 1erepeuplement, sortent du cadre du mandat du Èrogramme, le CCE a noté avec plaisir 1esefforts déployés pour initier les hydrobiologi.sles à un plus large éventail- de questionset de techniques concernant ra survài1lance de L,environnement. JPC11 .3 (ocP /EAc /go . 7\ Page 14 55' Après avoir examiné certains aspects plus précis de 1a surveillance aquatique, 1eCCE a été d'avis que des études devraient être enireprises sur 1'apparition et lasignification drune résistance aux insecticid." p""ri les organismàà aquatiques non ciblesnotamment parmi les invertébrés qui sont Ie plus exposés aux opérationJ larvicides duProgramme. Le CCE a également demandé instamment que des informations soient recueilliesconcernant les effets de Ia perméthrine sur les organismes non cibles en dehors de la zonedu Programme afin de parvenir à une meilleure "orpréh.rrsion de f impact de ce composélorsqu'il est utilisé dans la zone du programme. 56' Avant 1a clÔture des débats sur ce point de 1'ordre du jour 1e CCE a été infornéqu'une mission d'étude de 1'environnement, parrainée par 1es pays-Bas, avaj.t visitê l,airedu Programme au début de 1990 pour exâminer différents aspects de la surveillance aquatique et recueillir des informations sur les effets secondaires que Ia lutte contre1'onchocercose poumait. avoir sur lrenvironnement. Le Directeur et i" pa""orr.rel duProgramme examinent actuellement le projet de rapport de 1a mission qui sera ensuj,teprêsenté au gouvernement des Pays-Bas, accompagrrê de recommandations sur ra suite àdonner. G. EXAMEN DES OPERATIONS DE LUTTE ANTIVECTORIELLE 57 ' Le CCE a êté informé que des opérations de lutte antivectorielle ont été engagéesdans certaines parties de l'extension ouest (à I'exception du Mali occidental et de LaGuinêe-Bissau) et ont êté poursuivies pour Ia deuxième année consécutive dans la zoned'extension sud. Toutefois iI a dans 1e même temps été possible d,interrompre 1,épandagede larvicides sur I'ensemble du territoire du Burkina Faso et du Niger. Le CCE a prisnote de ce progrès avec satisfaction. 59 Le CCE a également noté qu'a1ors que les opératj.ons de lutte antivectorielles'étaient intensifiêes dans ra zone d'extensi,on oLest, 1'unité de lutte anti.vectorielle(VCU) avait êté en mesure de rêduire à Ia fois 1e nombre d'heures de vo1 et les quantitésd'insecticides utirisês, par rapport à 1'année prêcêdente. ces rêductions avaient pu êtreréaIisêes margré re dêbit accru de la rivière à Ia suite des pluies particulièrementfortes de 1989. 59' Le fait que 1es opérations de lutte antivectorielle du programme n,ai-ent pas êtégravement entravées par une résistance aux insecticides confirme Ie bien-fondê de 1apolitique drutilisation des insecticides en rotation suivie par le programme. Le CCE aégalement noté avec satisfaction que la réinvasion vectorielle au nord de la côte d'Ivoireet au sud du Burkina Faso continuait d'être stoppée grâce à l'êpandage de larvicides dans1e bassin supérieur du Sassandra en Guinée, t.rrài" que des rêsultats analogqes étaientobtenus en Guinêe orientale et dans 1e sud du Mali àr roy.., d'un traitement parinsecticides des gites larvaires des vecteurs savanicoles dans 1e nord de Ia Sierra Leone.11 a étê reconnu qu'iI est impossible d'empêcher f infiltration de simulies venant duNigeria 1e long de 1a frontj-ère orientale du Programme. En conséquence, on srattend queIes potentiels de transmission annuels demeurent supérieurs aux niveaux acceptables. 60' Le CCE a souligné combien i1 importe que le Programme poursuive l-es recherches envue de mettre au point de nouveaux larvicides, notamment des composés appartenant à desgroupes peu susceptibles de présenter une résistance croisée avec ceux dêjà utilisés. LeCCE a également instamment prié te Programme d'intensifier 1es démarches auprès deI'indusçrie des pesticides pour 1'encourager à présenter des composês aux finsd'éva1u{tion et a fermement appuyé les activités du Programme relatives aux essais et à Iamise au point d'insecticides. 6t. Tout en se réjouissant de ltefficacité du pyraclofos (larvicide opêrationnel 1eplus récent), 1e CCE s'est montré préoccupé par son coût é1evé et par le retard apporté àsa mise à disposi.tion du Programme en quantité suffisante. Etant donné que 1e chlorphoxime a cessé d'être fabriqué, Ie CCE continuera de suivre avec 1a plus grande attention les essais en rivière proposês pour 1e phoxime et des formulations anéliorées deB.r. H-14. 62. Le CCE a fê1ici Ie Progranme pour avoir établi un rêseau de surveillance entomologique dans I' JPC11 .3(0cP/EAc/90. 1 ) Page 1! .ble de 1a zone drextension ouest et pour avoir entrepris des 'appui de cette rêalisation. Le ccE a confirmé la nécessité de ons du ccE concernant 1a recherche sur les vecteurs et lestte antivectorielle figurent dans 1a section M du présent rapport. activités de form àIpoursuivre Ia format vecteurs compatibles des entomorogistes nationaux aux méthodes d'identification des Ia nécessité de mener 1es besoins opérationnels du Programme, compte tenu notamment de enquêtes entomologiques durant 1a dêvolution. 63. Le CCE a étê de constater que Itentrée en vigueur du nouveau contratd'épandage aêrien n' t soulevê aucun problème majeur. Toutefois iI a été noté que 1arotation des pilotes par intermittence des problèmes. L'efficacité aérodynamique etle bon fonctionnement nouveau natériel d'application des larvicides (y compris tesimprimês drordinateur .ndiquant les paranètres opêrationnels des circuits de traitementainsi que la mise au t et lrutilisation d'un programme d'ordinateur destinê à rédui re1e nombre d'heures de 1 devraient permettre de rêaliser de nouvelles êconomies dans cedomaine d'activités du Programme. 64. Le CCE a noté depuis un an environ des progrès considérables avaient étéréalisés dans 1'enregi trement des données cytotaxonomiques informatisées sur 1es vecteurset que ces données, 1êes avec les informations sur 1es formes de résistance auxinsecticides consti ent un important outil de gestion des futures opérations delutte antivectorielle. Au sujet de la cytotaxonomie des vecteurs , 1e CCE a égalementsouligrré Ia nécessité publier officiellement, 1e plus rapidement possible, 1esdescriptions de toute l1e espèce de simulium identifiée dans la zone du programme 65, Les recommanda questions liées à 1a H EXAMEN DES ACT ITES D'EVALUATION ET DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE 66. Les membres du épidémiologique et de 1a pêriode exaninée. devenait de plus en pl ont féIicité Ie personnel du programme chargé de 1'évaluationdistribution de f ivernectine pour les résultats obtenus durant 67. Des cartes 1a zone OCP et 1' iologiques ont maintenant été êtablies pour 1a najeure partie de traitêes par I'ive soulignée. de ces cartes pour le choix des communautês qui serontine et pour la planiflcation des stratégies de Iu tte a êté 68. La nécessité de poursuivre 1es recherches dans le domaine du diagnostic précoce aretenu 1'attention, tenu par ailleurs de f intêrêt limité des biopsies cutanéespour les populations t téesàfi vermectine. A cet égard i1 a été fait mention de 1acollaboration avec TDR et des récentes études entreprises en commun lors d'une rêunion deboursiers de 1a Commi des Communautés européennes qui s'est tenue à 1'universitêd'Heidelberg en t989 et qui a été suivie au début de 199o d'une réunion à Genèveparrainée par TDR (vo également Section M). 69. Les résultats absence d'infection larvicides dans 1es ans. 1'évaluation épidémiologique (très fai.bles niveaux de préva1ence,z les enfants etc.) ont êtayé Ia dêcision de cesser 1' épandage de où Ia lutte antivectorielle est menée avec succès depuis 14 a étê reconnu que le rôte de 1'unité d'Evaluation épidêmiorogiqueimportant dans le cadre de 1a dévolution. JPC11.3 (ocP /EAc/90.r) Page 16 70' Le modè1e épidêmiologique srest avéré fort utile pour prévoir les effets à longterme des opérations larvicides et de la distribution d'ivermectine à I,ensemble de Iaconmunauté' rI a été reconnu que 1e modèle joue un rô1e déterminant dans ta prévision descirconstances propres à engendrer une recrudescence et des effets des diverses modalitésde lutte contre Ia recrudescence par f ivermectine. Le modète est aujourd,hui un outilopérationner constnmment affinê qui a dêjà permis d'identifier les reii.ons où 1esimperfections de 1a lutte antivectorielte sl"c"orp"grrent d'une dimin.riion plus lente queprévu de la charge microfilarienne de ra "orr.rrrurié (cMFc) et de ra fràvatence de1 rinfection. 7l' Le CCE a exnminé 1es critères de cessation des opérations larvicides qui demandentà être constâmment réexaninés. A I'heure actuelle 1es opérations larvicides sontinterrompues au bout de 14 ans si Ia diminution de la CMFC et 1a prêvalence desmicrofilaires dans la peau dans 1es villages indicateurs sont conformes aux prévisions dunodèle' En outre, i1 ne doit y avoir aucune incidence significative de l,infection (ycompris chez les enfants nês depuis le début de Ia lutte antivectorietle) durant lapériode couverte par 1es opérations de rutte et fes rêsultats des êtudes effectuées surdes groupes représentatifs dans 1es vilrages avoisinants doivent concorder avec ceux desvillages indicateurs. Au cas où ces critères ne sont pas remplis, des enquêtes dêtai11éesdoivent être entreprises pour dêterminer 1e risque de recrudescence de l,infection et pourestimer Ia durée supplémentaire nêcessaire des opérations larvicides. 72' En ce qui concerne la dévorution, ir a été notê que l,unitê chargée de l'évaluationet de 1a surveillance êpidémiologique avait apportê une contribution substantielle par desenquêtes, la préparation et la mise à jour de protocoles, Ia formation et la supervisiondes équipes nationales. 73' Enfin, le CCE a estimê que 1e risque potentiel de transmission d,infections viraleslié à 1a procêdure des préIèvements cutanés exige que ra technique soit surveirlêe enpermanence par Ie Programme et 1e personnel national. I. LUTTE CONTRE LA MALADIE AVEC LIIVERMECTINE 74' En 1989 1'ocP a traité prus de 116 oo0 personnes par f ivermectine. La couvertured'une population donnée a été de I'ordre ae 6Oi, a sa.roir 751 de personnes infectées pour1a première dose et 951 de personnes infectées pour le second traitement annuar. Laquestion de savoir s'i1 conviendrait de traiter à intervalles plus rapprochés qu,une foispar an a été examinêe mais 1es données actuelles ne permettent pas de penser que ramaitrise de 1a maladie oculaire s'en trouverait grandement ané1iorêe. Toutefois lapossibilité que le traitement à j-ntervalles plus rapprochés puisse avoir un effet sensibledurable sur la transmission demande à être examinée plus avant. 75' L'inocuité de lrivermectine a êté confirmêe. une survei,rlance de 36 heurescontinuera d'être assurée par un membre de 1'équipe pour des raisons sociares tout autantque médica1es. 76' Les communautés à traiter ont jusqu'ici été sêlectionnêes sur 1a base du risque decêcitê onchocerquienne. Des cartes dêtai1lêes établies sur 1a base du risque de cécitêonchocerquienne. Des cartes détaill-êes étabries sur Ia base de biopsies cutanée ontpermis d'identifier les populations dont 1a charge microfilarienne àe ta communautê (cMFc)est êga1e ou supêrieure à 10 mf/s. Dans les régions forestières de Sierra Leone onconsidère que Ies communautés dont la CMFC dépaise 2J nl/s présentent un risque de cécitéonchocerquienne. a 77. En réponse àlimité de f ivermec' rapide des microfilai élevêe dans une zone semblerait qu'une anê action de suivi à 78. Bien que 1e communauté, ait rêservoir humainpossible de limi distribution dripopulation cible contre 1a morbiditê de cécité onchocerqu 79. Des études montré que Ie traikératite scIêrosante ne possède pas de d t onchocercose. 80. A ce jour, une communauté s ne s'est pas produite possible avant Ia 8f. Lrivermectine elle s'accompagne d' 1'épandage de larvic naladie oculaire 82. Le seul échec s'est produit au s d'entreposage des destinés au traitemen qu'une étude puisse ê 83. Une rêunion non gouvernementales les ONG se réunissent expérience commune. I'OCP en matière de d 84. Les critères d' concernant 1es mères épileptiques a été 85. L'OCP a contifornalitês concernant d'ivermectine ont été 86. Le CCE a priê(qui implique des hautement sétective e 87. Les recommanda d' ivermectine figurent dans oration se soit produite après l-e second traitement annuel et uneterme est donc prévue. tement à f ivermectine, avec large couverture de I'ensemble de 1ape de diminuer considêrablement Ia transmission (jusqurà 60Z) le ,aines préoccupations exprimées concernant lreffet apparemnentdraprès 1'êtude Asubende ir a êté expliqué que Ie rèpeuplementdans Ia population traitée pouvait être dt à une charge en versfaisant que depuis peu lrobjet d'une lutte antivectorielle. 11 t annuel entraine une régression de f iridocyclite et de Iansi que 1'arrêt de 1'atrophie optique et de la choriorétinite. 0n JPCl1.3(ocP/EAc/go.L) Page 17 sur Ies régions où sévissent des formes moins cécitantes êtude n'a été effectuée sur 1a distribution d'ivermectine dans une recrudescence/réinfection êtant donné qu'une telle situation11 serait souhaitable qu'une telre étude soit réa1isêe, sition. du CCE concernant Ies recherches sur 1a distributionla section M. du prêsent rapport. du ter ite nren est pas pour autant suffisamment réduit pour qu'il soit opérations de lutte dans Ie temps. Au demeurant même si Iaine était utilisée dans 1a lutte contre 1a transmj.ssion, Iat beaucoup plus importante que celle identif iêe aux fins de Ia lutte ne prend en considération que 1es communautés présentant un risque(CMFC êga1e ou supérieure à 10 mf/s). ant sur des personnes traitées dans tes régions savanicoles ont à 1u t c distribuée pendant six ans dans tes zones d'extension partout oùrations de lutte antivectorielte. Au bout de cette pêriodes aura ramené 1e réservoir parasitaire à un niveau où 1e risque deinsignifiant. ait été enregistré jusqu' ici avec f ivermectine est celui quitraitenent effectué à Dienkoa et iI est attribuê à des problèmesA I'avenir, un échantillon de chaque lot de compriméssera conservé et en treposé dans les meilleures conditions pourréaIisée au cas où un nouvel échec se produirait de succès srest tenue en avril 1ÿÿO avec Ies organisationsparticipant à 1a dis tribution d'ivermectine. 11 est prêvu que nouveau et, après avoi r examiné les résu1tats, publient leurONG ont également été invitées à se conformer aux méthodes detribution de I'i vermectine et d'enregistrement. Iusion sont récemment devenue moins sévères. La limitationaitantes devrait être ramenée à une semaine et 1'exclusion des de fournir f ivermectine au nom des pays par ticipants. Lesdemandes adressées è Merck Sharp and Dohme pour Ia fournitureimpl ifiées par Ie Comité d'Experts Mectizan tamment 1e Programme de remplacer Ie terme ,traitement de masse',tions toute entières) par un terme reflétant mieux 1'approcheiblêe adoptée par 1'OCp. JPC11.3 (ocP /EAc/go.r) Page 18 J. DEVOLUTION BB. Un projet de schéma pour 1es discussions sur la dévolution (Annexe II) qui, on1'espère, facilitera des débats bien structurés a été présenté au CCE. Ce schéma fondésur 1'approche de Ia direction par objectifs permet de déterminer ce qu'i1 convient defaire dans 1e cadre des processus conduisant à 1a dévolution et quels rôles peuvent êtredévolus aux différents partenaires, à savoir Pays participants, OCp, OMS, CAp, Banquemondiale' 11 propose êgalement des mécanismes pour surveiller 1es progrès réa1isês dansI'accomplissement de ces diverses fonctions. 89. Certains membres du CCE ont estimé que 1es informations sur l,inventaire desdiverses installations sanitaires n'offriraient qutun intérêt 1imj.tê, d'une part parce quecertaines de ces installations pouvaient ne pas être en état de fonctionner et que d,autrepart diverses tentatives faites dans 1e passé pour obtenir ce type d'informations des paysparticipants s'étaient heurtées à des difficultés. Drautres ,.Àt."= étaient d'avis queces informations existaient mais demandaient à être mises à jour. It a été demandé à1'0CP et à 1'OMS/AFRO d'aider 1es Pays participants à procéder à un te1 inventaire. 90' 11 a été estimé que 1'essentiel êtait de disposer drinformations pertinentes surles programmes fonctionnels existants dans lesquels 1es activitês de lutte contre1'onchocercose pourraient être incorporées. Durant Ia période de dévolution de nombreuxpays devraient êtablir un ordre de priorité des besoins en matière de soins de santé etdurant cette période iI conviendrait de 1es encourager à faire entrer dans reurs plans avec un haut degré de priorité 1es activitês de lutte contre I'onchocercose. 9L' Le CCE a estimé que 1es Pays participants devraj,ent se préoccuper de mener desrecherches socio-anthropologiques dont les résultats permettraient, grâce à l'éducationsanitaire, de faire prendre conscience aux communautês de Ia possibiiité d'une résurgencede Ia transmission de 1'onchocercose. Les institutions nationales et 1es sociologuescapables de mener de te1les recherches devront être recensês et il y aura lieu de dêbattreavec eux des sujets de recherche possibles. 92' La distribution d'ivermecti,ne dans les Pays participants est aujourd,hui effectuéepar des nationaux mais sous 1e contrô1e du personnel de I'OCP et dans ie futur processusde dévolution 1'OCP devra fournir des directives pour permettre 1e diagnostic et 1etraitement dans 1es pays. Dans certains Pays participants f ivermectine est distribuêe endehors du Programme mais 1es informations obtenues des pays par 1'OCp ne laissent pasprêsager que Ia nécessité de rendre des comptes au fabricant puisse soulever desdifficultés. 93' A 1a fin de 1989 I'OCP avait formé l0B ressortisants de pays participants, dont §1travaillent actuellement pour 1ui, 111 participent à des p"og""rrà" nationaux de luttecontre 1'onchocercose et 1O9 a drautres programmes nationaux. TDR a êgalement formé uncertain nombre de nationaux dont i1 convient de suivre Ie cheminement àri,n qu'il ne soientpas perdus pour 1e Programme. 94. La formation de nationaux par 1es Pays participants a commencé dans certains payset i1 est nécessaire de 1'encourager. L'OCP dispose dans chaque pays d'un noyau denationaux qualifiés, capables de lancer des programmes de formation-appropriés. Des manuels pour 1a survej-1lance des activités et dtautres matérie1s didactiques sont utilisés avec profit. rls devront être révisês en tant que de besoin. 95. Des nationaux reçoivent actuellement une formation dans 1eur discipline dans desétablissements nationaux d'Afrique de 1'ouest. En outre, 1e programme est actuellement enpourparlers avec I'Universi.té du Ghana et avec 1'Université JohnÀ Hopkins aux Etats-Unis, concernant 1a formation de nationaux pour 1'obtention d'une maîtrise en santé publique(MPH) . \ JPC11 .3 (0cP/EAc/90. 1 ) Page 1ÿ 96. Le CCE a noré la coordination et Ia surveillance des activités de dêvolutionnationale sont cons conme des fonctions najeures du programme, de 1'0MS et desComités nationaux de tles partenaires en améliorées. te contre l'Onchocercose. Afin de faciliter 1es progrès de tous ' le ccE a recommandé que les communications interpays soient 97. Le CCE a recrudescence. Ie souhait que soit donnée une définition claire de la Après voir longuement débattu de cette questi-on, iI est parvenu à 1aconclusion que lron dispose pas encore de critères quantitatifs permettant de détecterla recrudescence même i la dynanique de celle-ci est assez bien comprise. Le plusimportant dans ce est de pouvoir détecter précocement une résurgence de larecrudescence afin de spécifique permettant vivement encouragê à r rapidenent. 11 faut pour cela disposer d'une épreuve biendépistage prêcoce de f infection. Le programme a donc été pertinents en 1a ma et ,r soigneusenent les données et 1e modè1e de prévisionà faire rapport au CCE à sa prochaine session. 98. Le CCE a jugê techniques, scientifi scientifiques et aux ant drêtablir une documentation sur les profondes connaissanceset gestionnaires de 1'0cp qui sera largement distribuée aux soulignê aussi la itê de couverts par 1e 99. 1'oMS/AFRo fidèIe à sa politique de développement sanitaire fondée sur unscênario en trois et continuera à renforcer 1es systèmes de prestation de soins desanté, notÊmment au opérationnel du district. Les pays devront consacrer 5l aubudget biennal de 1, qui leur est consacré aux activités de lutte contre1'onchocercose. Un stratégique est actuelrement accordé aux services cent raux desninistères de ta san. mais Iraccent a êté nis sur 1a décentralisation pour rendre plusopérationnelles les s tructures des districts et de Ia périphérie. Le renforcement descapacités ges tionnaires à ce niveau demeure une préoccupation prioritaire. 100' Le CCE s'est félicité de Ia participation croissante de 1'oMS au processus dedévolution depuis sa 1Oème session. 11 a êgalement noté avec plaisir que 1,OMScontinuerait dtaider 1es pays à élaborer leurs plans d'action et à coordonner lesressources extrabudgétaires pour ai-der les Pays participants et que le cAp ferait tout sonpossible pour aider les Pays participants à obtenir une assistance bilatérate pour 1a miseen oeuvre de leurs programmes de dévolution. ainsi qu'aux administrateurs des services d'hygiène et arenforcer 1es capacités de recherche des pays participants K. EXAMEN DU PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE L'ONCHOCERCOSE 101' Lradministrateur du Projet a présenté 1e sujet en soulignant les pointsparticulièrement importants du document ocp/EAc11.j "Rapport sur 1e projet dechimiothérapie de 1'Onchocercose, et plan pour la ioursuite des recherches visant à lamise au point d'un macrofilaricide aurant ia perioàe lg92_t997". Le CCE a fêlicitéI'administrateur du projet pour Ie rapport et pour son exposé. 1O2' A I'heure actuel1e, deux composés seulement sont exaninés aux fins d,utilisationclinique comme macrofil-aricides et tous deux soulèvent des problèmes de toxicité teLsqu'i1s pourraient ne pas satisfaire à tous les critères d,efficacité, de sécurité etd' applicabili té . 103' Les essais cliniques sur le premi.er composê, Ie CGp 6t40, aemeurent entre res mainsde Ciba-Geigy et 1es rêsultats complets drun traitement à doses multiples devraient êtreconnus en août 1ÿÿ0. Les essais antérieurement effectués par I'ocT en utilisant un noded'administration 1égèrement différent ont fait apparaître une toxicité inacceptable et ils'est donc avérê impossible de recommander que riôcr/ocp poursuive 1,êtude de cemédica-uent tant que son inocuité n'aurait pas été clairement démontrée. JPC11 .3 (ocP /EAc/9O.L) Page 2Q 104. Le second composé, CGI 18041 est macrofilaricide dans les êtudes sur animauxeffectuées par Ciba-Geigy et présente un profil de sêcuritê pharmacologique acceptable.La sociêté a acceptê de procéder aux essais prêcliniques et les premières études cliniquessur des volontaj-res sont envisagêes pour juillet 1991, les pati"rrt= d.rrurrt ensuite faire1'objet, d'une étude si 1es résultats de 1a phase 1 sont satisfaisants. 105. D'autres composés actifs de sources diverses en sont au stade initial de rechercheprêclinique. En attendant, des études sur f ivermectine, administrée en combinaison avecun autre médicament - tout d'abord l'albendazole - sont en cours au Centre de recherchescliniques sur 1'onchocercose à Hohoe (Ghana). 109r L'approche adoptêe par I'OCT en rêponse aux recommandations formurées par 1e cAp en19BB n'a pas permis d'identifier de nouveaux nacrofilaricides et les composés expérimentaux fournis par lrindustrie pharmaceutique sont très peu nombreux. Compte tenude I'approche à plus long terme recommandêe par la 10ème session du CCp, 1'OcT a proposéde demander que soient effectuées des recherches de portée limitée sur les ciblagàsbiochimiques chez les vers adultes de façon à faciliier 1es démarches auprès def industrie. 7O7' En raison du bon fonctionnement de lrEquipe conjointe de Développement précliniquedes médicaments, I'OCP et TDR ont proposé de faire 1'a.malgane de leurs programmes de miseau point d'un macrofilaricide, conformément à Ia recommandation formulée par 1e CCE à sadernière réunion. Les directeurs de 1'ocP et de TDR ont déposé une proposition communeexposant dans ses grandes lignes 1a gestion d'un programme conjoint qui devrait setraduire par une efficacité beaucoup plus grande. ué CCp a apfrouvé Ia proposition desdirecteurs de 1'0cP et de TDR et a recommandé que 1'OcP aille de I'avant dans cette voie.Le CCE a demandé a I'administrateur d'OcT de lui communiquer, à sa prochaine réunion, unbudget détailIé faisant Ia sêparation entre les contributi.ons de 1'OCp et ce1les de TDR. 108. Le CCE a réaffirmé le point de vue qu'iI est indispensable de mettre au point unmacrofilaricide pour que t'OcP puisse remplir son mandat et a exprimê sa détermination àfaire tout son possible dans ce sens. 109' Le CCE est êgalenent convenu, après en avoir longuement débattu, que des recherchescibl-ées de portée limitée sont indispensables au sein de I'OCT afin de faciliter lesdémarches auprès de I'industrie. 110. Notant 1e mécontentement ressenti tant par 1'OCT que par Ies sociétéspharmaceutiques collaborantes du fait que ces dernières sont actuellenent excrues desréunions de I'OCT, Ie Comité a recommandê que, pour autant qu'L1 nry ait pas conflitévident d'intérêts, 1es reprêsentants des sociêtés soient invités à participer auxréunions du Groupe de travair stratégique et du comité d'orientation. L. EXAMEN DU PROJET DE PLAN DIOPERATIONS POUR LA QUATRIEME PHASE FTNANCTERE (tgg2-1997) 111' Un premier projet de Plan d'Operations pour Ia quatrième phase financière (lg9z-1997) a étê présentê au Comitê pour qu'i1 l'examine et fasse connaitre ses observations.Ce document était accompagné de tableaux présentant les incidences financières de cinqoptions parmi lesquelles Ie CCE êtait invité à indiquer cel1e qui avait sa préférence.Les variantes dans ces options portaient sur 1a lutte anti.vectorielle/1'absence de lutteantivectorielle dans certaines parties de la zone d'extension ouest et sur Ia situation dupersonnel des services généraux en tant que salariés de L'OCP/ au bênéfice d'un contratdes pouvoirs publics nationaux. JPC11.3(ocP/EAc/90.1) Page 21 712- 11 a étê expliqué que lorsque Ie CCE aurait exnminê ce premier projet et que les modifications suggêrées par les membres du Comitê y auraient été incorporêes, il serait examiné, toujours sous 1a forme de projet, par 1e CAP avant d'être présentê è laConférence des Donateurs en octobre 1ÿÿ0. Une verslon définitive serait prêsentée au CCEà sa session de 1991 avant d'être présentêe au CCP dans le courant de la même année. 113. Après avoir examinê Ie PIan d'Operations, 1e CCE est arrivé à la concl.usion que ceplan était judicieux,et tenait compte de toutes les activités indispensables à Iaréalisation de 1'objectif du programme 114. Lors de l'exemen des incidences financières, iI est apparu clairement que comptetenu des sommes nêcessaires à 1'exécution de la quatrième Phase, seule 1a moins coûtàusedes cinq options présentées pouvait être sérieusément envisagée. Au vu des considérationsfinancières fondnmentales présentêes par 1e Directeur du Prolranme et par 1a Banquemondiale, le CCE est convenu de ne considérer que Lroption ! dont le coût s'éIève àenviron US $163 m1l1ions pour 1a période de six ans, exclusion faite du coût de l,gCp qui,d'après 1a proposition prêsentée par 1'OCP au CCE, représenterait US $2,J millionssupplémentaires par an' soit près de US $14 millions pour ta totalité de l-a quatrièmePhase' Ainsi te coût total de cette option 1a moins chère serait presque équivalent aucoût total de 1a troisième phase financière (environ us $u9,6 mi.riions). L75' Dans le cadre de lroption !, il ne serait procédê à aucune opération larvicide dansIa partie septentrionale de ra zone d'extension oLest. En même temps, on admet pourhypothèse que tous les membres du personnel des services généraux travaitl-ant dans 1,aireinitiale et dans 1a zone d'extension sud seraient transférés au service des paysparticipants concernês . 116' Le ccE a estimé que l'option 5 (us $163 473 oo0) constituait Ie mini.mum requis pourque I'OCP puisse espérer atteindre son objectif. ]-77 ' Etant donnê que Ia mise au point d'un macrofilaricide revêt un haut degré depriorité pour 1'0CP ainsi que pour les Pays participants après la dévolution, iI a étêjugé impérieux d'apporter un appui à 1'OCP durant 1à phase IV. 11 faut bien comprendreque si un macrofilaricide était ni,s au point avant 1a fin des activitês de 1,0Cp deséconomies considérables pourraient être réalisées durant 1es dernières années duProgranme. 118' Le ccE a souligné que Ie budget por. i'option J n'inclue pas 1es augmentations dedépenses imprévues autres que les hàusses de salaires. par ailreurs, ir ne paraît pasréaliste de penser que tous 1es Pays participants prendront en charge tes cotts sarari,auxde l'ensembre du personnel des services génêraux Jcompter de r))2. 719. Le CCE a êté d'avis quepour mettre en oeuvre 1'optiondratteindre son objectif, et a connaître 1es conséquences que objectif. tout niveau de financement inférieur à celui nécessaire5 (US $163 473 000) ne permettrait pas au programme recommandê que Ie personnel du progremme dête;mine et fassetoutes nouvelles restrictions budgétaires auralent sur cet M. PRIORITES EN MATIERE DE RECHERCHE 72o' Le ccE a exprimé sa satj-sfaction concernant 1es progrès réalisés dans 1es diversesvoies de recherche, tels qu'ils sont signalés dans 1es publications scientifiques etdécrits dans 1es rapports de la Réunion d'examen technique annuel (janvier 1990), de la11ème session du Groupe écologique (février/mars 1gg0) et de l,unité de recherche sur Iesinsecticides (mai 1990). JPC11 ( ocP/ Page 3 EAC/9O.t\ 22 721. En examinant les propositions du Programme en matière de recherche pour I'année à venir, 1e CCE a remarqué que de nombreux sujets de recherche, notamment ceux concernantles questions opêrationnelles, sont la prolongation de ceux recommandés à sa dixième session. Les besoins en matière de recherche opérationnelle deneurent importants mais de nouveaux sujets de recherche liés à I'évaluation de f impact du Programme et aux questi-onsde dévolutj,on retiennent de plus en plus 1'attention. I22. En ce qui concerne la recherche non opérationnelle qui à bien des égards présente un intérêt pour la dévolution et 1es activités postérieures à 1'0CP et couvre nombre dedisciplines nouvelles (par ex. sociologie et anthropologie), Ie CCE a estinê qu'i1 serait sans doute possible d'évei11er f intérêt d'institutions extérieures et dtagences definancement si des contacts appropriés êtaient établis. 123. Le CCE a approuvé 1es recommandations en matj.ère de recherche figurant dans le rapport de Ia 11ème session du Groupe écologique. Le CCE est également convenu que les recherches doivent surtout être axées sur la bionomie des vecteurs et 1a lutte antivectorielle, les caractéristiques de 0.volvulus, Ia chimiothérapie, 1es épreuves dediagnostic, 1rétablissement de modèIes et la recherche sur 1es systèmes de santé. 124. Le CCE a recommandé que 1e plus haut degré de priorité soit accordê aux questions ci-après : a) poursuite des recherches intensive pour mettre au point de nouveauxlarvicides, en particulier des composés appartenant à des groupes non susceptibles de développer une résistance croj,sée avec ceux actuellement utilisês, êvaluation de composés candidats et amélioration des formulations des composés existants ; b) recherche d'un macrofilaricide pouvant être distribué à grande échelle (ce qui reste 1'objectif primordial du Projet de Chimiothérapie de 1'Onchocercose) ; c) mise au point d'une épreuve simple mais très révêlatrice et spécifique pour 1ediagnostic prêcoce de f infection, en collaboration avec TDR et d'autresinstitutions. 125. Le CCE a êgalement recommandé qu'un haut degré de priorité soit accordê aux sujetsde recherche suivants : a) Outre 1es recommandations en matière de recherche sur lrenvironnement figurant dans le rapport du Groupe écologique (Annexe I), des études devraient être entreprises pour établir la survenance et la signification d'une rêsistance aux insecticides parmi Ies organismes aquatiques non cibles. En outre, desj.nformations devraient être recueillies sur f impact de la perméthrine sur les organismes non cibles à l'extérieur de l'aire de 1'0cp afin de mieux comprendre les effets de ce composé tel qu'iI est utilisê par 1e Programme; b) nouvelles expériences sur 1'alimentation des simulies et sur Ia transmission afin de déterminer 1e lien entre 1es diffêrents niveaux de charge microfilarienne chez 1es personnes infectées et 1e risque de transmission, en examinant aussi bien 1es espèces vectorielles savanicoles que forestières ; c) poursuite des êtudes afin de déterminer Ie risque de cécité Iié à O.volvulus transmis dans des conditions écologiques diverses et par différentes espèces de vecteurs et d'améliorer f identification du parasite au stade des larvesinfectantes (L3), compte tenu en particulier de 1a séparation des différentes souches humaines et de la difflérenciation des souches humaines et animales transmises par les simulies. A cet égard i1 conviendrait de procéder à de nouvelles êtudes sur I'utilisation de sondes ADN pour différentier Ies formes cêcitantes et non cécitantes du parasite. La collaboration avec TDR serapoursuivie pour effectuer ces êtudes ; JPC11 .3(0cP/EAc/90.1) Page 2l d) poursuite des travaux de mise au point du modèIe épidémiologique afin d'anéliorer sa valeur prédictive et sa contribution aux processus deplanification du Programme, en srattachant tout particulièrement à prévoir Ies risques et Ia dynanique de 1a recrudescence, 1e niveau d'incidence au-dessus duquel une act,ion par I'ivermectine doit être engagée et le rô1e de I'ivermectine dans cette lutte contre 1a recrudescence ; e) études opêrationnelles (particulièrement dans les parties des zones drextension où 1'0CP ne procède pas à des traitements à f ivermectine) sur Ie rapport coût-efficacitê des diffêrents systèmes de distribution def ivernectine, par exemple traitement actif de la communauté par des êquipes mobiles ou traitement passif dans des centres fixes, ce qui implique un apportdiffêrent de la part de 1'0CP, des servi.ces nationaux de santé, des ONG ou des OPV ; f) en liaison avec Ie point e) ci-dessus, êtudes sur 1a meilreure façon depréparer les populations des régions couvertes par les opérations de lutte contre I'onchocercose au retour des simulies après Ia cessation des opérationslarvicides et sur 1es moyens de provoquer et de maintenir dans la population une prise de consci.ence des possibilités de recrudescence. S'it appartient au Programme de prendre lrinitiative de stimuler de teltes recherches iI conviendrait d'encourager Ies institutions nationales à tes mettre en oeuvre ; g) mise au point d'une épreuve in vitro pour déterminer Ie ni.veau de sensibilité des microfilaires à f ivermectine. t26. Le CCE a êgalement recommandê que des recherches soient effectuées sur res thèmes suivants : a) enquête sur la faible efficacité de B.t. H-14 dans certaines parties de Ia zone opérationnelle orientale où des-E'fffêrences dans la composition chiniquede l'eau pourraient avoir une large part de responsabilité ; b) nouvelles études sur l'évolution apparue dans les mouvements des vecteurs savanicoles sans 1'effet de modifications écologiques et climatiques ; c) poursuite des recherches sur la distribution géographique et saisonnière ainsique sur lrimportance du rô1e vecteur des espèces et des formes de Simuliumdans 1es zones d'extension et corrélation des résultats avec t'épiaêmi6Iogiede I'onchocercose ; d) poursuite des études sur 1a cytotaxonomie des vecteurs et corrélation des résultats avec ceux des épreuves de sensibilité aux insecticides ; êtudes détail1ées sur les problèmes potentiels de transmission résiduellependant une période de deux ans après 1a cessation des opérations larvicides e) f) poursuite des études des effets à long terme de I'ivermectine sur res manifestations cliniques, en particulier oculaires, de Ia maladie et sur latransmission, lorsqu'e1le est administrée seule à intervalles de plus en plusfréquents ou en association avec d'autres médicaments ; c) pour autant qu'e1Ies soient opérationnellement possibles, études des effetsbénéfiques du traltement à f ivermectine sur 1'état de santé génêraI despopulations infectées ; JPC11 .3 (ocP /BAc /9o.7) Page 24 h) en collaboration avec I'OMS/AFRO, recherche opérationnelle sur les prestationsde soins de santé pour faciliter 1a participation croissante des paysparticipants à Ia survei.llance êpidémiologique et à la lutte contre La recrudescence. De façon plus spécifique ces recherches devraient permettre dedéterminer les conditions à remplir pour que 1a dévolution soit une réussitedurable, d'êtudier 1es aspects opérationnels de Ia dêvolution et d'évaluerdans queIle mesure Ies pays possèdent les infrastructures et les ressources nécessaires de façon à les aider à combler I'écart entre ce dont i1s ontbesoin et ce dont ils disposent ; i) êtudes dans lraire initiale du Programme sur 1es migrations humaines afin dedéterminer quelles nouvelles infections onchocerquiènnes font leur apparitionet quelles en sont 1es conséquences au point de vue de 1a recrudescence. N. REVUE EXTERNE DE L'OCP 727. Une série drutiles échanges de vues a eu lieu entre 1es membres de l'Equipe de 1aRevue externe' le CCE et 1e personnel de 1'0MS. Ces discussions ont été prinCipàlement axêes sur divers aspects de Ia dévolution et ont porté sur les principaux points suivants : - role du CCE durant 1a pêriode transitoire de Ia mise en application duprocessus de dévolution, - mesures destinées à assurer une bonne coordination dans 1a distributiond'ivermectine, - organisation et cadre institutionnel d'un Organisme interpays qui prendra terelais de r'Ocp lorsque cerui-ci cessera ces activi.tês, - systèmes de surveillance des problèmes que soulève la lutte contre la maladiedu fait des migrations humaines dans 1es zones de lutte contre1'onchocercose, - incidences des avantages offerts par 1'OCP aux personnels nationaux dans1'extension ouest, dans Ie contexte de la dévolution, - critères de mise au point d'une épreuve d'immunodiagnostic et noyens deparvenir à cette mise au point, - options stratégiques pour 1'OCP et pendant Ia phase postêrieure à l'OCp. 0 QUESTIONS DIVERSES 0biectif du 128. Durant 1es débats sur Ia dévolution (voir section J. ci-dessus) 1e CCE s,est rendu compte que l'objectif du Progrsmme, dans son énoncê actuel, ne reflète pas bien 1a nécessité que 1es Pays participants soient suffisamment bien équipés pour que 1esréalisations du Programms puissent être maintenues lorsque celui-ci aura pris fin. 729, Après avoir procédê à un rappel des faits qui ont conduit à 1'actuelle définitionde I'objectif du Programme et après avoir exaninê en détai1 1es a.rnéIiorations quipourraient lui être apportées, 1e CCE a reconmandé que 1'objectif soit redêfini commesuit : JPC11 .3 (ocP/EAc/90. 1 ) Page 2! "éliminer l'onchocercose en tant que maladie importante sur le plan de Ia santépublique et en tant qutobstacle au développement socioéconomiquà dans toute Ia zonedu Programme et faire en sorte que 1es Pays participants soient en mesure depréserver cette réalisation". Visi sur le de membres du CCE 0. 137. ADOPTION DU RAPPORT delas Le rapport de la onzième sessj,on du ccE a été approuvé par le comité à ra cIôtureession. 130. Deux membres du CCE ont fait rapport des visites sur Ie terrain dans I,aire duProgranme en L9B9/r990, 1'un en sierra Leone et l'autre au Togo. 131' Le membre qui a visité Ia Sierra Leone a accordê une attention toute particurièreaux activités des équipes nationales et aux dispositions administratives concernant ceséquipes' aux moyens existants sur le plan des opérations aériennes et aux possibilités decollaboration avec dtautres institutions des Nations Unies, et avec des institutions etorganisations non-gouvernementales afin de faciliter la dévolution. 732' L'autre membre qui s'est rendu au Togo s'est particulièrement préoccupé de lasituation du personnet à ra base opérationnàr1e de Kàra, de certaines observationsentomologiques indiquant que Ies changements survenus dans certaines populations devecteurs poumaient être imputables à une êvolution accélérée et de la définition descritères de recrudescence. 133' Dans Ies deux cas, 1es constatations des membres du CCE ont étê examinées dans 1ecadre du point appropriê de l'ordre du jour et tout particulièrement dans re contexte dela dévolution. 134' Le Prêsident du ccE et 1e Directeur du Programme ont tous deux sourignés combiences visj'tes sur 1e terrain par des membres du ccE sont importantes et combien ellesbénéflcient au ccE tout entier' au Programme et aux pays participants. Bien souventlorsque des problèmes sont identifiés àarrs ,rr" région par des membres du ccE Ie progranmepeut agir sans dé1ai, soit en prenant directement contact avec res gouvernementsintêressés soit dans 1e cadre de séminaires sur 1es questions administratives et degestion. 735' Pour conclure les débats sur cette question il a été convenu que tous res membresdu ccE devaient être encouragês à se rendre dans 1'aire du programme à intervallesréguliers et que, dans 1a ,e"rr". du possible, deux ou plusieurs membres devraient visiter1es mêmes régions au même moment afin que des êchanges de vues puissent avoir rieu surprace' Le Président du ccE coordonnera la prochainà sêrie de visites sur Ie terrain quiseront effectuées à la fin de 1990 et au début de 1991. P. DATE ET LIEU DE LA DOUZ]EME SESSION DU COMITE 736' La douzième session du comité consultatif d'Experts se tiendra à Ouagadougoupendant Ia semaine du 10 iuin 1991, étant entendu que 1es membres arriveront à Ouagadougoule vendredi / juin pour assister aux séances d'informat].on organisées par Ie personnel duProgrnmms 1e lendemain. JPC11 .3 ( oCP/EAC/90. 1 ) Page 26 R. CLOTURE DE LA SESSION 138. Avant de prononcer Ia cIôture de Ia session, l-e Président du CCE a exprimé Iasatisfaction du Comité pour I'excellente façon dont Ia session a été organisêe etconduite. La distribution de documents d'information aux membres du CCE avant 1a sessionest une innovation qui a été très appréciée et qui a grandement facilitê 1es échanges de renseignements durant Ies séances d'information et durant Ia session officielle. ]-39. Le Président a prononcé la clôture de 1a session en remerciant le Directeur duProgremme et son personnel pour leur contribution au dé1ibérations du Comité. I1 a toutparticulièrement remercié également, pour leur compétence technique et leur amitié, trois membres particulièrement importants du Programme, les Dr J.F. lialsh, J.H.F. Remme etG. de Sole qui vont bientôt quitter 1e programme. JPC1l.3(ocP/EAc/90.t) Page 27 ANNEXE I A. B. c. D. E. F. G. H. I. J. K. L. H. N. o. 30 32 33 RAPPORT DE IA ONZIEME SESSION DU GROUPE ECOT.OGIQUE, KARA, 27 février-2 nars 1990 Table des natlères INÎRODUCTION ... ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI'R RAPPORT SUR LES ACTIVIÎES DE LUTTE ANTIVECTORIET-I-E RECHERCHE DE NOWEAIIX LÂRVICIDES IMPACT DES IARVICIDES DONT oN ENVISAGE L'UTILISATION SUR LE TERRAIN : PYRACLOFOS ET BIORESMETHRINE IHPACT DE IA PERMETHRINE ET DU CARBOSULFAN SUR L'ENVIRONNEMENT .. RAPPORT SUR LES ACTMTES DE ST RVEILIANCE DU MTLIEU AQUÀTIQUE ANALYSE DES DONNEES Sl]R IA SURVEILIAT{CE DU MILIEU AQUATIQUE ET DIFFICULTES RENCONTREES DANS I PREVISION DE L',EVOLUTION DES COMMTNAUTES AQUATIQUES EKPOSEES A1IX IARVICIDES . ACTIVITES DE SI'RVEILIANCE OEIIS T.'EXTENSION OUEST REPARTITION GEOGRAPHIQUE ET BIOLOGIE DE CERTAINES ESPECES ET AUTRES TRAVAUX DE RECHERCHE surTE DoNNEE AIIX RECOMMANDATTONS DE tA DTXTEME SESSTON DU cROUpE ECOLOGTQUE SUIVI DES PUBLICATIONS souTIEN AUX EQUTPES NATTONALES ... PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 1990.1991 . DIVERS ... Pages 28 28 29 29 a P. RESI'ME DES RECOMMANDATIONS a. DISPOSITTONS POUR tA PROCHAINE SESSION R. APPROBATION DU RAPPORT ... S. CLOTI'RE DE IA SESSION FTGURES 1 A 4 APPENDICES 1 A 7 35 40 4t 42 42 42 43 43 44 44 45 45 46-49 s0-58 JPCll. 3 (ocP/EAC/eO.L) Page 28 Annexe I À. INÎRODUCTION 1. Le Groupe écologique a tenu sa onzième session à Kara, Togo, du 27 février au 2 mars 1990, sous la présidence du Dr C. Lévêque. La liste des participants figure à 1'appendice 1. 2. Le Directeur du Programme, le Dr E. M. Sanba, a ouvert la réunion en souhaitant la bienvenue aux membres du Groupe et en leur souhaitant de réussir dans leurs travaux. I1 a souligné que 1'OCP était encore en pleine évolutlon et que cela s'appliquait particulièrementà l'approche adoptée par le Programme pour la survelllance de l'environnement. 11 a indiqué que certains des Donateurs contribuant au Progr:mme espéraient maintenant que 1'expérience de I'OCP en rnatière de survelllance du nilieu aquatique pourralt être utilisée pour aider 1es Pays particiPants à s'attaquer à des questions et problènes environnementaux plus vastes et,qu'à cet égard, ils étaient prêts à fournlr un souti-en supplémentaire pour la formation et 1e renforcenent des institutions. 3. Toujours à ce propos, le Directeur du Programme a été heureux de présenter au Groupe une mission composée du Professeur J. H. Koeman et du Dr C. Déjoux, organisée avec le soutien des Pays-Bas. Ces deux hornmes revenaient d'un clrcuit de visltes organisé dans certalnes parties de Ia zone couverte par le Prograrnme pour examlner dlvers aspects de la surveillance du mllleu aquatlque et obtenlr des renseignements sur f impact secondalre de la lutte contre l'onchocercose sur l'environnenent. Le Groupe a été heureux de l'occasion qui lui était offerte de discuter certains des résultats et des conclusions de la mission, qui paraitront dans un rapport que devra examiner Ie Comlté conjolnt du Programme (volr également section O). B 4 ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR L'ordre du Jour sulvant a été adopté : Rapport sur les actlvltés de lutÈe antivectorielle Recherche de nouveaux larvicides Impact du pyraclofos, de la pennéthrine et du carbosulfan Rapport sur les activités de surveillance du milieu aquatlque Analyse des données sur la surveillance du mllIeu aquatlque et difficultés rencontrées dans la prévlslon de 1'évolution des comnunautés aquatlques exposées aux larvicides Actlvités de surveillance dans 1'extension Ouest Répartltlon géographique et blologle de certalnes espèces et autres EravarxK de recherche Sulte donnée aux recommandations de Ia dixlème sesslon du Groupe écologique Suivi des publications Soutien aux équipes natlonales Programme de travail pour 1990-1991 Divers a JPCll.3(ocP/E^c/90.L) Page 29 Annexe I - Dispositlons pour Ia prochalne session - Approbatlon du rapport. La liste des documents de travall flgure à l'appendLce 2 C. RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE LUTTE ANTIVECTORIELLE 5. Le chef de l'Unlté de Lutte antlvectorielle (VCU) et ses collaborateurs ont décrit les opératlons de lutÈe antivectorielle et les résultats entomologiques obtenus e1 1989. Parmi ces actlvltés, les plus importantes étalent les sulvantes : cessation de 1'épandage de larvlcldes dans la plus grande partle de 1'aire lnitiale de 1',ocP, couverture conplète par les larvlcides de 1'extension Sud, élarglssement des opératlons larvicides à la Sierra Leone eÈ au Sénégal dans 1'extension Ouest, - accrolssement de 1'utllisatlon en alternance de cinq larvlcides et suspenslons pour traitement pendant les pérlodes de crues, éliroinatlon plus totale des réinvasions De plus amples détails de ces actlvités figurent dans le corps du rapport du CCE. 6. Le Groupe a noté qu'en 1989 les cours d'eau avalent eu des débits exceptionnellement éIevés dans certalnes parties de 1'aire du Programme (par exenple, la Comoé, le Nzl et Ia: Sassandra en Côte d'Ivolre) et qu'tl avait donc fallu utlliser la perméthrine beaucoup plus largenent qu'escompté, car on n'avalt pas disposé de chlorphoxime en quantité sufflsante pour combler 1'écart entre la cessation des traltenents par le B.t. H-14 et f interruption des traitements au moment des débits de pointe. Le carbosulfan a également été utillsé beaucoupplus largement qu'en 1987, en partie pour la même ralson, et en partie pour réduire Ie risqued'apparltlon d'une résistance à la perméthrine dans les zones oir les pyréçhroides de synthèse sont largement utilisés à des fins agricoles. 7. En conclusion, Ie Groupe s'est vu obligé d'exprimer son inquiétude devant les changements de proportions observés dans 1'utilisation, d'une part, du téméphos et duB.t. H-1-4 et, d'autre part, des conposés plus toxiques que sont la perrnéthrine et }e carbosulfan. On a estimé que, dans certaines rivlères, Ie nonbre de traitenents par Iaperméthrine avait augmenté au polnt qu, il y ava 1'environnement aquatique. Cette sltuation soul meilleure formulatlon du B.t. H-14 et Ie Groupe lt un risque réel de dégâts lnportants pour lgne 1'lmportance de la mise au point d'une a donc recommandé d'intensifier les efforts en ce sens, afln d'obtenir des formulations utlllsables dans un avenir proche. Le Groupe g outre recommandé que 1'un de ses membres et un spéclaliste sclentlfique de l,unlté VCU de I'OCP particlpent à une rétnion entre I'OHS et les fabricants de pesticides, qui aura lieu au Siège de I'OMS, à Genève, en juln 1990, pour présenter les besoins du Progranme en matièred'insecticides et encourager les fabricants d'insecticides à soumettre d'autres larvicides expérlnentauiK au criblage. D. RECHERCHE DE NOuVEAUX TARVICIDES 8. Dans le cadre de la recherche de nouveaux larvlcldes, deux composés ont fait l,objet d'essais en 1989. La bêtacyfluthrine (OMS 3051), un pyréthroide de slmthèse, s,est révélée très active dans les auges disposées contre les larves de Simulium darnnosum (DLSO -0,0L pg/l x 10 nin). Le deuxlème composé (OMS 3052), un organophosphate, s'est iévélé JPC1l. 3(ocP/E^c/90.L) Page 30 Annexe I quatre fols moins actlf qr deux substances feront 1', faune non cible. ue le ténéphos dans les auges (DLSO - 0,L2 nL/L x 10 rnin) . Ces obJet d'essais en gouttières pour l-'évaluaÈlon de 1'lmpact sur la 9. De nouvelles formulatlons de carbosulfan ont également fait 1'obJet d'essals en 1989. L'une d'entre elles est une forroulatlon en microcapsules contenant 30 I de natière active et les quatre autres sont des microénulslons contenant entre L2 et 25 I de matière active. La formulatlon en microcapsules est molns efficace que la fornulation dont on se sert actuellement, mais elle est plus stable (1'activité se naintient pendant au moins deux jours après mélange avec 1'eau). Les microérnulsions sont aussi efficaces que Ia fornulatlon actuellement employée, mais sont très irritantes pour les larves de S. damnosum , qui ont commencé à dérlver au bout de quelques minutes d'exposition. Une nouvelle formulation de bioresméthrine sous forme de CE à 20 I a montré la nême actlvlté dans les auges que la précédente fornulatlon de CE à 10 Z. Les formulatlons de carbosulfan et de bioresméthrine feront 1'objet d'essais en 1990, en gouttières, pour évaluer leur impact, et en rivière dans le cadre d'expériences à petite échelle pour évaluer leur efficacité et leur portée. 10. Des essais en rivière avec le pyraclofos (OMS 3040) ont abouti à plusieurs conclusions importantes. La portée du pyraclofos, à raison de 0,1 ng/L x 10 nin est semblable à celui du téméphos (20 km pour un débit de l-00 ^3/t). La formulation actuelle est dense (> 1,1) et nese disperse pas assez blen pour pouvoir se mélanger spontanément sur le 1leu d'appllcatlon. Deux nouvelles formulations ont été proposées par Takeda Chenlcal Industries pour résoudre ce problène. Des doses inférieures ont été testées, mais on a constaté un certaln manque d'efficaclËé dans certains .dfessais. L'lnfluence des condltions hydrologiques sur 1'efficaclté du pyraclofos reste à évaluer. 11. En ce qui concerne les opératlons aériennes, des modèles de portée ont été établls pour le téméphos, Ie carbosulfan, la perrnéthrine et le B.t. H-14, d'après les résultats des essais en rivlère. Ces modèles seront utillsés dans le processus d'optlnlsatlon des opératlons aériennes. Des progrâmmes informatiques intégrés de prévision des déblts des cours d'eau, d'optimisation des appllcations d'insecticides et pernetÈant d'établ1r les plans de vols des hélicoptères sont malntenant fonctionnels et vont être essayés dans la zone d'opérations ouest. L2. La sensiblllté de S. damnosum s.1. aux insectlcldes enployés a fait 1'obJet d'une surveillance constante dans toute l'aire de I'OCP. Les données pour 1987-1990 ont été de nouveau analysées par une nouvelle néthode et rassemblées dans une banque lnfornatique de données. Les résultats obtenus en 1988-1990 ont montré qu'11 n'y avait pas de réslstance croisée spontanée entre le pyraclofos et les autres lnsecticldes en usage. E IMPACT DES IARVICIDES DONT ON ENVISAGE L'UTILISATION SI]R LE TERRAIN BIORESMETHRINE PYRACIOFOS ET Prreslefg§ a) Propriétés physico-chimiques 13. Le Groupe a noté que le pyraclofos était un organophosphoré qui peut être hydrolysé à pH basique et possède une demi-vie chlmlque dans l'eau de 700 heures à 25'C et 190 heures à 37'C (pH - 7,0). Le pyraclofos se biodégraderait rapldement, en particuller dans les eaux eutrophi{ues. Sa bio-accumulation est peu probable (comme pour les autres insecticides organophosphorés), en raison surtout de sa dégradatlon métabolique. 14. En raison de sa forte solubilité dans l'eau, de l'ordre de plusieurs dizaines de milligranmes par litre, le pyraclofos présente une forte affinité pour la phase aqueuse. CeIa signifie qu'il se dlsperse facilement dans les cours d'eau et qu'11 peuu être entralné loin en aval du point de traitement. JPC1l. 3 (ocPlEAc/go.1) Page 31 Annexe I b) Inpact sur les lnvertébrés aquatlques 15. Une recherche blbllographlque d'lnformatlons flguranÈ dans Ia base de données TOXALL n'a donné que très peu d'élénents sur Ia toxlcité aquatlque du pyraclofos et une seule référence aux invertébrés (Kono Y., 1988).1 16. Le personnel de I'OCP a présenté les résultats d'une étude de toxiclté effectuée au moyen de tests en gouttlères expérlmentaux dans l4Jassandra, en Côte d'Ivolre, vlsant à comparer l'lnpact à court terme sur l'envlronnement du pyraclofos, du ténéphos et du chlorphoxlme. L'étude a nontré qu'll y avalt un arrachement de plus de 80 I des éphéméridés, Centroptllum , @!§ et lseudoDannota. Chez les autres groupes d'lnvertébrés, not:mment chez une espèce d'éphérnères et plusleurs espèces de phryganes et de Chirononldés, l'arrachenent a' été de molns de 40 Z (Yanéogo et a1., 1989). On en a conclu que la fornulatlon de pyraclofos enployée n'avait pas eu un lmpact partlcullèremenÈ désastreux et que sa toxlcité à court terne pour les insectes d'après les tests en gouttières se sltualt entre celle du ténéphos et celle du chlorphoxime. L7. Der»r rapports sur les effets d'appllcatlons hebdonadaires de pyraclofos dans Ie Bandama Blanc, en Côte d'IvoLre (Konde, 1990; Wulllot et Coullbaly, 1990) ont également été présenEés. Au bout de clnq traitements, on a observé un arrachetrent lmportant des orthoc1ad11nés,Chironomes,.@etEg.!§.onaéga1ementnotéune1égèred1m1nution de l'lndice de dérlve de certains taxons, mals aucune espèce n'a dlsparu. On a procédé à un échantlllonnage qualltatif des lnvertébrés en aval d'une rafflnerle de sucre trols semaines aPrès la fin d'une période de traltement de 8 senalnes par le pyraclofos. Cette étude a nontré qu'à ce moment-là (février L989), l'effluent de la raffinerie de sucre avalt un inpact bien plus inportant sur les lnvertébrés que les applications de pyraclofos. On a égalenent noté qu'en ralson du chevauchement des applicatlons successlves de pyraclofos les densités de population d'lnvertébrés ont dlmlnué dans le cours lnférleur du fleuve et que la compositlon relative de la faune s'est légèrement modlfiée. loutefols, noins de deux hols plus tard, ces populations avai.ent retrouvé leur composltion antérleure et l'on en a donc conclu que, s'11était utilisé avec prudence, le pyraclofos avalt un lnpact sur 1'environnement sltué dans des llmites acceptables. 18. Le Groupe a également été lnforné de ce que, sl I'on s'en tlent au nodèle prévlslonnel nis au polnt par Elouard et Sinier (1990), 1'lmpact à long terme du pyraclofos sur la faune invertébrée devrait être semblable à celut du ténéphos. c) Impact sur les poissons 19. Une recherche bibliographique dans la base de données TO)hLL a permis de noter que pour la trulÈe arc-en-ciel (Salmo galrdnerl - Onchorrrnchus mykiss), la carpe (Cyprinus carplo) et Oryzias laÈipes la TLrn sur 48 heures étalt respectlvement de 0,08, 0,044 et de 2,0 mg/L(Kono, 1988 loc. ctt 20. Des recherches menées par I'OCP ont montré que pour Chrysichthys nigrodigltatus la CL5g sur 24 heures étalt de 0,7 ng/l, que sur 48 heures elle était de 0,07 mg/L eE qu'enfln sur 72 heures elle était de 0,04 ng/L. En outre, on n'a enreglstré aucune nortallté chez les poissons pendant les essais expérlmentaux et opéraËlonnels, blen qu'on alt observé une légère nodlfication de leur dérive nocturne. De plus, on n'a observé aucune mortalité parÈlcuIlère chez les poissons à la suite de plusieurs appllcatlons de pyraclofos dans Ie Bandema Blanc. Au cours des six mois de survelllance qui ont sulvi, aucune modification inportanÈe de Ia strucÈure communautaire des populatlons ichtyologlques n'a été observée (K. Traoré, 1990). 2L. Conpte tenu des. informatlons qul précèdent, le personnel de I'OCP et ses collaborateurs en ont conclu que la toxicité du pyraclofos pour Ies polssons était en général rnolns éIevée que celle observée avec la perméthrine et Ie carbosulfan. 1 A new pesticide, pyraclofos. JaDan Pest. Inf 53:27-3L JPClI.3 (ocP/E c/eo.L) Page 32 Annexe I d) Concluslon et recomrnandation 22. Compte tenu des renseignements qui précèdent, le Groupe a conclu que Ie pyraclofos avait molns d'inpact sur les invertébrés aquatiques et sur les poissons que la pernéthrine etle carbosulfan. En conséquence, il a recommandé son emploi sur le terrain, tout en stipulantqu'il convenalÈ de continuer à recueilllr après traltenent des données relatives à 1'environnement, dans des statlons de survelllance choisles (Entomokro et Danangora sur la Marahoué et la Pru). Bioresnéthrlne 23. Lc Groupe a été lnforné de ce qu'une évaluatlon écotoxicologique prélfunlnaire de labloresnéthrine avalÈ été effectuée, à parÈlr d'une enquête bibllographlque, du calcul despropriétés physico-chlmiques de cette substance et d'un nodèle de la répartition de cetinsecticide dans I' environnement, 24. La bioresméthrlne a une actlon très semblable à celle des autres pyréthroides de synthèse. Elle a une forte affinlté pour les sédlments et les solldes en suspenston, une trèsfaible solubilité, et son coefficient de partage entre 1'octanol et l,eau est élevé. Cette dernière proprlété signlfie qu'e1le possède un forÈ potentiel de bio-accr.rmulatlon. Toutefois, certaines données lndiquent gue cette substance ne persiste pas longtemps, en raison d,unephoto- et d'une blodégradation importantes, et qu'elle est donc facilement nétabolisée et excrétée. Néanmoins, 11 est à noter que, d'après les quelques données dont on dispose sur satoxiclté aquatique, cette substance senble être encore plus toxique que les autrespyréthroides de slmthèse. F. IMPACT DE IA PERI.iEIHRINE ET DU CARBOSULFAN SI'R L'ENVIRONNEMENT a Perméthrine 25. Confornément à une déclslon prlse lors de la dixlème session du Groupe écologique, on a forroé un grouPe de travail chargé d'évaluer 1'lmpact sur I'envlronnemenc de l,enplol opérationnel de la perrnéÈhrlne dans l'aire de I'OCP. Pour pouvoir procéder à une évaluationflable, on a sulvl des néthodes particulières, qui prenalent en compte l,utllisation touJoursplus grande falte de ce prodult et le fait qu'elIe possède également une forte activité blologique sur la faune non cib1e. 26. Le groupe de travall a conclu que, dans les conditions d'appllcatlon recommandées(cours d'eau à fort déblt et peu de cycles de traltenent), le rlsque de dégâts écologlquesétalt llnité. Ces concluslons ont été confirmées par les données de la survelllance pour 1989 et Par la préparatlon de données historlques au moyen d'une analyse de correspondancefactorielle. loutefols, il est à noter que certains crustacés pourralent être en danger. En outre, en ralson de la sltuation particulière qul s'est développée dans une région de l'extension Ouest (voir paragraphe 30), dans laquelle on a appllqué dans une certalne rivièrele nonbre maximr:m de cycles de traitenent à la pernéthrlne recommandé, les dornmages causés aux populations d'invertébrés ont été conflrmés. Carbosulfan 27. D'après les données de la surveillance pour 1989 et d'après l'analyse des séries historiques de données de Ia surveillance, 11 a été conflrné que le carbosulfan n'avait pas eu un impact particuller sur la faune aquatique dans les condltlons d'utllisatlon recommandées Par Ie Groupe écologique. Toutefois, il est à noter que, tout comme laperméthrine, cette substance monÈre 1'activité biologique la plus élevée et qu'en conséquence ses applications doivent être réservées aux cours d'eau à fort débit, et ce en un nonbre limité de cycles de traitement. JPCl1.3(ocP/E c/e0.t) Page 33 Annexe I G. RÀPPORT SUR LES ACTMTES DE SURVETLTÂNCE DU MILIEU AQUATIQUE a) Réunlon annuelle hydrobloloslstes 28. La réunion annuelle des hydrobiologistes chargés de la survelllance des cours d,eau dans toute I'aire du Progrnmme s'est tenue à Kara, les 23 et 24 févrler 1990. A cette réunion, présldée par le Dr C. Lévêque, ont asslsté des représentants de I,OCP, de I,ORSTOM et des équlpes nationales d'hydroblologie de Côte d'Ivoire, du Ghana, de Gulnée et du Mall.Le 26 février s'est tenue une réunion conJotnte des hydroblologistes natlonaux et du Groupeécologlque, dans 1'lntention de favoriser les échanges et de discuter des problèmespartlcullers rencontrés au cours des actlvités de surrrelllance. Au cours de cette session, le Groupe a féltcité les participants pour 1'excellente qualité des rapports nati.onatrx préparés au cours de l'année écoulée et remis en temps opportun. 29. Le Groupe a examiné les résultats de la surveillance obtenus dans l,aire de l,OCp et en a conclu qu'il n'y avait eu aucun effet lndésirable visible des opérations d,épandage delarvicides sur les poissons, même dans les zones otr l'on avalt appliqué en altàrnanàe leslarvlc ides opératlonne ls . 30. D'après les données actuelleurent disponlbles, on a observé un effet très net de Ia Pernéthrine sur la faune invertébrée au poste de surveillance du Nlandan (volr paragraphe 25). En raison d'une rupture de stock de chlorphoxine et de l,apparltion possibled'une résistance au téméphos, on a appllqué davantage de cycles de traitement par laperméthrine qu'au cours des années précédentes. Ces observations effectuées sur le Niandan ont montré que l'utilisation prolongée de la pernéthrine se révèle néfaste pour 1'environnement aquatique. En conséquence, le Groupe a réafflrmé son inquiétude concernant cette substance et a v\enent insisté pour que son usage solt restreint au nombre 1e plusPetit possible d'applicatlons au cours de la pérlode des crues. 11 a également rappelà qu,il avait déJa conselllé auparavant de ne pas appliquer plus de six cycles de perméthiine pendantla saison humide. 31' Des études sur les cycles de reproductlon des poissons, qui sont Ilés à dlvers facteursde l'environnement, ont été menées ces trois dernlères années. En outre, et conforménent à une recommandation formulée par le Groupe écologlque lors de sa dixièrne sesslon, certalns deshydroblologistes nationaux ont lnclus dans leur progrâmme d,échantillonnage I,analyse du contenu stomacal de certaines espèces de polssons. 11 a été convenu que lès lchtyologistes nationaux devraient malntenant envoyer les résultats de ces études au Dr O. faugÿ, qüiprocédera à leur analyse uniforne et fournlra tableaux et graphlques destinés à-Ln iapport de slmthèse. Si les résultats de cette analyse sont inÈér.""ant=, les ichtyologistes natiànaux seront en mesure de publier des articles scientlfiques. 32. En ce qul concerne les inverÈébrés aquatiques, le Groupe a été inforrné de ce que desétudes étaient en cours pour obtenir des renselgnements détalllés sur le rôle Joué jar lesradiers dans la dérive des lnvertébrés. 33. Le Groupe a accueilli avec satisfactlon diverses suggestlons des hydrobiologlstes natlonaux vlsant à renforcer f intérêt des actlvités de surveillance du nilieu aqüatique, savoir : 1) rnaintenir dans les statlons de survelllance les fréquences d,échantillonnage fixéeslors de la dixlème session du Groupe écologique; li) poursulvre 1es études sur 1'écologle des poissons, en s,attachant toutparticullèrenent à leurs cycles de reproduction et à 1'analyse du contenu stomacal de certaines espèces choisies, à préciser dans un protocole qu'il est désormais nécessalre d' étab11r; a JPC11. 3 (ocP/EAC/eO.t) Page 34 Annexe iii) poursuivre les études sur la répartltlon vertlcale de Ia dérive et voir sl f indice d'agrégatLon permettrait de 1'analyser et de f interpréter; iv) remplacer le carbosulfan par du pyraclofos dans le Marahoué de façon à évaluer f impact du second dans deux statlons de surveillance (Entomokro et Danangoro); v) examiner la situation de la statlon de surveillance de Banbol (Volta Noire, Ghana) 34, Les réponses du Groupe à ces questlons ont été les suivantes i) les fréquences actuelles d'échantillonnage devront être roaintenues dans les sites de surveillance; ii) & iii) il faudra poursuivre en 1990 des recherches complénentalres sur les polssons et les invertébrés, étant entendu que des rapports de synthèse seront préparés pour la douzlème session du Groupe écologique. En ce qul concerne I'analyse du contenu stomacal des poissons, le Groupe esÈlme qu'11 est tout à falt souhaitable de préparer un proÈocole détaillé, comprenant les critères retenus pour le cholx des espèces de poissons, les heures d'échantillonnage, Ia fréquence de 1'échantlllonnage en fonctlon des applications de larvicides, le matériel à utiliser, les néthodes analytiques, etc.; iv) il faudra étudier 1'funpact du pyraclofos, qu'il soit utilisé en alternance avec d'autres larvicides (Marahoué) ou avec le !!- H-14 (Pru). v) Etant donné les difflcultés rencontrées dans Ia surveillance de la station de Bambol, 1'absence de données relatives aux échantlllons recuelllls à 1'alde de 1'échantlllonneur de Surber, Ia distance qui sépare Ia statton de surveillance du dernier point de traitement, f insuffisance des données recueillles avant traitetrent dans les autres statlons d' échantillonnage possibles, le Groupe estime qu'il est lnutlle de nalntenlr la statlon de survelllance de Baoboi. Cependant, l'équipe d'hydroblologie de I'OCP y effectuera tous les deux ans des échantillonnages . 35. Enfin, le Groupe a recommandé que I'OCP prenne toutes les mesures nécessalres Pour que les équipes nationales d'hydroblologle pulssent dlsposer de suffisemment d'outils et de ressources pour Ia préparatlon des données. Les fornulalres de recuell de données et les chlffres obtenus seront ensuite affinés pour une présenÈatlon flnale des résultats de la surveillance. On a observé une rmélloration dans ce doroalne en 1989, mals il est souhaltable de faire nleux encore. b) Activités de 1'éq uioe du Prosramme 36. 1.e Groupe a été lnforné de ce que l'équlpe d'hydroblologle de I'OCP avait poursuivi Ia surveillance de la faune invertébrée des cours d'eau en Côte d'Ivoire, au Ghana, auMali et au Togo. Cette équipe a organisé l'évaluation de f inpact à moyen terme du pyraclofos sur la faune non cible du Bandema Blanc, et y a participé. ElIe a également procédé à des tests en gouttières sur de nouvelles fornulations de carbosulfan, dont les résultats ne sont Pas àrr"or. disponibles. En outre, elle a recueilli des invertébrés dans plusieurs rivières de Sierra Leone avant traiteEenE. JPC1l.3 (ocP/EAc/e0.L) Page 35 Annexe I 37. La conpllatlon des données de Ia surveillance s'esÈ poursulvle au s1ège de I'OCP à Ouagadougou et, confornénent à une reconnandatlon formulée lors de Ia dlxtène session du Groupe écologlque, des annuaires de données ont été établis et dlstribués aux hydrobiologlstes nationaux. 38. Àu Togo, la survelllance de I'Amou n'a pas pernls de dénontrer un effet lndéslrable duB,t. H-14 sur les prlnclpatrx groupes taxonomlques, dont l'abondance relative est restée pratiquenent stable au cours des ans, blen qu'on alt observé quelques variatlons salsonnlères. Les Chlrononldés donlnent cette faune, ce qul peut s'expllquer par l'utlllsatlon de pestlcldes agrlcoles dans les plantatlons de café ou de cacao qul bordent 1'Amou. 39. La sltuation écologlque de la Marahoué est restée assez satlsfalsante en déplt du traitement au carbosulfan. TouÈefols, on a noté que chez les Ephénéroptères les Caenidés donlnalent actuellement, alors qu'au cours des années précédentes c'étalenc certalns nembres des Baetldés. En outre, on a observé une augmentatlon progresslve de la fréquence relative des Hydropsychidés sur les rochers après Ia pérlode des crues, qul s'accompagnait d'un déclin concomltant des Chirononidés. Dans l'ensenble, la faune semble ne pas avoir été trop perturbée. 40. En 1989, la sltuatlon faunistlque du Bandama Blanc n'a pas beaucoup varié par rapport à 1988. Le phénonène de dérive a augnenté entre décenbre 1988 et avrll 1989, Ie naxlmum de denslté faunlstlque sur les rochers s'étant sltué en février 1989. 4L. L'utlllsation de la pernéthrlne le long de Ia Comoé s'esE traduite par une augmenÈation de 1'lndice de dérlve, avec une très forte dérlve des Jeunes Mockokidés (en parttculler desSynodontls). 42. A Bamboi, on a observé un effet de la pernéthrine sur la dérive. Comme en 1988, on a également enregistré une dirnlnution des Trlcorythidés et des Heptagéniidés. 43. L'équipe d'hydrobiologie de I'OCP a préparé un annuaire des données de la survelllance pour 1989, ainsi que des registres hlstorlques sur les slEes de surveillance du Bandana Blanc et du Niandan. Le Groupe a félicité l'équipe pour la préparation de ces inportants documents et Pour les efforts qu'elIe a déployés afin de nettre en place une base de données de la surveillance fonctionnelle à Ouagadougou. ANALYSE DES DONNEES Sl'R IA SURVEILIÂNCE DU MILIEU AQUATIQUE ET DIFFICULTES RENCONTREES DANS IA PREVISION DE L',EVOLUTION DES COMMTNAUTES AQUATTQUES EKPOSEES AUX IARVTCTDES Interprétatlon des résulÈats de 15 années de survelllance des cours d'eau traités dans la zone de I'OCP 4+. Le Groupe a été informé de ce que les analyses de données effectuées par J.-M. Elouard et M. Sinier éÈalent centrées sur : 1'étude des caractéristiques de Ia sensibilité des lnsectes aquatlques atrx dlfférents larvicides,. 1'étude des communautés lotiques soumlses à 1'épandage de larvicides, 1'essai d'un modèle prédictif visant à quantifler f importance des populatlons d'insectes aquatiques soumises à 1'épandage de larvlcides, la définition d'un indice permettant d'évaluer les nodlficatlons opérées au seln de la comqlunauté d'insectes lotiques à la sulte de 1'épandage de larvicides. H. a) JPCl1.3 <ocP/F,Ac/9O.L) Page 36 Annexe I 45. On a estimé qu'il était nécessaire d'évaluer et de comparer la toxicité des nouveaux insecticldes susceptibles d'être enployés contre les vecteurs de 1'onchocercose, afin de pouvoir décider de leur éventuelle uÈillsation pour des opérations de lutte. Un produit peut être rejeté, ou son usage limité à certalnes salsons hydrologiques ou à un nonbre restreint de cycles consécutifs, en fonction de sa toxlcité généraIe mesurée par des tests en gouttières. Par allleurs, s'11 est prouvé qu'un insectlclde n'est pas très toxlque, on peut alors recommander son enplol. 46. Enfln, on a estlmé qu'll éÈait itrportant d'un point de vue théorlque de savoir si les différents composés d'une famllle d'lnsectlcldes donnée (organophosphates, carbamates, pyréthroldes de slmthèse, blo-insecticldes) avalent le nêne type d'impact, c'est-à-dire s'ils étatent toxiques envers les mêmes espèces, ou s'ils présentalent différents degrés de toxicité. 47. Des analyses factorielles des correspondances ont été appliquées à plusieurs groupes de tests pratlqués sur les insectes. Dans ces analyses, la prenlère partie indique la toxlcité des substances, en comparant les pyréthroides de synthèse et les carbamates avec les organophosphates et le B.t. H-14. La seconde montre la sélectlvité des prodults en comparant, en particuller, les différents groupes de Chirononidés. Les résultats montrent que la toxiclté observée ne dépend pas de la famille à laquelle un lnsectlclde donné appartient. La typologle (caractérlstique de la composltlon de Ia conmunauté) est très semblable à celle obtenue à long terme (figure 1). Structure des communautés d'insectes lotl oues sor.rmlses à 1 'éoandaEe del arvicides antisimulies 48. Comme les lnsecticldes enployés par 1'OCP possèdent une actlvlté toxique qui ne se limite pas arxK larves de simulles, ils sont égalenent toxiques pour certalns membres de la faune aquatique non clble. En outre, tous ces insecÈicides n'ont pas la mêrne toxicité ou la même sélectivité vis-à-vis des principaux taxons non cibles. On peut donc avancer 1'hypothèse qu'à long Èerme une structure conmunautaire caractérlstique apparaitra pour chaque substance(figure 2); ces structures sont prlnclpalenent déternlnées par Ia toxlcité directe d'une substance donnée, mals dépendronÈ aussl de Ia durée des cycles vltaux des espèces non clbles, de Ia cornpétition spatiale eÈ trophlque à laquelle elles sont soumlses et des sources de recolonlsation existantes. C'est sur la base de cette hypothèse que les observatlons qui suivent ont été faltes pour dlfférentes substances : - B.t. H-14 : les différences typologlques entre les périodes de traltement au B.t. H-14 et les pérlodes sans traitement sont souvent légères; certaines données après traltement sont comparables aux données avant traltement. Ténéphos : la structure communautalre se nodlfie davantage avec le téméphos qu'avec le le B.t. H-14, ce qui signifie que le premier provoque une perturbatlon plus inportante de 1'environnenent. Ces modiflcations se traduisent par une augnentatlon du nombre d'individus de certains taxons (par exenple Ies Chirononidés) et par une diminutlon parfois très inportante de celui de certalns autres (par exenple Trichorythidés). Chlorphoxlme : 1'ernploi du chlorphoxime entraine des structures comnunautalres très particulières, caractérisées par 1'abondance des Orthocladlinés et des chironomes et 1'lnportante dininution des populations de Trlcorythidés et de Baetldés. Carbosulfan : les traLtements au carbosulfan appliqués pendant la montée des eaux n'ont aucune lnfluence mesurable sur la structure communautaire, d'aPrès les observations effectuées entre décenbre eu mars. JPCll.3 (ocP/EAç/90.L) Page 37 Annexe I Pernéthrlne.:,sur les statlons de Danangoro et du Nlandan, l'épandade de perméthrlne au @eauxaperturbéiesstructuresdescommunautésdebasseseauxet celles présentes à la décrue. Sur le Nlandan, l'effet a écé plus lnportant pendant la seconde campagne de traltement que pendant la premlère. 49. On en a conclu que les populations des différents taxons réaglssalent dlvers insectlcldes; les populatlons de certatns d'entre eux ne bougent pas pendant que d'autres augnentent. Ces modiflcatlons sont probablement dues à sensibllité de certalns groupes, à la dlninution de la conpétltion spatiale atrx dtfférentes vltesses de recolonisatlon de ces lnsectes. dlfféremnent aux ou dimlnuent la faible ou trophlque et Modèle orédictif de ouantlflcatlon de 1'abondance des populations d'insectes aouatLoues souml.ses aun de larvicides 50. On a observé qu'à la longue 1es blocénoses de salson sèche présentalent des typologies caractéristlques de chacun des lnsecticldes employés par 1'OCP, Ces typologles sont d'autant plus marquées que les insecticldes employés sont plus toxiques. En outre, les typologles observées à long terme ressemblent à celles de la faune réslduelle des tests en gouttlères. On a donc formulé 1'hypothpse d'une relation quantifiable entre le court et le long terme. Les dlverses étapes nécessairês pour vérlfier cette hypothèse sont les suivantes : i) quanttfication dans un cours d'eau donné des variations d'abondance produites par différents lnsectlcides, par comparaison avec celles mesurées au cours d'une période sans traitement; ii) appllcation des coefflcients obtenus aux résultats recuelllls dans d'autres cours d'eau avant traitement, puls comparaison avec les valeurs observées sur le terrain pour chaque lnsectlcide; 11i) déflnltion d'une relatlon numérique entre chaque varlaÈIon de 1'abondance avant et après traitexûent et la toxicité mesurée lors des tests en gouttlères; iv) extraPolation des données relatives à la toxicité mesurée en gouttlères, de nanlère à déterminer si 1'on peut utillser ces résultats pour prédlre Ies effets à long terrûe de nouveatrx lnsecticides. 51. La Marahoué à EnÈomokro a servi de référence perce que l'on disposalt de nombreuses données avant traitement et de renseignements complets sur les pérlodes au cours desquelles elIe avalt été traltée au téméphos, au chlorphoxime et au B.t. H-14. Le nodèIe alnsl élaboré a été appliqué aux données recueillies à Danangoro (Marahoué), sur le Pru et l,Amou, et srest révéIé satisfaisant pour toutes les stations de surveillance, tous les insecticides et laplupart des groupes taxonomiques, à l'exceptlon des Tanytarsus (figure 3). En ce qui concerneIe court terme, ce modèle a permis de calculer f impact théorique à long terme de toutes les nouvelles substances, notanment du pyraclofos. 'évaluatlon des nodificat 1' de larvicides corpnunautés d' lnsectes lotiques 52. Un lndice biocénotique a été définl pour 1'évaluation raplde des nodificatlons opérées dans la structure communautalre par les insectlcldes pulvérisés par 1'OCP. Cet lndlce, dontles valeurs vont de zéro à dix, pernet de comparer Ia structure des communautés d,lnvertébrés présentes avant traitement à celIe des périodes de traitement, pour chaque insecticide. L'applicatlon de cet lndice aLrx moyennes calculées pour des périodes données (moyennes, tous nois confondus, ou pour les nois de décembre, janvlef, février et nars) a donné des valeursqui, selon la station, allaient de 2 à 4 pour le B.t. H-14, de 3 à 5 pour Ie téméphos eË de 6,5 à 8,5 pour le chlorphoxime. JPC11. 3 (ocP/EAC/gO.L) Page 38 Annexe I 53. L'application de cet indice atr:K moyennes mensuelles montre que 1es valeurs décroissent de façon linéaire du nois de décembre au roois de mars pour Ie téméphos et le chlorphoxine. Cependant, ceÈte relatlon n'esÈ pas linéalre pour le B.t. H-14, pour lequel ses valeursdiminuent également de décembre à février mais aupentent en rnars. 54. 11 a été rappelé que cet indice ne peut être ca1culé que si l'on dispose de données avant traitement, et que l'on ne peuË comparer les valeurs de ces indices d,un mols sur1'autre qu'après les avoir corrigées en fonctlon de coefficients calculés à partlr des lignes de régression de f indice par rapport au mois, Cependant, 1'applicatlon de cet indlce à chaque échantillon reflète très bien I'évolution des modiflcatlons structurales selon la saison et f insecticlde (figure 4). 55. En conclusion, cet indlce, qul peut s'appllquer à tous les lnsectlcides, semble bienquantifier les modlflcations structurelles provoquées par les insectlcides antlslmulles. En ce qul concerne les échantlllons, les indices corrlgés sltués entre 0 et 3 lndlquent des variations naturelles de 1'environnenent, ceux situés entre 3 et 6 des nodifications nettes mais de faible amplitude, et ceux situés au-dessus de 6 une perturbation importante des structures de la communauté. 55. Le Groupe a recommandé que soient publlée dans les plus brefs délals une descriptlon de cet indice et des résultats obtenus après qu'il alt été appliqué aux données de la surveillance de 1'OCP. b) Proprlétés ohvsico- iques des larvlcides et leur llen avec 1, analyse des données dela survelllance 57. Un membre du Groupe a présenté les calculs relatlfs aux propriétés physlco-chinlques des insecticides chimiques utilisés par 1'OCP qu'il avalt effectués et qul ont permls de comprendre et de prévolr Ia répartitlon et le devenlr des insecticldes dans 1'environnement.C'est ainsi qu'il a été possible de prévolr que le pyraclofos se comporterait de la nêne manière que Ie chlorphoxime, et que les pyréthroides de s)mthèse et Ie carbosulfan auraient des inÈeractions différentes avec 1'eau et les sédiments en raison de leur forte affinité Pour ces derniers. En ce qui. concerne I'analyse des données de la survelllance du nllleu aquatique et les problèmes liés à la prévision de 1'évolutlon des communau!és aquatlques, 11 a été proposé d'assocler les propriétés physlco-chimlques des lnsecticides à l,analyse des données de leur impact, obtenues par les tests en gouttières et les essais de terraln, c) Analyse de la dérive 58. Le Groupe s'est vu expliquer que Ia collecte des lnvertébrés qul dérlvent constitualt une importante néthode employée par I'OCP pour étudler f impact des larvicides sur 1'environnement aquatique. Ces collectes ont été réalisées selon divers protocoles (dérive diurne à 13 heures et L7 heures, déri.ve nocturne, filets à mailles de 200 et de 500 micromètres, etc.), et jusqu'ici les résultats obtenus n'ont fait 1'objet que d'une analyse statistique partielle. Etant donné Ia grande quantité de données dlsponibles, on estime qu'il est maintenant nécessaire d'en faire 1'analyse globale, ce qul pemettrait aux hydrobiologistes de savoir si, de façon générale, ces collectes pennettent d'observer des nodifications dues aux insecticides. Si 1'on obtient les résultats escomptés, on pourrait utiliser la méthode analytique pour choisir les protocoles les mieux adaptés. 59 . Après examen des diverses données dlsponibles, Ie Groupe a recommandé que le protocole relatif à la collecte des échantillons d'invertébrés qui dérivent soit totalement révlsé afin de montrer que seuls des filets à mailles de 200 micromètres (au nombre de trois) sont utilisés et qu'on recueille deux échantillons en 24 heures (1'un pendant la Journée et1'autre au cours de la nuit). La séparation des micro-organismes dont la taille dépasse 500 micromètres se fera au laboratoire. Le Groupe a également demandé gue solt présenté à la prochaine session du Groupe écologique un rapport donnant une évaluation du nouveau protocole et des trésultats qu'il a permis d'obtenir. JPCll. 3(ocP/E c/90.L) Page 39 Annexe I 60. En ce qul concerne la très grande quantlté de donnéea relatlves à la dérlve déJà dlsponlbles, le Groupe a recomandé que I'OCP alloue les sonmes nécessalres Pour effectuer leur analyse conplète avec 1'aide d'un consultant extérleur à Ouagadougou. d) SvnÈhèse des lnformatlons relatlves à Ia recolonlsatlon par les invertébrés et à 1' organlsatlon communautalre 51. Le Groupe e reconnu qu'en déplt d'une longue pérlode de recueil des données et d'analyses on ignore touJours si la dlverslté des lnvertébrés dans les cours d'eau trattés est nalntenue grâce à un repeuplement à partir de refuges non traités, ou Par un phénonène d'adaptaÈlon aux pesticides de la faune non clble, ou encore, ce qui est plus probable, par la comblnaison de ces deux phénonènes. Dans Ia mesure oir les refuges ont malntenu la dlverslté faunlstlque dans les cours d'eau non traltés et où les résultats d'une évaluatlon d'ensemble ont démontré l'effet nul ou négllgeabIe des pestlcldes sur Ie faune non cible, les dlmlnutlons observées dans ces refuges et lnputables à des modlflcatlons dans 1'utllisatlon des sols (par exenple, transfert de populatlons) peuvent avoir un retentlssement lnportant sur les populatlons d'lnvertébrés. 62. En raLson des nodlficatlons prévues dans 1'utlLisatlon des sols et comPte tenu de f intérêt de poursulvre 1'évaluation des effets dlrects de 1'emploi des pesticides, le Groupe a reconnu qu'il exlstait plusieurs orlentatlons de recherche potentiellenent fructueuses. Par exemple : 1) La classlftcatlon de Ia faune lnvertébrée en fonctlon des ressources alimentaires dominantes dont dépendent les divers groupes. Par exemple, les représentants des taxons qul dépendent dlrectement de la couche d'hunus des forêts-galerles (végétation bordant les cours d'eau), appelées "shredders", dlmlnueront certainement beaucoup en nonbre 1à oir l'on a déboisé, que ce solt le long de cours d'eau traités ou non. Un nembre du Groupe a déja entreprls, en collaboratlon avec ses collègues, une telle analyse du matériel recuellll dans certalnes parties de 1'alre de 1'OCP. ii) La caractérlsatlon de la faune lnvertébrée en fonctlon de la probablllté qu'elle a de recoloniser les lleux à partlr de refuges. Cela stgnlfle que les taxons comportant peu d'espèces ayant des cycles vitaux partlculièrenent longs (par exemple, les Tricorythidés) seront probablenent de mauvals recolonisateurs, alors que ceux comportant de nombreuses espèces et ayant des cycles courts (par exemple, les Tanytarsus) devraient en être de bons. En outre, 11 convient de récapltuler les infornatlons de I'OCP et de la littérature concernant le potentlel de dlssénination des dlvers taxons. iii) La consolidation des données relatives aux refuges des espèces non clbles. Par exenple, un membre du Groupe et, sur demande spéciale, le personnel de I'OCP, ont déjà recuell1i un certain nombre d'échantlllons sur des sltes non traltés en dlvers endrolts de l'aire du Programme. iv) La poursulte de la collecte d'échantlllons de dérive importants, de bonne quaIlté, recueillis au cours de la nuit entlère, dans le plus d'endroits possible de 1'alre du Programme, afln d'analyser les caractérlstlques générales du groupe des Chlrononldés. Les Chlrononldés représentent le taxon le plus lmportant (pour ce qul est du nombre d'espèces) et Ie groupe d'lnvertébrés le plus répandu et souvent Ie plus abondanÈ(densité d' indlvldus) . 53. Lors de la conclusion du débat lmportant sur ces questlons, un membre du Groupe a préparé une propositlon de programme pour 1'évaluatlon des refuges passés, présents et à venir, qui figurent à l'appendice 3. e) Recommandatlons du Grouoe écoloeioue 64. Outre les recommandatlons précises fornulées plus haut, Ie Groupe a égalenent exPosé 1""@généra1essuivantesconcernant1,ana1ysede1asurvei11ancedes données : JPC1l. 3 (ocP/EAC/9O.L) Page 40 Annexe I i) Que la coropilation et 1'analyse initiales des données soient effectuées par 1'OCP à Ouagadougou. A cet effet, I'OCP devra metÈre en place des banques de données facilement accessibles et faire en sorÈe que 1'on puisse disposer à Ouagadougou des compétences nécessaires en blostatistiques afin que 1es données soient correctement traitées. 11) Que 1'OCP obtienne un exemplaire de toutes les informations provenant de l'extérieur et qui ne sont pas disponibles à Ouagadougou, et qu'il les intègre dans les banques de données. iii) Que des consultants extérieurs se rendent à Ouagadougou pour évaluer les néthodes d'analyses qui y sont employées, procéder à des analyses approfondies et mettre au point de nouvelles approches analytiques. Cela aura en outre 1'avantage de permettre à l,OCP et aux équlpes nationales d'hydrobiologie de bénéficler d'un apport de conpétences extérieures. I. ACTIVITES DE SURVEILIANCE DANS L'EXTENSION OUEST 55. Après avolr examiné le réseau de surveillance et Ie programme en place dans 1'extension Ouest, le Groupe en a conclu qu'il était inutile d'installer des stations de surveillance Pernanentes dans le nord-ouest de cette région pour les raisons suivantes : la faune aquatique et les paramètres écologiques des bassins de la Gambie et du Corubal ne sont pas fondamentalement différents de ceux rencontrés dans la maJeure partie de 1'alre inltlale de 1'OCP; au cours de sa réunlon précédente, Ie Groupe écologique avait recommandé de poursuivre le principal effort de survelllance dans les postes pour lesquels on disposait d'lmportantes sérles de données pouvant servlr à évaluer 1'lmpact des nouveaux lnsecticldes. 66. Le Groupe a approuvé les plans de surveillance des communautés de poissons et d'invertébrés de l'extension Ouest décrits ci-dessous. a) Survelllance des polssons au Mali et en Guinée orlentale 67. Les mêmes sltes et la rnêure fréquence de survelllance que ceux ernployés en 1989 seront adoptés en 1990 (voir appendlce 5). b) Survelllance des poLssons en Sierra Leone 68. Co-rne 1'lchtyofaune de Sierra Leone est très dlfférente de celle que l'on trouve dans la zone sahélo-soudanaise, 11 a été proposé de suivre Ia recomnandation figurant dans le rapport de rnlsslon de I'ORSTOM (voir appendice 2) et de procéder au départ à 1'échantlllonnage des polssons dans deux stations, deux fois par mois. Matotaka, sur le Jong(Panpana), serait Ia première et Magburaka, sur le Rokel (Se11), Ia seconde. Ces deux endroits sont tr'ès riches en espèces et accessibles à partlr de Makeni (base opérationnelle de 1'OCP) par une route goudronnée. En outre, un troisiène slte situé à Musaia, sur Ie Mongo(Little Scarcles), sera échantlllonné deux ou trois fols par an au début de la saison sèche et Pendant celle-cl. Un seul échantillonnage avant traitement a déjà été effectué dans ces trois sltes. Comme un nouvel accord a été signé entre I'OCP et I'ORSTOM en 1990 pour échantillonner ces sltes eÈ pour former des ichtyologistes nationaux, il a été proposé de ProsPecter un slte de plus sur Ie Jong, en aval de MaÈotaka, et un autre sur la Moa. c) Surveillance des invertébrés en Sierra Leone 69. A la suite cl'une recommandation formulée lors de Ia dixième session du Groupe écologique, plusieurs sites de Sierra Leone ont falÈ 1'obJet d'enquêtes effectuées par le Dr J. M Elouard (Consultant OCP) et 1'équipe d'hydrobiologie de 1'OCP. D'après les données JPCll.3(ocP/E^c/eo.L) Page 41 Annexe I recuellIles, ll senble qu'en dehors d'un slte sltué à Outanba Park, sur la Kaba, dans lequella faune lnvertébrée est riche et abondante, les autres sltes sont relatlvement pauvres, en grouPes taxonomiques et en nombre d'lndivldus. Conpte tenu de cetÈe lnfornatlon, desdifficultés d'accès et des rlsques qu'11 y e à enployer des larvicldes nolns sélectifs, il aété proposé que la surveillance courante se fasse à l{usala, sur Ie üongo, à Makpankaw sur le Paupana et à Mange sur la Llttle ScarclesÂaba. 70. Après s'être entretenu des lnformations recuelllles sur les sltes prospectés et des nouveau:K plans de treltenents lanrlcldes pour la Slerra Leone (y conprls eur le Jong, la Moa et le Sewa), le Groupe a reconmandé : i) qu'en plus des statlons de survelllance p=oio"e"", le slte d'outamba Park, sur la Kaba, fasse 1'obJet d'une surveillance nensuelle régullère de décenbre à avrll; il) que 1'on prospecte le Jong (par héllcoptère sl possible) et qu'on y choisisse un slte de surveillance régulière, s'il est posslble d'en trouver un qul convienne. 7L. Conpte tenu de f information récente présentée par un menbre du Groupe selon laquel1e on trouveralt des macrocrustacés dans un fleuve lnportant de l'alre du Progr:mme et suite àl'expérlence menée sur le Kan en Côte d'Ivolre, le Groupe a reconmandé que la collecte des macrocrustacés fasse partie du programme de surveillance de la Kaba, en Sierra Leone, otr l,on en a observé au cours d'une enquête avant traitenent. J. REPARTITION GEOGRAPHIQUE ET BIOI'GIE DE CERTAINES ESPECES ET AUTRES TRAVAIIX DE RECHERCHE a) Répartitlon des Ephéméroptères et des Baetldés 72. Un résumé des résultats des captures d'lnsectes à 1'alde de pièges ltrmlneux sur plus de 120 points d'échantillonnage slÈués en Gulnée, en Sierra Leone, au Mali, en Côte d,Ivoire, auSénégal et au Togo a été présenté au Groupe. L'analyse de ces échantillons a permls d,étabrirla distribution des Adenophleblodes s.s. (Ephénéroptères Leptophleblldés) et des Baeridésdes genres Ophelmatostona et Pseudopannota. En ce qul conce rne les Adenophlebiodes, une seule esPece massirus est largement répandue dans toute l,alre de I,OCP, Les autres espècesétaient llmltées aux zones forestières (A. rubeus et A. ornatus) ou au Fouta DJalon adrieni et A. callasea) En ce qui concerne les Baetidés, on a observé que Pseudopannotabertrandl P. muganlnani et Ophelmatos câmerounense se retrouvalent sur 1'ensemble deI'alre de 1'OCP. P. rnodesta est limité au:x eau:K plus froldes. b) Répartltion des Trichoptères 73. Un document préparé par M. F. M. Glbon (Consultant OCP) (voir appendlce 2), sur la répartltion géographique des Trichoptères dans 1'alre du progrrmme, a été présenté au Groupe.I1 a été noté que certaines espèces étalent largemenü distribuées aussl blàn dans les grands cours d'eau que dans les Petlts rulsseaux. Toutefols, d'autres espèces ont une répartiilonlimttée (par exernple en haute altltude, en savane, en forêt ou dans des biotopes àôtiers). 11 est particulièrement intéressant de noter qu'en ce q{i concerne le potentiel de recolonisation, en général, la plupart des espèces édaient capables de coloniser des coursd'eau ayant dlfférents débits. c) Répartltlon des polssons 74. Le Groupe a été informé de ce que l'on pouvalt distlnguer en Afrique de l,Ouest deuxgrands t)æes d'lchtyofaune : une faune sahélo-soudanalse occupanÈ la plupart des bassinsfluviaux (Sénégal, Gambie, Niger, Volta, Ouémé, rac Tchad et Nil), et une faune guinéenneprincipalenent confinée aux petits bassins fluviaux côtiers situés au sud de la ltgn" fornéepar Ie Croissant Guinéen, le Fouta DJalon et le Mont Nlnba, en Guinée, Sierra Leonè et auLibérla. L'lchtyofaune de Guinée a montré certaines afflnités avec celle de la région camerounaise, dont certains éléments ont colonisé Ie delta du Niger et ont égaleurànt atteint l'Ouéné et le Mono. JPC11. 3(ocP/EAC/90.t) Page 42 Annexe I K. SUrTE DONNEE AlrX RECOMMANDATTONS DE tA DIXIEME SESSTON DU GROUpE ECOLOGTQUE 75. Le Groupe a félicité le personnel du Programme pour avoir mis en oeuvre un suivi approprié concernant 18 des 21 recommandations formulées lors de sa dixiène session. Les principaux sujets concernaient la cartographie et 1'évaluatlon des refuges(recommandation L2), La formation des hydroblologlstes de Sierra Leone (recàmmandation 15) etle transfert de 1'équipe d'hydrobiologie de 1'OCP (reconmandatlon 21). Après avoir débattu de ces questions, le Groupe a pris note de ce que : i) la cartographie des refuges progressait et qu'au cours de 1,année prochaine il y aurait intensification de cette cartographie et de 1'évaluation des refuges. On trouveraà 1'appendice 3 des propositions sur Ia manière de mener à bien ce travail. ii) la difficulté à trouver des hydrobiologistes de Sierra Leone pouvant être fornés avait retardé la mise en oeuvre de cette activité. Toutefois, la situation s,est améliorée et 1'on Pense que cette formation pourra débuter en mars 1990 (deux personnespour les poissons et deux pour les invertébrés). lii) les problèmes continuels rencontrés pour opérer le transfert des bureaux techniques et administratifs du Programme à Bamako ont clairement indlqué que le momentétait ural choisi pour déplacer 1'équipe d'hydrobiologie de 1'OCP à Bamako. A nesure queles conditions s'amélioreront à Bamako, on pourra penser plus sérieusenent à cetransfert qui devra se faire sans que les activités soient interrompues. L. SUIVI DES PUBLICATIONS 76. Le Groupe a examiné 1'état d'avancement des doctrments destinés à la publication lors de sa dixième session (voir appendice 5 du rapport d'QfG.lO). 11 a été noté que sur les L3 documents mentlonnés en 1989, deux ont été publlBs et deux sont 'sous presse,. Tout en reconnalssant que 1'analyse et Ia consignation par écrit des données nombreuses et complexesde Ia survelllance est un exercice extrêmement fasÈldleux, le Groupe a néanmoins instâmmentprié le personnel de 1'OCP et ses collaborateurs de s'efforcer à tout prix de publier leurs résultats sans délai. 77. Une liste des publications du personnel de I'OCP et de ses collaborateurs figure à 1'appendice 4. M. SOUTIEN AUX EQUTPES NATIONALES 78. Le Groupe a évoqué divers moyens pour aider Ies équipes natlonales d'hydroblologie à mieux développer leurs compétences et la quallté de leur travail. Cette aide s,artlcule auÈour de trois thèmes : i) Formation : dans les domaines particuliers de 1'analyse de la quallté de l,eau, de f identification taxonomique de la faune dulçaquicole, de 1'appllcatlon de néthodes statistiques appropriées, etc. ii) Recherche directement Iiée à la surveillance : ce type de recherche, qui doit Permettre de mieux interpréter les résultats de la survelllance, a toujours été encouragé, conme le montrent les proJeÈs en cours (voir paragraphes 30-32). Les équipes nationales et/ou 1'hydrobiologiste de 1'OCP pourraient proposer des projets qui PourraienE être inclus en grande partle dans les prograrnmes actuels des activités natLonales de surveillance. JPCll.3 (ocP/E^c/90.L) Page 43 Annexe I 111) Donalnes de recherche uolns étroltenent llés à la survelllance nals pouvant1'lnfluencer : per exemple, utillsatlon des sols, emplol des pestlcldes dans Gshabitats terrestres, ldentlflcatLon des refuges faunlstlques, cycles blologlques de chaque espèce, recherche eh taxononle et en zoogéographle. 79. I.e Groupe soutralte slncèrement que d'autres lnstitutlons gue I'OCP contribueront à ces ProJets de recherche et de formatlon dans le cadre de relatlons lnternatlonales oubllatérales. Les dlverses proposltlons faltes aux équlpes natlonales ou à l,OCp seront ex:mlnées avec grand lntérêt. CependanÈ, 11 ne faut pas oubller qu'll faut pour cela une vlslon sufflsannenÈ terre à terre du problène, étant donné que Ia fornatlon sur Ie terrain àla recherche est une entreprlse de longue halelne qul nécessite une dlrectlon sclentifique permanente. N. PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 1990.].991 80. Le Groupe a de nouveau lnslsté sur l'lmportance qu'll y avalt à prendre desdlsposltlons Pour pouvolr surryelller de façon efflcace 1'lnpact du pyraclofos et des deux autres larvicldes les plus toxlques (pernéthrlne et carbosulfan) sur la faune aquatlque non clble. En conséquence, 11 a approuvé les progra-mes de survelllance des polssons et desinvertébrés pour 1990-1991 tels qu'lls flgurent aux appendlces 5 et 6, respectlvenent. 81. Le Groupe a également soullgné qu'11 convenalt d'accorder une attentlon partlculièreà: i) 1'analyse des données relatlves à la dérlve recuelllies dans différentes staÈions de surveillance, lt) la préparatlon d'annualres des données de la survelllance, lil) la présentatlon des données de la surveillance sous forne de graphiques et de tableaux, lv) Ia préparatlon d'un article de slmthèse sur 1'lmpact du pyraclofos, v) Ia cartographie détailIée des sites de surveillance. 82. Le Groupe a recomrnandé que I'Unlté de Recherchq sur les Insectlcides de l,OGpfournisse une liste des lnsecticldes testés, comprenant des données sur leurs proprlétésphysico-chiniques de base et les résultats des tests pratiqués sur les larves de -S. damnosum s.1. Un tel document permettralÈ de tester les h1ryothèses actuelles qulétablissent un llen entre la structure noléculaire et l,activlté blologlque. 83. Pour mieux vérlfler 1'lmpact du pyraclofos sur 1'envlronnement, le Groupe a recommandéque 1'équlpe natlonale d'hydrobiologle du Ghana solt rnandatée pour surveiller, p.nEâ-t unepériode de deux ans, les traitemenÈs effecÈués à Asubendé, sur Ia Pru. L,OCP devra introduireles traltetrents par le pyraclofos au cours de la salson hunlde, de nanière à pouvolr comparerles données de 1a surveillance avec celles recuelllles avant traitement pendant plusieurs années. O. DIVERS a) Mission envLronnement Darralnée Dar les Pavs-Bas 84. Comme nentlonné au paragraphe 3, les nenbres d'une nlsslon envlronnemenÈ parralnée parles Pays-Bas ont été présentés au Groupe écologlque et ont ainsl pu proflter de l,occaslonpour décrlre leur mandat et certaines des conclusions prélininalres auxquelles lls sontparvenus. A Ia demande des membres de cette mlssion, il a été convenu que le Groupe leurferait part de suggestions concernant les projets de recherche sur 1'environnenent JPCl1. 3(ocP/E c/90.L) Page 44 Annexe I prioritaires, autres que cerxx du progra-me de recherche appliquée de I'OCP en cours, et que La nlssion pourralt falre ftgurer dans son rapport flnal. 85. Les suJets de recherche proposés par Ie Groupe sont les sulvants : 1) Une étude sur les caractérlstiques physlco-chimlques fondamentales des cours d'eau de l'aire de I'OCP. ii) Une recherche sur le rôle des sources de pestlcides non ponctuelles dans lapollutlon des cours d'eau, couvrant les relatlons de cause à effet et conprenant un inventaire des pestlcides agrlcoles. itl) Des études taxonomlques qul permettratent d'avoir une meilleure connaissance dela systématlque des invertébrés. iv) Des études sur le comportement alimentaire et les contenus stomacaux d'un certain nornbre d'espèces de poissons, à effectuer dans des statlons d'échantillonnage régullèrenent surveillées par 1'OCP et ses collaborateurs. v) Une étude sur les refuges aquatiques, comprenant un inventaire des parties traitées et non traitées des cours d'eau et la cartographie détalllée des princlpaux refuges biologiques dans 1'aire du Programme et aux alentours. vl) Une étude des relaÈlons qul exlstent entre la végétation de la forêt-galerie rlveraine et Ia faune aquatlque qui lui est assoclée, eÈ de 1'lmpact de la dégradatlon de 1'envlronneEent terrestre sur elles. 85. Le Groupe a souligné que ce choix de suJets devratt permettre d'accroitre 1'efficaclté des activités de surveillance du Programme en cours et d'établlr un lien entre ces dernières et les problèmes plus généraux de 1'utllisation des sols et des nodifications de 1 ' environnement. 87. Le Groupe a par allleurs proposé que ce cholx de suJets de recherche fasse l'obJet de propositions sérleuses pouvant êËre soumises à des donateurs potentlels pour qu'lls les flnancent, Pour falre en sorte que les proposlÈions acceptées soient mises en oeuvre avec efflcaclté, 11 a été proposé d'établlr des liens avec les lnstltuts de recherche exlstants des Pays donateurs et de fournir des bourses. Le Groupe a également instâmment recommandé que des dlsposltlons solent prises pour assurer Ie formatlon d'équipes natlonales d'étude de 1'envlronnement, dans le cadre du programne général d'assistance. b) Dr Colln Falrhurst 88. Le Groupe a été désolé d'apprendre que, pour des raisons de santé, le Dr Colin Falrhurst n'avait pu assister à cette onzièrne session. 11 lui adresse tous ses metlleurs voeux de pronpt rétabllssenent. P. RESIJI{E DES RECOMMANDATIONS 89. On trouvera à l'appendice 7 un résumé des recommandatlons flgurant dans le corps de ce raPPort. a. DISPOSITIONS POtR I.A PROCHAINE SESSION a) Président 90. Le Groupe a annoncé que le Dr C. Lévêque présiderait la douzlème sesslon du Groupe(1991) et qu'11 représenterait ce dernler lors des réunlons du ConiÈé consultatlf d'Experts et du Comité conjolnt du Programme de 1990. l, JPCll. 3(ocP/EAc/90.t) Page 45 Annexe I b) Date et lieu de la douzlème session 91. I1 a été convenu que la douzlèrne sesslon du Groupe écologique se tlendralt à Ouagadougou (ou dans l'une des princlpales bases de l,OCp) À aamptctr' du 25 févrler 1991 paq15 r:Inc-s.*.^ Des dlspositlons seront prlses pour que certalns membres du Groupe pulssent se rendre dans les sltes de surveillance de Slerra Leone. R. APPROBATION DU RAPPORT 92. Le projet de rapport a été approuvé, compte tenu des roodlfications apportées lors de Iaclôture de Ia sesslon, S. CLOTT]RE DE IA SESSION 93. Le Président a Prononcé la clôture de la sesslon dans l,après-nidi du 2 nars 1990. JPC11. 3 (ocP/EAc/9O.L) Page 46 Annexe I Figure 1 Typologie de la faune restant dans les gouttières en batterie après action des différents Lnsecticldes testés par OCp ? æ=ôa:ttc» C,æ=Cænroee Jrl!ïrl,iiÿ.1'tæe P îr'= l',ti'clî,!:::5È Chl=Ch;rc.,o1lll Itt= ie.:/ters'trt .J êl= I eî,,/EXtt:æ 0cl=0r ttrrsc;:r æ Rrc *i 'rr *O. I r.)t O"t æ Tri oa Ar Bro Dt Cr Cr Cy Dr trù nr o2 O.a 06 P,1 Ph Tr Tc AzrméthlDhos BiorÊsm?tÀltnÊ ô.r. Crrbosulfrn Prrm?tirln! CooDrr Cyphinol,}lrtnc 0clttm?1,Àrtnc ItJrofcnpor nâ thl oc trù o{'1s J002 fr1s 50J. ofis l0J6 Pyrrclotos Chlorphorrnc ôlDhcntlrlnr Irlsttr Ctrbrmrtt lns!ctrcrdÊ blologtQuc Org.nophosghor? Pyrêthrtnold. fi #t Ic. ac. loc 1", lo. l"' Oa Ocl fn h Cfit l'. ?1 *'" *.Ê' Àc. 1.,"l.- À"' crl 1., lo2Tap Tü t el JPC11. 3 <ocP/EAC/9O.L) Page 47 Annexe I Figure 2. Ànalyse factorlelle des correspondances appliquée aux données récoltées avant et après le début des traitements sur la Harahouéà Danangoro. PJ + i' tyÿ ,' -'"' ^ * + ^ + + .o ^ * I I t I I rÀ \ .ci;; a _.-.-.-.:/.-._- '\i\ /È !{ + , I t I , ii \ rt Oc.!_,j tr 'P.!-.-.i.-. -a''- 'i*ptc *BàeOt o * *A ^o o o Léc:nce o Pré-trôltÊment r Abate + chlorDhoxrme + B.t. 4 B.t. après germethi'lne Àl B.t. après cerbosulian o non trartéI noate aorès du chlci^Dnox rme pt = pêche tradttton;:elie I premien traitennent o Tap Abrev rat rons 9 ie .: 8ee= Eeet idae Cae=Caen rdae Tri=Tricorythidee P sy=Hydropsychrd:e Chi =Chi ronom rni Tat=Tanytarsrn r Tap=Ianypodrrnae 0c I =0r thoc lcdr r neeTri I I I I I I I I I JPC11. 3(ocP/E c/90.t) Page 48 Annexe I Figure 3 couparaison entre Ies valeurs observées (0) et les valeurs théorlques calculées selon les modèIes enpirique (C1) et prédicrif (C2), despopulations des taxons peuplanÈ les stations de Danangoro, d'Asubende(Pru) et d'Amou-oblo (Arnou). Prédiction pour I'Abate (A), le chlorphoxime(chl) et le B.t. (Br). t ffect i fs Faune Tota le Tot 0 Tot C I Tot C2 DAN A DAH C DAH BI AT1 Ot PRU Bt Stat rons/ i nsect ic ides a:Paunetotale;b:Baetidae;c:caenidae;d:lricorythidae;e:Hydropsychidae; f: Chironornini; g: Tanytarsini; h: Orthocladllnae; i: Tanypodinae. 3000 I I l I I I I I 2000 I 000 0 EI ZÀ ü Figure 4a. ln I 8 7 6 5 4 3 2 1 0 Figure 4b a+ ' o a aoooôo O r) di ce valeurs mensuelles non corrigées de f indice, mesurées sur la station d'Entomokro avant et après traitement. lndices mensuels non corrigés - Entomokro l er trailement o o o JPC11.3 (ocP/EAc/90.L) Page 49 Annexe I Ll ois oa oo o a a aa ao .}1 a 5 a 0 10 15 20 25 30 35 40 45 t0 15 20 25 30 35 40 45 a ô cedi 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 n valeurs nensuelles corrigées de 1'lndlce, nesurées sur la statlond'Entomokro avant et après traltement. lndices mensuels corriges - Entomokro o a oooo o ôoeo o o o oô a t 9ô l,lois 50 o o .jO Og JPCl1. 3 (ocP/EAc/90.L) Page 50 Annexe I APPENDICE 1 LISTE DES PARTICIPANTS Membres Professeur D. Cal:mari, Institut d'Entomologie agrlcole, Faculté d'Agriculture, Université de Milan, via Celoria 2, 20133 Milan, Italie Professeur K. I.f. Cunrnins, Director, Pymatuning Laboratory of Ecology, Departnent of Biology Sciences, University of Pittsburgh, @burtb, PennsylvanLe 2L532, EÈats-Unls d'Amérique Dr H. De Iongh, Directorat consultatif technique, Minlstère pour la Coopération au Développement, Bolte postale 20061, 2500 EB La Haye, Pays-Bas Dr C. Lévêque (Président), Directeur de Recherches, ORSTOM, Muséum national d'Histoire naturelle, Laboratoire d'Ichtyologie, 43 rue Cuvier, 7523L Paris Cedex 05, France Dr M. Yasuno, Chief of Aquatic Ecology, National Institute for Environmental Studies, Onogawa, Tsukuba, 305 Japon Autres participants Dr J.-M. Elouard, ORSTOM, 34032 Montpellier Cedex 2052 avenue du Val Montferrand, Boite postale 5045, , France Dr D. Paugy, ORSTOM, Muséum naËional d'Hlstoire naturelle, Laboratoire d'Ichtyologie, 43 rue Cuvier, 7523L Paris Cedex 05, France Secrétariat Back, VCU/OCP, B.P. L474, Bouaké, Côte d'Ivoire A. T. Baldry (Secrétaire), ocP, OMS/Siège, Genève, Suisse Guillet, VCL|/OCP, B.P. 2279, Bamako, Mali Henderickx, YCU/OCP, 8.P. 36, Kara, Togo Quillévéré, VCU/OCP, B.P. 549, Ouasadougou, Burklna Faso M. Samba, Directeur OCP, B.P. 549, Eg15!9ggJ. Senghor, INF/OCP, B.P. 549, Qggg4911g Sowah, VCU/OCP, B.P. 36, Kara M. Tapsoba, VCü/OCP, B.P. 549, 9u"e"dorg*F. Wa1sh, VGU/OCP,8.P.36, Kara Yaroéogo, VCU/OCP, B.P. 549, Ouagadougou G. Zerbo, VCU/OCP, B.P. 549, OuasadouEou DrC DrD DrP M.J DrD DrE M.E M.S M.J DrJ M.L M.D ocPlvcu/r.ÿRlo/go .L ocPNcu/t{tBr.o/9o .2 ocPlvæ/t{tBlo/go .3 ocPNæftfYRTO/go.4 ocP/\rcv/t{ÿBro/go.5 ocPlÿaJ/[YBro/go.6 ocP/\cv/t{-tBro/90 .7 ocP/vqJ/}JJBro/go. I ocP/\rGlJ/ffYRrO/90 .9 ocP /\r cu /t{tBrolgo . 10 - ocP /aruJ /w'rBlo/g, . 11 - ocP /\1 cv /trÿBro / 90 . L2 - ocP/vcu/ffiBro/90.13 - ocPrtcu/ffiRro/go.L4 - ocPrycu/nYBro/go.t5 - ocP /\tcv /t{YBro / 90 . L6 - DOC.0547 /\tCU( 1989 ) JPCll. 3 (ocP/EAc/9O.L) Page 51 Annexe I APPENDICE 2 LISÎE DES DOCWENTS Annuaire des données hydroblologiques I - Faune des lnvertébrés Annualre des données hydrobiologlques II - Poissons Données hydroblologlques du Band,na et du Niandan (Invertébrés et poissons ) Ephénéroptères d'Afrlque de 1'Ouest : Distributlon des Baetldae des genres Pseudopannota et Ophelmatostoma (J.-M. Elouard et P. Hideux) lest à noyen terme de la toxlcité du pyraclofos épandu sur le Bandama Blanc dans le cadre du Programme de Lutte contre I'Onchocercose(F. Kondé) Inpact à noyen terxûe du pyraclofos sur les macro-invertébrés aquatiques du Bandama Blanc (Côte d'Ivolre). Ctnq prenières sematnes de trattementà la statlon de Souroukoudougou (J. ltluillot et B. Coullbaly) Résumé du rapport annuel 1988-1989 de la Gulnée - Ichtyologle(M. E. Dlop) - Rapport de nisslon en Slerra Leone (D. Paugy et R. Bigorne) - Réstuné du rapport L988-1989 de la survelllance hydroblologlque au Ghana(Institut de Blologle aquatique, Achinota) Prospection hydroblologlque de la zone d'extenslon Ouest du Programme de Lutte contre l'Onchocercose. Choix des sltes de survelllance pour la faune invertébrée II - Sierra Leone (J.-M. Elouard) Rapport annuel de 1'équipe d'lchtyologle du Mali (Résumé)(M. K. Traoré) Sélectlon de sites de survelllance de la faune entomique et collecte de données prétraltenents de cours d'eau en Slerra Leone (Résuné)(L. Yanéogo, J. M. Tapsoba et B. Coulibaly) Résumé du rapport annuel 1988-1989 de survelllance de 1'entomofeune(Equlpe netionale de Gulnée) (F. Kondé) Distrlbution géographlque des prlnclpales espèces de trichoptères de 1'Afrique de l'Ouest (F. M. Gibon) Survelllance de 1'entomofaune des cours d'eau traltés en Côte d,Ivoire, au Ghana et au Togo. Résumé - Servlce d'hydrobiologie de I,OCP Résumé de la consultation concernant nf interprétation de 15 années de survelllance aquatique des cours d'eau traltés de la zone du Programme OCP" (J.-H. Elouard et H. Simier) Impact à court terne du pyraclofos sur Ia faune non clble en nllleu troplcal (L. Yanéogo, J. M. Tapsoba et M. Bihotrm) the lmpact of permethrln, bioresrnethrln, carbosulfan and pyraclofos on the non-target aquatlc fauna - a literature survey - February 1990(J. Lahr et M. H. De longh) JPCl1. 3(ocP/E c/go.L) Page 52 Annexe I APPENDICE 3 PROPOSÏTIONS POI'R L'EVALUATION DES REFI]GES ANCIENS, PRESENTS ET FUTI'RS POWANT SERVIR A IA RECOI,ONISATION DES PORTIONS DE COURS D'EAU TRAITEES Phase 1 (1990-1991). Préparer une carte générale (comme lndiqué au Groupe par le Dr J. F. tJalsh) des trols princlpales zones du Progrrmme - le "centren, Ie "sudn et1"ouest". Ces cartes générales indiqueront: 1) les portions de cours d'eau ayant un débit permanent ou saisonnler, 2) les portions de cours d'eau exposées à un traitement continu ou saisonnier, 3) la couverture par Ie téméphos, le B.t. H-14 et autres insecticldes 4) le nombre d'années de traitement Phase 2 (L992-1993). Analyse détalllée (comme dans Ia phase 1) du réseau fluvlal, c'est-à-dire de tous les affluents de la région du Niandan (eÈ de l'Amou), ainsl que des stations de Niaka, Entonokro et Danangoro. Phase 3 (L992). Synthèse de toutes les données biologiques concernant les refugespotentiels. Ces catégories de données regrouperont : 1) toutes les données disponibles sur les cours d'eau et leurs affluentstraltés ou non traités, 2) les données recuelllles avant tral.tement, 3) certaines données recuelllles après traLtement - lorsque les traitements ont été lnterrompus (pour une durée illimitée). Phase 4 (1994). Analyse détalllée (com'ne pour la phase 2) de l,ensenble de l,alre du Programme. Cette analyse sera mise à Jour chaque année. I1 est essentiel qu'elle solt convertle dans le Systène d'Informatlon géographique en place (GIS, par exemple ARCINFO). Une fois les cartes convertles en ntrmérique, cette approche pentrettra une nanipulation détaillée des données faisanÈ le lien entre d'une part les modificatlons opérées dans 1'utllisation des sols et les stratégles de traitement, et de 1'autre le potentiel de recolonisation de la faune non ci.ble. JPC11. 3(ocP/EAc/90.L) Page 53 Annexe I APPENDICE 4 SITUATION ACÎUELLE DES PUBLICATIONS Publlées Agnèse, J.-F., Pasteur, N. & Lévêque, C. (f999) Diffépopulations de Chrysichthys nlgrodigltatus et de Côte d'Ivoire et du Mali. Rev. hydroblol. trop., Blgorne' R. & Paugy, D. (1990) Description de l{arcusenlus meronai n.sp., nouvelle deMornyridae (Teleostei) de Sierra Leone. Ichthvol. Explo. Freshwaters, 1(1), 33-3g renclatlon génétique de quelques ohnelsi (Pisces, Bagridae) de 22<2),101-106 Elouard, J.-M. & Fairhurst, c. P. (1989) rnpact des insecticides antislmulldiens employés par 1e Progrrmms de Lutte contre 1' Onchocercose sur les entomocénoses aqua tiques. Emplolalterné de 1'Abate, du chlorphoxlme et du Bactllus is. 8u11. IFAN. 47 88) Dix ans de survelllance de la tées contre les slnulles ose htrmalne. Paper presented at se (Canada). Na liste Elouard, J.-M' (1989) Idest Afrlcan Epherneroptera. The genus Machadorythus (Trlcorythidae).Aquatlc lnsects, 11(1), 1-10 Gillles' M. T' & Elouard, J.-M. (1989) The Mayfly-tnussel assoclatlon, a new example fron therlver Nlger basin. In: Mayflles and stoneflles - ltfe hlstory and blology.I. C. Campbell, ed. Sluwer Acad. press. , 299-Lg7 Lévêque, C. (1989) Remarques taxlnomiques'sur quelques petlts Barbus (plsces, Cyprinldae)d'Afrique de l,Ouest (prenière partle). Cybium, L3(2) Lévêque, C. (1989) The onchocerclasis Control Programme monltoring activlties. paperpresented for a SCOPE volume on Ecological effects ln differËnt climates. - Lévêque, C', Paugy, D., Teugels, G. G. & Ronand, R. (1989) Inventalre taxinomique etdistribution des poissons d'eau douce des bassins côtiers de Gulnée et de Guinée-Blssau,Rev. hvdrobiol. trop. , 22(2), LO7-L27 Paugy, D. & Guegan, J.-F. (1989) Note à propos de rrois espèces d,Hydrocynus (plsces,Char1c1dae)dubassinduN1gersu1viede1aréhabi1itàttona"@ vittatus (Castelnau, 181). Rev. hvdroblol. trop. , 22(L), 63_69 Paugy, D. (1990) Note à ProPos des Peterslini (Teleostei : charicldae) d,Afrlque occidentale.Ichthvol. Explor. Freshwater, 1(1), 75-94 Teugels, G' G., Lévêque, C., Paugy, D, 6 Traoré, K. (198S) Etat des connalssances sur lafaune lchthyologique des bassins côtiers de Côte d'Ivoire et de 1,ouest du Ghana. Rev.hvdroblol. trop. , 2l(3), 22I-237 Yanéogo, L., Lévêque, C., Traoré, K. & Fairhurst, C. p. (19faune aquatlque des rlvières d,Afrlque de 1;Ouest trai(Dlptera : Sirouliidae), agents vecteurs de l,onchocercthe Conférence des entomologistes d,expresslon françai canadlen, LLs, 287-298 Sous presse Blgorne, R. l'lise en synonymie de Gnathoneurus brevlcaudg.lus, pellegrln, 1g1g, avecGnathonemus petersii, c.rrt"r@idae) . évbitrm JPC11. 3(ocP/E^c/90.r) Page 54 Annexe I Appendice 4 Bigorne, R. Les genres Brienomyrus et Isichthys (Pisces, Mormyridae) en Afrique de I'Ouest. Rev. hvdrobiol. troD. Bigorne, R. 1'Ouest Révision systématique du genr e Pollimyrus (Teleostei, Mormyridae) en Afrique de Rev. hydrobiol. trop Déjoux, C. & Elouard, J.-M. (1989) 6. Potential impact of microbial insecticides on the freshwater environment, with special references to the IJHO/UNDPÆorld Bank/ Onchocerciasis Control Progr amme. Microblal insecticides Fairhurst, C. P., Lesaque, C., Elouard, J.-M., Paugy, D. 6 Jaméogo, L. Ecological effects of larviciding. Proceedings O-Now. Symposiun on Onchocerciasls Paugy, D., Guegan, J.-F. & Agnèse, J.-F. Three simultaneous and independant approaches to characterize a r.ew species of Labeo. (Teleosce, Cyprinidae) from l.Iest Africa. Can. Journal Zool. t Paugy, D., Lévêque, C., Teugels, G. G., Bigorne, R. & Romand, R. Leone and Liberia: annoted checklist and distribution. Rev Freshwater hydrobiol fishes of Sierra t! op . Paugy, D. & Bénech, V. Les poissons d'eau douce des bassins côtiers du Togo (Afrique de 1'Ouest) Rev. hydrobiol trop Yaméogo, L., Calamari, D., Grunewald, J. & Fairhurst, C. P. The aquatic monitoring and bioassay component of the I.IHO Onchocerciasls Control Programme in liest Africa. Verhandlungen Calamari, D., Guillet, P., lraoré, K. & Yaméogo, L. Ecological approach for the iropact assessment of carbosulfan in the Onchocerciasis Control Programme Chemosphere Cnromins, K. lJ., IJilzbach, M. A., Elouard, J.-M. & Yaméogo, L. Functional orgaîLzatLon of runtring rùater invertebrate associations in eastern Guinea. J. North. Amer Benthological Soc Elouard, J.-1.t. & Fairhurst, C. The aggregatlon of fresh-lrater insecÈs fron different collection Eethods in [ùest Africa. Ecologia generalis Elouard, J.-M. & Fairhurst, C. Utilization of the aggregatlon index to measure long-term effects produced by the large-scale use of sinuliid pesticides ln the Onchocerciasis Control Progremme. Chemosphere Elouard, J.-M. & Hideux, P. Mayflies of lüest Africa. Thraulobaetodes, an atypic new genus of crawling baetid. Proceedings of the Sixth International Mayflies Conference, Grenada, Spain Elouard, J.-M, Gi1lies, M. T. Pseudopannota (Baetidae) Gillies, M. T. , Elouard, J. -l{ Ophelrnatostoma (Baetidae) Hideux, P. & Elouard, (Ephemeroptera : & tJulllot, J. Ephémères d'Afrique de l'Ouest. Le genre Rev. hvdrobiol. trop. & lJuillot, J. Mayflies in lüest Africa. The genus Rev. hydrobiol. trop. J.-M. Mayflies of lJest Africa. The subgenus Lephebi ldae). Aquatic insects Adenophlebiodes En préparation JPC11. 3(ocPlEAc/g0.1) Page 55 Annexe I Appendice 4 Paugy, D. Les cycles de reproductlon des polssons de Baoulé (Haut Sénégal, Mali). Rev.hydrobiol. trop. Paugy, D. Le peuplenent lchthyologlque du Baoulé (Haut Sénéga1, Mall) avant son traitement aux lnsectlcldes antlslnulldlens. Rev. 1. trop Yaméogo, L., Tapsoba, J.-M. & Calamarl, D. Laboratory toxlclty of potentlal blackfly larryicldes on some flsh specles ln the Onchocerciasls Control Programme area (ÙestAfrica). Ecological Envlr. safe Yarnéogo, L. , caLernari, D., Elouard, J. -M,, Gutllet, p., paugy, D. & walsh, J. F. Ecologlcal assessment of the OCP use of pernethrln. Reviews of Environmental 1[oxlcolgy t JPCll. 3(ocP/E^c/90.L) Page 56 Annexe I APPENDICE 5 PROGRAMME DE TRAVAIL POI]R 1990 SIJRVEILTANCE DES POISSONS Deux fois par mois Téméphos (nai et Juln)Pont routier/Léraba * S'il y a lieu. Pays Station/FIeuve Fréquences d' échantlllonnage Larvlcides prévus Côte d'Ivoire Niaka/Band:ma Blanc Deux fols par mols B.t. H-14, pyraclofos & carbosulfan Ganse/Comoé Deux fois par Dois B.t. H-14, pyraclofos, carbosulfan & pernéthrlne Mali Nissira/Baoudé Une fois par nols Aucun traitement Guinée Baranama/Dion Deux fols par mols B.t. H-14, ténéphos, pyraclofos & pernéthrine Mandiana/Sankaranl Une fois par mois Aucun traitement Boussolé/Mi1o Quatre fois par an au cours de 1a salson sèche B.t. H-14, ténéphos, pyraclofos & pernéthrine Ghana Sabari/Oti Deux fols par mois B.t. H-14 & pyraclofos(carbosulfan*) Asubendé/Pru Deux fols par mois B.t. H-14 & pyraclofos Sierra Leone Matokaka/Jong Magburaka/Rokel Deux fois par mols B.t. H-14 & ténéphos(perméthrine*) Moussaia/Kaba Detrx ou trois fols par an au cours de la saison sèche B.t. H-14 & ténéphos I JPCll. 3 (ocP/EAc/9O.L) Page 57 Ànnexe I APPENDICE 6 PROGRAMME DE TRAVAIL POI]R 1990 SURVEILIANCE DES INVERTEBRES Pays Station/Fleuve Code Fréquences d'échantlllonnage Larvlcides prévus Côte d'Ivolre Danangoro/Marahoué Entomokro/Marahoué 8 Une fols par mols de novembre à avrll B.t. H-14, pyraclofos & carbosulfanL6 Niakar/Bandama Blanc 3 Une fois par nols de novenbre à avrll B.t. H-14, pyraclofos& carbosulfan Ganse/Comoé 2 Une fois par mois de septerobre à Janvier B.t. H-14, pyraclofos, carbosulfan & pernéthrlne Mal1 Kokofata/Bakoye s1 Une fois par mois de juin/ Julllet à décembre /Janvier Aucun traltement en 1990 Gulnée Sassambaya/Nlandan 6l_ Une fols par nois de novembre à avrll B.t. H-14, téméphos,pyraclofos & perméthrine Ghana Banbol/Volta Noire Lz Une fots tous les deux ans au cours de la salson sèche après analyse des données de la dérlve B.t. H-14, pernérhrlne, carbosulfan & pyraclofos Asubende/Pru 20 Une fols par mois de novenbre à avrll pendant deux ans B.t. H-14 & pyraclofos JPCl1. 3 (ocP/EAC/90.L) Page 58 Annexe I APPENDICE 7 1 2 RESUME DES RECOMMANDATIONS Intensiflcation des efforts(paragraphe 7). de mise au point de nouvelles formulations de B.t. H-L4 Participation d'un membre du personnel de 1'OCPÆCU et d'un menbre du Groupe écologiqueà une consultation conjointe OMS/lndustrle des pestlcides, qul se tiendra au Siège de I'OMS en juln 1990 (paragraphe 7). Enploi du pyraclofos dans les opérations d,épandage (paragraphe 22) Mesures visant à ce que les équipes natlonales d'hydroblologie dlsposent des outils et des ressources nécessaires pour la préparation des données (paragraphe 35). Publication d'une descriptlon de 1'lndice d'Elouard et Simier pour 1'évaluation des modifications de Ia structure communautaire provoquées par 1'exposition aux larvicides(paragraphe 55). Révision du protocole de collecte des échantillons destinés à 1,étude de la dérive(paragraphe 59). 7. Analyse globale des données relatives à la dérive (paragraphe 60) Rassemblement lnitial, puis analyse des données de la survelllance, à effectuer à Ouagadougou (paragraphe 64). 9 Obtention d'un exemplaire de toutes les données de la surveillance obtenues en dehors de I'OCP et leur intégration dans la banque de données de Ouagadougou (paragraphe 64). Consultant externe chargé d'évaluer les néthodes d'analyse actuelles (paragraphe 64). Statlons de surveillance supplémentaires en Slerra Leone (paragraphe 70). 3 4 5 6 10 11 t2 13 Inclusion des macrocrustacés dans les collectes effectuées en Sierra Leone(paragraphe 71). Etabllssenent d'une liste des insectlcides testés par 1'OCP, y comprls les données physico-chiniques et toxicologiques (paragraphe 82). L4. Survelllance de 1'lmpact du pyraclofos au Ghana (paragraphe 83) 15. Formation d'équipes nationales chargées de I'environnement (paragraphe 87) t , JPCl1.3 (ocP/EAc/9O.1) Page 59 ANNEXE II CADRE DES DISCUSSIONS SI'R IA DEVOLUTION A. LES DIFFERENTS PARTENAIRES ET LE ROLE QU'ILS PEIIVENT JOUER DANS I3 DEVOLUTION Pays participants 1) Inventaire de f infrastructure sanitalre et des acÈlvltés en cours dans la réglon en matière de santé, y compris les acttvltés des organismes donateurs et organlsàtlons non gouvernenentales (ONG) ii) Plans natlonaux de surveillance et de lutte contre 1'onchocercose - premier proJet en préparation - projet termlné - proJet final soumls - approuvé - opératlonnel iii) Mobillsation des ressources - personnel natlonal avec l,aide de l,OCp - personnel natlonal sans I,alde de I,OCP iv) Formatlon, recyclage, élaboratlon de manuels et/ou adaptation de ceux qui exlstent v) Prise de consclence de la communauté par le blais de l'éducation sanitaire vi) Distributlon et administration des médicaments, tenue de dossiers vl1) Collaboratlon intersectorielle Programme de Lutte contre l,Onchocercose (OCp) i) Formatlon des fornateurs, mise au polnt de manuels et autres matérlels d,enselgnement ii) DirecÈives relatives au diagnostlc et au traitement ili) Enregistrement de la distribution d'ivermectine en dehors de Ia zone de 1,OCp iv) coordination et surveillance des acÈivités de dévolutlon v) Définition de la recrudescence et action recommandée vi) Répertoire des compétences techniques, scientlfiques et gesÈionnaires de l,OCp vii) Renforcement des installations de recherche dans la zone de l,OCp Organisation nondlale de la Santé (OMS) i) Formulatlon de poritiques natlonares en matière de santé ii) Renforcement des systèmes de santé natlonaux iii) Développenent des ressources humaines , JPCl1.3(ocP/E^c/90.L) Page 60 Annexe II iv) Renforcement des établlssements de formation, de recherche et de prise en charge v) Coordination de 1'aide extérieure aux pays participants vi) Organisne d'échanges interpays Comité deg Agences parrainantes (CAP) Aide aux pays participants pour obtenir une aide bllatérale B. MECANISMES DE ST'RVEILIANCE DES PROGRES REALISES Pays partlcipants i) Réunions de chaque CNO ii) Réunion annuelle des CNO ili) Rapport'de Ia réunion du CNO de Lutte contre I'Onchoc i) Contacts et activités du Directeur du Progremne li) Réunions des CNO iii) Rapport au CCE Organisatlon rnondiale de la Santé (OMS) 1) Rapport des représentants de I'OMS au niveau national 11) Réunions sous-réglonales concernant la coopératlon technique iii) Réunions de IJHO/AFRO/OCP lv) Rapport au CCE Çomité des Agences parrainantes (CAP) r) Réunions du CAP Rapport au CCEi1) C. DISCUSSIONS ET RECOMT.IANDATIONS DU CCE I

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé