ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST B.P. 549 OUAGADOUGOU, Burkina Faso Télégr.: ONCHO OUAGADOUGOU Té1.: 3429 53 -3429 59 -3429 60 Télex: ONCHO 5241 BF Fax:342875 Original: Anglais RAPPORT D'ACTIVITES ET RESULTATS ENTOMOLOGIQUES DANS LE BASSIN DES AFFLUENTS DU FLEUVE NIGERAU BENIN (1e78 - 1ee8) Par Samuel A. SOWAH Sous contrat de service avec I'OCP - Le présent rapport a été revu par le Dr. Hyacinthe AGOUA sur la base d'un contrat de service avec I'OCP avec la collaboration du Directeur du Programme et des Chefs des Unités Techniques Not22l02N CU/TEC/3.9 + Entomologistes médicaux, précédemment membres du personnel du Programme OMS de lutte contre I'Onchocercose. Version française, octobre 2002 Ouagadougou, juin 2002 SOMMAIRE 1 . INTRODUCTION 2 . GENERALITES ST]R LE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRTQUE DE L'OUEST . . 3 . DESCRIPTION DE LA REGION DU BASSIN DES AFFLUENTS DU FLEIIYf, NIGER AU BENIN 4 . ACTTVITES ENTOMOLOGIQUES (EVALUATTON ET LUTTE ANTIVECTORIELLE) 4.1. Surveillance entomologique. 4.1.1. Gîtes simulidiens. 4.1.2. Points de capture. 4.1.3. Prospections entomologiques 4.2. Historique des traitements larvicides. 4.2.1. Traitements aériens. 4.2.2. Traitement au sol. 4.2.3. Insecticides utilisés (rotation des insecticides). 4.3. Résultats entomologiques 4.3. L Identification des vecteurs. 4.3.2. Identification des parasites. 4.3.3. Transmission. 5 . ST]RVEILLANCE DE LA FAUNE AQUATIQUE. 6 . EVALUATIONS EPTDEMIOLOGIQUES. 6.1. Résultats épidémiologiques avant Ie début de la lutte antivectorielle. 6.2. Résultats épidémiologiques pendant la lutte antivectorielle. 6.3. Résultatsépidémiologiquesrécents. 7 . DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE 8. ENQUETESSOCTOLOGIQTTES 9 . SBNSIBILISATION DES POPULATIONS 10. DISCUSSIONS 11 . CONCLUSION 12. REMERCIEMENTS I3. BIBLIOGRAPHIE 14. ANNBXES 1. INTRODUCTION Ce rapport a été rédigé suite à un contrat de service signé entre I'OCP et son auteur. Le rapport vise à faire le compte rendu global des activités de I'OCP dans le bassin des affluents du fleuve Niger au Bénin et à donner les résultats obtenus depuis le début des activités de I'OCP jusqu'à I'arrêt de la lutte antivectorielle dans ce bassin. Le rapport couvre non seulement les activités entomologiques mais également I'ensemble des activités de I'OCP, telles que les enquêtes épidémiologiques entreprises (avec leurs résultats respectifs), la distribution de I'ivermectine, les enquêtes sociologiques, le cas échéant, les activités de sensibilisation menées par les agents de terrain de I'OCP, ainsi que toutes autres informations pertinentes disponibles. 2 . GENERALITES SUR LE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN ATRTQUE DE L'OUEST Le Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) a commencé ses activités en 1974, et intéressait alors 7 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger et Togo). Il couvrait dans sa zone initiale de savane, une superficie de 654 000 km2. C'est la zone où sévissait I'onchocercose sous sa forme grave, cécitante entraînant la désertion des vallées. Avec les extensions effectuées en Côte d'Ivoire en lg78-l97g,la superficie du Programme aété portée à764 000 km2 ; ce qui représente environ 18 000 km de rivières traitées. Compte tenu des bons résultats obtenus et pour prévenir la réinvasion, des extensions ont été effectuées vers le sud et I'ouest en 1987-1988. Actuellement, le Programme couvre I I pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Togo), et s'étend sur environ 1 300 000 km2 (frg. l). L'objectif du Programme est de lutter contre I'onchocercose afin que cette maladie ne soit plus un problème de santé publique, ni un obstacle au développement socio-économique, et de s'assurer que les pays participants sont en mesure de maintenir cette réalisation. Sur le plan administratif, la Direction du Prograrnme de Lutte contre I'Onchocercose est basée à Ouagadougou au Burkina Faso. Elle possède des Unités : Administrative, Planification, Evaluation et Transfert et de Lutte contre le Vecteur. Sur le plan opérationnel, I'Unité de Lutte contre le Vecteur s'appuie sur 2 zones (Est et Ouest), des secteurs, des sous-secteurs et des bases opérationnelles, toutes reliées par radio, ce qui permet la transmission rapide des données entomologiques et des directives scientifiques et administratives. En 1990, il existait dans la zone initiale de I'OCP et en extension sud, 5 secteurs, 20 sous-secteurs et une antenne à Bandiagara (Mali). En Extension-ouest, 8 secteurs et 25 bases opérationnelles. Le Conseil d'Administration de I'OCP est le Comité Conjoint du Programme (CCP) constitué des représentants des Pays participants, les Agences Parrainantes et les délégués des 23 Organismes et Pays donateurs. Le Comité Consultatif d'Experts et le Groupe écologique donnent des avis techniques au CCP. Le Comité des Agences Parrainantes (CAP) comprend I'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui est I'Agence chargée de I'exécution du Programme, I'Organisation des Nations Unies pour I'Alimentation et I'Agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Banque Mondiale. 4Compte tenu des résultats satisfaisants obtenus sur la plupart des bassins fluviaux, certaines activités du Programme ont été progressivement réduites à partir du milieu des années 1990 ; ce qui a entraîné la fermeture d'un certain nombre de secteurs, de sous-secteurs et de bases opérationnelles. Il est prévu que les activités de I'OCP prendront fin au 31 décembre 2002. 3. DESCRIPTION DE LA REGION DES AFFLUENTS DU FLEIIVE NIGER AU BENIN. Les affluents du bassin du fleuve Niger au Bénin couvrent la partie nord-est et ouest de ce pays. Ce bassin s'étend entre les longitudes 2o Est et 4o Est, et entre les latitudes 10o Nord et 12" 30'Nord (fig.1). Cette zone s'étend à I'intérieur d'une ceinture de végétation de savane typique. Il n'y existe pas de forêt tropicale humide. On peut toutefois voir près des sources des trois principales rivières du bassin des galleries d'arbres riveraines. Les conditions climatiques du bassin sont celles de savane, notamment, I'existence d'une saison des pluies et d'une saison sèche. La saison des pluies débute dans le bassin autour de la mi-mai à mi-juin, selon les années. La pluviométrie totale mensuelle se situe entre 50mm minimum et 400 mm maximum culminant au mois de septembre. La saison des pluies s'arrête autour de la première quinzaine ou de la.fin du mois d'octobre, conduisant ainsi à l'Harmattan qui marque le début de la saison sèche. Il y a trois principales rivières qui forment le bassin des affluents du fleuve du Niger au Bénin: 1,.- La Mékrou , à I'extrémité Ouest de la zone du bassin ; 2.- L'Alibori, dans la partie médiane et, 3.- La Sota qui s'étend à son extrémité Est. Ces trois rivières ne sont pas pérennes. Elles coulent en saison des pluies avec un fort débit de la mi-août à la mi-septembre. Elles tarissent presque entièrement pendant la saison sèche (de novembre à la mi-mai ou mi-juin). Parmi eux, la Sota est la demière rivière à tarir en saison sèche. Généralement, on peut même observer un faible écoulement vers la fin février ou début mars. La majeure partie du bassin s'étend en zone de végétation de savane soudannaise. Seule une petite partie (les cours amont de l'Alibori et des affluents de la Sota) coulent dans la zone de savane guinéenne (V/alsh et al 1979). 3.1. La Mékrou La Mékrou a une longueur de 330 km environ de la source à la confluence avec le Niger. La Mékrou prend sa source au niveau de la nappe phréatique de Wemou, de I'Ouémé et de la Perma près d'un village appelé Findara. Elle sert de frontière entre le Bénin et le Burkina Faso sur 40 km environ, en aval du point de capture de Kérémou ; ensuite elle fait la frontière entre le Bénin et la République du Niger. 5La période d'écoulement de la Mékrou se situe entre les 21ème et 50ème semaines, avec un débit maximum aux 39ème et 40ème semaines. Le débit de la Mékrou peut atteindre un maximum de 120 m'/sec. Un tel débit a été enregistré en 1991 à Kérou et en 1993 à Kérémou (frg.2 et 3). La Mékrou a très peu d'affluents pouvant favoriser une reproduction importante de S. damnosum s.1.. 3.2. L'Alibori L'Alibori n'est pas aussi long que la Mékrou. Il prend sa source près du village de Tobre et mesure environ 280 km de la source à la confluence avec le Niger. La période d'écoulement de I'Alibori se situe entre les 20ème et 50ème semaines, avec un maximum de 300 m'/sec., enregistré en 1994 à la 36ème semaine. 3.3. La Sota Des trois principales rivières du bassin, la Sota est la moins longue ; elle fait environ 195 km de sa source à sa confluence avec le Niger. Elle a trois affluents importants qui ont des gîtes favorables au développement des stades préimaginaux de S. damnosum s.1., il s'agit de I'Irani, la Bouli et le Tassiné. Des trois cours d'eau affluents du Niger au Bénin, la Sota a la période d'écoulement la plus longue, allant de la 16ème à la troisième semaine de l'année suivante. Sur la Sota, le débit peut atteindre un maximum d'environ 300 m3/sec., ce débit a été enregistré en 1989 à la 43ème semaine (fie.5). 4. ACTTVTTES ENTOMOLOGIQUES (EVALUATION ET LUTTE ANTIVECTORIELLE) 4.1. Surveillanceentomologique Comme dans toute la Phase III Est et Ouest, le réseau de surveillance entomologique a débuté en 1976 dans le bassin des affluents du Niger au Bénin. Ces activités entomologiques ont été entreprises par les sous-secteurs de Kandi (relevant de I'ancien secteur de Natitingou), de Natitingou et de Niamey. 4.1.1. Les sîtes simulidiens (fig.6). 4.1.1.1. La Mékrou Les principaux gîtes simulidiens de la Mékrou se situent sur les biefs NM 300 et NM 400. 4.1.1.2. L'Alibori Les principaux gîtes de I'Alibori se situent sur les biefs, NA 200 à NA 400. Les affluents de l'Alibori qui ont une importance dans la production simulidienne se trouvent sur les biefs NA 300 et NA 400. 4.1.1.3. La Sota Les grands gîtes de la Sota sont sur les biefs Sota, d'importants gîtes sont sur I'Irani (NS 402), Tassine (NS 202), (fig. 6 et 8). 4.1,2. Les points de capture (ftg.7). 4.1.2.1. La Mékrou 6 'NS 200 et NS 300. Sur les affluents de la sur la Bouli (NS 303 et 302), et sur le Quatre points de capture ont été visités sur la Mékrou. Ce sont : Kouandé (1810), Yéri (0716), Kérémou (1906), et Kérou (1917). Les trois premiers points ont été créés en 1976, et Kérou en 1977. Yéri (0716). Les premières captures ont été effectuées à Yéri en novembre 1,976. Ce point dépendait du sous-secteur de Niamey. Yéri a été utilisé comme point de capture jusqu'en 1991, année de la fermeture du sous-secteur de Niamey. Kouandé (1810). Les premières captures ont été faites à Kouandé en août 1976. Kouandé a été régulièrement visité jusqu'en 1981. Ce point dépendait de I'ancien sous-secteur de Natitingou. Kérémou (1906). Les premières captures ont été faites à Kérémou en août 1976 ; ce point a été régulièrement visité jusqu'en 1 993. Kérou (1917). Les premières captures ont été effectuées en janvier 1977 à Kérou. Ce point a été régulièrement visité jusqu'en 1991. Kérou, à I'instar de Kérémou, relevait du sous-secteur de Kandi. 4.1.2.2. L'AIibori Le nombre de points de captures visités sur I'Alibori a été de trois ; Kargui (1904), Alibori (1905), et Lougou (1919). Kargui (1904). Les premières captures ont été faites en aoit 1976; mais Kargui n'a été utilisé comme point de capture que pendant trois ans ; de 1976 à1979. Alibori (1905) * AJin de .fàciliter" les activités des Opérations aériennes dans le cadre de la lutte contre le vecteur de I'onchocercose les biefs des cours d'eou ont été codifiés en tenant compte du nom tlu bassin cl cn aioutant un chi/fre allant de 100 à 900. Exemple . NS 200 et NS 300 signifient : Sota biefs 200 et 300 7Loueou (1919). A Lougou, les premières captures ont été faites en août 1985. La raison qui a prévalu à la création de ce point est le taux de prévalence de l'onchocercose exceptionnellement élevé à Lougou, village Epi. N" 325. . 4.1.2.3. La Sota et ses affluents Six points de capture ont été visités sur la Sota et ses affluents dont 03 sur la Sota (la rrvtère principale) et 03 sur les affluents. 4.1.2.3.1. La Sota. Gbassé (1901). Gbassé est le premier point de capture du sous-secteur de Kandi. Les premières captures ont été effectuées en août t976. Ce point a été régulièrement visité jusqu'à la Le point de Férékiré a été créé en 1976. Les premières captures ont été faites en août. Ce point a été régulièrement visité jusqu'à la fermeture en 1995 du sous-secteur de Kandi. Monkassa (1916) Créé en 1977, ce point a été visité pendant sept ans, avant d'être abandonné en 1984 du fait du nombre réduit de simulies capturées. Voir le graphique des TAP sur la Sota et ses affluents, (frg.I2). 4.1.2.3.2 Les affluents de la Sota Zousou (1907). Zougou sur la Bouli a été créé en 1977 et a été utilisé régulièrement jusqu'à la fermeture du sous-secteur de Kandi en 1995. Férékiré (1915). fermeture du sous-secteur de Kandi en 1995. Koutakroukfol (1902). Le site de Koutakroukrou sur I'lrani a été créé en 1976,les premières captures ont été effectuées en août. Ce point a été utilisé régulièrement jusqu'en 1987. Dulkes§4 (1908). Le site de Dunkassa sur le Tassiné a été crée en 1976. Les premières captures ont été faites en août de la même année. Il a été régulièrement utilisé jusqu'en 1989 et abandonné suite à la réduction du nombre des points de capture et du fait qu'on y capturait peu de simulies. 84.1.3. Prospections entomologiques Plusieurs prospections entomologiques ont été entreprises par hélicoptère sur les affluents du Niger en territoire béninois pour les raisons suivantes: L. Investigations en cas d'échecs de traitement larvicides aériens ; 2. Réalisation de cartes des gîtes simulidiens; 3. Examen du problème de réinvasion par des simulies en provenance du Nigeria; 4. Pour une recherche spéciale à un moment précis. 4.2. Historique des traitements larvicides. 4.2.1. Traitements aériens Les traitements aériens ont commencé dans le bassin des affluents du Niger au Bénin dès le début de la saison des pluies en 1977, un an à peine après la collecte des données de pré-traitement. L'insecticide utilisé était le téméphos (Abate), seul produit épandu dans le bassin des affluents du Niger au Bénin de 1977 à 1987. En 1987, le B.t. H-14 a été introduit sur la Mékrou pour la première fois à la 46ème semaine ; sur I'Alibori, et la Sota dans la 47ème semaine. Cela signifie que le téméphos a été utilisé continuellement dans le bassin pendant dix ans. (tableaux 1,2, et3). Il faut mentionner que, les données sur les traitements larvicides de 1977 à 1980 n'ont pas été retrouvées à cause du système d'archivage qui n'était pas au point au tout début du Programme. Cependant, la Mékrou, I'Alibori et la Sota ont été effectivement traitées au téméphos au début des écoulements en 1977. Sur la Mékrou et I'Atibori, les traitements larvicides commencent généralement chaque année autour de la 20ème semaine et prennent fin vers la 52ème semaine. Cependant, la période de traitement sur la Sota peut varier suivant les années. En 1982, par exemple, où la pluviométrie était très bonne, la Sota a été traitée pendant toute l'année. Par ailleurs, en 1983 quand la sous-région a connu une sécheresse très grave, le traitement a été suspendu pendant 20 semaines (de la 5ème à la 25ème semaine). 4.2.2. Traitements au sol Les traitements au sol n'ont pas été utilisés comme principale méthode de lutte antivectorielle dans le bassin des affluents du Niger au Bénin. Ils venaient plutôt en appui aux traitements aériens dans les cas d'échec de traitements suite à une mauvaise application des larvicides, ou lorsqu'un gîte n'a pas été traité par l'hélicoptère. Les traitements au sol ont été utilisés en saison sèche sur quelques gîtes isolés afin de réduire le coût des traitements aériens comme c'était le cas sur la Sota. De 1990 à 1994 en saison sèche, les traitements aux larvicides au sol ont été effectués par le personnel du sous- secteur de Kandi appuyé par les villageois. Cela a permis de réduire les heures de vols, évitant ainsi que l'hélicoptère ne quitte la base aérienne de Kara pour ne traiter que quelques gîtes sur la Sota. 9On recourait aussi aux traitements au sol lorsque les débits sont faibles en saison sèche, ou au début de la saison des pluies, lorsqu'il est difficile d'effectuer des traitements aériens. Cela se passait généralement de la lère à la 20ème semaine sur les affluents. Les sous-secteurs de Natitingou, Kandi au Bénin et celui de Niamey au Niger effectuaient des traitements au sol en fonction de I'accessibilité des gîtes à traiter. 4.2.3. Insecticides utilisés (rotation des insecticides). Comme souligné plus haut, le téméphos fut le seul larvicide utilisé sur les affluents du bassin du Niger au Bénin de 1977 à 1987. Le B.t. H-14 fut utilisé pour la première fois sur la Mékrou en 1987 à la 46ème semaine, de même que sur l'Alibori. Il fut utilisé pour la première fois sur la Sota en 1987 à la 47ème semaine. 4.2.3.1,. La Mékrou Sur la Mékrou, quatre des sept insecticides dont dispose le Programme ont été épandus pendant toute la période de traitement : le téméphos, le B.t. H-14, la perméthrine, et le pyraclofos. La perméthrine a été utilisée pour la première fois sur la Mékrou en 1991 à la 36ème semaine, puis à la 39ème semaine de la même année. Le pyraclofos a été introduit pour la première fois en 1992 à la 37ème semaine etaété régulièrement utilisé jusqu'à I'arrêt des traitements aériens sur la Mékrou en 1993. 4.2.3.2. L'Alibori Sur I'Alibori, quatre des sept insecticides utilisés par le Programme ont été épandus pendant toute la durée des traitements. Ils étaient les mêmes que ceux utilisés sur la Mékrou, c'est à dire, le téméphos, le B.t. H-14, la perméthrine et le pyraclofos. La perméthrine a été épandue sur l'Alibori §A 300 à NA 500) pendant seulement cinq semaines, les 36ème, 37ème et 38ème semaines de 1993, et les 39ème et 40ème semaines de 1994. Le pyraclofos, a été introduit pour la première fois sur I'Alibori en 1992 à la 37è'n" semaine et a été régulièrement utilisé jusqu'à la fin de la période de traitement en 1994. 4.2.3.3. La Sota Sept insecticides ont été épandus sur la Sota, notamment, le téméphos, le B.r. H-14, le chlorphoxime, le phoxime, le carbosulfan, le pyraclofos et la perméthrine. Le chlorphoxime a été introduit sur la Sota pour la première fois en 1989 à la 32ème semaine ; il a ensuite été utilisé au cours des 33ème et 34ème semaines, puis de la 40ème à la 46ème semaines. La perméthrine, introduite pour la première fois sur la Sota en 1990 à la 37ème semaine, a été utilisée en fonction des besoins jusqu'à I'arrêt des traitements de la Sota à la fin de 1994. Le carbosulfan a été utilisé sur la Sota pour la première fois en l99l à la 30ème semaine. Ce produit a été épandu selon les besoins, jusqu'à I'arrêt des traitements en 1994. l0 Le phoxime qui a remplacé le chlorphoxime a été utilisé pour la première fois en l99l à la 24ème semaine, ensuite au cours des 25ème et 26ème semaines sur I'ensemble de la Sota, puis aux 28ème et 29ème semaines dans le cours moyen de la Sota et, enftn, de la 30ème à la 35ème semaines sur le cours supérieur. La première utilisation du pyraclofos a été en 1992 à la 37ème semaine. Ce produit a été épandu souvent jusqu'à I'arrêt des traitements en 1994. En ce qui concerne l'historique des insecticides utilisés dans le bassin des affluents du fleuve Niger au Bénin, la rotation des insecticides a réellement commencé en 1987 avec I'introduction du B.t. H-14. Cette rotation s'est réalisée avec I'Abate,le B.t. H-14, le phoxime, le chlorphoxime, le pyraclofos, la perméthrine, et le carbosulfan dans l'ensemble du bassin. Les raisons suivantes justifient l'utilisation des insecticides en rotation. l. Eviter l'apparition de la résistance susceptible de se produire si on utilisait un seul insecticide, comme ce fut le cas de I'Abate au début du Programme. Il est déconseillé d'utiliser à répétition les insecticides d'une même famille chimique si I'on veut prévenir une résistance croisée. 2: La rotation des insecticides s'applique également par souci de la rentabilité du traitement (rapport coût/eff,rcacité). Par exemple, I'utilisation du B.t. H-14, lorsque le débit est très élevé, nécessitera une grosse quantité d'insecticide et, par conséquent, beaucoup de navettes de l'hélicoptère pour le ravitaillement. Par ailleurs, un insecticide comme la perméthrine qui est très toxique s'applique à une très faible dose à des débits élevés permettant ainsi de couvrir avec une quantité réduite d'insecticide une plus grande partie du cours d'eau à traiter. 3. La rotation des insecticides se fait aussi en fonction de la toxicité du produit sur la faune non-cible. Par exemple,le B.t. H-14 qui est peu toxique sur les organismes non-cibles est utilisé à de faibles débits, notamment de lm3/sec. à 35m3/sec. environ. Par contre, la perméthrine et le carbosulfan qui sont très toxiques ne sont épandus que lorsque le débit dépasse 70m3/sec. et ne peuvent être utilisés pour plus de six cycles de traitement par an. On utilise le pyraclofos pour des débits de 15m3/sec. et plus. Par ailleurs, des insecticides relativement peu toxiques comme I'Abate, le phoxime et le chlorphoxime, peuvent être épandus même à de faibles débits. 4. Enfin, la rotation des insecticides dépend de la portée du produit. Par exemple, le B.t. H-14 qui a une très faible portée nécessitera beaucoup de points de traitement à des débits plus élevés ; ce qui le rend inefficace pour le traitement à de forts débits parce que la quantité du produit utilisé sera trop important, comme cela a déjà été mentionné plus haut. Cependant, un insecticide comme I'Abate qui a une très bonne portée assortie d'une faible toxicité sur la faune non-cible peut être utilisé à presque tous les débits. Le pyraclofos a aussi une bonne portée, mais à cause de sa toxicité, on I'utilise à des débits de l5m3/sec. et plus. L'aspect pratique de la rotation des insecticides figure en annexe (tableaux 1,2 et3). 4.3. Résultatsentomologiques. 4.3.1. Identification des vecteurs. Afin d'identifier les vecteurs présents dans le bassin des affluents du Niger, des simulies adultes ont été capturées en utilisant la méthode décrite par Walsh et al (1978). Les simulies sont réparties en differents groupes en fonction de la coloration de leurs touffes alaires en utilisant la méthode de Kurtak et al (1981). Ces groupes ont été classés en 01,02. 03. 04 et 05. ll Les simulies du groupe 01 sont celles qui ont des touffes alaires claires. Dans le groupe 02,laplupart ont des soies alaires claires mais quelques poils noires (moins de 50% du nombre total des poils). On estime que ces deux groupes appartiennent aux espèces de savane, notamment S. damnosum s.s. et S. sirbanum. Les simulies du groupe 03 sont celles dont 50% des touffes alaires sont pâles et 50% sont noires. Elles pourraient être soit des espèces de savane (§.!g4qosum-§§.), soit de forêt (S. squamosum, ou même S. soubrense). Il convient de noter que les simulies forestières sont rares dans le bassin des affluents du Niger au Bénin. Les touffes alaires de la majorité des simulies du groupe 04 sont noires, tandis qu'elles sont toutes noires chez celles du groupe 05. Ces deux groupes font partie de I'espèce forestière S. sanctipauli ou S. soubrense [même s'il a été dit que certaines des simulies adultes morphologiquement semblables à S. soubrense du ÿpe Beffa ont des touffes alaires claires (Garms 1978 et Meredith et al 1983), celles-ci ont disparu suite à la sécheresse de 1983 (Cheke et al 1987)). Il ressort des Taux Annuels de Piqûres (TAP) obtenus sur le bassin des affluents du Niger au Bénin que le principal vecteur est S. sirbanum avec quelques S. damnosum s.s. Voir les tableaux 4,5 et 6 des résultats de cytotaxonomie en annexe. Sur la base des données disponibles sur la population des simulies adultes, les TAP (Taux Annuels de Piqûres) ont montré que très peu de simulies aux touffes alaires 04 - 05 ont été capturées dans le bassin. On a obtenu, par exemple, en 1980 sur la Mékrou à Kérémou un TAP de 6 pour 04 - 05 sur un TAP total de 12022. Pour le même site en 1982, un TAP total de 12 pour les soies sombres avait été enregistré sur un TAP total de 4223. Hormis ces deux cas, aucune simulie de soies sombres n'a été capturée sur la Mékrou. Sur I'Alibori, un TAP de 60 pour les simulies de soies sombres a été obtenu sur un total de 21016 en 1980 au point de capture de I'Alibori. Puis, en 1985 sur le même site, on obtenait un TAP de 8 pour la même espèce de simulie sur un total de 3663. En dehors de ces deux cas, aucune autre année n'a enregistré des simulies de soies sombres. Au point de capture de Lougou, seule I'année 1993 a connu un TAP de 4 pour les simulies de soies sombres sur un total de 20 016. Sur la Sota à Gbassé en 1980, 1981, 1982, 1983 et 1985 on a obtenu des TAP de 59, 1,4,6 et 23, pour les simulies de soies sombres sur un total de TAP de 54 722,23 323,26 879,24 913 et 17 433, respectivement. A Férékiré, c'est seulement en 1980 qu'un TAP de 12 pour les simulies à sombres a été obtenu sur un TAP total de 2377 . Aucune simulie de soies sombres n'a été identifiée à Monkassa. On a obtenu sur I'Irani à Koutakroukrou en 1980 et 1982 des TAP de 7 et 4 pour ce type de simulies sur un total de TAP de 6911 et de 1557, respectivement. On a enregistré sur la Bouli à Zougou en 1980, 1981, 1982 et 1983, pour les espèces de soies sombres des TAP de 88,6, 13 et 5 sur un total de TAP de 26 147,8770, 20071 et 6649, respectivement. Enfin, à Dunkassa sur le Tassine en 1982, 1983, 1985, 1986 et 1987, I'onaenregistrépourlessimuliesàsoiessombresdesTAP de9, 6,15, Set8,surun total de TAP (toutes espèces confondues) de 1831, 231, 1682,533 et2063. 12 Il ressort de toutes ces données que même si des simulies à soies sombres ont été capturées, leur nombre reste insignifiant en comparaison des simulies de soies claires. Cela confirme les résultats cytotaxonomiques déjà mentionnés. 4.3.2. Identification des parasites. Afin d'identifier les parasites du bassin des affluents du Niger au Bénin, les simulies capturées sont disséquées pour la détermination de leur âge physiologique et pour la mise en évidence éventuelle de parasites qui sont ensuite identifiées comme O. volvulus ou non O. volvulus. Le taux d'infection est alors calculé selon la méthode décrite par Walsh et al (1978) pour déterminer le Potentiel Mensuel de Transmission (PMT) lorsque celui-ci est calculé sur une base mensuelle. La somme annuelle de tous les PMT donne ce qu'on appelle le Potentiel Annuel de Transmission (PAT) pour un point de capture donné. Depuis la création du laboratoire de biologie moléculaire, il a été possible de classer les parasites O. volvulus comme appartenant au type de savane ou au type de forêt, et même de séparer I'Onchocerca volvulus de I'Onchocerca ochengi. Les résultats du laboratoire de biologie moléculaire ont montré que la majorité des parasites O. volvulus transmis dans le bassin des affluents du Niger au Bénin sont de la souche de savane. Quelques souches de forêt sont également transmises occasionnellement. 4.3.2.1. La Mékrou Sur 18 parasites identifiés comme Onchocerca volvulus sur la Mékrou entre 1992 et 1993, un seul fut identifié comme étant O. volvulus de forêt. Sur les 17 autres parasites, 16 sont de la souche de savane et l, d'une souche non identifiée; (tableau 7). 4.3.2.2. L'Alibori Sur un total de 45 parasites O. volvulus identifiés entre 1992 et 1995 sur I'Alibori, 33 sont de la souche de savane, 5 de la souche de forêt, et 7 sont de souche non identifiée; (tableau 8). 4.3.2.3. La Sota Sur un total de 65 parasites O. volvulus identifiés sur la Sota entre 1992 et 1995, un seul appartient à Ia souche de forêt et un autre est d'une souche non identifiée; tous les autres sont de la souche de savane ; (tableau 9). 4.3.3. La Transmission 4.3.3.1,, Transmission pré-traitement Les PAT brut (Potentiels Annuels de Transmission) avant le début des traitements larvicides étaient inférieurs à 2500. Le plus élevé qui était de 2313 a été enregistré sur le point de capture de Alibori sur I'Alibori en 1977. Ensuite le point de Gbassé sur la Sota a eu un PAT de 2148 en 1978. Le troisième PAT le plus élevé était de 17 63 et a été enregistré à Zougou sur la Bouli en 1978. Sur la Mékrou le PAT brut le plus élevé qui était de 1398 a été enregistré en 1976 à Kérémou ; (tableau 9 bis et frg.14,l5, 16 et l7). l3 t 4.3.3.2. Transmission pendant la période de traitement En 1980, environ trois années après le début des traitements larvicides aériens, les PAT ont commencé à baisser sur les trois cours d'eau du bassin. Sur la Mékrou, le PAT brut qui au départ était de 1398 en 1976 à Kérémou a baissé et a été de 200 en 1980. Celui du point de Alibori sur l'Alibori est passé de 2313 en 1977 à 1905 en 1980. Cette tendance à la baisse s'est poursuivie jusqu'à la fin des traitements larvicides aériens en 1994. A la fin de l'année 1994,le PAT brut enregistré à Alibori était de 107. Sur la Sota à Gbassé, le PAT brut est passé de 2148 en 1978 à 1093 en 1980, sans toutefois connaître une tendance à une baisse constante comme sur I'Alibori et la Mékrou. La baisse du PAT observé sur la Sota était erratique. Par exemple, d'un PAT de 1093 en 1980, on a pu observer une baisse jusqu'en 1982; notamment 1981 a eu un PAT de 829 qui est tombé à 407 en 1982; mais en 1983 il est monté à 1004. Après 1983, la baisse est redevenue constante jusqu'en 1987 où on a observé une autre augmentation. Vers la fin des traitements larvicides le PAT brut est passé de 147 en 1993 à 1111 en 1994. Cette évolution en dents de scie montre que la vallée de la Sota est contaminée par des simulies exogènes provenant probablement du Nigéria. L'examen des Potentiels Mensuels de Transmission cumulés de 1977 à 1994 montre que la plupart des infections a lieu chaque année en juin et juillet, au début de la saison des pluies, (fig.18). 5. SURVEILLANCE DE LA FAUNE AQUATIQUE Les insecticides chimiques utilisés par I'OCP sont dégradables, et ne s'accumulent pas dans la chaîne alimentaire. Les doses utilisées pour tuer les larves de simulies ne sont pas toxiques pour l'homme et les mammifères. C'est la première condition pour le choix d'un insecticide antisimulidien par l'OCP. Les insecticides qui remplissent ces conditions subissent ensuite la procédure du criblage mise en place par le Programme OCP et son Groupe Ecologique. Ce groupe écologique indépendant composé d'Experts scientifiques internationaux analyse les résultats et oriente les actions de I'OCP dans le cadre de la surveillance et de la protection de I'environnement aquatique. La surveillance de la faune aquatique est assurée par les équipes nationales d'hydrobiologistes (invertébrés et poissons). La localisation des stations de surveillance aquatique est présentée à la figure 19. Aucune station de surveillance aquatique n'a été installée sur ces trois affluents du Niger au Bénin. Les résultats de la surveillance hydrobiologique sur des cours d'eau soumis aux mêmes larvicides n'ont indiqué aucun impact à long terme sur la faune non cible. l4 6. EVALUATTON EPIDEMIOLOGIQUE 6.1. Résultats épidémiologiques avant le début de la lutte antivectorielle 6.1.1. La Mékrou Deux villages de suivi ont été retenus pour illustrer la situation épidémiologique qui prévaut sur la Mékrou. Ce sont Gbéniki (code 328) et Yakrigourou (code 319). Avant le début de la lutte antivectorielle, les enquêtes épidémiologiques ont permis d'enregistrer, à Gbéniki un taux de prévalence de l'onchocercose de 50,lyo et un taux de cécité de 0,670Â, et à Yakrigourou une prévalence de 7l,9Yo et un taux de cécité de loÂ. Ces deux villages ont été retenus du fait de la continuité des enquêtes qui y étaient menées ; (frg.2l et22). 6.1.2. L'Alibori Lougou (code 325) et Alibori (code 329) sont les villages Epi retenus dans le présent rapport. A Lougou, avant le début de la lutte antivectorielle le taux de prévalence était de 610 et le taux de cécité de l,SYo. A Alibori, le taux de prévalence était de 680 et celui de la cécité de l,9oÂ, (frg.23 et24). 6.1.3. La Sota Wanrarou (code 335) et Zondji-Gbassé (code 330) ont été sélectionnés sur la Sota. A Wanrarou, les enquêtes épidémiologiques de précontrol ont permis d'enregistrer une prévalence de 35,6Yo, et \Yo pour le taux de cécité. A Zondji-Gbassé un taux de prévalence de 68,8yo et2,4 Yo de cécité, (frg.25 et26). Pour l'emplacement des villages mentionnés ci-dessus voir la carte des villages Epi du bassin des affluents du Niger au Bénin, en annexe au présent rapport (fig.20). 6.2. Résultats épidémiologiques pendant la période de la lutte antivectorielle La diminution de la prévalence de I'onchocercose pendant la période de la lutte antivectorielle a été régulière sur l'ensemble des villages. Cependant, sur I'Alibori, aussi bien à Lougou qu'à Alibori; il y a eu une baisse plus importante de la prévalence en 1992 (après l5 ans de lutte antivectorielle). Des enquêtes menées deux ans plus tard dans ces deux villages ont à nouveau révélé une tendance normale, (fig.23 et24). La raison en est que les villages de l'Alibori ont été traités à I'ivermectine en 1992.Il n'y a pas eu, de traitements à I'ivermectine sur l'Alibori enl993 à 1994. Le traitement a repris en 1995 (tableau 13). 6.3. Résultatsépidémioloqiquesrécents Dans tous les villages du bassin des affluents du Niger au Bénin, on a emegistré une prévalence de moins de l0oÂ, sauf sur I'Alibori où les derniers résultats épidémiologiques indiquaient une prévalence supérieure à 10%. Les graphiques de la situation épidémiologique sur l'Alibori à Alibori ont montré une prévalence de l3,1oZ après 17 années de lutte antivectorielle. A Lougou, le taux de prévalence était de 20,40 après 17 années de lutte antivectorielle ; (fig. 2l à24). l5 7. DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE 7.1. La Mékrou La vallée de la Mékrou a été traitée à I'ivermectine en 1989,1992 et 1994, (tableau 13). 7.2. L'Alibori La distribution à grande échelle de I'ivermectine, a commencé sur I'Alibori en 1992, (tableau l3). Il importe de noter que l'Alibori aété traitée trois fois en 1995 dans I'aire de la zone 9. Cette distribution s'est déroulée, comme déjà indiqué, en janvier. La deuxième distribution a eu lieu de juin à juillet, et la troisième en décembre. Cette action se justifiait par le fait que la prévalence était relativement élevée en 1994 (frg.23 et24). 7.3. La Sota La distribution à grande échelle de I'ivermectine a débuté en mars 1989 dans la vallée de la Sota et a concerné l6 villages dans lesquels 6063 personnes ont été traitées. De cette date à 1995, les distributions d'ivermectine ont été effectuées régulièrement chaque année et intéressaient un nombre de plus en plus croissant de villages. L'on passa de 16 villages couverts en 1989 à 137 villages en 1994. Au total 28 558 personnes ont été traitées en 1994 contre 6 063 personnes en 1989. En 1995, les traitements effectués sur I'Alibori et la Sota, ont permis de couvrir 244 villages et de traiter 49 836 personnes. Il convient de noter que de 1989 à la fin de 1996, les équipes nationales conduites par le Coordonnateur national ont entrepris des distributions à grande échelle de I'ivermectine avec la participation des unités de santé des différents districts. En 1997,les communautés villageoises ont été formées à la Distribution de I'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC). 8. ENQUETESSOCTOLOGTQUES Au moment de la rédaction du présent rapport, aucune enquête sociologique n'a été faite dans le bassin des affluents du Niger au Bénin. ACTIVITES DE POPULATIONS SENSIBILISATION ET DE MOBILISATION DES En ce qui concerne la sensibilisation et la mobilisation des populations il est important de rappeler que depuis 1974, les responsables du Programme OCP ont manifesté un constant désir de faire participer à leur action les différents éléments sociaux des collectivités dans tous les domaines où cela s'avérait possible. Dès 1975 une campagne d'information par la presse et les services d'éducation sanitaire a permis de sensibiliser les populations aux dangers de l'onchocercose. La publicité par affrches, aussi bien que les médias ont été utilisés. Les communautés ont assez vite compris les relations qui existent entre la simulie et la cécité, ainsi que les objectifs du Programme. Elles ont compris I'intervention des avions et des hélicoptères qui assuraient le traitement hebdomadaire des rivières. 9. t6 Cet effort d'information ne s'est pas limité aux populations à risque, il s'est adressé aux autorités administratives et médicales dont il devrait entraîner I'adhésion totale. Il a également été dirigé vers les pays donateurs soucieux de suivre les progrès d'une action à laquelle ils ont apporté leur soutien. Les activités de sensibilisation et de mobilisation des populations sont faites par les équipes VCU lors des prospections entomologiques et par les Equipes nationales avant les évaluations épidémiologiques et la distribution de I'ivermectine. Cette sensibilisation s'adresse à toutes les couches sociales des localités visitées par les équipes ; (enseignants, guérisseurs traditionnels, responsables sanitaires et religieux etc...) et les autorités politico-administratives. Des causeries-débats sont organisées dans les villages avec des distributions de dépliants sur les activités de I'OCP et chaque fois que cela est possible, des projections de films sont réalisées. Au cours de ces causeries, les thèmes suivants sont développés : Transmission de I'Onchocercose ; lien entre le cours d'eau, les piqûres de simulies et la maladie. Les manifestations cliniques de la maladie ; les démangeaisons, les lésions aigües (dermatite onchocerquienne), les nodules, les manifestations cutanées chroniques (dépigmentations), les troubles de la vue (baisse de I'acuité visuelle, la cécité) ; Les conséquences socio-économiques ; les invalidités (cécité) I'abandon des villages de première ligne (les plus près de la rivière) donc des vallées fertiles constituant ainsi un frein au développement socio-économique. La lutte contre la maladie ; la lutte antivectorielle, les traitements au sol, la chimiothérapie (traitement ivermectine). En ce qui concerne la lutte antivectorielle, l'adhésion des populations est sollicitée pour le gardiennage des dépôts de kérosène et insecticides afin d'éviter les vols. A propos du traitement à I'ivermectine, un accent particulier est mis sur les doses à administrer en fonction de la taille, les contre-indications, la périodicité, la régularité de la prise du médicament, les effets secondaires et la conduite à tenir. L'intensification de la sensibilisation a permis d'augmenter graduellement le taux de couverture lors de la distribution de I'ivermectine. Elle a permis aussi aux populations d'accepter plus facilement la biopsie cutanée lors des enquêtes épidémiologiques. Sur le plan de Ia lutte antivectorielle, la sensibilisation des populations a contribué à réduire de façon significative les vols de kérosène et d'insecticides sur la plupart des dépôts. l7 IO. DISCUSSIONS 10.1. Pendant les dix années d'utilisation continue du téméphos dans le bassin des affluents du Niger au Bénin, aucune véritable résistance à ce produit n'a été enregistrée. Il est important de noter que le téméphos était le seul larvicide utilisé dans le bassin de 1977 à 1987, sans interruption. Il a été utilisé sur tous les trois principaux affluents du Niger (la Mékrou, I'Alibori et la Sota). La susceptibilité au téméphos a été normale sur ces affluents jusqu'en 1989 lorsqu'elle devint intermédiaire sur la Sota, avant de redevenir normale en 1990. Cette situation intermédiaire se produisit à nouveau sur la Sota en 1991. En dehors de ces deux cas, aucune résistance à ce produit n'a été décelée ailleurs dans le bassin. Cela est peut être dû au fait que la plus grande partie de la population simulidienne de ce bassin est constituée de S. sirbanum. Pour plus de détails sur la susceptibilité du téméphos dans le bassin, voir le graphique des tests de sensibilité sur le téméphos en zone Est de 1980 à 1998, en annexe du présent rapport (fig.9). 10.2. Il ressort de I'historique de la création des points de capture que Lougou a été crée en 1985. La prévalence élevée enregistrée dans ce village après 8 années de lutte antivectorielle a été à la base de la création de ce point en 1985. Par ailleurs, le PAT au point de capture d'Alibori (le site de surveillance entomologique le plus proche du village Epi de Lougou) était satisfaisant. Il était donc devenu nécessaire de trouver une solution à ce taux de prévalence élevé enregistrée à Lougou, d'où la création d'un point de capture dans ce village en 1985, pour mieux assurer la surveillance entomologique. 10.3. En ce qui concerne la population simulidienne, il convient de préciser que dans ce bassin, aucune autre espèce que S. damnosum s.s. et S. sirbanum n'y a été trouvée ; et sur la Mékrou, les seules données de cytotaxonomie disponibles mentionnent une seule espèce S. sirbanum. Cela peut-il expliquer pourquoi la résistance au téméphos n'avait pas été décelée dans ce bassin à plus grande échelle ? De I'histoire de la résistance au téméphos, on sait que celle-ci avait été décelée pour la première fois sur des simulies de forêt, du complexe S. damnosum s.l. (§--SgrytipgU!1 et S. soubrense) en Côte d'lvoire sur le bas Bandama en mai 1980, 16 mois seulement après le début de la lutte antivectorielle au téméphos. La résistance au téméphos s'est par la suite étendue aux espèces de forêt de la zone (Guillet P. et al 1980). L'absence de simulies de forêt du bassin des affluents du Niger au Bénin a dû favoriser donc l'utilisation prolongée du téméphos dans le bassin sans qu'aucune véritable résistance s'y développe. 10.4. En dépit du fait que la lutte antivectorielle et la distribution à grande échelle de I'ivermectine aient été intensives dans la vallée de la Sota, les PAT sur cette rivière et son affluent, la Bouli, étaient élevés à Gbassé et à Zougou à la fin des opérations de lutte antivectorielle. En effet, la transmission dans cette vallée est largement influencée par la contamination des simulies provenant du Nigeria. Ceci est clairement démontré par les graphiques de transmissions mensuelles compilées à partir de données collectées de 1977 à 1994. en annexe du présent rapport. Le graphique montre que les infections sont enregistrées surtout en juin, juillet et août pendant la saison des pluies, (fig.18). l8 11. CONCLUSION Sur la base des résultats entomologiques relatifs à la transmission (PAT) et des résultats épidémiologiques en matière de tendance liée à la prévalence, les opérations de lutte antivectorielle ont connu un certain succès dans le bassin des affluents du Niger au Bénin. Cependant, la prévalence dans la vallée de I'Alibori était à la hausse après 17 années de lutte antivectorielle. Quant à la Sota et ses affluents à Gbassé et à Zougou, les PAT bruts restaient élevés, plus de 600 à Gbassé et près de 500 à Zougou sur la Bouli. L'Equipe nationale devra continuer la surveillance épidémiologique et la distribution de l'ivermectine sur le bassin des affluents du Niger au Bénin. 12. REMERCIEMENTS Mes sincères remerciements s'adressent au Directeur du Programme OCP, ainsi qu'au Chef de l'Unité de Lutte Antivectorielle (VCU) pour l'insigne honneur qu'ils m'ont fait en m'invitant à Ouagadougou en vue de la rédaction du présent rapport. La rédaction du présent rapport n'aurait pas été possible sans l'aide de tout le personnel de I'Unité de Lutte Contre le Vecteur tant à Ouagadougou que sur le terrain. Je leur dis un grand merci. Mes remerciements particuliers vont à M. AKE Flavien pour les suggestions combien indispensables qu'il m'a faites pour ce qui est de l'utilisation de l'ordinateur pour la rédaction de mon rapport, et la réalisation des différents graphiques et cartes. Merci à M. N'GADJAGA pour toutes les installations informatiques qui m'ont facilité la rédaction du rapport. Je voudrais également exprimer ma sincère gratitude à l'Unité PET pour toutes les informations épidémiologiques qu'elle m'a fournies, ainsi que pour les données sur la distribution à grande échelle de I'ivermectine dans le bassin des affluents du Niger au Bénin. 13. BIBLIOGRAPHIE Cheke R. A., Garms R., Ouedraogo J., Some A., Sowah S., (1978). The Beffa form of Simulium soubrense of S. damnosum complex in Togo and Benin. Medical and Veterinary Entomology (l 987) l. 29-35. Cheke R. A., Sowah S., Avissey H. S. K., Fiasorgbor G. K., and Garms R. (1991) Seasonal variation in Onchocerciasis transmission by S. squamosum at perennial breeding sites in Togo. Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene (1991) 85. Cheke R. A., Avissey H. S. K., Sowah S., Walsh J. F., and Garms R. The vectorial Efficiency of Simulium yahense populations in South-Eastern Ghana. (ln press). Cooter R. J. (1983). Studies on the flight of the black flies (Diptera: Simuliidae). II. 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Correspondence. 20 ANNEXE, S ulfoÈ = T =IU(Jô 6o o c .9 co!o co oËï, E -g c o EICI ,o 0 E5 fis-EPCÙ aoa ÈEô5lo lllr so ,o = a ,oeâôC ccE"€ "EÊI.t À- a =ot.E3Ë3E§sE-Àltt ,o50EE.O oaooÉE.EE JJ)J Ë!!o.=EliooE55à53 oEEar€ÊoEE3g aoe a?Érg -9.9.aaD85,tÿ6u, u.l N îi zio FdUÉ o) oogE !i <ul 5o -8" 9o§ r3ÊËEoo!ËEËit!;;3s .GEÉ'ooo<< o E EI r o- ,o ao -6 u,ôzUo tiJJ l- U) ut o( IUIz I I I I I I -'l I I ! I iloI ul@AllJ .\ eô 3ü s 3e q oDo frt- z-2Ç Ç]U:J âEur ôHr É<zoÉ.o u) HË Ëa2 e.lllJ OJ I.IJ CIdi i7=j =< o frË tÈ(r =oo- 1 ffie v ?-*t<J U)z o r+ooor :4 .q) tr) ô0 --,rlr O)Or§l(Y)@o)o)o)o)33P33 1+tt* t /g os (4 9À 8B z, do ("cr s s /rr "a +2 <ê= IJJ§èU) + .(è 6/ (1 9/ 8/ // % (6 % - 'o /o :) o =uJÉ.l!Y f oÉ,x IJJ = J UJo q Eo IIJo N o t{) æ H oooooooooooæ(otclo@(osN§l ti- ÿ sllg30 O)OTN(ÿ)S@c»cDoro)o,333333 t+t++t $ z.g 6, (2 9, e, /, % (6r s s le oôêH <ê= TUgê t,) + /è al (2 * el /z % (g % % /o :) o É, IUv f o É,Y lrJ = J l! o oF oltlo al tr è0 Er oooooooooo or@l-(olfr!û(oc{r slt830 §l (v) tif loO) O) O) O)ro) o) o) o)ir -lTJTttt O)Orlo o) o,lo) o) o) r lü+ r\ § o UJlrlzz t /.g o" (5 9, eL /, +, (.o $ t /€t oô <è s + /è o/ (y 9/ €/ // a .9 e / É. o trl J æ, o m -J J UJo oF m IJJ ct ()oooolJ)otooto§t c\ sug3(] .t 0,) tr è0 O)Orôl(ÿrSl()@o)o)C')ororo)PP3333P r+++*t+ o lrJz =UJo C)" /g o" (6 9, e, /, %' (4 q, t /€\ oê <ê s + /è o/ (7 * 8/ // % (g % % lo uloo o o t- oo J IUo ol- o UJo t^ q) lrt à0 .rl tr{ IFigure 6 GITES SIMULIDIENS DE LA MEKROU, L'ALIBORI ET LA SOTA Figure 7 POINTS DE CAPTURE DES AFFLUENTS DU NIGER Légende O Point de capture GffiGESM O- BAROU CASCADES DE KCIJDOIJ § e o "*"J,§ AIJBORI o ECl(,U o BERO,,,BCUAY o ".) o TENHOULEa/ol o -'ÿ \r\(( r""')r-- ,'_='-?t ( - --,/) o Y Figure 8 BIEFS DE LA MEKROU, L'ALIBORI ET 1â SOTA oÉ* . LEGENDE + Limitede bief Cours d'æu pnncipal §I §q9 t3o à*ÿ t«f *a- ff. § ls= oô z Éo ,vcroo i /, \ ler-'- ,r§\Y7 ) \,(/\ I)-\l / ,/eVr § Eoa 5 -o'É. Y UJ =5 ll,ô È-z UJ =u,F ,É. 6 o e6H oN)d'o 3ql H (n o, .é @ o, F oo 5 llJo Fz UJ =IUt- É.F \"t---tt"---"t'--I I II._ -t t t t -t-- rO '-() 'f;-ÿa 'o .o É. oE q) C oN \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ I { \ { o .NE 'q) ELIC P soc 0) U) oio o)CoN \ ,o I Iti (l) (§ EL oc .0) .: €oC oa oE q) c oN \o \ @ O) o) l'- O) o) r (o O) Ct) rO o) O) s o) 3 c.) O) O) c! O) o) tao) lF-lo, lôlr 16llolo l.^lo) lallO) IHIÿ l>lt=to l>lo)ollco.o,lo) c l^ituj' F t8tiz.lH l<lo, l{tr l-llolN- lr'bo l-rlo) I>lr[-!!l (o @ o) r lr) @ O) r s@ o) co @ O) c\ @ o) @ O) o co o) N .a oe o. o -E o "l- rlJ G r(!) .Ë -s aF o aoo o ct)io o) Al- rli, r(§ *,oÈæ 'cnOrtlr,(§o =EE,J a r(t) É. \to ei l(): O Ntq IJ Lo u? § u? cf) \f(f) fi .rh, a tu o F -oN ae '6 o(ü m 'o\ o)lr'a ô0 tri U? N 6tu) SO- 6GI c ê ooôl a o o o o o o o o o o o 00ôt o æ o\ :)oÉÿ F1 I 6l otr a)l{È,ê )1 Io M Elo ,r c trlo çn llào(r) ü2ûo CÀ iî6a ûû cla x(J 'l(t) q) E6 CI Ët(ta â0 €, â € o tr qlâ (l) è0qtÈ oI Yl)Ê §aÈ ùt o I rôo 5E c .o (E =o- Eoo o0'g .zÉ, 6ÉL I CLfI CD o oÉ.!0, CE7i o .. ulâ9o2 tscüIulË6 Ff o)porF d i,ioFPc)- AE ED o o e q o €)È o O L cl O. LI () a H >)o -taà oz o X tro t'r U aH Érlzz oâ o3go= .o5FEo.. =iÉLXÈEo§oll -eË L 90ô*PÈ F! Ê1 o A(É H oc e r-ç ê\ O\ F-s oo oo oo oo oo oo oo oo ao oo oo oo \o§ cô \o ÉF-O\ O,O\ O\ ddoooÊa JJ cl oIr (l)lrÀê )é o ,!o M Eo(l) F] ê! Êaoa b(ào(r) t2têa â6t U) 0 çÀ6l çn xq) Gt rn oEc 6l 5o à0oÊ E!r çh EIÉ qtâ (l) è0qlÊ ê C.) .q)â r{l) (D3 r1 §tot e0 § ta)§ 3E c .9 (o:o. Eoo o 0, .o .=É, L o CLt et!o oÉ,\0, E C' .. ulÇ ll):zzo90üQIII:86 Ff: o) 9,O,F T§ alr- i Ê: ED o o oq q o q)È 'ar.o+. U L 6BÈ ? a rq ,Jol-lF{à ozoX Fr o F( U O rc rdzz oâ o -OO= .oEF -e9ôtsE8§ .e= L 9lD .Ë *Pq. Ft .f o) I oH o\c c o e o c ê e e c o\ o cltr t,.-o(ÿ) o o o o o o o a o o o o rôo co ôl o\o\ I I I -l- N æ \o cÀAll tô É rô c.}Ël c'rtrl IËl- o o a ootVI olo o o o o .l( IOI Ml El- o e o o SI "lo o o o onottDl .-lo o o o o EIolal -lo o o o o8l 'lo o o o o eilqll al -lo o o a oOI6l v)l ,lo o o o o(Jl 6lal .lo e o a o .Erl§l clo o o o o *lal -l o o o o oolâl l- oo € \o .lQlrô O\ ô S ôltrl rô al El* * F æ côÈtt ôl6!lÊl rlÈtl- r- oo o\ o =læ æ æ æ o\ =lô O\ O\ O\ o\ r(l)l ÊJ I I I I I -lîl É É É É É:tit o o o o o)11 rA A (A V) U) oo ,o E, L o CLt o CDoÉ, (J tro u.toz cü IIJF o F :)ot- âôo È .E oc6 o oo 3 oF t o 6(, =cos t (\o Èg È rÀ§ -)E co (§ 'ô Eoo ot0, trc co oo CL o(,t o) ol NT cl) = o oq q o 5o i o .g CLË o(, ot €stÈ oÈ o+)() L c!È H (J aH)o)-(E{à ozox t'r otr (J (n rcHzz oâ t-o(r) \0 o p 6H \o N .=À o tr a D O o oI oIo I o É,or o F(ÿ) J tl Eo ! c U' o ÿ,J ral Eor F{ !,E o F(ÿ) J L., EoL o o- o-t, oo ot g o o = = o F(o J g N Eor N N oC,E{, rD => t o o l,:to, lEÉL CLI*r!. CL ..,aêc Èo oÉ, oi o! N4 F{(o 3 o 0q r{q Flo oo 5eô éo (t- '=ê Êvb3ui= ID 'FEEo ooiE è!,ra, >-À FE à0E .,EIo F(ÿ)) (\ E(, ! N o o t--(f) J N u) EoL À E' co Eo- .A ô.Ëut Êo t-(ÿ) J tJN Eo lJ- U Go EOêaz2qt o ÀÀU' ÿ)J st o Eor <r C' , €o €ËEF-5 = F.(f)) N EoL q, o,\d) cc I oIt C\l Ol Ol (r) o| ot loÉ :< lrJs ) o&Yr! = z ct l, o .C' tr o U, oE .9 (§(J .E E o =o *,o =5l,\o É, o p (û H == o oo rooô oEo Éolr o F(,) lr EoL I N C' r< râ o ;oJ o mN EoL It :C, E o F-É)) (J I o EoL (J L) o É do fi9 Ê 6 ô U z cl U,o -,E otn oE .9 P o() .F E o =(,t +)(E = =l/l\o É, @ o ÂdH 06,E{roEE E(l, o, i:r0, agCL CL? .or:{ c! o)êg b0oÉ, ol o! N ..! avt :' o e q F{o 6o -C,ô éo 6- 'a .9c,rL6Ogqi= O'EîrÉo o(1, .= CL!{, >-À l-E æ{ NIô N I a À { 6 6 H)O = o oI ot I to Eolr o l-(ÿ) J Eor tr G' tr, tt o r)J n 5 c,rt N E a N aa ,{N tt tt o l-(ÿ) J (J (J t\ L] EoL (J (J t\ iJ oq,E{ro => o oi{rlEèCL?çrYCL roiêg àooÉ (» o! ôl4Fl .Y' ; o e q F{o o(, = -oô : o o.. E 'a .9 =-à3(Ji=(r,E :EgO oOI CLIIËÈE z -o ln oT'E o0 oE .9u o(,{- .F E o =o+,(E = =o\o É, o\ o FlD6H -)oÉ. uJY t&Hi ffi ffi @ @lr) lo ro§l s§t o, @ o (o o o o o o(Y) @ @ r o) o,(f) (ÿ) lo @§t r c{(o o, o) r*(o c!o t* rl) (o C" (f) (f,(o§l @ ro @§t (o @(o r =o =ulÉ IJJY @ o)(ÿ) r §t t- (ÿ)o(ÿ) ro(o(lr oo§t C\(ÿ) @s N (»(o o ro(o t-lr) o)o r c!§l §t r-@ §toF @ I-lo o\t rolit N I-(o(ô e{ N$to§t!û (o c{(os (\§to§t r F(o r- c{ (o§t§ls (o(o c4l @ @i- (o o, @(o @ @ c!(o o,(» c{§t @ 3r) ro(o §t o,(o(o o c{ ro o, @ rit t- §t @@ltt G' @ (o r uJoz f oY o o o o o o lÔrr o, o o foof,oJ ffi ffi o,(o(o §t @(Y) (\ @ c{ c» o, o @ oo F lo r §§ o,rr §tctc{ @(o r.-o§(o (o c)lo (os ro r @$o o, @s o) c{ È-olo(o r-s(ÿ) c)§t o O) o)(f, (o oo§l (o o)f.- o, §Nlr) rlo (n a szo = tffi ffi ffi §lr- §t o o ros o o o §t§t o, §l o) l() o lot- o)@ C\$ @(o r lUÉ =IIJÉ]T1! o, o,§t @(olr) ()§tr- (o(o C" @ F* o(f) rir o(o o @ s o o (o§t ot- (o to(o o o@i-s lr)C'rr(o lot(ÿ)(o§t (o(ÿ) .os F- F-(f)§l los o) §t o)o§l i- c»(o rot- 1r)s§t ol'-N t*o (,@@ @F-T§l @(oolo §È*§ ct) o(f)(o§t t-§t co r e{(o o) O) F (ot- o) e. oo = ro r @ (ÿ) (ÿ)§t §l «)t- o) @(o F-tr)(o §t rtr) (o @r (o o(\ C4'o r §l§t r F @ (os §tr.- o§l o1r) o o §C» È-oF so c{ s@(ÿ)(ÿ) o(f, @o(f, ro(o @§§l (o o c{ los$(o r-c!o @ roo o, ro st @ (f) (ÿ)(o(o (f) (ÿ) ôl@ È- 3(o @o (ÿ) },-s§ls (o c{o c{ T\ o)(f)(f) rosNt\ (ÿ)(r)lit s o) ro(o e{ rf) c! o) o)ôt 5oÉ.g o o o §t o) rr) @(o§t @@ uJao o(, (f)o N(o§t @t §t (os C» (9 o)o o,N @ r-os soo §t @t- r-(f)(Y' o @(r, §l t- o, ro o ro (os(f, rs C\ t-t\ C»§ F @t-(o lr)o§t o,§t (o(ÿ) c\lÈ- o) ss@ cr)t-(olo §l§lr-§lo (f, N(f)(o N t- O)@(o N (f) o,s§l (o O)st l()$§t o,o o,@ ct) c» o,N or-o §t (o(r)(o r-t- oTt-lo(o lir(o§tlolf) o(f)lo ro§ §l(o§to(f, t- (Y)t-@ (f)s},- @ ,\ o, No C'1\o o,l\ or c,oo 6o, §to ot ÿ)o o) too loo ot @ æ o, 1\ 00 o, oo o) oro or o o, o) o,o, ol o,o c1,o o, !t o)o ro o, o, oo .9,ofcc .9, .9 co o(L il É.dlIL F À Co CD .9, Eoc(E 'oo=uÉ oû ocfot- at ,û<'=oà oc 'E(§6r oÀ I(LF F IL o o)L(= .g TL oo o Jcc xfo !tÉ.o È @E @ lf) O) ct) I(o o) =z tU m f É. IUIz fo U)Fz tUf LLtL U) uJo a TU =I(9 oJ o =oFz lIJ U)F fa tUÉ. cl,E o) o -oo oN ro cI) s o) (o o) N o) o, o O) c', @ @ @ F- @ Effi zlo= s@ (a @ c\lo ÿ @ o @ O)i- @i- f- F- (o F- oooo ooooN oooo(f) dVI e oo J o. l- o t{ è0 h Nf-o EH z3e aao9goooooo9009aôôôôôaaaaeôôéééac)oaoôôoéé ôt F oo À F dVI N ri o l.{IJ à0 ra .rlk NN lo o) s o, (ÿ) C') N o, o, o o) o) @ @ @ F- @ e3twuJ rcr = @e lÛ @ l-oo o+,Ê o =IL À t- (a @ §t @ o H à0 E oooot oooolr) oooo(o oooof.- dvl aôN to o) § o) (f) o) §t o) o) o O) O) @ @ @ l'- @ Efr z@a s@ (f) @ §t @ @ o @ o)l'- @ D- f-l- (o l- oos oo(o oo @ lvd oooooooo@sNoti- r foÉ,Ytll = F-fÉ.tr F À << \ra / { a .s Fl olr Id è0 nl trr Effi z3e $@ É. o o J FfÉ,o F o- IVd olrt à0 E l N 1'- @ Effi E= §@ oo§t oolif oo(o oo@ ooo r ooNr F oo o tr o :, F :)ÉE F À IVd \o o t{ à0 tr \oN Effi z 3=< t@ Do(9foN oÜ UJoU' o o t-fÉ,o F o. olrt æ tr ]\N æ '' Fl okt -à0 .r{ Ê'r ù I.IJa .J o J f z :) oooooooooooolôorooloo(f)(f)NC\rr llnuunc rhld ooolr) Figure 19 28 AQUATTC MONTTORTNG STTES (AS OF 1ee4) STATIONS DE SURVETLLANCE AQUATIQUE (SITUATION EN 1994) /---------.--/?' ,/-e--.rr---/ -"t- I/r.'--J .v .r'.. \- I I I t( I Sassandra Odginal Èogrammcarea Airr |rdfrale dU Programrfle lâwiddng eribnsioos Zo(Ë d€lderl3ion de3 ù-aitemen6 hryicdes Area bcaÈd wiü irærmcctin alone Zoncs ùaltécr à liwrmccinc æd /i I I t''/I ,l --l '{ I I ABIT)üN (J 7-' \- .' LOME Fish mooibring sites SlatioB de $fteallanco de la laune ichtfoloShue hrertebrâte3 rnodtoring 3it6 StalioN ê qrvêilhrrce de la hune in1ærtébrée Sites no lo(rger visited (Fish) StatioG qd rio lront du3 yisitées (Faune ich§plogique) §tË no loneEr üt ted (h\,€rleùr.te) StatioG qd ne sont dus üst§ (Faune Intêrtébrée) [..l [Æ ---]=---I-a1I--- -t; .' ,( ( ,.Ll! )f ' -i '( ,"- ' 't.,,'ÿ.(- \ ÊqNV Ï --:'.-J ,{-rrj {1 li.a oucou \ ' --\---' .. l\..ta '\\\'r\.-':\l -t\ ,,, -\, ,,, J\ -/-' i\ ,-i Btt F4SO --.' L \, /L- '- .. i .-... ../^-71, a --'-""' /''\ ( t. !l['\. ouacno \ \I ,l (-v\ \1 t )/I 29Figure 2O VILI.AGES EPI DU BASSIN DES AFFLUENTS DU NIGER AU BENIN oBRteAIrrBOU OTELANTEC€U a KOIJANZA KA o Légende O Village EPI ALBAR KOFOUNO l§ ,g t GBENII( Alib ALIBORI §o c4 OIJKOU a ZONDJI.GBASSE KOLECOU o o ,o ROUGBELE 'l ,l aa\ LOUGOU o§ oo, ( ( ( 1 BE ^-ÿ o I o (oæ) o r( r) / ^1--) lableau 10 WHO/OCP/PET/BIS DONNEES LONGITUDINATES BASSIN MEKROU Tr:aitements Larvicides : Début PAYS BENIN 30 lt lle contre l' Onc hoce rcose DES EX'ILLUÀTIONS EPI. PÀR BASSIN mars 1977 Fin: décembre 1993 30/10/2002 (1 »z§H§o§<n§fi Ëc§4§üo ü#H .E H€ftbÊr3 ar:Z.soEH E{ $HÈH tri ,ta o a llE fiT = €o É. i.e Ë y qi Eâ §H É â ËH â q Ë x3ÉË\/l+(LF] (J a Èl ÊTzzo o ˧Ol- Fl§ €§HX v v NÀ NS§ S § tableau 12 ,fiHO/OCP/PET/BIS ltttte contre l'Onchocercose DONNEES I,ONGITUDI}iIAT.,ES DES E;T'AIJUATIONS EPI. PAR BASSIN BASSIN SOTA/NIGER Traitements Larvicides: Ixbut mars 1977 Fin : décembre 1994 PAYS BENIN 32 i0/10/2002 Pigure 21 IhHO/OCP/PET/BIS Lilfie contre l'Onchocercose DONNEES DES E\ILLUÀTTONS EPIDEMTOLOGIQUES PÀR VILLAGE VlLlâGE: GBENIKI (Code 328 ) Point de capture le plus proche KEREMOU District sanitaire BANIKOARA Région san:taire BORGOU Pays BENIN Bassin KEREMOU/MEKROU/NIGER Traitements Larvicides mars 1977 A décembre 1994 DANS I.A POPUILITION DANS LACOHORTE DANS I.A SEMI.COHORTE 33 DATE rYPq REC EXA POS. PREv CMFC cEcl B/1978 sl 40( 34€ 15( 50,1 10.3t o,6i ,J § 391 127 4 &,ê 4,S 0,4i q 381 8C 2 24,1 3,1t 0,5( 39 15f z 12,1 0.& 0.3( )1/1æ4 31( 124 5,i o.1t OATE EXA PRE\' cilFc ln rd. 1 92,( 12,5t 92,( 9,{ 5( 2,14 ,| 14,i 0,& It 7,1 o,17 1,17Ui OATE EXA PREv cilFc lncld. 141 81.t 10,3C 4'l 75,t 5,& Z 51-: 2,æ ,{& 5( 17.( 0,5r ,19941 Z. 10,: o,24 1,17Ui Tendances Epidémiologaques 't00 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 1975 1980 1985 Dates ---...-PFB/ -..-*-*-ClvfL - .o- -PRB/Ooh - -..- -Clvfl-ooh - -x- -I\E 30/10/2002 rl i, Eigore 22 IYHO/OCP/PET/BIS htïe contrc l'Onchocercose DONNEES DES E\rAIUÀTTONS EPIDEMIOLOGTQUES PAR \rILLAGE VILLAGE: YAKRIGOUROU (Code 319 ) Point de capture le plus proche KEROU District sanitaire KEROU Région sanitaire ATACORA Pays BENIN Bassin MEKROU Traitements Larvicides mars 1977 A décembre 1993 !r DÀNS lll PTOPUI^ATION DANS L1l COHORTE DANS LA SEMI-COHORTE DATE ExA PRE\/ CMFC lncld. 85,i Â,& 10( 42.1 85.j 15,41 12,1 o,7i t4 ,1æ 7 11,i 0,0( 1,O75Zi '-r 3o/ro/2002 34 DATE REC EXA FOS. PREV Ci,lFC cEcl 4i 39§ z7a 71.( 25,74 1 45S æi 151 61,i 28,G 't,94 17( 2& 1X 45,j 15,21 2,Oi 51t 321 4 9,:, 0,5t 1,1t 55: 19{ 1! 4.( o,1t 1,U 721 30: 0,€ 0.01 0,3( OATE EXA PREV CMFC lncld. ,6{ s2,( æ,s g, 94,( 33,G 9t 85,: 17,9 8{ z 0,r 61 1't.t 0,11 1.0752, Zt Tendances Epidémiologiques 120 100 80 60 40 20 0 1975 1980 1985 1990 '1995 2000 2005 Dates +PFB/ '*'*'**"*ClvfL ' 'o' 'FFA/Coh Cl'rfl-Coh' 'x' 'lNlC Figure 23 VHO/(rcP/PET/BIS DONNEES DES EVIATUATTONS VILLAGE : LOUGOU Point de capture le plus proche LOUGOU ltlle contre l'Onchoce rcose EPIDEMIOI,OGIQUES PÀR VILI,AGE (Code 325 ) District sanitaire GOGOU NOU 35 Région sanitaire BORGOU Pays BENIN Bassin ALIBORI/NIGER Traitements Larvicides mars 1977 A décembre 1994 DANS 1.,4 POPUI}ITION DANS I^A COHORTE DANS IA SEMI.COHORTE DATE EXA PREl/ ctFc hcld. Z s,; 24,fl. t1t1sli, Z 8; 25.7t 1t'tfp z 91.: 35,G 7.7æ71 ,l@( z 8; 12,U 3,1697( rz1w. z 2ô,1 o,47 0.46ÉXX )1/199 z 39,1 1,1 1.1341i z 4,: 0.G 0,ll()0 DATE ExA PREV CMFC lncld. lrlt go,t 19.8€ s 91,( 29,9€ 1/19& 9( g2.a æ.x 7,7æ7G 8( 88,r 12.* 3,1Gt7{ 7a x 0,3€ 0,,|&r3C 6E 33,: o,77 1,1U1i 3t t5,t 0,1: 0,4@ DATE rrt REC ExA PiOS. PREV cilFc cEcl TZ197e 351 w, 171 61 2l 1,52 nnga2 3Cit m 15{ 57.i 26,€ o,74 1t1W 4x &x 17t 56,: 18,01 0,€ )1/198§ & 35: 1« 41,î 6,1; 211s}, 521 g, 3 I,j o,z )1r't994 5/t 14t 5( 13,1 0,4{ g N' 2,i 0,& Te nda nces Fpidéml ologlques 120 100 80 60 40 20 0 1975 1980 +PFB/ "*' 1985 1990 1995 2000 2005 lHes " Clvfl. - -o- - FFB/ @h - - '- -Clvfl.Ooh - 'x' 'I§ .. -;.*N. ' . 30/10/2002 Ei:gore 24 VHO/(rcP/PET/BIS ltttte contre l'Onchocercose DONNEES DES E\':LLUÀTIONS EPIDEMTOI,OGIQT'ES PÀR VILI.AGE 36 VILLAGE : ALIBORI Point de capture le plus proche ALIBORI Régionsanitaire BORGOU Bassin ALIBORUNIGER DANS I.A POPUIÀTION (Code 329 ) District sanitaire KANDI Pays BENIN Traitements Larvicides mars 1977 A décembre 1994 DANS I.A COHORTE DANS I-4 SEMI-COHORTE DATE ExA PREV ctFc lndd. 1(x 54,2',1 1q 62,r1( æ, 10,{ 6,66667 66,; 3,5t 5,21734 66,j 3,7i DATE ExA PRE\' CMFC lncld. 5( 91,1 2.,7, z 10( Æ,37 1§ %,1 28,5€ 6,6666i 1( 87.t 10,81 5,2173, 1 70,( 5,34 11.1 0.t: 37.4 0.2§ DATE rrt REC ExA PGS. PREV cilFc cEct 14t 1Z 81 68,; 24,X 1,g', 9; 6( 4€ 64,( 37,i 1,5€ 1ü 6' 3€ 66,t 24,72 2,8' 10; 7t 5/ rts,S 6,* 1C[ 7 31 /O,t 4,7e 1U, 4l 1 4,i 0,G 14 7i 15 z0,t 0,9€ Tenda nces Epidémiotogiqües 120 100 80 60 40 20 0 1975 1980 1985 1990 1995 lHes .i .Ctt/FL- -o- -FFB/Ooh- - - -ClvFLCoh- -x- -IS+PFB/ 30/10/2002 Figure 25 WHO/OCP/PET/BIS httte conlre l'Onchocercose DONNEES DES E\i|AI-,UÀTTONS EPTDEMTOtOGTQUES PAR VTLT,AGE VILLAGE : WANRAROU (Code 335 ) District sanitaare BEMBEREKEPoint de capture le plus proche GAMIA Régionsanitaire BORGOU Pays BENIN Bassin BOULI/SOTA/NIGER Traitements Larvicides mars 1977 A decembre 1994 DANS L4 PI)PULATION DANS L/l COHORTE DANS IA SEMI-COHORTE 37 OATE REC ËxA Pù9. PRE\' CMFC cEct æ 1e 61 35,( 6,1r 21t 15( 2C 26,( 3,2 z,31 132 « 7 2,8{ 24't 1gt 1i 7.i 0,5'l 291 1X 4.4 0,1: 8,2001 4Z 261 DATE ExA PREV citFc lncld. 7! 9,21 62,t 4,3',, 7! t,d 1,8518( DATE EXA PREl/ ciiFc lncld. 7r 65,2 5,æ 51 66,7 5,€ 11 et,: 3,* 1,85'18( 2C 15,1 o.4 Z, 8,'i 0,1 2'.1 Te nda nces Epidémlologiqugs 80 70 60 50 & æ n 10 0 1975 1 980 1985 1990 1995 2000 [Hes "Cl'lfl- -o- -PRB/C.oh- - - -CltlFLCoh- 2005 -x- - 11€+PRB/ ."'r 30/10/2002 Figure 26 WHO/(rcP/PET/BIS DONNEES DES E\,îÈLUATIONS ht ïe con tre l'Onchocerco s e EPTDEMTOLOGTQUES PAR VTLT,AGE 38 VlLLÂGE: ZONDJI-GBASSE (Code 330 ) Point de capture le plus proche GBASSE District sanitaire SEGBANA Région sanitaire BORGOU Pays BENIN Bassin TASSINE/SOTA/NIGER Traitements Larvicides mars 1977 A décembre 1994 DANS I.A MPUL/ITION DANS I}I COHORTE DANS I.ASEMI-COHORTE DAlE ExA PREV CMFC lncld. Bt197t I 94,1 æ.G B/198i 1 94,1 50,3 B/198( 1i 94,1 42,11 I,T71g. ,t/19& I 88,i 9.3; 1.8drx B/1SX 1i 41.2 1.1 7,7çn1t 2t1æ1 1 17,r 0,0i )l119q I 17,e 0,1{ O.114Tl DATE ExA PREV CMFC lncld. B/197t 121 9't,, 24,æ B/1S: 7l 90,: «),9r 7l 90,i 27.5i I,n1g. )1119& 51 g2,i 6,i 1,8æ« Br199( 5: /19,'l 't,51 7.7§n4t 211æ1 Dr 21 o,z 4 19,( o,2 O,444Il DATE YPE REC EXA POS. PRE\' ctFc cEct 30i x;t 16t 68,t 24,i 2,4 3[X 18t 1U 68,( 31.21 1,U trx 24t 14t 58,( 21.ü o,n 37i m 8( 13,1 1,71 o,2 gi 2ü « â,1 1,1i 2t1æ1 45( 371 Or 17,1 o,a trt( 11 Z 6i/ o,1 Tenda nces Epidémlologlques 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 1975 1980 1985 1æ0 Dates ..+ FRB/ .' *-+- -* CIVf:l- - -o- - FFB/ Ooh Ct\lFL C.oh ' 'x' ' IS 30/t0nN2 Tableau 13 39 PROGRAMME DE LUTTE CONTRE UONCHOCERCOSE RESULTATS DES TRAITEiIENTS A IâRGE ECHELLE A L'IVERIIECNNE Année Bassin Villaoes Recencés Traltés oh 1989 MEKROU 1 312 223 71.47 1989 SOTA/NIGER 16 9767 6 063 62,08 1989 SOTA/NIGER 16 9767 6063 62,1 1990 SOTANIGER 19 11 527 6201 53.80 1990 SOTA/NIGER 17 10831 5796 53,5 1991 SOTANIGER 18 11 2U 6 453 57.19 1991 / 1992 SOTA/NIGER 74 30307 20508 67.7 1991 SOTANIGER 19 11448 6423 56.1 1992 ALIBORINIGER 4 1 292 8't6 63.16 1992 MEKROU 2 517 290 56.09 1993 SOTA/NIGER 102 35662 20099 56.4 1994 MEKROU 1 291 125 42.% 1994 SOTA/NIGER 137 39675 28558 7',|.9 1995 ALIBORI/NIGER 2M 68214 49836 73 1995 ALIBORINIGER 254 68990 48198 69.9 1995 ALIBORI/NIGER 133 27398 20754 75.7 1996 ALIBORINIGER 117 27587 22270 80.72 1996 SOTANIGER 142 38407 28/.71 74,12 1996 SOTAAIIGER 154 39695 30726 77.4 Iableau 14 ABREVIATIONS ho Dénomination française Siglefrançais Sigle anglais Dénomination anglaise Acide désoxyribonucléique ADN DNA Deoxyribonucleïc Acid Bureau Régional (de I'OMS) pour I'Afrique AFRO AFRO WHO Regional Office for Africa Unité de Biostatistique et d'Informatique BIS Biostatistic and Information SystemUnit Banque mondiale BIRD IBRD World Bank Comité des Agences parrainantes CAP CSA Committee of Sponsoring Agencies Comité conjoint de Coordination CCC JCC Joint Coordinating Committee Comité consultatif d'Experts CCE EAC Expert Advisory Committee Comité conjoint du Programme CCP JPC Joint Programme Committee Charge microfilarienne communautaire CMFC CMFL Community microfi larial Load Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et I'Alimentation FAO Food and Agricultural Organization Diéthycarbamazine DEC DEC Diethycarbamazine Unité d'Evaluation épidémiologique EPI EPI Epidemiological Evaluation Unit lnstitut Pierre Richet IPR Institut d'ophtalmologie tropicale de I'Afrique TOTA Microfilaires par biopsie cutanée Mflb Mfls Microfllaria per skin snip Merck Sham et Dohme MSD MSD Merck Sharp and Dohme Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest OCP Onchocerciasis Control Programme in West Africa Organisation mondiale de la Santé OMS wHo V/orld Health Organization Institut français de Recherche scientifique pour le développement en Coopération ORSTOM Potentiel annuel de Transmission PAT ATP Annual Transmission Potential Amplification génétique par la polymérase PCR Polymerase Chain Reaction Potentiel hebdomadaire de Transmission PHT WTP 'üeekly Transmission Potential Potentiel mensuel de Transmission PMT MTP Monthly Transmission Potential Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD UNDP United Nations DevelopmentProgramme Taux annuel de piqûres TAP ABR Annual Biting Rate Programme PNUD/Banque mondiale/OMS pour la Recherche et la Formation concernant les Maladies tropicales TDR TDR UNDP/World Bank/V/HO special Programme for Research and Training in tropical Diseases Taux mensuel de piqûres TMP MBR Monthly Biting Rate Agence des Etats Unis pour le Développement international USAID United States Agency for internationalDevelopment Unité de Lutte antivectorielle VCU Vector Control Unit Unité de Planification, Evaluation et Transfert PET PET Planification, Evaluation and TransfertUnit
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Rapport d'activités et résultats entomologiques dans le bassin des affluents du fleuve Niger au Bénin: 1978-1998
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