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Urgent call for action on meningitis in Africa — vaccine price and shortage are major obstacles = Appel en faveur de mesures d’urgence contre la méningite en Afrique : les prix trop élevés et la pénurie de vaccins sont les principaux obstacles

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Urgent call for action on meningitis in Africa – vaccine price and shortage are major obstacles A readily available supply of affordable vaccine is vital for the success of a new action plan to tackle the emergence of a newly epidemic strain of meningitis in Africa. That is the key conclusion of an urgent consultation held in Ouagadougou (Burkina Faso) during the last week of September 2002. Experts from across the world, and most importantly from across Africa, gathered in Burkina Faso, the first African country to experience an epidemic of a new strain of meningitis known as W135. The outbreak, which began in February this year, infected more than 12 000 people and killed almost 1500. Intensive talks between the WHO and its partners in meningitis preparedness and response have produced a plan for medical, political and financial action. Immediate action is urgently required to prepare for another outbreak of W135 meningitis, which could begin within the next few months. To prepare for the next epidemic season, it is essential to build strong ties between African countries that need access to existing but unaffordable vaccines and antibiotics and the private and public sectors in rich countries who hold the keys to these products. The experts agreed that the most important requirement is a vaccine that can be used to combat all future outbreaks of meningitis in Africa. Such a vaccine would have to cover three different strains of meningococcus that have caused outbreaks in the past – including the W135 – and that could cause new epidemics as early as the end of 2002. A vaccine that contains all three strains is already being used routinely in developed countries, but the current market price (which ranges from US$ 4 to US$ 50 a dose) is far beyond what African countries can afford to pay. The experts agreed that a price of more than US$ 1 per dose would severely hamper the use of this vaccine in epidemic situations in Africa and stressed that every effort should be made to lower the price while boosting production. Negotiations are already under way to bring down the price of the vaccine. Other vital measures to be taken in preparation for the next potential outbreak of W135 include improved disease surveillance in health clinics and hospitals, a better linked network of district laboratories that would serve as an early warning system, the urgent testing of new medicines to treat those who become infected, and an enhanced capacity to get the vaccines quickly to where they are needed. Currently, meningitis patients in Africa are treated using oily chloramphenicol, an antibiotic that is little used in industrialized countries and therefore produced in insufficient quantities worldwide. However, treatment with a single dose of the drug ceftriaxone has shown early promise. Ceftriaxone may be easier to obtain and use and is possibly 330

Appel en faveur de mesures d’urgence contre la méningite en Afrique: les prix trop élevés et la pénurie de vaccins sont les principaux obstacles Le succès d’un nouveau plan d’action contre une souche épidémique de méningocoque récemment apparue en Afrique dépend de la disponibilité de vaccins d’un prix abordable. Telle est la principale conclusion d’une consultation d’urgence qui s’est tenue à Ouagadougou (Burkina Faso) au cours de la dernière semaine de septembre. Des experts du monde entier, et surtout de toute l’Afrique, se sont réunis au Burkina Faso, premier pays d’Afrique touché par une épidémie due à une nouvelle souche de méningocoque appelée W135. La flambée, qui s’est déclarée en février dernier, a provoqué plus de 12 000 cas et fait près de 1500 décès. Les discussions de grande ampleur qui ont eu lieu entre l’OMS et ses partenaires au sujet de la préparation aux flambées de méningite et des mesures de lutte ont débouché sur un plan d’action médicale, politique et financière. Des mesures doivent être prises d’urgence en prévision d’une autre flambée de méningite W135, laquelle pourrait se déclarer dans ces prochains mois et c’est pourquoi, en prévision de la prochaine saison épidémique, il est important de nouer des liens solides entre les pays d’Afrique qui ont besoin de se procurer des vaccins et des antibiotiques existants mais inaccessibles financièrement et les secteurs privé et public des pays riches qui contrôlent l’accès à ces produits. Les experts ont convenu que le plus important était d’obtenir un vaccin pouvant être utilisé contre toutes les futures flambées de méningite en Afrique. Ce vaccin devra couvrir les trois différentes souches de méningocoques responsables des flambées précédentes – y compris le sérogroupe W135 – et qui pourraient être à l’origine de nouvelles épidémies dès la fin de 2002. Un vaccin incluant les trois souches est déjà utilisé systématiquement dans les pays industrialisés mais son prix de vente actuel (entre US$ 4 et US$ 50 la dose) le rend inaccessible financièrement aux pays d’Afrique. Les experts sont d’avis qu’au-delà de US$ 1 la dose, l’utilisation de ce vaccin en cas d’épidémie en Afrique serait sérieusement compromise et qu’il faut tenter par tous les moyens d’en réduire le prix tout en accroissant sa production. Des négociations visant à réduire le prix de ce vaccin sont déjà en cours.

Entre autres mesures essentielles à prendre en prévision de la prochaine flambée possible à sérogroupe W135, il convient d’améliorer la surveillance de la maladie dans les dispensaires et les hôpitaux, de resserrer le maillage des laboratoires de district qui pourraient servir de système d’alerte précoce, de tester au plus vite de nouveaux médicaments pour les personnes infectées, et d’accélérer l’acheminement des médicaments là où ils sont nécessaires. En Afrique, on administre actuellement aux malades atteints de méningite du chloramphénicol en suspension huileuse, antibiotique peu utilisé dans les pays industrialisés, et dont la production mondiale est par conséquent insuffisante. Toutefois, un traitement utilisant la ceftriaxone en dose unique s’est déjà révélé prometteur. La ceftriaxone pourrait être plus facile à obtenir et à utiliser et elle WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 40, 4 OCTOBER 2002

more effective, but more research is required to test this drug before it can be widely adopted as an alternative to the existing treatment. The final ingredient required to tackle future outbreaks is the financial and political commitment of affected countries and their neighbours, as well as the international donor community, to pool resources and work together to protect people and save lives. This commitment was clearly and impressively apparent during the two days of expert consultation. Those present pledged to continue working to solve this urgent problem. Meningitis is a bacterial disease that affects the brain membrane. It can cause severe brain damage and is fatal in 50% of cases if untreated. It occurs periodically in epidemics across the “African meningitis belt”, which stretches across the continent from Senegal in the west to Ethiopia in the east. Ⅲ

serait plus efficace mais des essais plus poussés sont nécessaires avant l’adoption de ce médicament sur une plus grande échelle en remplacement du traitement existant. Enfin, pour affronter les flambées futures, il reste à obtenir l’engagement financier et politique des pays affectés et de leurs voisins, ainsi que celui de la communauté internationale des bailleurs de fonds, qui devront regrouper leurs ressources et travailler ensemble pour protéger les populations et sauver des vies. Cet engagement animait clairement et de façon remarquable la consultation d’experts au cours de ces deux journées. Les personnes présentes se sont déclarées décidées à poursuivre leur action pour résoudre cet urgent problème. La méningite est une maladie d’origine bactérienne qui touche les méninges. Elle peut provoquer de graves lésions cérébrales et, en l’absence de traitement, elle est mortelle dans 50 % des cas. Elle se manifeste périodiquement sous forme épidémique dans toute la «ceinture africaine de la méningitique», s’étendant du Sénégal à l’ouest à l’Ethiopie à l’est. Ⅲ

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé