Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

ONCHOCERCIASIS = ONCHOCERCOSE

Organisation mondiale de la santé
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ONCHOCERCIASIS B r a z il . — In March 1976, a team from the Ministry of Health conducted a second survey on onchocerciasis infection among the local population living in the area of the Toototobi River in the State of Amazonas. In the first survey in 1973, the rate of onchocerciasis infection found among 94 Indians was 63.8%, while in the second survey the rate of infection had increased to 91.7 % with a slightly larger number (97) of Indians examined.1 The difference between these results is principally due to the fact that in the second survey, two biopsies were taken (one from the upper body region and one from the buttocks), whereas only one biopsy from the upper body region was taken from each individual examined in the first survey. The second survey also revealed, contrary to what was believed, that the number of microfilariae found in the lower part of the body of infected Indians was significantly higher than the number found in the upper body area. The results of this second survey indicated a need to review data previously collected in other onchocerciasis endemic areas of Brazil, especially in the areas of the Auaris River and Serra dos Surucucus in the Federal Territory of Roraima.

ONCHOCERCOSE B r é s il , — En mars 1976, une équipe du Ministère de la Santé a mené une deuxième enquête sur l’onchocercose dans la population _ locale du Bassin du Toototobi (Etat d ’Amazonas).

An investigation in the Auaris River area in July 1976 showed the rate of infection of Onchocerca volvulus to be 19% among 126 Indians (69 Maiongong and 57 Sanumâ) examined, using the double biopsy method. A lower rate of infection was found in the Maion­ gong (8.6%) compared to the Sanumâ (31 5%). Blood tests performed were positive for M . ozzardi in 21.7 % of the Maiongong and in 54.3 % of the Sanumâ, and microfilariae of this species were detected in skin specimens obtained from 15.9% and 29.3 % respectively of the members of these tribes. Other results of the 1976 survey showed that 12 (9.5%) of the 126 Indians (Maiongong 2.8% and Sanumâ 17.5%) had double infections. Tile number of microfilariae found in the lower part of the body was higher in 20 of 24 Indians with positive infection. Microfilariae were found only in the buttocks biopsy of 19 Indians. Therefore, if only the upper body biopsy had been taken, only 4% of the examined Indians would have had positive findings. The degree of infection with 0 . volvulus in each individual was low. Nodes and dermatological lesions due to 0 . volvulus rarely appeared. This agrees with the low prevalence and low density of infections among the Indians of the Auaris River area. Ocular lesions also rarely appeared. Also, it should be noted that there was no relationship found between the results of the biopsies performed and the Mazzotti tests among the Indians of the Auaris River area. As previously stated, the positive infection rate as determined by the double biopsy method was 19%. In comparison, the corresponding rate as de­ termined by the Mazzotti test was 47.7 %, 1 See No. 50, 1973, p. 473.

Lors de la première enquête (1973), on avait trouvé un taux d ’infec­ tion de 63,8% chez 94 Indiens; au moment de la deuxième enquête, il était passé à 91,7%, pour un nombre légèrement supérieur (97) de sujets examinés.1 La différence provient essentiellement du fait que, lors de la deuxième enquête, deux biopsies ont été pratiquées (l’une à la partie supérieure du corps et l’autre dans la région fessière) alors que, dans la première enquête, une seule biopsie avait été faite sur chaque individu examiné (partie supérieure du corps). La deuxième enquête a également révélé que, contrairement à ce que l’on pensait, le nombre des microfilaires observées à la partie inférieure du corps chez les Indiens infectés était nettement supérieur à celui observé à la partie supérieure du corps. Il ressort de cette deuxième enquête qu’il est indispensable de réexaminer les données déjà recueillies au Brésil, dans d ’autres zones d’endémie de l’onchocercose, et plus particulièrement dans les régions de TAuaris et de la Serra dos Surucucus (Territoire fédéral de Roraima). Une étude effectuée en juillet 1976 dans le bassin de TAuaris a fait ressortir un taux d ’infection par Onchocerca volvulus de 19% chez 126 Indiens (69 Maiongong et 57 Sanumâ) qui avaient été examinés par la méthode de la biopsie double. Le taux d ’infection était plus faible chez les Maiongong (8,6%) que chez les Sanumâ (31,5%). L a recherche de M . ozzardi dans le sang était positive dans 21,7% des cas chez les Maiongong et 54,3 % des cas chez les Sanumâ; dés microfilaires de cette espèce ont été trouvées dans 15,9% et 29,3%, respectivement, des prélèvements cutanés opérés sur les membres de ces deux tribus. L ’enquête de 1976 a également montré que 12 (9,5%) des 126 Indiens (2,8% chez les Maiongong et 17,5% chez les Sanumâ) présentaient des infections doubles. Le nombre des microfilaires observées à la partie inférieure du corps était plus élevé chez 20 des 24 sujets positifs. Chez 19 Indiens, des microfilaires n ’ont été déce­ lées que dans les biopsies de la région fessière. Par conséquent, si l’on s’était fondé uniquement sur les biopsies faites à la partie pppérieure du corps, la proportion de sujets positifs n ’aurait été que de 4% parmi les Indiens examinés. On a noté chez chaque sujet un faible degré d ’infection par 0 . volvulus, Les enquêteurs n ’ont observé que rarement des nodules et des lésions dermatologiques imputables à 0 . volvulus. Cela concor­ de avec la faible prevalence et la faible densité d’infection chez les Indiens du Bassin de l’Auaris. Les lésions oculaires étaient également rares. Il convient aussi de remarquer qu’aucune relation n ’a été consta­ tée entre les résultats des biopsies et ceux des épreuves de Mazzotti pratiquées chez les Indiens de l’Auaris. Comme on l’a indiqué plus haut, la méthode de la biopsie double a donné un taux de positivité de 19%. Par comparaison, le taux correspondant déterminé avec l’épreuve de Mazzotti était de 47,7%. 1 Voir N» 50.1973, p. 473.

(Based on/D ’après: Inf. Epid. Sem. (W ash.), 1977, No. 18 and/et M inistry o f Health, Brazil, Boletin Epiclemiolôgico, Vol. IX, No. 2,1977.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé