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Procès-verbal de la sixième séance, jeudi 14 octobre 2010

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/RC61/SR/6

PROCÈS-VERBAL DE LA SIXIÈME SÉANCE (Putrajaya International Convention Centre, Unity Hall A2, et Unity Hall A1, Concourse Level) Jeudi 14 octobre 2010, à 09 h 00 PRÉSIDENT : M. Liow Tiong Lai (Malaisie)

TABLE DES MATIÈRES Pages 1. 2. Maladies évitables par la vaccination (suite) ............................................................... Rapports d’activité des programmes techniques........................................................... • • • 3. Réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement Dengue et dengue hémorragique : prévention et lutte Protection de la santé face aux effets du changement climatique 179 170 171

Procédure de désignation du Directeur régional .........................................................

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1.

MALADIES ÉVITABLES PAR LA VACCINATION : Point 15 de l’ordre du jour (document WPR/RC61/10) (suite) Le Vice-Président préside la séance.

Le CONSEILLER RÉGIONAL, PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION, remercie les représentants pour leurs rapports, interventions et recommandations qui témoignent de la ferme résolution des États Membres à conserver leur statut de pays exempts de poliomyélite, à éliminer la rougeole et à lutter contre la rubéole et l’hépatite B. Il ajoute que la Chine et la Mongolie ont pris très rapidement des mesures le long de leurs frontières durant la flambée de poliomyélite au Tadjikistan causée par l’importation d’un poliovirus. Cette flambée a en fait rappelé la nécessité de maintenir durablement un haut niveau de couverture vaccinale, d’assurer une surveillance de la paralysie flasque aiguë et de se préparer à l’éventualité d’incidents liés à l’importation d’un virus. La Région a atteint un niveau de couverture vaccinale de 96 % pour la première dose du vaccin antirougeoleux ; l’une des réalisations notables a été la mise en œuvre, en Chine, de la première vague de vaccination supplémentaire, au cours de laquelle 100 millions d’enfants ont été vaccinés en dix jours. Au Viet Nam et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les activités de vaccination supplémentaire se poursuivent. Au Cambodge, en République démocratique populaire lao et aux Philippines, des vaccinations de suivi doivent être réalisées en 2011. Les activités de vaccination supplémentaire ont permis d’accroître l’équité en santé, puisque des interventions connexes ont pu être menées parallèlement, et le renforcement des capacités a été facilité par les activités de planification, de gestion, de suivi et d’évaluation mises en place dans ce contexte. Il accueille avec intérêt la proposition de l’Australie d’axer les efforts sur l’intensification des campagnes de vaccination systématique comme stratégie efficace d’élimination de la rougeole efficace. Il se félicite tout particulièrement du projet consistant à légiférer afin de rendre la vaccination obligatoire lors de l’admission dans toute école au Samoa, et du système de vérification de la protection vaccinale des enfants lors de leur inscription à l’école, déjà en place à Kiribati. En ce qui concerne le processus de vérification pour l’élimination de la rougeole dans les États Membres, qui a reçu l’aval de tous, il s’associe au représentant du Japon pour mettre l’accent sur la nécessité de soutenir en priorité les activités menées à l’échelon national en vue d’éradiquer la maladie. Il assure au représentant de l’Australie, qui s’inquiète du risque de fixation de critères trop stricts de vérification de l’élimination de la rougeole, qu’une commission régionale de vérification examinera les diverses données factuelles d’appréciation. Il considère que le coût total du programme de vaccination qui s’achèvera en 2012, d’environ 25 millions de dollars, est relativement faible ; d’autres engagements sont nécessaires pour combler les quelques 19,5 millions de dollars de déficit de financement. Il appuie la recommandation formulée par les États-Unis d’Amérique de collaborer plus étroitement avec les partenaires et de définir de nouveaux modes de coopération, comme l’établissement de partenariats entre pays à revenu élevé et pays à faible revenu ; de même, il soutient la demande formulée par les Îles Fidji en faveur d’une étude sur l’utilisation de vaccins nouveaux ou sous-utilisés présentant un bon rapport coûtefficacité. Le DIRECTEUR, LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES, rend honneur aux États Membres, organisations partenaires et principales parties prenantes pour ce qu’ils ont réalisé dans le cadre de leurs programmes de vaccination, certains aspects pouvant s’étendre à d’autres programmes de santé publique. Il reconnaît qu’il reste des questions à régler, que les États Membres doivent bénéficier d’un

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soutien pour traiter leurs problèmes particuliers, et qu’il faut poursuivre le dialogue et la coopération en vue d’atteindre les buts fixés. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, déclare que, d’après son expérience dans le domaine de la santé de l’enfant, les investissements dans la vaccination systématique des enfants permettent d’obtenir de meilleurs résultats sur le plan de la réduction de la mortalité infantile, et ces acquis contribuent à leur tour au renforcement des systèmes de santé. Ces acquis ne pouvant être obtenus que si les fonds nécessaires sont disponibles, les États Membres et l’OMS doivent s’engager à en assurer le financement, puisque chaque pays peut atteindre les cibles fixées au titre de l’objectif 4 du Millénaire pour le développement. Le DIRECTEUR RÉGIONAL explique que les maladies à prévention vaccinale sont de nouveau à l’ordre du jour parce qu’il reste encore tant à faire, et des progrès notables ont d’ailleurs été accomplis, sur le plan de la vaccination. Cette question constituera un axe de travail important pour l’OMS dans les années à venir ; il s’agit là d’une mission qui justifie la présence de l’OMS. L’une des premières mesures prioritaires de son mandat a été de collaborer avec la Chine pour réaliser une vaste campagne de vaccination contre la rougeole ; cette dernière a été menée en deux semaines, le mois dernier, environ 102 millions de doses ayant été fournies et 98 %, administrées. Ce projet en est désormais au stade de l’évaluation. Il a également invité le Gouvernement japonais à apporter tout son soutien à l’élimination de la rougeole et s’est entretenu avec les autorités sanitaires des Philippines au sujet de l’appui fourni par l’OMS pour la vaccination supplémentaire de 10 millions d’enfants. Étant donné que les Philippines ont tendance à recourir à des financements nationaux, il compte sur un engagement politique plus ferme. Il indique que l’excellent niveau de coopération dans ce domaine témoigne de la volonté des États Membres et du Comité régional de poursuivre des buts communs et interdépendants dans la Région du Pacifique occidental. En l’absence d’autres observations, le VICE-PRÉSIDENT demande aux rapporteurs de rédiger une résolution en ce sens qui sera examinée ultérieurement au cours de la session. 2. RAPPORTS D’ACTIVITÉ DES PROGRAMMES TECHNIQUES : Point 17 de l’ordre du jour (document WPR/RC61/12)

Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, présente des rapports d’activité portant sur trois domaines : la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, la lutte contre la dengue et le changement climatique. Le Directeur informe le Comité que les objectifs du Millénaire pour le développement, ou OMD, ont été examinés trois semaines auparavant lors du Sommet des Nations Unies sur les OMD qui s’est tenu à New York. Le Directeur général de l’OMS, Margaret Chan, et le Directeur régional du Pacifique occidental, le Dr Shin Young-soo, ont pris part aux débats. Le Directeur régional présentera au Comité un compte rendu de ce Sommet. Dans la Région du Pacifique occidental, qui regroupe 37 États et Territoires se situant à différents stades de développement, les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs liés à la santé varient considérablement. Certains pays ont rapidement atteint plusieurs cibles, tandis que d’autres ne semblent pas sur la bonne voie. Il faut accélérer les mesures prises pour atteindre les objectifs dans l’ensemble de la Région, notamment pour réduire la mortalité maternelle et néonatale.

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Les rapports d’activité apportent également des informations actualisées sur la lutte contre la dengue et la dengue hémorragique. La dengue, responsable d’un nombre important de cas et de décès constitue toujours une menace grave pour la santé publique dans la Région du Pacifique occidental. La dengue est une maladie négligée qui doit être éradiquée. En 2008, le Comité régional a adopté le Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (2008-2013). Ce plan a permis aux États Membres de renforcer la surveillance de la maladie et de ses vecteurs, de faciliter l’échange d’informations et d’améliorer la prise en charge des cas et la riposte aux flambées. Néanmoins, d’autres progrès restent à faire. La dernière question soulevée dans les rapports d’activité a trait au changement climatique, un sujet de préoccupation qui intéresse toutes les populations, et plus particulièrement les habitants des petits États insulaires du Pacifique et les autres pays de faible altitude. Le Comité régional a déjà longuement étudié la question. En fait, l’exposé d’orientation que le Professeur Alistair Woodward a présenté au Comité réuni en sa cinquante-huitième session, en 2007, portait tout spécialement sur le changement climatique et, l’année suivante, le Cadre d’action régional pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique était approuvé. Ce Cadre d’action régional définit les mesures pouvant être mises en œuvre par les États Membres et par le Secrétariat de l’OMS afin de lutter contre les éventuels effets néfastes du changement climatique sur la santé. Depuis lors, les États Membres de la Région ont fait des progrès rapides dans l’anticipation des problèmes de santé liés au changement climatique et ont notamment réalisé des évaluations de leur vulnérabilité et élaboré des plans d’action nationaux. Quelquesunes de ces réalisations sont décrites de manière plus détaillée dans le rapport d’activité. Le Dr SHARMA (Îles Fidji) dit qu’il faut renforcer la surveillance de la dengue dans son pays pour appuyer les efforts de lutte déployés à l’échelon national. Il apprécie le soutien apporté par le Bureau régional aux Îles Fidji dans les travaux d’élaboration du Plan stratégique national de lutte contre la dengue 2010-2014, lancé récemment, et par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, en vue de la formation des équipes de santé publique à l’entomologie. Des mesures visant à optimiser les services des équipes chargées de la salubrité de l’environnement sont en cours. Aux Îles Fidji, le changement climatique accentuera l’insécurité alimentaire, les inondations, la dégradation du littoral, la menace pour la biodiversité marine, la prolifération d’organismes responsables de la propagation d’infections, les phénomènes climatiques extrêmes, la sécheresse et les autres risques naturels liés à l’eau, autant d’effets qui auront des répercussions considérables sur les populations démunies économiquement et socialement. Les Îles Fidji comptent parmi les sept pays choisis pour participer à un projet-pilote sur l’adaptation aux effets du changement climatique sur le plan sanitaire, une initiative mondiale menée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds pour l’environnement mondial. La mise au point de ce projet a été achevée en 2006-2007, mais les financements sont restés insuffisants jusqu’à ce que le Siège de l’OMS et le PNUD conviennent, en juin 2010, de lancer un volet du projet aux Îles Fidji, avec la collaboration du Ministère de la Santé et de l’École de médecine des Fidji, grâce à l’allocation d’une enveloppe de 590 000 dollars sur une période de trois ans (2010-2013). Les activités préparatoires à la mise en place d’un comité directeur national, présidé par le Secrétaire permanent à la santé, le recrutement du personnel qui sera affecté à ce projet et le recours aux services d’experts internationaux ont débuté. Poursuivant les objectifs fixés dans le cadre de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, le Gouvernement a soumis une proposition de création d’un hôpital maritime flottant qui desservirait les populations dispersées dans cette zone.

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Des travaux d’élaboration d’une loi antitabac ont précédé la Convention-cadre pour la lutte antitabac et se sont poursuivis en vue d’introduire des mesures respectant les dispositions de la Convention, comme l’interdiction de la vente de cigarettes à l’unité, l’inscription des grossistes, des détaillants et des vendeurs de feuilles de tabac au registre du commerce et l’obligation d’identifier les acheteurs dans les points de vente. À l’échelon local, le programme de lutte antitabac a débouché sur le premier village sans tabac. Les efforts déployés par le Ministère pour lutter contre le tabagisme ont été alignés sur les activités du programme de lutte contre les maladies non transmissibles, avec la participation de divers services de l’État. Le Dr MERICAN (Malaisie) indique que les progrès enregistrés par la Malaisie au regard des quatrième et cinquième OMD ont pu être accomplis grâce à une collaboration entre plusieurs secteurs qui résultait d’une bonne coopération entre les différents ministères et de la création de partenariats entre les autorités locales et le secteur privé. La mortalité maternelle et infanto-juvénile a été déclarée prioritaire dans la politique nationale de santé : le taux de mortalité maternelle a chuté de 140 pour 100 000 naissances vivantes en 1970 à 28,9 en 2008, alors que le taux de mortalité infantile a baissé de 39,4 pour 1000 naissances vivantes à 6,4 et que la mortalité des moins de cinq ans est passée de 57 pour 1000 naissances vivantes à 8,1 sur la même période. On s’attend à ce que ces baisses se poursuivent jusqu’en 2015. Les mesures prises pour lutter contre les infections par le VIH/sida, un problème délicat sur le plan social, ont permis d’atteindre la cible fixée beaucoup plus tôt que prévu : le taux de 10,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants a été obtenu en 2009 (l’objectif étant 11 nouveaux cas pour 100 000 habitants en 2015), taux qui devrait passer à 9 nouveaux cas pour 100 000 habitants dans les cinq prochaines années. Le programme d’éradication du paludisme, lancé en 1967, a permis de réduire de 86 % le nombre de cas de paludisme, ce dernier étant passé de plus de 50 000 en 1990 à 7010 en 2009. L’objectif du plan stratégique national d’éradication du paludisme (2011-2020) est d’éliminer ce fléau d’ici à 2020, en recourant à diverses stratégies intégrées. La Malaisie a adapté et intégré les stratégies du Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (2008-2013) dans son Plan stratégique national 2009-2014, en vue de réduire de moitié le nombre de cas de dengue en cinq ans. Le Gouvernement fournit régulièrement des informations actualisées à l’OMS, afin d’alimenter la base de données régionale sur la surveillance de la dengue, et participe activement aux activités de lutte antivectorielle menées à l’échelon régional. Il approuve les critères de classification des cas de dengue en dengue et dengue sévère et demande instamment une révision de la Classification internationale des maladies, en accordant aux États Membres un délai pour former leurs agents de santé et revoir les systèmes d’information hospitaliers. La Malaisie a centré sa campagne de prévention sur la participation des collectivités au maintien de la propreté. Parmi les obstacles qui restent encore à surmonter figurent le manque de moyens efficaces pour combattre ou traiter la dengue, et la difficulté à diagnostiquer l’infection au début de la maladie. Il demande instamment à l’OMS d’apporter un soutien technique aux États Membres et de coordonner les travaux de recherche et de développement. La Malaisie participe à des essais de vaccins. Le fait que le Comité ministériel sur le changement climatique et le Conseil sur la technologie verte soient présidés par le Premier Ministre témoigne de l’engagement du Gouvernement, au plus haut niveau, en vue de protéger la santé des populations face aux effets du changement climatique. La Malaisie a accueilli en 2008 la Conférence des Ministres de la Santé des pays de la région Asie-Pacifique sur le changement climatique et la santé, à l’issue de laquelle a été publié le Communiqué de Kuala Lumpur sur le

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changement climatique et la santé, qui préconise d’intégrer systématiquement les questions liées à la santé dans les discussions sur le changement climatique et de renforcer les capacités propres à atténuer les effets du changement climatique sur la santé. Par ailleurs, elle organise actuellement le troisième forum régional sur l’environnement et la santé, prévu en 2013. Le Gouvernement a conduit des études sur les maladies sensibles au climat (à savoir le paludisme, la dengue, la fièvre typhoïde et le choléra) et a pris part à des évaluations des retombées financières du changement climatique dans différents secteurs tels que l’énergie, l’agriculture et la santé. Un plan d’action national sur la salubrité de l’environnement est en cours d’élaboration et sera intégré dans le cadre politique national sur la salubrité de l’environnement, ce qui permettra d’axer l’approche du Gouvernement sur le développement durable, la protection de l’environnement et la protection de la santé. M. SIGOTO (Îles Salomon) indique que certaines des cibles fixées à l’échelon national pour la réalisation des OMD sont encore loin d’être atteintes, les activités menées à ce titre étant coordonnées par le Ministère chargé de la planification nationale et de la coordination de l’aide. Son Gouvernement est en train de revoir ses politiques et plans de travail afin d’atteindre les cibles fixées, notamment en ce qui concerne les soins de santé primaires et les systèmes de santé. Les Îles Salomon ont approuvé sans réserve le Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (2008-2013) et veilleront à ce que leur programme de lutte contre les maladies à transmission vectorielle soit axé sur la dengue, au même titre que le paludisme. Des formations et le renforcement des capacités dans le domaine du changement climatique sont également prévus. Le Dr MARGHEM (France) indique que le tableau épidémiologique de la dengue en NouvelleCalédonie a évolué ces dernières années. Alors qu’avant, on observait des épidémies cycliques tous les 15-20 ans, la circulation virale est à présent établie de manière permanente, un à deux cas étant diagnostiqués chaque semaine. La population a appris à détruire les gîtes larvaires et les activités de surveillance entomologique, clinique et biologique ont été intensifiées. Dans ce nouveau contexte épidémiologique, la plupart des habitants n’ont jamais été exposés au virus et ne sont donc pas immunisés contre le sérotype en cause. En outre, les modifications du biotope ont favorisé la multiplication des moustiques. Les autorités sanitaires néo-calédoniennes ont récemment commencé à tester une nouvelle forme de piège à insectes peu coûteux destinés à éliminer les moustiques femelles au moment de l’oviposition ; le Comité sera tenu dûment informé des résultats de ces tests. Enfin, la mise au point d’un nouveau vaccin tétravalent sera utile pour compléter la panoplie d’outils disponibles pour lutter contre la dengue et permettra de disposer de ressources pour répondre à d’autres besoins en matière de santé. Le Dr YANJMAA (Mongolie) précise que les autorités sanitaires mongoliennes ont adapté les OMD au contexte national, ce qui a permis de faire baisser le taux de mortalité infantile de 64,4 à 20,2 pour 1000 naissances vivantes et le taux de mortalité des moins de cinq ans de 88,8 à 23,6 pour 1000 naissances vivantes, entre 1990 et 2009. En 2008, le taux de mortalité maternelle était deux fois et demie plus bas que dans les années 1990. Par ailleurs, 82 cas déclarés d’infection par le VIH/sida et 10 décès liés au VIH/sida ont été enregistrés en Mongolie depuis 1992 et la prévalence de la maladie est restée relativement faible en comparaison avec d’autres pays, même s’il est vrai que l’étendue du problème posé par le VIH/sida dans les pays voisins place la Mongolie dans une position d’extrême vulnérabilité. La tuberculose représentait 10,8 % de tous les cas déclarés de maladies infectieuses en Mongolie, mais à la suite de l’introduction des normes internationales en matière de diagnostic et de traitement, le taux de réussite du traitement antituberculeux avoisine les 85 %. Les personnes atteintes de tuberculose multirésistante sont traitées

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gratuitement. Son Gouvernement a pris un certain nombre de mesures dans le domaine du changement climatique, notamment la traduction en langue mongole du Cadre d’action régional pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique et des cours de formation sur le changement climatique organisés à l’intention des professionnels de la communication, afin de leur permettre de tenir la population informée à ce sujet. Mme LEE (République de Corée) remercie le Bureau régional d’évoquer la question des OMD immédiatement après le Sommet des Nations Unies sur les OMD qui a eu lieu à New York, en septembre dernier. Les débats menés par le Comité régional semblent indiquer que ce sont les femmes et les enfants, les deux groupes les plus vulnérables de la société, qui ont le moins bénéficié des efforts déployés pour atteindre les OMD. À cet égard, elle souligne le rôle crucial que jouent les professionnels de la santé qualifiés dans tous les aspects liés à la santé de la femme. Conscient de l’aide au développement qu’il a reçue de la communauté internationale par le passé, le Gouvernement de la République de Corée se propose désormais d’apporter son propre soutien officiel au développement et de partager son expérience avec d’autres pays, en particulier pour ce qui concerne la formation des professionnels de la santé sur le terrain. La République de Corée espère renforcer la collaboration entre les États Membres de la Région du Pacifique occidental et les experts, afin de réduire les effets du changement climatique et de saisir la relation causale entre changement climatique et santé. Elle a accueilli le deuxième forum ministériel régional sur l’environnement et la santé dans les pays de l’Asie du Sud-Est et de l’Est, organisé en collaboration avec l’OMS et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), ainsi que la quatrième conférence scientifique du forum régional, qui avait pour thème L’environnement et la santé en Asie. Bien que les solutions à mettre en œuvre requièrent la participation de nombreux secteurs, le secteur de la santé doit jouer un rôle plus actif dans les discussions sur le changement climatique. Le Dr CHOW ([Hong Kong] Chine) indique que son Gouvernement se préoccupe de différentes questions de santé publique liées au changement climatique, comme les maladies à transmission vectorielle, les maladies d’origine alimentaire et les affections liées aux températures. Hong Kong prendra des mesures actives pour mener les actions recommandées dans le cadre d’action régional. Le Dr NISHIZAWA (Japon) note que la réalisation des OMD représente un défi qui doit être relevé par la communauté internationale toute entière. L’hétérogénéité des progrès accomplis au regard de ces objectifs entre et au sein des pays reste cependant une source de préoccupation constante. Le Gouvernement japonais porte un intérêt particulier aux secteurs dans lesquels des progrès tardent à se dessiner, à savoir l’éducation et la santé de la mère et de l’enfant, car selon elle, les secteurs de l’éducation et de la santé sont la pierre angulaire d’une croissance autonome dans les pays en développement. C’est pourquoi son Gouvernement a l’intention de contribuer à hauteur de 5 milliards de dollars à la réalisation des OMD liés à la santé sur une période de cinq ans, à compter de 2011, et de débloquer 3,5 milliards de dollars en vue de permettre aux enfants de recevoir une éducation, en partant du principe qu’un meilleur état de santé suppose de bons résultats en matière d’éducation. Le Japon a également mis au point un modèle d’assistance afin d’assurer la continuité des soins, de la grossesse à la période néonatale. Les États Membres ne doivent jamais perdre de vue le lien étroit entre les différents OMD : la mortalité maternelle va de pair avec le niveau d’éducation de la mère et les revenus de la famille, et dépend également de facteurs tels que la nutrition et l’accès à l’eau potable. L’accès aux soins obstétricaux d’urgence présuppose de bonnes infrastructures routières. Des

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synergies doivent donc s’instaurer entre le secteur de la santé et les autres secteurs. Enfin, il est également essentiel de disposer de données fiables pour suivre les progrès réalisés dans l’atteinte des cibles des OMD. M. VU SINH NAM (Viet Nam) déclare que la dengue est négligée en tant que problème de santé faute d’investissement tant au niveau national qu’à l’échelon international. Le Viet Nam a enregistré son premier cas de dengue en 1958 et la maladie est aujourd’hui endémique dans tout le pays, avec 70 000 à 100 000 cas et 80 à 100 décès par an. La dengue est la maladie à transmission vectorielle qui prédomine au Viet Nam. Le programme national de lutte contre la dengue mis en place en 1999 applique une stratégie préventive qui consistent en visites mensuelles dans les foyers pour détecter les sites de reproduction des moustiques et les détruire à l’aide d’agents biologiques comme les poissons et les copépodes. Par conséquent, la morbidité et la mortalité liées à la dengue ont baissé respectivement de 51 % et 75 % entre la période 1999-2007 et la période 1980-1998. La pulvérisation d’insecticides est également utilisée pour lutter contre les sites de reproduction. Le gouvernement est favorable aux nouvelles directives de l’OMS qui portent sur le diagnostic, le traitement et la prévention de la dengue et autres mesures de lutte associées (WHO Dengue Guidelines for Diagnosis, Treatment, Prevention and Control), actuellement traduites en vietnamien, cependant une assistance technique supplémentaire sera nécessaire pour les mettre en pratique. Compte tenu d’une résistance accrue aux insecticides existants dans la plupart des pays de la Région, l’OMS devrait accélérer ses efforts afin d’élaborer un nouveau produit pour lutter contre les vecteurs de la dengue. Le Viet Nam a été particulièrement touché par le changement climatique qui s’est traduit par une élévation du niveau de la mer. Il a donc élaboré en 2008 un programme national visant à surveiller et à coordonner les impacts sur la santé des inondations survenant dans les deltas du fleuve rouge et du Mékong. Mme GOODSPEED (Australie) déclare que l’Australie travaille avec d’autres pays de la Région pour atteindre les OMD liés à la santé, par le soutien à l’amélioration des systèmes de santé et par des interventions spécifiques. Son pays se félicite des progrès réalisés dans la lutte contre l’infection à VIH, la tuberculose et la paludisme mais est préoccupé par la persistance d’importantes disparités au sein des pays et entre les pays et par le fait que les taux de mortalité maternelle restent élevés dans plusieurs d’entre eux. L’OMS devrait orienter son soutien vers les OMD pour lesquels les progrès sont les plus minimes et vers les pays qui ont le plus besoin, par le biais de ses bureaux de pays. L’Australie félicite les États Membres qui ont préparé des plans d’action et des stratégies de riposte du secteur de la santé au changement climatique. Le plan de son pays pour l’adaptation au changement climatique permettra de mieux faire connaître les effets sur la santé humaine et d’améliorer les capacités institutionnelles. Le National Health and Medical Research Council procède également à des travaux de recherche sur l’adaptation. La priorité du plan est l’adaptation aux épisodes de chaleur extrême, comme ce fut le cas en 2009 ; les États ont élaboré individuellement des plans prenant en compte les différences régionales en matière d’acclimatation et de cultures de la protection de la santé. Le Dr ADANAN YUROF (Brunéi Darussalam) déclare que son pays a remarquablement progressé vers la réalisation de l’OMD qui porte sur la santé de la mère et de l’enfant, en réduisant de façon significative les taux de mortalité de la mère, du nourrisson et de l’enfant. Ces progrès sont dus à plusieurs facteurs : amélioration du niveau de vie ; renforcement de l’éducation et de l’autonomisation des femmes ; amélioration des niveaux de soins des nouveau-nés, avec notamment un programme complet de vaccination ; couverture universelle et services de santé de la mère et de l’enfant gratuits ; et réalisation de 99 % des accouchements à l’hôpital assistés par du personnel de santé qualifié.

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La prévention et la lutte contre les maladies transmissibles dans le pays comprennent une surveillance active et passive et une gestion rapide des flambées. Bien que le VIH/sida ne soit pas répandu, il faut maintenir une vigilance constante, notamment face à la prévalence accrue des infections sexuellement transmissibles. Le pays prévoit de maintenir la faible prévalence de l’infection à VIH en procédant à une sérosurveillance des groupes à haut risque et des dons de sang, en fournissant en permanence un traitement gratuit et en menant des campagnes de sensibilisation. Comme dans les autres pays, la charge de morbidité est passée des maladies transmissibles aux maladies non transmissibles. La dengue représente un problème émergent dans son pays, avec une augmentation importante du nombre de cas depuis 2003, et des cas de dengue hémorragique signalés ces deux dernières années. Le programme de lutte antivectorielle et la sensibilisation de la communauté ont donc été renforcés. Le Brunéi Darussalam soutient le plan stratégique de lutte contre la dengue, qui décrit une approche nationale et régionale concertée. En ce qui concerne le réchauffement climatique, le gouvernement a engagé 57 % de son territoire dans le projet « Cœur de Bornéo » de l’ASEAN, a approuvé la Déclaration de Sydney sur le changement climatique, la sécurité énergétique et le développement propre des dirigeants de l’APEC, et a signé un pacte de sécurité énergétique lors du second Sommet de l’Asie orientale qui s’est tenu aux Philippines en octobre 2007. Les progrès réalisés sont importants, mais il reste encore beaucoup à faire. Les pays devraient combiner leurs énergies et leurs stratégies pour garantir la survie des générations futures. Le Dr KUARTEI (Palaos) déclare qu’une récente étude des effets du changement climatique sur la santé dans son pays a révélé plusieurs domaines d’intervention. Le blanchiment du corail risque d’augmenter l’incidence de la ciguatera due à la prolifération de la bactérie Vibrio ; il entraînera également des modifications des habitats marins et aura donc une incidence sur la sécurité alimentaire. Les récentes périodes de sécheresse ainsi que l’érosion du sol et la salinisation dues à des conditions climatiques extrêmes ont entraîné un développement de l’agriculture schizophrène. L’insécurité alimentaire en résultant accentuera la charge préoccupante des maladies non transmissibles. La biodiversité de la faune et ses habitats se sont également modifiés, ce qui a une influence sur le terrain parcouru par les guérisseurs traditionnels. Le changement climatique est un véritable problème, et des mesures réelles sont nécessaires pour y faire face. Le Dr Kuartei demande donc à l’OMS de fournir une assistance technique et économique pour renforcer la résilience communautaire face au changement climatique dans les pays insulaires du Pacifique, afin de garantir la sécurité alimentaire, la justice environnementale et sociale et la baisse de la vulnérabilité des populations. Le Dr NASERI (Samoa) fait remarquer que le niveau de réalisation des OMD varie considérablement selon les pays de la Région. Son pays a atteint la plupart des objectifs, mais une action est nécessaire pour préserver les acquis. Il faut renforcer les efforts pour rendre les systèmes de santé des pays plus équitables et il demande à l’OMS et aux partenaires du développement de fournir le soutien technique et financier nécessaire aux pays à faible revenu. Le Samoa trouve les nouvelles directives pour le diagnostic, le traitement, la prévention et la lutte contre le dengue très utiles pour la classification, la prise en charge des cas et la surveillance. Il demande des informations mises à jour sur le stock régional d’équipement et de matériels à déployer dans les zones de flambées de dengue définies dans les Îles Fidji en 2008.

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À la suite du tremblement de terre et du tsunami qui ont dévasté la côte est du Samoa en septembre 2009, le Ministère des Ressources naturelles et de l’environnement met en œuvre des plans pour l’adaptation et la riposte au changement climatique. Un plan spécifique au secteur de la santé est pratiquement achevé, et le changement climatique est intégré aux plans existants de préparation à la grippe aviaire et aux catastrophes. Mme PEARCE (Tokélaou) décrit les progrès qui ont été réalisés dans son pays en vue d’atteindre les OMD. La pauvreté n’existe pas ; de plus en plus d’enfants ont accès à l’enseignement supérieur ; et de plus en plus de femmes sont éduquées et ont un emploi, y compris des postes clés dans le service public. La mortalité infantile ou maternelle est nulle, et toutes les femmes ont accès aux services de santé génésique au niveau local ou international, y compris au dépistage des cancers de l’utérus et du sein. Aucun cas d’infection à VIH, de tuberculose, de dengue ou de paludisme n’est signalé, toutefois les autorités restent vigilantes. L’incidence des maladies non transmissibles augmente, et l’approvisionnement en médicaments nécessaires devient problématique. La masse corallienne de son pays de 12 kilomètres carrés culmine à seulement quatre mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est menacée par l’élévation du niveau de la mer due au changement climatique. Les autres effets incluent une hausse de la température de la mer, qui touche l’écosystème alimentaire et favorise l’intoxication par la ciguatera. La sécheresse est plus fréquente et les catastrophes naturelles dans la région auront des effets inconnus sur la géographie souterraine. Les oiseaux ont modifié leurs habitudes migratoires et transmettent des infections aux oiseaux locaux. Les OMD ont été intégrés dans le plan stratégique de son pays, mais plusieurs domaines nécessitent une approche multisectorielle avec les partenaires du développement. Le Dr XIA (Chine) déclare que les OMD qui portent sur la santé de la mère et de l’enfant et sur la lutte contre la tuberculose, le VIH/sida et le paludisme sont en voie de réalisation en Chine. En 2009, la réforme du système de santé a été entreprise pour garantir des soins de santé de base universels dans tout le pays, et des services de santé maternelle et infanto-juvénile sont disponibles dans les zones rurales et urbaines. Il remercie l’OMS, le Fonds mondial et les partenaires internationaux pour leur soutien. Néanmoins, le pays a une population considérable, un développement faible et un PIB par habitant bas ; de ce fait, le bien-être social et économique accuse un retard, et des dizaines de millions de personnes vivent dans la pauvreté. Avec le 12e plan quinquennal pour le développement social et économique, qui inclut la santé, la Chine est certaine que les OMD liés à la santé seront atteints dans les temps. Son gouvernement est également prêt à aider les autres pays de la Région à atteindre leurs objectifs, par une « coopération sud-sud ». Le Dr AKAU’OLA (Tonga) approuve le rapport de situation. Les Tonga ont bien progressé vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé. Le gouvernement a adapté l’objectif 6 (Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies) aux priorités nationales en incluant les maladies non transmissibles dans l’intitulé « autres maladies ». Après la réunion organisée sous l’égide de l’OMS à Auckland (Nouvelle-Zélande) en 2010, les Tonga ont intégré les questions de santé liées au changement climatique à son plan d’action national conjoint sur l’adaptation au changement climatique et la gestion des risques de catastrophes 2010-2015. L’accent sera mis sur la surveillance des maladies diarrhéiques, le renforcement de la surveillance entomologique en ce qui concerne les maladies à transmission vectorielle, l’approvisionnement en eau salubre (y compris les aspects

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tels que la salinité), les hôpitaux sûrs, et les maladies non transmissibles (du point de vue de la disponibilité des plantes nutritives sur les îles les plus éloignées). À l’invitation du PRÉSIDENT, un représentant du Conseil international des infirmières fait une déclaration au Comité. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, remercie les représentants pour les mises à jour encourageantes sur la situation actuelle et les progrès impressionnants réalisés dans les différents thèmes de santé publique couverts par le rapport d’activité ainsi que dans d’autres domaines, comme la lutte antitabac dans les Îles Fidji. Les pays de la Région ont nettement progressé vers les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé, toutefois il est nécessaire de poursuivre sur cette voie, de l’améliorer et d’établir une coopération. Le Secrétariat doit se concentrer sur le soutien aux pays qui ne sont pas sur la bonne voie. Le message est clair : l’engagement est acquis, pas seulement dans le secteur de la santé, mais aux plus hauts niveaux politiques. La plupart des orateurs ont soulevé la question de savoir comment mieux lutter contre la dengue. Notre postulat devrait être « nous devrions en faire plus et le faire mieux ». En réponse au représentant de la Malaisie, le Directeur déclare qu’une nouvelle classification et de nouvelles directives pour le diagnostic, le traitement, la prévention de cette maladie et les autres mesures de lutte associées ont été mises en œuvre dans le monde entier. Le Secrétariat aidera les États Membres à passer de l’ancien système de classification au nouveau, au moyen de formations et du renforcement des capacités. Le Directeur se félicite du fait que de nombreux gouvernements abordent la prévention et la lutte contre la dengue sous un angle très large, en tenant compte des aspects tels que l’aménagement urbain, l’assainissement et l’environnement. La dengue n’est pas un problème de santé publique — c’est à la fois un problème de santé publique et un problème intersectoriel. La collaboration entre les secteurs est essentielle et a été illustrée par le rôle moteur que le VicePremier Ministre a joué dans la lutte contre la dengue en Malaisie. Les commentaires des représentants montrent que la plupart des États et Territoires de la Région placent l’impact du changement climatique sur la santé au rang des priorités dans leurs programmes. L’engagement actuel dans les pays et les organisations des Nations Unies permettra de mieux définir les risques pour la santé et d’étendre les interventions pour atténuer les effets du changement climatique. 3. PROCÉDURE DE DÉSIGNATION DU DIRECTEUR RÉGIONAL : Point 16 de l’ordre du jour (document WPR/RC61/11)

Le CONSEILLER JURIDIQUE replace brièvement le point de l’ordre du jour dans son contexte et résume le contenu du document. Il rappelle les discussions qui ont eu lieu lors des deux précédentes sessions du Comité régional. À la cinquante-neuvième session, les représentants ont exprimé des doutes sur le processus constitutionnel de désignation et sur la possibilité d’assurer une égalité des chances pour les candidats. En réponse, le Secrétariat a préparé un rapport couvrant ces deux points et l’a soumis pour examen à la soixantième session. Le Comité a accepté d’examiner plus particulièrement deux aspects : le processus d’audition des candidats et les éventuels éléments d’un code de conduite applicable à la campagne de désignation. Le document présenté au Comité porte sur ces deux questions. En étudiant les options pour

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le moment choisi des auditions, les États Membres peuvent souhaiter examiner les deux variantes proposées sous l’angle de leur pertinence afin de souligner les mérites des candidats, le rapport coût-efficacité et la faisabilité. En conséquence, deux amendements possibles à l’article 51 du Règlement intérieur du Comité régional sont proposés, largement inspirés du modèle de l’élection du Directeur général. En l’absence de précédent pour un code de conduite dans les organisations du système des Nations Unies, il faut s’appuyer sur les exemples nationaux et le modèle de code pour les élections préparé par l’Union interparlementaire. Les difficultés sont dues au fait qu’il s’agit de codes pour des élections nationales et non pour l’élection de fonctionnaires internationaux. Le contenu a donc été adapté en mettant l’accent sur les questions correspondant au type d’élection examiné par le Comité, comme l’équité du processus, le financement de la campagne et l’accès des candidats aux États Membres et vice-versa. Aucune proposition textuelle n’a été faite. Il s’agit plutôt de suggestions pour des éléments d’un code de ce genre, telles que l’a demandé le Comité régional. Le document comprend également un projet de résolution. Les États Membres peuvent souhaiter envisager l’adoption de ce projet de résolution avec l’amendement de l’article 51 qu’ils auront retenu. Le Dr TEY (Singapour) remercie le Secrétariat pour son travail et soutient l’établissement d’un processus de désignation fondé sur l’équité et la transparence. Un système de sélection fondé sur le mérite sera plus utile pour identifier le candidat qui a le plus haut niveau de compétence. Son Gouvernement va étudier les options en s’appuyant sur ces principes et elle invite instamment les autres États Membres à faire de même. Mme ARTHUR (France) est également favorable au principe d’équité et de transparence et en particulier à la proposition de procéder aux auditions en marge de l’Assemblée mondiale de la Santé. Un code de conduite devrait permettre aux candidats des pays à faible revenu de se présenter et de bénéficier de conditions équitables. Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) exprime également sa gratitude pour la préparation de cet intéressant document. La personne désignée pour être le Directeur régional devrait disposer des plus grandes capacités pour assumer un rôle moteur en matière de santé publique pour la Région, avec les compétences techniques et gestionnaires nécessaires. Les propositions pour veiller à ce qu’il y ait suffisamment de possibilités pour évaluer les candidats ainsi que leurs qualités professionnelles et leurs aptitudes à jouer un rôle moteur sont accueillies favorablement. En ce qui concerne le moment choisi, dans l’ensemble il est favorable aux auditions pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, car c’est ce qui reflète le mieux le consensus atteint lors de la soixantième session du Comité, cela encouragera une plus grande participation des États Membres à l’Assemblée, ne réduira pas le temps d’examen des autres questions lors des sessions du Comité régional, et évitera de prendre une décision hâtive, en laissant plus de temps à l’examen et à la réflexion. Une autre option entraînerait un travail supplémentaire pour le personnel du Bureau régional. Si un code de conduite constitue un moyen de garantir équité et transparence dans le processus de désignation, le Dr Jacobs soutiendra cette approche. En fait, une initiative régionale pour établir un tel code pourrait être bénéfique à l’ensemble de l’OMS ; il rappelle le débat à la Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé sur l’élection du Directeur général. Un code de conduite de l’OMS pour un processus équitable, ouvert et transparent pourrait rassurer les États Membres qui craignent que leurs Régions n’aient pas les mêmes chances d’obtenir des postes de premier plan en matière de santé au niveau international alors

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que leurs candidats ont des qualifications et une expérience comparables aux autres. Le Dr Jacobs soutient la proposition d’un fonds pour couvrir les frais de déplacement des candidats de pays à faible revenu. Le Dr REN (Chine) fait remarquer que le processus d’audition s’est déjà révélé utile pendant les élections du Directeur général et des directeurs des Bureaux régionaux de l’Afrique et des Amériques. Les auditions permettent de mettre en évidence les compétences des candidats et renforcent l’équité du processus. Quant au moment choisi, compte tenu de l’intensité de l’Assemblée mondiale de la Santé et des présentations techniques concomitantes, le temps risque de manquer pour procéder à des auditions. En outre, les États Membres de la Région du Pacifique occidental n’envoient pas tous des représentants à l’Assemblée mondiale de la Santé. Par conséquent, la Chine préfère le projet de résolution figurant à l’annexe 1 avec l’amendement de l’article 51 figurant à l’annexe 3. Mme BENNETT (Australie) approuve la proposition de mettre l’accent sur la sélection équitable du meilleur candidat. Tout en appréciant les considérations soulevées par la Nouvelle-Zélande, elle partage l’avis du représentant de la Chine d’opter pour l’amendement du Règlement intérieur figurant à l’annexe 3. L’Australie fait sien le principe d’un code de conduite, y compris des pratiques loyales pendant la campagne des candidats, des réunions entre les Etats Membres et les candidats, et une coopération entre les parties soutenant les candidats. Toutefois, comme l’a déclaré le conseiller juridique, ce point particulier devra être étudié plus avant. Le Dr GRIFFITH (États-Unis d’Amérique) soutient les principes d’équité et de transparence, et souscrit au fait que la Région du Pacifique occidental devrait auditionner les candidats comme les autres l’ont fait. Un forum des candidats permettra à tous d’être auditionnés en toute équité, et les États Membres auront la possibilité d’interroger les candidats. Elle juge également que l’option de l’annexe 3 est préférable, et que des discussions supplémentaires seront nécessaires avant de pouvoir proposer un code de conduite. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) est d’accord sur le processus d’audition et le code de conduite, préférant l’option de l’annexe 3, pour les raisons invoquées par les autres intervenants. Il est plus approprié d’élire le Directeur régional pendant la session du Comité régional, qui est axé sur des questions régionales. Le code de conduite devrait entrer en vigueur lors de l’annonce d’une désignation et rester en application jusqu’à ce que le résultat soit proclamé. Les États Membres doivent accepter le résultat, conformément à l’article 51, tel qu’amendé. Le Dr MERICAN (Malaisie) considère favorablement la procédure proposée, avec une audition pendant la session du Comité régional, comme proposé dans l’annexe 3. Le Dr MUGITANI (Japon), qui a participé aux élections du Directeur général et du Directeur régional, considère que le processus d’audition est utile pour évaluer la personne, et maintient que Manille est un endroit plus approprié que Genève. Il fait remarquer qu’un code de conduite peut nécessiter un autre comité pour surveiller le respect des règles, et il se demande qui serait apte à cette tâche et quelles sanctions seraient appliquées en cas de manquement au code. Mme GIDLOW (Samoa) est favorable à un processus d’audition, qui se déroulerait au sein de la Région, et à un processus simple de présélection comportant des critères essentiels et souhaitables. Elle demande si, une fois la présélection effectuée, les pays en seront informés par la procédure habituelle de l’OMS ou séparément.

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Le CONSEILLER JURIDIQUE note le soutien général des États Membres pour le processus d’audition. La plupart d’entre eux ont une préférence pour des auditions pendant la session du Comité régional plutôt que pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, qui est un événement de plus en plus intense. Quant au code de conduite, il est intéressant d’étudier cette option, qui nécessitera toutefois un perfectionnement. Le représentant du Japon a soulevé le point intéressant de la surveillance. Un code de conduite pourrait prendre la forme d’un accord entre les États Membres ou d’un processus nécessitant une surveillance ; ce dernier compliquerait encore la question. Étant donné que les États Membres préfèrent les auditions pendant la session du Comité régional, et un examen plus approfondi du code de conduite, le conseiller juridique peut soumettre un rapport plus détaillé qui sera examiné lors de la soixante-deuxième session du Comité. En réponse à la représentante du Samoa, il déclare que la présélection sera effectuée par les États Membres pendant la session du Comité régional. Le Dr REN (Chine) se félicite du consensus sur le processus d’audition et demande si la réunion à huis clos aura lieu le premier jour de la session du Comité régional, qui dure cinq jours, ou juste avant la session. Le CONSEILLER JURIDIQUE répond que la réunion à huis clos aura lieu normalement pendant la session du Comité régional, qui peut envisager de prolonger la session d’une journée ou de réduire l’ordre du jour pour intégrer le processus. Décision : Le projet de résolution, avec l’amendement de l’article 51 figurant à l’annexe 3 du document, est adopté (voir la résolution WPR/RC61.R3).

La séance est levée à 12 h 00.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé