Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens Guide de l’utilisateur Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens Guide de l’utilisateur Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens : guide de l’utilisateur [WHO costing and budgeting tool for national action plans on antimicrobial resistance: user guide] ISBN 978-92-4-004907-9 (version électronique) ISBN 978-92-4-004908-6 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé 2022 Certains droits réservés. La présente œuvre est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY-NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo/deed.fr). 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La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’OMS a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue pour responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Conception par 400 Communications. iii Table des matières Remerciements v Abréviations vi 01 Introduction 1 02 Transformer les plans en interventions 4 2.1 Sélection des activités pour le calcul des coûts 5 2.2 Processus de calcul des coûts 7 2.3 Déterminer les quantités, les coûts unitaires et les ressources disponibles 8 2.4 Déterminer les ressources existantes 10 2.5 Liste de contrôle pour l’évaluation de la capacité de calcul des coûts 10 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser 11 3.1 Accès à l’outil et utilisation 12 3.2 Processus national 12 3.3 Logiciels requis 13 3.4 Vue d’ensemble et processus pour l’utilisation de l’outil 14 3.5 Module de consolidation 39 3.6 Synthèse 39 Annexe 1: Étude de cas dans un pays – Indonésie 41 Annexe 2: Étude de cas dans un pays – Turquie 47 Annexe 3: Observation sur les activités en lien avec la résistance aux antimicrobiens 56 Annexe 4: Désactiver les « formules de remplissage » dans les options de correction automatique d’Excel et activer les tableaux croisés dynamiques 58 v Remerciements L’outil de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens ainsi que le guide de l’utilisateur ont été élaborés par le biais d’un vaste processus de consultation qui s’est déroulé de novembre 2019 à août 2021. L’outil et les documents d’accompagnement ont été conçus en collaboration étroite avec le personnel de l’OMS et des partenaires externes du monde entier. L’OMS remercie pour leur contribution les personnes et institutions suivantes : • Alessandro Patriarchi (consultante de l’OMS, Division Résistance aux antimicrobiens), ICF Macro International, et Paul Verboom pour l’élaboration de l’outil de calcul des coûts et du guide de l’utilisateur ; • les gouvernements de l’Indonésie et de la Turquie, qui ont participé à l’étape de définition de la portée (voir les études de cas en annexe 1 et 2) ; • les gouvernements de la Jamaïque, du Paraguay, de la Sierra Leone et de la Somalie, qui ont pris part à l’essai de la première version de l’outil ; • un groupe d’experts internationaux qui incluaient des représentants de la Banque mondiale, des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, du Ministère de la santé du Kenya, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de UK aid (Fonds Fleming), et • des spécialistes de la résistance aux antimicrobiens du Siège de l’OMS, des bureaux régionaux et des bureaux de pays de l’OMS dans les pays ayant pris part aux phases de définition de la portée et de test du projet. Soutien financier Ce projet a été financé par les gouvernements de l'Allemange, de l'Arabie Saoudite, du Japon, des Pays-Bas et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (UK aid/Fonds Fleming). Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens vi Abréviations CSU couverture sanitaire universelle dNTP désoxyribonucléoside triphosphate FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture OIE Organisation mondiale de la santé animale OMS Organisation mondiale de la Santé PAN Plan d’action national PCR amplification en chaîne par polymérase RAM résistance aux antimicrobiens VBA Visual Basic for Application VIH virus de l’immunodéficience humaine WASH eau, assainissement et hygiène 01 Introduction 1 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 2 1 Base de données mondiale de l’enquête tripartite d’autoévaluation par pays sur la résistance aux antimicrobiens. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2018 (https://amrcountryprogress.org/, consulté le 29 août 2021). 2 Turning plans into action for antimicrobial resistance (AMR). Working paper 2.0: implementation and coordination. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2019 (https://www.who.int/antimicrobial-resistance/publications/AMR-Turning-plans-into-action-working-paper-march-2019.pdf?ua=1, consulté le 29 août 2021). 3 WHO Implementation handbook for national action plans on antimicrobial resistance: guidance for the human health sector https://www.who.int/ publications/i/item/9789240041981. 4 Voir la note de bas de page 2. En 2015, dans un effort pour faire progresser la riposte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) à l’échelle mondiale et à l’échelle des pays, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA68.7 pour exhorter tous les États Membres à établir au plus tard en mai 2017 un plan d’action national (PAN) pour lutter contre la RAM, en incluant les cinq objectifs du plan d’action mondial. Le cadre fourni par le plan d’action mondial de l’OMS permet d’aider les pays à élaborer leur PAN. En juillet 2021, 145 pays disposaient d’un PAN relatif à la RAM et 41 pays étaient actuellement en train d’en concevoir un. En 2020, d’après les données de l’enquête annuelle d’autoévaluation par pays sur la RAM, 20 % des PAN environ étaient entièrement financés, et 40 % reposaient sur un plan opérationnel assorti d’un budget1. Un PAN pour lutter contre la RAM constitue en quelque sorte « plan des plans » (Figure 12), c’est-à-dire qu’il intègre souvent plusieurs activités pour lesquelles les coûts n’ont pas été calculés ou qui sont liées aux plans et budgets nationaux relatifs à la santé. Ces aspects sont importants – par exemple, certains programmes nationaux peuvent déjà inclure des stratégies pour combattre la résistance à des médicaments utilisés pour traiter des maladies spécifiques. D’autres activités peuvent être prévues dans le cadre de programmes liés à la santé et portant sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH). Les dirigeants prenant des décisions en matière de financement doivent comprendre le coût des activités incluses dans un PAN, pouvoir déterminer de quelle façon ces activités sont déjà financées et comment il est possible d’accroître le budget. Une approche claire du calcul des coûts et de la budgétisation d’un PAN pour lutter contre la RAM est par conséquent une première étape essentielle pour déployer des efforts concrets d’une manière durable. L’OMS a élaboré un outil de calcul des coûts et de budgétisation ainsi que le présent guide de l’utilisateur, dans le but d’appuyer le calcul des coûts et la budgétisation par les pays des activités prévues par leur PAN pour combattre la RAM et, partant, de permettre la mise en œuvre de ce plan. Une étude documentaire des outils de calcul des coûts et des documents d’orientation relatifs à la mise en œuvre a été réalisée en vue de concevoir cet outil. Il s’agit d’une ressource concrète et modulaire destinée à être simple à utiliser, souple, claire et adaptable selon les besoins de différents pays. Cet outil peut être utilisé pour déterminer précisément les coûts des activités techniques incluses dans les PAN pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Il peut servir à calculer le coût des activités prioritaires qui ne sont pas encore financées. Il peut également être employé pour le calcul des coûts et la budgétisation de toutes les activités (y compris des activités déjà financées) au titre de la lutte contre la RAM et d’autres programmes portant par exemple sur la couverture sanitaire universelle (CSU), les vaccins, le paludisme, la tuberculose et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), afin de recenser les fonds disponibles et d’identifier les lacunes de financement. Par son caractère modulaire, cet outil peut s’adapter facilement aux préférences de chaque pays: • tous les secteurs/ministères/services au sein des ministères peuvent remplir un exemplaire de cet outil ou • les secteurs/ministères/services peuvent remplir séparément un exemplaire de l’outil puis réunir les résultats dans un tableau de bord général. Le guide de l’utilisateur décrit étape par étape l’utilisation de l’outil de calcul des coûts et les formulaires de collecte des données, les fonctions de cet outil, les produits des tableaux de bord, les graphiques et les synthèses d’analyses. Le présent manuel doit être consulté en lien avec d’autres ressources de l’OMS, comme les documents WHO implementation handbook for national action plans on antimicrobial resistance: guidance for the human health sector3 et Transformer les plans en action contre la résistance aux antimicrobiens. Document de travail 2.0 : Mise en œuvre et coordination.4 01 Introduction 3 VÉGÉTAUX S A N T É A N IM AL E E N V IR O N N E M E N T A UT RE S S A N T É Figure 1. Le PAN pour lutter contre la RAM : un « plan des plans » P lan d e s pl an s S éc ur it é sa n it ai re Eau , as sain isse men t et hyg ièneLu tt e co nt re le s in fe ct io ns Surveillan ce Maladies transmissibles M éd ic am en ts à u sa ge h um ai n Renforcement du système de santé Sa nté de la m ère et de l’e nfa nt Bien-être des animaux Sécurité et qualité des alim ents Sécurité biologique et hygiène S an té d es volailles et d es trou p eau x M éd ic am en ts à u sa g e vé té ri n ai re Sé cu rit é et q ua lit é de s de nr ée s al im en ta ire s Sa nt é de s vé gé ta ux Pr od uc tio n a gri co le Ges tion des pes ticid es ODD Commerce international Produits pharmaceutiques Gestion des déchets Gestion des sols G estion de l’eau G estion environnem entale PA N 02 Transformer les plans en interventions 4 02 Transformer les plans en interventions 5 Figure 2. Vue d’ensemble de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un PAN 2.1 Sélection des activités pour le calcul des coûts En tant que plan des plans, le PAN pour combattre la RAM n’est pas toujours réaliste en ce qui concerne la prise en compte des financements disponibles. La RAM étant un problème plurisectoriel, les activités sont liées à un grand nombre de programmes et plans nationaux relatifs par exemple à la lutte contre les infections, à la surveillance ou aux questions liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Les pays sont encouragés à mettre en œuvre un processus pour déterminer les activités prioritaires en s’appuyant sur une évaluation de la situation actuelle. Ce processus doit servir à déterminer les activités à déployer en premier, afin de concevoir un PAN pour combattre la RAM progressif, opérationnel et assortis de délais, et d’en calculer le coût. Puis, il convient de cartographier les ressources pour mettre en évidence les opportunités de financement existantes et futures. Veuillez observer qu’il peut être nécessaire de redéfinir un ordre de priorités en fonction des coûts estimés et des ressources/financements disponibles (Figure 3). En vue d’identifier/de classer les activités par ordre de priorité pour le calcul des coûts, les facteurs suivants doivent être pris en compte : • le calendrier de mise en œuvre • les parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre • les activités ayant le plus de répercussions • les activités destinées à lutter contre un risque imminent • les activités simples et réalisables facilement (bénéfices rapides) L’intégration des activités portant sur la RAM dans les processus gouvernementaux de planification et de budgétisation à l’échelon national/infranational, ainsi qu’à l’échelle de secteurs et département est une stratégie efficace qui est mise en évidence dans le draft WHO implementation handbook for national action plans on antimicrobial resistance (Figure 2). PAN pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens Leadership et coordination Renforcement de la dynamique Classement des activités par ordre de priorité Élaboration de plans de mise en œuvre Estimation des coûts Constitution d’un argumentaire d’investissement Plaidoyer budgétaire Mise en œuvre Renforcement du suivi et des données factuelles Tra nsf orme r les plans en mesures Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 6 De plus, il est important de tenir compte : Des nouvelles activités par rapport aux activités déjà déployées – plusieurs activités peuvent être en cours dans le cadre d’autres programmes (portant sur la CSU, la vaccination, le paludisme, la tuberculose ou le VIH) et ces activités sont susceptibles de jouer un rôle important dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, à condition qu’elles soient mises en œuvre à une plus grande échelle. De l’échelonnement des activités – déterminer les activités prioritaires nécessaires à d’autres composantes importantes du plan. De la disponibilité des ressources – classer par ordre de priorité les activités pour lesquelles des ressources humaines et financières, ainsi que des capacités techniques, sont déjà potentiellement disponibles. Une fois les activités prioritaires identifiées, elles doivent être intégrées dans un plan opérationnel assorti de délais qui comprend les éléments suivants : • l’activité • l’entité responsable • l’unité et la quantité • le niveau de mise en œuvre (national/infranational) • le calendrier • le(s) indicateur(s) de suivi. Le coût du plan peut ensuite être calculé et les sources de financement ajoutées si possible. La planification et le calcul du coût d’un PAN pour combattre la RAM (ou des composantes de ce plan) nécessitent souvent une approche itérative. La planification initiale servira à identifier la direction, les objectifs et les activités stratégiques. Les analyses et examens ultérieurs permettront d’identifier en détail les activités et les ressources, ce qui donnera lieu à une estimation initiale des coûts, et un examen des coûts globaux fournira une base pour des ajustements stratégiques et une redéfinition des priorités en vue de la mise en œuvre. Ce processus peut être répété jusqu’à l’élaboration et l’adoption d’un plan chiffré final. L’estimation des coûts peut aider les responsables de l’élaboration des politiques et les personnes chargées de leur application à établir des priorités en fonction des ressources et à réviser les plans, si nécessaire (par exemple en adaptant le nombre d’activités ou en réduisant leur ampleur selon le budget disponible). On trouvera des informations supplémentaires concernant la sélection des activités Figure 3. Classement des activités par ordre de priorité 2. Classement par ordre de priorité des activités en fonction des données factuelles et des ressources 3. Élaboration et/ ou révision du plan opérationnel lié au NAP pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens 4. Calcul du coût du plan opérationnel 5. Cartographie des ressources 6. Réévaluation des activités prioritaires en fonction des données factuelles et ressources disponibles 1. Mise en évidence des activités prioritaires du NAP pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens 02 Transformer les plans en interventions 7 d’un PAN pour combattre la RAM dans le document Transformer les plans en action contre la résistance aux antimicrobiens. Document de travail 2.0 : Mise en œuvre et coordination. 2.2 Processus de calcul des coûts On peut définir le calcul des coûts comme (i) le coût (prix) estimé pour la conception d’un produit ou pour la réalisation d’une activité et (ii) le processus servant à établir le prix estimé pour toutes les activités d’un projet. S’agissant de l’outil de calcul des coûts et de budgétisation de l’OMS, le calcul des coûts est le système d’estimation des coûts pour chaque activité mise en évidence. Le calcul des coûts s’appuie principalement sur une approche ascendante (ou détaillée), consistant à estimer la totalité des travaux/activités le plus précisément possible et à synthétiser des estimations générales en combinant les différentes estimations. Plus les travaux/activités seront définis en détail, plus une estimation ascendante sera précise. Évaluation de la capacité de calcul des coûts On recommande aux pays de réaliser une évaluation de leur capacité de calcul des coûts avant d’utiliser l’outil de calcul des coûts.5 Compte tenu du caractère 5 Nous nous appuyons sur le projet Maximising the Quality of Scaling Up Nutrition (MQSUN+) (https://mqsunplus.path.org/resources/assessing- readiness-for-costing-of-a-common-results-framework-or-national-nutrition-plan-guidance-note/) Construction et rénovation (laboratoires et établissements de santé) Recherche opérationnelle/de mise en œuvre Approvisionnement en équipement de laboratoires, véhicules et fournitures Inspection/visites sur le terrain Activités de plaidoyer (pour le budget, la supervision/ la gouvernance) Élaboration d’une base de données et de logiciels Réunions/ateliers du groupe de travail avec les partenaires plurisectoriels Suivi et évaluation Évaluations des besoins Élaboration et mise en œuvre d’une enquête Ressources humaines, assistance technique, mentorat et consultants Saisie et analyse des données Campagnes de sensibilisation de la population (sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens, aux questions d’hygiène, d’assainissement, à l’utilisation optimale des antibiotiques et à la vaccination) Élaboration de supports et de documents (rapports, questionnaires, indicateurs, lignes directrices, protocoles, programmes, formations, formulaires de notification et d’enregistrement) Activités visant le changement de comportement Traduction, publication et impression des documents Diffusion des données et connaissances entre les organismes (laboratoires, établissements de santé, pouvoirs publics) Tableau 1. Activités opérationnelles courantes d’un PAN pour combattre la RAM plurisectoriel des PAN pour combattre la RAM, le calcul des coûts d’un PAN peut se révéler complexe, dans la mesure où les composantes d’un tel plan concernent divers secteurs, services et acteurs. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, les pays doivent s’assurer qu’ils sont en mesure • d’élaborer un plan opérationnel précis et détaillé pour les activités prévues et dont le coût doit être établi, assorti d’un calendrier de mise en œuvre ; • de mettre en évidence les coûts unitaires et les quantités des ressources spécifiques nécessaires pour chaque activité dont le coût devra être calculé et • d’identifier les ressources/financements disponibles pour le déploiement de chaque activité. Élaboration/révision de plans opérationnels Bien que les PAN comprennent généralement des objectifs stratégiques définis, ils ne s’accompagnent pas toujours de plans opérationnels assortis d’activités et de sous-activités (voir le Tableau 1 pour une synthèse des activités opérationnelles communes incluses dans les PAN pour combattre la résistance aux antimicrobiens). Pour le calcul des coûts, les pays doivent au préalable concevoir un plan opérationnel qui mette en évidence Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 8 des activités et des sous-activités, en précisant les acteurs responsables de chaque activité, la fréquence des opérations et les ressources à utiliser. Compte tenu du caractère plurisectoriel des PAN pour combattre la RAM, le mécanisme de coordination de la lutte contre la RAM (ou tout autre organisme concerné) doit lancer un processus de planification opérationnelle global et le mener à bien pour valider des plans finals avant de commencer le calcul des coûts.6 Par exemple, dans le cas d’une formation, le plan opérationnel doit être suffisamment détaillé pour que les utilisateurs puissent estimer le nombre de formateurs et de participants, la durée de la formation, déterminer s’il faut prévoir des boissons ainsi qu’un hébergement pour les participants, verser des indemnités journalières et prendre en charge les frais de voyage – autant d’informations nécessaires pour calculer le coût de la formation. Si une campagne de sensibilisation est incluse dans un PAN, le plan opérationnel doit préciser s’il convient de mener des recherches à but formateur pour élaborer des messages (par exemple en réalisant une enquête de référence ou des recherches qualitatives avec des groupes), identifier les canaux à utiliser pour la diffusion des messages (dépliants, affiches publicitaires, radio, télévision, par exemple), l’ampleur (nombre de dépliants, de spots publicitaires) et déterminer la manière d’évaluer l’impact de ces mesures, entre autres. Pour chacune des activités dont le coût doit être évalué, le plan opérationnel doit également indiquer s’il s’agit d’une activité existante à développer ou d’une nouvelle activité. Le plan doit également décrire précisément la manière dont l’activité sera déployée. De plus, les aspects de la mise en œuvre suivants doivent être pris en compte pour la planification : • Le niveau opérationnel doit être spécifié. L’activité sera-t-elle déployée sur le terrain à l’échelle locale (par exemple dans les centres de santé, des fermes, des pêcheries, un district), régionale ou nationale/infranationale ? • Quel est l’organisme responsable de la mise en œuvre de l’activité ? Cet aspect est souvent déjà décrit dans les PAN pour combattre la RAM. • Le calendrier de mise en œuvre doit être utilisé pour déterminer le coût à long terme. Pour une période indiquée, les coûts liés à une activité planifiée peuvent être combinés pour déterminer un budget correspondant à plusieurs phases. 6 Étant donné qu’une expertise technique est nécessaire pour l’élaboration de plans opérationnels et de processus de budgétisation qui sont souvent spécifiques à un ministère ou à un secteur précis, les ministères ou les acteurs concernés peuvent dans un premier temps calculer les coûts des différentes activités et composantes, avant de les réunir dans un plan chiffré. • La portée du projet indiquera si des produits spécifiques ou des contraintes juridiques ou contractuelles particulières sont demandés par le bailleur de fonds ou d’autres organismes (organisations gouvernementales ou non gouvernementales), ou exigés au titre des contrats. L’OMS a élaboré plusieurs documents d’orientation qui peuvent être utiles pour concevoir des plans opérationnels relatifs à certaines composantes spécifiques d’un PAN pour combattre la RAM. Des ressources de ce type sont disponibles sur les pages du site de l’OMS consacrées à la résistance aux antimicrobiens. 2.3 Déterminer les quantités, les coûts unitaires et les ressources disponibles Une fois les activités détaillées, les pays détermineront le coût unitaire et la quantité (c’est-à-dire le nombre de personnes concernées) d’une activité. Les parties prenantes devront préciser l’unité de la mise à l’échelle dont le coût devra être établi. Par exemple, si l’activité consiste en un atelier de cinq jours pour former 20 personnes, l’unité de mise à l’échelle est l’atelier. Ou si l’activité consiste à intégrer la lutte contre les infections dans un programme d’enseignement ou de formation, l’unité de mise à l’échelle est le programme. Exemple de description détaillée d’une activité Une « réunion trimestrielle du comité de coordination de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens » peut être décrite de la manière suivante : « réunion trimestrielle du comité de coordination de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, avec 20 participants sur un site externe, un consultant externe chargé de mener les discussions, avec petit-déjeuner, déjeuner et pauses-café compris, et un document de 50 pages fourni à chaque participant ». 02 Transformer les plans en interventions 9 Coûts unitaires Lorsque l’on applique l’approche des ingrédients (ascendante), il convient de déterminer les coûts unitaires des éléments. Ces coûts unitaires peuvent avoir déjà été établis dans des études de coût réalisées récemment en suivant une méthode similaire ou à une même échelle. Néanmoins, il peut être nécessaire de les calculer grâce à des entretiens avec des informateurs clés menés par des organismes chargés de la mise en œuvre d’un projet et à un examen des éléments comptables, des ressources humaines, de la passation de marchés et de divers rapports financiers. Dans les cas où les coûts unitaires ne sont pas connus, il est possible de se référer aux coûts unitaires de programmes similaires déployés dans le pays concerné (par exemple concernant les ressources humaines, les fournitures, les réunions), aux sites Internet de prestataires ou à des programmes et activités semblables dans d’autres pays. En appliquant l’approche dite des « ingrédients », le calcul des coûts ne doit porter que sur l’activité dont on veut estimer le coût. Par exemple, si un microbiologiste consacre 30 % de son temps à mettre en évidence des pathogènes associés à la RAM et 70 % de son temps à d’autres pathogènes, 30 % seulement de son salaire doit être inclus dans le calcul (voir la note sur les activités relatives à la RAM en annexe 3 pour d’autres informations en matière de répartition). Il en va de même pour les autres éléments qui ne concernent pas uniquement les activités portant sur la résistance aux antimicrobiens. Il peut s’avérer nécessaire de consulter divers acteurs et responsables de la mise en œuvre pour estimer le pourcentage de temps consacré à des activités liées à la résistance aux antimicrobiens, par rapport à d’autres activités. Si l’approche des « ingrédients » (qui consiste à examiner les mesures à déployer et à scinder les activités en unités quantifiables pour en estimer les coûts unitaires) est la principale méthode utilisée dans le cadre du présent outil, celui-ci a été conçu de manière à être assez souple pour calculer le coût de diverses activités à un niveau plus général, ce afin de favoriser le rapport coût- efficacité en utilisant les données sur le pays existantes (par exemple des bases de données/recommandations des pouvoirs publics sur les grilles des taux, ou de précédentes estimations pour des activités similaires). Par exemple, si les coûts unitaires d’une réunion « standard » de trois jours avec 20 participants sont mentionnés dans un document, on peut utiliser cette estimation avec l’outil, afin de ne pas devoir calculer les coûts d’une réunion depuis le début. CONSEIL: Bien que l’utilisation d’estimations existantes puisse permettre d’économiser temps, les utilisateurs devront tenir compte de l’applicabilité des estimations existantes pour la mise en œuvre effective des activités spécifiques dans les PAN de la RAM. Par exemple si les estimations existantes supposent que seuls les participants au niveau national assisteront à une réunion, les coûts unitaires peuvent sous-estimer les frais de déplacement associé à la présence de participants de les unités sous-nationales. Quantité Pour déterminer les quantités de chaque activité, les pays doivent tenir compte des résultats et des objectifs et veiller à ce qu’un plan de suivi et d’évaluation de la RAM soit pris en considération. On trouvera des orientations concernant la planification du suivi et de l’évaluation dans le cadre d’un PAN pour combattre la RAM dans le document Monitoring and evaluation framework of the global action plan on antimicrobial resistance.7 De plus, des orientations pour le suivi et l’évaluation à l’échelle nationale sont en cours d’élaboration. Le nombre de personnes prenant part à cette activité sera déterminé à partir d’un examen des documents et en collaboration avec les organismes chargés de la mise en œuvre, à savoir les gestionnaires du programme, ainsi que les gestionnaires du suivi et de l’évaluation. Pour chaque activité ou sous- activité, le nombre estimé de personnes ciblées par les interventions (nombre de prestataires de services de santé, nombre d’écoles où seront menées des activités de sensibilisation) ou de produits à élaborer (nombre de documents d’orientation à concevoir, nombre d’ordres du jour de réunion à imprimer) doit être déterminé. Ces estimations peuvent dépendre du niveau de mise en œuvre et des régions ou des sous-ensembles de la population ciblés. Un pays peut décider de ne pas déployer une activité à l’échelle nationale, mais de se concentrer sur des régions prioritaires. Dans ce cas, la taille de la population correspondra dans un premier temps à ces régions prioritaires puis sera par la suite augmentée pour couvrir tout le pays. Par ailleurs, les pays devront prévoir le taux de mise à l’échelle, le cas échéant. Ce taux doit être déterminé en fonction de ce qu’il est possible de réaliser en respectant le calendrier du plan d’action national. La portée ou la couverture cible annuelle de chaque activité est estimée à partir de ce taux de mise à l’échelle. Celui-ci doit être réaliste et tenir compte des ressources disponibles dans un pays donné, et il doit être applicable pendant la période prévue par le plan d’action national. 7 Monitoring and evaluation of the global action plan on antimicrobial resistance: framework and recommended indicators. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2019. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 10 2.4 Déterminer les ressources existantes Avant de commencer le calcul des coûts, il est utile de déterminer si des ressources sont déjà disponibles et allouées à des activités menées dans le cadre du plan d’action national pour combattre la RAM. Cette information permettra à l’outil d’identifier un déficit de financement, et les utilisateurs pourront préciser à quel niveau du plan d’action national pour combattre la RAM ce déficit doit être calculé (priorité, objectif, activité, sous-activité). Ces déficits peuvent concerner les salaires des coordinateurs de la gestion des antimicrobiens au sein des hôpitaux, qui sont rémunérés par le Ministère de la santé, les produits de base des laboratoires financés par un donateur par le biais d’un programme séparé ou d’un flux de financement, ou le financement d’activités liées à la RAM relevant d’autres plans et/ou budgets (relatifs à la CSU, par exemple). Ces financements peuvent être ajoutés aux estimations des ressources disponibles pour préciser les déficits de financement. 2.5 Liste de contrôle pour l’évaluation de la capacité de calcul des coûts On peut synthétiser les étapes et informations mentionnées ci-dessus au moyen d’une liste de contrôle simple à utiliser et permettant d’évaluer la capacité à calculer le coût d’une composante spécifique d’un PAN pour combattre la RAM.8 Il est suggéré d’évaluer chaque élément de la liste en utilisant l’échelle suivante : • 0 = Non prêt pour le calcul des coûts • 1 = Nécessite d’importantes informations supplémentaires • 2 = Satisfaisant, mais nécessite des informations supplémentaires • 3 = Prêt pour le calcul des coûts. La liste de contrôle de la préparation au calcul des coûts (Encadré 1) prévoit l’application de cette échelle et le calcul d’un score moyen pour chaque activité en fonction des éléments figurant dans la liste. S’il n’est pas obligatoire de vérifier la liste de contrôle pour chaque composante d’un PAN dont le coût doit être calculé, cela peut servir à orienter le processus de collecte des informations requises et permettre de déterminer progressivement les éléments dont les coûts peuvent être calculés en premier, et ceux pour lesquels d’autres données sont nécessaires. La liste peut également être utilisée à des fins de comparaison entre les activités, en vue de mettre en évidence les informations manquantes par rapport à certains éléments de la liste de contrôle. Par exemple, si des informations détaillées sur les cibles annuelles font défaut pour plusieurs activités, une réunion conjointe avec les spécialistes du suivi et de l’évaluation peut se révéler utile pour apporter plus de précisions. Si les informations sur le coût unitaire sont lacunaires ou peu fiables, une réunion avec des responsables du Ministère des finances peut permettre d’obtenir des repères nationaux. Encadré 1. Liste de contrôle pour l’évaluation de la capacité de calcul des coûts ✓ Description détaillée de l’activité/sous-activité mise en œuvre ✓ Activités/sous-activités séparées par ligne ✓ Population cible/échelle clairement précisées pour les activités ✓ Cibles définies pour les activités ✓ Ingrédients/éléments nécessaires pour mener une activité/sous-activité (personnel, consultants, déplacements, fournitures de laboratoire et équipement) identifiés ✓ Quantités d’ingrédients/éléments déterminés ✓ Fréquence de l’activité/sous-activité par an ✓ Coûts unitaires déjà calculés pour les éléments/ingrédients mis en évidence (indemnités journalières, listes de salaires des pouvoirs publics, dossiers de passation de marchés existants) ✓ Ressources/financements existants recensés. 8 Cette liste de contrôle et l’échelle associée sont tirées du dispositif du projet MQSUN pour l’évaluation de la capacité à calculer le coût d’un cadre de résultats commun ou d’un plan national relatif à la nutrition. 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser 11 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 12 3.1 Accès à l’outil et utilisation Les documents et les ressources liés à l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et de budgétisation sont disponibles sur les pages du site de l’OMS consacrées à la résistance aux antimicrobiens. Les personnes chargées de gérer les mécanismes nationaux de coordination plurisectorielle de la lutte contre la RAM (Une Santé) sont les plus concernées par cet outil. L’expertise technique nécessaire pour l’élaboration de plans opérationnels et de processus de budgétisation étant souvent spécifique à un ministère ou à un secteur donné, le calcul des coûts des activités et des composantes peut être réalisé séparément par chaque ministère, puis ces calculs peuvent être réunis en un seul plan chiffré (selon une approche modulaire). 3.2 Processus national Bien que les processus ne soient pas forcément les mêmes selon les pays ou les organismes chargés de la mise en œuvre, les étapes ci-dessous indiquent un mode de coordination possible pour le calcul des coûts entre plusieurs acteurs et secteurs : • Étape 1: Le mécanisme national de coordination de la lutte contre la RAM reçoit/télécharge l’outil et l’ensemble de ressources, et désigne un (ou plusieurs) coordinateur chargé du calcul des coûts.9 • Étape 2: Le coordinateur chargé du calcul des coûts consulte le présent guide de l’utilisateur et les supports de formation disponibles et teste les fonctionnalités/options de l’outil. En cas de question, il peut contacter le service d’aide de l’OMS (amrnap-helpdesk@who.int) pour bénéficier d’un soutien technique supplémentaire. • Étape 3: Le coordinateur chargé du calcul des coûts s’accorde avec les membres du mécanisme national de coordination de la lutte contre la RAM sur le processus d’utilisation de l’outil : (i) un outil de calcul des coûts est employé pour toutes les activités, indépendamment du secteur/ministère/ service, ou (ii) chaque secteur/ministère/service remplit un outil avec le coordinateur désigné. Puis, le principal coordinateur du calcul des coûts rassemble les informations pour aboutir à un plan chiffré unique (approche modulaire). • Étape 4: Le coordinateur chargé du calcul des coûts organise une réunion avec les secteurs, ministères et acteurs concernés par la mise en œuvre des activités prioritaires et dont le coût doit être établi. • Étape 5: Le coordinateur du calcul des coûts établit un premier calcul des coûts à partir des informations provenant des secteurs, ministères et acteurs concernés, et retourne l’outil une fois rempli au principal coordinateur. • Étape 6: Le coordinateur du calcul des coûts examine les données indiquées et, s’il observe des erreurs ou des manques, transmet un retour d’information. • Étape 7: Les coordinateurs des coûts des différents ministères et secteurs envoient des résultats révisés et finalisés au coordinateur des coûts principaux. • Étape 8: Le principal coordinateur du calcul des coûts rassemble les données de plusieurs feuilles de calcul des coûts pour établir un plan chiffré et un tableau de bord d’ensemble (approche modulaire). • Étape 9: Les coordinateurs du calcul des coûts diffusent le plan chiffré global à tous les acteurs concernés. Veuillez observer que ce processus décrit uniquement les étapes spécifiques de compilation et de fusion des données requises pour utiliser l’outil. Ce modèle nécessite que les étapes préalables au calcul des coûts décrites ci-dessus aient été réalisées et que tous les acteurs aient été contactés et informés du processus général. 9 Les pays peuvent envisager de travailler avec le Ministère des finances ou un donateur pour aider à identifier un coordinateur ayant de l’expérience dans le calcul des coûts et la budgétisation. 13 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser 10 Sous Excel 2010, il peut être nécessaire d’activer l’option « tableau croisé dynamique ». 3.3 Logiciels requis Le logiciel Excel 2010, ou une version ultérieure, est nécessaire pour utiliser l’outil.10 L’outil a été conçu pour une utilisation sous Windows et ne fonctionnera pas correctement sous macOS. Les versions d’Excel antérieures à la version 2010 ne seront pas pleinement compatibles. L’outil utilisant le langage de programmation VBA (Visual Basic for Applications), les utilisateurs doivent autoriser l’exécution des macros. L’outil, au format Excel, doit d’abord être sauvegardé sur l’ordinateur fixe ou portable de l’utilisateur puis ouvert depuis l’emplacement de sauvegarde. Il n’est pas recommandé de l’ouvrir directement depuis le mail, car certaines fonctions pourraient être perdues. Pour résumer, sauvegardez le fichier Excel sur votre ordinateur fixe ou portable, ouvrez le fichier puis autorisez l’exécution des macros. L’utilisateur doit (i) veiller à ce que le complément « Power Pivot » soit activé dans Excel et (ii) à désactiver les formules de remplissage dans les options de correction automatique du logiciel. On trouvera dans l’annexe 4 des informations détaillées à ce sujet. L’outil est un fichier Excel composé de plusieurs feuilles de calcul, de colonnes dans lesquelles saisir les données, de boutons de commande et de macros VBA, de tableaux de synthèse, de graphiques et de feuilles de suivi. Il est fortement déconseillé d’insérer des colonnes dans les feuilles du fichier, car cela pourrait entraver le bon fonctionnement de l’outil. Nous recommandons également d’activer la sauvegarde automatique dans Excel, ou d’enregistrer régulièrement l’outil pendant l’étape de saisie des données. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 14 3.4 Vue d’ensemble et processus pour l’utilisation de l’outil Cinq étapes clés sont requises pour remplir cet outil (la Figure 4 fournit une vue d’ensemble des composantes clés de l’outil et du processus de remplissage de l’outil) : • Étape 1. Éléments du PAN : L’utilisateur précise les priorités, les objectifs et les activités du PAN dont le coût doit être établi. • Étape 2. Éléments de base : L’utilisateur saisit les principaux éléments relatifs à son pays, y compris les noms des ministres/responsables de la mise en œuvre, les noms des bailleurs de fonds, les années de déploiement et les coûts unitaires des différents éléments. • Étape 3. Matrice des coûts : Ces onglets sont générés automatiquement une fois les données du PAN saisies, et permettent d’insérer des sous-activités et d’entrer des coûts unitaires et des unités en fonction des principes de mise en œuvre élaborés par le pays avant le calcul des coûts. • Étape 4. Financement (facultatif) : L’utilisateur indique les fonds provenant de différentes sources/donateurs. Cette étape est facultative, mais recommandée et peut être réalisée à n’importe quel moment une fois que les données sur le PAN ont été saisies. • Étape 5. Tableaux de bord : L’utilisateur peut spécifier divers recoupages de tableaux et niveaux d’analyse pour créer des tableaux de bord et afficher l’ensemble des données. L’onglet « Tableau de bord » synthétise les données sur les coûts entrées par l’utilisateur. Le tableau de bord du financement réunit les données relatives au financement (si les données sur les financements ont été saisies durant l’étape 4) de l’utilisateur. Le principal coordinateur du calcul des coûts a accès à des fonctions supplémentaires grâce à un outil de consolidation à part qui réunit des modules de l’outil de calcul des coûts mis à disposition par différents responsables de la mise en œuvre. L’outil de consolidation produit un tableau de bord agrégé avec les données de tous les responsables de la mise en œuvre (voir la section sur l’outil modulaire de consolidation). Figure 4. Processus de travail pour l’utilisation de l’outil Tableau de bord Financement Matrice de calcul des coûts Blocs de construction Éléments de base Éléments du PAN Génération des onglets de matrice du calcul des coûts Remplissage automatique Remplissage automatique 15 Étape 1. Saisie des éléments du plan d’action national : La première étape du processus d’utilisation de l’outil consiste à remplir l’onglet consacré au PAN. C’est là que l’utilisateur indique les activités dont le coût doit être calculé. Le PAN de la plupart des pays se compose d’un ensemble de stratégies ou d’objectifs, avec des mesures spécifiques (voire des sous-mesures) prévues pour chaque stratégie. Pour l’utilisation de cet outil, nous avons adapté le terme « niveau » pour désigner différentes composantes du PAN. Par exemple : • Le niveau 1 désigne la stratégie ou l’objectif principal. • Le niveau 2 désigne l’objectif ou la stratégie correspondant au niveau inférieur. • Le niveau 3 désigne une mesure précise relevant de la stratégie ou de l’objectif. • Le niveau 4 désigne une sous-mesure, et ainsi de suite, jusqu’au niveau 6. La Figure 5 présente l’exemple d’un pays dont le PAN utilise les termes « stratégie », « objectif » et « activité ». Le niveau premier (ou niveau supérieur) est appelé « stratégie », le niveau 2 « objectif » et les mesures spécifiques correspondant à cet objectif sont réunies dans la catégorie « activité », qui correspond au niveau 3. La terminologie employée peut varier en fonction des pays. Par conséquent, l’outil permet aux utilisateurs de personnaliser les noms des niveaux pour qu’ils correspondent à la terminologie employée dans leur PAN et dans leur plan opérationnel (voir ci- dessous). Dans la plupart des pays, le PAN comporte deux ou trois niveaux, mais l’outil permet d’en inclure jusqu’à six. Figure 5. Exemple de section d’un PAN Stratégie – Niveau 1 Stratégie 1. Sensibiliser à l’utilisation des antimicrobiens, à la prévention de la RAM et à la lutte contre cette résistance par une communication et des formations efficaces, et renforcer les connaissances Objectif – Niveau 2 Objectif 1. Sensibiliser la communauté et renforcer ses connaissances et son autonomisation Activité – Niveau 3 Activités • Favoriser la participation de la société, sensibiliser, renforcer les connaissances et l’autonomisation en ce qui concerne l’utilisation des antimicrobiens et la lutte contre la RAM grâce aux médias • Intégrer l’hygiène, l’assainissement, la lutte contre les infections, l’utilisation des antimicrobiens et la RAM dans les programmes scolaires pour sensibiliser la population au problème et renforcer ses connaissances. • Soutenir les médias afin qu’ils diffusent des informations adaptées et renforcer les principaux messages sur l’utilisation des antimicrobiens et la RAM • Appuyer la conception d’outils et de supports de communication essentiels • Intervenir pour que la RAM soit considérée par l’ensemble du gouvernement comme une priorité nationale et mondiale • Accroître la participation de la population pour promouvoir les messages clés sur l’utilisation des antimicrobiens, en insistant sur la responsabilité d’une utilisation adaptée • Veiller à évacuer correctement les antimicrobiens impropres à l’usage pour protéger l’environnement 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 16 Le tableau dans l’onglet consacré aux éléments du NAP comprend deux composantes : • un tableau pour les activités dont le coût doit être établi et • un formulaire pour renommer les niveaux afin de correspondre au PAN du pays concerné. Tableau pour la saisie des activités dont le coût doit être calculé Le tableau vide pour entrer les activités dont le coût doit être établi est présenté en Figure 6. Cet onglet doit être rempli selon trois étapes principales : (i) entrer le niveau de chaque activité dont le coût doit être calculé, (ii) entrer la description d’une activité et (iii) fournir un court nom (si nécessaire) pour le niveau 1 correspondant aux stratégies/objectifs/activités. Ces étapes sont présentées dans la Figure 7 et détaillées davantage ci-dessous. Figure 6. Tableau des éléments du PAN Figure 7. Exemple de tableau regroupant les éléments du PAN saisis par un utilisateur Indiquez le niveau et une description pour chaque activité À chaque ligne du tableau, l’utilisateur doit sélectionner le niveau de l’activité dans la colonne « Niveau » et entrer une brève description de l’activité dans la colonne « Description ». Cette description peut être copiée-collée à partir du PAN du pays. L’utilisateur ne doit rien entrer dans la colonne « Séquence » : les chiffres dans cette colonne sont générés automatiquement une fois les niveaux choisis. Ce champ est destiné à permettre le fonctionnement interne de l’outil et ne doit pas correspondre au nombre d’activités incluses dans le PAN du pays. OBSERVATION: L’utilisateur ne doit saisir que les activités dont le coût sera calculé. L’utilisateur doit entrer chaque activité l’une après l’autre, en indiquant la stratégie suivante, l’objectif, puis l’activité correspondante et ainsi de suite. Au moment d’entrer les descriptions (et de sélectionner les niveaux adaptés), il ne faut pas sauter de ligne. 17 Entrez un nom court pour les éléments relevant du niveau 1 (facultatif) La colonne « Nom de l’onglet » peut être utilisée pour indiquer une brève version du nom de l’activité si la description est longue. Par exemple, si la description de la première stratégie est « Améliorer la coopération entre les secteurs », l’utilisateur peut écrire simplement « Coopération » dans la colonne « Nom de l’onglet ». Cette colonne est facultative. En la remplissant, on modifie à un stade ultérieur le nom des onglets. Au lieu d’utiliser les noms génériques des onglets prévus dans l’outil (SO1, SO2, SO3, etc.), les noms des onglets correspondront à ceux qui ont été entrés dans la colonne « Nom de l’onglet ». Veuillez noter que ces noms ne peuvent pas dépasser 15 caractères (limite générale pour le nom des onglets dans Excel). Si des utilisateurs recourent à cette fonction, ils doivent remplir la colonne (uniquement les lignes surlignées en bleu clair) puis cliquer sur le bouton « Modifier les noms des onglets » pour appliquer le changement. Cliquez sur « OK » dans la fenêtre qui apparaît pour valider le changement. Formulaire permettant de renommer les niveaux pour qu’ils correspondent aux termes employés dans le PAN du pays Un bouton permettant de préciser le nom des niveaux est situé dans l’onglet « Éléments du PAN », en haut à droite. Cette option permet à l’utilisateur d’adapter les noms des niveaux pour les faire correspondre aux termes employés dans le PAN pour combattre la RAM. Par exemple, dans un pays, le niveau 1 peut être appelé « Objectif », le niveau 2 « Activité » et le niveau 3 « Sous-activité ». Tandis que dans un autre, le niveau 1 peut être appelé « Stratégie », le niveau 2 « Objectif » et le niveau 3 « Activité ». Ce bouton déclenche l’ouverture du formulaire présenté dans la capture d’écran ci-dessous. Ce formulaire permet d’entrer des termes spécifiques pour les niveaux, selon les pays. L’utilisateur entre le nom de chaque niveau puis clique sur « Sauvegarder les niveaux ». Les entrées saisies dans les colonnes « Nom du niveau » seront mises à jour automatiquement. 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 18 Création des onglets « Matrice des coûts » La dernière étape pour remplir l’onglet « Éléments du PAN » consiste à créer les onglets « Matrice des coûts ». L’utilisateur appuie sur « Créer les onglets de matrice des coûts » et patiente quelques instants, le temps que le processus soit terminé. Plusieurs onglets seront ensuite créés et affichés en bas de l’écran. Si l’utilisateur a entré trois stratégies de niveau 1, trois nouveaux onglets apparaîtront. Si l’utilisateur a entré cinq stratégies de niveau 1, cinq nouveaux onglets apparaîtront. Dans chaque nouvel onglet correspondant à une matrice du calcul des coûts, les informations saisies dans le tableau pour les activités de niveaux 2, 3, etc. sont placées dans des blocs séparés. Veuillez noter que le bouton permettant de créer des onglets de matrice du calcul des coûts ne peut être utilisé qu’une seule fois. Il n’est plus possible de réexaminer les éléments du PAN une fois les onglets de matrice du calcul des coûts créés. Si l’utilisateur souhaite modifier le tableau comprenant les éléments du PAN, il doit repartir d’un fichier outil vide. Étape 2. Éléments de base : L’onglet « Éléments de base » sert à entrer des paramètres clés pour configurer l’outil et des valeurs par défaut pour la majorité des cellules des formulaires de saisie des données. Pour garantir le bon fonctionnement de l’outil, les valeurs par défaut doivent être saisies dans l’onglet « Éléments de base pour l’outil » avant de pouvoir réaliser le calcul des coûts. Informations générales L’utilisateur doit remplir tous les champs dans le tableau « Informations générales » (Figure 8). Les utilisateurs saisissent le nom du pays, puis la première année du calcul des coûts et le nombre total d’années sur lesquelles le calcul doit porter. Par exemple, si les activités du PAN dont le coût doit être calculé commencent en 2021 et seront mises en œuvre pendant trois ans, l’utilisateur doit indiquer « 2021 » comme première année du calcul des coûts, puis « 3 » comme nombre total d’années à prendre en compte pour le calcul des coûts. Cela changera le nombre d’années qu’il est possible de saisir dans les onglets de matrice du calcul des coûts. L’outil a été conçu pour que tous les coûts soient entrés par les utilisateurs dans la monnaie de leur pays. Toutefois, dans les tableaux de bord, les utilisateurs auront la possibilité de générer des synthèses indiquant la monnaie du pays et le dollar des États-Unis. Les utilisateurs sélectionnent une monnaie dans un menu déroulant et cette information est automatiquement reportée dans le champ correspondant au code des monnaies. Les utilisateurs doivent entrer le taux de change de la monnaie locale en dollars É.-U., c’est-à-dire le montant des devises locales qu’il est possible d’acheter avec un dollar E.-U. Les utilisateurs peuvent utiliser XE Currency Converter pour déterminer de manière fiable le taux de change actuel. En précisant les taux de change, on peut afficher des vues d’ensemble en dollars É.-U. et dans la monnaie du pays concerné dans des tableaux de bord. Veuillez noter que les utilisateurs peuvent mettre à jour les taux de change dans l’onglet « Éléments de base » à toutes les étapes d’utilisation de l’outil (cela peut être nécessaire pour les pays dans lesquels les taux de change changent régulièrement). Figure 8. Informations générales 19 Les utilisateurs peuvent également intégrer l’inflation estimée (facultatif). En entrant des informations sur l’inflation, il sera possible d’ajuster les coûts estimés par rapport à l’inflation future. Pour cela, l’utilisateur doit cocher la case « Inclure l’inflation ? ». Lorsque cette case est cochée, un tableau s’affichera et les utilisateurs pourront y entrer des valeurs sur l’inflation annuelle (par exemple, pour 2022, il convient d’entrer le taux d’inflation en pourcentage par rapport à 2021, pour 2023 d’entrer le taux d’inflation en pourcentage par rapport à 2022). Calculer le coût des blocs de construction Pour chaque section, les utilisateurs doivent passer d’un champ à l’autre et saisir le coût habituel ou moyen dans leur pays de chaque élément relatif aux réunions/ateliers/formations, aux visites sur site, aux consultants et aux ressources humaines (comme indiqué dans les captures d’écran présentées en Figure 9). Ces informations servent « de blocs de constructions » pour le calcul des coûts de chaque activité. Ces coûts doivent être entrés dans la monnaie du pays concerné. Figure 9. Saisie des coûts habituels ou moyens 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 20 Catégorisation Dans la section catégorisation, les utilisateurs spécifient les options pour d’autres composantes des blocs de construction. Les utilisateurs sont tenus d’indiquer une organisation principale/ liste de responsables de la mise en œuvre. Si plusieurs organismes d’un pays donné remplissent un exemplaire de l’outil, il est possible de n’en mentionner qu’un seul dans la liste, ou bien le responsable de la création du module peut décider d’indiquer plusieurs sous-organismes appartenant à une même entité. Par exemple, si le Ministère de la santé d’un pays remplit un module séparé de l’outil, dans la colonne « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », un utilisateur peut indiquer uniquement : « Ministère de la santé » Ou alors, les utilisateurs peuvent décider d’indiquer plusieurs services du Ministère de la santé qui peuvent être chargés de déployer différentes activités. Par exemple, le service du Ministère de la santé consacré aux laboratoires peut avoir pour mission de mettre en œuvre les activités au titre du PAN visant à renforcer les laboratoires du pays, tandis que le service de suivi et d’évaluation pilotera le déploiement des activités relatives à cette question : il est alors possible d’indiquer dans le tableau ces deux services comme deux organismes chargés de déployer des activités. Toutefois, il est recommandé de préciser les organismes/responsables de la mise en œuvre dans l’outil en les faisant correspondre aux entités principales décrites dans le PAN et/ou le plan opérationnel. Les champs « Dépenses en capital/dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » sont facultatifs et permettent à un pays qui le désirerait d’intégrer de manière systématique des informations supplémentaires sur chacune des activités dont les coûts sont calculés. Ces informations supplémentaires peuvent être apportées à tout moment (par exemple pour ajouter des catégories de personnel). Si les révisions ou les ajouts sont faits plus tard, toutefois, l’utilisateur devra utiliser le bouton « Vérification des éléments » pour remplir automatiquement les menus et formulaires. 21 Sources de financement (facultatif) S’il n’est pas obligatoire de préciser les sources de financement, l’utilisateur doit toutefois le faire s’il veut entrer des informations sur la disponibilité des financements par la suite et produire des tableaux de bord portant sur cet aspect. Bien que facultative, cette étape est recommandée afin de pouvoir calculer les déficits de financement. Les utilisateurs peuvent entrer dans le tableau 20 sources de financement en tout, comme le budget du Ministère de la santé, des donateurs (USAID, Fonds Fleming, par exemple) ou d’autres programmes nationaux (budget consacré à la CSU notamment). Les sources de financement ne sont pas limitées à des sources destinées spécifiquement à la lutte contre la RAM. Si des ressources d’autres programmes doivent appuyer les activités du PAN pour combattre la RAM, elles doivent être incluses également. Au moins une source de financement doit être indiquée par l’utilisateur dans ce tableau pour mener à bien l’analyse du financement. Vérification des éléments En bas de l’onglet des éléments de base, on trouve un bouton « Vérification des éléments » qui permet de confirmer que tous les champs requis ont été remplis. Si l’utilisateur n’a pas saisi toutes les informations requises, il verra s’afficher un message d’erreur après avoir appuyé sur ce bouton. S’il a fourni toutes les données nécessaires, mais qu’il manque des éléments facultatifs dans l’onglet « Éléments de base », il verra s’afficher un avertissement, mais pourra décider de poursuivre le processus. Après avoir correctement entré les éléments de base dans l’outil, l’utilisateur peut entreprendre de remplir les onglets de matrice du calcul des coûts. Les informations supplémentaires peuvent être ajoutées dans les champs non obligatoires à tout moment (par exemple pour ajouter des catégories de personnel). Si les révisions ou les ajouts sont faits plus tard, toutefois, l’utilisateur devra utiliser le bouton « Vérification des éléments » pour remplir automatiquement les menus et formulaires. 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 22 Étape 3. Matrice des coûts Pour chaque stratégie de Niveau 1 incluse dans l’onglet des éléments du PAN, un onglet de matrice du calcul des coûts sera créé dans l’outil. Les noms par défaut de ces onglets sont SO1, SO2, SO3, etc. Si l’utilisateur décide de les renommer dans l’onglet « Éléments du PAN », alors le nom de ces onglets correspondra aux données saisies par l’utilisateur. La Figure 10 montre un onglet de matrice du calcul des coûts. C’est là que les utilisateurs entrent les informations sur les coûts de chaque activité, en fonction de chaque objectif. Chaque onglet de matrice du calcul des coûts est automatiquement rempli par les stratégies/objectifs/activités figurant dans l’onglet « Éléments du PAN ». Sinon, tous les onglets de matrice du calcul des coûts sont similaires. Toutes les lignes reprenant automatiquement des données de l’onglet « Éléments du PAN » seront surlignées en gris. Ces lignes ne doivent pas être modifiées. Les activités doivent être entrées dans la ligne juste en dessous des lignes en gris. Pour les nouveaux utilisateurs, il est recommandé de faire défiler la feuille pour observer le remplissage automatique des champs. Entre toutes les actions, des lignes vides permettront d’inclure des activités détaillées. Il est crucial de veiller à ce que ces activités soient entrées correctement sous chaque action pour qu’elles s’affichent correctement dans les tableaux de bord. Figure 10. Onglets de matrice de calcul des coûts Les utilisateurs peuvent utiliser la colonne « Notes » pour ajouter toute information supplémentaire importante. Les informations entrées dans la colonne « Notes » seront automatiquement affichées dans un bloc de construction lié à cette ligne. 23 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Pour entrer des coûts, les utilisateurs doivent utiliser les boutons des blocs de construction en rose, qui seront abordés plus en détail ci-dessous. Pour chaque activité, les utilisateurs sélectionnent la cellule dans la colonne « Coûts estimés (Monnaie locale) » puis cliquent sur le bouton rose correspondant (ou bloc de construction) pour commencer la saisie des coûts. Une fois que les coûts ont été saisis dans la colonne « Coûts estimés » (voir ci-dessous pour plus d’informations à propos de chaque formulaire), les utilisateurs peuvent entrer le nombre d’unités pour chaque année de mise en œuvre. Par exemple, pour entrer une réunion qui doit se tenir chaque année, l’utilisateur peut entrer « 1 » dans les colonnes correspondant à chaque année (Figure 11). Cela permettra de calculer un coût pour chaque année, ainsi qu’un coût total. Les champs « Budget existant » et « Source du budget existant » sont facultatifs. Les informations saisies dans ces champs ne sont pas utilisées dans les tableaux de bord créés automatiquement par l’outil. Si les utilisateurs le souhaitent, toutefois, ils peuvent intégrer ces informations et les utiliser par la suite dans l’ensemble de données créé au terme de la saisie des données. Si une activité dispose déjà d’un budget, l’utilisateur doit entrer « Oui » dans la colonne « Budget existant » et indiquer la source. Si aucun budget n’est prévu pour l’activité, l’utilisateur doit saisir « Non ». Blocs de construction Comme expliqué précédemment, tous les coûts unitaires doivent être saisis dans la colonne « Coûts estimés » en utilisant les boutons des blocs de construction. Six blocs de construction sont disponibles (Réunion, Consultant, Visite sur site, Ressources humaines, Passation de marchés et Autres), chacun correspondant à des éléments régulièrement utilisés pour diverses activités d’un plan d’action national. La catégorie « Autres » peut être utilisée pour des éléments qui ne correspondent pas exactement à une autre catégorie. Selon le plan opérationnel, plusieurs lignes de coûts utilisant différents blocs de construction peuvent être nécessaires pour chaque activité/action. Par exemple, une activité visant le renforcement des laboratoires peut nécessiter des ressources humaines, des réunions ou des formations, ainsi que l’approvisionnement en équipements et en substances réactives. Chaque bloc de construction intègre un formulaire destiné à saisir les données de coût et à calculer une valeur pour l’activité détaillée correspondante. L’utilisateur doit choisir le bloc de construction et cliquer sur le bouton adapté. Pour ouvrir correctement les formulaires, l’utilisateur doit sélectionner (cliquer) une cellule dans la colonne « Coûts estimés (Monnaie locale) ») (si une autre cellule est active lorsque l’utilisateur clique sur un bouton de bloc de construction, un message s’affichera pour qu’il sélectionne la bonne cellule). Il n’est pas possible de saisir des données directement dans les cellules de la colonne G. Si un utilisateur cherche à entrer des données directement dans la colonne G, il verra s’afficher un message d’erreur. Figure 11. Saisie des unités Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 24 Bien que l’onglet « Éléments de base » comprenne des valeurs par défaut pour les différents formulaires, l’utilisateur peut choisir de les modifier manuellement dans les cellules d’un formulaire, s’il s’avère que c’est nécessaire pour une activité spécifique. Une fois que les informations ont été saisies dans l’onglet « Éléments de base », tous les formulaires des blocs de construction seront automatiquement complétés par ces valeurs par défaut. L’utilisateur doit remplir les champs restants dont les noms sont en rouge pour que l’outil puisse réaliser une estimation des coûts. Lorsqu’une cellule obligatoire est laissée vide, un message d’erreur apparaît pour demander à l’utilisateur de compléter les informations nécessaires. Building block “meeting” Le formulaire inclus dans le bloc de construction « Réunion » peut être utilisé pour réaliser une estimation des coûts liés à des réunions, des formations ou des ateliers. Les sections dont il se compose sont décrites en détail ci-dessous. 25 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Catégorie : En ouvrant le formulaire pour la première fois, l’utilisateur doit choisir si l’activité dont le coût doit être calculé est une réunion, un atelier ou une formation. Nombres : Les champs correspondant au nombre total de participants, au nombre de participants éloignés (c’est-à-dire de participants devant se rendre à une réunion depuis d’autres endroits et devant par conséquent bénéficier d’une indemnité journalière et d’une prise en charge des frais de déplacement) ainsi qu’au nombre de jours sur lesquels s’étend l’activité en question sont vides lorsque le formulaire est ouvert pour la première fois. Ils doivent être remplis pour générer une estimation des coûts. Si les participants éloignés prennent part à l’activité, il faut veiller à ce que leur nombre soit inclus dans le champ « Nombre total de participants ». Veuillez noter que le nombre de participants éloignés ne peut pas être supérieur au nombre total de participants. De plus, en utilisant les boutons par défaut – « Important », « Intermédiaire » ou « Faible » –, l’utilisateur peut automatiquement remplir les champs correspondant au nombre de participants et à la durée de la réunion par des valeurs préprogrammées dans l’outil. Indemnité journalière, déplacement et site Si le montant de l’indemnité journalière et les frais de location du site ont été saisis dans l’onglet « Éléments de base », le formulaire utilisera automatiquement ces valeurs dans les champs de la capture d’écran ci-dessous. Toutefois, l’utilisateur peut modifier les montants dans le formulaire directement. L’utilisateur doit entrer le montant de l’indemnité journalière pour les participants locaux et éloignés. Ce qui est inclus dans l’indemnité journalière peut changer selon les pays. En général, l’indemnité journalière correspond à la somme quotidienne fournie aux participants pour couvrir leur repas, leur hébergement, les transports et les autres dépenses. Veillez à saisir une indemnité journalière par participant uniquement. De plus, les frais liés à la location du site où l’activité a lieu doivent être entrés dans le champ « Location du site ». Pour effacer une valeur d’un champ déjà rempli, veuillez cliquer sur le bouton pour remettre la valeur à 0. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 26 Ensemble d’éléments de conférence Comme en ce qui concerne l’indemnité journalière et la location du site, les champs seront préremplis avec les informations entrées dans l’onglet « Éléments de base », mais peuvent être modifiés si nécessaire. Si ces dépenses ont été déjà prises en compte dans le montant correspondant à la location du site (champ « Location du site »), cette section ne doit comprendre des coûts pour aucun des trois champs. La situation est un exemple du type d’information que les utilisateurs doivent entrer dans la colonne « Notes » de l’onglet de matrice des coûts. Formateurs/animateurs : Cette section inclut des informations sur les formateurs ou animateurs rémunérés. Le coût journalier (c’est-à-dire la rémunération d’un formateur ou d’un animateur) et l’indemnité journalière (le montant des frais de déplacement d’un formateur) sont préremplis par les valeurs saisies dans l’onglet « Éléments de base », mais peuvent être modifiés dans le formulaire directement. L’utilisateur doit indiquer le nombre de formateurs ou d’animateurs requis, le nombre de jours de travail et toute dépense supplémentaire. Coûts supplémentaires : Les dépenses supplémentaires non incluses dans d’autres éléments (indemnité journalière, location du site) peuvent être saisies ici. L’utilisateur doit indiquer les dépenses supplémentaires par personne pour l’intégralité de l’événement, les frais additionnels par jour (mais pas par participant) et les dépenses supplémentaires pour toute la réunion. Il importe de préciser s’il s’agit de coûts additionnels par participant, par jour ou pour toute la réunion, car cela a des conséquences sur le calcul des coûts pour l’activité globale. 27 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Information : Les informations dans cette section sont automatiquement reprises de la description entrée dans la colonne « Objectif » de la feuille de calcul des coûts. Elles permettent de rappeler l’activité dont le coût doit être calculé : les données contenues dans la feuille de calcul des coûts, dans la colonne « Stratégies/Objectifs/Activités » sont affichées dans la rubrique « Synthèse et activité détaillée », et toutes les notes de la feuille de calcul des coûts sont intégrées dans la catégorie « Estimations détaillées des coûts ». Catégories : Quatre menus déroulants sont inclus dans cette section du formulaire. Il est obligatoire de sélectionner une option pour les catégories « Objectif mondial de l’OMS » et « Organisme principal/ responsable de la mise en œuvre ». Les champs « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » sont facultatifs. Les listes déroulantes pour les champs « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » correspondent aux informations saisies par l’utilisateur dans l’onglet « Éléments de base ». Insertion de valeurs calculées dans une cellule Une fois que toutes les sections du formulaire et les champs requis ont été remplis, l’utilisateur peut cliquer sur le bouton « Aperçu des résultats ». Le coût total est alors affiché dans le champ « Total ». Le montant total peut être entré dans la feuille de calcul des coûts en cliquant sur « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». Si certains paramètres sont manquants, l’utilisateur verra s’afficher un message d’erreur. Après avoir cliqué sur le bouton, le formulaire disparaît et les valeurs entrées précédemment dans le formulaire s’affichent dans la feuille de calcul des coûts. Ce bouton existe pour tous les blocs de construction de l’outil et fonctionne de la même manière à chaque fois. Insérer des valeurs spécifiques dans une cellule L’utilisateur peut aussi choisir d’entrer une valeur spécifique pour une activité donnée (réunion, formation ou atelier) en la saisissant manuellement dans le champ « Total ». L’utilisateur clique ensuite sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». En utilisant le bouton « Entrer une valeur spécifique », l’outil ignorera les valeurs par défaut et celles saisies précédemment par l’utilisateur. Ce bouton existe pour tous les blocs de construction de l’outil et fonctionne de la même manière à chaque fois. Ce bouton ne doit pas être utilisé souvent, car il réduit le niveau de précision permettant de justifier des estimations des coûts unitaires et peut empêcher Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 28 Bloc de construction « Consultant » Le formulaire des consultants doit être utilisé pour tous les coûts liés au recrutement d’un ou de plusieurs consultant(s) (nationaux ou internationaux) s’accompagnant de déplacements, d’honoraires et d’une indemnité journalière. Les informations incluses dans les sections « Synthèse et activité détaillée » et « Estimations détaillées des coûts » permettent de rappeler l’activité dont le coût doit être établi. Elles sont tirées de la feuille de calcul des coûts. L’utilisateur doit déterminer si le consultant vient du pays dont le PAN fait l’objet d’un calcul des coûts (consultant national), ou s’il vient d’un pays tiers (consultant international). Dans les champs de saisie, l’utilisateur indique le nombre de consultants devant être recrutés, le nombre de journées pour lesquelles ils doivent être rémunérés, le montant de leur indemnité journalière, leur tarif journalier et les frais de déplacement éventuels. Quatre menus déroulants sont inclus dans cette dernière section du formulaire. Il est obligatoire de sélectionner une option pour les catégories « Objectif mondial de l’OMS » et « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre ». Les champs « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » sont facultatifs. Les listes déroulantes pour les champs « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » s’appuient sur les informations entrées par l’utilisateur dans l’onglet « Éléments de base ». Une fois que tous les champs requis auront été remplis, l’utilisateur cliquera sur le bouton « Aperçu des résultats », afin de calculer le coût total. Le montant total peut être entré dans la feuille de calcul des coûts en cliquant sur « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». Après avoir cliqué sur le bouton, le formulaire disparaît et les valeurs entrées précédemment dans le formulaire s’affichent dans la feuille de calcul des coûts. L’utilisateur peut aussi choisir d’entrer une valeur spécifique pour une activité donnée en la saisissant manuellement dans le champ « Total ». L’utilisateur clique ensuite sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». En utilisant le bouton « Entrer une valeur spécifique », l’outil ignorera les valeurs par défaut et celles saisies précédemment par l’utilisateur. l’utilisateur de réaliser par la suite des analyses plus approfondies. Si un utilisateur décide d’entrer ses propres valeurs, on recommande fortement d’ajouter des explications sur l’estimation dans la section « Notes » de la ligne correspondante de l’onglet de matrice du calcul des coûts. 29 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Bloc de construction « Visite sur site » Le formulaire de visite sur site sert à entrer des coûts pour des visites sur site ou des activités de supervision. Le nombre de superviseurs, de journées prévues pour la visite sur site et d’indemnités journalières pour le(s) superviseur(s) doivent être indiqués. En outre, si un véhicule est nécessaire pour réaliser la visite sur site, le nombre de véhicules, le type et le coût journalier lié à l’utilisation de ce(s) véhicule(s) (frais de carburant non compris) ainsi que les frais de carburant doivent être indiqués. Le nombre de conducteurs, le tarif journalier pour les conducteurs et les dépenses supplémentaires pour la réalisation de la visite sur site doivent être entrés. Le champ « Coûts supplémentaires » permet de saisir des dépenses non prises en compte par ce formulaire. Les informations incluses dans les sections « Synthèse et activité détaillée » et « Estimations détaillées des coûts » permettent de rappeler l’activité dont le coût doit être établi. Elles sont tirées de la feuille de calcul des coûts. Quatre menus déroulants sont inclus dans cette dernière section du formulaire. Il est obligatoire de sélectionner une option pour les catégories « Objectif mondial de l’OMS » et « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre ». Les champs « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » sont facultatifs. Les listes déroulantes pour les champs « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » s’appuient sur les informations entrées par l’utilisateur dans l’onglet « Éléments de base ». Une fois que tous les champs requis auront été remplis, l’utilisateur cliquera sur le bouton « Aperçu des résultats », pour afficher le coût total. Le montant total peut être entré dans la feuille de calcul des coûts en cliquant sur « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». Après avoir cliqué sur le bouton, le formulaire disparaît et les valeurs entrées précédemment dans le formulaire s’affichent dans la feuille de calcul des coûts. L’utilisateur peut aussi choisir d’entrer une valeur spécifique pour une activité donnée en la saisissant manuellement dans le champ « Total ». L’utilisateur clique ensuite sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». En utilisant le bouton « Entrer une valeur spécifique », l’outil ignorera les valeurs par défaut et celles saisies précédemment par l’utilisateur. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 30 Bloc de construction « Ressources humaines » Le formulaire consacré aux ressources humaines permet à un utilisateur de saisir une liste ventilée de coûts en matière de ressources humaines. Il est possible d’entrer une liste complète de postes essentiels pour mener à bien des activités au titre d’un PAN avant d’ajouter des éléments à l’aide de ce formulaire. Ces postes sont saisis dans la feuille de calcul « Éléments de base pour l’outil », ce qui permet ensuite d’avoir accès à la liste déroulante dans ce formulaire. L’utilisateur doit indiquer les postes occupés par des employés, le nombre de personnes qui occupent un poste spécifique et leur salaire. Si plusieurs personnes occupent un même poste, mais ne reçoivent pas le même salaire, il convient de réaliser une entrée différente dans le formulaire pour chacune d’entre elles. Pour que le formulaire fonctionne correctement, le nombre d’employés doit être saisi avant de préciser le nombre de mois. Ce formulaire permet d’indiquer les informations sur les salaires disponibles par mois plutôt que par an. Dans ce cas, il faut cocher la case sous la rubrique « Par mois ». Par ailleurs, il est nécessaire d’indiquer le nombre de mois de travail des individus à un poste tout au long de la mise en œuvre d’une activité. Les informations incluses dans les sections « Éléments de la matrice » et « Estimations détaillées des coûts » permettent de rappeler l’activité dont le coût doit être établi. Elles sont tirées de la feuille de calcul des coûts. Quatre menus déroulants sont inclus dans cette dernière section du formulaire. Il est obligatoire de sélectionner une option pour les catégories « Objectif mondial de l’OMS » et « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre ». Les champs « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » sont facultatifs. Les listes déroulantes pour les champs « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » s’appuient sur les informations entrées par l’utilisateur dans l’onglet « Éléments de base ». Une fois que tous les champs requis auront été remplis, l’utilisateur cliquera sur le bouton « Aperçu des résultats », pour afficher le coût total. Le montant total peut être entré dans la feuille de calcul des coûts en cliquant sur « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». Après avoir cliqué sur le bouton, le formulaire disparaît et les valeurs entrées précédemment dans le formulaire s’affichent dans la feuille de calcul des coûts. L’utilisateur peut aussi choisir d’entrer une valeur spécifique pour une activité donnée en la saisissant manuellement dans le champ « Total ». L’utilisateur clique ensuite sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». En utilisant le bouton « Entrer une valeur spécifique », l’outil ignorera les valeurs par défaut et celles saisies précédemment par l’utilisateur. 31 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Bloc de construction « Passation de marchés » Le formulaire consacré à la passation de marché permet à un utilisateur de saisir une liste ventilée de coûts en matière de ressources humaines. Ce formulaire permet d’ajouter dix éléments maximum. Si une activité nécessite plus de dix éléments, l’utilisateur doit commencer une saisie supplémentaire dans l’onglet « Matrice des coûts » et remplir un autre formulaire de passation de marchés. Cinq menus déroulants sont inclus dans ce formulaire. Il est obligatoire de sélectionner une option pour les catégories « Objectif mondial de l’OMS » et « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre ». Les champs « Dépenses en capital ou dépenses courantes », « Catégorie de coût 1 » et « Catégorie de passation de marché » sont facultatifs. Les listes déroulantes pour les champs « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » s’appuient sur les informations entrées par l’utilisateur dans l’onglet « Éléments de base ». Une fois que tous les champs requis auront été remplis, l’utilisateur cliquera sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». Après avoir cliqué sur le bouton, le formulaire disparaît et les valeurs entrées précédemment dans le formulaire s’affichent dans la feuille de calcul des coûts. L’utilisateur peut aussi choisir d’entrer une valeur spécifique pour une activité donnée en la saisissant manuellement dans le champ « Total ». L’utilisateur clique ensuite sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». En utilisant le bouton « Entrer une valeur spécifique », l’outil ignorera les valeurs par défaut et celles saisies précédemment par l’utilisateur. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 32 Bloc de construction « Autres » Le formulaire « Autres » permet à un utilisateur d’entrer des estimations forfaitaires, ou tout autre calcul des coûts non pris en charge par l’un des formulaires de données spécialisées/de bloc de construction. Ce formulaire doit être utilisé avec parcimonie, dans la mesure où les autres formulaires doivent couvrir la majorité des activités. Toutefois, il peut être employé dans certaines situations, lorsqu’une estimation des coûts a déjà été établie pour un ensemble d’activités connues, et que l’utilisateur ne veut pas refaire cette estimation au moyen de plusieurs formulaires séparés. Par exemple, l’une des activités dont le coût doit être calculé peut être une évaluation. Une évaluation peut inclure un ensemble d’éléments, comme des réunions de planification, le recrutement d’un consultant pour élaborer un protocole d’évaluation, l’organisation de visites sur site et du personnel pour analyser les données et établir un compte rendu. Pour établir le coût de cette évaluation, divers blocs de construction peuvent être utilisés. Toutefois, si un pays a réalisé récemment une étude similaire et dispose d’une estimation de l’ensemble des coûts, l’utilisateur peut préférer entrer cette estimation dans le formulaire « Autres ». En vue d’utiliser ce formulaire, il est conseillé d’entrer dans le champ « Notes » de la matrice du coût ou dans le champ « Description » du formulaire « Autres » des informations détaillées sur lesquelles se fondera l’estimation. Quatre menus déroulants sont inclus dans cette section du formulaire. Il est obligatoire de sélectionner une option pour les catégories « Objectif mondial de l’OMS » et « Organisme principal/ responsable de la mise en œuvre ». Les champs « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » sont facultatifs. Les listes déroulantes pour les champs « Organisme principal/responsable de la mise en œuvre », « Dépenses en capital ou dépenses courantes » et « Catégorie de coût 1 » s’appuient sur les informations entrées par l’utilisateur dans l’onglet « Éléments de base ». Une fois que tous les champs requis auront été remplis, l’utilisateur cliquera sur le bouton « Insérer le total dans la cellule sélectionnée ». Après avoir cliqué sur le bouton, le formulaire disparaît et les valeurs entrées précédemment dans le formulaire s’affichent dans la feuille de calcul des coûts. 33 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Étape 4. Éléments relatifs au financement (facultatif, mais recommandé) Dans cet onglet, les utilisateurs peuvent entrer les financements disponibles pour les activités chiffrées. Bien que cet onglet soit facultatif, il est recommandé aux utilisateurs de le remplir pour générer des informations sur les lacunes de financement. Cet onglet ne doit être rempli qu’après avoir saisi les informations relatives au plan d’action national dans l’onglet correspondant et la liste des sources de financement dans l’onglet des éléments de base de l’outil. Si les données relatives aux coûts doivent être entrées très précisément, il est en revanche possible de saisir les données qui concernent les financements d’une manière plus souple et agrégées, si l’utilisateur le souhaite. Pour remplir l’onglet « Éléments de financement », la première étape est de cliquer sur le bouton « Recharger les informations du PAN ». Cela permettra de charger les informations de l’onglet PAN dans l’onglet sur financements. Une fois les informations du PAN rechargées, l’utilisateur devra choisir le niveau de saisie des données relatives aux financements. Les boutons ci-dessous permettront de remplir automatiquement les noms des niveaux en fonction des informations saisies par l’utilisateur dans l’onglet du PAN. Par exemple, si trois niveaux ont été indiqués dans l’onglet du PAN (stratégie, objectif, activité), trois boutons correspondants apparaîtront. L’utilisateur doit cliquer sur le bouton approprié pour entrer les informations de financement en fonction de leur niveau. En choisissant « Stratégie », par exemple, l’utilisateur devra saisir les données au niveau le plus élevé et le plus agrégé. En choisissant « Objectif » ou « Activité », l’utilisateur devra entrer progressivement des informations plus détaillées. Si l’utilisateur décide d’entrer des informations à un niveau plus précis, les tableaux de bord de financement seront disponibles à la fois à un niveau plus détaillé et à un niveau plus agrégé. Par exemple, si l’utilisateur sélectionne « Activité » et saisit des données à ce niveau, les données de synthèse affichées dans les tableaux de bord seront disponibles aux niveaux « Activité », « Objectif » et « Stratégie ». Veuillez noter que les informations sur le financement ne peuvent être saisies qu’à un seul niveau. Si l’utilisateur décide par la suite de modifier le niveau des informations de financement, les montants entrés précédemment doivent être supprimés. Les financements doivent être entrés dans la monnaie Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 34 du pays concerné. Une fois le niveau choisi, l’utilisateur peut commencer à entrer les financements pour chaque année, et les sources de financement. Les en-têtes des colonnes dans la partie consacrée aux sources de financement seront automatiquement remplis à partir des informations indiquées dans l’onglet « Éléments de base ». Veuillez noter que, comme précisé dans la section consacrée à l’onglet « Éléments de base », les financements ne doivent pas nécessairement se limiter à ceux qui sont spécifiquement destinés à la lutte contre la RAM. Il est possible d’inclure des financements existants provenant de budgets nationaux généraux, de budgets consacrés à la CSU ou à d’autres programmes qui doivent permettre d’appuyer les activités d’un PAN pour combattre la RAM (comme les programmes consacrés à l’eau, l’assainissement et l’hygiène). Étape 5. Tableaux de bord Deux onglets de l’outil comprennent des tableaux synthétiques et des graphiques : l’onglet « Tableau de bord des coûts » et l’onglet « Tableau de bord de financement ». Pour mettre à jour les tableaux et les graphiques des tableaux de bord, l’utilisateur devra recharger les données en utilisant le bouton que l’on peut voir dans la capture d’écran ci-dessous. Veuillez noter que plusieurs minutes peuvent être nécessaires pour générer les tableaux de bord. Si l’utilisateur modifie les données des onglets « Matrice des coûts » ou « Éléments de financement », il doit continuer à recharger les données pour veiller à ce que les dernières informations soient affichées dans les tableaux de bord. Les graphiques et tableaux de synthèse peuvent être enregistrés en format PDF. Tableau de bord Les tableaux et graphiques de ce tableau de bord (voir les captures d’écran) sont automatiquement produits à partir des données de coûts entrées par l’utilisateur dans les onglets « Matrice des coûts ». 35 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 36 L’utilisateur ne peut pas modifier les types de calcul et les graphiques produits par l’outil. Toutefois, il peut utiliser différents modes de découpage et varier le degré d’agrégation par niveau du PAN pour lequel les données de synthèse sont présentées. La capture d’écran à droite montre les différents découpages disponibles. Ces découpages peuvent être utilisés pour modifier les données dans les tableaux et les graphiques de ce tableau de bord. Les cinq découpages disponibles sont l’année, la principale organisation, la catégorie de coût, l’objectif mondial en termes de lutte contre la RAM et la monnaie. Un élément sélectionné apparaîtra en gris et un élément non sélectionné en blanc. Pour réinitialiser le filtre, pressez le bouton en haut à droite. Par exemple, les utilisateurs peuvent choisir de présenter des données seulement pour une année spécifique et/ ou pour une organisation cheffe de file en particulier. L’utilisateur peut utiliser les boutons « Afficher le montant » et « Afficher le pourcentage » pour changer la présentation des données dans le graphique. De même, les boutons « Afficher un diagramme circulaire » et « Afficher un diagramme en bâtons » peuvent être utilisés pour modifier le type de graphique. Au- dessus du tableau, l’utilisateur verra des boutons qui permettent de présenter des données selon différents niveaux d’agrégation. Ces boutons permettront de remplir automatiquement les noms des niveaux en fonction des informations saisies par l’utilisateur dans l’onglet Éléments du PAN. Par exemple, si trois niveaux ont été indiqués dans l’onglet Éléments du PAN (stratégie, objectif, mesure), trois boutons correspondants apparaîtront. L’utilisateur peut cliquer sur le bouton correspondant pour sélectionner le niveau de présentation souhaité et la synthèse des informations sur les coûts. Tableau de bord de financement Le tableau de bord de financement ne fonctionnera correctement que si certaines informations au moins ont été saisies dans l’onglet « Éléments de financement ». Les informations synthétisées dans les tableaux et les graphiques dans ce tableau de bord combinent les données sur les coûts et les financements saisies par l’utilisateur pour comparer les exigences en matière de coûts et la disponibilité des financements. 37 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 38 De même que pour le tableau de bord des coûts, l’utilisateur peut filtrer les informations en utilisant les modes de découpage et les boutons situés sur la partie gauche de l’onglet, pour changer les informations figurant dans le graphique et le niveau d’agrégation du tableau. Exportation à partir des tableaux de bord Les boutons sur le panneau supérieur des deux tableaux de bord permettent d’exporter les informations. Dans l’onglet « Tableau de bord des coûts », il est possible de cliquer sur « Exporter les données de coûts » pour générer un fichier Excel comprenant un ensemble de données unique réunissant les données de coûts de tous les onglets « Matrice des coûts ». Cet ensemble de données sera sauvegardé dans le même dossier que l’outil sur l’ordinateur de l’utilisateur. Il peut être utilisé pour approfondir l’analyse des données, le cas échéant. En cliquant sur le bouton « Exporter en PDF », l’utilisateur générera deux fichiers PDF : un fichier comprenant le graphique et un fichier comprenant le tableau. Veuillez noter que le contenu du graphique et du tableau sauvegardé en PDF correspondra à la représentation des données des graphiques ou des tableaux la plus récente. Si l’utilisateur choisit d’appliquer des filtres spécifiques ou de changer un diagramme circulaire en diagramme à bâtons, il devra créer de nouveaux fichiers PDF qui reflètent ces modifications. Les fichiers PDF seront sauvegardés dans le même dossier que l’outil sur l’ordinateur de l’utilisateur. L’exportation des données et la création de fichiers PDF dans le tableau de bord des financements fonctionnent de manière similaire. L’ensemble de données exportées comprendra des données sur les coûts, combinées avec les données sur le financement saisies par l’utilisateur. L’export en PDF aboutit à la création de trois fichiers : un fichier contenant un graphique et deux fichiers comprenant les tableaux de l’onglet « Tableau de bord de financement ». Navigation dans l’outil et fonctionnalités générales Outre les options de navigation d’Excel, (Ctrl + Home, PgUp, PgDn, flèches [←↑→↓], Tab, Shift+Tab, Entrée, etc.), plusieurs fonctionnalités ont été conçues pour faciliter l’utilisation de l’outil. Les flèches jaunes donnent accès à des fonctions simples : effacer les données d’une ligne, insérer une nouvelle ligne ou supprimer une ligne, par exemple. L’utilisateur peut aussi recourir aux fonctions standard d’Excel pour cela. Veuillez noter que l’insertion de nouvelles lignes n’est pas possible pour tous les onglets. Une indication le précise en haut de chaque onglet, le cas échéant. Les boutons bleus servent à faciliter la navigation entre les onglets de l’outil. 39 03 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM : comment l’utiliser 3.5 Module de consolidation Il s’agit d’un outil facultatif à part dont les coordinateurs du calcul des coûts d’un PAN auront besoin si les responsables de la mise en œuvre/ministères ont rempli plusieurs versions séparées de l’outil. Chaque outil de calcul des coûts et de budgétisation comprend une base de données cachée qui agrège toutes les données saisies par les utilisateurs dans les onglets « Matrice des coûts ». L’outil de consolidation permet de combiner les ensembles de données de plusieurs utilisateurs pour créer un tableau de bord commun. À cette fin, le coordinateur du calcul des coûts doit : 1. Placer tous les outils de calcul de coûts dans un même dossier. Les fichiers peuvent être nommés de différentes manières, mais ne doivent pas avoir le même nom. 2. Recharger les tableaux de bord dans chaque fichier. 3. Ouvrir l’outil de consolidation et remplir les champs comme dans la capture d’écran. • Indiquer le chemin d’accès au dossier dans lequel se trouvent les fichiers • Préciser les noms des fichiers (en incluant uniquement les noms des fichiers que vous souhaitez combiner). • Entrer des noms uniques pour le responsable de la mise en œuvre/l’organisation principale ayant rempli l’outil. 4. Cliquer sur le bouton « Combiner les fichiers » (en fonction du nombre de fichiers à traiter, cela peut nécessiter quelques instants). 5. Cliquer sur le bouton « Recharger toutes les données » (en fonction du nombre de données à traiter, cela peut nécessiter quelques instants). Une fois le processus terminé, l’utilisateur peut utiliser et manipuler les tableaux de bord comme décrit ci-dessus dans la section consacrée à l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM. 3.6 Synthèse Pour utiliser correctement cet outil, il est nécessaire de remplir les éléments suivants : 1. L’onglet « Éléments du PAN » 2. L’onglet « Éléments de base pour l’outil » 3. L’onglet « Matrice des coûts » 4. L’onglet « Éléments de financement » 5. Générer des tableaux de bord Si plusieurs outils ont été remplis dans un même pays (par exemple si chaque secteur a rempli son propre outil), il peut être nécessaire d’utiliser l’outil de consolidation pour présenter des résultats combinés. Entrer un nom unique pour le propriétaire du fichier/le responsable de la mise en œuvre pour chaque fichier Entrer le nom du fichier Entrer le nom du fichier Annexes 40 Étude de cas dans un pays – Indonésie 1 41 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 42 Le PAN de l’Indonésie pour combattre la RAM doit encore être validé par12 le Ministère de coordination du développement humain et des affaires culturelles. La coordination générale des activités est menée par le Comité national pour la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. La coordination générale des activités est menée par le Comité national pour la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Le PAN de l’Indonésie pour combattre la RAM comprend six objectifs stratégiques : 1. Sensibiliser la population à la lutte contre la RAM et renforcer les connaissances sur le sujet grâce à une communication, un enseignement et une formation efficaces. 2. Accroître les connaissances et les données scientifiques grâce à la surveillance et à la recherche. 3. Réduire l’incidence des infections grâce à l’assainissement, à l’hygiène et à des mesures de lutte contre les infections. 4. Optimiser l’utilisation des antimicrobiens chez les êtres humains, les animaux, les poissons et les plantes. 5. Investir dans la recherche de nouveaux traitements, diagnostics et vaccins pour réduire les problèmes actuels liés à la résistance aux antimicrobiens. 6. Renforcer l’intégration de la gouvernance et de la coordination de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. 11 Les auteurs de cette étude souhaitent adresser leur remerciement aux parties prenantes indonésiennes qui ont consacré leur temps et leurs efforts à ce projet. 12 L’approbation officielle, prévue initialement pour le début de l’année 2020, a été reportée en raison de la pandémie de COVID-19. Le processus d’élaboration du projet de PAN 2020-2024 de l’Indonésie pour combattre la RAM s’est achevé en décembre 2019 conformément au plan d’action mondial établi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’OMS. Il s’appuie sur le PAN 2017-2019 pour combattre la RAM et a été conçu en coordination avec différents secteurs, y compris le Ministère de la santé, le Ministère de la défense, l’Agence nationale de contrôle des médicaments et des produits alimentaires, le Ministère de l’agriculture, le Ministère de la marine et de la pêche, le Ministère de l’environnement et des forêts, les organisations professionnelles et communautaires et les acteurs du secteur privé. PAN de l’Indonésie pour combattre la RAM : vue d’ensemble et mise en œuvre Cette étude de cas décrit des résultats clés qui portent sur le calcul des coûts du PAN de l’Indonésie pour combattre la RAM9. Elle présente une vue d’ensemble du PAN actuel de l’Indonésie pour combattre la RAM, expose les processus généraux et les systèmes de calcul des coûts et de budgétisation en Indonésie, synthétise les approches spécifiques appliquées par le pays afin de calculer le coût des activités déployées au titre du PAN et met en évidence les enseignements tirés. Contexte: IL’Indonésie a pris part au processus de détermination de la portée pour orienter la conception de l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM. Les activités comprenaient la participation de certains des principaux acteurs du pays à toutes les étapes du projet, une mission de l’OMS en Indonésie en novembre 2019, des ateliers, des entretiens avec des informateurs clés, la collecte de données post-mission et des consultations.11 Annexe 1: Étude de cas dans un pays – Indonésie Classer par ordre de priorité les activités du PAN pour combattre la RAM Le processus de classement par ordre de priorité des activités d’un PAN a été réalisé au moyen d’un atelier plurisectoriel. L’atelier a permis de parvenir à un accord sur les activités qui auront probablement le plus d’impact pour lutter contre la RAM à court ou moyen terme et qui permettront de mieux comprendre les chevauchements entre le plan pour combattre la RAM et les plans et budgets d’autres secteurs, ainsi que de déterminer les opportunités potentielles de réaliser des économies. Les parties prenantes doivent également prendre en considération les activités déjà terminées, en cours ou qui doivent être déployées à plus grandes échelles pour toucher d’autres populations cibles. En plus de se focaliser sur le classement par ordre de priorité des activités prévues par le PAN pour combattre la RAM, les parties prenantes ont défini les principaux responsables de la mise en œuvre pour chacune des activités définies comme prioritaires. Ces responsables comprenaient notamment le Ministère de la santé, le Ministère de l’agriculture, l’Agence nationale de contrôle des médicaments et produits alimentaires et le Ministère de la marine et de la pêche. Vue d’ensemble des processus de calcul des coûts et de budgétisation en Indonésie Le personnel technique et financier en Indonésie a fourni des informations sur les processus et les outils de budgétisation du pays. Vue d’ensemble des processus de budgétisation Les propositions budgétaires sont élaborées au sein des directions et soumises au Ministère pour approbation. Le budget est ensuite adressé au Ministère des finances pour une approbation globale. Après validation, le Ministère des finances attribue à chaque ministère une enveloppe qui est ensuite répartie entre les directions et les sous-directions en fonction des priorités ministérielles. Plus aucune activité ne peut ensuite être planifiée. Le cycle budgétaire de l’Indonésie devant se terminer en janvier 2021, les ministères avaient déjà soumis leurs projets de budget pour examen. Systèmes et logiciel Les ministères utilisent actuellement un outil de comptabilité interne (conçu par le Ministère des finances) pour planifier et budgétiser leurs activités dans le cadre de la planification annuelle. Classement par ordre de priorité des activités de lutte contre la RAM au titre d’un PAN : questions à examiner • Cette activité peut-elle être mise en place dans les cinq ans à venir ? • Cette activité aura-t-elle le maximum d’influence/d’effet sur la réalisation des objectifs stratégiques ? • Cette activité s’appuie-t-elle sur l’approche « Une seule santé » ? • Quel est l’ordre de priorité pour les activités relevant d’une intervention spécifique ? • Qui est le principal responsable de la mise en œuvre de cette activité ? Calcul des coûts et budgétisation entre plusieurs secteurs Les parties prenantes indonésiennes ont observé que l’outil de comptabilité existant est détaillé et correspond généralement à leurs besoins. Toutefois, les utilisateurs peuvent visualiser seulement les activités mises en œuvre par leur organisation et pour les sommes budgétisées. Compte tenu de la nature plurisectorielle de la résistance aux antimicrobiens, les parties prenantes indonésiennes ont choisi de privilégier un outil de calcul des coûts commun à l’ensemble des ministères et de déterminer un même coût unitaire pour les ressources. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 44 La méthode adoptée par l’ensemble des ministères consiste à allouer une enveloppe à chaque sous- direction, ce qui suppose que les programmes proposés correspondent au budget alloué. Les allocations budgétaires spécifiques sont déterminées par les priorités de chaque Ministère. Jusqu’en 2019, les budgets alloués à la lutte contre la RAM étaient faibles, car il ne s’agissait pas d’une priorité forte pour les Ministères. L’atelier organisé par l’OMS en novembre 2019 a été une opportunité pour les acteurs de différents secteurs du pays de se réunir pour travailler ensemble à l’élaboration de phases de mise en œuvre et de lancer un processus de calcul des coûts pour certaines activités du PAN pour combattre la RAM. Les parties prenantes ont également apporté des retours d’information et des contributions importantes concernant l’élaboration de l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la RAM. Durant l’atelier, les participants ont été séparés en petits groupes pour élaborer des plans de mise en œuvre et de calcul des coûts des activités choisies au préalable pour intégration dans un PAN pour combattre la RAM. Ce processus (guidé par un partenaire local appuyant le projet de l’OMS) s’est poursuivi après l’atelier. Le personnel technique a déterminé les ressources nécessaires pour déployer chaque activité, a mis en évidence les diverses hypothèses de travail (comme le nombre de participants à diverses réunions et sessions de formation, le volume et le type d’équipements à fournir, les besoins en personnel supplémentaire) et a établi un calendrier pour chaque étape. Le personnel chargé des finances et le personnel chargé de la passation de marchés ont apporté leur aide pour établir les coûts unitaires de divers éléments et ressources inclus dans les plans techniques. Atelier de calcul des coûts d’un PAN pour combattre la RAM : Jakarta, Novembre 2019 Calcul des coûts et budgétisation pour les activités d’un PAN pour combattre la RAM Après une première ébauche réalisée durant l’atelier, les plans et estimations des coûts ont été révisés en tenant compte des retours d’informations reçus durant l’atelier, lors de la collecte de données supplémentaires. Le calcul des coûts pour chaque activité a été examiné par le personnel de l’OMS chargé du projet au cours de plusieurs phases, avant de finaliser le plan de calcul des coûts. Bien que l’atelier initial ait permis de mettre en évidence certains chevauchements entre les activités, et d’y remédier (les parties prenantes ont par exemple étudié la possibilité de combiner certaines réunions portant sur plusieurs activités pour une efficience accrue), les secteurs ont dans une large mesure travaillé indépendamment pour réaliser des plans de calcul des coût pour les activités prioritaires. Le Ministère de la santé, le Ministère de l’agriculture et l’Agence nationale de contrôle des médicaments et des produits alimentaires ont chacun mené à bien un calcul des coûts. Le Ministère de la marine et de la pêche n’a pas été en mesure de réaliser le calcul des coûts en raison d’autres priorités. Annexe 1: Étude de cas dans un pays – Indonésie 45 Élaboration de la méthode d’une étude sur les connaissances, les comportements et les pratiques Réunion de préparation Élaboration d’un questionnaire Réunion de préparation, conception d’une première version Formation à l’étude sur les connaissances, les comportements et les pratiques Réunion de préparation Brève réunion pour deux journées de formation et de tests de terrain Mise en œuvre de l’étude sur les connaissances, les comportements et les pratiques Réunion de préparation Visite sur site pour la collecte de données Analyse de l’étude sur les connaissances, les comportements et les pratiques Réunion de préparation, saisie des données, analyse des données Saisie et analyse des données Compte rendu Réunion de préparation Réunion générale (diffusion) Objectif stratégique 1: Sensibiliser la population à la lutte contre la RAM et renforcer les connaissances sur le sujet grâce à une communication, un enseignement et une formation efficaces Intervention stratégie 1.1. Établir une stratégie et un programme de communication communautaire fondée sur des données concrètes en définissant un public cible au sein de la population générale et d’organisations professionnelles Activité 1.1.1. Mener une étude sur les connaissances, les comportements et les pratiques relatives à la résistance aux antimicrobiens, à la lutte contre les infections et au rapport à l’environnement, en fonction de l’impact de l’utilisation d’antimicrobiens et de la RAM sur la santé humaine, animale et environnementale Exemple d’un plan de mise en œuvre : étapes détaillées et composantes Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 46 L’établissement d’un plan chiffré entraîne la participation d’un grand nombre de parties prenantes de plusieurs secteurs. Si le PAN pour combattre la RAM adopté par l’Indonésie a été élaboré par le biais de consultations plurisectorielles, les opportunités de coordination plurisectorielle en matière de planification de la mise en œuvre se sont révélées limitées. Le processus de calcul des coûts était perçu comme une étape essentielle en vue d’amener les secteurs à joindre leurs efforts pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, et il a contribué à mettre en évidence les harmonisations potentielles entre les activités du plan pour combattre la RAM et des plans et budgets d’autres secteurs. L’élaboration de plans de mise en œuvre détaillés est nécessaire pour permettre un processus de calcul des coûts réaliste et spécifique. Pour chaque activité sélectionnée, les parties prenantes ont consacré un temps considérable à mettre en évidence des sous-activités et/ou des étapes de déploiement en vue d’identifier précisément le type et l’ampleur des ressources nécessaires pour appuyer chaque activité. Bien que la planification initiale se soit dans une large mesure concentrée sur les activités de niveau central, des efforts supplémentaires seront à l’avenir nécessaires pour évaluer avec soin les besoins en ressources afin de déployer à plus grande échelle ou de développer des activités infranationales. Les processus budgétaires infranationaux étant particulièrement décentralisés, cela peut s’avérer complexe et nécessiter un haut niveau de coordination. Le plan de mise en œuvre et de calcul des coûts doit tenir compte de l’échelle des activités prévues, des cibles concernées et des indicateurs de suivi associés. La planification précise des ressources nécessite de prendre en considération l’échelle prévue des diverses activités (par exemple le nombre de prestataires de santé à former). Si les décisions en ce qui concerne l’échelle d’une activité dépendant parfois des financements disponibles et de différents scénarios, il importe de lier directement l’échelle prévue pour les activités à des cibles programmatiques et à des plans de suivi et d’évaluation approuvés. En vue d’établir le degré requis pour une activité, il faut pouvoir s’appuyer sur suffisamment d’éléments programmatiques et d’orientations. De même, si les cibles programmatiques sont révisées par la suite, il peut s’avérer nécessaire de réviser également le calcul des coûts. Enseignements tirés Le calcul des coûts requiert une collaboration étroite entre le personnel technique et financier. Le personnel technique de divers ministères a piloté la planification de la mise en œuvre et a identifié les besoins en ressources pour des activités spécifiques. Il a collaboré étroitement avec le personnel financer et le personnel chargé de la passation de marchés pour déterminer les coûts unitaires appropriés des ressources mises en évidence. Les processus et les systèmes budgétaires existants sont presque entièrement spécifiques à des secteurs/ministères et peuvent ne pas tenir compte de la nature plurisectorielle des PAN pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Actuellement, les processus et systèmes budgétaires en Indonésie sont spécifiques aux divers secteurs : chaque Ministère soumet son propre budget. Si les processus et systèmes budgétaires existants devraient être exploités pour favoriser l’intégration d’un PAN chiffré pour combattre la RAM dans les budgets/plans généraux des divers secteurs, le risque d’inefficacité augmente lorsque les budgets et les informations sont répartis entre plusieurs systèmes. L’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation sera utile pour partager les informations entre les secteurs et pour renforcer la coordination en matière d’allocation et d’utilisation des ressources. Étude de cas dans un pays – Turquie 2 47 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 48 Le processus d’élaboration du projet de PAN de la Turquie pour combattre la RAM s’est achevé en 2016 conformément au plan d’action mondial établi par la FAO, l’OIE et l’OMS. L’établissement d’un PAN pour combattre la RAM a été coordonné par le Ministère de la santé, avec la participation du Ministère de l’agriculture et des forêts et l’ensemble des acteurs concernés, qui ont conçu des stratégies nationales et assuré une coordination plurisectorielle. Si le PAN de la Turquie pour combattre la RAM n’a pas été officiellement approuvé, plusieurs activités prévues par ce plan ont été mises en œuvre. Toutefois, le PAN de la Turquie doit être formellement validé par le gouvernement, afin de pérenniser le processus de mise en œuvre et de garantir la redevabilité. PAN de la Turquie pour combattre la RAM: vue d’ensemble et mise en œuvre Les principales activités déjà déployées en Turquie comprennent : • la mise en place de réseaux de surveillance de l’utilisation d’antibiotiques et de systèmes de prescription électroniques ; • la formation des pharmaciens pour prévenir la vente d’antibiotiques sans ordonnance ; • la publication d’un PAN sur l’utilisation raisonnable de médicaments ; • la création d’une équipe de gestion des antimicrobiens dans la majorité des hôpitaux ; • la mise en œuvre d’un programme national de suivi de la RAM chez les animaux et • l’élaboration de supports de sensibilisation pour utilisation dans les écoles maternelles, primaires, les établissements d’enseignement secondaire et les lycées. Cette étude de cas décrit des résultats clés qui portent sur le calcul des coûts du PAN de la Turquie pour combattre la RAM. Elle présente une vue d’ensemble de la mise en œuvre actuelle du PAN pour combattre la RAM, expose les processus généraux et les systèmes de calcul des coûts et de budgétisation en Turquie, synthétise les approches spécifiques appliquées par le pays afin de calculer le coût des activités déployées au titre du PAN et met en évidence les enseignements tirés. Contexte: La Turquie a pris part au processus de détermination de la portée pour orienter la conception de l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un PAN pour combattre la RAM. Les activités comprenaient la participation à toutes les étapes du projet de certains des principaux acteurs en Turquie, une mission de l’OMS en Turquie en mars 2020, des ateliers, des entretiens avec des informateurs clés, la collecte de données post-mission et des consultations. Annexe 2: Étude de cas dans un pays – Turquie 49 Mise en œuvre du PAN pour combattre la RAM en Turquie Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 50 Sélection des activités pour le calcul des coûts Étant donné que de nombreuses composantes du PAN pour combattre la RAM sont déjà déployées en Turquie, le choix des activités portait sur la sélection des activités déjà mises en œuvre et sur l’identification de nouvelles activités et/ ou de celles pour lesquelles les coûts et un plan de mise en œuvre détaillé n’avaient pas encore été établis. Un tableau comprenant la liste des activités sélectionnées en Turquie pour le calcul des coûts figure à la fin du présent document. Vue d’ensemble des processus de calcul des coûts et de budgétisation en Turquie En Turquie, les entretiens avec des informateurs clés et le personnel technique et financier des ministères ont révélé l’existence de processus et de systèmes bien établis en matière de passation de marchés publics, de budgétisation et de comptabilité. Les processus et systèmes clés sont décrits ci-dessous. Vue d’ensemble des processus de budgétisation Le système de budgétisation du gouvernement prévoit tout d’abord la publication du guide de préparation et de rappel budgétaires en septembre de chaque année. Les besoins sont déterminés par des entretiens avec des représentants des institutions et du bureau de la stratégie et du budget, Sélection des activités pour le calcul des coûts • S’agit-il d’une activité essentielle qui doit être mise en œuvre dans un futur proche (1 à 2 ans), et cette activité peut-elle être déployée ? • S’agit-il d’une activité déjà mise en œuvre, mais susceptible d’être modifiée, adaptée ou déployée à plus grande échelle pour lutter contre des problèmes liés à la résistance aux antimicrobiens, ou d’une activité qui n’a pas encore été mise en œuvre ? • Existe-t-il un plan de mise en œuvre détaillé pour cette activité, définissant des rôles et des responsabilités claires ? Existe-t-il sinon un plan de mise en œuvre pour des activités similaires qui ont été déployées par le passé ? • A-t-on identifié des sources de financement partiel ou intégral pour cette activité ? Calcul des coûts et de budgétisation ainsi que par des réunions. Une fois que les entretiens avec ces représentants sont terminés, les seuils budgétaires sont établis pour correspondre au plan financier à moyen terme publié dans le journal officiel du pays. Les organismes concernés élaborent leur budget en fonction des seuils définis et les adressent au Bureau de la Stratégie et du Budget. Une fois que le processus de consolidation a été mené à bien par le Bureau de la Stratégie et du Budget, le budget est transféré à la Grande Assemblée nationale de Turquie par le bureau du Président. Le budget de chaque institution est négocié séparément par la Commission du Plan et du Budget qui prend part aux travaux de l’Assemblée nationale. Les comptes rendus établis par la Commission au terme des entretiens sont adressés à l’Assemblée nationale en prévision de ses séances plénières, puis un vote est organisé. En cas de vote positif, la décision est transmise au Bureau du Président. Le budget officiel est publié et entre en vigueur le 1er janvier de l’année suivante. Les institutions réalisent leurs dépenses conformément au budget alloué pour l’année en question. Le cycle budgétaire de la Turquie s’étend sur trois années. La première année se fonde sur les dépenses et recettes réelles, et les deux années suivantes correspondent au budget estimé. Les Ministères coordonnent les activités de budgétisation du pays. Si nécessaire, une coordination supplémentaire est mise en œuvre par le Ministère du trésor et des finances et par la Direction de la Stratégie et du Budget. Systèmes et logiciel Deux ensembles de logiciels ad hoc sont utilisés pour le calcul des coûts et la budgétisation en Turquie. Le système de budget électronique est utilisé pour la préparation initiale du budget et les étapes de suivi (comme la révision du budget). Ce système est employé en coordination avec la Direction de la Stratégie et du Budget. Le deuxième système est un logiciel budgétaire utilisé pour suivre la publication du budget. Ce système est employé en coordination avec le Ministère du trésor et des finances. Passation de marchés Les lois de la Turquie relatives aux marchés publics exigent un appel d’offres pour des biens ou services d’un montant supérieur à 15 000 livres turques (2 407,71 dollars É.-U.). Les principaux mécanismes en matière de passation de marchés sont l’appel d’offres ouvert, l’appel d’offres restreint et l’appel d’offres négocié. L’Autorité des marchés publics, un organisme indépendant, peut effectuer un suivi des passations de marchés réalisés par des organismes publics pour veiller à ce que le processus soit transparent, compétitif et fiable. Annexe 2: Étude de cas dans un pays – Turquie 51 La passation de marchés repose principalement sur des historiques de prix. Toutefois, les négociations au cas par cas conduisent souvent à des résultats hétérogènes concernant les coûts/prix pour des objets/services spécifiques. Les prix sont souvent « regroupés » dans des ensembles et non affichés en regard d’un élément donné (par exemple, pour une réunion, le coût unitaire englobe la location du lieu, le transport, le déjeuner, le dîner de l’équipe et les chambres d’hôtel des participants, le cas échéant). Calcul des coûts et budgétisation de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens Le budget consacré spécifiquement aux activités pour combattre la RAM doit être inclus dans les montants alloués dans le cadre des plans stratégiques d’un ministère. Bien que de nombreuses activités de lutte contre la RAM prévues par le PAN aient déjà été mises en œuvre en Turquie, aucun plan formel de mise en œuvre d’activités relevant d’un PAN pour combattre la RAM n’a été élaboré. De même, il n’existe aucune ligne budgétaire portant précisément sur la RAM. Les financements de ces activités sont regroupés sous les lignes budgétaires du Ministère de la santé, de l’Agence turque des médicaments et des dispositifs médicaux, ainsi que du Ministère de l’agriculture et des forêts. L’atelier organisé par l’OMS en mars 2020 a été une opportunité pour les acteurs de différents secteurs du pays de se réunir pour travailler ensemble à l’élaboration de phases de mise en œuvre et de lancer un processus de calcul des coûts pour certaines activités du PAN pour combattre la RAM. Les parties prenantes ont également apporté des retours d’information et des contributions importantes concernant l’élaboration de l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation. Durant l’atelier, les participants ont été séparés en petits groupes pour élaborer des plans de mise en œuvre et de calcul des coûts des activités choisies au préalable pour intégration dans un PAN pour combattre la RAM. Ce processus (guidé par un coordinateur du calcul des coûts) s’est poursuivi après l’atelier. Le personnel technique a déterminé les ressources nécessaires pour déployer chaque activité, a mis en évidence les diverses hypothèses de travail (comme le nombre de participants à diverses réunions et sessions de formation, le volume et le type d’équipements à fournir, les besoins en personnel supplémentaire) et a établi un calendrier pour chaque étape. Le personnel chargé des finances et le personnel chargé de la passation de marchés ont apporté leur aide pour établir les coûts unitaires de divers éléments et ressources inclus dans les plans techniques. Après une première ébauche réalisée durant l’atelier, les plans et estimations des coûts ont été révisés en tenant compte des retours d’informations reçus durant l’atelier, lors de la collecte de données supplémentaires. Ces révisions ont été réalisées par un petit groupe de personnes chargées des aspects techniques et de la passation de marchés. Mise en œuvre du calcul des coûts et de la budgétisation : l’exemple du Ministère turc de l’agriculture et des forêts Tous les ministères de la Turquie ont des outils logiciels de comptabilité, de budgétisation et de planification. Le Ministère de l’agriculture et des forêts est directement lié au département chargé des financements. Il s’appuie sur un système en ligne qui est mis à jour en temps réel. Les requêtes budgétaires sont saisies au niveau d’un « projet », les projets étant considérés comme un ensemble relativement vaste d’activités. Le système dispose de deux tableaux de bord différents : l’un d’eux pour les procédures gouvernementales systématiques habituelles pour les différents ministères, comme les salaires et les coûts opérationnels, l’autre est spécifique à chaque ministère et leur permet de saisir leurs projets. Le logiciel utilisé ne permet pas toujours de saisir des étapes de mise en œuvre/des sous- activités très détaillées pour chaque projet. Par conséquent, le personnel recourt souvent à d’autres outils auxquels ils ont accès (comme Excel) pour inclure davantage d’informations dans la phase initiale de calcul des coûts et pour des listes de coûts/budgétaires, avant de les saisir dans le système du ministère. Atelier de calcul des coûts d’un PAN pour combattre la RAM : Ankara, mars 2020 Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 52 Mener un atelier sur un système de surveillance à assise communautaire Élaboration d’un système logiciel pour un dispositif de surveillance en ligne : 1. Achat d’un système logiciel 2. Services de maintenance du logiciel 3. Formation sur le logiciel Préparer des procédures opérationnelles standard pour des méthodes relatives à la RAM concernant la santé humaine et animale : 1. Organiser un atelier pour élaborer des procédures opérationnelles standard 2. Former le personnel technique aux procédures opérationnelles standard Renforcer les infrastructures des laboratoires de référence : 1. Entretien et étalonnage de l’équipement (cycle thermique, cabine de sécurité biologique, équipement McFarland, incubateur, réfrigérateur, congélateur) 2. Fourniture de produits chimiques (disque antibiotique, antibiotiques en poudre, gélose Mueller Hinton, bouillon de Mueller Hinton, NAD (nicotinamide adénine dinucléotide), gélose de sang de mouton, gélose chocolat) 3. Approvisionnement en consommables (anse de repiquage jetable, écouvillons stériles, boîte de Petri, plaques fermées stériles, tubes pour tests d’amplification en chaîne par polymérase (PCR), tubes pour microcentrifugeuse, Taq polymérase, mélange de dNTP (désoxyribonucléoside triphosphate), gants, capsules, amorce, embouts de pipettes) STRATÉGIE 2: Renforcer la surveillance nationale de la résistance aux antimicrobiens OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance nationale de la RAM pour la santé humaine et animale Exemple d’un plan de mise en œuvre: étapes détaillées et composantes A5. Créer un système de surveillance de la résistance aux antibiotiques d’isolats de Escherichia coli et de Klebsiella pneumoniae, des infections du tractus urinaire acquises au sein de la communauté, et réunir des données Annexe 2: Étude de cas dans un pays – Turquie 53 L’établissement d’un plan chiffré entraîne la participation d’un grand nombre de parties prenantes de plusieurs secteurs Il y a déjà une forte coordination entre le secteur de la santé et le secteur de l’agriculture dans le domaine de la lutte contre la RAM, et le secteur de l’environnement est prêt à contribuer aux activités de lutte contre la RAM une fois que les directives officielles du gouvernement auront été émises. Le processus de calcul des coûts était perçu comme une étape essentielle en vue d’amener les secteurs à joindre leurs efforts pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens. La sélection d’activités dont le coût doit être calculé a permis de préciser la planification de la mise en œuvre et l’élaboration d’un plan chiffré. Sachant que plusieurs composantes d’un PAN pour combattre la RAM sont déjà déployées en Turquie, les parties prenantes se sont concentrées sur le calcul des coûts des activités nouvelles ou sur leur déploiement à plus grande échelle, ainsi que sur les activités pour lesquelles les financements n’avaient pas encore été trouvés. Ce processus délibéré, plurisectoriel et consultatif de sélection des activités pour le calcul des coûts a appuyé l’élaboration orientée d’un plan chiffré. L’élaboration de plans de mise en œuvre détaillés est nécessaire pour permettre un processus de calcul des coûts réaliste et concret. Pour chaque activité sélectionnée, les parties prenantes ont soigneusement mis en évidence des sous-activités et/ou des étapes de déploiement en vue d’identifier précisément le type et l’ampleur des ressources nécessaires pour appuyer chaque activité. Lorsque des sous-activités détaillées étaient disponibles, le processus de calcul des coûts était beaucoup plus simple et efficace. Le calcul des coûts nécessitait une collaboration étroite entre le personnel technique et financier. Le personnel technique de divers Ministères a piloté la planification de la mise en œuvre et a identifié les besoins en ressources pour des activités spécifiques. Il a collaboré étroitement avec le personnel financer et le personnel chargé de la passation de marchés pour déterminer les coûts unitaires appropriés des ressources mises en évidence. Enseignements tirés Les processus et systèmes budgétaires existants devraient être exploités pour favoriser l’intégration d’un PAN chiffré pour combattre la RAM dans les budgets/plans généraux des divers secteurs. La Turquie dispose d’ores et déjà de systèmes et de processus de budgétisation que le pays peut exploiter pour le calcul des coûts et la budgétisation d’activités de lutte contre la RAM. Toutefois, dans la mesure où les activités en la matière sont souvent une composante mineure du budget global d’un secteur, ces systèmes peuvent ne pas être pertinents pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un NAP pour combattre la RAM. Les parties prenantes turques ont trouvé l’outil de calcul des coûts spécifique à la lutte contre la RAM utile pour préparer l’envoi de soumissions budgétaires formelles par le biais des systèmes existants. Les processus et les systèmes budgétaires existants sont presque entièrement spécifiques à des secteurs/ ministères et peuvent ne pas tenir compte de la nature plurisectorielle des PAN pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Actuellement, les processus et systèmes budgétaires en Turquie sont spécifiques aux divers secteurs : chaque Ministère soumet son propre budget. Bien que l’amélioration de la coordination des acteurs turcs soit susceptible de réduire les gaspillages des ressources éventuelles, le risque de gaspillages de cet ordre reste possible lorsque les informations et budgets sont répartis entre plusieurs systèmes. Le processus de calcul des coûts a déclenché un échange initial avec le Ministère des finances concernant une éventuelle structure budgétaire interministérielle favorisant davantage la collaboration, en vue d’appuyer les activités d’un PAN pour combattre la RAM (par exemple la création d’activités continues pilotées par le Comité national de coordination de la lutte contre la RAM). Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 54 STRATÉGIE 1: Garantir la coordination et la coopération entre les acteurs dans les études nationales sur le développement de la RAM OBJECTIF 1: Garantir la coordination entre les acteurs à l’échelle nationale afin de limiter et de combattre la RAM A1. Établir un Comité national de coordination de la lutte contre la RAM avec la participation des principales parties prenantes qui coordonneront les activités liées aux politiques relatives à l’utilisation des antibiotiques et le suivi de l’évolution de la résistance OBJECTIF 1: Garantir la coordination entre les acteurs à l’échelle nationale afin de limiter et de combattre la RAM A4. Garantir l’intégration des systèmes de surveillance de la RAM et de la consommation d’antimicrobiens et des systèmes à créer dans les secteurs de la santé humaine, de l’agro-alimentaire, de l’agriculture, de la reproduction des animaux et de l’environnement STRATEGY 2: Renforcer la surveillance nationale de la RAM OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance nationale de la RAM chez l’être humain A1. Renforcer le système de surveillance des échantillons de sang et de liquide céphalo-rachidien OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance de la RAM chez l’être humain A2. Renforcer le système de surveillance des bactéries pathogènes entériques OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance de la RAM chez l’être humain A3. Renforcer le système de surveillance de la résistance aux médicaments antituberculeux OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance de la RAM chez l’être humain A5. Créer un système de surveillance de la résistance aux antibiotiques des isolats de E. coli et de K. pneumoniae ainsi que des agents pathogènes responsables des infections du tractus urinaire acquises au sein de la communauté, et collecter des données OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance de la RAM chez l’être humain A6. Réaliser une étude test d’un système de surveillance de la résistance aux antibiotiques des isolats de gonocoque, puis mettre en place ce système OBJECTIF 1: Renforcer la surveillance de la RAM chez l’être humain A7. Créer un système de surveillance d’épidémiologie moléculaire ciblant les infections, en lien avec les services de santé Activités du PAN pour combattre la RAM choisies pour le calcul des coûts par les parties prenantes turques Annexe 2: Étude de cas dans un pays – Turquie 55 STRATÉGIE 4: Renforcer les processus de lutte contre les infections OBJECTIF 1: Renforcer les activités de lutte contre les infections et les liens avec les services de santé A1. Renforcer le système de surveillance des infections en lien avec les services de santé et leurs infrastructures techniques OBJECTIF 1: Renforcer les activités de lutte contre les infections et les liens avec les services de santé A2 Garantir l’échange de données entre le programme de surveillance des infections lié aux services de santé et le système de gestion des informations hospitalière OBJECTIF 2: Renforcer les études sur la vaccination et améliorer la conformité A3. Mettre en œuvre des programmes de vaccination et d’accélération de la vaccination pour les enfants immigrés de moins de 5 ans STRATÉGIE 5.2: Effectuer un suivi de la RAM concernant les médicaments à usage vétérinaire OBJECTIF 1: Planifier et organiser des activités des laboratoires A2. Améliorer les infrastructures des laboratoires travaillant sur la résistance aux antimicrobiens OBJECTIF 1: Planifier et organiser des activités des laboratoires A3. Organiser des programmes de formation du personnel STRATÉGIE 7: Sensibiliser la population au développement de la RAM et à l’utilisation raisonnable des antibiotiques OBJECTIF 2: Sensibiliser la population au problème de la RAM et à l’utilisation raisonnable des antibiotiques A3. Concevoir des logiciels utilisables sur les smartphones et les tablettes et permettant d’avoir accès à des recommandations pour l’utilisation d’antibiotiques, et les déployer OBJECTIF 2: Sensibiliser la population au problème de la RAM et à l’utilisation raisonnable des antibiotiques A4. Veiller à transmettre aux journalistes travaillant sur les questions de santé des informations sur la RAM et l’utilisation raisonnable d’antibiotiques, et à ce que ces sujets fassent l’objet de reportages dans les médias Observation sur les activités en lien avec la résistance aux antimicrobiens 3 56 Annexe 3: Observation sur les activités en lien avec la résistance aux antimicrobiens 57 Ces stratégies peuvent conduire à une utilisation plus efficace des ressources, mais elles doivent être correctement prises en compte pour le calcul des coûts afin d’éviter la duplication des budgets et pour déterminer les ressources nouvelles ou supplémentaires et les financements qui peuvent être requis. Ce processus n’est pas toujours simple et direct et peut nécessiter des consultations entre les secteurs. Toutefois, les deux scénarios généraux pour les activités/composantes concernant la RAM sont les suivants : Scénario 1: Une activité ou un projet (ou un module additionnel) centré sur la RAM facilement identifiable et relevant d’un programme plus vaste ou d’un plan sectoriel dont l’objectif principal ne cible pas spécifiquement la RAM. Par exemple, dans le cadre du programme en place portant sur les laboratoires, l’approvisionnement en consommables utilisés dans le cadre de la lutte contre la RAM est nécessaire (tests PCR pour détecter les variantes génétiques à l’origine de la résistance aux antimicrobiens, par exemple). Ce scénario facilite l’estimation des coûts, dans la mesure où tous les coûts seront consacrés à la lutte contre la RAM. Figure A3.1. Processus d’identification et de calcul des coûts des activités portant sur la RAM Scénario 2: Une activité/un projet supplémentaire ciblant la RAM et qui ne constitue pas une composante séparable ou identifiable d’un plan sectoriel ou d’un programme plus intégré. Par exemple, dans le cadre du programme en place portant sur les laboratoires, l’approvisionnement en matériel général (non spécifique aux travaux sur la résistance aux antimicrobiens) est nécessaire (embouts de pipettes, conteneurs pour la collecte d’urine, sacs pour matières contaminées, etc.). Ce scénario est plus complexe car le volume de ressources supplémentaires requis pour les activités portant sur la RAM (comme le nombre d’embouts de pipettes supplémentaires pour réaliser des tests spécifiques) devra être déterminé. De même, le coût et le budget d’une activité portant sur la RAM, comme un comité de lutte contre les infections, peuvent être partiellement ou intégralement inclus dans un autre plan ou budget. Les deux scénarios supposent de recenser de manière détaillée les hypothèses de travail et les décisions prises en fonction des consultations avec les parties prenantes, pour garantir un calcul des coûts précis et transparent et pour éviter des chevauchements en ce qui concerne les budgets et la planification des ressources. La Figure A3.1 synthétise un exemple de processus pour l’identification et le calcul des coûts des activités liées à la RAM. Comme indiqué dans le document Transformer les plans en action contre la résistance aux antimicrobiens. Document de travail 2.0 : Mise en œuvre et coordination, l’identification systématique des activités essentielles pour combattre la RAM et le renforcement des éléments existants sont deux mesures cruciales pour maximiser les effets. On peut mentionner, comme points d’entrée pour plus d’impact, l’inclusion de messages sur la RAM dans les campagnes relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène ainsi que dans les campagnes de sensibilisation, ou le renforcement des liens entre la gestion de la lutte contre la RAM et les activités de lutte contre les infections. L’activité/ la ressource porte-t-elle uniquement sur la résistance aux antimicrobiens ? Comprend 100 % des coûts Les composantes portant sur la résistance aux antimicrobiens peuvent- elles être séparées des autres activités ? Composante portant sur la résistance aux antimicrobiens séparée et incluant 100 % des coûts Consulter les experts du secteur pour analyser de manière approfondie la possibilité de consacrer des ressources à la résistance aux antimicrobiens et la méthode adaptée pour cela OUI NON OUI NON OUI NON Composantes séparées ne portant pas sur la résistance aux antimicrobiens (ou partie d’une ou de plusieurs composante(s)) avec allocation des ressources restantes à la résistance aux antimicrobiensLes composantes portant sur la résistance aux antimicrobiens peuvent- elles être séparées des autres activités ? Désactiver les « formules de remplissage » dans les options de correction automatique d’Excel et activer les tableaux croisés dynamiques 4 58 59 Annexe 4: Désactiver les « formules de remplissage » dans les options de correction automatique d’Excel Désactiver les « formules de remplissage » 1. Aller dans Fichier/Options 2. Sélectionner « Vérification » Observation: La désactivation de cette option s’appliquera à tous les autres fichiers Excel. Si vous avez besoin de cette option pour d’autres travaux, vous devrez la réactiver une fois que vous aurez fini d’utiliser l’outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation. Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 60 3. Sélectionner « Options de correction automatique » 4. Cliquer sur « Mise en forme automatique au cours de la frappe » et veiller à désactiver l’option « Formules de remplissage dans les colonnes pour créer des colonnes calculées » en décochant la case 61 1. Aller dans Fichier/Options 2. Sélectionner « Compléments » Activer les tableaux croisés dynamiques Annexe 4: Désactiver les « formules de remplissage » dans les options de correction automatique d’Excel Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens 62 3. Vérifier si le module « Microsoft Power Pivot for Excel » est affiché dans « Complément d’application actifs » 4. Si Power Pivot ne figure pas dans la liste des compléments actifs, cliquer sur le bouton « Atteindre » pour gérer les compléments d’Excel. Cela ouvrira une fenêtre avec une liste de compléments disponibles permettant d’activer le complément Power Pivot. Si le complément ne figure pas dans cette liste, il est possible que le système informatique de l’organisation concernée n’autorise pas l’accès à cette option. Dans ce cas, il convient de s’adresser au service informatique de l’organisation concernée. Division de la résistance aux antimicrobiens 20, Avenue Appia CH-1211 Genève 27 Suisse https://www.who.int/fr/health-topics/antimicrobial-resistance
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Outil de l’OMS pour le calcul des coûts et la budgétisation d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens: guide de l’utilisateur
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