oCPl84.4a PROGRA},IME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA Stratégie à long terme : Document drinformaÈion OCP/GTS 29.06.84 t OCP 184.4a Remarque Le présent document est mis à la disposition des lecteurs de la r.opo"tio., drune stratégie à long - tetme (sl't-) (fpc 5'7 (OCi/g4.4)) afin de permettre à ceux drentre eux qui le désirent de se familiariser avec 1 rhiatorique des opérations et des résultats du Prograrme dtune nenière comode (voir paragraphe 5.2 de Ia Proposition SLT). IOCp lgt+.4a PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L]ONCHOCERCOSE DANS I-A REGION DU BASSIN DE LA VOLTA Aperçu rétrospectif des événements ayant abouti au lancement du Progrannne 1 .1 Les diverses tentatives faites depuis 1955 environ en Afrique équatoriale et occidentale pour endiguer, dans des régions nettemenE délimitées, la transmission de lronchocercose onÈ été plus ou moins couronnées de succès. A part une ou deux zones où Itadulticide utilisé était le DDT, des larvicides ont été épandus sur les gîtes de reproduction dans 1e cadre de ces opérations localisées menées pour lutter contre les simulies. L1épandage était essenÈiellement terrestre jusquten L975, année à partir de laquelle des avions et des hélicoptères ont servi à cet usage dans 1e Progranrne de lutte contre ltonchocercose (OCP). -Entre 1960 et I970, des enÈomologistes de1'oRsroMI affectés à 1 rocccE2 onÈ procédé, dans des zones englobant certaines parties de la Côte dtlvoire, de 1a Haute-Volta et du Mali, avec le concours financier du Fonds européen de Développement (fnO) et du Fonds drAide eË de Coopération (f'AC) français, à une série drexpériences sur les techniques de desÈruction des larves et sur leur efficacité. Ces travaux ont débouché en L962, dans les mêmes régions y compris La zone de Farako, à une opération deIuÈte contre lronchocercose gui, à part quelques brèves interrupÈions, srestpoursuivie avec 1'appui du FED jusqurau moment où, en L975, I rocp s ten est chargé. Les travaux au Cameroun du Medical Research Council du Royaume-Uni axés sur la méthodologie dtenquête épidémiologique et sur 1a différenciation d'Onchocerca volvulus ont L.2 Les conséquences graves eÈ néfastes que ltonchocercose enÈralne dansde vastes régions drAfrique occidentale pour Ia santé de lthonme et pour Iedéveloppement socio-économique suscitanÈ des préoccupations de plus en plus vives, et 1a possibilité drentraver la transmission de la maladie ayant étééÈab1ie, i1 a été décidé de convoquer la Réunion technique mixteUSAIDT/occGE/oMS sur 1es possibilités pratiques de lurte contre 1 ronchocercose qui s rest tenue du ler au a 5";.ir"t 196g à Tunis. LesparticipanEs sonE parvenus à la conclusion qutun t'progranrne de lutte antisimulidienne de grande envergure en vue de réduire 1a prévalence etlrinÈensiÈé de 1'onchocercose parmi les populaEions qui vivent dans la zone de savane d'Afrique occidentale" étaiË réalisable. Les Gouvernements de sepÈ Pays+ siÈués dans cette zone géographique onE alors demandé à un certain nombre d'insEitutions intergouvernementales ou bilatérates (dont 1e PNUD, laFAo. lroMS, 1a BIRD, le FED et IrUSAID) de les aider à élaborer une stratégie Pour un programme de luELe contre 1'onchocercose dans 1a région du bassin dela VolEa, puis de leur prêter assistance pour mettre en oeuvre ce programne. drOCP. En ptus, aes pro occidentale assistés par 1l utiles pour 1e déroulement aussi contribué à arrêÈer 1a conception Èechniquejets de lutÈe conÈre I ronchocercose en Afrique OMS onÈ fourni des expériences opéraÈionnelles très des opérations du Progranrne. contre les 1 Offi.. de 1a Recherche scienÈifique et technique Outre-Mer. 2 organisaEion de coordinaÈion et de coopération pour 1a 1uÈtegrandes Endémies. 3 Ag"n"" de Développement international des Etats-Unis. 4 Séni.r, Côte d'Ivoire, Ghana, Haute-VolEa, Mali, Niger et Togo. OCP 184.4a 2 1.3 Le soin dtélaborer une straEégie globale pour le Prograrrne de lutte contre Itonchocercose a été confié à une mission mise sur pied par la suite. Le rapport de cette Mission drAssistance préparatoire aux Gouvernements (PAG) des Pays participanÈs drAfrique occidentale a été sournis vers la fin de 1973 à une réunion de repr6sentants de ces Pays, dréventuels pays donateurs et des insÈitutions inÈer-gouvernementales inÈéressées. La stratégie proposée, étalée sur 20 ans, et les reconrmandations techniques ont été approuvées, et les fonds engagés destinés à 1a première phase des opéraÈions à enÈreprendre dans Ie cadre du Progranmre de lutte contre lronchocercose dans le bassin de la Volta. L|OMS a été chargée de son exécution. 2 Gestion du Pro 2.L La définition globale des politiques opéraÈionnelles et budgétaires de IrOCP est dü ressort du Coroité conjoint du Prograuune (CCp) qui se réunit nor- malement tous 1es ens et se compose de représentanÈs des Pays participants, des pays et organismes donateurs, et des quetre egences parrainantes (FAO, pNUD, ôUS "t la Banque mondiale). Le CCP exerce un contrôle général sur lap1a- nification et Itexécution du Programe, examine 1e rapport de situation annuel de lragence drexécution (OUS) et les autres raPPorts qui lui sont soumis, exa- mine le plan dtaction proposé pour Itannée suivante et ePProuve le budget cor- respondant. 2.2 Dans chacun des Pa)rs participants, a êté mis sur pied un Comité national pour la lutte contre ltonchocercose (CNO) qui doit a§surer la liaison entre Ie Prograrune et les autorités nationales compétentes, et faire campagne dans le pays en faveur des activités de soutien à ItOCP. Normalement' les représentants de tous les conités nationaux Pour Ia lutte contre ltonchocercose srassemblent une fois par année. 2.3 Le Comité consultatif drExperts (CCf), dont les 12 membres sont des scientifiques de différentes disciplines d'une utilité directe Pour les opérations de 1rOCP, assure le contrôle technique du Progranrme et donne des cànseils techniques et scientifiques à son directeur lorsque nécessaire, ainsi qutau Comité conjoint du Prograrmre. Le CCE siège au moins une fois Par année. Le Groupe écologique (5 menbres), bien qutil soit autonome, constitue un sousgroupe du CCE par Itintermédiaire duquel il fait raPPort au CCP. 2.4 Les représentants des quatre institutions ParticiPant au Progranme de lutte contre ltonchocercose forment le Comité des agences parrainantes (Cep) dont 1es assises se tiennent quatre ou cinq fois Par an. I1 a pour tâche, entre auÈres fonctions, de préparer une documentation sur les problèmes qui se posent à l|OCP, drévaluer la capacité du Programne de les résoudre et de for- àuler à lrintention du CCP des recommandations susceptibles de lraider à pren- dre ses décisions. 2.5 Le directeur du Prograrmne est resPonsable de toutes les opérations eÈ chargé drélaborer les plans dracÈion et les progranmes de Èravail corresPon- dantÀ, de rendre compte des activités du Progranune, de produire le document§ur le budget du Programne, drentretenir en Permenence des rapports eÈ le dia- logue.r"" 1", gouvernments et les institutions intéressés, ainsi qutavec la coimunauté ""i".,tifique. Pour s'acquiÈÈer de ces tâches, le oCP I 84 .4a J directeur bénéficie au siège de 1'OCP, à Ouagadougou (Haute-Vo1ta), de 1,as- sistance de quatre unités techniques (luÈEe "n1ir""to.ie1le, évaluation épidé-riologique, souÈien au développement socio-économique et adminisÈration eÈ ''estion) placées chacune sous la direction d'un chef et dotées de personnel cr =rationnel-scientifique et de personnel des services généraux. La sur'"'eillance des vecteurs et les opêrations de lutte sont assurées en majeure Pari-,e par un réseau de six secteurs OCP et de 24 sous-secteurs, 1tévaluationépidérr,iologique étanÈ de son côté prise en charge par deux équipes mobiles stationnées à ouagadougou. En 1983, 56 postes de 1a catégorie professionnelle et 750 de 1a catégorie des services généraux étaienÈ attribués.., p.ogrrn*". 2.6 La structure gestionnelle retracée aux paragraphes ci-dessus (voirl torganigrarnme figurant à l tannexe 1) est resEbe essentiellement la mêmedepuis le début des opérations du Programme, sauf que 1es foncÈions du Comité conjoint du Progrannne étaient assumées avant 1980 par le Comiré conjoint deCoordination (CCC), dont les membres étaient les mêmes et qui siègeait sous laprésidence dtune personnalité indépendante tandis que cel1es du CCE étaient confiées au Comité consultatif scientifique et technique (ccsT) dont les membres étaient choisis sur un tableau consultacif stientifique, dissousdepuis lors. Un comité drorientaEion, créé par les chefs de secrétariat desquatre agences parrainantes, sroccupait des questions qui sonÈ maintenant du ressort du CAP. 3 Etendue eéo graph ique 3.1 La zone dans laquelle devaienÈ êÈre menées les opérations OCp a étédéfinie à lrorigine ( 1973) en fonction de deux facteurs, à savoir que 1e vecteur de 1a maladie, 1a simulie, pouvaiÈ se déplacer sur de grandesdisÈances, crest-à-dire 150 km ou plus (lton sait maintenant que crest nettement plus) eE que 1e Programme serait circonscrit à la lutùe contreltonchocercose de t)t?e savane. Ce derrrier facteur se fondait sur lrhypothèse :T" 1: "souche.!e tyne forestier" présumée de onchocerca volvulus, qui donnaiEIreuàdesmanifestationsmorbidesmoinsgra,es@ique(1ésions oculaires en parÈiculier) que 1a I'souche de savaner,, ne pouvait srimplanter endehor des zones boisées et y faire office dragent de Itonchocercose de type savane. Lron présupposait aussi que la "souche de savane, du parasiÈe nepouvait survivre dans des zones boisées. 3.2 A 1'origine, ItocP stappliquait, au Bénin, en côte d-rIvoire, au Ghana, en Haute-volta, au Mali, au Niger eE au Togo, à 640 000 km2 de savane souda- naise ou guinéenne. Ses limites coincidaient au nord eÈ au nord-est avec ceI-les de 1a répartition du vecteur de 1a maladie, au sud avec Itorée de la zoneboisée, à ltesE et à ltouest, pour lressentiel, avec des frontières naÈiona-ies. En étalant les opérations du Programme sur une région aussi vaste, il serait possible, espèrait-on, dtéliminer virEuellement les effets indésirablesgraves dtune réinvasion. 3.3 Dans échelonné de février 1975, annexe 2). E des s imul ies réussite des cette région, le lancemenE des opéraÈions du programme a été1a manière suivante : 1a phase r (géographique) a démarré en1a phase II en mars 1976 er 1a phase rrr en mars 1977 (voir n 1975 déjà, il s'est avéré que Ie problème de la réinvasion par infecËantes venues de 1'extérieur pourrait compromettre 1a opéraEions; crest pourquoi, pour freiner cette réinvasion a oCP I 84 .4a 4 imputable à des simulies provenant de gltes larvaires situés en dehors de 1a région, et aussi pour juguler, à Ia demande de Ia CôÈe drlvoire, certains fo-yers dtonchocercose grave, la limite méridionale du Programme a été redéfi- .,iç. De ce fait, les opérations comnencées en 1978-1979 fortaient sur liO 0OOkmz supplémentaires, situés dans le sud de 1a C6te drlvoire (voir phase géo-graphique IV sur la carte de lrannexe 2)r la superficie couverte par ltOCp at- teignant ainsi 764 OOO km2 au Èota1. 4 Lutte antivectorielle surveillance entomolosique et destruction des 1 arves 4.r Sauf dans le sud-ouest du pays où se trouve une espèce forestière (S. soubrense), les simulies de savane Simulium damnosum s. s . / s irbanum ) sont les seules espèces rencontrées en Haut e-Vol ta , ns a maJeure ;;,æ-e" Mali en-globée dans le Progranme, dans la moitié septentr ionnale du Ghana, au Niger etdans 1e nord du Bénin. Les espèces forestières, S. soubrense/sanctipauli vivent, de même que S. damnosum s.s. , dans les parties de 1a Haute-Volta et du ce dernier paÿs,Ma 1i qui confinent à Ia Côte drlvoire, dans lrensemble de dans le sud-est du Ghana eÈ dans Ie nord du Togo. I1 n'est pas possible de cepturées au Bénin etdéterminer, avec les moyens ordinaires, si Ies simulies au Togo dans Ia 1 I auÈre espèce. zoîe drextension appartiennent dans leur majorité à une ou 4-2 La région où les espèces de savane sont les seuls vecteurs de la maladie se caractérise aujourd'hui par un TApl et un pAT2 très bas, et même, en plusieurs points de capture, pâr une absence totale de sirnuliespendant un certain nombre drannées. Dans 1es autres parties de 1a région duPrograrrne, c'esÈ-à-dire dans les zones frontalières de 1 rouest et de 1 rest,dans certaines parties du sud de la Côte dtlvoire et du Ghana, et dans la zonedtextension vers le sud, les sirrulies sont présentes en nombre tel que les valeurs TAP et PAT dépassent souvent le niveau tolérable. 4.3 La concepÈion technique de 1a luËte contre llonchocercose reÈenue dansla région du Programme, telle qutelle a été déterminée par la Mission drÀssis-tance préparatoire et mise en oeuvre par oCP, se fonde sur la lutËe antivecto- rielle et sur Itinterruption ultérieure de la transmission de 1a maladie. La1uÈte se concrétise par 11épandage aérien drinsecticides destinés à tuer, dansles gltes larvaires situés sur des cours d'eau rapides ou larges, les simuliesqui en sont à leurs stades larvaires. La fréquence et Ia densité de l'épan-dage sonÈ déÈerrninées chaque semaine en fonction des constatations faites par1e système de surveillance entomologique. Ltépandage terrestre des larvicides n'a été pratiqué jusqurà présent que sur une échelle réduite. I fgC* annuel de piqtre: vrait s'i1 ièsÈàit- aslfEjour, 365 jours par an. nombre de piqûres sur la berge drun Le niveau tolérabIe 2 Potentiel annuel de transmission: nombre r de simulies que quelqutun rece- cours dreau pendant 1l heures par du TAP a été fixé à I 000. de larves infectantes ayant pu ci-dessus. Le niveau to1érab1eêtre transmises pardu PAT a été fixé à les simulies à le personne 100. I oCP / 84 .4a 5 .4 Comme les perspectives quanE à un traitemenÈ de masse effectif des cas liniques dronchocercose paraissaient assez bouchées à 1'époque où la Mission pport, e1le considérait quiune it être poursuivie pendant une des filaires O. volvulus adultes 4 c d tt e a I assistance préparatoire soumettait son ta lutEe intensivettl contre S. damnosum devra ingtaine drannées, car "laGEEiEé'îumulée bilité des espèces de savane S. damnosum s.s. sé de 6 -ou 7 fois en 1983. -IGE;-frensi(Teknar)3 qui a été irnmédiaEemenr détecLé a t de celle des dernières microfilaires produites par ces adultes se situe aux lenEours de 16 à 18 anst'2. 4.5 Le phénomène de réinvasion "exogène" par 1es simulies (provenant de lieux situés en dehors de 1a région du Programme) starticule selon un schéma relativemenÈ uniforme. Dans lrouest, 1a réinvasion commence graduelLement en avril et mai-juin (et se déplace en direction de lrest nord-est), alorsqu'e11e est plus tardive dans 1 lesÈ. Des deux côtés, e11e culmine enjuin-juillet pour ensuite disparaître au cours du rnois dtaoûÈ. 4.6 Cette réinvasion se produit tous les ans dans lrouesÈ de 1a partie du Mali incluse dans lractuelle région du Programme, dans 1e nord-ouesE de 1aCôte drlvoire et dans les parties septenÈrionales du Bénin et du Togo. Lrorigine des migrations se situe à ltouest en Guinée eE à lrest de la zone d'extension vers le sud, éventuellement aussi au Nigéria en direcEion du Bénin. Les simulies immigranÈes appartiennent toutes au groupe des espèces de savane (S. damnosum s.s./sirbanum), sauf au Togo où e1les sont accompagnées de t'espèce@.aGE-neréinfesEation(ay..'tsonorigineauieinde1a région du Progranrme) nta été relevée en 1983. 4.7 Sur 1e plan géographique, le problème de la résistance des simulies aux larvicides organo-phosphorés ne se pose que darls 1es rivières côtières du bassin âtlantique de 1a côte drrvoire, encore qutune réduction de 1a sensibilité des espèces de forêt (S. soubrense/sanctipauli) à ces produits se soit propagée dans le sud du Ghana où les cours dteau ntônt pas écé traiÈés. 4.8 Exception faite d'une zone assez netÈement délimitée, cetEe résistance srest manifestée uniquement che^z les espèces de forêE, ce qui a permis de con- tinuer à utiliser 1e téméphosl dans plus de 752 de 1a région du Programme. La zone en question se Èrouve dans le bassin inférieur du Bandama où la sensi- /sirbanum au téméphos avait bais- H-14 L1t t 1- f du Bac 1lus thuri I-ens1s Perml s de surmonÈer ceÈte culté. 4.9 Le remplacement du téméphos par le chlorphoxime dans 1a lutte contre les espèces de forêts résisEant à 1 rAbaEe s I est traduite par I t apparition d'une résistance croisée qui s'explique par le fait que ces composés appartiennent Eous deux au groupe dee larvicides organophosphorés. Le chlorphoxime stest cependant révé1é de nouveau efficace contre les larves des espèces de forêt après une saison pendant laque1le aucun traiÈement ntavait été effectué avec ce produit, mais la résisEance esE réapparue au bout deÈrois mois environ. La résistance au téméphos est, au contraire, rrps stable. 1 Rapport de la Mission dlAssistance préparatoire, page 47. 2 céméphos = Abate 3 T"k.,r.: une des formutations du Bt H-I4 oCP/84.4a 6- 4. 10 tés sistant aux m3leur débit ne dépasse pas 50inutitisable er doit être rempl acé Le Bacillus thurin ].ens 1spar des espèces r H-14 est utilisé sur les cours dreau infes- larvicides organophosphorés pour autanÈ que /s, limite au-de1à de laquelle il devienrpar le chlorphoxime. 4.11 Une mesure spécia1e a été prise en 1983 : lron srest efforcé de neu-Èreliser les réservoirs de sirnulies situés sur le cours inférieur du Bandama(en Côte drlvoire) en épandant pendant la saison sèche (de la douzième à lavingt-septième semaine) de fortes doses de Teknar pour enEraver t'lrexplosiondémographique, et empêcher les simulies de se dissdminer avant la saison despluies. cette expérience (ttopéraÈion nettola.ge") a eu des résultaÈs touÈ àfgit encourageants. E1le se justifiait diautant plus qu,une résisÈance àliAbate avait été décelée chez ies espèces de savane qui prédominaient le 1ongde cette partie du cours dreau. 4.I2 Les informations eÈ les données nécessaires pour diriger 1es opéra-tions dtépandage aérien et pour conÈrô1er la situation en *rIiè." de IutÈeantivectorielle sont fournies par 1e réseau de surveillance entomologique.Toute la région du Programne esÈ divisée en six secteurs, eux-mêmes subdivi- sés en vingt-quatre sous-secteurs. 4.13 Cette surveillance entooologique stexerce, y compris la zone drexten- sion vers le sud, sur quelque 24 000 km de cours-dieau. rI va de soi que lalongueur des cours dteau traiÈés à 1 raide de larvicides esÈ très variable selon qutil stagiÈ de 1a saison sèche ou de 1a saison des pluies (e11e se réduit à une centaine de kilomètres pendant cette dernière ) . Hui thélicoptères Hughes 500, un gros hélicoptère Be11 204 et deux avions procèdentà ces opérations pendant la saison des pluies. 4.L4 Dans 1a région du Progranune, les résultats des opérations aériennes sont conÈrôlés en 230 points de capture servant à calculer Ie TAp eÈ le pAT, auxquels i1 convient dtajouter 46 points situés dans 1a zone d'extension vers1e sud. Au cours de 1a saison des pluies , 286 gltes ont été visités chaque mois par des agents chargés de 1a surveillance entomologique qui vérifiaientlrabsence ou 1a présence de sÈades aquatiques du vecteur dans les cours dteautraités, capturaient des sirnulies lorsqurils en trouvaient et relevaienÈ 1es données fournies par les échelles de cruer le tout afin de pouvoir dégager les données nécessaires pour organiser Ies opérations aériennes. 4.L5 La lutte antivectorielle terrestre se pratique au Mali dans 1a régionde Bandiagara. Deux équipes OCP, aidées par des agents saniEaires de viliage spécialement formés à cet effet dans 1e cadre du Programme, se chargent régu- 1ièrement de 1a lutËe contre les simulies et procèdent chaque semaine à 1a recherche de larves. Tous 1es gltes larvaires |tactifstt sont traités manuelle- ment avec un larvicide. 5ocP I 84 .4a 7 Evaluation épidémiologique et lutte contre la maladie 5.1 Les données concernant lrincidence et 1a prévalence de l,onchocercose, ainsi que 1a charge parasitaire communautaire, "o.rt relevées lors drexamensdes populations qui se font à plusieurs reprises dans des villages désignés aupréalable et servant à 1a fois drindicateurs et à 1'évaluation. Ces examensconsistent en une évaluation soit simple (examens au microscope de préIève- menÈs cutanés, épreuves cliniques et cests visuels simples) soit détai11ée(avec, en plus, des examens ophÈalmologiques). En outre, pour être cergain dela longévité des vers femelles et de ses propriétés immunàlogiques, on incisepour les examiner des nodules et des vers adultes. 5:2 La répartition géographique globale de lronchocercose, par degrédrendémiciÈé dans la région du Progranme, jusEe avant 1e début aes opérations, a été caractérisée par de vastes zones dfhyperendémie (taux de prévalence supérieur à 602) qui se trouvaient entre la Volta rouge et la Volta blanche, au nord et au sud de la fronÈière entre le Ghana et la Haute-VolEa, le long duSissili eÈ de ses affluents au Ghana, dans les régions au nord-est de 1a CôÈedrlvoire qui bordent la Volta noire, et dans le centre et le nord de Ia CôÈedrlvoire, aux alentours du Bandama blanc et du Bou. Le niveau de prévalencebaissait graduellement à mesure que I ton se rapprochait des régions arides du nord de la Haute-Vo1ta. La I imite méridionale de I tonchocàrcose de t ype savane se confondaiÈ graduellement avec Ies foyers dtendémie de Itonchocercosede Eype foresÈier. Dans I tensemble, les constataÈions épidémiologiques onÈété dûment prises en compte dans la définition des zones visées par les activités OCP. La mission PAG a éva1ué la population de ltaire initiale duProgranme à 10 millionsl et estimé que ;"; cette populaÈion plus drun million était aÈteinte d'onchocercose avec environ l0O OO0 cas de 1ésions oculaires sévères, dont au moins 35 000 aveugles. 5.3 La répartition et la prévalence de la cécicé correspondenE d,assezprès aux niveaux drendémie de ltonchocercose. Dans les régionsdrhyperendémie,1e taux de cécité atteignait 42 ou plus; il oscillait entre 2Z et 4Z dans les zones de mésoendémie (Èaux d'infecÈion, 352 - 607" ) et entre0.57. et 2Z dans les zones d'hypoendémie (Èaux de prévalence inférieur à 352). 5.4 La section sÈatisÈique raÈtachée au siège de lrOCp (voir paragraphe6.1) a récenrmenÈ forgé la notion de charge mlcrofilarienne *oy"nn" dtune cohorÈe d'adultes (charge parasitaire communautaire) servanE d,iniicateur deI t intensité de 1 I infection dans un groupe de personnes. Cet indicateur esÈbien plus précis que 1e taux de prévalence lorsqutil sragit de déceler unedirninution du nombre de vers adulÈes dans une populacion iàais hyperendémiqueà laquelle des mesures de Iutte antivectorielle sont appliquées depuisquelques temps déjà. La différence de précision enÈre 1es deux indicaÈeurs est moins évidente dans les régions de mésoendémie et dthypoendémie. 5.5 La Eendance à 1a baisse marquée par 1a prévalence de lronchocercosedans la région du Programmer gui est maintenanÈ manifeste, sera de plus enplus perceptible au cours des cinq prochaines années. Même si les constatations épidémiologiques n'ont eu à ce jour que des incidences limitées sur les décisions prises quotidiennement au sujet de 1révolution des activitésde 1uÈte du Progrannne, i1 esÈ hors de doute qutelles finironÈ par jouer un rô1e de plus en plus important dans 1e processus de prise de décisions opéra-tionnelles. I L" population totale de lraire OCp dtaujourd,hui du sud de la CôÈe dtlvoire) est esrimée à 15 millions ( 1984 ) env iron. (y compris celle oCP / 84.4a 8 5.6 Quelque 75 villages (comptant chacun dans visités chaque année (60 Pour des examens simples détaillés ) . les 300 habitante) aont et 15 pour dea exaoena 5.7 Dans sa Lutte contre la maladie, le Progranme s porté Itessentiel de ses efforts sur la destruction des larves. I1 nrexiste Pas à ce jour de produit suffisanrment efficace et str pour quril soit possible de mettre en oeuvre une chimiothérapie sélective à grande éche1le. La diéthylcarbamazine-citrate (OEC-C) est ùn microfilaricide agissant à court terme et provoquant de fortes réactions du fait qutil tue les microfilaires. I1 ne convient donc pas plus pour un traitement de Dasae que la suramine, macrofilaricide ayant de graves effets secondaires inputables essentiellement à un niveau élevé de toxicité. 6 Analyse statistiqrle 6.1 Ltanalyse statistique des données opérationnelles, ainsi que le soutien statisiique fourni au titre de Ia planification et de lrexécution des diverses activitée de recherche, constiÈue un voleÈ importanÈ du contrô1e des activités de luÈte anÈisimulidienne et du progremle de recherche sur le terrain. Le biostatisticien de 1 rOCP joue ainsi un rôIe considérab1e en veillant à ce que les différentes propositions de recherche soient planifiées et mises en pratique de façon coordonnée, en fonction des besoins prioritaires du Prograrmre, et à ce que lranalyse des données concernent la recherche et les opérations, de même que les conclusions qui sten dégagent, soient disponibles aussitôt que possible. La tâche lui est facilitée par ltordinateur qui a êté récernment installé au siège de lrOCP. 7 Surve illance écologique 7.1 La surveillance de ltenvironnement hydrobiologique et le déPisÈege dréventuels effets indésirables des nouveaux larvicides ou de ceux qui sont déjà utilisés pour lutcer contre I tonchocercose sont du ressort, depuis quelques années, de trois des Pays participanÈs, à savoir 1e Ghana, la HauÈe-Volta et la C6te drlvoire, qui ont utilisé les services de IrORSTOM. Les Gouvernements du Bénin et du Togo, de leur côté, § ren chargent dans lesparties de la zone drextension vers le sud qui relèvent dreux. Chacun de ces pays I constitué se propre équipe préposée à la surveillance écologique dans les limites de Bon territoire. 7.2 Dans ce domaine, ITOCP se charge de la coordination et du premier dépistage des éventuels effets indésirables des nouveaux larvicides essayés. Le Progranme conclut également des contrats avec les établissements nationaux responsables de Ia collecte et de lranalyse des données hydrobiologiques. 8 Développene nt socio-économique 8.1 Les conséquences néfastes de 1 ronchocercose pour Ie développement socio-économique sont impliciternent évoquées dans 1'objectif global du programme défini per le Comité consultaÈif dtExperts (CCE). Le Prograrmne a donc accordé toute lrimportance voulue à 1a surveillance des mouvements de populations pouvant être inscrits à 1 tectif de I rocP, ainsi qutaux répercussions de ces trouvements sur les populations. Les Pays participants envoient régulièrement au siège de I tOCP, gui les souhet aux organes consÈitutifs du Prograrmne, des rePPorts sur leur développement socio-économique en mettant en exergue 1 révolution enregistrée dans les zones 1 ibérées de 1 | onchocercose. OCP I 84 .4a 9 8.2 Outre la réduction de la Èransmission de 1'onchocercose grâce à la luÈte antisirnulidienne, lrOCP a conÈribué au renforcement du développement socio-économique des populaÈions vivanÈ dans la région du Programme ent'Iibérant" des terres fertiles dont ltendémie onchocerquienne avait ernpêché le peuplement. 8.3 La plani fication et 1 texécution des progrâmmes de repeuplement des zones 1 ibérées de 1 I onchocercose étant, cela va de soi , une prérogative réservée aux Pays parÈicipants, ltUnité de développement socio-économique de IrOCP a orienté son rôle et ses activités vers 1a collecter ltanalyse et la diffusion drinformations sur les progrès accomplis en 1a matière dans la région du Programme, les études spéciales entreprises au profit des Pays parÈicipant au Progranune eË le soutien apporté aux gouvernements qui s'efforcent d'améliorer 1a situation économique et sociale des populations installées dans les régions infectées auParavant par ltonchocercose. 9 Forma t ion 9.1 En rnaÈière de formaÈion, lraccenE éÈait mis essenÈiellement au début du Programme sur 1a préparation des ressortissanÈs des Pays participants qui, en leur qualité de membres du personnel de 1 rOCP, devaienÈ essumer des responsabilités pratiques. Leur formaEion à Ia luÈÈe contre lronchocercose et dans des domaines connexes nten était pa6 pour autanÈ écarÈée. La tendance éEait au renforcement du soutien apporté par les pays au Programme et de leur capacité d'épauler en fin de compte Ie processus de dévolution et de prendre à leur charge des activités exercées auparavant par ltOCP. Des bourses en nombre limité ont éÈé accordées à des membres du personnel de 1 rOCP afin qu'i1s puissent étudier certaines techniques et procédures spéciales eÈ drun intérêt particuLier pour Ie Progranrtne eÈ se familiariser avec e1les. Cette formation a été de plus en plus dispensée au sein même de IIOCP ou dans des éÈablissemenÈs situés en Afrique ociidencale. C t esE seulemenÈ dans des domaines très spécialisés que des bourses sont octroyées pour des études faites en dehors de Ia région du Programme. Dans quelques cas, des boursiers de pays nfapparÈenanÈ pas à cette région ont été aùnis à titre de stagiaires eÈ affectés pendant des périodes plus ou moins longues à des activités du Programme qui les intéressaient plus particulièrement. 9.2 Le Progranune de formation de IrOCP sradressait à trois catégories de personnels de santé en rapport avec 1a santé des Pays participants (et dans quelques cas eu personhel du Progranrne), à savoir les professionnels(médecins, entomologistes, hydrobiologisÈes, économisÈes, etc.), les techniciens et les a&ninisÈrateurs. 9.3 Les bourses attribuées et 1a formation sur 1e tas 1'étaient en majeure partie dans 1e domaine de lrenÈornologie et de la luÈte antivectorielle. Des médecins et du personnel infirmier onE bénéficié drune formation du troisième cycle dans des disciplines celles que 1'ophtalmologie et 1a parasitologie. Le nombre des bourses a1louées depuis le débuÈ du Programme, classées par sujeÈ étudié et par pays d'origine des boursiers, est précisé au Èableau de lrannexe 3. oCP 184.4a -10- 10 Recherche 10.1 Dtemblée, lors du démarrage des programes ' il était entendu que seraient étudiés en permanence: l. I identification, le cycle de vie, la reproduction et la transmission de Onchocerca volvul la pathologie, 1e ; 1 I identificaÈion,diagnostic, Ie traitement et 1répi ama le cot1portement reproducteur, les schémas de déplacement et de repos, 1a capacité des vecteurs et la luÈte contre les diverses espèces de sinulies. En outre, à mesure que le Prograrme progressait, i1 était ePPuyé Par des recherches opérationnellee concernant des questions telles que 1e calendrier des traiÈements, les ÈransporÈs aériens et Èerrestres, l tamélioration du matériel dt épandage, 1a cepture des simulies eÈ lrorganisation de la survei l1ance entomologique . lO.2 Leô recherches faiÈes dans Ia région du Programme 1e sont en grande partie, evec ou sâns 1'assistance de conSultants, Per son personnel scientifique et opérationnel, mais i1 est également fait appel à des institutiôns et des laboraÈoires collaborateurs r situés dans 1a région ou ailleurs, qui étudient des problèmes particuliers en vertu de contrats conclus avec lrOCP. Le projet de chiniothérapie de ltonchocercoser en cours de réalisation en étroite collaboration avec TDRI et Irindustrie pharmaceutique, représenÈe un cas particulier. Une coopération féconde sresÈ également établie evec 1 | induetrie chimique dans 1a quête de nouveaux làrvicides et de formuletions anéliorées par rapport à celles qui sont actuellement utilisées. 11. AspecÈs aires et financiers du Proqrarune 11.1 Le financement du Programme de lutÈe contre Itonchocercose est assuré per les gouvernements dtun certain nombre de pays situés en dehors de 1a région du Programle, par des banques internationales de développement et Par ae! institutions spécialisées du système des Nations-Unies. loutes les contributions sont versées au fonds de ltonchocercose administré par Ia Banque mondiale. De leur côté,1es Pays participants prennent à leur charge L7. des prévisions budgétaires annuelles. LL.2 Le Comité conjoint du Prograrune est saisi chaque année Pour approbation drun plan dracÈion et drun budget en fonction desquels sont aiio,rés les crédics de lrannée suivante. Chaque triûestre, Ie directeur duprograme prélève sur le fonds les montents néceesaires pour les opérations. Les dépenses du Prograrnure sont soumises aux mêoes vérifications intérieures et extérieures dee comPtes que celles de I rOHS Èandis que 1e fonds de Ironchocercose e6t vérifié par le vérificateur externe de Ia Banque mondiale. 11.3 En 1973, la Mission drAssistance préparatoire estimait qu'i1 faudrait au prograrmne 120 millions de dollars répartis sur vingt ans <1974-L993), dont t4 miùions devraient être disponibles pour Ia première Phase financière(Lg74.Lg7g) après quoi, toujours selon 1es estimations, i1 faudrait tabler §ur 5r8 millions de dépenses par année entre 1980 et 1983 et 5,6 mitlions Par année de 1984 à f993. 1 prograrme spécial oMS/PNUD/BIRD de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales. oCP / 84 .4a11 - 12. Résumé des résultats et des réalisations 11'4 11 nrest Pas sans intérêt de comparer les estimations de la missionavec les dépenses réelles faites pendanr les lfrJGEres ,nrre"" duProgranrme. Alors qu" EÏGsior, les évaluait (au raux de 19g0 du dollar desEtats-unis) à 119,2 millions pour lg74-Lg83, eIles se sont éIevées en réa1itéà 134,7 mil1ions. Elles nront donc éÈé supérieures, pendant cette périodedécennale, que de 132 aux prévisions. 11.5 En 1974, 1e progranme n'étaiE financé- que par six pays donateursr pârle PNUD et par Ia Banque mondiale, alors qurii 1,est maintenant par 13 paysdonateurs, des banques de développement, des fondaÈions et des institutionsinternationales (les donateurs actuels (1984) sont énumérés à lrannexe 4). 11'6 Le budget approuvé pour 1984 se monte à 24 zo2 oo0 dollars au total.Ltannexe 5 en donne 1a ventiration par activité du programme. 12'I Ltévolution de la situation entomologique due aux activités ocp estimpressionnante. RapporÈée au taux annuel d-e 'piqûre (TAp) et au -potentielannuel de transmission (lAt1, e11e se caractéris" p"r une remarquable régres-sion de 1a densité de lronchocercose sur toute 1rétendue de la région primi-Èive du Progranrne, sauf dans 1es zones périphériques réenvahies pàr Simuliums.1. (1a situation en ce qui concerne 1e potàntiei annuel de transmi"ffipoints de capÈure, avant 1e début des activités du prograrnme et en 19g3, esEprésentée à lrannexe 6). 12'2 Les résu1taÈs des enquêtes ophtalmologiques longitudinales,échelonnées sur 7 à 8 années, notamment 1e très bas.rir""., "uq,r!I se situe1r invasion de I toeil par des microfilaires, sont rà pour confirmer 1adiminution de 1a Èransmission de 1a maladie. Parmi Ies paÈients aÈÈeinÈs demicrofilariose 70 Z ont été guéris ou ont vu leurs états s,amé1iorer, tandisque 15 z sont restés stationnaires et lo-30 z ont empiré. Dans la grandemajorité des cas atteints d'une kéraÈite poncÈuelle, 1", 1ésions ont guéri spontanément; deux Eiers des cas dans la phase précoce se sont stabilisés ouaméliorés tandis que 5 Z de ces malades sonE devènus aveugles cortrne c'était Iecas pour 7 7. des cas avec des lésions à un stade avancé. L2.3 Lrincidence de 1a maladie chez 1es enfanÈs nés depuis Ie début de laluEte conÈre ltonchocercose est un indicaÈeur particulièrement valable de laréussite épiaémiologique du Programme. Ainsi qutil ressorÈ de récentes enquê-tes' ces enfanÈs ne sont plus menacés par Itonchocercose dans 9OZ de la régionprirnitive du Programme. Lrévolution de 1a prévalence telle qurelle se présen-tait dans différents groupes dtâges avant 1e début de 1a luLÈe, puis en 19g3, est illustrée aux annexes 7 à 9. oCP / 84.4a -12- 12,4 L, emploi de I I indice de la charge parasitaire comrunautaire dans lranalyse staÈistique des données relatives à 1tévaluation épidéniologique e permis de Èracer, pour les populations de régions drhypoendénie, de mésoendémie ou dthyperendémie à ltorigine, des courbes de régression du niveau drinËensité de ltinfection au cours de laps de temps délimités. Presque toutes ces courbes sont convergentes en un point qui se situe à peu près 11 ans après lrinterruption de la Eransmission. On peut en déduire que la longévité mo)ienne du vers adulte est de I tordre de 11 ans, ce qui est corroboré Par les résultats obtenus en laboratoire au sujet de 1a mortaliÈé des macrofilaires. 12.5 Tant que l ionchocercose subsistera dans des zones dthlperend&ie, les membres de conrmunautés Èrès exposées seront menacés de cécité à un âge fort peu avancé (39 ans en moyenne), alors que ses victines se Èrouveraient norma- lement au faite de leur vie productive. Ces aveugles représentent un fardeau économique pour la communauté et voient leur espérance de vie raccourcie de 13 à 15 ans. Rien quten Haute-Volta, on évalue à 27 000 le nombre des personnes qui, grâce aux acÈivités du Progranme, ont Pu être préservées de la cécité. Annexe 1 Organigramme OCP DIRECTET'R DU PROGRÂMME BUDGET ET FIl.lANCES RECHERCHE APPLIQIJEE DEVELOPPE}GNT ECONot{IQUE EVALT'IATION EPIDEMIOLOGIQIJE ADUINIS1SATION ET GESTION LUTlE ANTI. VECTORIELLE EQUIPE t EQUIPE 2 OPERATIONS AERIENNESPERSONNEL EVALIIÀTION E l,rTor'0LoGrQlJE SERV ICES ADMINISTRATIFS FOURNITT'RES EQUIPE OPHTAL!,IOLOGIQIJE GESTION DES TRANSPORTS sEclEt RS srlsncrauns ZONE OIJEST - 3 - ll s/sucæms- 13 ZONEEST.3SECTEI'RS I GROUPE Annexe 2 Commencement des operations OCP r zones eeoeraphiquesDA \4- >-]_ tI I I I 'l I ô , I t maI I I I I Ê ot /ir -- a, a a t t a o Iimite de 1'aire acÈuelle (1984) du Programme liurite des phases geograPhiques II.t a aa t t t t a a a a a limite de 1a zone d'extension sud Annex 3 Annexe 3 DisÈribution of OCP Fellorvships by Sub i ects studied and by Fellows' Countries of Origin(cumulative until end of 1983 Ré rEit des bourses OCp classé ES et tudié eE(cumulaeive jusqu'a la fin de 1983) d'or des boursiersr r vers Èrt' rmat. univers (2-3 yrs .f aas) total (25) Tvpe of trainins Type de forma tion Entomology En E.omologie Hydrobiology Hydrobio- logie Parasi Eology Epidemiolo gv Paras iËo1. Ep idemiol. Oph Eha Imo I o sv Economics Oph talmologie O thers Divers Trqining of technicians Formation de techniciens (4-6 months 4-6 mois) BN7 ML 7 CT7 NG 3 GH1 SN 2 GB2 TN 2 GC5 TG14 HV8 UG 1 GH GC HV 1 2 I GCI HVI total (65) 59 4 I I Refresher training Recvclaee - senior staff - cadres total (14) technicians techniciens total (13) ML NR SL I I I SUl BN GC HV I 1 1 ML TG WH 1 2 I HV wt 1 2 4 7 3 BNl GH 4 MLI HV4 HV3 5 1 4 3 BN2 crl GH1 HV2 TGl GH2 GH2 HV2 BN GH TG I 2 1 BN CI GH l HVl 1ML1 2 SNl HVI 7 2 4 4 7 I God"r page 2) S ci ences econom. Annex 3 Annexe 3 lype of training de formaÈion 2 Entomology Hydrobio logv Hydrobio- logi e Paras i t.ology Epiderniology ParasiÈoI. Epidemiol. Oph cha lmologv Economlcs Sciences econom. Others Divers ?os tgradua Ce university trg. Iormation post- universitaire GC ML 2 1 NG TN I 1 BN2 HVl cI 1 GH1üH1 ccl cc1NGl BllGII NG I I 1 total (17) 5 . Total (134) 8o 4 L4 3 18 2 1o 7 3 5 BN: Benin GB: Guinée Bissau ML: Mali SN: Senegal TN: Tanzanie !m: ous/umo CI: Çôte. d'.Ivoire Ivory-Coast GC: Guinée (Conakry) Guinea NG: Niger SL: Sierra Leone TG: ïogo GH: Gtrana Haute Volta Upper VoIta Nigeria Soudan Sudan Ouganda Uganda HV: NR: SU: UG: Entomo logi e Oph talmologie Annex 4 Annexe 4 List of Donors to the Onchocerciasis Control Prograrme Liste des donateurs au Programme aelgiuy'selgique Canada France Germany, Federal Republic of/ltt"r*gne, Republique Federale d, ttaly/tratie .lapay'.lapon Kuwal/Koweit Netherlandy'fays-Bas ttomay/uorvége Saudt Arabia/erabie §aouêite Swi tzer land/s,ri. ". Untted Kingdom of Greai Britain and Northern trelany'Royaume-Uni de Grande-Brer,agne et. d'Irlande du Nord Untted states of ar"iioy'EtaEs-Unis d,Amerique African Developnent f"rrt/A.r,que africatne de DéveloppemenE Al Sabah Foundacton/Fondation A1 Sabah Organiaation of PeÈroleum Exporting Countries/Organisation des Pays ExporEateurs du pet,role unlted Nations Development programm"/erogr"rore deg Natlons unies pour 1e Développement Ttre tlorld Aanty'U Banque Mondiale tlorld Healch Organtzatioy'OrganisaÈion Mondiale de la Santé 1984 a Anntrxe 5 Ventilation du budset rac tivité du Programme 1984 - f ooo Développement économiqua § 304(t,3%) Recherche appliquéc, Survaillencc da l'cnvironncmcnt, Trailomcnt dcs donnécs et Formrtion § 2666 (11,0%l Chimiothérrpic $2sæ -./ (to,3il Burcru du Oinarur du Programmc $86s(3,6r) SoutiGn .dminiilrrtlf, Ouadougou t 1624(6,7%l Lieircn AFRO, Brazzrvillr 370(0311 Souticn rdministrrtif , GcrÈve $ 178(0,7%l Extcnsion ouêsl 31282 (5,3%) Evalurtion éprdémiologiquc 3 8so (3,s%t LuttG .ntivêctoriclle s13603 \(s6.2%) Réunions $260 0,1%) a Potentiels annuels de transmission 1. Avant le conunen cement des operations Annexe 6 O o-. O ro-r, O a-rt() o-:r Oo. ô I \ ô 'r/ I .l ox tl{_. ' II I I I I a , O 'rooO roo- l9s Q zoo- res Q coo-zss O.coo 2. 1982 1983 ,o .) I j ), e\ o Annexe 7 Prévalence de I 'onchocercose: O-4 ans Avant les rations I , , à_ I I I I 2. L983 I Prévrlcæ > O Q Prévatcu = 0 ô a Prévelenca croitsant? lU^.nf.ôr Dosnt c.r villttal\. F\ OP.év.l?ftê = 0c I t ) .tt_ I I a I It o a I I I I I I{'Jt- / I I I t- I q o rrO .(" ,o o \l o ô t I I I { ai \ I \ I( I o o -9 Prévalence de 1'onchocercose: 5-9 ans 1. Avant les operat.lons OCP Annexe 8 a Prévrl!ôcc > O O Prévrlcncc = 0 O Prévrlræ c.oisntG @ Pravalcncc dacrorsgnta O Prév.l?no = O I "::'(' ô Ia I I t I I I , I ,-*',t' .\ I I I t .l I 2. L983 I ô P t I I o ) o ,1 ,/t/l .ç i^ t o I o \J ( 'o :-) o- .t I1li ,-1 ë I I I o T 1 @' à, I I I I I I(I I I ,8 I I \ I I I Annexe 9 Prevalence de 1' ocercose: lO-14 ans 1. Avant les erations OCP ..\ t O Prévelcncc > 0 Q Prévalcncc = 0 ":P ô I\ t 'i  ) t I - -r'i . a aa r,tr\ a o Oa _a\ O I I r r'i L a 2. 1983 I a lrÉv.l.no cror.rnlc @ Pr&rleær dao?ortentc Q Prévelcncc = 0 ô ra I i I I t t Ç (! P _t t- o @\c '-do :: ( ,.i" ,to r-q.. €, (D o It \ ,( ( '<. o q \ o-o { I I I I I o I{ I I I I I '-.
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