WORLD HEALTH ORGANIZATION
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
COMITE REGIONAL Cinquante-sixième session Nouméa (Nouvelle-Calédonie) 19 - 23 septembre 2005 Point 15 de l’ordre du jour provisoire
WPR/RC56/11 14 juillet 2005 ORIGINAL : ANGLAIS
ELIMINATION DE LA ROUGEOLE Le Programme élargi de Vaccination (PEV) fournit une base solide et un indicateur fiable des services de santé publique complets. Dans la Région du Pacifique occidental, le PEV a largement contribué à contrôler les maladies. Cette Région a notamment été la deuxième à être certifiée indemne de poliomyélite, le 29 octobre 2000. Elle est également à la première à inclure le vaccin contre l’hépatite B dans chaque programme de vaccination national et la première à définir un objectif régional en termes de lutte contre l’hépatite B au moyen de la vaccination systématique des enfants. Pour consolider ces résultats et réaliser d’autres gains de santé potentiels grâce au renforcement du PEV, le Comité régional a pris la décision d'adopter des objectifs relatifs à l’élimination de la rougeole et à la lutte contre l’hépatite B lors de sa cinquante-quatrième session. 1Le groupe spécial sur l’élimination de la rougeole, créé suite à la recommandation formulée lors de la 14e réunion du Groupe consultatif technique dans la Région du Pacifique occidental, a proposé de définir 2012 comme date butoir pour l’élimination de la rougeole dans la Région. Le plan régional de lutte contre l’hépatite B publié en 2003 a fixé pour objectif un taux de séroprévalence de l’Ag HBs inférieur à 1 % chez les enfants de cinq ans nés après le début des programmes de vaccination, avec un objectif intermédiaire de 2 % pour les Etats et Territoires confrontés à des situations plus difficiles. Cependant, aucune date n’a été définie pour ces objectifs. En juin 2005, lors de sa 15e réunion, le Groupe consultatif technique a approuvé la recommandation du groupe spécial pour l’élimination de la rougeole au niveau régional d’ici 2012. Au cours de cette réunion, la même date butoir a été proposée pour la lutte contre l’hépatite B : réduction du taux de séroprévalence de l’Ag HBs, comme indicateur d’infection hépatique chronique, de son niveau actuel qui atteint 8-10 % à un taux inférieur à 2 % chez les enfants de cinq ans d’ici 2012, étape intermédiaire avant l’objectif final de la Région, à savoir moins de 1 %
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Résolution WPR/RC54.R3.
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REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
COMITE REGIONAL Cinquante-sixième session Nouméa (Nouvelle-Calédonie) 19 - 23 septembre 2005 Point 15 de l’ordre du jour provisoire
WPR/RC56/11 14 juillet 2005 ORIGINAL : ANGLAIS
ELIMINATION DE LA ROUGEOLE Le Programme élargi de Vaccination (PEV) fournit une base solide et un indicateur fiable des services de santé publique complets. Dans la Région du Pacifique occidental, le PEV a largement contribué à contrôler les maladies. Cette Région a notamment été la deuxième à être certifiée indemne de poliomyélite, le 29 octobre 2000. Elle est également à la première à inclure le vaccin contre l’hépatite B dans chaque programme de vaccination national et la première à définir un objectif régional en termes de lutte contre l’hépatite B au moyen de la vaccination systématique des enfants. Pour consolider ces résultats et réaliser d’autres gains de santé potentiels grâce au renforcement du PEV, le Comité régional a pris la décision d'adopter des objectifs relatifs à l’élimination de la rougeole et à la lutte contre l’hépatite B lors de sa cinquante-quatrième session. 1Le groupe spécial sur l’élimination de la rougeole, créé suite à la recommandation formulée lors de la 14e réunion du Groupe consultatif technique dans la Région du Pacifique occidental, a proposé de définir 2012 comme date butoir pour l’élimination de la rougeole dans la Région. Le plan régional de lutte contre l’hépatite B publié en 2003 a fixé pour objectif un taux de séroprévalence de l’Ag HBs inférieur à 1 % chez les enfants de cinq ans nés après le début des programmes de vaccination, avec un objectif intermédiaire de 2 % pour les Etats et Territoires confrontés à des situations plus difficiles. Cependant, aucune date n’a été définie pour ces objectifs. En juin 2005, lors de sa 15e réunion, le Groupe consultatif technique a approuvé la recommandation du groupe spécial pour l’élimination de la rougeole au niveau régional d’ici 2012. Au cours de cette réunion, la même date butoir a été proposée pour la lutte contre l’hépatite B : réduction du taux de séroprévalence de l’Ag HBs, comme indicateur d’infection hépatique chronique, de son niveau actuel qui atteint 8-10 % à un taux inférieur à 2 % chez les enfants de cinq ans d’ici 2012, étape intermédiaire avant l’objectif final de la Région, à savoir moins de 1 %
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Résolution WPR/RC54.R3.
WPR/RC56/ 11 page 2
Il est demandé au Comité régional d’entériner 2012 comme date butoir pour ce double objectif : l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B dans la Région.
WPR/RC56/ 11 page 2
Il est demandé au Comité régional d’entériner 2012 comme date butoir pour ce double objectif : l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B dans la Région.
WPR/RC56/11 page 3 1. SITUATION
Dans la Région du Pacifique occidental, la rougeole reste une des principales causes de morbidité et de mortalité évitables par la vaccination chez l’enfant, malgré une baisse de 95 % des décès par rapport aux chiffres de la période qui a précédé la vaccination. Dans la Région, 91 765 cas ont été signalés grâce au formulaire de déclaration commun OMS/UNICEF pour 2004, 99 % des cas rapportés provenant de huit pays . 2 Cependant, les données rapportées grâce aux Formulaires de déclaration communs sous -estiment largement le nombre de cas de rougeole en raison de la faiblesse des systèmes de surveillance, particulièrement dans les Etats et Territoires les plus touchés par l’impact de la maladie. Récemment, l’OMS a estimé qu’en 2002, le fardeau de la rougeole dans la Région du Pacifique occidental pouvait atteindre 6,7 millions de cas, parmi lesquels près de 30 000 décès. Les enfants qui payent le plus lourd tribut à la rougeole en termes d’incapacités et de décès, sont les enfants les plus pauvres et les plus défavorisés de la Région, qui, en règle générale, n’ont pas accès aux services de santé, et dont les cas font par conséquent l’objet d’une sous -notification. La Région supporte également un fardeau disproportionné en termes de morbidité et de mortalité dues à l’hépatite B, car si elle abrite seulement 28 % de la population mondiale totale, plus de la moitié des décès dus à l’hépatite B y surviennent. Avec près de 890 décès par jour ou 20 à 22 décès pour 100 000 habitants, la mortalité due à l’hépatite B est presque la même que celle due à la tuberculose. La vaccination universelle des enfants contre l’hépatite B est le moyen le plus efficace de lutter contre la maladie et fait déjà partie de presque tous les PEV nationaux. Seuls le Cambodge et les Philippines n’ont pas encore introduit la vaccination à l’échelle nationale. En 2004, 26 Etats et Territoires ont signalé avoir atteint ou ont atteint, selon les estimations, un taux de couverture vaccinale de 80 % pour l’administration de trois doses de vaccin contre l’hépatite B. 3 1.1 L’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, double objectif de la Région du Pacifique occidental : justification de la nécessité d’une date butoir La plupart des Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental sont caractérisés par des systèmes de vaccination performants, une similitude partagée avec la Région des Amériques qui a atteint son objectif d’élimination de la rougeol e en 2003 et avec la Région européenne et la Région de la Méditerranée orientale qui ont choisi 2010 comme date butoir pour l’élimination de la rougeole. Vingt-quatre des trente-sept Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental ont introduit deux doses de vaccin antirougeoleux dans leur calendrier de vaccination systématique. 2
Les huit pays concernés sont la Chine, le Japon, la Malaisie, les Philippines, la République démocratique populaire lao, la Papouasie-Nouvelle- Guinée, le Cambodge et le Viet Nam, par ordre du nombre de cas déclarés. 3 Les seuls pays ayant une couverture inférieure à 80 % sont : le Cambodge, la République démocratique populaire lao, les Iles Marshall, Nauru, les Philippines, la Papouasie-Nouvelle- Guinée, les Iles Salomon et Vanuatu.
WPR/RC56/11 page 3 1. SITUATION
Dans la Région du Pacifique occidental, la rougeole reste une des principales causes de morbidité et de mortalité évitables par la vaccination chez l’enfant, malgré une baisse de 95 % des décès par rapport aux chiffres de la période qui a précédé la vaccination. Dans la Région, 91 765 cas ont été signalés grâce au formulaire de déclaration commun OMS/UNICEF pour 2004, 99 % des cas rapportés provenant de huit pays . 2 Cependant, les données rapportées grâce aux Formulaires de déclaration communs sous -estiment largement le nombre de cas de rougeole en raison de la faiblesse des systèmes de surveillance, particulièrement dans les Etats et Territoires les plus touchés par l’impact de la maladie. Récemment, l’OMS a estimé qu’en 2002, le fardeau de la rougeole dans la Région du Pacifique occidental pouvait atteindre 6,7 millions de cas, parmi lesquels près de 30 000 décès. Les enfants qui payent le plus lourd tribut à la rougeole en termes d’incapacités et de décès, sont les enfants les plus pauvres et les plus défavorisés de la Région, qui, en règle générale, n’ont pas accès aux services de santé, et dont les cas font par conséquent l’objet d’une sous -notification. La Région supporte également un fardeau disproportionné en termes de morbidité et de mortalité dues à l’hépatite B, car si elle abrite seulement 28 % de la population mondiale totale, plus de la moitié des décès dus à l’hépatite B y surviennent. Avec près de 890 décès par jour ou 20 à 22 décès pour 100 000 habitants, la mortalité due à l’hépatite B est presque la même que celle due à la tuberculose. La vaccination universelle des enfants contre l’hépatite B est le moyen le plus efficace de lutter contre la maladie et fait déjà partie de presque tous les PEV nationaux. Seuls le Cambodge et les Philippines n’ont pas encore introduit la vaccination à l’échelle nationale. En 2004, 26 Etats et Territoires ont signalé avoir atteint ou ont atteint, selon les estimations, un taux de couverture vaccinale de 80 % pour l’administration de trois doses de vaccin contre l’hépatite B. 3 1.1 L’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, double objectif de la Région du Pacifique occidental : justification de la nécessité d’une date butoir La plupart des Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental sont caractérisés par des systèmes de vaccination performants, une similitude partagée avec la Région des Amériques qui a atteint son objectif d’élimination de la rougeol e en 2003 et avec la Région européenne et la Région de la Méditerranée orientale qui ont choisi 2010 comme date butoir pour l’élimination de la rougeole. Vingt-quatre des trente-sept Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental ont introduit deux doses de vaccin antirougeoleux dans leur calendrier de vaccination systématique. 2
Les huit pays concernés sont la Chine, le Japon, la Malaisie, les Philippines, la République démocratique populaire lao, la Papouasie-Nouvelle- Guinée, le Cambodge et le Viet Nam, par ordre du nombre de cas déclarés. 3 Les seuls pays ayant une couverture inférieure à 80 % sont : le Cambodge, la République démocratique populaire lao, les Iles Marshall, Nauru, les Philippines, la Papouasie-Nouvelle- Guinée, les Iles Salomon et Vanuatu.
WPR/RC56/ 11 page 4 Sur l’ensemble des districts de la Région, environ 84 % ont fait état d’une couverture vaccinale supérieure à 90 % pour la première dose de vaccin antirougeoleux. Plusieurs Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental, qui ont déjà réussi à interrompre la transmission indigène de la rougeole, restent sous la menace d’une flambée épidémique causée par l’importation possible d’un virus en provenance d’un pays voisin hautement endémique, 4 comme cela a été illustré par des flambées épidémiques en Mongolie (2000-2002) et aux Iles Marshall (2003). De plus, la prise de conscience et l’engagement politique relatifs à l’élimination de la rougeole restent très élevés en permanence grâce au récent succès de la lutte contre la poliomyélite, et sont évidents dans de nombreux pays qui mettent en place des objectifs d’élimination au niveau national (par exemple en Malaisie, aux Philippines et au Viet Nam). En 2003, lors de sa cinquante-quatrième session, le Comité régional a pris la décision d’adopter l’élimination de la rougeole comme objectif pour la Région et de définir une date butoir afin que cet objectif soit atteint le plus tôt possible. 5 Une situation semblable existe pour la lutte contre l’hépatite B au sein des Etats Membres. La conscience de la charge de morbidité de l’hépatite B reste élevée dans tous les Etats Membres. Tous les Etats et Territoires sont en mesure de fournir le vaccin contre l’hépatite B grâce au PEV national depuis plus de cinq ans, sauf cinq, qui ont mis en place ou développé la vaccination à l’échelle nationale après 2001. Vingt-deux Etats et Territoires ont fait état d’un taux de couverture vaccinale supérieur à 80 % avec trois doses de vaccin depuis plus de cinq ans, et 10 Etats et Territoires ont atteint un taux de séroprévalence de l’Ag HBs inférieur à 1 % chez les enfants nés après le début des programmes de vaccination. 6 Les excellentes ressources techniques et humaines mobilisées pendant le programme d’éradication de la poliomyélite sont toujours en place sous la forme de réseaux de surveillance et de laboratoires. Ces ressources peuvent désormais facilement être rattachées au programme d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B, avec un coût marginal minime. De plus, le fait de reprendre ce programme maintenant permettra de conserver l’élan obtenu par les programmes de routine pendant tout le programme d’éradication de la poliomyélite, avec une visibilité et une prise de conscience améliorées. Ainsi, grâce à des efforts échelonnés plus concentrés dans les Etats et
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Australie, Brunéi Darussalam, Hong Kong (Chine), Mongolie, Malaisie, Nouvelle- Zélande, République de Corée, Singapour et 15 Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Seuls cinq Etats et Territoires insulaires du Pacifique n’ont pas régulièrement fait état d’un taux de 80 % au cours des cinq dernières années : Kiribati, Nauru, les Iles Marshall, les Iles Salomon et Vanuatu. Op. cit. Réf 1. Les pays ayant un taux de séroprévalence inférieur à 1 % sont : l’Australie, le Japon, Macao (Chine), la Nouvelle- Zélande, Singapour et cinq Etats et Territoires insulaires du Pacifique (les Samoa américaines, les Fidji, la Polynésie française, les États fédérés de Micronésie et Wallis et Futuna). De plus, sur la base des données disponibles en terme de couverture vaccinale, il est prévu que le Brunéi Darussalam, la Malaisie, la Nouvelle- Calédonie et la République de Corée atteignent un taux inférieur à 1 %.
WPR/RC56/ 11 page 4 Sur l’ensemble des districts de la Région, environ 84 % ont fait état d’une couverture vaccinale supérieure à 90 % pour la première dose de vaccin antirougeoleux. Plusieurs Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental, qui ont déjà réussi à interrompre la transmission indigène de la rougeole, restent sous la menace d’une flambée épidémique causée par l’importation possible d’un virus en provenance d’un pays voisin hautement endémique, 4 comme cela a été illustré par des flambées épidémiques en Mongolie (2000-2002) et aux Iles Marshall (2003). De plus, la prise de conscience et l’engagement politique relatifs à l’élimination de la rougeole restent très élevés en permanence grâce au récent succès de la lutte contre la poliomyélite, et sont évidents dans de nombreux pays qui mettent en place des objectifs d’élimination au niveau national (par exemple en Malaisie, aux Philippines et au Viet Nam). En 2003, lors de sa cinquante-quatrième session, le Comité régional a pris la décision d’adopter l’élimination de la rougeole comme objectif pour la Région et de définir une date butoir afin que cet objectif soit atteint le plus tôt possible. 5 Une situation semblable existe pour la lutte contre l’hépatite B au sein des Etats Membres. La conscience de la charge de morbidité de l’hépatite B reste élevée dans tous les Etats Membres. Tous les Etats et Territoires sont en mesure de fournir le vaccin contre l’hépatite B grâce au PEV national depuis plus de cinq ans, sauf cinq, qui ont mis en place ou développé la vaccination à l’échelle nationale après 2001. Vingt-deux Etats et Territoires ont fait état d’un taux de couverture vaccinale supérieur à 80 % avec trois doses de vaccin depuis plus de cinq ans, et 10 Etats et Territoires ont atteint un taux de séroprévalence de l’Ag HBs inférieur à 1 % chez les enfants nés après le début des programmes de vaccination. 6 Les excellentes ressources techniques et humaines mobilisées pendant le programme d’éradication de la poliomyélite sont toujours en place sous la forme de réseaux de surveillance et de laboratoires. Ces ressources peuvent désormais facilement être rattachées au programme d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B, avec un coût marginal minime. De plus, le fait de reprendre ce programme maintenant permettra de conserver l’élan obtenu par les programmes de routine pendant tout le programme d’éradication de la poliomyélite, avec une visibilité et une prise de conscience améliorées. Ainsi, grâce à des efforts échelonnés plus concentrés dans les Etats et
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Australie, Brunéi Darussalam, Hong Kong (Chine), Mongolie, Malaisie, Nouvelle- Zélande, République de Corée, Singapour et 15 Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Seuls cinq Etats et Territoires insulaires du Pacifique n’ont pas régulièrement fait état d’un taux de 80 % au cours des cinq dernières années : Kiribati, Nauru, les Iles Marshall, les Iles Salomon et Vanuatu. Op. cit. Réf 1. Les pays ayant un taux de séroprévalence inférieur à 1 % sont : l’Australie, le Japon, Macao (Chine), la Nouvelle- Zélande, Singapour et cinq Etats et Territoires insulaires du Pacifique (les Samoa américaines, les Fidji, la Polynésie française, les États fédérés de Micronésie et Wallis et Futuna). De plus, sur la base des données disponibles en terme de couverture vaccinale, il est prévu que le Brunéi Darussalam, la Malaisie, la Nouvelle- Calédonie et la République de Corée atteignent un taux inférieur à 1 %.
WPR/RC56/11 page 5 Territoires confrontés à un plus lourd fardeau de la maladie, les objectifs d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B dans la Région pourront ainsi être atteints. Une telle approche apporterait d’immenses avantages pour ces deux catégories de Etats et Territoires - ceux qui ont atteint leurs objectifs d’élimination de la rougeole ou qui n’en sont pas loin (grâce à la réduction de la probabilité de flambées épidémiques causées par l’importation du virus) et les Etats et Territoires confrontés à un lourd fardeau de la maladie dû à la rougeole. C’est pourquoi, pour les pays de la Région du Pacifique occidental, c’est le moment opportun pour accélérer l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B et pour définir une date butoir à laquelle ces objectifs devront être atteints. 1.1 Vers l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, double objectif de la Région La Cinquante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA56.20 qui prévoit de réduire de moitié d’ici 2005, par rapport à 1999, le nombre de décès dus à la rougeole, conformément à l’objectif fixé lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants (2002). La cinquante-quatrième session du Comité régional du Pacifique occidental, encouragée par le fait que la Région soit certifiée indemne de poliomyélite ainsi que par le résultat de la Région des Amériqu es qui a atteint son objectif d’élimination de la rougeole et par la décision de la Région européenne et de la Région de la Méditerranée orientale de se fixer comme objectif l’élimination de la rougeole dans ces Régions d’ici 2010, a proposé d’adopter l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B comme deux initiatives phares, deux piliers, destinés à renforcer les Programmes élargis de vaccination dans la Région du Pacifique occidental. Suite à l’adoption de la résolution WPR/RC54.R3, lors de sa 14e réunion, le groupe consultatif technique sur le Programme élargi de vaccination et l’éradication de la poliomyélite dans la Région du Pacifique occidental a approuvé l’idée de l’élimination de la rougeole dans la Région et a proposé une date réaliste située entre 2010 et 2015 pour atteindre cet objectif. Le groupe consultatif technique a également recommandé la création d’un groupe spécial pour examiner les données existantes et évaluer les progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre la rougeole, sur une base pays par pays, afin de proposer une date butoir plus précise pour permettre de renforcer et de concentrer les efforts sur l’élimination de la rougeole dans la Région. Un groupe spécial a été créé en conséquence et s’est réuni en juillet 2004, réunion au cours de laquelle il a été recommandé de fixer la date butoir pour l’élimination de la rougeole dans la Région à 2012. En ce qui concerne l’hépatite B, le plan de lutte contre cette maladie dans la Région publié en 2003 avait pour objectif un taux de séroprévalence de l’Ag HBs inférieur à 1 % chez les enfants de cinq ans nés après le début des programmes de vaccination, l’objectif intermédiaire étant de 2 % pour
WPR/RC56/11 page 5 Territoires confrontés à un plus lourd fardeau de la maladie, les objectifs d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B dans la Région pourront ainsi être atteints. Une telle approche apporterait d’immenses avantages pour ces deux catégories de Etats et Territoires - ceux qui ont atteint leurs objectifs d’élimination de la rougeole ou qui n’en sont pas loin (grâce à la réduction de la probabilité de flambées épidémiques causées par l’importation du virus) et les Etats et Territoires confrontés à un lourd fardeau de la maladie dû à la rougeole. C’est pourquoi, pour les pays de la Région du Pacifique occidental, c’est le moment opportun pour accélérer l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B et pour définir une date butoir à laquelle ces objectifs devront être atteints. 1.1 Vers l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B, double objectif de la Région La Cinquante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA56.20 qui prévoit de réduire de moitié d’ici 2005, par rapport à 1999, le nombre de décès dus à la rougeole, conformément à l’objectif fixé lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants (2002). La cinquante-quatrième session du Comité régional du Pacifique occidental, encouragée par le fait que la Région soit certifiée indemne de poliomyélite ainsi que par le résultat de la Région des Amériqu es qui a atteint son objectif d’élimination de la rougeole et par la décision de la Région européenne et de la Région de la Méditerranée orientale de se fixer comme objectif l’élimination de la rougeole dans ces Régions d’ici 2010, a proposé d’adopter l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B comme deux initiatives phares, deux piliers, destinés à renforcer les Programmes élargis de vaccination dans la Région du Pacifique occidental. Suite à l’adoption de la résolution WPR/RC54.R3, lors de sa 14e réunion, le groupe consultatif technique sur le Programme élargi de vaccination et l’éradication de la poliomyélite dans la Région du Pacifique occidental a approuvé l’idée de l’élimination de la rougeole dans la Région et a proposé une date réaliste située entre 2010 et 2015 pour atteindre cet objectif. Le groupe consultatif technique a également recommandé la création d’un groupe spécial pour examiner les données existantes et évaluer les progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre la rougeole, sur une base pays par pays, afin de proposer une date butoir plus précise pour permettre de renforcer et de concentrer les efforts sur l’élimination de la rougeole dans la Région. Un groupe spécial a été créé en conséquence et s’est réuni en juillet 2004, réunion au cours de laquelle il a été recommandé de fixer la date butoir pour l’élimination de la rougeole dans la Région à 2012. En ce qui concerne l’hépatite B, le plan de lutte contre cette maladie dans la Région publié en 2003 avait pour objectif un taux de séroprévalence de l’Ag HBs inférieur à 1 % chez les enfants de cinq ans nés après le début des programmes de vaccination, l’objectif intermédiaire étant de 2 % pour
WPR/RC56/ 11 page 6 les pays confrontés à des situations plus difficiles. Cependant, aucune date n’avait été définie pour ces objectifs. En juin 2005, lors de sa 15 e réunion, le groupe consultatif technique a examiné les progrès réalisés en termes d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B et a recommandé de fixer le double objectif de l’élimination de la rougeole et de la lutte contre l’hépatite B pour 2012 dans la Région. 7 Le Groupe consultatif technique a également admis que l’élimination de la rougeole dans tous les pays de la Région d’ici cette date était un véritable défi, surtout en Chine où l’élimination de la rougeole était susceptible de nécessiter plus de temps et d’efforts dans certaines provinces.
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Comme défini, en atteignant d’abord un taux de séroprévalence intermédiaire inférieur à 2 %, puis le taux final inférieur à 1 % parmi les enfants de cinq ans nés après le début du programme de vaccination.
WPR/RC56/ 11 page 6 les pays confrontés à des situations plus difficiles. Cependant, aucune date n’avait été définie pour ces objectifs. En juin 2005, lors de sa 15 e réunion, le groupe consultatif technique a examiné les progrès réalisés en termes d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B et a recommandé de fixer le double objectif de l’élimination de la rougeole et de la lutte contre l’hépatite B pour 2012 dans la Région. 7 Le Groupe consultatif technique a également admis que l’élimination de la rougeole dans tous les pays de la Région d’ici cette date était un véritable défi, surtout en Chine où l’élimination de la rougeole était susceptible de nécessiter plus de temps et d’efforts dans certaines provinces.
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Comme défini, en atteignant d’abord un taux de séroprévalence intermédiaire inférieur à 2 %, puis le taux final inférieur à 1 % parmi les enfants de cinq ans nés après le début du programme de vaccination.
WPR/RC56/11 page 7 2. ENJEUX
2.1 Le besoin d’une meilleure visibilité Le fait de définir une date butoir pour l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B dans la Région fournira un objectif précis et facilitera la focalisation des efforts et l’engagement politique de la part des partenaires nationaux et internationaux. L’échéance prévue permettra de mobiliser les bailleurs de fonds qui pourront ainsi investir dans un objectif dont le délai est clairement défini. Pour résumer, la date butoir fera coïncider stratégies et ressources pour atteindre ce double objectif dans un délai défini. 2.2 Enjeux opérationnels Les efforts nécessaires pour atteindre le double objectif d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B sont concentrés sur le renforcement des programmes de vaccination systématique pour permettre à tous les Etats et Territoires d’atteindre et de conserver une i mmunité appropriée de la population afin de protéger les enfants contre la rougeole et l’hépatite B. 2.2.1 Élimination de la rougeole dans la Région Une stratégie de vaccination à trois doses est recommandée pour la rougeole. Le principe de base consiste à fournir deux doses de vaccin antirougeoleux grâce à des activités de vaccination supplémentaires ou grâce à des efforts particuliers dans le cadre des programmes de vaccination systématique afin de protéger les populations les plus difficiles à atteindre, non seulement les enfants qui n’ont pas fait de séroconversion après la première injection (échec de la première vaccination), mais aussi et surtout les enfants qui n’ont jamais reçu le vaccin antirougeoleux lorsqu’ils auraient dû être traités dans le cadre d’un programme de vaccination systématique. Pour interrompre rapidement la transmission de la rougeole, une unique campagne de vaccination au niveau national, qui cible les enfants de neuf mois à 14 ans, appelée « campagne de rattrapage », est recommandée. 8 Après cette campagne, l’interruption de la transmission du virus de la rougeole persiste grâce au maintien d’un haut niveau d’immunité de la population par la vaccination systématique des enfants concernés ou par une « campagne de maintien » et grâce à des activités de vaccination supplémentaires périodiques tous les trois ou quatre ans (campagne de suivi) qui visent les enfants âgés de 1 an à 4 ans, indépendamment de leur statut vaccinal.
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La plupart des pays endémiques (Cambodge, Philippines, République de Corée et Viet Nam) ont déjà mis en place de telles « campagnes de rattrapage ».
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2.1 Le besoin d’une meilleure visibilité Le fait de définir une date butoir pour l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B dans la Région fournira un objectif précis et facilitera la focalisation des efforts et l’engagement politique de la part des partenaires nationaux et internationaux. L’échéance prévue permettra de mobiliser les bailleurs de fonds qui pourront ainsi investir dans un objectif dont le délai est clairement défini. Pour résumer, la date butoir fera coïncider stratégies et ressources pour atteindre ce double objectif dans un délai défini. 2.2 Enjeux opérationnels Les efforts nécessaires pour atteindre le double objectif d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B sont concentrés sur le renforcement des programmes de vaccination systématique pour permettre à tous les Etats et Territoires d’atteindre et de conserver une i mmunité appropriée de la population afin de protéger les enfants contre la rougeole et l’hépatite B. 2.2.1 Élimination de la rougeole dans la Région Une stratégie de vaccination à trois doses est recommandée pour la rougeole. Le principe de base consiste à fournir deux doses de vaccin antirougeoleux grâce à des activités de vaccination supplémentaires ou grâce à des efforts particuliers dans le cadre des programmes de vaccination systématique afin de protéger les populations les plus difficiles à atteindre, non seulement les enfants qui n’ont pas fait de séroconversion après la première injection (échec de la première vaccination), mais aussi et surtout les enfants qui n’ont jamais reçu le vaccin antirougeoleux lorsqu’ils auraient dû être traités dans le cadre d’un programme de vaccination systématique. Pour interrompre rapidement la transmission de la rougeole, une unique campagne de vaccination au niveau national, qui cible les enfants de neuf mois à 14 ans, appelée « campagne de rattrapage », est recommandée. 8 Après cette campagne, l’interruption de la transmission du virus de la rougeole persiste grâce au maintien d’un haut niveau d’immunité de la population par la vaccination systématique des enfants concernés ou par une « campagne de maintien » et grâce à des activités de vaccination supplémentaires périodiques tous les trois ou quatre ans (campagne de suivi) qui visent les enfants âgés de 1 an à 4 ans, indépendamment de leur statut vaccinal.
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La plupart des pays endémiques (Cambodge, Philippines, République de Corée et Viet Nam) ont déjà mis en place de telles « campagnes de rattrapage ».
WPR/RC56/ 11 page 8 Un système de surveillance performant, basé sur les cas, est nécessaire pour identifier et confirmer les cas et contrôler les progrès réalisés au cours de la phase d’élimination. Au fur et à mesure que les pays s’approchent du but de l’élimination, il est important que chaque cas suspect de rougeole soit rapporté et inclus dans la base de données du pays concerné. De plus, cette surveillance basée sur l’identification des cas permet également d’analyser l’épidémiologie de la rougeole et ainsi de mieux orienter les efforts en vue de l’élimination. Dans la Région du Pacifique occidental, 11 Etats et Territoires asiatiques ainsi que la majorité des pays insulaires du Pacifique ont déjà mis en place cette surveillance basée sur l’identification des cas pour la rougeole. Les infrastructures créées pour la surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) peuvent également être utilisées pour la surveillance de la rougeole, sans qu’il soit nécessaire de créer des structures supplémentaires. Il est également évident que le soutien des laboratoires pour la surveillance est un élément indispensable du programme. Des efforts sont en cours pour s’assurer que tous les Etats et Territoires de la Région soient desservis par des laboratoires de la rougeole fiables, qui satisfont aux critères de l’OMS pour l’accréditation. Là encore, des efforts sont effectués pour développer le réseau de laboratoires créé dans le cadre de la surveillance de la poliomyélite, et renforcer son intégration en fonction des besoins des laboratoires pour d’autres programmes, plus spécialement pour l’encéphalite japonaise, problème spécifique à la Région. 2.2.2 Hépatite B Il y a trois enjeux majeurs pour la lutte contre l’hépatite B grâce à la vaccination systématique des enfants : (1) augmenter le nombre d’enfants âgés de moins d’un an qui reçoivent trois dos es de vaccin contre l’hépatite B ; (2) injecter la première dose de vaccin dans les 24 heures qui suivent la naissance ; et (3) contrôler les progrès réalisés en termes de lutte contre l’hépatite B. Alors que l’augmentation du nombre d’enfants qui reçoivent trois doses de vaccin contre l’hépatite B dépend du renforcement général des programmes de vaccination systématique, l’injection de la première dose dans les 24 heures qui suivent la naissance afin d’éviter la transmission périnatale constitue un véritable défi car le vaccin peut être administré dans différentes circonstances par des agents de santé différents et l’approche actuelle des « sessions ou journées de vaccination » peut ne pas être respectée. 9 Le défi est encore plus grand dans les Etats et Territoires qui présentent un taux important de naissances à domicile, sans l’assistance d’un agent de santé qualifié. 10 Même si c’est un véritable défi, c’est là une excellente occasion de relier les soins de santé maternelle et le PEV, et les retombées sur l’accès aux soins de maternité qualifiés, qui fait partie des objectifs du millénaire pour le développement, peuvent être très positives. 9 10 9 Les naissances surviennent 24 heures sur 24, 7 jours sur sept. Par exemple, le taux de naissances qui surviennent en dehors des établissements de santé est de 66 % au Cambodge, 79 % en République démocratique populaire lao et 47 % aux Philippines.
WPR/RC56/ 11 page 8 Un système de surveillance performant, basé sur les cas, est nécessaire pour identifier et confirmer les cas et contrôler les progrès réalisés au cours de la phase d’élimination. Au fur et à mesure que les pays s’approchent du but de l’élimination, il est important que chaque cas suspect de rougeole soit rapporté et inclus dans la base de données du pays concerné. De plus, cette surveillance basée sur l’identification des cas permet également d’analyser l’épidémiologie de la rougeole et ainsi de mieux orienter les efforts en vue de l’élimination. Dans la Région du Pacifique occidental, 11 Etats et Territoires asiatiques ainsi que la majorité des pays insulaires du Pacifique ont déjà mis en place cette surveillance basée sur l’identification des cas pour la rougeole. Les infrastructures créées pour la surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) peuvent également être utilisées pour la surveillance de la rougeole, sans qu’il soit nécessaire de créer des structures supplémentaires. Il est également évident que le soutien des laboratoires pour la surveillance est un élément indispensable du programme. Des efforts sont en cours pour s’assurer que tous les Etats et Territoires de la Région soient desservis par des laboratoires de la rougeole fiables, qui satisfont aux critères de l’OMS pour l’accréditation. Là encore, des efforts sont effectués pour développer le réseau de laboratoires créé dans le cadre de la surveillance de la poliomyélite, et renforcer son intégration en fonction des besoins des laboratoires pour d’autres programmes, plus spécialement pour l’encéphalite japonaise, problème spécifique à la Région. 2.2.2 Hépatite B Il y a trois enjeux majeurs pour la lutte contre l’hépatite B grâce à la vaccination systématique des enfants : (1) augmenter le nombre d’enfants âgés de moins d’un an qui reçoivent trois dos es de vaccin contre l’hépatite B ; (2) injecter la première dose de vaccin dans les 24 heures qui suivent la naissance ; et (3) contrôler les progrès réalisés en termes de lutte contre l’hépatite B. Alors que l’augmentation du nombre d’enfants qui reçoivent trois doses de vaccin contre l’hépatite B dépend du renforcement général des programmes de vaccination systématique, l’injection de la première dose dans les 24 heures qui suivent la naissance afin d’éviter la transmission périnatale constitue un véritable défi car le vaccin peut être administré dans différentes circonstances par des agents de santé différents et l’approche actuelle des « sessions ou journées de vaccination » peut ne pas être respectée. 9 Le défi est encore plus grand dans les Etats et Territoires qui présentent un taux important de naissances à domicile, sans l’assistance d’un agent de santé qualifié. 10 Même si c’est un véritable défi, c’est là une excellente occasion de relier les soins de santé maternelle et le PEV, et les retombées sur l’accès aux soins de maternité qualifiés, qui fait partie des objectifs du millénaire pour le développement, peuvent être très positives. 9 10 9 Les naissances surviennent 24 heures sur 24, 7 jours sur sept. Par exemple, le taux de naissances qui surviennent en dehors des établissements de santé est de 66 % au Cambodge, 79 % en République démocratique populaire lao et 47 % aux Philippines.
WPR/RC56/11 page 9 En raison du délai d’incubation entre la contamination et la manifestation de la maladie, la surveillance épidémiologique des maladies du foie aiguës ou chroniques n’est pas très utile pour contrôler l’effet immédiat du programme de vaccination. Des données précises et fiables quant à la couverture vaccinale, sur l’injection des trois doses et la première injection dans le s 24 heures suivant la naissance, sont des indicateurs de programme très importants. Ces données relatives à la couverture vaccinale peuvent être utilisées indirectement pour évaluer l’impact sur la maladie en essayant de prévoir le taux d’infection si l’efficacité du vaccin n’a pas été compromise par des facteurs de programme tels que la congélation du vaccin. Le plan régional recommande de valider la prévalence de l’Ag HBs à partir des données de la couverture vaccinale avec au minimum une enquête de séroprévalence importante et représentative au niveau national. Dans la mesure du possible, ces enquêtes devront être effectuées dans le cadre d’autres enquêtes nationales. 2.3 Rapport coût/efficacité et enjeux financiers Même s’il existe un large consensus pour dire que l’élimination de la rougeole est faisable du point de vue opérationnel, technique et des programmes, les Etats et Territoires ont besoin d’être convaincus qu’ils font le bon choix en donnant la priorité à leurs problèmes de santé publique. Cependant, même s’il est établi que le programme présente un très bon rapport coût/efficacité, un engagement politique et un financement durable de haut niveau sont nécessaires. De nombreux Etats et Territoires, essentiellement ceux qui disposent de ressources extrêmement limitées et qui souffrent des fardeaux de la maladie les plus élevés, dépendent du soutien extérieur pour les vaccins et pour faire face au jour le jour aux coûts opérationnels du programme de vaccination systématique. Dans ce contexte, l’ajout d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux au programme de vaccination systématique, la mise en place d’activités de vaccination supplémentaires ou la mise en oeuvre d’efforts particuliers dans le cadre du programme de vaccination systématique afin de protéger les populations difficiles à atteindre, nécessiteront non seulement un engagement politique de la part des gouvernements nationaux mais également un engagement de financement substantiel de la part des partenaires bailleurs de fonds . Garantir la sécurité des vaccins et le financement des efforts particuliers, afin d’augmenter la couverture vaccinale pour la dose injectée dans les 24 heures qui suivent la naissance, est également un enjeu important pour l’hépatite B. De nombreux pays tels que le C ambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont introduit ou développé le vaccin au niveau national avec l’aide de l’Alliance Globale pour les Vaccins et la Vaccination. Les Philippines ne sont pas encore en mesure de mobiliser les ressources locales et internationales pour obtenir le vaccin et satisfaire tous les besoins. De plus, les efforts déployés en vue d’améliorer la couverture vaccinale pour la dose injectée à la naissance peuvent impliquer des ressources supplémentair es pour la formation, pour garantir la sécurité d’une autre formulation du vaccin etc.
WPR/RC56/11 page 9 En raison du délai d’incubation entre la contamination et la manifestation de la maladie, la surveillance épidémiologique des maladies du foie aiguës ou chroniques n’est pas très utile pour contrôler l’effet immédiat du programme de vaccination. Des données précises et fiables quant à la couverture vaccinale, sur l’injection des trois doses et la première injection dans le s 24 heures suivant la naissance, sont des indicateurs de programme très importants. Ces données relatives à la couverture vaccinale peuvent être utilisées indirectement pour évaluer l’impact sur la maladie en essayant de prévoir le taux d’infection si l’efficacité du vaccin n’a pas été compromise par des facteurs de programme tels que la congélation du vaccin. Le plan régional recommande de valider la prévalence de l’Ag HBs à partir des données de la couverture vaccinale avec au minimum une enquête de séroprévalence importante et représentative au niveau national. Dans la mesure du possible, ces enquêtes devront être effectuées dans le cadre d’autres enquêtes nationales. 2.3 Rapport coût/efficacité et enjeux financiers Même s’il existe un large consensus pour dire que l’élimination de la rougeole est faisable du point de vue opérationnel, technique et des programmes, les Etats et Territoires ont besoin d’être convaincus qu’ils font le bon choix en donnant la priorité à leurs problèmes de santé publique. Cependant, même s’il est établi que le programme présente un très bon rapport coût/efficacité, un engagement politique et un financement durable de haut niveau sont nécessaires. De nombreux Etats et Territoires, essentiellement ceux qui disposent de ressources extrêmement limitées et qui souffrent des fardeaux de la maladie les plus élevés, dépendent du soutien extérieur pour les vaccins et pour faire face au jour le jour aux coûts opérationnels du programme de vaccination systématique. Dans ce contexte, l’ajout d’une deuxième dose de vaccin antirougeoleux au programme de vaccination systématique, la mise en place d’activités de vaccination supplémentaires ou la mise en oeuvre d’efforts particuliers dans le cadre du programme de vaccination systématique afin de protéger les populations difficiles à atteindre, nécessiteront non seulement un engagement politique de la part des gouvernements nationaux mais également un engagement de financement substantiel de la part des partenaires bailleurs de fonds . Garantir la sécurité des vaccins et le financement des efforts particuliers, afin d’augmenter la couverture vaccinale pour la dose injectée dans les 24 heures qui suivent la naissance, est également un enjeu important pour l’hépatite B. De nombreux pays tels que le C ambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont introduit ou développé le vaccin au niveau national avec l’aide de l’Alliance Globale pour les Vaccins et la Vaccination. Les Philippines ne sont pas encore en mesure de mobiliser les ressources locales et internationales pour obtenir le vaccin et satisfaire tous les besoins. De plus, les efforts déployés en vue d’améliorer la couverture vaccinale pour la dose injectée à la naissance peuvent impliquer des ressources supplémentair es pour la formation, pour garantir la sécurité d’une autre formulation du vaccin etc.
WPR/RC56/ 11 page 10 Définir une date butoir pour l’objectif d’élimination dans la Région permettra d’apporter plus de visibilité et renforcera le soutien des bailleurs de fonds pour le programme. Le PEV est en train de développer un partenariat Asie-Pacifique pour la vaccination et l’élimination de la rougeole. Le soutien financier des pays les moins avancés de la Région, dans lesquels le manque de ressources signifie qu’une part importante de la population, généralement dans les tranches les plus défavorisées, ne bénéficie pas des services de santé ordinaires, ni des services de vaccination, est également un aspect important du problème.
3. MESURES PROPOSÉES
Il est demandé au Comité régional d’approuver la date butoir de 2012 pour le double objectif d’élimination de la rougeole dans la région et de réduction de la séroprévalence de l’Ag HBs à moins de 2 % chez les enfants de cinq ans. Les actions suivantes, à réaliser par les Etats Membres, sont proposées pour examen par le Comité régional : (1) établir ou renforcer un programme national d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B, dans le cadre d’un plan complet pour le PEV sur plusieurs années, afin de permettre la réalisation du double objectif d’ici 2012 ; (2) contrôler régulièrement la mise en œuvre des activités dans le cadre des plans d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B ; et (3) informer régulièrement le Comité régional des progrès réalisés en termes d’élimination de la rougeole et de lutte de l’hépatite B.
WPR/RC56/ 11 page 10 Définir une date butoir pour l’objectif d’élimination dans la Région permettra d’apporter plus de visibilité et renforcera le soutien des bailleurs de fonds pour le programme. Le PEV est en train de développer un partenariat Asie-Pacifique pour la vaccination et l’élimination de la rougeole. Le soutien financier des pays les moins avancés de la Région, dans lesquels le manque de ressources signifie qu’une part importante de la population, généralement dans les tranches les plus défavorisées, ne bénéficie pas des services de santé ordinaires, ni des services de vaccination, est également un aspect important du problème.
3. MESURES PROPOSÉES
Il est demandé au Comité régional d’approuver la date butoir de 2012 pour le double objectif d’élimination de la rougeole dans la région et de réduction de la séroprévalence de l’Ag HBs à moins de 2 % chez les enfants de cinq ans. Les actions suivantes, à réaliser par les Etats Membres, sont proposées pour examen par le Comité régional : (1) établir ou renforcer un programme national d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B, dans le cadre d’un plan complet pour le PEV sur plusieurs années, afin de permettre la réalisation du double objectif d’ici 2012 ; (2) contrôler régulièrement la mise en œuvre des activités dans le cadre des plans d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B ; et (3) informer régulièrement le Comité régional des progrès réalisés en termes d’élimination de la rougeole et de lutte de l’hépatite B.