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Armenia, Maldives, Sri Lanka and Kyrgyzstan certified malaria-free – Arménie, Maldives, Sri Lanka et Kirghizistan certifies exempts de paludisme

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Armenia, Maldives, Sri Lanka and Kyrgyzstan certified malaria-free Certification of malaria elimination is the official recognition by WHO of a country’s malaria-free status. WHO grants certification when a country has proven, beyond reasonable doubt, that (i) local transmission of all human malaria parasites has been interrupted throughout the country, resulting in zero indigenous cases for at least the past 3 consecutive years; (ii) a fully functional surveillance and response system that can prevent re-establishment of indigenous transmission is in place. After meeting these criteria, a country can submit an official request for certification to WHO. The certification of malaria elimination is managed by the WHO Global Malaria Programme. The 2017 WHO Framework for Malaria Elimination1 updates the original certification procedures published by WHO in 2014.2 Between 1955 and 2010, 32 countries and territories were certified and entered in the WHO official register of area where malaria elimination has been achieved. This report provides information on 4 countries that have received official recognition by WHO of their malaria-free status since 2011.

Arménie, Maldives, Sri Lanka et Kirghizistan certifiés exempts de paludisme La certification de l’élimination du paludisme désigne la reconnaissance officielle par l’OMS qu’un pays est exempt de paludisme. L’OMS octroie cette certification quand un pays a prouvé, au-delà de tout doute raisonnable, que (i) la transmission locale de tous les parasites du paludisme humain a été interrompue dans tout le pays; pour ce faire, le pays doit avoir rapporté zéro cas autochtone au cours des 3 dernières années au moins et (ii) qu’un système de surveillance et de riposte pleinement fonctionnel permettant de prévenir la réapparition d’une transmission est en place. Une fois que ces critères sont remplis, un pays peut déposer une demande officielle de certification auprès de l’OMS. La certification de  l’élimination du paludisme est gérée par le Programme mondial de lutte antipaludique de  l’OMS. Le cadre de l’OMS pour l’élimination du paludisme 20171 met à jour les procédures de certification initialement publiées par l’OMS en 2014.2 Entre 1955 et 2010, 32 pays et territoires ont été certifiés et ajoutés au registre officiel de l’OMS des zones où l’élimination du paludisme a été atteinte. Le présent rapport fournit des informations sur 4 pays qui ont été officiellement reconnus par l’OMS comme étant exempts de paludisme depuis 2011.

Armenia Armenia (population 2.87 million in 2011)3 used to be endemic for Plasmodium vivax, P. falciparum and P. malariae, with seasonal malaria transmission beginning in May– June and lasting throughout October. Anopheles maculipennis is the principal malaria vector, although An. sacharovi and An. claviger are also implicated in transmission.4

Arménie L’Arménie (2,87 millions d’habitants en 2011)3 était auparavant un pays d’endémie de paludisme à Plasmodium vivax, P. falciparum et P. malariae, avec une transmission saisonnière qui débutait en mai-juin et se prolongeait jusqu’en octobre. Anopheles maculipennis était le principal vecteur en cause, même si An. sacharovi et An. claviger étaient également impliqués dans la transmission.4 1

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A framework for malaria elimination. World Health Organization, Geneva, 2017. Available at: http://www.who.int/malaria/ publications/atoz/9789241511988/en/, accessed September 2017. See No. 29, 2014, pp. 321–325. World Population Aspects 2017. Available at: https://esa. un.org/unpd/wpp/Download/Standard/Population/, accessed September 2017. Regional strategy: from malaria control to elimination in the WHO European Region, 2006−2015. WHO Regional Office for Europe, Copenhagen, 2006.

A framework for malaria elimination. Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/ malaria/publications/atoz/9789241511988/en/, consulté en septembre 2017. Voir No 29, 2014, pp. 321-325. World Population Aspects 2017. Disponible à l’adresse: https://esa. un.org/unpd/wpp/Download/Standard/Population/, consulté en septembre 2017. Regional strategy: from malaria control to elimination in the WHO European Region, 2006−2015. Bureau régional OMS de l’Europe, Copenhague, 2006. 573

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Armenia has a long history of malaria control efforts. P. malariae was eliminated in 1949 and P. falciparum in 1953.5 Transmission of P. vivax continued until 1963. From 1963 to 1969, only 13 malaria cases were registered, of which 5 were P. vivax (all indigenous) and 8  were P. malariae (7 blood transfusion related cases and 1 imported case).6 Armenia maintained a malariafree status for nearly 30 years with comprehensive activities undertaken to prevent and control the disease. However, this status was jeopardized after the dissolution of the former Soviet Union in 1991 by the worsening economic situation, mass population migration and the deterioration of health services. These circumstances, combined with shortages of essential medicines, equipment and insecticides, contributed to a resurgence of local transmission. In 1994, the first indigenous case was registered since 1969,7 and in 1996, 149 of 347 malaria cases were reported as indigenous. The number of cases continued to rise with 841  cases (567 indigenous cases) in 1997, and peaking at 1156 cases in 1998. All malaria cases since 1994 have been of the P. vivax species. Although 30/81 districts recorded malaria cases in 1998, 89% of the indigenous cases were detected in the Masis district of the Ararat valley, an area bordering Turkey.4 To contain this outbreak, malaria surveillance was improved to detect all suspected cases in a timely manner; malaria transmission foci and larval breeding sites were managed and health education was conducted.8 In 1999, when 616 cases were reported, a turning point occurred and the number of cases began to decline as a result of control interventions. In 2005, Armenia reported the last 3 indigenous cases of P. vivax.9 The same year, the country signed the Tashkent Declaration10 together with other malaria-endemic countries in the WHO European Region, signalling the country’s commitment to eliminating malaria and maintaining its malaria-free status. Final certification of malaria elimination was granted to Armenia by WHO in October 2011 after intensive external evaluations including field assessments.

Les activités de lutte antipaludique existent depuis longtemps en Arménie. P. malariae a été éliminé en 1949 et P. falciparum en 1953.5 La transmission de P. vivax s’est poursuivie jusqu’en 1963. De 1963 à 1969, seuls 13 cas de paludisme ont été enregistrés, dont 5 étaient dus à P. vivax (tous autochtones) et 8 à P. malariae (7 cas liés à des transfusions sanguines et 1 cas importé).6 L’Arménie est restée exempte de paludisme pendant près de 30 ans grâce aux activités de prévention et de lutte contre cette maladie. Toutefois, cette situation a été remise en  cause après la dissolution de l’Union soviétique en 1991 en raison de la détérioration de la situation économique, de la migration massive de la population et de la dégradation des services de santé. Ces circonstances, combinées aux pénuries de médicaments essentiels, d’équipement et d’insecticides, a contribué à la résurgence d’une transmission locale. Le premier cas autochtone depuis 1969 a été enregistré en 1994,7 et en 1996, 149 des 347 cas de paludisme ont été notifiés comme étant autochtones. Le nombre de cas a continué d’augmenter avec 841 cas (567 cas autochtones) en 1997, et a atteint un pic de 1156 cas en 1998. Tous les cas de paludisme depuis 1994 étaient dus à l’espèce P. vivax. Bien que 30/81 districts aient enregistré des cas de paludisme en 1998, 89% des cas autochtones ont été détectés dans le district de Masis, dans la vallée de l’Ararat, une zone frontalière avec la Turquie.4 Pour endiguer cette flambée épidémique, la surveillance du paludisme a été renforcée afin de détecter tous les cas suspects en temps utile; les foyers de transmission du paludisme et les gîtes larvaires ont été maîtrisés et des activités d’éducation sanitaire ont été menées.8 En 1999, 616 cas ont été notifiés; cette année a été un tournant dans la flambée épidémique et le nombre de cas a commencé à diminuer grâce aux interventions de lutte qui ont été menées. En 2005, l’Arménie a rapporté les 3 derniers cas autochtones de paludisme à P. vivax.9 Cette même année, le pays – ainsi que d’autres pays d’endémie du paludisme de la Région OMS de l’Europe – a signé la Déclaration de Tashkent,10 signifiant l’engagement du pays à éliminer le paludisme et à maintenir son statut de pays exempt de paludisme. La certification définitive de l’élimination du paludisme a été octroyée à l’Arménie par l’OMS en octobre 2011 après des évaluations externes rigoureuses y compris sur le terrain.

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Pirumov Kh.N. Scientific basis of malaria eradication in Armenia. Materials of the special session dedicated to the 30th anniversary of the activities of the Republican Scientific Society of Epidemiologists, Microbiologists and Infectious diseases specialists of the Armenian SSR (1939–1969). Yerevan, 1969, pp. 224–232. Chubkova A.I., Pirumov K.N., Sarkisyan M.A., Manukyan L.V., Hovsepyan L.A. Malaria prophylactic in USSR. Konf. Lenkoran, 1973, pp. 33–38. Davidiants V, Mannrikian M, Sayadian G, Parunakian A, Davtian B. Epidemic malaria transmission – Armenia, 1997. Morbid Mortal Wkly Rep. 1998;47:526–528.

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Pirumov Kh.N. Scientific basis of malaria eradication in Armenia. Materials of the special session dedicated to the 30th anniversary of the activities of the Republican Scientific Society of Epidemiologists, Microbiologists and Infectious diseases specialists of the Armenian SSR (1939– 1969). Yerevan, 1969, pp. 224-232. Chubkova A.I., Pirumov K.N., Sarkisyan M.A., Manukyan L.V., Hovsepyan L.A. Malaria prophylactic in USSR. Konf. Lenkoran, 1973, pp. 33-38. Davidiants V, Mannrikian M, Sayadian G, Parunakian A, Davtian B. Epidemic malaria transmission – Armenia, 1997. Morbid Mortal Wkly Rep. 1998;47:526–528. Grigorian G, Solkhomonian L. Armenia: implementation of national program of malaria control. Med Parazitol (Mosk). 2001;(1):21–24. Report of the WHO meeting on progress achieved with malaria elimination in the WHO European Region, Ashgabat (Turkmenistan), 30 octobre – 1er novembre 2007, Bureau régional OMS de l’Europe, 2007. Disponible à l’adresse: http://www.euro.who.int/en/health-topics/communicable-diseases/vector-borne-and-parasitic-diseases/publications/pre-2009/who-meeting-onprogress-achieved-with-malaria-elimination-in-the-who-european-region-turkmenistan,-november-2007, consulté en septembre 2017. Déclaration de Tashkent, «de la lutte contre le paludisme à son élimination» dans la Région OMS de l’Europe. Disponible à l’adresse: http://www.euro.who.int/en/health-topics/communicable-diseases/vector-borne-and-parasitic-diseases/publications/pre-2009/tashkent-declaration-the-move-from-malaria-control-to-elimination, consulté en septembre 2017. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 39, 29 SEPTEMBER 2017

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Grigorian G, Solkhomonian L. Armenia: implementation of national program of malaria control. Med Parazitol (Mosk). 2001;(1):21–24. Report of the WHO meeting on progress achieved with malaria elimination in the WHO European Region, Ashgabat, Turkmenistan, 30 Oct – 01 Nov 2007, WHO Regional office for Europe, 2007. Available at: http://www.euro.who.int/en/healthtopics/communicable-diseases/vector-borne-and-parasitic-diseases/publications/ pre-2009/who-meeting-on-progress-achieved-with-malaria-elimination-in-thewho-european-region-turkmenistan,-november-2007, accessed September 2017. Tashkent Declaration «The move from malaria control to elimination» in the WHO European Region. Available at: http://www.euro.who.int/en/health-topics/communicable-diseases/vector-borne-and-parasitic-diseases/publications/pre-2009/ tashkent-declaration-the-move-from-malaria-control-to-elimination, accessed September 2017.

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Maldives Maldives, (population 407 66011 in 2014, living in 198  islands covering 90 000 square km) used to be endemic for P. falciparum, P. vivax and P. malariae, with perennial transmission. The 2 principal malaria vectors were An. tesselatus and An. subpictus.12 The history of malaria transmission dates to the prehistoric era: the disease was known as “Maldives fever” by travellers to the country due to the high level of transmission. In 1944, the first survey conducted to assess the malaria situation found 50% of children to have enlarged spleens.13 A comprehensive malariometric survey carried out in 1965 found P. vivax (64%) to be the predominant Plasmodium species, followed by P. falciparum (23%), P. malariae (9%) and mixed infections (4%).14 The national malaria prevalence was 25%, with the highest proportion reported from the northern atolls (52% in Noonu atoll).15 From 1966 to 1968, the interventions deployed by the national malaria control programme included indoor residual spraying (IRS) using dichlorodiphenyltrichloroethane (DDT), and mass drug administration with chloroquine and primaquine, along with larviciding and health education. Epidemiological investigations were conducted for confirmed cases. Since 1969, the national programme has focused on atolls receptive to transmission and high-risk populations. The last indigenous case testing positive for P. falciparum was recorded in June 1975 on Ha atoll. Some 9 years later, Maldives registered the last indigenous P. vivax case on Baa atoll.

Maldives Les Maldives (407 660 habitants11 en 2014, vivant sur 198 îles totalisant 90 000 km2) était autrefois un pays d’endémie de paludisme à P. falciparum, P. vivax et P. malariae, avec une transmission persistante. Les 2 principaux vecteurs du paludisme étaient An. tesselatus et An. subpictus.12 La transmission du paludisme dans les Maldives remonte à l’ère préhistorique: la maladie était connue sous le nom de «fièvre des Maldives» par les voyageurs qui se rendaient dans le pays, en raison de l’intensité de sa transmission. En 1944, la première enquête menée pour évaluer la situation du paludisme dans le pays a révélé que 50% des enfants présentaient une hypertrophie de la rate.13 Une enquête paludométrique exhaustive conduite en 1965 a montré que P. vivax (64%) constituait l’espèce prédominante de Plasmodium, suivie par P. falciparum (23%), P. malariae (9%) et des infections mixtes (4%).14 La prévalence du paludisme à l’échelle nationale s’élevait à 25%, la plus forte proportion de cas se trouvant dans les atolls du nord (52% dans l’atoll de Noonu).15 De 1966 à 1968, les interventions menées par le programme national de lutte antipaludique comprenaient la pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations (IRS) utilisant du dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) et l’administration massive de chloroquine et de primaquine, ainsi que l’application de larvicides et l’éducation sanitaire. Des investigations épidémiologiques étaient menées pour les cas confirmés. Depuis 1969, le programme national concentre ses interventions sur les atolls réceptifs à la transmission et les populations à haut risque. Le dernier cas autochtone positif à P. falciparum a été enregistré en juin 1975 dans l’atoll de Ha. Neuf ans plus tard, les Maldives recensaient le dernier cas autochtone de paludisme à P. vivax dans l’atoll de Baa. Pour maintenir leur statut de pays exempt de paludisme, les Maldives ont continué leurs activités de surveillance épidémiologique et entomologique. Les dernières identifications d’An. subpictus et An. tesselatus remontent à 1984 et 1991, respectivement. L’absence durable de transmission du paludisme dans le pays et les efforts continus déployés pour pérenniser l’élimination du paludisme ont conduit l’OMS à reconnaître officiellement les Maldives comme un pays exempt de paludisme en décembre 2015.

To sustain its malaria-free status, Maldives has continued epidemiological and entomological surveillance. The last positive identifications of An. subpictus and An. tesselatus were recorded in 1984 and 1991, respectively. Given the long-standing absence of malaria transmission in the country and the ongoing efforts to maintain its malaria-free status, WHO officially acknowledged Maldives as malaria-free in December 2015.

Sri Lanka The island of Sri Lanka (population 21 million in 2015)16 used to be endemic for P. vivax and P. falciparum, with a few P. malariae infections reported several decades 11

Sri Lanka L’île de Sri Lanka (21 millions d’habitants en 2015)16 était un pays d’endémie de paludisme à P. vivax et P. falciparum, avec quelques infections à P. malariae rapportées il y a plusieurs 11

[Note that the population includes expatriate workers.] National Bureau of statistics of Maldives. Population and Housing Census 2014, Ministry of Finance and Treasury Male’, Republic of Maldives (2015). Malaria-Free Maldives. World Health Organization, Geneva, 2016. Available at: http://www.searo.who.int/maldives/documents/malaria-elimination-booklet. pdf?ua=1&ua=1, accessed September 2017. Shaheem, I. (2011). Malaria Control to Malaria Eradication, Community Support and participation an excellent example (Maldives). Ramoo, H. (1967). Assignment report on public health administration project, Maldives, July–November 1965 and April–December 1966. Schepens, J. (1981). Assignment Report on Malaria Control, Maldives, October 1974–July1980. Regional office for SEAR. Department of Census and Statistics – Government of Sri Lanka. Statistical Data Sheet 2016 [ONLINE]. Available at: http://www.statistics.gov.lk/ DataSheet/2016DataSheetEnglish.pdf, accessed September 2017.

[Il est à noter que les travailleurs expatriés sont compris dans le nombre d’habitants.] Bureau national des statistiques des Maldives. Recensement général de la population et l’habitat de 2014, Ministère des Finances et Trésor, République des Maldives (2015).

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Malaria-Free Maldives. Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2016. Disponible à l’adresse: http://www.searo.who.int/maldives/documents/malaria-elimination-booklet.pdf?ua=1&ua=1, consulté en septembre 2017. Shaheem, I. (2011). Malaria Control to Malaria Eradication, Community Support and participation an excellent example (Maldives). Ramoo, H. (1967). Assignment report on public health administration project, Maldives, juilletnovembre 1965 et avril-décembre 1966. Schepens, J. (1981). Assignment Report on Malaria Control, Maldives, octobre 1974-juillet 1980. Bureau régional de l’Asie du Sud-Est (SEARO). Department of Census and Statistics – Government of Sri Lanka. Statistical Data Sheet 2016 [EN LIGNE]. Disponible à l’adresse: http://www.statistics.gov.lk/DataSheet/2016DataSheetEnglish. pdf, consulté en septembre 2017.

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ago. The principal vector was An. culicifacies sibling species E. Sri Lanka has a long and turbulent history of malaria transmission. The largest recorded epidemic of malaria in Sri Lanka occurred between 1934 and 1935, with an estimated 1.5 million cases and 80 000 deaths (1.5% of the estimated population). As a result of extensive control activities, including IRS with DDT initiated in 1947, the number of malaria cases declined substantially, and a malaria eradication programme was initiated in 1958. The eradication goal was nearly achieved in 1963 when only 17 cases were reported. However, factors such as reduced surveillance, persistent undetected malaria transmission, extensive internal population movements and reallocation of funds away from the malaria programme resulted in a resurgence of the disease and a countrywide epidemic in 1967.17 More than 1.5 million people contracted malaria between 1967 and 1970. Increased malaria transmission in the 1980s was possibly related to new vector breeding sites and increased human migration resulting from newly constructed dams.18 After the occurrence of a further epidemic in the late 1990s, incidence of malaria steadily declined following the implementation of a vigorous plan to control and eliminate the disease.

décennies. Les principaux vecteurs étaient les moustiques du complexe An. culicifacies appartenant à l’espèce E. L’histoire de la transmission du paludisme au Sri Lanka est longue et tumultueuse. La plus vaste épidémie de paludisme enregistrée dans le pays s’est produite entre 1934 et 1935, avec un nombre de cas estimé à 1,5 million et un nombre de décès à 80 000 (1,5% de la population estimée). Grâce à des activités de lutte à grande échelle, notamment la pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations utilisant du DDT qui a débuté en 1947, le nombre de cas de paludisme a considérablement diminué; un programme d’éradication du paludisme a débuté en 1958. L’objectif d’éradication était quasiment atteint en 1963 avec seulement 17  cas rapportés. Toutefois, des facteurs comme une baisse de la surveillance, une transmission persistante du paludisme non détectée, des mouvements importants de population à l’intérieur du pays et le changement d’affectation des fonds dont bénéficiait le programme antipaludique ont donné lieu à une résurgence de la maladie et à une épidémie d’ampleur nationale en 1967.17 Plus de 1,5 million de personnes ont contracté le paludisme entre 1967 et 1970. L’augmentation de la transmission du paludisme dans les années 1980 est vraisemblablement liée à de nouveaux gîtes larvaires de vecteurs et à une augmentation de la migration humaine suite à la construction de barrages.18 Après une autre épidémie survenue à la fin des années 1990, l’incidence du paludisme a régulièrement diminué après la mise en œuvre d’un plan radical de lutte antipaludique visant à éliminer cette maladie. Depuis l’an 2000, la plupart des cas de paludisme ont été rapportés dans les 8 districts touchés par une guerre civile qui a duré près de 3 décennies (1981-2009). Entre 2008 et 2011, la majorité des cas autochtones était des militaires. Des services de traitement et de prévention du paludisme ont été maintenus tout au long du conflit, souvent avec la collaboration d’organisations des Nations Unies, d’organisations non gouvernementales et de l’armée. Des dispensaires mobiles ont été mis en place pour la détection active des cas de paludisme, et ont également permis d’accroître l’accès au diagnostic et au traitement. L’utilisation de ces dispensaires mobiles, associée à une riposte rapide face aux cas confirmés, a été essentielle pour réduire la charge du paludisme dans le pays. En octobre 2012, le Sri Lanka a rapporté les 2 derniers cas autochtones de paludisme: l’un à P. falciparum, l’autre à P. vivax. Même si le Sri Lanka a réussi à interrompre la transmission du paludisme autochtone, le pays poursuit ses activités de surveillance et de suivi afin de prévenir la réapparition d’une transmission du paludisme. Après avoir maintenu pendant 4  ans zéro cas autochtone, et après des évaluations externes rigoureuses y compris sur le terrain, le Sri Lanka a été certifié par l’OMS comme pays exempt de paludisme en septembre 2016.

Since 2000, most malaria infections have been reported from the 8 districts affected by civil conflict, which lasted for nearly 3 decades (1981–2009). The majority of indigenous cases occurred among military personnel from 2008 to 2011. Malaria curative and prevention services were maintained throughout the conflict period, often in collaboration with United Nations organizations, nongovernmental organizations and the military. Mobile malaria clinics were set up for active case detection but also served to increase access to diagnosis and treatment. The use of mobile clinics, together with rapid response to the confirmed cases, was pivotal in reducing the malaria burden. In October 2012, Sri Lanka reported the last 2 indigenous cases: one P. falciparum and one P. vivax. Despite having successfully interrupted indigenous malaria transmission, Sri Lanka continues to sustain monitoring and surveillance to prevent the re-establishment of malaria transmission. After nearly 4 years of maintaining zero indigenous cases, and after intensive external evaluations including field assessments, Sri Lanka was certified by WHO as malaria-free in September 2016.

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Eliminating Malaria: case study 3. Progress towards elimination in Sri Lanka. World Health Organization, 2012. Available at: http://www.who.int/malaria/publications/ atoz/9789241504454/en/, accessed September 2017. Wijesundera Mde S. Malaria outbreaks in new foci in Sri Lanka. Parasitol Today. 1988;4(5):147–150.

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Eliminating Malaria: case study 3. Progress towards elimination in Sri Lanka. Organisation mondiale de la Santé, 2012. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/malaria/publications/ atoz/9789241504454/en/, consulté en septembre 2017. Wijesundera Mde S. Malaria outbreaks in new foci in Sri Lanka. Parasitol Today. 1988;4(5):147– 150. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 39, 29 SEPTEMBER 2017

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Kyrgyzstan Kyrgyzstan, (population of 5.97 million in 2016) used to be endemic for P. falciparum and P. vivax with seasonal malaria transmission beginning in May–June and lasting throughout October. An. messeae was the principal vector in the north of the country and An. superpictus in the south.19 The history of malaria in Kyrgyzstan dates back to the late 19th century; the highest recorded incidence was 1090 cases per 10 000 population in 1933. Initial control efforts led to the elimination of P. falciparum in 1957 and the interruption of all malaria transmission in 1959. The country was malaria-free between 1960 and 1981. Sporadic imported cases were reported after 1981, and local transmission was identified in 1986 when 4 indigenous cases of P. vivax were detected out of 9 cases registered.4 During 1981–2000, 141 cases of malaria were registered, mainly in the south. In 2001, 15/28 reported cases were locally acquired. In 2002, transmission of P. vivax resurged to reach epidemic proportions in June in the southern part of the country, with an incidence far higher than any reported in the past. The affected provinces included Batken, Osh and Jalal-Abad; the number of cases reached 2744 by the end of the year with most (2725 cases) due to local transmission. The resurgence of malaria transmission resulted from cases imported into the Batken region, bordering Tajikistan and Uzbekistan, where conditions for malaria transmission were favourable. To contain the epidemic, the national malaria programme expanded interventions, such as case management, seasonal chemoprevention and larvicidal treatments of water reservoirs.20 These measures were successful, reducing the number of indigenous cases to 461 in 2003 and to 93 in 2004. In October 2005, Kyrgyzstan signed the Tashkent Declaration committing the country to making all possible efforts to eliminate malaria.10 Between 2005 and 2006, an outbreak of P. vivax occurred in the north of the country. The epidemic was swiftly contained, and only 96 indigenous cases of malaria were registered nationwide in 2007. The country reported the last 3 indigenous cases of malaria in 2010. To maintain Kyrgyzstan’s malaria-free status, a 5-year programme to prevent re-establishment of transmission was approved by the Government in 2014. After intensive external evaluations including field assessments, Kyrgyzstan was granted WHO certification of malaria elimination in November 2016. 

Kirghizistan Le Kyrgyzstan (5,97 millions d’habitants en 2016) était auparavant un pays d’endémie de paludisme à P. falciparum et P. vivax, avec une transmission qui débutait en mai-juin et se prolongeait jusqu’en octobre. An. messeae était le principal vecteur dans le nord du pays et An. superpictus dans le sud.19 L’histoire du paludisme au Kirthizistan remonte à la fin du XIXe  siècle; la plus forte incidence a été enregistrée en 1933 et s’élevait à 1090 cas pour 10 000 habitants. Les activités initiales de lutte antipaludique ont conduit à l’élimination de P. falciparum en 1957 et à l’interruption de toute transmission palustre en 1959. Le pays était exempt de paludisme entre 1960 et 1981. Des cas importés sporadiques ont été notifiés après 1981, et une transmission locale a été identifiée en 1986 quand 4 cas autochtones de paludisme à P. vivax ont été détectés parmi les 9 cas enregistrés.4 Entre 1981 et l’an 2000, 141 cas de paludisme ont été enregistrés, principalement dans le sud du pays. En 2001, 15/28 cas étaient autochtones. En 2002, la transmission de P. vivax a repris et a atteint des proportions épidémiques dans le sud du pays, avec une incidence bien supérieure à toutes celles qui avaient été rapportées dans le passé. Les provinces touchées étaient Batken, Osh et Jalal-Abad; le nombre de cas a atteint 2744 à la fin de l’année, la plupart (2725 cas) résultant d’une transmission locale. La résurgence de la transmission palustre était due à des cas importés dans la région de Batken, frontalière avec le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, où les conditions sont favorables à la transmission du paludisme. Pour juguler l’épidémie, le  programme national antipaludique a étendu ses interventions, comme la prise en charge des cas, la chimioprévention saisonnière et les applications de larvicides dans les réservoirs d’eau.20 Ces mesures ont été un succès, réduisant le nombre de cas autochtones à 461 en 2003, puis à 93 en 2004. En octobre 2005, le Kirghizistan a signé la déclaration de Tashkent, engageant le pays à faire tout son possible pour éliminer le paludisme.10 Entre 2005 et 2006, une flambée épidémique de paludisme à P. vivax est survenue dans le nord du pays. L’épidémie a été rapidement maîtrisée, et seuls 96 cas autochtones de paludisme ont été enregistrés dans tout le pays en 2007. Le pays a rapporté les 3 derniers cas autochtones de paludisme en 2010. Pour conserver le statut de pays exempt de paludisme, un programme sur 5 ans visant à prévenir la réapparition de la transmission a été approuvé par le gouvernement du Kirghizistan en 2014. Après des évaluations externes rigoureuses y compris sur le terrain, le Kirghizistan s’est vu octroyer par l’OMS la certification de l’élimination du paludisme en novembre 2007. 

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Zvantsov AB, Ejov MN, Artemiev MM. Malaria vectors in CIS countries. WHO Regional Office for Europe, Copenhagen, 2003. Usenbaev NT, Ezhov MN, Zvantsov AB, Annarbaev A, Zhoroev AA, Almerekov KSh. An outbreak of Plasmodium vivax malaria in Kyrghyzstan, Med Parazitol (Mosk). 2006;(1):17–20.

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Zvantsov AB, Ejov MN, Artemiev MM. Malaria vectors in CIS countries. Bureau régional OMS de l’Europe, Copenhague, 2003. Usenbaev NT, Ezhov MN, Zvantsov AB, Annarbaev A, Zhoroev AA, Almerekov KSh. An outbreak of Plasmodium vivax malaria in Kyrghyzstan, Med Parazitol (Mosk). 2006;(1):17–20.

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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 39, 29 SEPTEMBRE 2017 577

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé