Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1975, vol. 50, 36 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Wkb EtUem. Rec. - Relevé épidem. hcbtL: 197S, 50, 309-316

No. 36 ORGANISATION MONDIALE D E L A SANTÉ GENÈVE

WORLD HEALTH ORGANIZATION G E N EV A

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases TdegmpMc Address: EHDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Tdex Reply Service Telex 2&130 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English

Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique: EHDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genéye Suivi de ZCZC et FRAN pour une réponse en français

5 SEPTEMBER 1975

50th Y E A R RADIATION EXPOSURE

50e A N N É E

5 SEPTEMBRE 1975

EXPOSITION AUX RAYONNEMENTS S uisse. — En 1974, le Service fédéral de l ’Hygiène publique (SFHP), l’Institut de Radiophysique appliquée (IRA) de Lausanne et le Service cantonal de Contrôle des Irradiations (SCCI) de Genève ont contrôlé les doses de radiations chez 15 081 personnes profes­ sionnellement exposées aux radiations, principalement dans le sec­ teur médical. Les données sont résumées dans le Tableau 1.

Sw it z e r l a n d . — In 1974, the Swiss Federal Public Health

Service (SFPHS), the Applied Radiophysics Institute (ARI, Lau­ sanne) and the Irradiation Control Department (ICD, Geneva) carried out a control of the radiation to which 15 081 persons, mainly in the medical field, were exposed during their professional activities. The summarized data are shown in Table 1.

Table 1. Radiation Exposure of Selected Medical Personnel, Switzerland, 1974 Tableau 1. Exposition aux rayonnements de certains membres des professions médicales, Suisse, 1974 Annual Dose in Millirads DOS® artrtnA M i* fp mtlltrads No. of Persons Nombre de pmsonnes Per cent Exposed Pourcentage exposé Source of Data Source des données

< 1 2 0 ................................... <200 ................................... 121-500 ........................... 201-500 ........................... > 500 ...................................

1778 12521 108 458 216

11.79% 83.02% 0.72% 3.04% 1.43%

ICD — SCCI SFPHS; ARI SFHP; IRA ICD — SCCI SFPHS ; ARI SFHP; IRA ARI; IC D ; SFPHS — IRA; SCCI; SFHP

TOTAL

...........................

15081

100.00% Les auxiliaires médicaux (infirmières, assistants médicaux, assis­ tants de radiologie, etc.) représentent plus de 95% du personnel exposé et constituent le groupe à risque le plus élevé. C’est dans la profession dentaire qu’a été relevée, en 1974, la plus forte dose annuelle moyenne par personne. Jusqu’à une date récente, les cabinets dentaires étaient parfaitement satisfaisants du point de vue des expositions aux rayonnements. Il semble que les valeurs élevées enregistrées l’année passée aient été dues à des défectuosités d ’appareils, à des fautes commises par le personnel, ou aux deux facteurs combinés. Les données confirment en outre que les femmes professionnel­ lement exposées aux rayonnements ont tendance à recevoir une dose annuelle moyenne plus élevée que les hommes, mais que ceux-ci tendent à s’exposer plus souvent que les femmes à de fortes doses de rayonnements.

Medical auxiliaries (nuises, medical assistants, radiology assis­ tants, etc.) constituted over 95% o f the total exposed personnel and were shown to be most at risk. The mean annual dose per person in 1974 was found to be highest among those involved with dental surgery. Until recently, dental surgeon’s premises had been shown to be completely satisfactory with respect to radiation exposure. It seems that during the past year the high figures recorded have been caused by equipment breakdown, human error in the operation of equipment, or by a combination of both of these factors. TT» data also confirm that women professionally exposed to radiation tend to receive a higher mean annual dose than men but the latter aie more likely to be exposed to high doses of radiation.

(Based on/D ’après: Bulletin du Service fédéral de l'Hygiène publique, 1975, No. 28.) Epidemiological noies contained in this number: Informations épidémiologiques contenuee dans ce numéro:

Bubonic Plague, Eczema Vaccinatum and Vaccinia, Gastro­ intestinal Illness, Influenza, Rabies, Radiation Exposure, Smallpox, Trichinosis. List of Newly Infected Areas, p. 316.

Eczéma vaccinatum et vaccin, exposition aux rayonnements, grippe, infections gastro-intestinales, peste bubonique, rage, trichinose, variole. Liste des zones nouvellement infectées, p. 316.

Wkly Bpiiiem. Rec. No, 36 - 5 Sept. 1975

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Relevé epulem. hebd.: N° 36 - 5 sept 1975

BUBONIC PLAGUE U nited States of A merica . — Up to June 1975 \ four bacteriologically confirmed cases of plague had been reported from the southwestern part of the country. Subsequently, three more unrelated cases have been notified from the same general area. On 11 June, a 23-year-old man from Chino Valley, Yavapai County, in the State of Arizona, noted pain in his right groin which was followed in the next two days by fever, chills, generalized myalgia, nausea, headache, diarrhoea, and a tender swelling in the right inguinal region. The patient was hospitalized and subsequently Yersinia pestis was isolated from blood cultures and a bubo aspirate by the hospital laboratory and confirmed at the Center for Disease Control (CDC). The patient is now recovering.

PESTE BUBONIQUE E tats-U nis d ’A mérique. — Jusqu’au mois de juin 1975,1 quatre cas bactériologiquement confirmés de peste avaient été rignalfc dans le sud-est du pays. Depuis, trois nouveaux cas sans rapport avec les précédents ont été notifiés dans la même région. Le 11 juin, un homme de 23 ans de Chino Valley, Yavapai County, dans l’Arizona, a ressenti à l’aine gauche une douleur qui a été suivie au cours des 48 heures suivantes par les symptômes ci-après: fièvre, frissons, myalgie généralisée, nausées, céphalalgie, diarrhées et enflure douloureuse au toucher de la région inguinale gauche. Après que le patient eut été hospitalisé, Yersinia pestis a été isolé d’hémo­ cultures et du produit d ’aspiration d ’un bubon par le laboratoire de l’hôpital, ce qui a été confirmé par le Center fo r Disease Control (C D C ). Le patient est maintenant en convalescence. Six contacts familiaux et sociaux et 105 contacts hospitaliers ayant approché à des degrés divers le patient avant qu’il ait été mis en isolement du point de vue respiratoire ont été soumis à un traite­ ment prophylactique par la tétracycline (1 gm/jour par voie buccale). Aucun cas de peste pulmonaire primaire n ’a été observé parmi eux. Au cours des huit jours précédant l’apparition des symptômes, le patient avait été en contact avec des chiens et des chats domestiques en divers endroits mais, selon ses déclarations, n ’avait pas mani­ pulé de rongeurs. Q ne se souvenait pas avoir subi de morsures de puces pendant cette période. Dans le cadre des enquêtes sur le terrain, on a recueilli des ecto­ parasites et des spécimens de sérum sur des rongeurs piégés, et on a obtenu des échantillons de sérum de carnivores domestiques dans plusieurs zones suspectes. Ces spécimens sont en cours d ’étude au CDC. N ote de la R édaction : Il s’agit du cinquième cas de peste humaine qui ait été bactériologiquement confirmé aux Etats-Unis en 1975, et du troisième qui ait été notifié en Arizona la même année. Le patient était atteint de peste bubonique compliquée d’une pneumonie bilatérale. Bien que la culture d ’un produit d ’aspiration trachéal (obtenu alors que le patient recevait de la tétracycline, de la gentamicine et de l'ampicilline) n ’ait pas permis d ’isoler Y. pestis, l’évolution clinique et la présence de bâtonnets gram-négatifs à coloration bipolaire dans le produit d ’aspiration trachéal ne per­ mettaient guère de douter qu’il s’agissait d ’une atteinte de pneu­ monie pesteuse. H importe de procéder à une enquête sur chaque cas humain de peste bubonique (et d ’instituer des mesures appropriées de surveil­ lance et de lutte), car tout patient atteint de pneumonie pesteuse secondaire peut constituer une source de peste pulmonaire épidé­ mique. Pour réduire les risques de contagion, il est recommandé d ’administrer sans délai à titre prophylactique des sulfamides ou de la tétracycline aux personnes ayant été étroitement en contact avec les sujets atteints de peste pneumonique. La dernière poussée épi­ démique de cette maladie (33 cas dont 31 mortels) observée aux Etats-Unis a eu lieu à Los Angeles en 1924-1925. Un sixième cas bactériologiquement confirmé de peste humaine s’est produit le 26 juin chez une fillette de trois ans et demi de San Juan County, Utah. Plus récemment, un septième cas confirmé a été signalé. Le 9 juil­ let, dans l’Etat du Nouveau-Mexique, une petite Indienne Navajo de 12 ans a été atteinte de fièvre et d ’une douleur à l ’aine droite. Le 11 juillet elle vomit à deux reprises et, le lendemain, fut hospitalisée avec une température de 39,4° C. L’examen clinique révéla une hyper­ trophie du ganglion lymphatique inguinal droit ( 5 x 6 cm), doulou­ reux au toucher, et du ganglion lymphatique fémoral droit ( 2 x 5 cm), avec érythème et induration. Des hémocultures et un produit d ’aspiration du ganglion inguinal ont été envoyés au Gallup Indian Medical Center du NouveauMexique; F. pestis a été isolé dans ces deux spécimens cliniques et, dans les deux cas, l’épreuve aux anticorps fluorescents a été positive. Les épreuves de lysosensibilité et les études par inoculation sur l’animal effectuées au laboratoire de la peste du CDC ont confirmé qu’il s’agissait bien d ’ Y. pestis. H existe une colonie de chiens de prairie (Cynomys) près du domicile de la malade, mais il ne semble pas qu’elle ait été décimée par la maladie. On a insufflé de la poudre de carbaryl à 5% dans les terriers de chiens de prairie situés aux environs et on a informé la famille des mesures d ’hygiène à prendre contre la peste. 1 Voir Nü 13, pp. 130-131 cl Nw29, pp. 262-263.

Six family and social contacts and 105 hospital contacts with varying degrees of exposure to the patient before the institution of respiratory isolation were placed on prophylactic tetracycline (1 gm/day orally). None of the contacts developed primary pneu­ monic plague. In the eight-day period before his illness the patient had contact with domestic dogs and cats in several locations but denied handling rodents, He did not recall being bitten by fleas before his illness.

Field investigations included collecting ectoparasites and serum specimens from trapped rodents and obtaining serum samples from domestic carnivores in several suspect areas. Specimens from the field investigations are being processed at CDC.

Editorial N ote : This was the fifth bacteriologically confirmed human plague case in the United States in 1975, and the third reported from Arizona this year. The patient described above developed bubonic plague complicated by bilateral pneumonia. Although a culture o f a tracheal aspirate (obtained when the patient was receiving tetracycline, gentamicin, and ampicillin) was negative for Y. pestis, the clinical course and the presence of bipolar-staining gram negative rods in the tracheal aspirate leave little doubt that the patient had plague pneumonia.

Investigation of each human bubonic plague case (and institu­ tion of appropriate surveillance and control measures) is important since a patient who develops secondary plague pneumonia may act as a source of epidemic pneumonic plague. Prompt administration of prophylactic sulfonamides or tetracycline to close contacts of pneumonic plague patients is recommended to reduce the likeli­ hood of disease among exposed individuals. The last outbreak of pneumonic plague in the United States occurred in Los Angeles in 1924-1925. In that outbreak 33 cases of pneumonic plague occurred with 31 fatalities. A sixth bacteriologically confirmed case of human plague occurred on 26 June in a three-and-a-half-year-old female in San Juan County, Utah. More recently a seventh confirmed case of plague has been reported. On 9 July a 12-year-old Navajo Indian girl in the State of New Mexico became ill with fever and pain in the right groin. On 11 July she vomited twice and the next day was admitted to hospital with a temperature of 39.4° C. Physical examination revealed a tender 5 x 6 cm right inguinal lymph node and a 2 x 5 cm right femoral lymph node with surrounding erythema and induration. Blood cultures and an inguinal node aspirate were forwarded to the Gallup Indian Medical Center in New Mexico; Y. pestis was isolated from both clinical specimens. Fluorescent antibody (FA) tests for plague were positive on both specimens. Phage sensitivity tests and animal inoculation studies performed at the CDC Plague Laboratory have confirmed the isolate as Y. pestis. There is a prairie dog colony near the patient’s home, but no die-off has been observed. Prairie dog burrows in the area have been dusted with 5 % carbaryl, and the family has received education regarding plague.

l See No. 13, pp. 130-131 and No. 29, pp. 262-263.

JVkbiEpidtm. Sec.: No. 36-5 Sept. 1975

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Relevé ipldém. hebd.: N" 36 - 5 sept. 1975

Le cadavre d ’une souris du genre Peromyscus a été trouvé près du domicile de la malade; des études de laboratoire sur cette souris et sur des animaux capturés vivants dans la région sont en cours. Des spécimens de sérum ont été prélevés sur les animaux d ’agré­ ment de la famille, à savoir cinq chiens, un chat et deux lapins. Des piégeages ont été effectués aux endroits où la petite Indienne s’était trouvée pendant la période précédant l’apparition des symp­ tômes mais très peu d’animaux ont été capturés, ce qui laisse à penser que la faune avait été récemment exterminée par la maladie. On attend les résultats des épreuves de laboratoire pratiquées sur les rongeurs piégés et les puces dont ils étaient porteurs. This is the second case notified in New Mexico in 1975. Arizona Il s’agit du second cas notifié au Nouveau-Mexique en 1975. has experienced three cases so far, and there has been one case D ’autre part, on a jusqu’à présent observé trois cas en Arizona, each in California and Utah. un en Californie et un dans l’Utah. (Based on/D’après: M orbidity and M ortality, 1975, 24, No. 26 and/et No. 30; US Center fo r Disease Control.) One dead deer mouse was found near the patient’s home; labo­ ratory studies of the deer mouse and of the live-trapped animals from the area are in progress. Serum specimens have been obtained from the family’s pets, which include five dogs, one cat, and two rabbits. Live-trapping activities were undertaken in areas the girl had visited before onset of illness, but these yielded very few animals, suggesting that an animal die-off may have occurred recently. The results of laboratory tests of trapped rodents and their fleas are pending. RABIES C anada. — Human rabies is a rare disease in Canada. There have been 20 fatalities recorded in half a century, of which only two occurred in the last ten years. On the other hand, the inci­ dence among animals seems to have increased over the past 20 years.

RAGE C anada. — Les cas de rage humaine sont rares au Canada. Des 20 décès enregistrés au cours d ’un demi-siècle, deux seulement sont survenus au cours de la dernière décennie. Paradoxalement, la fréquence semble s’être accrue chez les animaux pendant les 20 der­ nières années. Les données réunies jusqu’à l’année 1974 montrent que les ani­ maux sauvages représentent près des deux tiers des cas au Canada; depuis 1967 le nombre total des cas de rage animale et le nombre de cas chez les animaux sauvages n ’ont guère varié. De 1968 à 1974, les renards et les mouffettes ont été les animaux sauvages les plus touchés (63,2% et 31,8% respectivement). Chez les espèces domestiques, les bovins ont été de loin les plus atteints (53,2%), alors que les cas survenus chez les chiens et les chats ne représentaient que 17,4% et 14,6% respectivement du total pour ce groupe (Tableau 1).

The figures which are available up to 1974 show that almost two thirds of the cases in Canada occurred in wild animals, and since 1967, the total number of animal cases and wildlife cases have been very similar. From 1968 to 1974, foxes and skunks were the most affected species among wild animals, 63.2% and 31 8 % respectively. .Among the domestic species, cattle were by far the most affected (53.2%) while dogs and cats represented 17.4% and 14.6% respectively (Table 1).

Table 1. Cases of Confirmed Rabies by Species, Canada, 1968-1974 Tableau 1. Cas de rage confirmée, par espèces, Canada, 1968-1974

Species —Especes Cattle — Bétail ................................ Dog — C h i e n ........................... ... . Cat — C h a t ....................................... Other — A utres................................... Sub-total domestic — Sous-total domestique

1968

196»

1970

1971

1972

1973

1974

Total 2 624 858 718 733

% 53.2 17.4 14.6 14.8

y.

354 115 114 89

393 175 133 113

354 130 88 83

306 97 84 85

449 135 110 146

410 93 98 120

358 113 91 97

................

672 849 361 38 1248 1920

814 1 059 354 65 1478 2292

655 642 314 46 1002 1657

572 588 339 56 983 1555

840 1089 409 74 1572 2412

721 545 584 91 1220 1941

659 658 369 63 1090 1749

4 933 5 430 2 730 433 8 593 13526

100.0 63.2 31.8 5.0 100.0 —

36.5

Fox — Renard ............................... Skunk — M ouffette........................... Other — A utres................................... Sub-total wild — Sous-total sauvage Total ....................................................

63.5 100.0

(Based on/D’après: Health and Welfare, Canada, Epidemiological Bulletin, Vol. 19, No. 4, April/avril 1975.) Rabies is reported mainly from the central and eastern provinces of the country. In the period 1967-1974, Saskatchewan had 644 cases and Manitoba 425 cases. In the eastern provinces, Quebec had 1482 cases, and Ontario bad 10 259. The other «astern provinces, except New Brunswick (237 cases), had less than 100 cases reported. Of the rabies cases reported in animals by species and provinces for the period April 1967 to March 1974, 77.4% of the cases were confirmed in the Province of Ontario (77.6% of domestic animals and ,77.2 % of wildlife cases). More than 90% of the cases in dogs, cats, and cattle were found in the Provinces of Ontario and Quebec, and the majority of these were in Ontario. The greatest number of infected foxes was also recorded in Ontario and Quebec. The incidence in skunks was highest in Ontario followed equally by Manitoba and Saskatchewan. There are some regions though in central and eastern Ontario in which rabies is particularly pre­ valent. L a rage est principalement enregistrée dans les provinces centrales et orientales du pays. Pendant la période 1967-1974, la Saskatche­ wan a enregistré 644 cas et le Manitoba 425 cas. Dans les provinces orientales, le Québec a enregistré 1482 cas et l’Ontario 10 259. Dans les autres provinces orientales, exception faite du NouveauBrunswick (237 cas), moins de 100 cas ont été signalés. Si l’on analyse la répartition géographique des cas de rage animale par espèce pendant la période d ’avril 1967 à mars 1974, on constate que 77,4% des cas ont été confirmés dans la province de l ’Ontario (77,6% des cas d ’animaux domestiques et 77,2% des cas d ’animaux sauvages). Plus de 90% des chiens, chats ët bovins enragés ont été trouvés dans les provinces de l’Ontario et du Québec, l’Ontario étant de loin le plus touché. L ’Ontario et le Québec ont également enregistré le plus grand nombre de cas chez les renards. Pour les mouffettes, les rapports plaçaient l’Ontario en première place, suivi du Manitoba et de la Saskatchewan (ex aequo). La rage est parti­ culièrement concentrée dans certaines régions de l’Ontario central et oriental.

Wkty Epidem. Bec,: No. 36 • S Sept. 1973

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Relevé tpkUm. hebd.: N ' 36 • J sept. 1973

GASTROINTESTINAL ILLNESS U nited S tates of A merica. — From 16 June to 11 July 1975, an estimated 1000 or more residents and visitors to the Crater Lake National Park in the State of Oregon became ill with a disease which lasted several days. The illness was characterized by sudden nausea and vomiting, then cramps and moderately severe diarrhoea with chills and headache. The outbreak was hist recognized in the first week of July among park staff who reported their illness to the Klamath County Health Department. A survey of 317 of the 345 park employees on 8-10 July revealed an attack rate of 91%, with the first cases occurring approximately on 16 June. Preliminary data from questionnaires administered to 121 of 900 persons who were lodge guests on o r before 1-2 July identified 95 ill persons for an attack rate o f 79%. In some persons who had apparently recovered, the original symptoms returned in what appeared to be a biphasic and sometimes triphasic illness. On 10 and 11 July, two members of the park staff complained of arthralgia, and one of the two also had an urticarial rash. No deaths or serious complications have been reported. Laboratory examinations of stool specimens from ill persons have not identified an aetiological agent.

INFECTIONS GASTRO-INTESTINALES Etats-U nis d ’A mérique. — Du 16 juin au 11 juillet 1975, un mil­ lier au moins de résidents et de visiteurs du Crater Lake National Park dans l’Orégon ont, selon les estimations, souffert d’une attriste morbide ayant duré plusieurs jours. Cette atteinte se caractérisait par l’apparition soudaine de nausées et de vomissements, suivis de crampes et de diarrhée assez sévère avec frissons et céphalalgie. L ’épidémie a été décelée au cours de la première semaine de juillet chez des membres du personnel du parc qui ont signalé les symp­ tômes qu’ils présentaient au Klamath County Health Department. Une enquête menée du 8 au 10 juillet sur 317 des 345 employés du parc a révélé un taux d ’atteinte de 91 %, les premiers cas s’étant produits vers le 16 juin. Les données préliminaires tirées de question­ naires envoyés à 121 des 900 personnes ayant séjourné dans les lieux d ’hébergement du parc la nuit du 1er au 2 juillet, ou avant cette date, ont permis d ’identifier 95 malades, soit un taux d ’atteinte de 79%. Chez certaines personnes apparemment guéries, les symptômes ini­ tiaux sont réapparus, dénotant une affection d ’allure bi-phasique et parfois même tri-phasique. Les 10 et 11 juillet, deux membres du personnel du parc se sont plaints d ’arthralgie, accompagnée chez l’un d ’eux d ’une éruption d ’urticaire. Il n ’a pas été signalé de décès ni de complications graves. L ’examen en laboratoire de spécimens de selles n ’a permis d ’identifier aucun agent étiologique. D ’après les enquêtes, la courbe de l’épidémie a présenté deux pics, l’un le 25 juin et l’autre le 1er juillet, précédés chacun 48 heures plus tôt d ’un afflux de visiteurs. Quatorze membres d ’un groupe de 15 excursionnistes ayant visité le parc le 4 juillet sont tombés malades 48 heures* après leur arrivée au parc et 24 heures* après leur retour chez elles. Les malades avaient consommé des aliments servis dans différentes installations du parc, mais chacune de ces installations avait des cuisines, des manipulateurs d ’aliments et des sources de ravitaillement distincts. Tous les malades avaient consommé de l’eau provenant d ’une source centrale et distribuée après chloration. La seule personne indemne du groupe n ’avait pas bu d’eau et n ’avait pas mangé dans les installations du parc; des investigations complémentaires ont permis de repérer, dans diffé­ rents groupes de touristes, cinq autres personnes indemnes qui se trouvaient précisément dans le même cas. Chez les 317 employés soumis à l’enquête, on a observé une association hautement signi­ ficative entre la consommation d ’eau et la maladie (p < 0,000001) (Tableau 1J. * Valeurs médianes.

The surveys showed two epidemic peaks, one on 25 June and the other on 1 July. Forty-eight hours before each peak, there was an influx of newly arrived persons into the park. Fourteen persons of a group of 15 who toured the park together on 4 July became ill 48 hours* after returning to their homes. The ill persons consumed food served at four separate park facilities; these facilities had separate kitchens, foodhandlers, and sources of food. All ill persons used water from a central source that was distributed after chlorination. The one person in the group who did not become ill drank no water while at the park and did not eat at the park facilities; further investigation identified five other non-ill persons from different tourist groups who had similar histories. Among the 317 employees surveyed, there was a highly significant association between water consumption and illness (p < 0.000001) (Table 1 ).

* Median ralues.

Table 1. Gastrointestinal Illness by Amount of Water Consumed, Crater Lake National Park, Oregon, 16 June -11 July 1975 Tableau 1. Infections gastro-intestinales et quantité d’eau consommée, Crater Lake National Park, Orégon, 16 juin -11 juillet 1975 Number of Glasses of Water Consumed Nombre de verres d’eau consommés Number

m

Nombre de m a la r ia s

Number Well Nombre de personnes indemnes

0 > 1

10 285

12 9

Water samples obtained from the water distribution system on and after 30 June were contaminated with coliform organisms. On 2 July, a higher dose of chlorine was added; however, although some parts of the distribution system had chlorine levels of one to two parts per million, other parts had no measurable chlorine levels. Inspection of the sewerage system on 10 July revealed a rock blocking the sewage flow, resulting in an overflow which eventually entered the water system at the source o f the water. A dye study confirmed that the source of the contamination was the blocked sewer line. Control measures have included 1) closing the park, 2) correcting existing defects in the water and sewerage systems, and 3) initiating a total réévaluation of these two systems. Follow-up N ote o f 19 July N o aetiological agent has yet been demonstrated as the cause of the intestinal illness. Rectal swabs and stool specimens from 30 acutely ill persons were negative for salmonella, shigella, vibrios, Yersinia enterocolitica, and orbivirus. Tests for toxigenic Esche­ richia coli and enteric viruses are in progress.

Les échantillons d’eau prélevés dans le réseau de distribution le 30 juin et les jours suivants étaient contaminés par des organismes conformes. Le 2 juillet on renforça la dose de chlore, mais il apparut que, si dans certaines parties du réseau les concentrations de chlore étaient de une à deux parties par million, dans d ’autres elles n’étaient même pas mesurables. Le 10 juillet une inspection des égouts révéla qu’un bloc de pierre empêchait l ’écoulement des eaux usées qui, débordant, finissaient par pénétrer dans le réseau de distribution au point de captage. L’adjonction d ’un colorant à l’eau confirma que telle était bien l’origine de la contamination. Les mesures suivantes ont été prises: 1) fermeture du parc; 2) cor­ rection des défauts présentés par les réseaux de distribution d ’eau et d ’évacuation des eaux usées; 3) mise en route d’une révision complète de ces réseaux. Information complémentaire en date du 19 juillet Aucun agent étiologique n ’a pu être mis en évidence. Les écouvil­ lonnages rectaux et les spécimens de selles prélevés chez 30 cas aigus ont été négatifs en ce qui concerne salmonella, shigella, vibrions, Yersinia enterocolitica et orbivirus. Les tests de recherche d ’Escherichia coli et de virus intestinaux se poursuivent

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ReUti êpldém. hebd.: N° 36 • 5 sept. 1975

Three persons with hepatitis who became ill shortly after visiting the park were probably incubating the disease at the time o f their visit; two of these three were reported to have used the park toilet facilities. Surveillance of the exposed population for hepatitis has been initiated by state and territorial epidemiologists and by the Center for Disease Control (C D Q . No definite post-exposure cases of hepatitis among the persons exposed to the water a t Crater Lake during the outbreak have been identified. If any persons develop hepatitis between two to six weeks after exposure at Crater Lake National Park, they are asked to report their illness to their state health departments and to CDC. _ Editorial N ote : Epidemiological and environmental investiga­ tion strongly suggests that this outbreak was caused by contaminated water. Because of the possible risk of exposure to hepatitis A, CDC notified all state and territorial epidemiologists on 11 July 1975, informing them of the epidemic and CDC’s recommendation that all persons exposed to the drinking water be identified, if possible, and given immune serum globulin (ISG) prophylaxis for hepatitis A. Also, all guests who registered in the park from 10 June through 11 July are being contacted by the park service and advised of these recommendations.

Trois personnes atteintes d ’hépatite peu après la visite du parc, incubaient probablement la maladie à l’époque. Deux d ’entre elles auraient utilisé les toilettes du parc. La surveillance de l’hépatite dans la population exposée est assurée par les épidémiologistes de l’Etat et du territoire et par le Center fo r Disease Control ( C D C ). Aucun cas certain d’hépatite n ’a été observé parmi les personnes qui avaient été exposées à l’eau à Crater Lake durant l’épidémie. Toute personne atteinte d ’hépatite deux à six semaines après avoir été au Crater Lake National Park est priée d ’informer le service de santé de son Etat et le CDC.

In most instances hepatitis A has not occurred after herald waves of gastroenteritis caused by acute sewage contamination of drinking water. Therefore, the use of ISG following waterborne outbreaks of gastroenteritis has not been routinely recommended. However, careful surveillance o f the exposed population is always recommended, as is the institution o f ISG prophylaxis if and when the first case of hepatitis is recognized among those at risk. The recommendation for use of ISG in this instance was based upon these facts: two early suspect cases of hepatitis had been iden­ tified in permanent park residents; the degree of sewage contamina­ tion o f the drinking water was considered great; there was evidence that a park visitor had been incubating hepatitis A during his approximate 24-hour stay at the park facility; and adequate sur­ veillance of the population at risk would be difficult at best.

To date, blood samples have been obtained for SGOT determina­ tions from 81 fulltime park residents, and although no cases of hepatitis have been identified, ISG is still recommended for those who were possibly exposed.

N ote de la R édaction : Les enquêtes épidémiologiques et envi­ ronnementales qui ont été faites incitent fortement à penser que cette épidémie a été causée par l’eau contaminée. En raison des risques d’exposition à l’hépatite A, le CDC a envoyé le 11 juillet 1975 à tous les épidémiologistes dés Etats et territoires du pays une note les informant de l’épidémie et recommandant d’identifier, si possible, toutes les personnes qui avaient pu consommer de l’eau contaminée et de leur administrer à titre prophylactique des immunoglobulines sériques. De son côté l'administration du parc se met en contact avec tous les visiteurs qui ont séjourné dans le parc du 10 juin au 11 juillet pour les aviser de ces recommandations. On n ’observe généralement pas de cas d ’hépatite A après les poussées de gastroenténte dues à une contamination massive de l’eau de boisson par des eaux usées. C ’est pourquoi U n ’a pas été recommandé d ’administrer systématiquement des immunoglobu­ lines sériques après ces épidémies. En revanche, il est recommandé de toujours surveiller attentivement la population exposée et de recourir à la prophylaxie par les immunoglobulines dès qu’un cas d ’hépatite est découvert dans cette population. En l’occurrence, la recommandation d ’administrer des immuno­ globulines a été motivée par les faits suivants: deux cas suspects d ’hépatite débutante avaient été identifiés chez des résidents perma­ nents du parc; le degré de contamination de l’eau de boisson par les eaux usées était considéré comme élevé; on savait qu’une hépa­ tite A était en incubation chez un visiteur pendant les quelque 24 heures qu’avait duré son séjour dans le parc. Enfin, il était diffi­ cile, sinon impossible, de soumettre la population exposée à une surveillance adéquate. A ce jour, on a prélevé des échantillons de sang pour le dosage de SGOT sur 81 résidents permanents du parc et, bien qu’aucun cas d ’hépatite n ’ait été diagnostiqué, il est toujours recommandé d’ad­ ministrer des immunoglobulines sériques aux personnes ayant pu être exposées.

(M orbidity and M ortality, 1975, 24, No. 28 and/et No. 29; US Center fo r Disease Contrai.)

ECZEMA VACCINATUM AND VACCINIA U nited K ingdom . — In 1974,29 cases of vaccinia were reported

ECZEMA VACCINATUM ET VACCINE R oyaume-U n i . — En 1974, 29 cas de vaccine ont été signalés par les laboratoires, soit un total semblable à celui des années précédentes, exception faite de 1973. Cette année-là, en effet, le nombre des cas signalés a pratiquement doublé parce qu'une petite épidémie de variole s’étant produite, deux fois plus de personnes que d ’habitude ont été vaccinées. Dans tous les cas le diagnostic a été confirmé par isolement du virus, sauf chez un malade où il a été posé par la constatation d ’une augmentation d ’un facteur quatre du taux d ’anticorps. Dans beaucoup des cas on a posé un diagnostic rapide et provisoire par microscopie électronique. Sur le nombre des malades on comptait trois médecins, une infirmière et un employé de laboratoire. La plupart (20) des 29 ras présentaient des lésions vaccinales locales dues à une vaccination accidentelle siégeant à l’œil, sur l’orbite, le nez, la lèvre et la langue, la gencive et le palais, le poignet, la région périnéenne et pénienne. Dans neuf cas, dont les deux cas de vaccine pénienne, l’infection avait été transmise par des contacts récemment vaccinés. Il s’agissait notamment d ’une infirmière qui travaillait dans un dispensaire pour voyageurs et pratiquant un grand nombre de vaccinations; d ’un médecin sous thérapie stéroïdienne au long cours, chez lequel se forma une vaste lésion ulcérante au niveau du doigt dans les trois semaines qui suivirent la vaccination de certains malades; d ’une femme chargée du nettoyage d’une agence maritime qui avait été piquée à la main par une aiguille sortant d ’un sac à ordures. Dans sept cas les lésions avaient été acquises par auto-inoculation. Chez un enfant de dix ans, le virus a été isolé dans le nez, la lèvre et la langue cinq jours après ia primo-

by laboratories, a total similar to that reported in recent years except in 1973. In that year about twice the usual number of cases were reported because there was a small outbreak of smallpox and about twice as many persons as usual were vaccinated during the year, The diagnosis in all cases was confirmed by isolation of the virus, except in one patient in whom a four-fold rise in antibody titre was demonstrated. In many of the cases a rapid provisional diag­ nosis was made by electron microscopy. Three patients were doctors, one was a nurse, and another a laboratory worker.

Most (20) of the 29 cases had local vaccimal lesions due to acci­ dental vaccination, and the sites of these lesions included the eye, orbit, nose, lip and tongue, gum and palate, wrist, perineum and penis. In nine instances, including the two cases of penile vac­ cinia, the infection was acquired from recently vaccinated contacts. One of these was a nurse who worked in a travellers’ clinic where a large number of vaccinations was performed. Another was a médirai practitioner who was on long-term steroid therapy; he developed a large ulcerating lesion on his finger over a three-week period after vaccinating some patients. One woman, a cleaner in a shipping-office, was pricked in the hand by a needle protruding from a disposal bag. In seven cases, the lesions were acquired by autoinoculation. In one child aged ten years, the virus was isolated from the nose and lip and tongue five days after primary vaccination. He bad preexisting herpetic lesions around the nose

Wkly Epidcrn. Reç.: No. 36-5 Sept. 1975

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Relevé epidem. hebd.. N” 36 - î sept. 197$

when the vaccine was given, and herpes-like particles were sub­ sequently seen by electron microscopy in swabs from the lip and tongue. In the remaining four patients, no further information was given.

vaccination. L’enfant présentait des lésions herpétiques pré-exis­ tantes autour du nez au moment de la vaccination e t des particules pseudo-herpétiques furent ensuite observées au microscope électro­ nique dans des prélèvements opérés au niveau de la lèvre et de la langue. Pour les quatre autres malades il n ’a pas été fourni de renseignements complémentaires. Cinq sujets présentaient de l’eczema vaccinatum. Deux d ’entre Five patients had eczema vaccinatum. Two of these were vac­ cinated although they had eczema, and one acquired the infection eux avaient été vaccinés bien qu’ils fussent eczémateux. Chez un after having a meal with a recently vaccinated person in a restaurant. troisième l ’infection était apparue après un repas pris au restaurant avec une personne récemment vaccinée. Aucune information com­ In the other two, no further information was given. plémentaire n ’a été communiquée sur les deux autres cas. En ce qui concerne les quatre autres malades, trois présentaient O f the four other patients, three had generalized vaccinia, and the fourth, a 19-year-old male, developed a Stevens-Johnson-like une vaccine généralisée et le quatrième, un garçon de 19 ans, eut un syndrome du type Stevens-Johnson. syndrome. L’eczéma peut apparaître quelles que soient les précautions Eczema can sometimes occur even when the utmost care is taken. In the case of one nine-year old girl who has had “infantile” eczema prises. On peut citer à cet égard le cas d ’une fillette de neuf ans for about two years, arrangements were made for her to stay with atteinte d ’eczéma infantile depuis environ deux ans qui fut envoyée an aunt elsewhere while other members of the family were vac­ chez une tante, pendant que les autres membres de sa famille cinated. She was away three weeks, and her parents visited her étaient vaccinés. Elle y resta trois semaines; ses parents lui rendirent three times, at regular intervals, with freshly laundered clothes visite à trois reprises à intervalles réguliers, lui apportant des vête­ which had been washed in an automatic washing machine. There ments propres qui venaient d ’être lavés dans une machine automa­ was no direct contact with the rest o f the family; her parents left tique. L ’enfant n ’eut aucun contact direct avec le reste de la famille. her clothes on the step o f her aunt’s caravan and she conversed Ses parents lui laissèrent les vêtements sur la marche de la caravane with her parents through a closed window. There was some de sa tante et elle conversa avec eux par une fenêtre fermée. On se doubt whether the child did return to her home before the crusts demanda par la suite si l’enfant n ’était pas retournée chez elle avant had dropped off one of the other children’s vaccination site, but que les croûtes vaccinales des autres enfants ne soient tombées; further inquiry showed that the girl developed eczema vaccinatum mais une investigation complémentaire montra que eczema vaccina­ within 24 hours o f her return. It seems that she could only tum apparut chez la fillette dans les 24 heures qui suivirent son retour. have acquired vaccinia from her parents during their visits, Il semble qu’elle n ’ait pu contracter la vaccine q u ’auprès de ses perhaps horn the laundered clothing. The diagnosis was confirmed parents pendant leurs visites, peut-être à partir des vêtements by electron microscopy. Although extremely ill for 48 hours, nettoyés. Le diagnostic fut confirmé par microscopie électronique. she responded well to systemic antibiotics and antivaccinial immuno­ Bien que l ’enfant ait été extrêmement malade pendant 48 heures, elle a bien répondu à l’antibiothérapie générale e t aux immuno­ globulin and made an excellent and total recovery. globulines antivaccinales; la convalescence a été excellente et la guérison totale. (Based on/D’après: Public Health Laboratory and/et British Medical Journal, 3 , 31S.) TRICHINOSIS OUTBREAK U nited S tates of

ÉPIDÉMIE DE TRICHINOSE

A merica . — From 9 March through 8 April

1975, 23 (46%) of 50 persons in the State of Illinois who consumed raw, homemade summer sausage in the period 21 February through 28 March had onset of an illness characterized by fever (86%), periorbital oedema (73%), myalgia (69%), diarrhoea (52%), nausea (17%), abdominal pain (13%), vomiting (13%), headache (13%), blurred vision and dizziness (13%), conjunctivitis (8%), and skin rash (8%). The average incubation period was 13 days with a range of two to 24 days. A diagnosis of trichinosis was made, and 17 of 21 ill persons whose sera were tested by the bentonite flocculation test had titres ranging from 1:10 to 1:1280. Twelve patients (52%) were hospitalized for an average of ten days (range 4 to 22 days). One patient required an additional four days of hospitalization for intractable diarrhoea. The sausage was composed of two parts pork to one part beef, using a traditional family recipe. In the past the sausage had usually been made from farm-raised swine; in this outbreak, how­ ever, the suspect batch of sausage was prepared from pork inspected by the US Department of Agriculture. The Illinois Department of Public Health and the Illinois Department of Agriculture Labo­ ratories confirmed the presence of Trichinella spiralis larvae in one of the three batches of sausage prepared this year. Quantita­ tive studies by the Illinois Department of Agriculture Laboratory revealed approximately five larvae per gram of sausage.

9 mars au 8 avril 1975,23 (46%) des 50 personnes qui avaient consommé de la saucisse crue fumée de fabrication domestique au cours de la période du 21 février au 28 mars ont été atteintes d ’une maladie se caractérisant par de la fièvre (86 %), un oedème périorbitaire (73 %), une myalgie (69 %), de la diarrhée (52 %), des nausées (17%), des douleurs abdominales (13 %), des vomissements (13 %), des maux de tête (13 %), une vision trouble et des vertiges (13 %), de la conjonctivite (8 %) et de l’urticaire (8 %). La période d ’incubation a été de 13jours en moyenne, allant de deux à 24 jours. On posa un diagnostic de trichinose et, dans 17 cas sur 21, la réaction de floculation à la bentonite donna des titres allant de 1: 10 à 1:1280. Douze malades (52 %) furent hospitalisés pendant une moyenne de dix jours (extrêmes: de 4 à 24 jours). Un malade dut res­ ter quatre jouis de plus à l’hôpital en raison d’une diarrhée rebelle. La saucisse, fabriquée selon une recette familiale traditionnelle, était composée de deux tiers de porc et d ’un tiers de bœuf. Aupara­ vant, les saucisses étaient généralement confectionnées avec de la viande provenant de porcs élevés à la ferme; toutefois, dans ce cas, les saucisses suspectes avaient été confectionnées avec du porc contrôlé par les services du Département de l ’Agriculture des EtatsUnis. Le service de la santé publique et le laboratoire du Départe­ ment de l’Agriculture de l’Illinois ont confirmé la présence de larves de Trichinella spiralis dans l’un des trois lots de saucisses préparées cette année. Des études quantitatives effectuées par le laboratoire du Département de l’Agriculture de l’Illinois ont révélé la présence d ’en­ viron cinq larves par gramme de saucisse. E tats-U nis d ’A mérique. — Du

E ditorial N ote : This is the largest reported outbreak of trichino­ sis in the United States since the 1968 outbreak in Missouri, which also involved summer sausage. Health workers should remember that, although the prevalence of Trichinella spiralis infection in swine in this country has been greatly reduced, it has not been eliminated. A recent survey reported the incidence to be approximately 0,125% in grain-fed swine slaughtered in the United States. Because current meat inspection procedures do not include an examination for trichina, all pork products should be cooked thoroughly before consumption.

N ote de la R édaction : Cette épidémie de trichinose est la plus importante de celles qui ont été notifiées aux Etats-Unis depuis l’épidémie survenue en 1968 dans le Missouri où l’on avait également incriminé la saucisse fumée. Le personnel de santé ne doit pas perdre de vue que, si la prevalence de l’infection à Trichinella spiralis chez le porc a beaucoup régressé aux Etats-Unis, elle n ’est cependant pas nulle. Une enquête récente a révélé une incidence d ’environ 0,125% chez les porcs abattus aux Etats-Unis et nourris au grain. Comme le contrôle vétérinaire courant ne comprend pas la recherche des trichines, il importe de bien cuire les produits à base de porc avant de les consommer. ( Morbidity and M ortality, 1975,24, No. 29; US Center fo r Disease Control.)

WkfoEpUkm. Sec.. No. 36 - 5 Sept 1915

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Releoi épidim. hebd.: N“ 36 - 5 sept 1975

SMALLPOX: COUNT DOWN ^ The global programme of smallpox eradication has reached the point that progress is now monitored in terms of the number of “ infected villages" in each area. A village Is considered infected until six weeks have elapsed since onset of rash of the last case and until a special search is made to confirm that no further cases have occurred. Current data are presented below with a comparison of the situation four weeks previously: 2 August — août Bangladesh Sylhet..................................................... D a c c a .................................................. B a ris a l.................... ............................. C hittagong............................................ F a rid p u r............................................... N o a k h a li............................................... M ym ensingh........................................ Pabna .................................................. Com m illa............................................... R a jsh a h î............................................... D in a jp u r............................................... Kushtia.................................................. Jessore ............................................... K h u ln a ....................... .......................... Bogra .................................................. Chittagong Hill T r a c t........................... 30 August — août 13 6 5 4 4 3 2 1 — — —

29 27 18 10 10 9 10 —

7 3 2 2 1 1 1 1

_ _ _ _ —

Total . . . Ethiopia — Ethiopie G o ja m .................................................. S h o a ...................................................... Wollo .................................................. Hararghe ............................................... Begemdîr............................................... Baie ......................................................

131 86 1 1 12 5 2 1

38 77 13 10 5 2 —

Total . . . TOTAL . . . . . .

117 248

107 145

VARIOLE: LE COMPTE À REBOURS ► Le programme mondial d'éradication de la variole a maintenant atteint le stade où les progrès sont exprimés par le nombre de «villages infectés» dans chaque zone. On considère qu'un village est infecté pendant les six semaines qui suivent l'apparition des éruptions ef tant qu'une enquête n'a pas établi l'absence de tout nouveau cas. Le Tableau ci-dessus donne les informations les plus récentes avec, en regard, les chiffres enregistrés quatre semaines auparavant.

INFLUENZA H ong K o n g T err. — (22 August 1975)l. Since early July 1975, sporadic cases of influenza have been observed without a marked increase in the notification of the disease. Fourteen strains of virus B have been isolated. All isolates give low haemagglutination-inhibition titres with the B/Hong Kong/5/72 antiserum, variant of virus B circulating previously. U ruguay (15 August 1975). — During the first half of July, scattered cases of influenza A, supported by serological evidence, were reported, but up to mid-August no further cases were observed. ‘ SeeNo. 30, p, 274.

GRIPPE H ong K ong T err. — (22 août 1975)l. Depuis début juillet 1975, on observe des cas sporadiques de grippe sans augmentationmarquée des notifications de cas cliniques. On a isolé 14 souches de virus B qui présentent toutes de faibles titres d’inhibition de l’hémagglutination avec l’antisérum B/Hong Kong/5/72, variant du virus B qui circulait précédemment. U ruguay (15 août 1975). — Pendant la première moitié du mois de juillet, on a signalé des cas épars de grippe A confirmés par les examens sérologiques; mais jusqu’à mi-août on n ’a pas observé d ’autres cas. 1 Voir N° 30, p. 274.

AUTOMATIC TELEX REPLY SERVICE for Latest Available Information on Communicable Diseases Telex Number 28150 Geneva Exchange identification codes and compose: ZCZC ENGL (for reply in English) ZCZC FRAN (for reply in French)

SERVICE AUTOMATIQUE DE RÉPONSE PAR TÉLEX pour les dernières informations sur les maladies transmissibles Numéro de télex 28150 Genève Faire échange d ’indicatifs et composer le code: ZCZC ENGL (pour une réponse en anglais) ZCZC FRAN (pour une réponse eu français)

WklyEpldem. Rec.: No, 36-5 Sept. 1975

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Relevé épidem. hebd.: N®36 - 5 sept, 1975

D ISE A SE S SUBJEC T TO TH E REGULATIONS — M ALADIES SO U M ISE S A U RÈGLEM ENT N otifications Received from 29 August to 4 September 1975 — N otifications reçues du 29 août au 4 septembre 1975 c P C asa — Cas Port — Fixates Dot yet received — Chiffres non cocon disponibles

D Deaths— Décis A A uport— Aéroport PLAGUE — PESTE THAILAND — THAÏLANDE

l Imported cases — Cas importés r Revised figures — Chiffres révisé*

s Suspected esses — Cas suspects C D 17-23.VUI BANGLADESH (conid — suite) C D 24-30.VUI

Africa — Afrique ZAÏRE — ZAÏRE c D 27.VIII

...................................

6 C

0 D

Europe UNITED KINDGOM ROYAUME-UNI 29.VUI

Khulna Division Bakergaqj (Barisal) D . Chittagong Division D istricts C h itta g o n g ................ N o a k h a li.................... S y l h e t ........................ Dacca Division Dacca D ........................ Khulna Division Bakergaqj (Barisal) D . Rajshahi Division Pabna D ....................... Chittagong Division Districts C h itta g o n g ................ Commilla (Tippera) . N o a k h a li.................... S y l h e t ........................ Dacca Division D istricts Dacca............................ F a r i d p u r .................... Mymensingh . . . . Khulna Division Bakergaqj (Barisal) D . Rajshahi Division D istricts Pabna............................ R a n g p u r ....................

13

...

Kivu Province Beni Territory . . . . 1Rodent Plague/Fate des rongeurs.

17-23.VUI

present1

...................................

Il

0

CHOLERA 1 — CHOLÉRA 1 Africa — Afrique C LIBERIA — LIBÉRIA

D

1-31.VU

‘ The total number of cases and deaths reported for each country occurred in infected areas already pub­ lished. or in newly infected areas, see below / Tous les cas et décés notifiés pour chaque pays se sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.

1 1 5 0 5 2 0 21 1 1 12 1

.................................... Asia — Asie

53

0 SM ALLPOX — VARIOLE D Africa — Afrique ETHIOPIA — ÉTHIOPIE C D 17-23.VHI

c BANGLADESH

3-9.VUI

10-16.Vin

................................... ................................... BURMA BIRMANIE

5 100 10 7 379r

0 0 2 17-23.VIU

3-9.VUI 17-23.VUI

................................... INDIA - INDE

Provinces G o ja m ....................... H a r a r ....................... W o l l o ....................... Asia — Asie BANGLADESH

30 1 1

... ... ...

9 27 2 4

1 9 0 1

................................... ................................... INDONESIA — INDONÉSIE

0 42r Chittagong Division Districts N o a k h a li.................... S y l h e t ....................... Dacca Division Districts F a r i d p u r .................... D acca...........................

10-16.VIU 13-19.VU

c D 24-30.VIU

3 0 1 1 3 2 5 1

.................................... .................................... SRI LANKA

282 20 6-12.VU

3 4

... ...

4586 343 2-8.VUI

il

....................................

5

0

6

...

13 0 1 0

N ew ly Infected Areas as on 4 September 1975 — Zones nouvellement infectées an 4 septembre 1975 For criteria used in compiling this list, see No. 29, page 266 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publia dans la N“ 29, à la page 266. The complete list of infected areas was last published in WER No. 33, page 295. It should be brought up to date by consulting the additional information published subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. La liste complète d a zona infectées a paru dam le REH N° 33, page 295. Pour sa mise à jour, il y a lieu de consulter l a Relevés publiés depuis lors oh figurent les lista de zona è ajouter et à supprimer. La liste complète a t généralement publiée une fois par mois.

C H O LER A- C H O LÉR A A sia— A ile BURMA BIRMANIE Rangoon (excL FA)

IN D U -IN D E Visakhaptnam (P)

Horyam State Hissar District

INDONESIA -

INDONÉSIE

Jambl (Sumalera) Province Bungo Tebo Regency

Andhra Pradesh State Aruuuapur District Guntur District Kumool Dismet

Maharasthra State Satara District

Jam Timur Province Tulungagung Regency THAILAND — THAÏLANDE Prachin Bun Province

Mandalay Division Kyauksi District

Bihar State Muzaffarpur District

Mysore State Raicbur District

Areas Removed from the Infected Area L ist between 29 August and 4 September 1975 Territoires supprimés de la liste des zones infectées entre les 29 août et 4 septembre 1975 For criteria used in compiling this list, see No. 29, page 266 — L a critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés d»n» 1s N’ 29, A la page 266. CHOLERA INDU — INDE CHOLERA

Maharashtra State Amravati District

SRI LANKA Vavuniya Health Division

SMALLPOX — VARIOLE Asia — Asie BANGLADESH

Asia - A n .

Rajasthan State Banswara District

Assam State Nowgong District

Gujarat State Kaira District

Uttar Pradesh State Bast! District Faizabad District

THAILAND -

THAÏLANDE

Chittagong Division Commilla CTippera) District

Maha Sarakham Province

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé