Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

DRACUNCULIASIS = DRACUNCULOSE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

DRACUNCULIASIS Global surveillance summary—1984 Since the first global surveillance summary regarding dracunculiasis (guinea worm disease) was published nearly 3 years ago,1 understanding of the extent o f the disease and its impact has improved considerably, although not sufficiently. The report of the Workshop on Opportunities to Control Dracunculiasis, which was held in Washington, United States of America in June 19821is now available in French and English (copies can be obtained from : Board on Science and Technology for International Development, National Research Council, 2101 Constitution Avenue N.W., Washington, DC 20418, United States of America). The proceed­ ings of that workshop, including a bibliographical listing of over 1 600 publications about Dracunculus medmensis or dracunculiasis will be published shortly, also by the National Research Council. In 1984, the World Health Organization (WHO) designated the Centers for Disease Control (CDC) in Atlanta, Georgia, United States of America, as a WHO Collaborating Centre for Research, Training and Control of Dracunculiasis. The mam functions of this collaborating centre are to monitor reports of dracunculiasis globally, to undenake applied research pertaining to the disease, its prevention and control; and to help provide consultants to governments and agencies interested in dracunculiasis. Reported cases of dracunculiasis by country and by year, since 1980, are summarized in Table 1. O f these data, the information from India is by far the most complete, since, so far, it is the only country that has mounted a systematic national programme of active surveillance for cases of dracunculiasis. The lack of reported statistics for many countries reflects the fact that in most endemic countries, dracunculiasis is not an officially reportable disease. All of the countries listed in Table 1, however, with the possible exception of Saudi Arabia, are reliably known to still have at least sporadic indigenous cases ofthe disease. Since published reports of dracunculiasis m affected West African villages suggest that attack rates appear to be much higher on average in West Africa than in India, and since at least 50 million persons are potentially at risk of dracunculiasis in West Africa (i.e. living in the endemic zone), as against some 13 million at risk in India (i.e. living in affected villages), it is evident that incidence of the disease is greatly under­ reported in the former region. 1 Set No 9, 1982. pp 65-67 2 See No 32, 1983, pp. 249-250.

DRACUNCULOSE Surveillance mondiale en 1984 — Résumé Depuis la publication, il y a près de 3 ans, du premier rapport sur la surveillance de la dracunculose dans le monde (filariose due au ver de Guinée),1 les connaissances sur l’ampleur et les conséquences de la maladie ont considérablement progressé bien qu’elles demeurent encore insuffisantes. Le rapport de l’atelier sur les possibilités de lutte contre la dracunculose, tenu à Washington, Etats-Unis d’Amérique en juin 1982,a été publié en français et en anglais (on peut l’obtenir en adressant une demande au Board on Science and Technology for International Deve­ lopment, National Research Council, 2101 Constitution Avenue N. W., Washington, DC 20418, Etats-Unis d’Amérique). Les délibéranons de cet atelier, y compris une bibliographie de plus de 1600 titres traitant de Dracunculus medmensis ou de la dracunculose, seront publiés sous peu, également par le National Research Council. En 1984, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a désigné les Centers for Disease Control (CDC) d’Atlanta, Géorgie, Etats-Unis d'Amérique, comme Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche, la formation et la lutte concernant la dracunculose. Ce centre a pour fonc­ tions principales de contrôler les rapports sur la dracunculose à l’échelle mondiale; de faire des recherches appliquées sur cette maladie, sa pré­ vention et son endiguement; et d’aider à fournir des consultants aux gouvernements et aux institutions qui s’intéressent à ce problème. Le Tableau 1 indique, par pays et par année, depuisl980,le nombre de cas de dracunculose notifiés. C est l’information fournie par l’Inde qui est de loin la plus complète carjusqu’ici ce pays est le seul à avoir mis en place un programme national systématique de surveillance active des cas. L’absence de notifications de la part de nombreux pays tient au fait que, dans la plupart des cas, la déclaration de la maladie n’est pas officielle­ ment obligatoire. On sait pourtant, de façon sure, que tous les pays pré­ sentés dans le Tableau 1, à l’exception possible de l’Arabie Saoudite, connaissent encore des cas indigènes sporadiques. Il est évident que l’incidence de la maladie est très insuffisamment déclarée en Afrique occidentale, car il ressort des rapports publiés dans les villages atteints d’Afrique occidentale que les moyennes des taux d’attaque sont beaucoup plus élevées en Afrique occidentale qu’en Inde et, de plus, 50 millions de personnes au moins (vivant dans la zone d’endémicité) sont potentielle­ ment exposées à la dracunculose en Afrique occidentale alors que le nombre des personnes exposées en Inde (vivant dans les villages atteints) n’est que d'environ 13 millions.* 2 ' Voir N° 9, 1982, pp 65-67. 2 Voir N» 32, 1983. pp 249-250.

Epidemiological notes contained m this issue:

informations épidémiologiques contenues dans ce numéro'

Acquired Immune Defiency Syndrome (AIDS), dracunculiasis, influenza, tuberculosis. List of newly infected areas, p. 68.

Dracunculose, grippe, syndrome d’immunodéficit acquis (SIDA), tuberculose. Liste des zones nouvellement infectées, p. 68.

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ReUve epukm hebd N ®9 - Ier mars 1985

Map I, Dracunculiasis endemicity in India, June 1982 Cane 1. Endémicité de la dracunculose en Inde, juin 1982

[= □

Asia India is still the only country in the wortd to have established a national guinea worm eradication programme.1The Seventh Task Force Meeting held in conjunction with a WHO-assisted Work­ shop for state, local and national public health and water engi­ neering authorities concerned with the Indian programme, which covers 7 endemic states (Map I), met at Udaipur, Rajasthan in July 1984. The Task Force reviewed reports from each endemic state as well as actions taken m response to recommendations of the previous Task Force meeting, and made new recommenda­ tions. A comprehensive evaluation o f the Indian Guinea Worm Eradication Programme, including participation by 2 interna­ tional consultants provided by WHO, was scheduled to be con­ ducted w January of this year. The Indian programme has mounted its eradication effort in the context o f primary health care without establishing a separate vertical organization. It has concentrated on identifying all affected villages and arranging for those villages to be given highest priority in provision of safe ‘ See No 4, 1983, pp. 21-23.

Asie L’Inde demeure le seul pays du monde qui ait mis sur pied un pro­ gramme national d’éradication du ver de Guinée.1 La septième réunion du Groupe spécial, tenue conjointement à un atelier soutenu par l’OMS destiné aux autorités de la santé publique et de l’ingéiuérie hydraulique aux échelons local, des Etats, et national, concernées par le programme indien (lequel couvre 7 Etais à endémicité — Cane l ), a eu lieu à Udaipur, Rajasthan en juillet 1984. Le Groupe spécial a examiné les rapports des differents Etats à endémicité ainsi que les mesures prises en application des recommandations de la réunion précédente, et a formulé de nouvelles recommandations. Une évaluation complète du programme indien d’éradication du ver de Guinée, à laquelle devaient participer 2 consultants internationaux délé­ gués par l’OMS, était prévue en janvier de cette année. Le programme indien a intégré son effort d’éradication dans le système des soins de santé primaires, sans créer d’organisation verticale séparée. Il s’est spéciale­ ment employé à identifier tous les villages atteints et à faire en sorte que ces derniers bénéficient de la plus haute priorité quant à leur approvi­ sionnement en eau de boisson saine, dans le cadre du plan quinquennal 1 Voir N» 4,1983, pp, 21-23

Table 1 Reported cases of dracunculiasis by year, Africa and Asia, 1980-1983 Tableau 1, Cas notifiés de dracunculose, par année, Afrique et Asie, 1980-1983 AFRICA AFRIQUE

Country —Pays Benin — Bénin ... .......................

Regions —Regions 1980 1981 1982

1983

Burkina F a s o ................. .. ................................................. Cameroon — Cameroun . .............................................. . ...

...

Chad — T c h a d ..................................... Ethiopia — Ethiopie . Gambia — Gambie Ghana .... . . , . . .

....................... ....................... Accra Ashanti Brong-Ahafo Central Eastern Northern Upper Volta Western C ountry to ta l

. . . . . .

2 427 181 71 24 T o ta l n a tio n a l 2 703

426 1» 277

604 634 47 97 1382

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Relevé èpidèm hebd N ° 9 - 1er mari 1985

Table 1 (continued) Ivory Coast — Côte d’Ivoire . . . . . Abengourou Abidjan Aboisso Adzopé Bondoukou Bouailé Bouaké Bouna Boundiali Daloa Danané Dimbokro Gagnoa Korhogo Man Odienné Sakasso Sassandra Seguéla Tiassalé Touba Yamoussokro C oun try to ta l — T o ta l n a tio n a l

Tableau 1 (suite) 153 319 28 222 162 42 1 783 195 12 68 255 1 335 286 23 32 68 1 362 277 16 74 6 712 89 261 46 276 829 45 2 005 47 10 68 5 348 1 805 301 28 22 73 8 1031 220 3 458 7 978

K e n y a ..................................................................

, .

. .

M a l l ...................................................................................... Mauritania — Mauritanie .............................................. 1 906 1693 Cap-Vert Casamance Diourbel Heuve Louga Sénégal oriental Siné-Saloum Thiès C oun try to ta l — T o ta l n a tio n a l

N ig e r........................................ Nigeria — Nigeria ........................................ Senegal — Sénégal . ............................................................

2 113

1 530

— 6 — 8 —

123 22 2 161

... ... ... ...

Sudan— Soudan .................... Togo ..................

... Amou Assoli Ra<<ar Binah Doufelgou Golfe Haho Keran Kioto Kozah Lacs Ogou Ou Sotouboua Tchamba Tchaoudjo Tone Vo Wawa Yoto Zio C oun try to ta l — T o ta l n a tio n a l

...............................................................

50 301 54 31 200 16 273 19 6 116 50 138 1 110 5 4 22 335 1748

951*

2 592*

Uganda — Ouganda .....................

............................... .

ASIA - ASIE Country —Pays India — Inde .......................................................... .. Region — Régions 1980 198]

1982 3 959 2 528 5 160 4 829 5 854 20 596 0 42 926

1983

Andhra Pradesh Gujarat - Gujerat Karnataka Madhya Pradesh Maharashtra Rajasthan Tamil Nadu Country total — Total général

2 601 128

5 406

2 729 14 155

5406

4911 2 149 3 031 7 515 8 260 18 952 0 44 818

Pakistan

.......................... .. .............. .. . .................

Saudi Arabia — Arabic saoudne Yemen — Yémen (

....

................................................. Regional breakdown not available — Veoulauon par region non disponible

» No data — Aucune donnée)

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dnnking-water resources under the country’s current five-year plan, [t now plans to place increased emphasis on vector control using temephos emulsion (Abate), and on health education to promote filtration o f drinking-water with nylon mesh filters. For the fourth consecutive year, 2 active searches for dracunculiasis were conducted in 1984 (Apnl/May and October/November) in all villages o f the 7 endemic states of India. Actual numbers of cases have been enumerated in these searches only since 1982.1 *O f 13 000 villages known to be infected, about 3 000 were expected to be removed from the list after the ninth active search late in 1984, since they would then have been free of dracunculiasis for 3 years, the established criterion for removal from the list. Tamil Nadu State remained free from the disease for the third consecutive year (except for 3 imported cases m 1983), and thus was also removed from the list o f endemic states. In 1983, a small focus o f disease was discovered in a village in Lalitpur District o f Uttar Pradesh. Eight cases were enumerated in that focus in 1984. In addition to the above-mentioned support by WHO, the Indian programme is benefiting from bilateral support for provi­ sion of safe drinking-water in some endemic areas. Such support is being provided by the Danish International Development Agency (DANIDA) in Madhya Pradesh, by the Swedish International Development Agency (SIDA) in Rajasthan, and by the United States Agency for International Development (USAID) in Gujarat. The other most important endemic country in Asia is Pakistan (Table l),1where it is hoped that aggressive control measures will be organized soon. Four o f Pakistan’s provinces are known to be affected: Punjab, North-West Frontier Province, Sind and Balu­ chistan. Over 14 000 cases were reported in Punjab Province alone in 1980. Twenty-five cases o f dracunculiasis were reported in Yemen in 1973, and informed anecdotal reports suggest that a few cases of the disease are still seen in that country, but no official data are available. In 1983, the Government o f the Islamic Republic of Iran informed WHO that despite active surveillance for dracun­ culiasis m the residual formerly endemic zone in the south-west of the country, no cases had been found or reported in the Islamic Republic of Iran in the past 5 years.

national actuellement en cours. 1 1 prévoit maintenant de mettre l’accent sur la lutte antivectonelle à l’aide du téméphos (Abate), et sur l’éducation pour la santé afin de promouvoir le filtrage de l’eau de boisson au moyen de filtres en gaze de nylon. Pour la quatrième année consécutive, on a procédé en 1984 (avnl/mai et octobre/novembre) à 2 dépistages acufs de la dracunculose dans tous les villages des 7 Etats à endémicité. Le nombre des cas dépistés n’est fourni que depuis 1982.1 Sur 13000 villages infestés, on s’attendait à pouvoir en supprimer quelque 3 000 de la liste après le neuvième dépis­ tage actifà la fin de 1984, cards seraient alors exempts de la dracunculose, depuis 3 ans, répondant ainsi au critère de radiation de la liste. L’Etat de Tamd Nadu était exempt de la maladie pour la troisième année consé­ cutive (à l’exception de 3 cas importés en 1983) et a donc également été rayé de la liste des Etats à endémicité. En 1983, un petit foyer a été découvert dans un village du district de Lalitpur dans l’Uttar Pradesh. On y a dénombré 8 cas en 1984.

En plus du souuen de l’OMS que l’on vient d’indiquer, le programme indien bénéficie d’un appui bilatéral pour l’approvisionnement en eau de boisson same de certaines zones à endémicité. C est ainsi que l’Agence danoise pour le Développement international (DANIDA) apporte une assistance au Madhya Pradesh; l’Agence suédoise pour le Développe­ ment international (SIDA) au Rajasthan; et YAgency for International Development des Etats-Unis d’Amérique (USAID) au Gujerat. L’autre pays d’endémicité le plus important d’Asie est le Pakistan (Tableau l p où l'on espère que des mesures de lutte énergiques seront bientôt organisées. On sait que quatre provinces pakistanaises sont infes­ tées, à savoir le Pendjab, la province de la Frontière du Nord-Ouest, le Sind et le Balouchistan. En 1984, plus de 14 000 cas ont été signalés dans la seule province du Pendjab. Le Yémen a notifié 25 cas de dracunculose en 1973 et il semble, d’après des rapports informels de sources bien informées, qu'il y ait encore quelques cas dans le pays, mais on ne dispose d’aucune donnée officielle. En 1983, le Gouvernement de la République islamique d’Iran a informé l’OMS qu’aucun cas n’avait été trouvé ou signalé en République islamique d'Iran au cours des 5 dernières années malgré la surveillance active exercée dans la dernière zone autrefois infestée, dans le sud-ouest du pays.

Africa Seventeen African countries are known to be endemic for dra­ cunculiasis, although recent officially reported data are not avail­ able for many of them (Table 1, Map 2). National surveys to ascertain the extent of the problem have been undertaken in Benin, Ghana, Nigeria, Senegal and Uganda, with varying degrees of success. In Uganda, where a consultant assisted in gathering base­ line data in 1983 at the request o f UNICEF, the pan of the country already targeted by UNICEF for rehabilitation of water resources or installation of new wells overlaps the dracuncuhasis-endemic zone almost completely.3 A consultant epidemiologist visited Benin, the Ivory Coast and Togo m 1983, at the request of those countries and WHO, to advise on the establishment o f national plans of action.4 In October 1984, WHO and USAID responded to a request from the Government of Niger for 2 consultants to help draw up a national plan for controlling dracunculiasis and schistosomiasis. In Nigeria, where an epidemiologist also consulted in 1983 at the request of UNICEF, the disease is endemic in all states of the Federation, except possibly Gongola State.5 Nigerian authorities plan to convene a national conference at Ilonn in February of this year in cooperation with WHO and UNICEF, to consider what appropriate action should be taken against the disease. Political and health authorities in Kwara State took action to contain the disease in some communities following public complaints in the news media in 1984. A consultauon to ascertain the extent of the dracunculiasis problem in southern Sudan, which had been scheduled by the WHO Regional Office for the Eastern Mediterranean at that country’s request in late 1983, was postponed. One positive devel­ opment pertaining to surveillance in 1984 is that the Onchocer­ ciasis Control Programme in the Volta River Basin added a ques­ tion about the presence o f dracunculiasis to its standard quesuonnaire which is administered regularly to some 450 villages in the 7 countries of the region. At the end of 1984, the WHO Regional Office for Africa was considering convening a meeting of representatives of all affected ‘ See No ! See N a ‘ See No 4 See No ’ See No 20, 1984. pp 149-150 5, 1985, pp 32-33 10, 1984, pp, 69-71 42, 1984, pp 325-327 38. 1984, pp 291-293

Afrique On connaît en Afrique 17 pays où la dracunculose est endémique bien que l’on manque, pour la plupart d’entre eux, de données officielles récentes (Tableau h Cane 2), E)es enquêtes nationales visant à déter­ miner l’ampleur du problème ont été menées, avec des succès divers, au Bénin, au Ghana, au Nigèna, au Sénégal et en Ouganda. Dans ce dernier pays, où, à la demande du FISE, un consultant a aidé à recueillir des données de base en 1983, la partie du pays où le FISE a déjà prévu de remettre en état les ressources en eau ou d’installer de nouveaux puits, recouvre presque entièrement la région où la dracunculose sévit de façon endémique.3 En 1983, à la demande du Bénin, de la Côte d’ivoire et du Togo ainsi que de l’OMS, un consultant épidémiologiste s’est rendu dans ces pays pour donner des avis en vue de la formulation de plans d’action nationaux.4 En octobre 1984, l'OMS et l’USAID ont donné satisfaction au Gouvernement du Niger qui demandait le concours de 2 consultants pour élaborer un plan national de lutte contre la dracunculose et la schistosomiase. Un consultant épidémiologiste s’est également rendu au Nigèna en 1983, à la demande du FISE ; la maladie est endémique dans tous les Etats de la Fédération, sauf peut-être dans l’Etat de Gongola.5 Les automés nigérianes prévoient de réunir une conférence nationale à Ilorin, en février de cette année, en coopération avec l’OMS et le FISE, pour exa­ miner les mesures à prendre contre la maladie. Les autontés politiques et sanitaires de l’Elat de Kwara ont pris des mesures pour endiguer la maladie dans certaines collectivités à la suite de plaintes expnmées dans les médias en 1984. Une consultation destinée à déterminer l'ampleur du problème de la dracunculose dans le sud du Soudan, prévue vers la fin de 1983, par le Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale, à la demande du pays, a été ajournée. Un élément positif de la surveillance en 1984 est que le programme de lutte contre l’onchocercose dans le Bassin de la Volta a ajouté à son questionnaire standard, qui est régulièrement utilisé dans quelque 450 villages des 7 pays de la région, unequesuon relative a la présence de la dracunculose. A la fin de 1984, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique envisageait d’organiser en 1985 une réunion de représentants de tous les pays 1 Voir N° 20, 1984. pp 149-150 ! Voir N» 5, 1985, pp 32-33 > Voir N» 10, 1984, pp 69-71 4 Voir N» 42,1984, pp 325-327 > Voir N» 38,1984, p. 291-293

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African countries in 1985. The proposed regional meeting would review the known extent of dracunculiasis and control efforts in Africa, and make recommendations for regional action against the disease.

africains atteints. Les travaux de cette réunion régionale devraient porter sur l’ampleur connue de la dracunculose et sur les efforts de lutte de l’Afrique, et formuler des recommandations en vue d’une action régio­ nale contre cette maladie.

Map 2. Areas in which dracunculiasis is reported or probably existe Carte 2 Régions où la dracunculose est signalée ou existe probablement

Research Several researchers in Nigeria have recently published the results of their investigations showing the significant adverse impact of dracunculiasis on school attendance. In Burkina Faso (fomerly Upper Volta), an African investigator at the Centre Muraz of the OCCGE (Organization for Coordination and Co­ operation m the Control of the Major Endemic Diseases), with partial support from USAID, is monitoring the impact o f dracun­ culiasis on agricultural production. The same investigator is also checking whether the provision of safe drinking-water sources (with and without health education directed at the same popu­ lations) is effectively lowering the incidence o f dracunculiasis. With WHO support, another investigator in Burkina Faso has developed a cheap, durable nylon mesh filter which can be used to filter cyclops from household drinking-water supplies. The filters were tested successfully in India, Togo and Burkina Faso in 1984. A researcher supported by the National Science Foundation (United States), working with the National Institute of Commu­ nicable Diseases (NICD) in India, is studying ways to detect pre­ patent cases of dracunculiasis, serologically, using an ELISA system. Following additional evidence of the efficacy of avermecuns against Onchocerca parasites in humans in 1984, researchers at the CDC and the NICD are hoping to test the same drug against Dracunculus parasites in an animal model, and possibly in humans, in 1985. Growing consensus for eradication WHO’s Global Medium-Term Programme for Parasitic Dis­ eases (1984-1989) includes as one of its targets, “the elimination of guinea worm disease, country by country, in association with the International Drinking Water Supply and Sanitation Decade”. If maximal advantage is to be taken of the International Drinking Water Supply and Sanitation Decade (1981-1990) to eradicate dracunculiasis, appropriate bilateral and unilateral agencies, in addition to the endemic countries themselves, must be fully mobilized soon. Progress in India toward its goal of national elimi­ nation of dracunculiasis by December 1986, and the consideration of the mid-Decade evaluation at the World Health Assembly in May that year may provide an opportunity to consider such an all-out effort, in the meantime, the first priority should be for each endemic country to develop a national plan of action, suited to its own needs and resources, with or without the assistance of a bi­ lateral or multilateral assistance agency.

Recherche Au Nigéria, plusieurs chercheurs ont récemment publié les résultats de leurs travaux montrant les importantes conséquences néfastes de la dra­ cunculose sur l’absentéisme scolaire. Au Burkina Faso (anciennement Haute-Volta), un chercheur africain du Centre Muraz de l’OCCGE (Orga­ nisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies), partiellement soutenu par l’USAID, étudie les réper­ cussions de la dracunculose sur la production agricole. Il s’emploie aussi à établir si la fourniture de sources d’eau de boisson saine (avec et sans éducation pour la santé dispensée aux mêmes populations) réduit effec­ tivement l’incidence de la dracunculose. Au Burkina Faso, un autre chercheur a mis au point, avec le soutien de l’OMS, un filtre en gaze de nylon, durable et bon marché, au moyen duquel on peut éliminer les cyclops des eaux de boisson. Ces filtres ont été essayés avec succès en Inde, au Togo et au Burkina Faso en 1984. Un chercheur, soutenu par la National Science Foundation (Etats-Unis) et travaillant à l’Institut national des Maladies transmissibles (NICD) en Inde, s’efforce de trouver le moyen de déceler sérologiquement par la méthode EL1SA les cas prépatents de dracunculose. Après avoir obtenu en 1984 de nouvelles preuves de l’efficacité des avermectines contre la filaire Onchocerca chez les humains, les chercheurs du CDC et du NICD espèrent expérimenter ce médicament en 1985 contre la filaire Dracun­ culus, sur un modèle animal et éventuellement sur l’homme. Consensus de plus en plus large visant réradication Le programme mondial OMS à moyen terme des maladies parasitaires (1984-1989) compte parmi ses objectifs «l’élimination de la dracuncu­ lose, pays par pays, en association avec la Décennie internationale de l’eau potable et de l’assainissement». Pour que l’éradication de la dra­ cunculose bénéficie au maximum de la Décennie internationale de l’eau potable et de l'assainissement (1981-1990), il faut que les institutions bilatérales et unilatérales et les pays d’endémicité eux-mêmes soient rapidement et totalement mobilisés. Les progrès réalisés par l’Inde vers le but qu’elle s’est fixé de réaliser l’élimination nationale de la dracunculose d’ici à décembre 1986, et l’examen par l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai de cetie année, de l’évaluation de la mi-Décennie pourraient fournir l’occasion d’envisager un tel effort général. En attendant, tous les pays d’endémicité devraient prioritairement établir un plan d’action national, adapté à leurs besoins et à leurs ressources, avec ou sans l’appui d’une institution d'assistance bilatérale ou multilatérale.

(Based on/D’après: A report from the WHO Collaborating Centre for Research, Training and Control of Dracunculiasis/Un rapport du Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche, la formation et la lutte concernant la dracunculose, Centers for Disease Control, Atlanta, United States of America.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé