Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

RABIES : Human rabies prophylaxis, 1986 = RAGE : Prophylaxie de la rage humaine en 1986

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Texte intégral

RABIES Human rabies prophylaxis, 1986 F r a n c e . - In 1986, as in previous years,1the National Reference Centre for Rabies at the Pasteur Institute collected epi­ demiological information on human subjects reporting to one of France’s antirabies centres with suspected infection. On the stand­ ardized form supplied to all treatment centres are entered, for each person presenting: age, sex, date o f infection, means o f infection (bite, scratch, licking, contact, or other), animal species involved, particulars of the animal (rabid or not, diagnosed clinically or in the laboratory, disappeared), and whether or not treatment was instituted. In the case of an affirmative answer to this last question, the following particulars are noted : time elapsed between infection and treatment, whether or not serotherapy (with animal or human serum) given, type of vaccine used and how administered (com­ plete course, discontinued on medical advice, abandoned by the patient), and reactions (none, local, general).

RAGE Prophylaxie de la rage humaine en 1986 F r a n c e . - En 1986, comme les années précédentes,1le Centre national de référence pour la rage de l’Institut Pasteur a recueilli les informations épidémiologiques concernant les sujets consultant un des centres antira­ biques de France pour une suspicion de contamination Le formulaire standardisé fourni à tous les centres de traitement comporte pour chaque consultant : l’âge, le sexe, la date de contamination, la commune et le pays de contamination, le type de contamination (morsure, griffure, léchage, contact, autres type de contamination), l’espèce animale en cause, les caractéristiques de l’animal (enragé ou non, cliniquement ou au labora­ toire, disparu), la mise en œuvre d’un traitement ou non. Dans le cas d’une réponse positive à cette dernière question, les précisions suivantes sont notées: le délai entre la contamination et le traitement, l’utilisation ou non d ’une sérothérapie (d’onginale animale ou humaine), le type de vaccin utilisé, son administration (complète, interrompue par avis médical, abandonné par le patient), l’existence de réactions (absence, locales, générales).

Results In 1986,15 104 persons reported to one of the antirabies centres in France (including 14 838 with suspected infection acquired within the country). Antirabies treatment was instituted in 8 054 (53.3%) of these cases. In all, 36.5% of those reporting and 35.4% of those given treat­ ment were under 20 years old, 53.4% and 54.9% respectively were between 20 and 50 years old, and 10.2% and 9.7% respectively were over 50 years old. The majority of those reporting (61.1%) and those treated (62.5%) were males. Bites on the bare skin were the reason for reporting in 60.6% of cases and for treatment being instituted in 54%. The remainder were accounted for by scratches, licking, bites through clothing or simply contact with suspect animals. Suspected contamination by a domestic carnivore was in the majority of cases the reason for reporting (83.9%) and for treat­ ment being instituted (76.9%). Wild animals were involved for only 8.9% of persons reporting and 11.9% of those given treatment (foxes in 4.3% and 6.1% o f cases respectively). The animal responsible for the contamination was confirmed clinically or by laboratory tests to be rabid in only 21.8% of the cases where treatment was instituted, whereas animals that could not be exam­ ined (because they had disappeared) were responsible in 56.8% of cases where treatment was given. Treatment started within 24 hours o f the suspected infection in 38.4% of cases and between 2 and 5 days after in 36.2% of cases. O f the persons who underwent a full course of treatment, 5 587 were given vaccine treatment and 288 serovaccme treatment. The classical cell culture vaccines (human diploid cells or bovine embryo kidney cells) were used in over 96% of cases. The new vaccine prepared from line (Vero) cells was used in 1 6% of the treatments Where serum treatment was given, human gamma­ globulins were used in 91.6% of cases. Antirabies vaccination was very well tolerated; no reaction in 91.7% of cases, local reactions such as red patches and pains w 2.4%, and general reaction such as fever, fatigue and malaise in 0.5% of cases. No treatment failures were reported. See Nu 17, 1986, pp 130-131

Résultats En 1986,15 104 personnes sont venues consulter dans un des centres antirabiques de France (dont 14 838 pour une suspicion de contamina­ tion dans le pays). Un traitement antirabique a été instauré pour 8 054 (53,3%) d’entre eux. Au total, 36,5% des consultants et 35,4% des sujets traités ont moins de 20 ans, 53,4% et 54,9% respectivement ont de 20 à 50 ans, 10,2% et 9,7% respectivement ont plus de 50 ans. Les sujets de sexe masculin forment la majorité des consultants (61,1%) et des traités (62,5%). Les morsures sur peau nue sont à l’ongine de 60,6% des consultations et de 54% des mises en traitement. Le reste concerne des griffures, léchages, morsures à travers des vêtements ou de simples contacts avec des ani­ maux suspects. Les suspicions de contamination ayant pour ongine un carnivore domestique constituent la majorité des consultations (83,9%) et des mises en traitement (76,9%). Les animaux sauvages n’ont été en cause que pour 8,9% des consultants et 11,9% des traitements (dont respectivement 4,3% et 6,1% ayant pour origine des renards). L’animal responsable de la contamination n’a été confirmé enragé cliniquement ou par le laboratoire que pour 21,8% des sujets mis en traitement, alors que les animaux non examinables (disparus) sont responsables de 56,8% des mises en traite­ ment. Le début du traitement a eu lieu dans 38,4% des cas dans les 24 heures suivant la suspicion de contamination et dans 36,2% entre 2 et 5 jours. Parmi les personnes ayant subi un traitement complet, 5 587 ont reçu un traitement vaccinal et 288 un traitement sérovaccinal. Les vaccins classiques de culture de cellules (cellules diploïdes humaines ou cellules de rein d ’embryon bovin) sont utilisés dans plus de 96% des cas. Le nouveau vaccin sur cellules de lignées (cellules Vero) a été utilisé dans 1,6% des traitements. En cas de sérothérapie, les gammaglobulines humaines sont utilisées dans 91,6% des cas. La vaccination antirabique est très bien supportée: sans réaction dans 91,7% des cas, réacnons locales à type de rougeurs, douleurs dans 2,4%, et réactions générales à type de fièvre, fatigue, malaise dans 0,5% des cas. Aucun échec de traitement n’a été signalé. 1 Voir N " 17, 1986, pp. 130-131

;i U\ Eptdeiii Ret' No 47 - 20 November 1987

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Releveeptdem hebd. N“ 47 -2 0 novembre 1987

Comments No indigenous cases o f human rabies have been observed in France since 1968, the year when animal rabies reappeared. Pre­ vention measures against human rabies are therefore being con­ ducted satisfactorily from the therapeutic viewpoint (schedule proposed by the World Health Organization). The cost to the community of “bites” is very high. Taking into account rabies prophylaxis only and the number of complete courses of treatment (vaccine or serovaccine), it is considerably in excess of 6 million French francs a year. To that must be added patients seen, travel, days’ work lost (over 40000 half-days), etc. The only prospect for reducing this cost would be to find a way of tracing missing or stray animals that it has not been possible to examine or keep under surveillance.

Commentaires Aucun cas de rage humaine autochtone n’a été observé en France depuis 1968, date à partir de laquelle la rage animale a été à nouveau observée. La prophylaxie de la rage humaine s’effectue donc de manière satisfaisante du point de vue thérapeutique (schéma proposé par l’Orga­ nisation mondiale de la Santé). Le coût pour la collectivité des «morsures» est très im portant Si l’on tient compte uniquement de la prophylaxie antirabique et du nombre de traitements complets (vaccinal ou sérovaccinal), la somme de 6 millions de FF par an est largement dépassée. A cela s’ajoutent les consultations, les déplacements, les journées de travail perdues (plus de 40 000 demijournées), etc. Le seul moyen de réduire ce coût serait de pouvoir retrouver les ani­ maux disparus ou errants qui n’ont pu faire l’objet d’un examen ou d’une surveillance.

(Based on/D’après: Bulletin épidémiologique hebdomadaire N° 19/1987; Direction générale de la Santé.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé