Wkly epidem. Rec.. No. 17 - 26 April 1974
-
142
-
Relevé épldém. hebtL: N“ 17 - 26 avril 1974
PRIMATE ZOONOSES SURVEILLANCE U nited S tates of A merica. —• Selected centres and institutions that utilize large numbers of nonhuman primates submitted data to die Center for Disease Control (CDÇ) during 1972 on morbidity and mortality in 1871 nonhuman primates (2 200 diagnoses) horn an average monthly population o f 7 574 animals at risk. The average monthly incidence of reported disease per 100 animals was 2.1. The main causes of morbidity and mortality were di gestive and respiratory diseases and trauma. O f the 773 digestive diseases reported, diarrhoeal diseases were the most frequendy diagnosed (551 cases), with a case-fatality rate of 35.2%. As in 1970-1971, the case-fatality rate was highest in the mature and older animals and in the more recent arrivals in a colony, i.e., 90 days or less. Shigellosis was endemic at all participating centres, and with 138 reported cases was the most frequently specified cause o f diarrhoeal disease in 1972. The reported case-fatality rate for shigella infections was 17.4%. Shi gellosis was reported primarily as a disease o f Old World species and great apes in which the incidence of infections tended to be highest in late summer and autumn. The peak incidence of human shigellosis in the United States o f America occurs at the same time. During the period 1962-1972, there were 16 cases of human shigellosis associated with exposure to nonhuman primates. Thir teen cases (including two deaths) were associated with pets. Escheri chia coli was the second most frequently specified cause of nonhuman-primate diarrhoeal disease in 1972 (44 cases), the casefatality rate being 36.4%. Salmonellosis was diagnosed in 13 ani mals, of which six died. O f the other digestive diseases, acute gastric dilatation, a syndrome of unknown etiology, was reported in 21 animals. Parasitic infections were detected in 47 animals, and many incidental parasitic infestations were also reported.
SURVEILLANCE DES ZOONOSES CHEZ LES PRIMATES E tats-U nis d ’A mérique. Des centres et institutions choisis qui utilisent un grand nombre de primates ont en 1972 communiqué au Center for Disease Control des données de morbidité et de mortalité concernant 1871 de ces animaux (2 200 diagnostics) sur un effectif mensuel moyen de 7 574. L ’incidence mensuelle moyenne des mala dies signalées a été de 2,1 pour 100 animaux. Les principales causes de morbidité et de mortalité ont été les maladies des appareils digestif et respiratoire et les traumatismes. Sur les 773 maladies de l’appareil digestif enregistrées, les plus fréquemment diagnostiquées (551 cas) ont été les maladies diarrhé iques, avec un taux de létalité de 35,2%. Comme pour 1970-1971, la létalité la plus forte a été observée chez les animaux adultes ou âgés ainsi que chez ceux arrivés récemment (c’est-à-dire, depuis 90 jours ou moins) dans une colonie. La shigellose était endémique dans tous les centres participants et a été la maladie diarrhéique la plus fréquemment mentionnée en 1972 (138 cas). Le taux de létalité pour les infections à shigella a été de 17,4%. La shigellose a atteint surtout les espèces de l’ancien monde et les grands anthropoïdes chez lesquels l’incidence de l’infection a tendu à être maximale à la fin de l’été et en automne. C ’est aussi à cette époque de l ’année que l’incidence de la shigellose est la plus élevée chez l’homme aux Etats-Unis d ’Amérique. Pendant la période 1962-1972, il y a eu 16 cas de shigellose humaine associés à des contacts avec des pri mates. Treize cas (dont deux mortels) ont été attribués à la présence d ’animaux familiers. Escherichia coli vient au deuxième rang parmi les causes les plus fréquemment indiquées de maladie diarrhéique chez les primates en 1972 (44 cas), la létalité étant de 36,4%. La salmonellose a été diagnostiquée chez 13 animaux, dont six sont morts. Parmi les autres maladies de l’appareil digestif, une dilatation gastrique aigue, syndrome d ’étiologie inconnue, a été signalée chez 21 anim aux. Des infections parasitaires ont été décelées chez 47 ani maux et l ’on a observé de nombreuses infestations accompagnant des maladies. Les affections de l’appareil respiratoire occupent la deuxième place parmi les maladies infectieuses les plus courantes en 1972 (541 cas). La pneumonie — non associée à une infection virale généralisée— a été signalée chez 142 animaux, avec un taux de létalité de 78,2%. Les animaux en bas âge et ceux arrivés dans une colonie depuis 30 jours ou moins étaient les plus exposés à la pneumonie. Depuis cent ans au moins, on sait que la tuberculose est fréquente chez les primates vivant en captivité; 29 cas ont été notés en 1972 par les centres participants. En outre, 903 cas présumés ou confirmés de tuberculose simienne ont été signalés chez des animaux importés pour des institutions scientifiques. Les renseignements limités dont on dispose concernant les animaux familiers ou ceux des ménageries, ne font état que de six cas. Toutefois, l ’un deux a provoqué deux infections humaines. Les primates peuvent contracter la tuberculose auprès d ’un être humain ou d ’un animal. Des néoplasmes ont été observés chez 11 animaux en 1972, le plus courant étant comme les années précédentes, le lymphosarcome. Différentes souches de virus de l’herpès ont été mentionnées comme cause de maladie chez sept animaux (neuf diagnostics). Douze ani maux ont été atteints de méningite, due dans la moitié des cas à des pneumocoques. Parmi les autres maladies signalées figurent les infections à Vibrio fetus, l’endométriose et l’amyloldose hépatique. Les chiffres relatifs aux maladies et blessures chez des personnes en contact direct avec des primates dans les centres participants sont les suivants: 13 cas en 1972,43 en 1971, 70 en 1970. La maladie la plus fréquemment notée durant cette période de trois ans a été la gastro-entérite.
Respiratory infections were the second most common category of infectious disease in 1972 (541 cases). Pneumonia, exclusive of that associated with systemic viral infections, was reported in 142 p im als, with a case-fatality rate of 78.2%. Baby animals and animals in a colony for 30 days or less were at highest risk of contracting pneumonia. For at least a hundred years tuberculosis has been recognized as a disease of captive nonhuman primates and in 1972, 29 cases were reported by the participating centres. In addition, 903 cases of presumptive and confirmed simian tuberculosis were reported in animals imported for the scientific trade. From the limited information available on animals in the pet trade and on exhibition, there were only six cases. However, two human infections resulted from one of these cases. Tuberculosis in nonhuman primates may be acquired from either a human or an animal source. Neoplasms were reported in 11 animals in 1972, and as in pre vious years, lymphosarcoma was the most common. Different strains of herpesvirus were reported as the cause of disease in seven animals (nine diagnoses). Meningitis was reported in 12 animals; half of these were caused by pneumococcal species. Other reported causes of disease included: Vibrio fetus infection, endometriosis, and hepatic amyloidosis. Reported illnesses and injuries in persons having direct contact with nonhuman primates at the participating centres involved 13 cases in 1972, 43 cases in 1971, and 70 cases in 1970. Gastro enteritis was the most frequently reported illness in the threeyear period.
(Based on/D’après: Primate Zoonoses Surveillance, Report No. 11, September/septembre 1973.)