Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME = PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE

Organisation mondiale de la santé
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ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME Resistance to Insecticide of Sim uhum soubrense and Sim ulium sanctipauh of the Sim uhum damnosium Complex The Onchocerciasis Control Programme (OCP) was launched m 1974 in collaboration with seven countries in West Africa, namely Benin, Ghana, Ivory Coast, Mali, Niger, Togo and Upper Volta. WHO is the Executing Agency and FAO, UNDP and the World Bank are cosponsors. Its objective, in the absence of chemotherapy suitable for mass treatment, was to control the disease by interrupting trans­ mission o f the filarial parasite, Onchocerca volvulus, through the con­ trol of the blackfly vector, Sim uhum damnosum. This is meant to open up the deserted river valleys for development by eliminating the risk of disease. Operations were expanded gradually over four years until almost 800 000sq. kilometres, incorporating 18 000 kilometres o f waterways, came under control. Because of the size o f the area, control operations have to be earned out using helicopters and fixed-wing aircraft Although planned as a twenty-year undertaking, the operations are already meeting with success and the objective is being achieved in more than 85% o f the Programme area as confirmed by a recent report to the second session of the Joint Programme Committee. The development of resistance to insecticide by the vectors of onchocerciasis in Afnca is posing one o f the biggest threats which the Programme has to face today in its approach to the interruption of transmission. The organophosphorus larvicide, temephos, has been the insecti­ cide of choice since the inception o f the Programme in 1974. Because of ns use, over extensive areas and its application at weekly intervals, resulting in heavy selection pressure, development of temephos resis-

PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Résistance aux insecticides des espèces Sim uhum soubrense et Sim uhum sanctipauh du complexe Sim uhum damnosum Le programme de lutte contre l’onchocercose a été lancé en 1974 en collaboration avec septs pays d’Afrique occidentale: Bénin, Côte d’ivoire, Ghana, Haute Volta", Mali, Niger et Togo. Le Programme est exécuté par l’OMS et co-parrainé par la FAO, le PNUD et la Banque mondiale. Son objectif, en l’absence de chimiothérapie convenant pour le traitement de masse, est de maîtriser la maladie en interrom­ pant la transmission de la filaire parasite, Onchocerca volvulus, par des opérations de lutte contre la sïmulie veetnee, Sim uhum damnosum Le but poursuivi est d’ouvrir au développement les vallées désertées en éliminant le risque de la maladie. Les operations ont été élargies par phases sur quatre ans jusqu’à recouvrir près de 800 000 km2comprenant 18 000 km de cours d’eau. En raison de l’étendue de ce territoire, les applications doivent être faites par hélicoptères et avions. Bien que les opérations aient été prévues pour se dérouler sur 20 ans, un rapport récent présenté à la deuxième session du Comité conjomt du Programme a confirmé que les opérations donnaient d’excellents résultats et que l’objectif était atteint sur plus de 85% de la zone du Programme. L’apparition d’une résistance aux insecticides chez les vecteurs de l’onchocercose en Afrique constitue l’une des plus graves menaces auxquelles le Programme est confronté aujourd’hui, dans son effort pour interrompre la transmission. Le larvicide organophosphorè téméphos a été l’insecticide de choix depuis le début du Programme en 1974. Du fait qu’il était utilisé sur de vastes étendues et que les applications étaient hebdomadaires — ce qui déterminait une forte pression sélective —, l’apparition de la

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tance was not unexpected. In May 1980, in the Bandama River, Ivory Coast, which had been treated for only a year, temephos resistant larvae were detected. This resistance affects only two species of the Sim ulium damnosum complex, Sim ulium soubrense and Sim uhum sanctipauli, the other vector species found in the OCP area, remain susceptible. To overcome temephos resistance and taking into consi­ deration its environmental impact, it was decided together with the independent OCP Ecological Group to use chlorphoxim in the area of distribution of the resistant vectors for a limited period of time. Reg­ ular, successful treatment with chlorphoxim started at the beginning of 1981 against the resistant species. However, in October 1981, chlorphoxim resistance was detected at “Chûtes Gauthier» on the Bandama River, Ivory Coast. It was necessary therefore to shift to another class of insecticide and the only one available was a biological control agent, Bacillus thuringiensis H-14 (B. t. H-14). Treatment with'a formulation of B. t. H-14 was undertaken in the critical area and gave good results. A dosage of 1.6 mg/1 for 10 min­ utes of the selected formulation was effective over 20 kilometres downstream from the point of application. However, the effective dosage of this formulation to be applied is not compatible with the carrying capacity o f the aircraft used in OCP for treatment in the wet season, when the volume of rivers can be very great, particularly in the southern part of the Ivory Coast. WHO is in close contact with B. t. H-14 manufacturers to stimulate research on an improved formulation and every effort is being made with pesticide firms to expedite development of new alternative Sim ulium larvicides.

résistance n’était pas inattendue. Elle a été décelée en mai 1980 sur la rivière Bandama, en Côte d'ivoire, qui n’était traitée que depuis un an. Cette résistance n’affecte que deux espèces du complexe Sim uhum damnosum, soit Sim ulium soubrense et Sim ulium sanctipauh, les autres espèces vectrices de la zone du Programme restant sensibles à l’action de l’insecticide. Pour surmonter l’obstacle de cette résistance au téméphos et en raison de son impact sur l’environnement, il a été décidé avec l’accord du Groupe indépendant de l’Ecologie d’employer le chlorphoxim dans la zone de distribution des vecteurs résistants pendant une durée limitée. Des applications régulières de chlor­ phoxim ont commencé au début de 1981 avec de bons résultats. Toutefois, une résistance au chlorphoxim est apparue en octobre 1981 dans les «Chûtes Gauthier» sur la nvière Bandama en Côte d’ivoire et il a donc fallu passer à une autre classe d’insecticides, la seule possi­ bilité étant un agent de lutte biologique, Bacillus thuringiensis H-14 (B, t. H-14). Le traitement avec une formulation de B. t H-14 a été entrepris dans la zone critique et a donné des résultats satisfaisants. A la dose de 1,6 mg/1 pour 10 minutes, cette formulation était efficace sur 20 km en aval du point d’application. Mais la dose efficace n’est pas com­ patible avec la capacité des aéronefs utilisés par l’OCP pour le traite­ ment en saison humide quand le débit des cours d’eau peut être fort, notamment dans la partie méridionale de la Côte d’ivoire. L’OMS reste en contact étroit avec les fabricants de B. t. H-14 pour stimuler les recherches visant à améliorer la formulation et elle inten­ sifie ses efforts auprès des fabricants d’insecticides pour encourager la mise au point d’autres larvicides contre Simulium.

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé