Organisation mondiale de la santé (OMS) · Governing Bodies documents

Activité de l'OMS dans la Région du Pacifique occidental, Rapport du Directeur régional au Comité régional pour le Pacifique occidental : 1er juillet 2004-30 juin 2005

Organisation mondiale de la santé
Texte intégral

Activité de 10MS dans la 1

REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL 1er juillet 2004 - 30 juin 2005

ORGANISATION MONDIALE DE tA SANTE

REGION OU PACIFIQUE OCCIDENTAL

WPRIRC56/2

ACTIVITE DE L'OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2004-30 juin 2005

Rapport du Directeur régional au Comité régional du Pacifique occidental

Cinquante-sixième session

Organisation mondiale de la Santé Bureau régional du Pacifique occidental Manille (Philippines) Juin 2005 't'· r -• {: ·. . -- . ~ ; r ~ ~~ ~ : '. :"' '·'

Table des matières page

Introduction Lutte contre les maladies transmissibles 1. Programme élargi de vaccination Poliomyélite Rougeole Hépatite B Sécurité vaccinale

3 4 5 6

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Paludisme Den gue Filariose lymphatique 7

8 8

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Tuberculose Lèpre

10 12 14 18

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles 5. Maladies transmiss ibles, surveillance et action

iii

le appellation employées dans ce rapport, l::t présentation des données ct les représentations graphiques qui y figurent n'impliquent de la part du Secrétâriat de l'Organisation mondiale de la Santé aucune prise de disposition quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l'appellation "Etats et Territoires" apparaît, elle couvre les pays, territoires, cités ou régions. Dans ce volume, le signe$ représente le dollar des Etats-Unis d'Amérique.

ii

TABLE

DES

MATIERES

page

Pour des communautés et des populations en bonne santé

6. Cadres de vie et environnement sains Promotion de la santé Traumatismes et incapacités Santé et environnement Sécurité sanitaire des aliments

23 24 25 25

7. Santé et développement de l'enfant .et de l'adolescent Santé de l'enfant et de l'adolescent Nutrition

27 27 29

8. Sa nté génésique 9. Les maladies non transmissibles et santé mentale Les maladies non transmissibles Santé mentale et toxicomanie

32 34

10. Initiative pour un monde sans tabac Développ ement du secteur de la santé 11. Développement et financement des systèmes de santé

36

.

41

iv

TABLE

DES

MATIERES

page 12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques Médecine traditionnelle Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé

44 45 46

13. Ressources humaines pour la santé 14. Bases factuelles et informations sanitaires à l'appui des politiques Information sanitaire Recherche en santé

49

52

53

15. Opérations de secours d'urgence et action humanitaire

54

Communication Technologies de l'information Relations extérieures Information du public

59 59

60

Services administratifs Administration

65

v

Introduction Cette flambée de grippe aviaire est survenue au lendemain de l’épidémie meurtrière de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Nombre des enseignements tirés de la crise du SRAS sont appliqués aujourd’hui pour contrer la grippe aviaire, qui a très vite gagné plus d’une demi-douzaine de pays d’Asie et causé la mort de plusieurs personnes au Cambodge, en Thaïlande et au Viet Nam. L’épidémie et ses conséquences mortelles ont réveillé les craintes d’une nouvelle pandémie grippale. Le Bureau régional poursuit les efforts déployés en collaboration avec les Etats Membres, le Siège et les bureaux régionaux et les bureaux de l’OMS dans les pays, et les organismes partenaires pour améliorer la surveillance des flambées de grippe aviaire et enrayer la progression de la maladie. Nous pourrons éviter une pandémie potentiellement dévastatrice si nous nous engageons tous dans une guerre sans merci contre la grippe aviaire. Ce type de collaboration est caractéristique de la Région du Pacifique occidental. Lorsque le tsunami a déferlé sur les côtes de l’Asie le 26 décembre 2004, la Malaisie a été le seul des 37 Etats et Territoires du Pacifique occidental à en ressentir directement les effets. Le raz de marée a frappé beaucoup plus durement les Etats Membres voisins, en Asie du Sud-est. Cela n’a pas empêché pour autant des équipes du Bureau régional de Manille et des bureaux de l’OMS en Chine et en Malaisie de se rendre immédiatement sur place pour participer aux interventions de secours. Le Bureau régional a prêté main forte au Centre des opérations d’urgence de l’OMS à Jakarta, des agents du bureau de l’OMS en Chine ont pris part aux activités d’information du public au Sri Lanka et le bureau de l’OMS en Malaisie a apporté son concours à la plateforme aérienne de secours humanitaire de Subang en vue de l’acheminement des équipements d’urgence jusqu’aux zones sinistrées.

Le Dr. S.Omi, Directeur régional

ne fois de plus, la Région du Pacifique occidental est aux prises avec un virus hautement pathogène qui fait peser une lourde menace sur la santé publique mondiale. Durant la période qui s’est écoulée depuis notre précédent rapport, le virus de la grippe aviaire H5N1 a resserré son étau autour de la Région. Il a continué de semer la maladie et la mort, tuant la moitié des 108 personnes infectées recensées au 30 juin 2005. Le virus a eu de surcroît de graves conséquences économiques dans la Région, et tout porte à croire qu’il est de nature instable, imprévisible et évolutive.

U

vi

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

INTRODUCTION

Durant l’année écoulée, la coopération entre les Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-est s’est renforcée dans divers domaines. Ainsi, en mai 2005, les deux régions ont mis en place un système d’alerte rapide pour lutter contre les médicaments de contrefaçon. Le système exploite le réseau internet et d’autres ressources et facilite l’échange d’informations. Il fait également office de mécanisme d’alerte. Les deux régions ont aussi travaillé en collaboration étroite à l’élaboration d’une stratégie sur le financement des soins de santé, dont l’objectif est d’aider les Etats Membres à formuler des politiques garantes de l’accès équitable de tous les individus à des soins de santé adaptés et efficaces. Au cours de la période considérée, l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont entrepris d’élaborer une stratégie régionale conjointe pour la survie de l’enfant. Cette stratégie a pour but de réduire les inégalités en matière de survie infantile et de faciliter la réalisation des buts

nationaux définis dans les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui appellent à une réduction de deux tiers de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans entre 1990 et 2015. La stratégie plaide en faveur d’un accès universel à un ensemble d’interventions essentielles axées sur la survie de l’enfant. La Région du Pacifique occidental est la plus peuplée des six régions de l’OMS, et peut-être la plus riche par sa diversité. Les défis auxquels nous devons faire face sont aussi divers et vastes que la Région ellemême. Nous devons aujourd’hui poursuivre notre lutte contre des maladies non transmissibles connues, comme la tuberculose et le paludisme, et nous attaquer dans le même temps contre les maladies transmissibles d’apparition plus récentes comme le VIH/SIDA. De plus, nous sommes confrontés aux menaces que représentent depuis peu des maladies non transmissibles comme le diabète et l’hypertension artérielle, dont nous pensions qu’elles touchaient

principalement les pays développés. Enfin, outre le combat à mener contre ces maladies désormais établies, il nous faut nous préparer à de nouvelles menaces sanitaires comme la grippe aviaire et d’autres zoonoses susceptibles de déclencher des pandémies mondiales. Si les défis à relever sont en partie nouveaux, les stratégies qui ont fait leurs preuves dans le passé restent notre meilleure arme. Nous devons appuyer notre action sur des programmes de lutte contre les maladies planifiés et mis en œuvre de manière efficace, faire en sorte que les pouvoirs publics et les sociétés dans leur ensemble reconnaissent comme il se doit l’importance de la santé et veiller à bâtir des systèmes de santé qui sauront fournir aux populations des services répondant à leurs besoins et à leurs moyens financiers.

Directeur régional

vii

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Résumé 1. Programme élargi de vaccination. Durant l'année écoulée, le PEV a continué de donner des résultats satisfaisants, comme en témoigne le succès des efforts axés sur l'élargissement de la couverture vaccinale pour la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. La région demeure exempte de polio. On envisage à présent de lancer d'ici à 2012 un plan d'élimination de la rougeole assorti d'un programme de lutte contre l'hépatite, B afin de recentrer les activités visant le renforcement des programmes de vaccination et des systèmes de surveillance.

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre. Des progrès significatifs ont été accomplis sur la voie de la réalisation des cibles régionales de lutte antituberculeuse pour 2005. Le taux de succès du traitement obtenu dépasse aujourd'hui l'objectif de 85 %. Environ 90 % de la population a accès au DOTS, soit une augmentation de 30 % depuis 1998. Les efforts d'élimination de la lèpre sont concentrés sur quelques poches d'endémie qui subsistent et sur la surveillance après l'élimination.

5. Maladies transmissibles : surveillance et action. La Région a collaboré avec les autorités sanitaires nationales et les partenaires pour lutter contre la grippe aviaire à virus A(H5N1) dont la propagation s'est poursuivie au deuxième semestre de 2004 et en 2005. L'OMS a joué un rôle directeur dans la préparation de la Région aux pandémies. Le Bureau régional a apporté sa contribution à la révision du Règlement sanitaire international.

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles. Plus de 1,5 million de personnes vivent avec le VIH/ SIDA. Le Bureau régional a aidé un certain nombre d'Etats Membres à améliorer leur système de surveillance du VIH et à affiner leurs prévisions de propagation du VIH. Pour atteindre l'objectif régional de l'initiative "3 millions en 2005", l'OMS et ses partenaires mettent tout en œuvre pour qu'avant la fin de l'année 2005, le nombre de personnes qui bénéficient d'un traitement par antirétroviraux (ARV) ait été multiplié par trois.

6. Cadres de vie et environnement sains. Le programme PROLEAD a été mis en place pour permettre aux décideurs du secteur de la promotion de la santé de dialoguer avec des collègues de toute la Région. L'OMS a mis à profit l'expérience qu'elle a tirée de ses précédentes activités dans le domaine de la sécurité routière, de la santé et de l'environnement et de la sécurité sanitaire des aliments. l'Alliance des VillesSanté, créée avec le soutien de l'OMS, a tenu sa première Assemblée générale et Conférence sur les Villes-Santé.

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires. Le paludisme demeure la maladie à transmission vectorielle la plus grave dans 10 pays d'endémie de la Région, malgré une diminution de 50 % au cours de la dernière décennie. La dengue est en augmentation, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle épidémie en 2006 ou en 2007. Des progrès continus ont été réalisés dans la lutte contre la filariose lymphatique dans les pays et territoires insulaires du Pacifique.

viii

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

R E S U M E

7. Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent. La prise ne charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) est l'élément essentiel de la Stratégie régionale de survie de l'enfant, et l'OMS collabore avec les pays prioritaires à l'application de cette stratégie. La Région poursuit également l'oeuvre importante entreprise en matière d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant ainsi que de mise en oeuvre de la Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'activité physique et la santé.

9. Les maladies non transmissibles et la santé mentale. La surveillance, la prévention et la lutte demeurent les axes fondamentaux des efforts engagés pour lutter contre l’épidémie de maladies non transmissibles en forte progression dans la Région. Le Bureau régional apporte son concours aux Etats et Territoires du Pacifique à chaque étape de leurs enquêtes nationales sur les MNT. L’unité Santé mentale maintient sa collaboration en vue de l’élaboration et de la mise en oeuvre de politiques, de législations et de programmes de santé mentale.

la Région OMS du Pacifique occidental ont ratifié la Convention et ont commencé à en appliquer les dispositions. L'OMS a axé son action sur le développement des capacités des pays à mettre en oeuvre les différents volets de la Convention.

11. Développement et financement des systèmes de santé. Une stratégie régionale de financement de la santé est en cours de préparation. Elle aidera les Etats Membres à mettre en place des dispositifs adaptés, équitables et efficaces de financement des systèmes de santé. Les régimes sociaux d'assurance maladie et les systèmes de protection sociale ont été renforcés, avec le concours de l'OMS. L'Organisation a diffusé de nouvelles publications sur les interventions engagées en faveur des pauvres dans le cadre de programmes de santé infantile et de lutte contre la tuberculose et sur la prise en compte des questions liées à la pauvreté et à la parité hommes-femmes dans la planification sanitaire.

8. Santé génésique. Le Bureau régional poursuit le renforcement des capacités des services, l’amélioration de la qualité des soins et la surveillance des progrès en matière de soins maternels et néonatals. Il achève également l’élaboration d’un cadre régional destiné à accélérer l’action en faveur de la santé sexuelle et génésique des adolescents et des jeunes.

10. Initiative pour un monde sans tabac. Le plan d'action pour une région sans tabac 2005-2009, approuvé par le Comité régional en 2004, a guidé les actions d'envergure menées en 2005. La Convention-cadre pour la lutte antitabac est devenue instrument de droit international contraignant, le 27 février 2005. À ce jour, 18 des 27 Etats membres de

ixii

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

R E S U M E

12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques. Des ateliers ont été organisés pour la mise en œuvre de la Stratégie régionale pour un meilleur accès aux médicaments essentiels. Dans le cadre de ses efforts pour lutter contre les médicaments contrefaits, l’OMS a soutenu la création d’un système régional d’alerte rapide. Dans le domaine de la médecine traditionnelle, un gros travail a été fait sur la standardisation des points d’acupuncture.

surveillance et l’action ainsi que les systèmes d’information sanitaire. Il prépare avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est des publications communes pour élargir le cadre de compréhension de la situation sanitaire en Asie et dans le Pacifique.

15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire. Le Bureau régional a assuré un soutien à la Malaisie, le seul pays de la Région touché par le tsunami asiatique. L’OMS a également fourni une aide pour des situations d’urgence allant du typhon survenu dans les Etats fédérés de Micronésie, aux inondations en Chine, aux Philippines et au Viet Nam.

proportions conséquentes. Les services des publications, de la traduction et de la bibliothèque se sont développés, et le Bureau d’information du public a diffusé des informations et organisé des rencontres entre des chaînes de télévision, des organes de presse internationaux et d’autres médias et le Directeur général et les administrateurs techniques.

13. Ressources humaines pour la santé. Des consultations des parties prenantes sont en cours en vue de l'élaboration d'un projet de plan stratégique adapté aux besoins de la Région en matière de personnel de santé. Le Réseau océanien d'apprentissage ouvert des professions sanitaires reste perçu comme un outil important d'apprentissage à distance.

14. Bases factuelles et informations sanitaires à l’appui des politiques. Le Bureau régional poursuit son travail avec un certain nombre d’Etats et Territoires sur les statistiques sanitaires, la CIM-10, la

16. Communication. Durant l’année écoulée, les infrastructures de technologies de l’information ont été renforcées et un site web d’utilisation plus conviviale a été lancé. Des formes innovantes de collaboration et de partenariat se sont établies entre le Bureau régional et ses partenaires traditionnels et nouveaux, et les ressources extrabudgétaires du Bureau régional ont augmenté dans des

17. Administration. La construction du nouveau bâtiment du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental devrait s’achever, sans dépassement de coûts, à la fin de juillet 2005, date à laquelle démarreront les travaux de rénovation des locaux existants. Les services de l’administration, du budget et des finances, du personnel et des achats ont continué à fonctionner normalement et ont entrepris de rationaliser leurs modalités de travail, de sorte que le Bureau régional et les bureaux de pays puissent fonctionner de manière plus efficace.

x

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

WHO Western Pacific Region Région OMS du Pacifique occidental Organizational structure Organigramme Regional Directeur Director régional Director, Programme Directeur, Gestion Management des Programmes

Country BureauxOffices de pays Representatives Représentants • Cambodia Cambodge • China Chine • Lao PDR RDP lao • Papua New Guinea Papouasie-Nouvelle• Philippines Guinée • Malaysia Philippines • Mongolia Malaisie • Samoa Mongolie • South Pacific Samoa • Viet Nam sud Pacifique • Viet Nam Country Liaison Offices • Kiribatide liaison Attachés •• Solomon Kiribati Islands •• Tonga Iles Salomon •• Vanuatu Tonga • Vanuatu

Combating communicable Lutte contre les maladies diseases transmissibles

Building healthy Pour des communautés anden etcommunities des populations populations bonne santé Healthy settings Cadres de vie and et environment environnement sains

Health sector Développement du secteur development de la santé

Communication Reaching out

Administration Administration and finance et finances

Expanded programme on Programme élargi de immunization vaccination

Développement et Health systems development financement des systèmes and financing de santé Technologie de la santé et Health technology and produits pharmaceutiques pharmaceuticals

Informationde technology Technologies l’information

Budget finance Budgetand et finances

Paludisme, autres maladies à Malaria, other vectorborne transmission vectorielle et and parasitic diseases maladies parasitaires

Child and adolescent health Santé et développement de and et development l’enfant de l’adolescent

Coopération extérieure et External cooperation and partenariats partnerships

Personnel

TB and et Halte Stop à la tuberculose leprosy elimination élimination de la lèpre

Reproductive health Santé génésique

Human resources Ressources humaines for health pour la santé Bases factuellesand et Health information information sanitaire à l’appui evidence for policy des politiques Opérations de secours Emergency and d’urgence et action humanitarian action humanitaire

Public information Information

General administration Administration générale

Sexually transmitted Le VIH/SIDA et les infections infections,transmissibles including sexuellement HIV/AIDS Communicable disease Maladies transmissibles, surveillance and surveillance etresponse action

Noncommunicable diseases Maladies non transmissibles and mental health et santé mentale

Planification, suivi et Programme planning, évaluation des monitoring and evaluation programmes

Supply Supply Supply Fournitures

Initiative monde Tobaccopour Freeun Initiative sans tabac

xi

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Lutte contre les maladies transmissibles

xii

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

1. Programme élargi de vaccination locales et d’améliorer la gestion des ressources. En dépit des succès enregistrés dans ces divers domaines, de nouveaux problèmes se posent dans plusieurs Etats et Territoires de la région. En 2004, une assistance technique axée sur la microplanification au niveau des districts a été apportée à plusieurs pays encore confrontés à des difficultés en la matière – Cambodge, République démocratique populaire lao et Viet Nam. Par ailleurs, des évaluations complètes du PEV ont été conduites au Cambodge et en Chine en 2004-2005 afin de recenser les domaines dans lesquels les dispositifs de vaccination doivent être renforcés. Au Viet Nam, une étude des obstacles à l’amélioration de la couverture du PEV a été réalisée. Par la suite, un plan d’action visant à lever ces obstacles a été élaboré et mis en œuvre. Les objectifs axés sur des maladies spécifiques – élimination de la rougeole et lutte contre l’hépatite B à l’échelle régionale – doivent permettre de recentrer les activités visant à renforcer les systèmes de vaccination systématique et de surveillance. oliomyélite. La région demeure exempte de polio. En 2004, 6529 cas de paralysie flasque aiguë (PFA) ont été recensés dans le Pacifique occidental, soit 1,61 cas annuel de PFA non poliomyélitique pour 100 000 enfants de moins de 15 ans. Par ailleurs, 88 % des cas de PFA enregistrés dans la Région ont fait l’objet d’un prélèvement de selles. Les systèmes de surveillance de la PFA fonctionnent raisonnablement bien dans l’ensemble des pays de la Région et ont permis de détecter la présence de poliovirus vaccinaux circulants dans la province de Guizhou (Chine) en 2004 et de poliovirus vaccinaux en République démocratique populaire lao en 2004-2005. Cette découverte a permis de lancer rapidement des enquêtes épidémiologiques et des campagnes de vaccination complémentaire. L’apparition de poliovirus vaccinaux circulants est due à la faible couverture vaccinale enregistrée dans ces régions. Elle pourrait entraîner une nouvelle transmission du virus en cas d’introduction de poliovirus importés. Les laboratoires de surveillance de la polio ont bien fonctionné au cours de l’année écoulée. L’OMS a aidé le laboratoire régional de référence basé en Chine à élaborer un plan de travail complet en vue du renforcement du réseau national de laboratoires de surveillance de la polio en Chine. Elle a également aidé les pays de la Région à combler les carences relevées dans le fonctionnement de leurs laboratoires. Les activités relevant de la phase I du programme de confinement des poliovirus en

PEV continue de donner des résultats satisfaisants dans l’ensemble de la Région du Pacifique occidental, en s’appuyant sur les réalisations passées tout en s’attaquant à de nouveaux défis. La large couverture vaccinale observée dans la Région pour la diphtérie, le tétanos et la coqueluche témoigne de l’efficacité du PEV. Ainsi, dans 88 % des districts, plus de 80 % des enfants ont reçu trois doses de vaccin dans l’année qui a suivi leur naissance. Aux Philippines, l’OMS recommande l’utilisation d’une nouvelle approche qui a fait ses preuves : appelée RED (Reaching Every District – Atteindre chaque district) (RED), elle consiste à vacciner les populations pauvres difficiles à atteindre qui vivent en milieu urbain. Le programme RED a déjà permis d’améliorer la couverture des activités de vaccination systématique grâce à un système de planification district par district, de rétablir les services de vaccination périphériques, de renforcer la participation des populations

P

rogramme élargi de vaccination. Le

P

3

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

1. P R O G R A M M E

E L A R G I

D E

V A C C I N A T I O N

laboratoire et l’enregistrement des données s’y rapportant se sont poursuivis. Le Bureau régional a fourni un soutien aux pays qui ont mené à bien les enquêtes sur les laboratoires et les inventaires nécessaires à l’établissement des rapports d’évaluation. Ces derniers ont été présentés à la Commission régionale de certification à sa dixième session annuelle, tenue en octobre 2004. La Chine et le Japon, qui n’ont pas encore achevé les travaux entrepris au titre de la phase I, ont également bénéficié du soutien du Bureau régional. Au Japon, les résultats obtenus à ce jour sont encourageants, et les autorités nationales ont investi des ressources considérables au cours de l’exercice 2004. En Chine, divers problèmes restent à régler.

susceptibles d’être prévenues par la vaccination dans la Région, en dépit d’une baisse de 95 % du nombre de décès attribuable à la maladie. Huit pays de la Région supportent à eux seuls 98,6 % de la charge de morbidité liée à la rougeole1. Selon les estimations les plus fiables de l’OMS et de l’UNICEF, il y aurait jusqu’à 6 millions de cas de rougeole dans le Pacifique occidental, et la maladie serait responsable de près de 30 000 décès par an. Pour lutter contre la maladie, le Bureau régional propose de fixer à 2012 la date butoir pour l’élimination de la rougeole. Cette proposition sera présentée pour examen et approbation au Comité régional à sa cinquante-sixième session, en septembre 2005. Les moyens dont les Etats et Territoires de la Région disposent face à la maladie sont variables. Après avoir été confronté à des flambées de rougeole de grande ampleur pendant de nombreuses années, le Cambodge a lancé de 2000 à 2004 une campagne nationale de vaccination contre la rougeole ciblant tous les enfants âgés de neuf mois à 14 ans. Depuis, le nombre de cas de rougeole a fortement diminué. Dans la province de Guizhou, des campagnes de vaccination

supplémentaires ont été lancées dans le cadre d’un plan global de réduction de l’incidence de la rougeole et du nombre de décès dus à la maladie, qui couvre la période 2003-2006. Six autres provinces chinoises ont entrepris d’éliminer la maladie, mais ont besoin de ressources supplémentaires. Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination antirougeoleuse menée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, des progrès considérables ont été réalisés dans l’estimation des populations à vacciner et l’amélioration de la planification et de la gestion des activités. La campagne a été mise en œuvre par étapes sur une période d’un an et a entraîné un élargissement de la couverture vaccinale. Les campagnes d’élimination de la rougeole ne sont véritablement efficaces que si elles permettent de réduire le nombre d’individus exposés en renforçant l’immunité collective des populations. Il convient pour cela

ougeole. Cette infection virale demeure l’une des principales causes de mortalité et de morbidité

R

1

Chine, Philippines, Japon, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Viet Nam, République démocratique populaire lao, Îles Marshall et Cambodge, dans l’ordre du nombre de cas recensés.

4

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

1.

P

R

O

G

R

A

M

M

E

E

L

A

R

G

I

D

E

V

A

C

C

I

N

A

T

I

O

N

d’administrer deux doses de vaccin aintirougeoleux. Vingt-cinq des Etats et Territoires de la Région administrent une deuxième dose de vaccin dans le cadre de leurs programmes de vaccination systématique. Dans sept pays, la deuxième dose est administrée dans le cadre d’activités de vaccination supplémentaire. Quatre autres pays n’ont pas encore mis en place de programme d’administration systématique d’une deuxième dose de vaccin. Vingt-deux pays recueillent des données sur les cas de rougeole par le biais de leurs systèmes de surveillance. Toutefois, dans nombre de pays, les dispositifs de surveillance ne rendent compte que partiellement de la situation. Sept pays dotés de systèmes de surveillance des cas de rougeole communiquent directement les données recueillies au Bureau régional. Ce dernier a élaboré et diffusé des directives pour l’élimination de la rougeole applicables sur le terrain.

Cambodge devrait faire de même en 2005. À cette date, touts les pays de la Région, à l’exception des Philippines, auront mis en place des programmes nationaux de vaccination contre l’hépatite B. En 2004, 22 pays ont fait état d’un taux de couverture vaccinale avec administration de trois doses de vaccin contre l’hépatite B de l’ordre de 90 % et plus. La couverture vaccinale est comprise entre 81 % et 89 % dans quatre pays, entre 50 % et 80 % dans huit pays, et inférieure à 50 % dans deux pays. On estime que 4 millions d’enfants qui naissent chaque année dans la Région ne sont pas vaccinés contre l’hépatite B. L’Australie, le Japon, Macao (Chine), la Nouvelle-Zélande, Singapour et cinq Etats et Territoires insulaires océaniens (Samoa américaines, Fidji, Polynésie française, Etats fédérés de Micronésie et Wallis et Futuna) sont parvenus à ramener à moins de 1 % la prévalence de la séropositivité au HBsAg chez les enfants de cinq ans nés après le début de la vaccination contre l’hépatite B, conformément à l’objectif du programme régional. La Nouvelle-Calédonie et la République de Corée sont proches du but, avec des taux de prévalence de la séropositivité au HBsAg compris entre 1 % et 2% chez les enfants nés après le début de la vaccination. Les politiques sanitaires en vigueur dans la plupart des Etats et Territoires de la Région

épatite B. Les activités de lutte contre l’hépatite B ont considérablement progressé, mais la maladie constitue aujourd’hui encore un problème majeur de santé publique dans la Région. En 2004, la République démocratique populaire lao a étendu à l’ensemble de son territoire le programme de vaccination par le vaccin tétravalent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche acellulaire et l’hépatite B, et le

H

préconisent l’administration d’une première dose de vaccin anti-hépatite B dans les 24 heures suivant la naissance, afin de réduire les risques de transmission périnatale. Pourtant, une proportion très élevée de nouveau-nés ne sont toujours pas vaccinés à la naissance, du fait principalement du grand nombre d’accouchements pratiqués à domicile. On estime en effet à environ 7 millions par an le nombre de naissances à domicile, soit près de 30 % des naissances enregistrées chaque année dans la Région. En 2004, la Chine et le Viet Nam ont revu

5

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

1.

P

R

O

G

R

A

M

M

E

E

L

A

R

G

I

D

E

V

A

C

C

I

N

A

T

I

O

N

leurs politiques de vaccination à la naissance et entrepris des études pilotes afin d’expérimenter d’autres méthodes d’administration de la première dose de vaccin anti-hépatite B. Le Groupe consultatif technique régional pour le Programme élargi de vaccination, réuni en juin 2005, a recommandé de fixer à 2012 la date butoir pour l’élimination de la rougeole et la lutte contre l’hépatite B (l’objectif étant de ramener à moins de 2 % le taux de prévalence de la séropositivité au HBsAg chez les enfants de moins de 5 ans). Cette recommandation sera présentée pour examen et adoption au Comité régional à sa cinquante-sixième session, qui se tiendra en septembre 2005. considérables ont été réalisés en matière de sécurité vaccinale. Le Bureau régional a fourni une assistance technique à la Chine et au Viet Nam en vue du renforcement des

S

écurité vaccinale. Des progrès

organismes de réglementation nationaux chargés de veiller à la qualité des vaccins. En 2004, les pays de la Région ayant adopté en totalité ou en partie les seringues autobloquantes à usage unique dans le cadre de leurs activités de vaccination étaient au nombre de 15. Les autres pays utilisent pour l’instant des seringues jetables à usage unique. La Papouasie-Nouvelle-Guinée utilise encore dans une certaine mesure des seringues non jetables dans le cadre de ses programmes de vaccination. Les efforts visant à généraliser l’utilisation de boîtes à seringues et d’incinérateurs pour l’élimination des aiguilles et des seringues usagées se poursuivent. En 2004, des incinérateurs ont été installés dans plusieurs pays, et notamment au Cambodge et en République démocratique populaire lao, avec le concours du gouvernement japonais. La

portée des activités menées au titre du PEV a été élargie, avec l’introduction de nouveaux vaccins comme le vaccin anti-Haemophilus influenzae b. La Mongolie a introduit dès le premier semestre de 2005 un vaccin pentavalent contenant ce vaccin, et les Tonga ont l’intention de faire de même. Le vaccin contre l’encéphalite japonaise a été introduit dans plusieurs pays dans lesquels la charge de morbidité associée à cette maladie est particulièrement élevée. Par ailleurs, la Région se prépare à introduire d’autres vaccins comme les vaccins contre les rotavirus et les pneumocoques, qui devraient être disponibles dans les années à venir, après achèvement des enquêtes sur la charge de morbidité associés à ces virus et des analyses de rentabilité.

6

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires nationaux de lutte qui a eu lieu en 1993, le nombre de cas notifiés en 2003 (la dernière année pour laquelle des données complètes sont disponibles) a chuté pour atteindre à peine 395 000, soit une réduction de plus de 50 % sur 10 ans. La disponibilité des fonds alloués par le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme dans huit des 10 pays d’endémie permettra d’étendre l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide et de passer à l’utilisation de l’association médicamenteuse à base d’artémisinine (ACT), deux des composantes les plus importantes de la stratégie de lutte antipaludique. L’OMS a apporté son soutien à la préparation de propositions de projets pour le Fonds mondial. De nombreux personnels de l’OMS affectés au niveau national ont consacré 80 % de leur temps ou davantage à des activités liées au Fonds mondial. La disponibilité et l’utilisation généralisées d’ACT onéreuse ont généré un commerce croissant de contrefaçons, que l’on trouve aujourd’hui dans tous les pays de la région du Mékong. La quinine et la tétracycline sont également contrefaites. Des études réalisées au Cambodge ont montré que 90 % de la quinine vendue dans le secteur privé est fausse. L’OMS travaille en collaboration avec les Etats et Territoires de la Région pour lutter contre le commerce des contrefaçons. L’utilisation des ACT doit être associée à un bon diagnostic du paludisme. Le Bureau régional est le centre de liaison mondial pour l’évaluation des tests diagnostiques rapides du paludisme. Des évaluations des tests

P 2

aludisme. Le paludisme concerne 10 pays d’endémie dans la Région du Pacifique occidental et demeure la maladie à transmission vectorielle la plus importante.2 Suite à la réorientation des programmes Les pays d’endémie sont : le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Malaisie, la Papouasie-NouvelleGuinée, les Philippines, la République de Corée, les Iles Salomon, Vanuatu et le Viet Nam.

7

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

2. P A L U D I S M E ,

A U T R E S

M A L A D I E S

A

T R A N S M I S S I O N

V E C T O R I E L L E

E T

M A L A D I E S

P A R A S I T A I R E S

diagnostiques rapides actuellement disponibles ont été réalisées, des directives pour leur utilisation ont été rédigées et des recommandations concernant le stockage et la manipulation ont été diffusées. Récemment, l’activité portant sur les tests diagnostiques rapides a été élargie pour cibler les méthodes d’assurance qualité en matière de microscopie utilisée dans le diagnostic du paludisme. dengue est la deuxième maladie à transmission vectorielle affectant la Région.

Les données officielles transmises à l’OMS montrent une tendance à l’augmentation dans l’ensemble de la Région et dans les pays voisins au cours des dernières années. Une ampleur identique à celle de la période antérieure à l’épidémie de 1998 a été atteinte. Cette tendance a suscité des inquiétudes quant à une nouvelle épidémie majeure en 2006 ou 2007. Dans un effort visant à améliorer la surveillance systématique de la dengue, notamment les informations sur les sérotypes de la dengue, l’OMS a créé un système destiné à recueillir les informations non officielles fournies principalement par les rapports des médias. L’OMS a également lancé DengueNet, un système fonctionnant sur Internet, destiné à la collecte et à l’analyse des données mondiales relatives à la surveillance de la dengue. En 2004, trois Etats Membres (le Cambodge, les Philippines et la République démocratique

D

engue. Par ordre d’importance, la

populaire lao) ont rejoint DengueNet. D’autres pays et territoires suivront bientôt.

F

ilariose

lymphatique.

L’élimination de cette maladie parasitaire dans les Etats et Territoires insulaires du Pacifique a progressé, de sorte que tous les pays et territoires d’endémie, à l’exception de la Papouasie-NouvelleGuinée, auront réalisé cinq tournées complètes d’administration massive de médicaments d’ici fin 2005. Des enquêtes tenteront alors de vérifier que la prévalence de l’infection a été réduite à un taux inférieur

8

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

2. P A L U D I S M E ,

A U T R E S

M A L A D I E S

A

T R A N S M I S S I O N

V E C T O R I E L L E

E T

M A L A D I E S

P A R A S I T A I R E S

à l’objectif de 1 %. La Papouasie-NouvelleGuinée espère débuter sa première tournée d’administration massive de médicaments dans certaines provinces d’ici fin 2005. Dans d’autres parties de la Région, la Chine compte vérifier l’arrêt de la transmission, évaluée selon les normes nationales, dans une dernière province d’ici fin 2005 et passer d’ici 2006 à une vérification selon les critères mondiaux. Le Cambodge, la Malaisie, les

Philippines et le Viet Nam ont débuté l’administration massive de médicaments. Le Brunéi Darussalam et la République démocratique populaire lao cartographient leurs zones d’endémie avant de décider de procéder ou non à des administrations massives de médicaments. D’ici le milieu de l’année 2006, tous les Etats et Territoires d’endémie de la Région, à l’exception de la Nouvelle-Calédonie, auront commencé ou terminé la phase d’administration massive de médicaments dans le cadre de l’élimination de la filariose lymphatique. La Région sera alors bien partie pour atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2020.

Vermifugation. La population d’enfants d’âge scolaire recevant régulièrement un vermifuge s’accroît rapidement. En 2004, le Cambodge est devenu le premier pays au monde à atteindre l’objectif mondial d’un taux d’enfants d’âge scolaire traités régulièrement contre les helminthes transmis par le sol supérieur à 75 %. Il s’agit là d’un résultat notable obtenu par le Cambodge, qui sera bientôt suivi par la République démocratique populaire lao, grâce à un nouveau financement destiné à étendre les activités nationales de vermifugation dans les écoles qui se sont avérées efficaces. Au Viet Nam, des programmes de vermifugation se poursuivront au cours des prochaines années dans certaines provinces afin d’atteindre tous les enfants d’âge scolaire. Les Philippines prévoient également d’étendre leur programme, mais les progrès sont lents. Dans le Pacifique, des projets pilotes sont en cours aux Fidji, à Kiribati et au Vanuatu. La participation d’autres pays est prévue, dans la mesure des possibilités de financement.

9

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre augmentation de plus de 30 % depuis 1998. Le taux de succès du traitement dans la Région dépasse déjà l’objectif de 85 % et le taux de dépistage a augmenté, passant de 40 % en 2002 à 52 % en 2003, chiffre qui reste inférieur à l’objectif de 70 %. En décembre 2004, une réunion conjointe OMS-Chine de haut niveau, ayant pour thème l’accélération de la lutte antituberculeuse, a eu lieu à Xian (Chine). Les représentants, pour la plupart des vice-gouverneurs de 12 provinces ayant une forte charge de morbidité tuberculeuse, se sont engagés à réaliser les objectifs pour 2005. Dans un effort visant à augmenter le taux de dépistage, l’OMS incite les prestataires de soins de santé du secteur privé à participer aux services de soins antituberculeux dans le cadre du partenariat public-privé pour la mise en œuvre de la stratégie DOTS. Avec le soutien du Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, les activités de partenariat public-privé pour la mise en œuvre de la stratégie DOTS s’étendent rapidement à l’ensemble des Philippines. Dans certaines zones, ce partenariat permet d’augmenter le taux de dépistage de plus de 10 %. En Chine, l’OMS travaille avec le Gouvernement au renforcement de la coopération entre les hôpitaux généraux et les dispensaires antituberculeux, contribuant ainsi à augmenter le taux de dépistage, qui est passé de 30 % en 2002 à 64 % environ fin 2004. Des mécanismes d’assurance de la qualité ont été mis en place dans plusieurs pays et territoires, dont le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, les Philippines et le Pacifique. L’OMS a travaillé en collaboration avec la Chine, les Philippines, le Viet Nam et le Pacifique à la préparation de directives portant sur l’assurance qualité de l’examen microscopique des expectorations. Le Projet océanien en faveur des services de bacilloscopie (Initiative PATLAB) a été mis au point pour répondre à la nécessité d’une évaluation externe de la qualité et d’une surveillance de la pharmacorésistance dans certains pays et territoires. En République démocratique populaire lao, l’OMS a fourni un appui technique pour l’installation du Laboratoire national de référence.

uberculose. La tuberculose demeure un problème de santé publique majeur dans la Région du Pacifique occidental. En 2003, environ 1,9 million de nouveaux cas ont été recensés et d’après les estimations, 330 000 décès seraient imputables à la tuberculose. Plus de 90 % de la charge de morbidité tuberculeuse de la Région est supportée par sept pays 3. La Chine compte environ pour 70 % de cette charge. Suite à la déclaration d’une « crise de la tuberculose » par le Comité régional en 1999, des progrès remarquables ont été accomplis sur la voie de la réalisation des objectifs fixés pour 2005. Environ 90 % de la population de la Région a accès au traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS), soit une 3

T

Co-infection tuberculose-VIH. L’OMS a apporté son soutien aux programmes nationaux de lutte contre le SIDA et la tuberculose en instaurant et en élargissant une collaboration pour la lutte contre la coinfection tuberculose-VIH, fondée sur le cadre régional établi à cette fin. Le Cambodge a réalisé des progrès significatifs dans ses activités concertées de lutte contre la co-infection tuberculose-VIH, qui font

Cambodge, Chine, République démocratique populaire lao, Mongolie, Philippines, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Viet Nam.

10

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

3 . H A L T E

A

L A

T U B E R C U L O S E

E T

E L I M I N A T I O N

D E

L A

L E P R E

partie du continuum de soins dispensés aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. En Chine, l’OMS et le Ministère de la Santé ont organisé conjointement un séminaire-atelier dans le but d’élaborer un cadre national de lutte contre la co-infection tuberculose-VIH. Au Viet Nam, le Ministère de la Santé a organisé, en collaboration avec les Bureaux régionaux de l’OMS pour le Pacifique occidental et pour l’Asie du Sud-est, une conférence sur la lutte contre la co-infection tuberculose-VIH dans la région du Mékong, permettant aux pays de mettre en commun leurs expériences en matière d’organisation d’activités concertées de lutte contre la co-infection tuberculoseVIH.

En Chine, l’OMS a fourni un appui technique pour la surveillance de la pharmacorésistance et a organisé avec le Ministère de la Santé un séminaire-atelier destiné à présenter un cadre pour la mise en œuvre de la stratégie DOTS-plus, ce qui constitue une première étape dans la recherche d’une solution au problème de la polypharmacorésistance. L’OMS, en collaboration avec l’Agence japonaise de Coopération internationale, apporte son aide aux Philippines dans l’analyse des résultats de la récente surveillance de la pharmacorésistance. L’OMS continue d’apporter son soutien au projet DOTS-plus aux Philippines. La Mongolie élabore actuellement un programme DOTS-plus financé par le Fonds mondial, en collaboration de l’OMS pour la planification et la formation.

plan de formation des ressources humaines. L’OMS a également apporté son soutien à 24 membres du personnel de lutte antituberculeuse venus de différents pays pour participer au cours de formation à la lutte antituberculeuse de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires, qui a eu lieu à deux reprises au Viet Nam en 2004. En mars 2005, l’OMS a organisé le deuxième cours sur la lutte antituberculeuse dans le Pacifique à l’intention des responsables de la lutte antituberculeuse de 20 pays et territoires insulaires du Pacifique.

Partenariats et ressources. La collaboration entre la Région du Pacifique occidental et la Région de l’Asie du Sud-est

Capacité en ressources humaines. La capacité en ressources humaines constitue l’un des défis persistants de la Région en matière de lutte antituberculeuse, particulièrement en Chine, en République démocratique populaire lao et en PapouasieNouvelle-Guinée. L’OMS apporte à la Chine un appui technique destiné à élaborer un

Tuberculose polypharmacorésistante. Pour répondre à la menace de la tuberculose polypharmacorésistante, l’OMS renforce son appui technique aux pays afin d’évaluer leur situation face à ce problème.

11

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

3. H A L T E

A

L A

T U B E R C U L O S E

E T

E L I M I N A T I O N

D E

L A

L E P R E

plan de travail pour la poursuite du soutien du Fonds mondial à la deuxième phase du programme. A ce jour, les propositions des pays de la Région approuvées par le Fonds mondial ont généré un total de 148 millions de dollars au cours des quatre sessions.

Cambodge en 2004. Au Viet Nam, un projet pilote de système de surveillance a également été étendu à 10 provinces supplémentaires. Un appui technique a été apporté aux grands pays dans lesquels quelques poches d’endémie lépreuse persistent, au niveau des provinces et des districts. Cet appui comportait des ateliers de formation nationaux et des enquêtes dans les poches de forte endémie. Ainsi, le dépistage précoce des nouveaux cas a pu être amélioré et des taux élevés d’achèvement du traitement ont été atteints. Ces résultats ont renforcé à leur tour la surveillance et la supervision au niveau infranational.

a été renforcée en 2004. Des activités birégionales ont été réalisées et, pour la première fois, les deux régions ont publié conjointement un rapport annuel sur la tuberculose. L’OMS continue de coordonner de manière efficace le partenariat Halte à la tuberculose pour la lutte antituberculeuse dans la Région. L’OMS contribue à générer et à maintenir le soutien international en collaborant avec les pays à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation du programme. Avec l’aide de l’OMS, trois des cinq propositions de la quatrième session pour la lutte antituberculeuse, s’élevant à 64 millions de dollars sur cinq ans, ont été approuvées par le Fonds mondial. L’OMS a travaillé en collaboration avec la Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, les Philippines et plusieurs pays et territoires insulaires du Pacifique afin de préparer un

Lèpre. Grâce à l’avènement de la polychimiothérapie pour le traitement de la lèpre, la plupart des pays et territoires de la Région avaient éliminé la lèpre en tant que problème de santé publique fin 2000. Le taux de prévalence est resté inférieur à 1 cas pour 10 000 habitants, à l’exception de quelques poches d’endémie. Cette situation a été maintenue et une réduction supplémentaire de la charge de morbidité et de la transmission a été obtenue. En 2003, des activités spéciales menées à Kiribati, aux Iles Marshall et dans les Etats fédérés de Micronésie ont permis de dépister 75 nouveaux cas. Entre 1996 et 2003, 84 projets spéciaux, concernant 40 millions de personnes, ont été mis en œuvre dans la Région et ont permis de dépister 5 129 nouveaux cas au total. Fin 2003, des projets pilotes portant sur un système de surveillance après l’élimination ont été évalués au Cambodge. Se fondant sur la réussite de ces projets, l’OMS a apporté son soutien à la mise en place de systèmes de surveillance dans toutes les provinces du

L’OMS a poursuivi sa collaboration fructueuse avec la Fondation Sasakawa pour la santé, la Pacific Leprosy Foundation et d’autres partenaires participant activement aux

12

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

3. H A L T E

A

L A

T U B E R C U L O S E

E T

E L I M I N A T I O N

D E

L A

L E P R E

activités d’élimination de la lèpre dans la Région. Des réunions de coordination avec les gouvernements et des organisations non gouvernementales en faveur de l’élimination de la lèpre ont eu lieu dans plusieurs Etats Membres.

Une réunion bi-régionale entre la Région du Pacifique occidental et la Région de l’Asie du Sud-est, portant sur la stratégie après l’élimination de la lèpre en Asie et dans le Pacifique, à laquelle ont assisté les administrateurs des programmes nationaux des deux Régions, des experts internationaux et des organisations partenaires, s’est tenue à Manille fin 2004. La réunion a achevé l’élaboration de la stratégie destinée à maintenir des services de soins antilépreux

en Asie et dans le Pacifique, qui comporte quatre éléments principaux : l’intégration des services de soins antilépreux dans les services de santé généraux ; les approches infranationales ; la surveillance, la supervision et l’évaluation ; et le maintien de l’engagement politique et des partenariats. Parmi les prochaines étapes figureront la diffusion de la stratégie finalisée auprès des Etats Membres pour adoption, la fourniture d’un appui technique pour la préparation de plans d’action, le soutien à la mise en œuvre de projets pilotes dans trois pays en 2005 et l’extension, en plusieurs phases, de la mise en œuvre de la stratégie à tous les Etats et Territoires de la Région d’ici 2010.

13

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles pays de la Région enregistrent semble-t-il des taux d’infection à VIH assez bas. Mais les dernières données sur les infections sexuellement transmissibles (IST) font apparaître une prévalence élevée parmi les groupes à haut risque et à risque modéré. Or, une prévalence élevée d’IST est révélatrice des comportements sexuels à haut risque. On peut donc en déduire qu’il existe une forte probabilité d’épidémie d’infections à VIH. On a constaté une augmentation notable d’infections à VIH chez les prostitué(e)s et les consommateurs de drogues par injection dans des pays comme la Chine, la Malaisie et le Viet Nam. Deux des principaux facteurs de cette propagation sont l’utilisation insuffisante du préservatif dans l’activité sexuelle professionnelle et la forte propension à partager le matériel d’injection. du SIDA sont inadaptés. Des initiatives de formation sont en cours dans de nombreux pays mais la plupart sont conçues pour les hôpitaux tertiaires plutôt que pour les hôpitaux de district ou de niveau intermédiaire. Les stages de formation sont souvent fragmentés. L’OMS a aidé un certain nombre d’Etats Membres à améliorer leurs systèmes de surveillance en adoptant la méthode de surveillance du VIH de seconde génération. Elle les a également aidés à affiner leurs estimations des infections à VIH, pour répondre aux besoins nationaux de données stratégiques.

P

révention. Il ne fait aucun doute que

de l’année 2004, 1,5 million de personnes vivaient avec le VIH/SIDA dans la Région du Pacifique occidental. Environ 70 000 personnes sont mortes du SIDA en 2003 et ce nombre sera probablement de 120 000 en 2005. Le Cambodge et la Papouasie-NouvelleGuinée font face à des épidémies généralisées. En Chine, en Malaisie et au Viet Nam, les épidémies sont concentrées au sein des groupes connus pour leurs comportements à haut risque. Tous les autres

I

ST et VIH/SIDA. On estime qu’à la fin

Un certain nombre de pays n’ont pas les systèmes de surveillance appropriés qui leur permettraient de suivre la probabilité d’épidémies de VIH et d’identifier les risques liés au VIH et aux IST. Dans la plupart des pays, les préjugés et la discrimination font toujours obstacle à l’expansion des programmes de prévention et de soins. Dans presque tous les pays de la Région, les systèmes de santé et les ressources humaines affectées aux soins et au traitement des personnes séropositives et des malades

la prévention du VIH/SIDA donne des résultats, particulièrement lorsqu’elle est ciblée de façon précise sur les comportements, les personnes et les contextes

14

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

4.

L E

V I H / S I D A

E T

L E S

I N F E C T I O N S

S E X U E L L E M E N T

T R A N S M I S S I B L E S

où risque d’infection à VIH et vulnérabilité se trouvent combinés. Dans la Région, la promotion du programme “Le préservatif tout le temps” auprès des prostitué(e)s et de leurs clients est une activité essentielle de prévention. Lancée en octobre 1998 sur un site pilote du Cambodge, ce programme en est à differents stades de mise en oeuvre au Cambodge, en Chine, en République démocratique populaire lao, en Mongolie, aux Philippines et au Viet Nam. On constate que dans bon nombre de ces sites où le préservatif est plus fréquemment utilisé, les IST ont diminué. En outre, la stratégie a également incité les responsables de la santé, la police et d’autres acteurs dans les communautés à collaborer avec les propriétaires des lieux de plaisir, les prostitué(e)s et leurs clients dans le but de réduire le nombre des infections. Les faits démontrent aussi qu’un programme global de prévention du VIH peut réussir à contenir ou à inverser une épidémie de VIH/SIDA chez les consommateurs de drogues par injection. A partir de ces données factuelles, l’OMS aide les pays touchés à adopter ou à élaborer de nouvelles politiques ou de nouveaux programmes. Une réorientation des politiques a été clairement constatée en Chine et au Viet Nam l’an passé, en faveur de

méthodes de prévention énergiques qui visent à ralentir la propagation du VIH. Au Viet Nam, cette évolution a abouti à la mise en place de campagnes pilotes contre le partage d’aiguilles et de seringues, soutenues par le gouvernement. En Chine, le traitement de substitution par la méthadone a été expérimenté avec succès et étendu à 1000 sites.

2005” dans des pays dont les besoins étaient prioritaires : le Cambodge, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam et a considérablement renforcé son appui technique et financier à ces pays. L’initiative “3 millions en 2005” dont l’objectif est de dispenser une thérapie par antirétroviraux à 3 millions de personnes vivant dans les pays en développement et ce, avant la fin de l’année 2005, offre une occasion unique et cruciale d’étendre la prévention et les soins à l’ensemble de la Région. L’OMS a apporté son soutien aux Etats et aux Territoires océaniens en affectant un membre de son personnel aux activités liées au VIH/SIDA. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, un partenariat réussi avec la Banque asiatique de développement et le Ministère de la Santé a permis la mise en place en 2004 d’un projet pilote de soins. L’OMS et ses partenaires dans le monde entier ont élaboré des manuels d’orientation sur le suivi des patients et un module de formation sur le traitement et les soins aux séropositifs et aux malades du SIDA. Ces directives et ce module de formation ont été adaptés à la Région et leur utilisation à l’échelon des districts et au niveau intermédiaire a fait l’objet d’une attention particulière. L’objectif est qu’ils incitent

fur et à mesure que progresse l’épidémie et que le nombre de cas de SIDA continue d’augmenter, un besoin de plus en plus urgent de soins aux malades du SIDA et en particulier d’accès aux antirétroviraux (ARV) se fait sentir. Début 2004, l’OMS a commencé à mettre en œuvre l’initiative “3 millions en

L

’initiative “3 millions en 2005”. Au

15

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

4 . L E

V I H / S I D A

E T

L E S

I N F E C T I O N S

S E X U E L L E M E N T

T R A N S M I S S I B L E S

les personnes vivant avec le VIH/SIDA à se sentir impliqués. Pour atteindre l’objectif régional de l’initiative “3 millions en 2005”, l’OMS et ses partenaires ont déployé des efforts pour multiplier par deux dès la première année le nombre de personnes bénéficiant d’un traitement par ARV. Fin 2004, près de 16 000 personnes bénéficiaient de ce traitement, soit seulement 15 % de ceux qui en ont besoin. Pour que l’objectif soit atteint, le nombre de personnes recevant des antirétroviraux dans la Région doit être multiplié par trois avant fin 2005.

L

es enjeux. L’élaboration et la mise en

œuvre des “trois fois un”4 est un enjeu de taille pour la Région. A cet égard, il conviendra d’améliorer les partenariats et de les rendre durables, et de renforcer les volontés politiques et financières des instances nationales et de leurs partenaires. Ces efforts devront s’accompagner d’une plus grande participation des communautés locales et des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

En ce qui concerne l’accès aux traitements contre le VIH/ SIDA, y compris l’accès aux ARV, l’année 2005 est une année charnière puisque selon les dispositions de l’accord sur les ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce), les pays sont désormais obligés de protéger les médicaments par des brevets. Les problèmes d’approvisionnement et de logistique augmentent en nombre et en complexité. Le risque est que des pays en développement se trouvent face à un problème d’approvisionnement de ces médicaments, du fait de l’insuffisance de la production mondiale de génériques de qualité. Le renforcement des systèmes de santé, y compris le développement des ressources humaines grâce à des programmes nationaux de formation, est à long terme crucial, tout comme la pérennité et l’expansion des programmes de prévention et de soins. La mise au point d’un système satisfaisant de suivi des patients, pour contrôler la bonne observance des traitements et la résistance aux antirétroviraux représente un nouvel enjeu. Depuis 2002, l’OMS se trouve

confrontée à un enjeu supplémentaire : soutenir les pays dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets financés par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Elle doit aussi apporter son appui, au sein même de l’Organisation et à l’extérieur, pour la constitution de partenariats entre les acteurs des programmes sur la tuberculose et ceux participant à la lutte contre le VIH/SIDA. L’OMS et ses Etats Membres doivent s’efforcer de maintenir un bon équilibre entre programmes de prévention et programmes de soins. Ils doivent aussi faire en sorte que tous les groupes vulnérables puissent bénéficier

4 “Trois fois Un” : Les trois principes adoptés par les Nations Unies en avril 2004, à savoir : Un cadre d’action unique contre le VIH/SIDA Une seule autorité nationale de coordination de la lutte contre le SIDA, avec un large mandat plurisectoriel, et Un seul système de suivi et d’évaluation convenu à l’échelle du pays

• • •

16

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

4 . L E

V I H / S I D A

E T

L E S

I N F E C T I O N S

S E X U E L L E M E N T

T R A N S M I S S I B L E S

des services de prévention et de soins. Enfin, la sécurité transfusionnelle reste toujours une stratégie préventive contre le VIH/SIDA d’un excellent rapport coût-efficacité. L’OMS et ses partenaires continueront d’aider les Etats Membres dans les domaines d’activités suivants :

• Elaborer ou réviser les politiques, stratégies et plans d’action se rapportant à la lutte contre le VIH/SIDA et les IST et contre la tuberculose et à la prise en charge des cas, conformément à la stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/SIDA. • Renforcer et étendre les activités essentielles de prévention du VIH/SIDA et des IST, y compris la prévention du VIH/SIDA auprès des consommateurs de drogues par injection, et l’utilisation systématique du préservatif auprès des prostitué(e)s et de leurs clients.

• Favoriser une approche globale des soins et des traitements contre le VIH/SIDA. Il s’agit notamment des mesures de prévention dispensés aux personnes séropositives, du dépistage et du conseil, et de l’accès équitable aux thérapies par antirétroviraux. • Renforcer les systèmes de surveillance du VIH/SIDA et des IST et en particulier la résistance aux ARV. Et enfin, • Favoriser la constitution de réseaux et de partenariats, y compris avec les personnes vivant avec le VIH/SIDA, en tant que groupe, communauté ou individu participant à des projets de prévention, de soins et de traitement du VIH/SIDA.

17

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

5. Maladies transmissibles : surveillance et action Dans son action contre les flambées récentes de grippe aviaire en Asie, le Bureau régional a travaillé en étroite collaboration avec les autorités sanitaires nationales pour surveiller la situation et apporter la confirmation biologique, ainsi que le matériel nécessaire : réactifs et autres fournitures d’urgence comme des vaccins, des antiviraux et les équipements de protection individuels. Il a également participé aux enquêtes sur les flambées et contribue à mettre au point des principes techniques, à faciliter les échanges d’information, à instituer une surveillance renforcée et à mettre en œuvre les mesures de prévention et de lutte. Par ailleurs, l’OMS a collaboré activement avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la Santé animale et d’autres partenaires pour éviter ou endiguer la propagation de la maladie. Ensemble, ces organisations ont renforcé dans les pays la coopération entre les autorités nationales des secteurs de la santé et de l’agriculture. Elles ont également soutenu le développement des échanges d’échantillons entre les réseaux de laboratoire pour la médecine humaine et vétérinaire. Préparation aux pandémies. Une épidémie de grippe survient lorsqu’un nouveau sous-type de virus grippal apparaît avec la capacité de se transmettre efficacement d’un être humain à l’autre. Les flambées récentes de grippe aviaire ont rappelé avec force que le monde pouvait être brusquement menacé par une nouvelle pandémie de grippe avec des effets

rippe aviaire. Les flambées de grippe à virus A(H5N1) survenant dans les populations de volailles constituent une grave menace pour la santé de l’homme dans la Région du Pacifique occidental. Des flambées, ainsi que des cas humains sporadiques, continuent de se produire en Asie. Depuis la flambée initiale, en décembre 2003, on avait recensé au 30 juin 2005 un total de 108 cas humains au Cambodge, en Thaïlande et au Viet Nam, dont 54 mortels. A ce jour, on a associé la plupart des cas humains à une exposition à des volailles contaminées ou mortes. Dans certains cas, il a été impossible d’exclure formellement une transmission interhumaine. Néanmoins, à ce stade, rien ne permet encore de conclure qu’il y ait une transmission interhumaine effective.

G

18

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

5. M A L A D I E S

T R A N S M I S S I B L E S

:

S U R V E I L L A N C E

E T

A C T I O N

considérables sur la santé, les économies et les sociétés. Dans la Région, seuls quelques Etats et Territoires ont établi un plan de préparation à cette éventulle pandémie. Beaucoup d’autres en sont encore au stade de l’élaboration ou, tout simplement, n’ont pas les ressources nécessaires. Le Bureau régional a organisé en juin 2004 à Kuala Lumpur une réunion de spécialistes régionaux sur la Préparation aux pandémies dans les pays aux ressources limitées. Celle-ci a permis de mieux faire comprendre la nécessité de ces plans et a aidé à analyser les interventions possibles dans le secteur de la santé publique avant et pendant une pandémie par ordre de priorité. L’OMS a mis au point des directives et des instruments de préparation aux pandémies et elle a publié une liste de vérification en mars 2005. En collaboration avec l’APEC (Coopération économique AsiePacifique), l’OMS a entrepris une évaluation de la situation en ce qui concerne la préparation aux pandémies pour déterminer la situation actuelle, les lacunes et les besoins, notamment dans les pays asiatiques en développement.

Flambée de méningococcie. La Région administrative de Cordillera, dans le nord des Philippines, a connu une flambée inhabituelle d’infections à méningocoques du groupe A, avec une grande proportion de cas de méningococcémie. Entre septembre 2004 et juin 2005, 362 cas, dont 76 mortels, ont été signalés dans les Cordilleras. Le Bureau régional a apporté une assistance technique aux autorités sanitaires nationales et locales, sous la forme d’enquêtes épidémiologiques, de diagnostics de laboratoire, de l’identification des facteurs de risque éventuels et de recommandations pour les mesures de lutte. Surveillance et action. La sécurité sanitaire nationale, régionale et mondiale dépend de la mise en place de systèmes efficaces et efficients de surveillance et d’action. Un système efficace d’alerte précoce pour déceler les menaces potentielles pour la santé publique, flambées de maladies infectieuses notamment, et réagir rapidement, permet d’atténuer les effets négatifs de ces événements au niveau sanitaire, social et économique. La révision du Règlement sanitaire international

demande aux Etats Membres d’évaluer les capacités des infrastructures nationales existantes et les ressources nécessaires pour avoir les principales capacités requises pour la surveillance et l’action. L’OMS a mis au point un protocole d’évaluation du système d’alerte précoce que les Etats Membres peuvent utiliser lorsqu’ils procèdent à leurs propres évaluations. Il s’agit d’évaluer les principales fonctions d’appui pour la surveillance et l’action à chaque niveau, national, intermédiaire et local, du système de santé publique des pays. Un système d’analyse des atouts, des faiblesses, des possibilités et des menaces a été mis au point pour déterminer les options possibles et combler les lacunes au niveau des

19

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

5. M A L A D I E S

T R A N S M I S S I B L E S

:

S U R V E I L L A N C E

E T

A C T I O N

capacités. Du personnel technique du Bureau régional et du Siège a collaboré aux évaluations faites en Malaisie en novembre 2004, en République démocratique populaire lao en février 2005 et en Mongolie en mai et juin 2005. Règlement sanitaire international. De grands progrès ont été accomplis dans la révision du Règlement sanitaire international (RSI) depuis juin 2004. Suite à la résolution WHA56.28, deux sessions du Groupe intergouvernemental de travail sur la révision du RSI ont été organisées à Genève en novembre 2004 et en mai 2005 pour passer en revue et recommander un projet de révision qui a ensuite été adopté à l’Assemblée mondiale de la Santé de mai 2005. Les délégations de la Région ont participé activement à ce processus. Des observations majeures faites par la consultation régionale d’avril 2004 ont été intégrées dans le projet, ce qui a permis de parvenir à un équilibre entre la souveraineté nationale et les responsabilités collectives pour protéger la santé à l’échelle mondiale. On est parvenu à un consensus général sur des modifications essentielles. Le Règlement révisé n’a jamais couvert un nombre aussi grand de maladies, c’est-à-dire toute pathologie ou affection, quelle qu’en soit l’origine ou la source, ayant ou susceptible

d’avoir des effets nocifs importants pour l’être humain. Il établit de nouvelles exigences et obligations fondamentales à la fois pour les Etats Membres et l’OMS en matière de notification, de vérification, de communication, d’échange des informations, de mise en œuvre des mesures sanitaires, de collaboration et de développement des principales capacités nationales pour la surveillance et l’action. Dans la révision, le Règlement demande en particulier à tous les Etats Membres de notifier à l’OMS tout événement susceptible de constituer une urgence de santé publique de portée internationale dans les 24 heures suivant l’évaluation à l’aide de critères reconnus. L’application passera par l’évaluation complète des systèmes nationaux de surveillance et d’action, puis la planification à long terme et enfin l’affectation des ressources pour établir à tous les niveaux de puissants moyens de détection, de vérification, de notification et d’intervention contre les flambées épidémiques et d’autres événements concernant la santé publique. On s’attend à ce que le Règlement révisé donne à l’avenir aux Etats Membres et à l’OMS un système de référence et un cadre juridique communs pour prévenir les urgences de santé publique de portée

internationale et coordonner l’action internationale. Stratégie birégionale. Lors de sa cinquante-cinquième session en septembre 2004, le Comité régional a adopté la résolution WPR/RC55.R5 priant le Directeur régional d’élaborer, en collaboration avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est, une stratégie birégionale de renforcement des capacités de surveillance des maladies transmissibles et des capacités d’intervention qui réponde à la nécessité d’améliorer, au stade de l’élevage, la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale. Pour y donner suite, les deux bureaux régionaux ont organisé des consultations à New Delhi en mars 2005 et à Manille en août 2004 et juin 2005. Un projet final de stratégie AsiePacifique pour les maladies émergentes a vu le jour à la suite de ces consultations et sera soumis à l’approbation du Comité régional en 2005. Face aux nouveaux enjeux, le Bureau régional poursuit sa collaboration avec les Etats Membres et d’autres partenaires pour renforcer la surveillance des maladies transmissibles, la préparation et l’action, ainsi que pour coordonner les alertes et des ripostes adaptées aux urgences de santé publique de portée internationale, conformément à la révision du RSI.

20

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Pour des communautés et des populations en bonne santé

xii

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

6. Cadres de vie et environnement sains Le programme PROLEAD sera par la suite étendu aux Régions OMS de l’Afrique, de la Méditerranée orientale et de l’Asie du Sudest avec le concours du Centre OMS pour le développement sanitaire de Kobe (Japon). Les participants à la réunion OMS sur les avantages économiques de la promotion de la santé, organisée en novembre 2004, ont examiné le lien entre promotion de la santé, croissance et développement économique. L’Alliance des Villes-Santé a tenu sa première Assemblée générale et Conférence sur les Villes-Santé à Kuching (Malaisie) en octobre 2004. Plus de 400 délégués représentant 25 villes d’Australie, du Cambodge, de Chine, du Japon, de Malaisie, de Mongolie des Philippines, de la République de Corée et du Viet Nam y ont participé. L’OMS a décerné à cette occasion son prix du Directeur général, qui récompense des Villes-Santé s’étant particulièrement illustrées, aux municipalités de Kuching (Malaisie) et de Illawarra (Nouvelle-Galles du Sud, Australie). Plusieurs villes ont reçu des prix pour des projets spécifiques : environnements sains pour les enfants (Marikina, aux Philippines, et Oulan-Bator, en Mongolie); promotion de l’hygiène alimentaire et de l’activité physique dans le cadre de l’aménagement urbain (Marikina et Ichikawa, au Japon); planification des investissements en faveur de la promotion de la santé en milieu urbain (Séoul, République de Corée); rendre les villes plus sûres grâce à la planification de la préparation aux situations d’urgence (Marikina). L’Alliance a été fondée à la suite de la réunion de consultation sur la mise en place d’un réseau de Villes-Santé, organisée par l’OMS à Manille en octobre 2003. L’OMS intervient en qualité de conseillère auprès du Comité

P

romotion de la santé. En 2004, le Bureau régional du Pacifique occidental a lancé le programme PROLEAD pour permettre à des décideurs de débattre avec des collègues et experts d’autres pays de questions relatives à la mise en place d’infrastructures sanitaires durables et à la promotion de la santé. Le programme a aussi pour objectif d’examiner toute une série de mesures de politique générale comme l’utilisation des taxes sur le tabac pour financer la création de fondations oeuvrant en faveur de la promotion de la santé. Il a été mis en oeuvre à titre expérimental avec le concours du gouvernement du Japon, et des décideurs de Chine, des Fidji, de Malaisie, de Mongolie, des Philippines et les Tonga ont déjà participé à cette première phase pilote.

23

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

6. C A D R E S

D E

V I E

E T

E N V I R O N N E M E N T

S A I N S

directeur de l’Alliance, qui est composé de représentants de municipalités, d’organismes publics, de milieux universitaires et d’organisations non gouvernementales qui appuient le mouvement des Villes-Santé. Journée mondiale de la santé 2004 a eu pour thème la sécurité routière. À la suite de la publication, en avril 2004, du Rapport mondial sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation, l’OMS a apporté son soutien à des initiatives axées sur la sécurité routière dans plusieurs Etats Membres. Au Cambodge, un plan d’action pour la sécurité routière a été élaboré et diverses activités ont été mises en oeuvre, dont la création d’une base de données sur les traumatismes dus aux accidents

T

raumatismes et incapacités . La

de la circulation et la réalisation d’une enquête et d’une campagne d’information sur le port du casque. En République démocratique populaire lao, un projet visant le renforcement des services ambulanciers et des programmes de surveillance a été entrepris. Au Viet Nam, une étude pilote axée sur la mise en place d’un système de surveillance des traumatismes en milieu hospitalier a été lancée. Ces activités, qui ont toutes bénéficié du concours de l’OMS, ont été mises en oeuvre en application des plans d’action nationaux pour la sécurité routière préparés par chacun des pays concernés avec l’appui de la Banque asiatique de développement (BAsD). Aux Tonga et à Vanuatu, les législations relatives à la sécurité routière ont été réexaminées et des révisions recommandées.

L’OMS a financé des actions de formation à la prévention des traumatismes en Chine et a participé à l’élaboration d’un projet de plan triennal pour la collaboration en matière de prévention des traumatismes. En Mongolie, un nouveau système de surveillance des traumatismes a été mis sur pied. La phase expérimentale du projet vient de démarrer et se déroulera sur un an. La Malaisie et la Mongolie participent à un projet axé sur l’établissement de rapports nationaux d’évaluation sur la violence et la santé. Le projet bénéficie du soutien de l’OMS et du Centre OMS pour le développement sanitaire de Kobe.

24

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

6. C A D R E S

D E

V I E

E T

E N V I R O N N E M E N T

S A I N S

collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la BAsD, a organisé une réunion de haut niveau sur la santé et l’environnement dans les pays de l’ANASE et de l’Asie de l’Est, qui s’est tenue à Manille en novembre 2004. Elle a rassemblé les directeurs des services nationaux de la santé et de l’environnement de 14 pays d’Asie. Des profils sur l’hygiène du milieu ont été préparés pour chacun de ces pays. Les participants ont débattu de questions sanitaires d’importance prioritaire – qualité de l’eau et de l’air, gestion des produits chimiques et des déchets, écosystèmes et changements climatiques, entre autres exemples. Les principales recommandations adoptées à l’issue de la réunion visaient : le renforcement de la collaboration entre les secteurs de la santé et de l’environnement aux fins de l’évaluation et de la gestion des impacts de l’environnement sur la santé ; la mise en place d’instances nationales responsables de l’hygiène du milieu; et l’organisation en 2006 d’un forum ministériel régional sur la santé et l’environnement. Un

S

anté et environnement. L’OMS, en

groupe de travail chargé de la préparation du forum régional a été constitué et s’est attelé à la tâche dès mars 2005. Dans le cadre du suivi continu de l’Engagement des Tonga, l’OMS a organisé à Nadi (Fidji) en février 2005 un atelier sur les

liés à l’eau potable et à la santé. Les principales recommandations de l’atelier portaient sur l’adoption d’une méthode de gestion des risques garante de la sécurité sanitaire de l’eau potable et sur l’élaboration de plans communautaires de salubrité de l’eau. Les participants ont également adopté un cadre d’action sur la qualité de l’eau potable et la santé dans les pays insulaires du Pacifique. Le gouvernement australien s’est engagé à financer les activités prévues au titre de ce cadre d’action. Ce dernier a été présenté à la Conférence des Ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique, tenue au Samoa en mars 2005 et organisée conjointement par l’OMS et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Soucieuse d’oeuvrer à la réduction du fardeau sanitaire, social et économique que représentent les maladies d’origine alimentaire et la contamination des aliments dans la Région, l’OMS a centré son action sur un certain nombre de stratégies clés. La première vise le renforcement des systèmes de contrôle des aliments des Etats et Territoires du Pacifique occidental. Le

S

écurité sanitaire des aliments.

normes de qualité et la surveillance de l’eau potable dans les pays insulaires du Pacifique. Les agents des services techniques chargés de la sécurité sanitaire de l’eau potable de 14 Etats et Territoires de la région y ont participé. Ils ont examiné des rapports nationaux sur les besoins et les problèmes

25

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

6. C A D R E S

D E

V I E

E T

E N V I R O N N E M E N T

S A I N S

Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, le Samoa et les Tonga ont bénéficié de conseils techniques sur les approches multilatérales, intégrées et unilatérales de gestion de la sécurité sanitaire des aliments du sol à l’assiette. La surveillance est le fondement des stratégies nationales de gestion de la sécurité sanitaire des aliments. En conséquence, l’OMS a apporté son concours à la réalisation d’études sur la contamination des aliments au Cambodge, aux Fidji, à Kiribati, en République démocratique populaire lao et aux Iles Salomon et aux activités de surveillance des maladies alimentaires menées aux Fidji et au Viet Nam. L’Organisation s’efforce de trouver des solutions pour améliorer l’échange d’informations sur les maladies d’origine alimentaire en Asie et dans le Pacifique. Elle a également appuyé les efforts déployés par la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans le cadre d’une étude sur l’alimentation, pour mieux cerner les risques alimentaires auxquels la

population est exposée. Des actions de formation à l’évaluation des risques alimentaires ont été organisées dans le Pacifique. Les données obtenues serviront de point de départ à l’élaboration de législations nationales sur l’alimentation. Des conseils techniques sur les législations relatives à l’alimentation ont été fournis aux Iles Cook, à Kiribati, à Nauru, au Samoa et à Tuvalu. L’OMS a continué d’adresser des demandes au Fonds fiduciaire du Codex VU en vue de la participation des autorités sanitaires des pays de la Région aux activités normatives de la Commission du Codex Alimentarius. Par ailleurs, les services d’inspection ont été renforcés par le biais d’actions de formation à l’inspection des importations et de la fourniture de matériel d’inspection à plusieurs pays de la Région. Dans le cadre des efforts qu’elle a déployés pour traiter tous les aspects constitutifs de la sécurité sanitaire des aliments, l’OMS a poursuivi ses activités de renforcement des capacités des

Etats Membres en matière de communication des risques. Elle s’est notamment attachée à faire traduire, à adapter et à diffuser au Cambodge, à Palau, en Papouasie-NouvelleGuinée, aux Iles Salomon et à Vanuatu le poster OMS Les cinq règles de l’OMS pour une alimentation plus saine. VU Des matériels pédagogiques destinés aux enfants d’âge scolaire ont été réalisés et utilisés à titre expérimental, et les activités de sensibilisation en milieu scolaire se poursuivent. Consciente du lien fondamental entre la chaîne de production, de distribution et de commercialisation des aliments et la propagation de la grippe aviaire H5N1 en Asie, l’OMS a apporté son concours à la l’évaluation de l’efficacité économique des mesures de contrôle réglementaire appliquées à Hong Kong (Chine). L’Organisation tente aussi de définir les interventions qui pourraient s’avérer les plus efficaces en milieu communautaire et sur les marchés d’Asie.

26

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

7. Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent ont été organisés pour s’attaquer aux besoins du Cambodge, où les taux de mortalité infanto-juvénile sont parmi les plus élevés du monde. La prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) a été le principal moyen utilisé pour s’attaquer à la mortalité des enfants dans la Région, et l’importance de la PCIME continuera d’être soulignée dans la Stratégie régionale de survie de l’enfant. Treize pays de la Région ont adopté la PCIME ou sont prêts à l’appliquer. Les Philippines se sont attachées à développer la formation préalable à la PCIME dans les écoles d’infirmières et de sagesfemmes. La Chine et les Philippines ont toutes deux organisé des ateliers pour introduire la formation préalable à la PCIME dans les écoles de médecine et ont élaboré des plans pour l’intégration de celle-ci aux programmes d’études. Le Cambodge, la PapouasieNouvelle-Guinée et la République démocratique populaire lao se préparent à adopter la formation préalable à la PCIME, et un soutien est actuellement fourni pour l’intégration de la PCIME à la formation des futurs professionnels de santé au Viet Nam. L’OMS a appuyé le Ministère de la Santé de la République démocratique populaire lao pour l’organisation d’une réunion de coordination de la PCIME entre les principaux partenaires. Les Fidji, le Kiribati, les Iles Salomon et le Vanuatu ont organisé un complément de formation à la PICME, en collaboration avec l’OMS. Un soutien a été fourni au Cambodge et aux Iles Salomon pour améliorer la qualité des soins pédiatriques de recours. Un cours birégional sur l’évaluation et le traitement des blessés dans les situations d’urgence a été organisé pour préparer des maîtres-formateurs. De plus, un CD destiné à enseigner la méthode des soins de recours a été expérimenté avec succès lors d’un atelier qui s’est tenu récemment à Honiara (Iles Salomon). Le Viet Nam a engagé une action systématique visant à améliorer les soins aux nouveau-nés, grâce à une collaboration entre différents services gouvernementaux chargés de la santé de l’enfant et de la santé génésique. Un soutien a été assuré pour un cours de formation pilote en soins essentiels aux nouveau-nés et pour un premier atelier chargé de rédiger un plan d’action national pour la santé du nouveau-né.

S

anté de l’enfant et de l’adolescent. La

survie de l’enfant est un problème sanitaire prioritaire dans la Région du Pacifique occidental. Pour donner suite à la résolution WPR/RC54.R9, adoptée par le Comité régional à sa cinquante-quatrième session, en 2003, l’OMS s’est alliée avec l’UNICEF pour élaborer un projet de Stratégie régionale de survie de l’enfant axée sur les résultats à obtenir. Ce document se concentre sur les pays qui connaissent les plus grandes difficultés et s’attaque aux lacunes reconnues de la campagne visant à améliorer la survie de l’enfant dans la Région. Dans cet esprit, une Consultation technique sur la survie de l’enfant a été organisée en mai 2005. Des profils de survie de l’enfant sont en cours d’établissement pour les pays prioritaires de la Région, parmi les quels le Cambodge, la Chine, la PapouasieNouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. Une réunion du Partenariat mondial pour l’Enfant et un Atelier national sur la survie de l’enfant

N

utrition. L’alimentation du nourrisson

et du jeune enfant (ANJE) pose un problème intersectoriel qui requiert l’intervention des services chargés de la santé de l’enfant, de la nutrition et de la santé génésique. Dans ce domaine, le Bureau régional fournit un soutien à l’élaboration et à la mise en oeuvre de plans d’action nationaux aux

27

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

7. S A N T E

E T

D EV E L O P P E M E N T

D E

L ' E N F A N T

E T

D E

L ' A D O L E S C E N T

Philippines, aux Samoa et aux Tonga. L’OMS apporte également son concours au renforcement et à la mise en oeuvre des politiques d’ANJE. Des participants des Fidji, des Palaos, des Philippines, des Samoa, des Iles Salomon et des Tonga ont assisté à un cours sur l’application du Code de commercialisation des substituts du lait maternel, et les Philippines et les Tonga oeuvrent au renforcement de la protection de la maternité. La formation des personnels de santé est une autre priorité. Les Fidji, les Samoa et les Tonga ont formé des personnels au conseil en matière d’allaitement maternel, et le Viet Nam dispense des conseils en alimentation complémentaire. L’intégration de l’ANJE à la formation des futurs agents de santé est offerte dans les écoles d’infirmières du Viet Nam. Lors d’une réunion de l’UNICEF, on a présenté les résultats de programmes de distribution hebdomadaire de suppléments ferriques/foliques appuyés par le Bureau régional dans trois pays, et l’on a débattu des plans qui pourront à l’avenir servir à leur mise en oeuvre. On s’est également interrogé sur l’efficacité des suppléments de multimicronutriments pendant la grossesse. Un soutien a été assuré pour l’adoption ou l’extension d’une nouvelle méthode de prévention de la carence en fer et en acide folique dès le stade du conseil préconjugal au Cambodge, en Chine, à Kiribati et aux Philippines. Un soutien n’a cessé d’être assuré pour l’élimination des

troubles liés à la carence en iode, qu’il s’agisse notamment d’une évaluation de la situation en Malaisie, de plans pour de telles évaluations au Cambodge et au Vanuatu, ou de suivi au Tibet. Le deuxième Atelier sur l’élaboration et la mise en oeuvre de plans d’action nationaux dans le Pacifique (PANP) s’est déroulé avec la participation d’équipes multisectorielles venues de Fidji, des Iles Cook, des Samoa, de Tuvalu et du Vanuatu. L’OMS appuie des plans de mise en oeuvre dans quelques pays. Un atelier national s’est tenu en République démocratique populaire lao, utilisant le processus PROFILES pour chiffrer les conséquences économiques et autres de la malnutrition et pour effectuer des analyses coût-avantages des interventions menées au niveau communautaire. On est actuellement en train d’adapter ce processus à la promotion d’actions contre l’obésité et à la prévention des maladies non transmissibles. Un atelier AsiePacifique sur la sensibilisation et la communication au sujet de la nutrition, présentant les PROFILES, s’est tenu à Kuala Lumpur, avec des participants venus de cinq pays de la Région du Pacifique occidental et de deux pays de la Région de l’Asie du Sud-est. Un cadre conceptuel pour la mise en oeuvre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’activité physique et la santé dans la Région a été élaboré avec le concours du gouvernement de l’Australie. Un atelier de mise en oeuvre sera

organisé pour le Pacifique. L’OMS appuie également des activités de sensibilisation du public dans le cadre des programmes de prévention de l’obésité aux Fidji et aux Tonga. La mise en oeuvre de la Stratégie mondiale d’alimentation, d’activité physique et de santé a été renforcée grâce à un atelier sur l’adoption de programmes de promotion dits « Cinq fruits et légumes par jour », organisé en NouvelleZélande, suivi d’un autre atelier pour les Etats et territoires du Pacifique. Un atelier FAO/OMS sur le thème des fruits et légumes pour la santé s’est tenu à Kobe (Japon). A l’occasion d’autres activités, des mises à jour de profils nutritionnels de pays ont été placées sur le site Web du Bureau régional. Une consultation birégionale sur la croissance et le développement optimaux du fœtus, organisée en coordination avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-est, l’unité Nutrition, santé et développement du Siège et l’UNICEF, s’est tenue à Bangkok.

28

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

8.

Santé génésique d’assurer la pérennité des programmes, le Bureau régional a apporté son soutien aux gouvernements pour renforcer les capacités, en coordination et en coopération avec les agences internationales et les organisations non gouvernementales. L’utilisation des manuels de l’OMS sur la prise en charge intégrée de la grossesse et de l’accouchement

S

anté génésique. Le Bureau régional du Pacifique occidental s’est engagé dans une stratégie destinée à réduire la mortalité maternelle et néonatale en encourageant l’engagement des gouvernements, en renforçant les capacités des services au niveau communautaire et au niveau de l’orientationrecours, en améliorant les services de planification familiale, en développant davantage les systèmes de surveillance et de contrôle efficaces et en renforçant les partenariats. Après un séminaire-atelier bi-régional consacré aux progrès réalisés dans la réduction de la mortalité maternelle, organisé conjointement avec le Bureau régional pour l’Asie du Sud-est et d’autres partenaires, le Bureau régional pour le Pacifique occidental a fourni un appui technique et financier aux pays prioritaires pour finaliser leurs plans d’actions quinquennaux nationaux de

réduction de la mortalité maternelle. La Mongolie et le Viet Nam ont finalisé leurs plans d’action nationaux en coopération avec plusieurs agences, tandis que la Chine, la République démocratique populaire lao et la Papouasie-Nouvelle-Guinée travaillent actuellement à l’élaboration des leurs. Ces plans ont été élaborés à partir de l’expérience de chaque pays accumulée au cours des cinq dernières années, des lacunes géographiques, financières et techniques identifiées, ainsi que des principales approches et interventions. Ils guideront également l’action du gouvernement et l’aide apportée aux agences dans la mise au point de leurs projets concernant la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Capacités des services. Le Bureau régional a apporté son soutien aux pays prioritaires pour l’adaptation, la traduction et l’impression d’un manuel sur la prise en charge des complications de la grossesse et de l’accouchement et d’un manuel sur les soins de la grossesse, de l’accouchement, du post-partum et du nouveau-né. Les deux manuels ont été traduits en chinois, en khmer, en lao, en khalkha et en vietnamien. Afin d’utiliser efficacement les fonds limités et

29

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

8. S A N T E

G E N E S I Q U E

dans les projets concernant la Mongolie et les Philippines financés par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), constitue un exemple de cette coopération. L’OMS, en coopération avec l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA), l’UNICEF et le FNUAP, a apporté son soutien au Ministère de la Santé des Philippines pour la rédaction d’un manuel de formation national, intitulé Basic Emergency Obstetric Care (Soins obstétricaux d’urgence essentiels).

Qualité des soins. Un séminaire-atelier régional consacré à l’amélioration de la planification familiale et de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) a été organisé à l’intention des formateurs nationaux et des administrateurs de programme des pays prioritaires en août 2004. Le séminaire-atelier, coparrainé par la JICA et le FNUAP, a établi un cadre pour l’amélioration de la qualité des soins dans le domaine de la planification familiale. Certains pays prioritaires ont exprimé la nécessité de fournir aux femmes, notamment aux adolescentes ou aux jeunes filles non mariées ayant subi un avortement provoqué, des conseils et des services de planification

familiale, afin de réduire le nombre de grossesses non désirées et d’avortements réalisés dans de mauvaises conditions de sécurité. A la suite du séminaire-atelier, la plupart des pays prioritaires ont finalisé leur cadre pour l’amélioration de la qualité des soins dans le domaine de la planification familiale et pour l’intégration de la lutte contre les IST dans les services de planification familiale et de santé maternelle et infantile. La Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie et le Viet Nam ont mené à bien diverses activités, telles que la traduction des directives sur l’usage des contraceptifs et la prise en charge des IST, et la mise au point de matériels d’éducation sanitaire pour les activités de conseil en matière de planification familiale, destinés en particulier aux femmes ayant subi un avortement provoqué.

Services de santé maternelle et infantile. Les pays prioritaires travaillent à l’amélioration des systèmes de déclaration

systématique. Avec l’aide de l’OMS, ils ont réalisé un examen des causes de décès maternels. En réponse à une demande des Iles Salomon, le Bureau régional a aidé le Gouvernement à mettre au point un système de surveillance de la santé maternelle et infantile faisant appel à un logiciel convivial. Un système pilote a été testé dans huit provinces. Tenant compte des bons résultats obtenus avec le système pilote, un séminaireatelier infrarégional consacré à l’amélioration des systèmes d’information sanitaire destinés aux soins de santé maternelle et infantile a été organisé en novembre 2004. Ce séminaire-

30

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

8. S A N T E

G E N E S I Q U E

atelier était coparrainé par l’UNICEF et le FNUAP et une proposition relative à d’autres actions a été élaborée par les trois agences.

Adolescents. Le Bureau régional a fourni un appui technique et financier à huit pays pour réaliser des examens de la littérature et des programmes portant sur la santé sexuelle et génésique des adolescents. Ces examens ont été publiés et largement diffusés. Un document intitulé « Sexual and Reproductive Health of Adolescents and Young People: A Regional Framework for Accelerating Action » (Santé sexuelle et génésique des adolescents et des jeunes : cadre régional pour accélérer l’action) a été rédigé à partir de ces examens et a fait l’objet d’un débat au cours d’une seconde réunion de consultation informelle. Activités adaptées aux besoins des pays. Le Bureau régional a fourni un appui technique et financier aux gouvernements, afin de :

• mettre au point des kits éducatifs à l’intention des communautés, destinés à promouvoir les soins maternels et néonatals au Cambodge ; • se joindre au projet relatif à la santé maternelle et infantile soutenu par l’UNICEF, visant à standardiser et à améliorer les soins prénatals dans cinq comtés de la Province du Tibet en Chine ; • installer des « maisons de maternité » pilotes dans les zones isolées et pauvres de la République démocratique populaire lao, afin d’améliorer l’accès aux services de soins de santé maternelle, d’obtenir la participation des communautés et d’apporter un soutien à la formation aux soins de santé maternelle ; • réaliser des interventions globales et promouvoir les initiatives en faveurs d’hôpitaux « mieux adaptés aux besoins des mères », dans le but d’améliorer la qualité des soins en Mongolie ;

• former des accoucheuses qualifiées et promouvoir la participation des hommes à la planification familiale en PapouasieNouvelle-Guinée ; • réaliser une enquête sur la mortalité maternelle et élaborer la seconde phase de la politique et de la stratégie nationales de réduction de la mortalité maternelle à partir des résultats de l’enquête, et promouvoir des interventions globales en faveur de la réduction de la mortalité maternelle au Viet Nam ; et • effectuer, aux Philippines, la révision technique et l’adaptation du manuel intitulé « Pregnancy, childbirth, postpartum and newborn care : a guide for essential practice (PCPNC) » (Grossesse, accouchement, post-partum et nouveau-né : guide pratique des soins essentiels) et rédiger, en coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale, l’UNICEF et le FNUAP, un guide à l’intention des formateurs, portant sur les soins obstétricaux d’urgence essentiels, fondé sur le guide pratique susmentionné.

31

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

9. Les maladies non transmissibles et santé mentale

L

es maladies non transmissibles.

Afin de lutter contre “épidémie de maladies non transmissibles (MNT) en progression croissante dans la Région du Pacifique occidental,” l’OMS maintient son action de renforcement des capacités régionales et nationales de surveillance, de prévention et de lutte contre la maladie. Plusieurs enquêtes réalisées l’année passée témoignent de la poussée des MNT Aux Philippines, une enquête nationale sur la nutrition récemment publiée conclut qu’entre 1998 et 2003, la surcharge pondérale chez les femmes adultes – mesurée par le rapport taille/hanches – est passée de 39,5 pour cent à 54,8 pour cent. Quelque 22 pour cent des Philippins adultes sont maintenant considérés comme hypertendus.

Le Cambodge, où l’on pensait précédemment que les causes traditionnelles de morbidité prédominaient, est aujourd’hui sérieusement confronté au problème du diabète. Une étude datant de novembre 2004 signale une prévalence du diabète de 4,8 pour cent à Siem Reap et de 11,4 pour cent dans la province de Kampong Cham, des valeurs comparables à celles constatées dans les pays plus avancés de la Région. Comme les autres pays de la Région, le Cambodge connaît désormais un double fardeau de morbidité caractérisé par l’accroissement des maladies transmissibles et des maladies non transmissibles. Dans le Pacifique, huit Etats et Territoires1 sont en passe d’achever leurs enquêtes nationales au titre de l’approche STEPS de surveillance des maladies non transmissibles lancée par l’OMS (STEPS). La plupart de ces pays devraient avoir publié leurs résultats d’ici la fin de 2005.

L’enquête nationale de Kiribati est en cours de réalisation, tandis que les Tonga ont entamé la saisie des données. Les Iles Salomon, Tokelau, Tuvalu et Vanuatu sont en train d’élaborer les plans d’enquête. Les Etats et Territoires concernés conviennent tous que la réalisation d’enquêtes STEPS contribue directement à l’élaboration des stratégies nationales dans la mesure où elles permettent de mieux comprendre les facteurs à l’origine des MNT, et justifient la mise en oeuvre d’actions préventives.

1

Les Etats Fédérés de Micronésie, les Fidji, les Iles Cook, les Iles Marshall, Nauru, les Palaos, le Samoa et les Samoa américaines

32

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

9. L E S

M A L A D I E S

N O N

T R A N S M I S S I B L E S

E T

S A N T E

M E N T A L E

Deux réunions organisées dans la Région ont permis aux participants d’échanger leurs expériences en matière de prévention et de lutte contre les MNT, et de discuter des moyens de renforcer les capacités en vue de l’application du cadre de planification STEPS initialement élaboré au titre de l’engagement des Tonga. Une réunion visant à la constitution de réseaux de lutte contre les MNT a été organisée à Manille, en août 2004. La plupart des pays représentés ont également participé au programme organisé au profit de visiteurs internationaux par l’Institut national de santé publique du Japon, en avril 2005. Ils ont pu découvrir le programme « Health Japan 21 », une campagne nationale de promotion sanitaire axée sur les « maladies liées au mode de vie », expression communément utilisée au Japon pour désigner les MNT. Les participants ont élaboré des plans d’action et de lutte contre les MNT qui seront mis en oeuvre tout au long de 2005. Ces plans portent sur les stratégies nationales de lutte contre les MNT, la surveillance, les actions de promotion sanitaire et la prise en charge clinique.

Plusieurs pays ont enregistré des progrès sensibles dans la lutte contre les MNT. La Chine a reçu une délégation de haut niveau de l’OMS ; elle a constitué une équipe nationale d’intervention avec l’aide de consultants, et a rédigé la première version d’un plan national de lutte contre les MNT. Une consultation multisectorielle nationale a été organisée afin de parachever la stratégie, et de nouvelles consultations sont prévues en vue de la rédaction d’un plan national qui sera soumis à l’examen du Conseil d’état. Le Viet Nam a défini un système national de surveillance fondé sur la vision nationale des MNT approuvée trois ans plus tôt par le

Premier ministre. Ce système fait l’objet d’une application pilote ainsi que d’interventions provinciales mises au point durant l’année écoulée pour le diabète et les maladies cardiovasculaires. Les lignes directrices nationales sur la prise en charge des diabétiques élaborées l’année dernière ont été publiées, et des actions de formation ont été organisées dans les deux provinces sélectionnées pour la phase de démonstration. La Coalition des Philippines a achevé sa première année de travail en avril 2005. Elle constitue un bel exemple de collaboration entre les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. Cette coalition s’appuie sur une vision et un ensemble communs d’indicateurs de performance. Entre autres choses, elle a engagé un dialogue officiel avec les indutriels du secteur de la restauration rapide pour influencer leur réaction à la stratégie mondiale de promotion d’une alimentation équilibrée et de l’activité physique. Dans l’ensemble de la Région, les ressources restent insuffisantes en dépit de

33

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

9. L E S

M A L A D I E S

N O N

T R A N S M I S S I B L E S

E T

S A N T E

M E N T A L E

l’énorme fardeau de morbidité que représentent les MNT. Toutefois, des mesures notables de renforcement des capacités ont été adoptées au niveau national durant l’année écoulée. À l’échelon régional, deux réunions de formation et de constitution de réseaux ont été organisées durant l’année. Les activités de surveillance se poursuivent avec la production de séries de données améliorées sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles dans les deux sous-régions, Asie et Pacifique, de la Région du Pacifique occidental. le domaine de la santé mentale et de la lutte contre les toxicomanies, le programme de l’OMS est axé sur trois objectifs énoncés dans la Stratégie régionale en faveur de la santé mentale : réduire la charge humaine, social et économique des troubles mentaux (comme la dépression), des troubles neurologiques (tels que l’épilepsie) et des toxicomanies (comme l’alcoolisme) ; promouvoir la santé mentale ; et, accorder l’attention nécessaire aux aspects psychosociaux dans la prestation des soins de santé.

S

anté mentale et toxicomanie. Dans

L’OMS maintient sa collaboration avec divers pays – dont la Chine, les Fidji, les Iles Salomon, la Mongolie, le Samoa, Vanuatu et le Viet Nam – en vue de l’élaboration et de la mise en oeuvre de politiques et de législations en faveur de la santé mentale. Avec l’appui de l’OMS, des stagiaires de Chine, de Mongolie, du Samoa et du Viet Nam ont pris part au Programme international de formation des cadres en matière de santé mentale, ce qui leur a permis de rencontrer les intervenants clés de ce secteur au niveau international et de débattre des questions de santé mentale. Outre la formation initiale de quatre semaines, les stagiaires seront supervisés tout au long de l’année, voire audelà, à l’occasion de consultations régulièrement organisées avec des spécialistes. Un programme de soutien technique à l’organisation des services de santé mentale est en cours d’élaboration afin d’aider les Etats et Territoires de la Région du Pacifique occidental à formuler des politiques en matière de santé mentale et des plans stratégiques de mise en oeuvre. Un appui est

apporté en vue de l’évaluation des besoins en matière de santé mentale et de la tenue de consultations pour la création d’un réseau de santé mentale dans le Pacifique. Ce réseau aurait pour mission d’aider les pays à améliorer leurs services de santé mentale, ainsi que la planification et la mise en oeuvre de politiques en la matière ; d’éviter les doubles emplois et l’éparpillement des activités ; de promouvoir la collaboration et la coopération ; de pérenniser l’action engagée, les capacités et les compétences ; et de favoriser la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement dans le domaine de la santé. L’intégration des soins de santé mentale dans les services généraux de santé, notamment au niveau primaire, constitue l’un des axes stratégiques majeurs pour l’amélioration des services de santé mentale. Un soutien permanent a été apporté à ce titre, à savoir : • organisation d’ateliers de formation au profit d’agents de santé primaire de Chine, des Fidji, de Mongolie, de PapouasieNouvelle-Guinée et du Viet Nam ;

34

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

9. L E S

M A L A D I E S

N O N

T R A N S M I S S I B L E S

E T

S A N T E

M E N T A L E

• évaluation de l’efficacité des actions de formation précédemment engagées du point de vue de l’amélioration des services de santé mentale en Chine, aux Fidji, en Mongolie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée ; • lancement d’un projet de démonstration en Chine sur la lutte contre l’épilepsie en milieu communautaire ; et, • planification d’une enquête sur le déficit de traitement en zones rurales dans deux pays. Les troubles liés aux toxicomanies sont devenus une préoccupation majeure de santé publique dans certains pays de la Région. Les problèmes liés à l’alcoolisme représentent 5,5 pour cent de la charge globale de morbidité dans la Région. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a coparrainé deux réunions régionales de sensibilisation

sur les liens entre toxicomanies et santé mentale et physique ; la première a été organisée à Singapour par l’Institut AsiePacifique des toxicomanies, tandis que la Conférence sur l’alcool et la santé dans le Pacifique s’est tenue à Nouméa (NouvelleCalédonie). Pour préparer l’élaboration d’une politique et d’un plan stratégique, une enquête sur l’alcoolisme et les problèmes connexes sera engagée dans le cadre de l’enquête STEPS des Iles Salomon, de Tokelau et de Tuvalu. En Mongolie, l’OMS appuie la réalisation de l’enquête épidémiologique nationale sur l’alcoolisme et les problèmes de santé associés. Le coût social et économique de l’alcoolisme fait l’objet d’une étude et d’une évaluation en Chine. Dans la Région, le suicide était la principale cause de mort violente en 2000, avant même les accidents de la route, les

chutes et autres accidents. Selon les estimations de l’OMS, le taux brut de suicide dans la Région est de 19,3 décès pour 100 000 personnes, contre un taux mondial estimé à 14 pour 100 000. Le suicide compte parmi les dix premières causes de décès dans certains pays de la Région. Plusieurs pays constatent une augmentation des suicides. Des préparatifs ont été engagés en vue de l’organisation, en août 2005, d’une réunion sur la prévention du suicide dans la Région. Cette réunion aura pour objectifs la présentation de statistiques actualisées sur le suicide et l’examen de la bonne gestion des données ; la mise en commun des connaissances et des expériences en matière d’élaboration, de mise en oeuvre et d’évaluation de stratégies nationales de prévention du suicide ; et la définition d’actions prioritaires à engager à l’échelon national et régional.

35

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

10. Initiative pour un monde sans tabac Le Plan d’action pour une Région sans tabac (2005-2009) a été approuvé par le Comité régional réuni en sa cinquantecinquième session, en septembre 2004. Le document expose la vision et l’orientation stratégique de la lutte contre le tabagisme dans la Région au cours des cinq années à venir et insiste sur :

• le renforcement des capacités nationales de lutte contre le tabagisme dans au moins 80 % des Etats et Territoires de la Région ; • l’élaboration et l’adoption formelle de mesures garantissant la pérennisation des programmes de lutte antitabac dans tous les Etats et Territoires de la Région ; la mise en place de mécanismes régionaux, sous-régionaux et nationaux propres à résoudre les questions de lutte contre le tabagisme sur le plan transnational ; et le développement de la surveillance, de la recherche, de la diffusion d’informations et de la promotion dans toute la Région. Le Plan d’action a permis des progrès sensibles en 2005 et orientera la planification de l’initiative pour un monde sans tabac 20062007.

•

5 millions de personnes par an, dont une majorité dans les pays pauvres et parmi les populations démunies. Dans la seule Région du Pacifique occidental, 3 000 personnes meurent chaque jour prématurément de maladies liées au tabagisme. Une comparaison entre les différentes Régions de l’OMS révèle que le Pacifique occidental compte le plus grand nombre de fumeurs et qu’il présente la plus forte prévalence du tabagisme chez les hommes et l’augmentation la plus rapide du nombre de nouveaux fumeurs chez les femmes et chez les jeunes. Ajoutons que, dans la Région, des millions d’adultes et d’enfants non-fumeurs sont exposés au tabagisme passif.

L

’initiative pour un monde sans tabac. Le tabagisme tue environ

• la ratification par tous les Etats Membres de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (ci-après “la Convention”), d’ici à 2009 ;

•

La Convention. L’année passée a marqué un tournant dans l’action menée à l’échelle mondiale et régionale contre le tabagisme. La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le premier traité mondial consacré à la lutte contre la tabagisme, a obtenu, le 30 novembr 2004, les 40 ratifications nécessaires à son entrée en

36

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

10. I N I T I A T I V E

P O U R

U N

M O N D E

S A N S

T A B A C

ratifié la Convention ou effectué une démarche similaire, et commencé à en mettre en oeuvre les dispositions2. Le respect et le suivi de la Convention, le financement de ses activités, les modalités de création de son secrétariat permanent et la négociation de ses protocoles ultérieurs seront abordés au cours de la séance inaugurale de la Conférence des Parties, en février 2006. L’OMS continue de fournir un appui et une assistance techniques aux pays sur la Convention. A titre d’exemple, en septembre 2004, les Bureaux régionaux OMS du Pacifique occidental et de l’Asie du Sudest ont organisé, au Viet Nam, un atelier au profit de l’Association des nations d’Asie du Sud-est (ASEAN) et de la Chine, avec pour thèmes le développement des capacités nationales et la Convention. De même, le Bureau régional du Pacifique occidental a tenu un atelier consacré aux dispositions de la Convention, à l’attention exclusive des pouvoirs publics chinois. En outre, les pays ont bénéficié d’un soutien technique au travers de visites d’experts conseils et d’agents de l’OMS, mais aussi d’études et d’analyses de la législation en vigueur.

soutenu plusieurs ateliers de sensibilisation à d’autres questions essentielles touchant à la lutte antitabac et au développement des compétences techniques à l’échelle nationale. Ainsi, l’Organisation a appuyé une consultation menée par le ministère de la santé malais au profit des pays de l’ASEAN sur les questions liées au tabac et à son commerce. Elle a également fourni un soutien technique important aux Etats et Territoires en aidant ces derniers à élaborer des législations et politiques nationales et aux comités interministériels de lutte antitabac. En collaboration avec les services de promotion de la santé et de développement des systèmes de santé du Bureau régional, l’unité chargée de l’initiative pour un monde sans tabac a approfondi et continué à promouvoir une démarche pragmatique préconisant l’augmentation des taxes sur les produits du tabac afin d’en réduire la consommation et de financer les actions nationales de promotion de la santé. Un appui a également été fourni aux pays. Le Bureau régional a supervisé des études et autres travaux d’analyse sur le lien entre pauvreté et tabagisme, examiné sous l’angle

vigueur, intervenue 90 jours plus tard. La Convention enjoint les pays à mettre en oeuvre des stratégies performantes de lutte contre le tabagisme telles que l’interdiction de toute publicité pour le tabac, la hausse des taxes et du prix du tabac, et la mise en oeuvre de politiques antitabac exhaustives. Au 23 juin 2005, 18 des 27 Etats Membres avaient

2

Australie, Brunéi Darussalam, Iles Cook, Iles Fidji, Japon, Etats fédérés de Micronésie, Iles Marshall, Mongolie, Nauru, Niue, Nouvelle-Zélande, les Palaos, Philippines, République de Corée, Iles Salomon, Singapour, Tonga et Viet Nam.

Autres activités. L’OMS a organisé et

37

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

10. I N I T I A T I V E

P O U R

U N

M O N D E

S A N S

T A B A C

particulier des objectifs du Millénaire pour le développement. On retiendra, parmi ces initiatives, l’analyse des publications régionales sur la question, une étude menée aux Philippines et une méta-analyse des enquêtes existantes, telles que l’approche STEPS de l’OMS en matière de surveillance des maladies non transmissibles, axée sur la pauvreté et l’équité. En collaboration avec les Centres américains de lutte contre la maladie, le Bureau régional a organisé, en octobre 2004, une formation et un atelier d’analyse consacrés à l’Enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS). A ce jour, 16 pays ont effectué une première enquête et

trois autres ont renouvelé l’expérience. L’approche STEPS est mise à profit pour recueillir des données sur la consommation de tabac chez les adultes. Ajoutons que de modestes ressources ont été employées de manière stratégique dans la mise en oeuvre d’activités de promotion et d’éducation. L’ouvrage Tobacco Free Sports Manual (« manuel pour la pratique du sport sans tabac ») a été élaboré et publié afin d’aider les pays dans l’instauration de programmes et d’événements sportifs sans tabac. Le texte des recommandations de politique générale concernant le sevrage tabagique et le traitement de la dépendance (2004) de l’OMS a été réimprimé et largement diffusé dans la Région. Désireux

d’encourager l’adoption de politiques modèles de lutte antitabac, le Bureau régional a également récompensé un projet municipal et décerné un titre de « meilleure pratique » dans le cadre de l’Alliance pour les villessanté. Le thème de la Journée mondiale sans tabac 2005, « Les professionnels de la santé contre le tabac », a mis en évidence le rôle important joué par ces derniers dans la lutte mondiale contre l’épidémie tabagique. Le « Code de conduite des professionnels de la santé » de l’OMS, signé par de très nombreuses organisations, a servi à mobiliser les professionnels de la santé.

38

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Développement du secteur de la santé

xii

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

11. Développement et financement des systèmes de santé principales conclusions de la Commission Macroéconomie et Santé de l’OMS est en bonne voie. L’accent a été mis sur le lien entre les facteurs économiques, le secteur social et les réformes de santé,de manière à établir un plus juste équilibre entre les restructurations économiques de grande ampleur, les politiques de santé en général et le nécessaire accroissement des investissements, notamment publics, en faveur de la santé. L’OMS a continué de consacrer une part importante de son travail au développement des régimes sociaux d’assurance maladie, notamment en Chine, aux Fidji, en Malaisie, en Mongolie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Vanuatu. En collaboration avec le gouvernement de la République de Corée et la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), l’Organisation a mis sur pied un cours régional annuel de formation au développement des régimes sociaux d’assurance maladie, dont la première édition a eu lieu en octobre 2004. Les représentants de 16 Etats et Territoires du Pacifique occidental et d’Asie du Sud-est y ont participé. Un manuel sur le développement des régimes sociaux d’assurance maladie inspiré de l’exemple de 12 pays des deux régions a été publié et largement diffusé auprès des Etats Membres et des organisations partenaires. Les dispositifs de protection sanitaire et sociale ont été renforcés dans le cadre d’activités de grande ampleur axées sur la mise en place de régimes d’assurance maladie en milieu communautaire. Ces activités ont été entreprises à la suite de projets pilotes mis en oeuvre avec succès en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, avec le concours du Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la sécurité humaine. Aux Philippines, des démarches novatrices visant à étendre la couverture maladie au secteur informel ont entraîné une augmentation très rapide du nombre de bénéficiaires. On estime actuellement que près de 70 % de la population philippine est couverte par un régime social d’assurance maladie. Les compétences et les capacités des gestionnaires de la santé en matière de planification et d’exécution des budgets de santé et la collecte de données sur le financement des soins de santé s’améliorent progressivement, grâce à la collaboration approfondie qui s’est instaurée avec les Etats Membres. S’agissant des comptes nationaux de la santé, des centres de liaison ont été désignés dans chacun des pays concernés et reliés au réseau mondial sur les

D

éveloppement et financement des systèmes de santé. Une stratégie régionale de financement de la santé est en cours de préparation. Elle aidera les Etats Membres à mettre en place des dispositifs adaptés, équitables et efficaces de financement des systèmes de santé dans divers contextes socioéconomiques. La stratégie est axée sur des problèmes communs à l’ensemble des Etats et Territoires de la Région et s’appuie sur l’expérience et les données acquises aux niveaux international et régional. Elle est élaborée avec le concours d’experts nationaux et internationaux et en concertation avec les Etats Membres. La Région prend conscience de manière grandissante du lien entre facteurs macroéconomiques et santé. En Chine, au Cambodge, en Mongolie et au Viet Nam, la transposition à l’échelle nationale des

41

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

11. D E V E L O P P E M E N T

E T

F I N A N C E M E N T

D E S

S Y S T E M E S

D E

S A N T E

gestion financières qui leur a permis d’améliorer leurs compétences et leurs connaissances en matière de planification et de gestion des ressources. A la suite de cette réunion, un manuel de formation axé sur les besoins et destiné aux administrateurs de la santé a été réalisé. Il porte sur la planification financière, le suivi et l’évaluation de l’exécution des budgets de santé et est désormais utilisé dans le Pacifique insulaire dans le cadre d’actions de formation nationales. L’OMS a fourni un soutien technique au Viet Nam en vue de la mise en place d’un cadre législatif applicable à la transplantation d’organes, de tissus et de cellules. Elle a effectué un recensement des priorités de Tuvalu dans le domaine juridique et élaboré des réglementations concernant les professions de santé pour le compte des Iles Marshall. Une directive régionale sur l’application des législations relatives à la santé publique est également en cours d’élaboration. L’OMS aide actuellement les autorités chinoises à mettre en oeuvre un ambitieux projet d’appui aux politiques de santé, qui sera mis en oeuvre sur quatre ans avec le concours financier de l’Agence

britannique pour le développement international (DFID). L’Organisation apporte également une assistance technique aux Philippines, qui souhaitent se doter d’un système d’agrément des prestataires de soins de santé et réaliser une analyse des fonctions réglementaires du Ministère de la santé. L’OMS a fourni un soutien technique au Viet Nam en vue d’une évaluation du secteur de la santé, du renforcement du processus de planification et de l’évaluation d’un projet pilote axé sur les soins de santé primaires. Des analyses relatives aux fonctions essentielles incombant aux services de santé publique ont été entreprises à Kiribati et aux Iles Salomon.

comptes nationaux de la santé afin de faciliter la mise en commun des informations, des expériences et des compétences. Des estimations relatives aux comptes nationaux de la santé réservées à un usage officiel ont été publiées pour la première fois en Mongolie et au Viet Nam. Un cours de formation en ligne sur les comptes nationaux de la santé a été élaboré et mis en place à l’intention des pays du Pacifique par le biais du Réseau Pacific Open Learning Health . Des experts de dix pays insulaires océaniens ont pris part à un atelier sur la planification et la

42

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

11. D E V E L O P P E M E N T

E T

F I N A N C E M E N T

D E S

S Y S T E M E S

D E

S A N T E

Au Cambodge, l’Organisation a appuyé les efforts visant à rationaliser les procédures de planification et d’évaluation du Ministère de la santé. La version finale du plan opérationnel annuel pour l’exercice 2005 a été arrêtée en octobre 2004. Ce premier plan annuel servira de fondement à la mise en oeuvre et à l’évaluation du plan stratégique 2003-2007 pour le secteur de la santé. En février 2005, a eu lieu le premier examen annuel conjoint des performances, né d’une fusion entre le Congrès national de la santé, qui s’est tenu tous les ans pendant les 25 dernières années, et l’examen conjoint annuel du secteur de la santé, organisé tous les ans depuis deux ans. Cet exercice permettra d’établir les priorités et les grandes lignes du plan annuel 2006. Un Forum de haut niveau sur la santé dans la région Asie-Pacifique dans le contexte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) a été organisé à Tokyo en juin 2005, en collaboration avec le gouvernement du Japon, la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale. Le dialogue de politique générale engagé avec l’OMS a contribué à l’élaboration de la Stratégie nationale pour la croissance et l’élimination de la pauvreté en République

démocratique populaire lao et à l’amélioration du processus de planification du développement socioéconomique dans le cadre des OMD au Cambodge, qui compte parmi les pays pilotes du projet Objectifs du Millénaire des Nations Unies. Dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, de l’accès équitable aux soins de santé et de la parité hommes-femmes, un document analytique intitulé Reaching the Poor: Challenges for Child Health in the Western Pacific Region , (Atteindre les plus pauvres : problèmes relatifs à la santé infantile dans la Région du Pacifique occidental) a été publié à l’intention des décideurs et des agents techniques travaillant dans le domaine de la santé de l’enfant dans les Etats Membres. Ce document s’inscrit dans le cadre des activités préparatoires à l’élaboration d’une stratégie régionale pour la survie de l’enfant. Un autre rapport intitulé Reaching the Poor: Challenges for Tuberculosis Programmes in the Western Pacific Region (Atteindre les plus pauvres : problèmes relatifs aux programmes de lutte contre la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental) a également été publié. Il s’adresse principalement aux responsables des politiques de santé et aux personnels

techniques. Des travaux de recherche analytique axés sur la lutte contre la pauvreté et l’accès équitable aux soins de santé ont été entrepris au Viet Nam. Ils portent plus particulièrement sur le Fonds pour la santé des populations pauvres, les maladies non transmissibles et la lutte antitabac. Plusieurs modules techniques du manuel Integrating Poverty and Gender into Health Programmes: A Sourcebook for Health Professionals (Intégrer la pauvreté et la parité hommes-femmes dans les programmes de santé : Manuel à l’usage des professionnels de santé) ont été achevés. Aux Philippines, un atelier d’orientation sur la santé et les droits de l’homme a été organisé. Il a réuni des représentants du Ministère de la santé et divers intervenants nationaux. Une séance de travail a été consacrée au thème de la santé et des droits de l’homme lors de la réunion semestrielle de consultation régionale des représentants de pays et des attachés de liaison nationaux pour le Pacifique occidental. La publication de l’OMS Vingt-cinq questions-réponses sur la santé et les droits humains a été traduite en chinois et en philippin. Enfin, un projet relatif à l’évaluation de l’état de santé des populations autochtones se poursuit dans trois pays.

43

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Région. Les Etats Membres ont établi des plans de travail nationaux et ont commencé à mettre en oeuvre leurs activités prioritaires. Le Ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a détaché un administrateur technique pour aider à la mise en oeuvre de la stratégie. Dans le cadre des efforts pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels dans la Région, un atelier birégional sur la gestion des médicaments antirétroviraux a été organisé à Phnom Penh (Cambodge) en décembre 2004. Les participants représentaient les autorités du Cambodge, de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie, de la Malaisie, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Philippines, de la République démocratique populaire lao, du Sri Lanka, de la Thaïlande et du Viet Nam dans les domaines de la pharmacie, de la santé, des achats et des brevets. Pour aider les Etats et Territoires insulaires du Pacifique à développer leur secteur pharmaceutique, un projet de collaboration sur cinq ans a démarré dans le cadre du Projet de partenariat entre la Communauté européenne et l’OMS sur les politiques pharmaceutiques, auquel participent des pays Africains et des Etats et Territoires des Caraïbes et du Pacifique. L’assistance concerne les domaines techniques suivants : politiques pharmaceutiques nationales, accords commerciaux internationaux, accessibilité économique et financement, gestion de l’approvisionnement en médicaments, réglementations pharmaceutiques efficaces, usage rationnel des médicaments et lutte contre les résistances aux antimicrobiens. L’OMS s’est également lancée dans deux projets birégionaux en 2004, en collaboration avec l’Agence australienne pour le

Bureau régional du Pacifique occidental a continué d’intensifier ses efforts pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels. Le Comité régional a approuvé, lors de sa cinquante-cinquième session en septembre 2004, la Stratégie régionale pour un meilleur accès aux médicaments essentiels dans le Pacifique occidental (2005 –2010), à la suite de quoi deux ateliers interpays de mise en oeuvre ont été organisés en novembre 2004, l’un à Nadi (Fidji) pour les Etats et Territoires insulaires du Pacifique, et l’autre à Manille (Philippines) pour les autres Etats et Territoires de la

M

édicaments essentiels et politiques pharmaceutiques. Le

44

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

12. T E C H N O L O G I E

D E

L A

S A N T E

E T

P R O D U I T S

P H A R M A C E U T I Q U E S

développement international. Le premier a trait à l’élaboration d’un système régional d’alerte rapide pour lutter contre les médicaments contrefaits. Il donne aux Etats Membres un mécanisme d’alerte et d’échange rapide des informations sur ce type de médicaments. Un atelier birégional pour lutter contre les médicaments contrefaits a été organisé à Manille en mai 2005 pour traiter, entre autres questions, de la mise en place du système d’alerte rapide. Le second projet porte sur la promotion de l’éthique dans les procédures d’homologation et d’achat des médicaments. Celui-ci est mis en oeuvre en Malaisie, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et en Thaïlande. Une évaluation des pratiques a été conduite dans ces pays et les résultats ont été présentés

lors de l’atelier birégional organisé en juin 2005 à Penang (Malaisie), qui a aussi étudié l’élaboration d’un cadre éthique pour les procédures d’homologation et d’achat des médicaments.

M

édecine traditionnelle. La

Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental vise à améliorer le recours à la médecine traditionnelle et à encourager la mise en place de politiques sur des bases factuelles, ainsi que la gestion des informations essentielles pour parvenir à ce but. L’OMS a beaucoup progressé dans son travail pour établir la nomenclature des points d’acupuncture grâce à une série de réunions consultatives informelles auxquelles ont participé des spécialistes de la question. Elle joue un rôle actif dans la coordination des efforts pour standardiser les repérages controversés ou admis des points d’acupuncture, en se basant sur les principes établis au préalable par

les Etats Membres. Les troisième et quatrième réunions consultatives informelles sur l’élaboration d’une nomenclature standard internationale des points d’acupuncture ont eu lieu à Kyoto (Japon), en octobre 2004, et à Daejon (République de Corée), en avril 2005. Le groupe de travail a également réuni son équipe à Beijing, en février 2005, pour étudier les repérages des points qui font encore l’objet de controverses. Par ailleurs, le Bureau régional s’attache à mettre au point des principes cliniques standardisés pour 27 maladies prioritaires. Il a organisé la première réunion consultative informelle sur la standardisation de la

45

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

12. T E C H N O L O G I E

D E

L A

S A N T E

E T

P R O D U I T S

P H A R M A C E U T I Q U E S

terminologie de la médecine traditionnelle avec la Chine, le Japon et la République de Corée, pour préparer un projet de principes cliniques standardisés dans la perspective d’une série de réunions régionales. Cette réunion a confirmé l’usage d’une terminologie internationale standard et elle a sélectionné et examiné du matériel et des références. La deuxième réunion consultative informelle s’est tenue à Tokyo en juin 2005. La standardisation de l’information sur la médecine traditionnelle, notamment dans le cadre de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, des titres de textes médicaux, de la nomenclature systématique de la médecine et du système unifié de langage médical, est un autre domaine qui suscite désormais un vif intérêt de la part des Etats Membres. Le Bureau régional soutient les efforts de standardisation qui favoriseront une application et un développement judicieux de la médecine traditionnelle. Des experts de certains pays de la Région ont été invités à participer à la première réunion consultative informelle sur la standardisation de l’information sur la médecine traditionnelle, en mai 2005.

Corée, de Singapour et du Viet Nam continue de jouer un rôle actif de collaboration et la réunion annuelle de son comité permanent s’est tenue à Tokyo en juin 2005. L’OMS poursuivra son travail avec les pays intéressés pour élaborer et mettre en oeuvre des politiques et des programmes nationaux conformes à sa stratégie régionale pour la médecine traditionnelle.

S

écurité transfusionnelle et technologies de la santé. Au cours de

Le Forum régional du Pacifique occidental pour l’harmonisation des médicaments à base de plantes, rassemblant les autorités de réglementation de l’Australie, de la Chine, de Hong Kong (Chine), du Japon, de la République de

l’année écoulée, l’OMS a proposé un appui continuel aux Etats Membres pour renforcer les services nationaux de transfusion sanguine. Il convient de noter en particulier les efforts pour mettre en place le service de gestion et l’appui technique à l’établissement du projet de centr e régional de transfusion sanguine au Viet Nam ; un examen de la sécurité transfusionnelle en République démocratique populaire lao et l’appui technique à la sécurité transfusionnelle et

46

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

12. T E C H N O L O G I E

D E

L A

S A N T E

E T

P R O D U I T S

P H A R M A C E U T I Q U E S

aux programmes connexes au Cambodge. Par ailleurs, la Chine, les Fidji et les Philippines ont reçu une assistance pour réorganiser leurs services nationaux de transfusion sanguine. Le rôle fondamental des programmes de dons de sang volontaires et non rémunérés est de plus en plus reconnu pour garantir un approvisionnement sûr et fiable. Le Ministère de la Santé chinois s’est fixé pour objectif d’éliminer progressivement les dons rémunérés de sang destiné à l’usage clinique d’ici à 2008. Avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d’autres partenaires, l’OMS a contribué à l’organisation d’ateliers régionaux et nationaux destinés aux formateurs pour le recrutement des donneurs volontaires en Chine, à Singapour et au Viet Nam. Les modules de formation, testés au cours d’ateliers, ont été revus et seront utilisés pour des formations complémentaires au niveau national et provincial dans d’autres Etats Membres.

Après le succès de deux formations régionales à la gestion de la qualité, un cours de perfectionnement a été organisé au Centre de médecine transfusionnelle, à Singapour en octobre 2004. Cette formation d’une durée de deux semaines a réuni de nouveau 24 participants de 11 pays qui avaient déjà assisté aux cours régionaux et ont commencé à appliquer les programmes OMS de gestion de la qualité dans leurs pays respectifs. La formation était axée avant tout sur les connaissances et les compétences pratiques. L’OMS a également aidé le Cambodge, les Fidji, la Mongolie, la Papouasie-NouvelleGuinée et la République démocratique populaire lao à organiser des cours de formation et à appliquer les programmes de gestion de la qualité. Elle a fourni à la Chine une aide pour moderniser son programme d’évaluation externe de la qualité en ce qui concerne les infections véhiculées par le sang. Dans le domaine des laboratoires, l’aide de l’OMS a porté avant tout sur l’amélioration de l’accès et la qualité des services assurant les diagnostics de base pour divers programmes essentiels de traitement et de prévention. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, 18 cadres de laboratoires au niveau central et

47

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

12. T E C H N O L O G I E

D E

L A

S A N T E

E T

P R O D U I T S

P H A R M A C E U T I Q U E S

provincial ont été formés à l’assurance de la qualité pour les frottis d’expectorations. Trois laboratoires provinciaux supplémentaires ont été modernisés pour pouvoir effectuer le dépistage du VIH. L’OMS a apporté son concours à l’établissement ou à la rénovation de laboratoires, ainsi qu’à la formation des personnels de districts pour soutenir la lutte antipaludique et l’extension des programmes DOTS (traitement de brève durée de la tuberculose, sous surveillance directe). La Mongolie a reçu une assistance technique pour rendre l’accès aux services de laboratoire plus équitable, restructurer le système des laboratoires et mettre au point des normes et des systèmes de qualité. Dans les Etats et Territoires insulaires du Pacifique, le programme d’évaluation externe de la qualité et le réseau créé entre les laboratoires ont joué un rôle important dans l’amélioration constante des laboratoires d’analyses médicales de la région. Les Iles Cook et Tonga ont réactualisé les manuels de qualité qui couvrent à la fois les banques de sang et d’autres domaines d’activité des laboratoires.

Nauru a reçu une aide pour envoyer un professionnel participer à un cours sur la morphologie des cellules sanguines organisé en Nouvelle-Zélande. les Tonga a reçu aussi une aide pour envoyer un membre du personnel du Ministère de la Santé étudier en Nouvelle-Zélande également, la gestion des laboratoires. Pendant ce temps, davantage de pays ont reconnu la nécessité et la rentabilité de l’élaboration de systèmes de qualité dans les laboratoires. Un atelier sur le renforcement des laboratoires et des services de sécurité transfusionnelle dans le Pacifique a été organisé à Nadi (Fidji) en décembre 2004. Il a réuni 21 participants de 13 Etats et Territoires insulaires du Pacifique. L’un des thèmes développés était de mettre au point des systèmes de qualité dans les laboratoires du Pacifique. Les stratégies pour améliorer la sécurité transfusionnelle dans le Pacifique ont fait l’objet de discussions approfondies,

notamment pour ce qui est des politiques et des structures organisationnelles que les Etats et Territoires insulaires du Pacifique devraient mettre en place pour les appliquer. Dans d’autres domaines des technologies de la santé, l’OMS a aidé ses Etats Membres à améliorer la sécurité des injections par l’élaboration et la diffusion de matériels d’information, d’éducation et de communication au Cambodge et au Viet Nam. Une évaluation de la sécurité des injections a été menée aux Fidji en septembre 2004. L’OMS a également fourni une assistance technique pour un atelier sur ce thème organisé en Mongolie en décembre 2004. Par ailleurs, l’école de médecine des Fidji a reçu une aide pour organiser une formation continue sur l’imagerie médicale rassemblant 12 participants de 9 Etats insulaires du Pacifique.

48

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

13. Ressources humaines pour la santé Les consultations des parties prenantes sur le projet de plan stratégique ont débuté en 2005. En novembre 2004, plus de 125 délégués et participants ont assisté au douzième Forum du personnel infirmier du Pacifique sud, qui réunissait les associations d’infirmiers/ières du Pacifique sud. En outre, grâce au concours du ministère de la Santé des Iles Cook, de l’Association du personnel infirmier des Iles Cook et de l’OMS, des infirmières du secteur public de 11 Etats et Territoires océaniens ont participé à une réunion d’infirmières chefs. Le groupe comptait également des représentants d’établissements d’enseignement préconisant la création d’une alliance des responsables des services de soins infirmiers du secteur public. Cette alliance renforcerait l’unité et la voix de la profession dans la prise de décision et la planification sanitaire. Elle faciliterait la mise en commun d’informations et la diffusion de meilleures pratiques, l’appui et le conseil entre les Etats Membres et, enfin, le recueil de données et la notification des résolutions de l’Assemblée mondiale de la Santé et d’autres textes directeurs touchant à la santé et aux soins infirmiers. De nombreux Etats et Territoires sont confrontés au grave problème de l’émigration des professionnels de santé qualifiés. Cette fuite des compétences est coûteuse et entame le moral du personnel restant. Elle entraîne une insatisfaction des besoins en matière de santé et influe sur le coût et la qualité des remplaçants. Lors de la réunion des ministres de la Santé des Etats et Territoires insulaires du Pacifique à Apia (Samoa), en mars 2005, des groupes de travail ont réfléchi aux domaines d’action possibles et sont convenus de cadres politiques et d’actions stratégiques dans les domaines suivants : gestion des effectifs, rétention, retour des professionnels, éducation et formation.

R

essources humaines pour la santé.

Après la consultation d’experts et un examen approfondi des questions pertinentes, l’OMS a établi un projet de cadre d’action régional de planification stratégique à long terme des ressources humaines du secteur de la santé. Ce projet de cadre d’action s’articule autour de trois domaines essentiels :

• la réponse du personnel de santé aux besoins de la population et des services sanitaires ; • le développement, le déploiement et la rétention du personnel de santé ; et l’administration et la gestion du personnel de santé.

Services de santé et qualité des soins. Les deuxième et troisième ateliers d’une série consacrée à la formation des infirmiers/ières chefs ont eu lieu en Mongolie et au Viet Nam. Ils s’inscrivent dans la deuxième phase du programme du Conseil international des infirmières (CII) intitulé

•

49

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

13. R E S S O U R C E S

H U M A I N E S

P O U R

L A

S A N T E

« diriger pour changer », qui bénéficie du soutien de l’OMS et des ministères de la Santé de la Mongolie et du Viet Nam. Les activités menées au cours des ateliers, qui soulignent l’importance de la planification des projets et des compétences en matière de gestion et de suivi, ont pour objet d’améliorer les services de santé. Au Viet Nam, des membres du personnel infirmier s’emploient à répondre aux besoins de renforcement des capacités d’encadrement chez les infirmières en chef de province et de district. Ils s’attachent également à réduire les blessures dues aux aiguilles et à des objets tranchants chez les infirmières, et à renforcer la formation aux soins infirmiers afin de mieux répondre aux besoins de prestations de services. Le personnel infirmier de Mongolie développe ses capacités afin d’utiliser, en toute sécurité, les nouveautés technologiques en matière d’injections et d’administration de fluides intraveineux. Il revoit et normalise les cursus de formation en soins infirmiers, élabore des politiques de ressources humaines pour le

secteur infirmier, relève les normes applicables à la documentation relative aux soins infirmiers et définit les besoins en formation continue. Plus de 1 000 infirmières ont reçu une formation axée sur les connaissances, attitudes et compétences essentielles en matière de VIH/SIDA dans le cadre de l’Initiative chinoise d’information des cadres du secteur infirmier sur le VIH/SIDA, un projet associant plusieurs partenaires et destiné à renforcer les aptitudes du personnel infirmier à répondre efficacement aux besoins des patients, des familles et des communautés touchés par le VIH/ SIDA. Les données d’évaluation reflètent les changements ressentis par le personnel infirmier dans son attitude vis-à-vis des patients ; les connaissances acquises et les pratiques adoptées à l’issue de la formation sont en cours d’analyse.

Enseignement et formation. Les centres d’apprentissage des 10 Etats et Territoires océaniens participant au Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires (POLHN) sont parfaitement opérationnels depuis plus de 18 mois. Ils sont équipés d’ordinateurs connectés à Internet et aux réseaux locaux, d’outils et de supports pédagogiques, de fournitures et de matériel de base. À la fin de janvier 2005, 15 cours pilotes avaient été

50

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

13. R E S S O U R C E S

H U M A I N E S

P O U R

L A

S A N T E

dispensés via le Réseau, à l’aide des méthodes d’autoapprentissage et d’interactions avec des professeurs et des tuteurs passant principalement par le biais du site Web interactif (www.polhn.com). Un certain nombre de modules d’autoapprentissage, traitant en priorité des questions sanitaires choisies par les Etats et Territoires océaniens, ont également été produits et des cours, exploitant certains de ces modules, ont été dispensés sur des questions sanitaires essentielles telles que le diabète, l’hypertension, le VIH/SIDA et la promotion des “écoles-santé”. Une évaluation indépendante du Réseau, conduite en novembre 2004, a révélé que la plupart des activités prévues ont été réalisées avec succès. Elle a également montré que le Réseau était très apprécié par les pays et partenaires qui le considèrent utile, non seulement sous l’angle du nombre de professionnels de la santé qui bénéficient des cours techniques et des moyens de se former, mais également sous celui du gain

d’intérêt manifesté par les agents de santé à l’égard des technologies de l’information et de la communication. Lors de la réunion des ministres de la Santé des Etats et Territoires insulaires du Pacifique, en mars 2005, un consensus s’est dégagé sur les propositions d’orientation future et d’actions stratégiques essentielles à entreprendre à l’échelle nationale et régionale. Cela, afin de faire du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires une partie intégrante des programmes nationaux de développement des ressources humaines ; et de définir sa structure permanente de gestion et établir son propre secrétariat régional afin de garantir sa viabilité à long terme. L’OMS a octroyé des bourses d’études à 171 personnes et, en 2004, 160 autres ont participé à 46 voyages d’études de groupe. Une grande partie des travaux financés par les bourses individuelles et des voyages d’études, 89 % et 72 % respectivement, ont eu lieu dans la Région. Le nombre total de

bourses individuelles se répartit comme suit : 25 % ont été octroyées à des médecins et dentistes ; 16 % à des praticiens de soins infirmiers et obstétricaux ; 6 % à des gestionnaires et administrateurs ; 4 % à des agents de santé publique et membres de professions connexes. Les principaux domaines d’étude couverts ont été la santé publique et la recherche (32 %) ; les études universitaires de premier cycle (27 %) ; les soins cliniques/curatifs (16 %) ; les techniques de laboratoire et de diagnostic (11 %) ; les soins infirmiers/obstétricaux (9 %) et, enfin, l’administration et les politiques sanitaires (5 %). Sur l’ensemble des personnes ayant reçu une bourse individuelle, 54 % étaient des hommes et 46 % des femmes. Le groupe ayant participé aux voyages d’études était composé de 59 % d’hommes et 41 % de femmes. Le programme de bourses d’études de l’OMS a fait l’objet d’une analyse et d’une évaluation en 2004. Il a été proposé d’apporter des modifications à certaines procédures et à certains processus administratifs.

51

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

14. Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques La Chine, la Malaisie, la Mongolie, les Philippines et Samoa ont envoyé des membres de leurs départements d’information sanitaire étudier la prise de décision sur des bases factuelles, les systèmes de gestion des bases de données, l’informatique en santé, ainsi que la surveillance des maladies et l’action dans des pays développés. L’OMS a contribué à l’élaboration du cadre stratégique des SIS pour orienter les efforts des pays visant à renforcer leurs systèmes. Des ateliers ont été organisés au Cambodge, en Chine, aux Fidji, en Malaisie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines et en République démocratique populaire lao pour étudier les plans stratégiques des SIS à moyen terme et orienter leur développement. Il a été conseillé aux pays de rationaliser leurs systèmes actuels et de fixer des priorités. La Mongolie a également bénéficié d’une assistance technique pour établir un plan stratégique sur les systèmes d’information pour la gestion de la santé, en collaboration avec la Banque asiatique de Développement. A la suite du projet pilote de SIS qui vient de s’achever au Viet Nam, le Ministère de la Santé a décidé d’étendre le programme à d’autres provinces avec l’aide d’organismes donateurs. Il a ainsi pu consolider les ressources pour le développement du SIS tout en diminuant les répétitions inutiles de collecte des données. Le ministère continuera d’aider à établir un système d’information pour les hôpitaux, comprenant un système de gestion des dossiers médicaux et une formation à la CIM-10. De même, le projet de SIS en République démocratique populaire lao a été finalisé et approuvé par le Ministère de la Santé. Il ressort des projets pilotes que le renforcement des capacités est crucial pour pérenniser les systèmes. En général, il faudra faire des efforts supplémentaires pour donner davantage de moyens aux administrateurs à l’échelon supérieur afin qu’ils utilisent efficacement les informations pour la planification et la gestion des services de soins de santé au niveau des provinces et des districts. En collaboration avec l’unité de Santé génésique du Bureau régional, un atelier sur le renforcement des systèmes d’informations pour les services de soins maternels et infantiles dans les Etats insulaires du Pacifique a été organisé en novembre 2004 à Suva (Fidji) pour renforcer la sensibilisation générale et faire comprendre l’importance de l’information pour le suivi des programmes et l’évaluation des résultats. Le logiciel mis au point pour la collecte et l’analyse des données en vue de la prise de décision a été bien reçu par les participants.

I

nformation sanitaire. Les progrès des technologies de l’information et de la communication mettent de plus en plus d’informations à la disposition d’un nombre croissant de personnes. Ils permettent aussi aux gouvernements et à d’autres organismes d’améliorer les systèmes d’informations ordinaires sur les soins de santé. L’accès à une meilleure information sanitaire est devenu un enjeu essentiel du développement international. Des pays comme la Chine, la Mongolie, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam réorganisent activement leurs systèmes d’information sanitaire. L’OMS a assuré dans divers Etats et Territoires de la Région des formations sur les statistiques sanitaires, la classification et les codes de la CIM-10 et le développement des systèmes d’information sanitaire (SIS), avec les indicateurs pour la planification et la gestion des programmes.

52

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

14. B A S E S

F A C T U E L L E S

E T

I N F O R M A T I O N

S A N I T A I R E

A

L ’ A P P U I

D E S

P O L I T I Q U E S

Pour instaurer une coopération étroite avec le bureau de l’Asie du Sud-est, des publications commune sont en préparation pour renforcer l’échange des informations sanitaires et le développement des indicateurs de santé. Une consultation a été organisée pour le personnel de l’OMS à Bangkok en décembre 2004 afin de discuter du cadre stratégique des SIS, d’une brochure commune sur les principaux indicateurs de santé et du contenu d’une publication commune des deux régions sur la situation sanitaire en Asie et dans le Pacifique. Au cours de 2004, la base de données sur la situation sanitaire dans les pays, entretenue actuellement par le Bureau régional, a été revue et l’on a ajouté sur le site Web la présentation de cartes. Une aide technique a été apportée pour la préparation des documents d’information, des études de cas et d’une brochure sur les indicateurs pour les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la Santé en vue de la réunion de haut niveau sur les OMD organisée conjointement en juin 2005 par le Gouvernement du Japon, la Banque mondiale, la Banque asiatique de Développement et l’OMS à Tokyo.

été organisé à Mexico en novembre 2004, avec la participation de quatre délégations officielles d’Etats Membres de la Région du Pacifique occidental. Quelques membres ont participé également à la réunion politique de haut niveau organisée en Malaisie en septembre 2004 pour étudier les moyens d’améliorer le rôle de la recherche dans la prise de décision politique en matière de santé. Les Etats Membres ont reçu une aide pour moderniser la recherche, l’accent portant plus particulièrement sur les pays les moins avancés et les Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Quelques projets ont été commandés sur le thème « pauvreté et santé » afin d’étudier et de documenter des méthodes novatrices de recherche. Les financements de plusieurs projets de recherche sur le paludisme ont été approuvés. Le Bureau régional continue de soutenir 12 projets de recherche dans les Etats et Territoires insulaires du Pacifique entrant dans le cadre du renforcement des capacités, de même qu’un cours de formation à la recherche destiné aux Etats insulaires du Pacifique en juin 2005. La République démocratique populaire lao et la Malaisie ont poursuivi leur collaboration avec le Siège de l’OMS et son unité Politique et coopération en matière de

recherche dans le cadre d’un projet pilote pour l’évaluation des systèmes de recherche en santé. Elles ont rendu compte des résultats provisoires obtenus jusque-là au cours d’ateliers régionaux. La Chine a aussi manifesté son intérêt pour se joindre à cette évaluation en 2005. En se fondant sur l’expérience des projets pilotes, le Bureau régional du Pacifique occidental a commencé à mettre au point des instruments pratiques pour l’évaluation des systèmes nationaux de recherche. Le Directeur régional a approuvé en 2004 le cadre pour la recherche en santé, préparé par le Comité consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en santé (WPACHR). Le Comité et ses sous-comités ont poursuivi leur travail visant à élaborer un plan d’action pour la mise en oeuvre du cadre pour la recherche, à monter un site Web et à recueillir les données de la recherche en santé. Avec la rationalisation de la gestion, le nombre des centres collaborateurs a progressivement diminué dans la Région du Pacifique occidental comme dans le reste du monde en 2004. Les mandats et les plans de travail ont fait l’objet d’une attention toute particulière, de façon à améliorer la contribution des centres collaborateurs à la réalisation des objectifs de l’OMS.

R

echerche en santé. Un Sommet

ministériel sur la recherche en santé a

53

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Pour renforcer la capacité de gérer les situations d’urgence sanitaire aux niveaux provincial et local des Etats et Territoires de la Région exposés à des catastrophes, l’OMS a collaboré avec les ministères de la santé des Philippines et du Viet Nam à l’organisation de cours de formation à la gestion sanitaire en situation d’urgence en Asie et dans le Pacifique (PHEMAP). En outre, dans le cadre des activités de l’Alliance des Villes-santé, l’OMS a accordé une subvention à la ville de Marikina (Philippines), pour les efforts faits en matière de préparation aux situations de catastrophe. En février 2005, l’OMS s’est livrée à une évaluation de la capacité nationale de réaction à une dispersion intentionnelle de substances biologiques, chimiques ou nucléaires aux Philippines. Des ateliers nationaux ont été organisés par les ministères de la santé de Chine, de Malaisie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et du Vanuatu afin d’analyser les plans de réaction aux catastrophes et les activités de préparation aux situations d’urgence sanitaire, aux niveaux provincial et national. Afin de renforcer davantage encore la capacité institutionnelle de l’OMS de réagir aux situations d’urgence, des membres du personnel ont participé à des consultations sur l’action sanitaire en temps de crise qui ont eu lieu en septembre 2004 et mars 2005 ; au cours d’actualisation des connaissances organisé par l’équipe de réserve de l’ONU chargée de la coordination et de l’évaluation en cas de catastrophe (UNDAC) relevant du Bureau de l’ONU pour la coordination de l’assistance humanitaire ; et à l’Atelier de gestion des projets du Service d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO). La coordination et la collaboration avec des organismes partenaires ont encore été raffermis grâce à des activités communes. Ainsi, l’unité des Opérations de secours d’urgence et de l’action humanitaire (EHA) du Bureau régional, en collaboration avec le

O

pérations de secours d’urgence et action humanitaire. Chaque année,

la Région du Pacifique occidental fait face à un plus grand nombre de catastrophes naturelles qu’aucune autre région de l’OMS. Certes, ce sont des Etats Membres de la Région de l’Asie du Sud-est qui ont été frappés de plein fouet par le tsunami asiatique, mais la Malaisie a également pâti de ses effets. Au cours de l’année écoulée, la Région du Pacifique occidental a souffert des graves situations d’urgence suivantes : le typhon Suda dans les Etats fédérés de Micronésie ; une fuite de gaz meurtrière à Chongqing (Chine) ; des inondations en Chine, aux Philippines et au Viet Nam ; les cyclones Rananim, en Chine, et Percy, aux Iles Cook ; et des séismes dans la préfecture de Niigata, au Japon.

54

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

15. O P E R A T I O N S

D E

S E C O U R S

D ‘ U R G E N C E

E T

A C T I O N

H U M A N I T A I R E

Centre OMS pour le Développement sanitaire, a organisé un atelier sur le renforcement des capacités à l’occasion de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes, tenue à Kobe, en janvier 2005. Pendant les inondations des Philippines, en novembre 2004, l’unité EHA s’est associée à l’équipe UNDAC afin de procéder à une évaluation pour le compte de l’équipe de pays de l’ONU aux Philippines. Répondant a un appel d’urgence, des organismes donateurs ont fourni un soutien financier à l’OMS pour qu’elle collabore avec le Département de la Santé aux efforts de riposte à la catastrophe. L’unité EHA a également collaboré avec la mission de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) à l’évaluation des effets des inondations.

L’OMS a collaboré avec l’organisation internationale non gouvernementale Save the Children - Etats-Unis d’Amérique à des activités de mise en œuvre aux Philippines, en particulier à l’organisation d’un atelier chargé d’étudier la riposte à une poussée de diarrhée et à des inondations dans le nord des Philippines. L’OMS coordonne constamment son action avec celle de ses partenaires : le Comité de l’ANASE pour la gestion des catastrophes, le Centre asiatique de préparation aux catastrophes, le Centre asiatique de lutte contre les catastrophes, l’Agence australienne de développement international, le Département du développement international du RoyaumeUni, ECHO, le gouvernement de l’Italie, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’Agence japonaise de coopération internationale, le Bureau d’assistance en cas de catastrophes à l’étranger de l’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement

international et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des Etats-Unis d’Amérique. En riposte à la flambée de dengue survenue au Viet Nam en novembre 2004, l’OMS a envoyé des médicaments et des fournitures. Pendant les inondations des Philippines, des fonds du Programme du Directeur régional pour le développement ont été immédiatement attribués pour l’achat de fournitures d’urgence. Lors du tsunami asiatique, des membres du personnel du Bureau régional ont été déployés afin d’aider au fonctionnement du centre d’opérations installé au bureau de l’OMS à Djakarta et d’apporter un soutien à l’information du public au Sri Lanka. Le Centre commun de logistique des Nations Unies ayant installé une plate-forme stratégique humanitaire à l’aéroport de Subang (Kuala Lumpur), le bureau de l’OMS en Malaisie a assuré le soutien nécessaire. Au passage du typhon Percy, l’OMS a fourni une aide au Ministère de la Santé des Iles Cook pour restaurer le fonctionnement des services d’un hôpital qui était très endommagé.

55

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Communication

xii

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Communication permettant de bloquer les envois en masse de messages publicitaires adressés par courrier électronique au Bureau régional et aux bureaux de pays ont récemment été installés. A ce jour, le Bureau régional n’a pas subi de dégât majeur lié à des effractions, à des attaques malveillantes, à des actes de piratage ou à des virus informatiques, mais la vigilance reste de mise. communication organisée en août 2004 au Ministère de la santé des Philippines. Par ailleurs, le Bureau régional a adopté un nouveau système de présentation de données de conception simple qui permet aux visiteurs du site de sélectionner des indicateurs et de réaliser des tableaux, des graphiques à barres horizontaux et des cartes nationales à partir de données de portée régionale.

T

echnologies de l’information.

Durant l’année écoulée, les infrastructures de technologies de l’information de la Région du Pacifique occidental ont été renforcées, grâce aux améliorations techniques apportées à plusieurs serveurs d’application, de diffusion de documents et de messagerie électronique. Un grand nombre d’applications régionales et nationales ont été actualisées et améliorées, ce qui a contribué à renforcer l’efficacité des services d’information. Les systèmes de sécurisation des serveurs de messagerie électronique et autres outils d’information font l’objet d’améliorations constantes dans tous les bureaux. Ainsi, de nouveaux systèmes pare-feu et un filtre

Un site web plus convivial a été inauguré en avril 2005. Il fonctionne grâce à un nouveau système de gestion du contenu qui permet de publier des informations précises dans les délais requis. De nouveaux sites ont été lancés, et diverses initiatives ont été entreprises afin d’améliorer la collaboration et l’échange d’information dans la Région. Un nouveau système visant a été mis en place pour permettre aux agents du Bureau régional en déplacement de se procurer plus facilement les informations dont ils ont besoin. Le programme HealthMapper, qui permet de visualiser des statistiques sanitaires sous forme de cartes, a fait l’objet d’un exercice de démonstration lors de la réunion sur les technologies de l’information et de la

R

elations extérieures . Le Bureau régional a continué à renforcer ses mécanismes de communication et de coordination et a étudié de nouvelles formes possibles de collaboration et de partenariat avec ses partenaires traditionnels et avec de nouveaux partenaires. Il s’est également employé à promouvoir activement la coopération avec les Etats Membres, les organisations de la famille des Nations Unies (FNUAP, ONUSIDA, PNUD, UNICEF), les organisations intergouvernementales (Banque asiatique de développement, ANASE, Secrétariat général de la communauté du Pacifique), les organisations non gouvernementales, le secteur privé, et autres partenaires. Le Bureau régional a également appuyé les actions menées par ces

59

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

16. C O M M U N I C A T I O N

différentes organisations dans des domaines comme les maladies transmissibles, la lutte contre les maladies infectieuses émergentes, les maladies non transmissibles, la promotion de la santé et le développement des systèmes de santé. Au cours de l’année écoulée, les ressources mobilisées dans la Région ont considérablement augmenté. Elles ont atteint 80 millions de dollars, soit une augmentation de 37 % par rapport à la même période de l’exercice biennal précédent. Ces

fonds ont été affectés en grande partie à des programmes prioritaires axés notamment sur la lutte contre le VIH/SIDA et les maladies infectieuses émergentes, l’Initiative Halte à la tuberculose, la lutte contre le paludisme, les maladies non transmissibles, le développement des systèmes de santé, la sécurité transfusionnelle, l’hygiène du milieu et la sécurité sanitaire des aliments.

techniques du Bureau régional. Les interviews accordées à toutes les grandes chaînes de télévision mondiales et régionales et à des organes de presse internationaux très influents ont contribué à rehausser l’image de l’OMS en tant que première organisation mondiale en matière de santé publique. Dans le même temps, le Bureau d’information du public a continué de fournir des avis et des conseils à l’appui des autres activités de santé publique du Bureau régional et a notamment diffusé des communiqués de presse, tenu des conférences de presse et organisé des réunions d’information à l’intention de représentants des médias. Les demandes d’information quasi-incessantes que les journalistes ont adressées au Bureau régional pour en savoir plus sur l’action de l’OMS dans la Région ont montré que les médias voient dans l’OMS une organisation de dialogue dont les activités sont de nature à intéresser le public.

nformation du public. En 2005, la grippe aviaire H5N1, qui avait touché plusieurs pays et coûté la vie à plusieurs personnes au Cambodge, en Thaïlande et au Viet Nam en 2004, a continué de gagner du terrain. Le Bureau d’information du public a travaillé sans relâche pour répondre quotidiennement aux demandes d’information des médias et a organisé des conférences de presse et des réunions d’information auxquels ont participé le Directeur régional et les administrateurs

I

60

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

16. C O M M U N I C A T I O N

Gestion des connaissances. Le Bureau régional a lancé un projet qui vise à faire connaître les publications de l’OMS par le biais des bibliothèques de santé. En un premier temps, quatre bibliothèques de santé des Philippines ont été associées au projet. Ce dernier fera l’objet d’une première évaluation avant d’être étendu à d’autres bibliothèques de la Région. Des procédures de publication conjointe ont été établies avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-est, et

les deux Bureaux régionaux envisagent à présent de commercialiser conjointement certains de leurs produits d’information. Grâce au renforcement de la coordination entre le Bureau régional du Pacifique occidental et les bureaux de pays, diverses publications ont été traduites en langues locales. De nouvelles bibliothèques ont été évaluées et leur inscription à la liste des bibliothèques de référence dépositaires de l’OMS a été recommandée. Pour améliorer la diffusion des informations sanitaires à l’échelon national, des agents de plusieurs bureaux de l’OMS dans les pays ont suivi une

formation à la gestion de l’information, et des bibliothécaires de pays des régions Pacifique occidental et Asie du Sud-est ont été formés à l’utilisation du réseau HINARI (Interréseau Santé Initiative d’accès aux recherches). Enfin, le Bureau régional du Pacifique occidental, en collaboration avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-est, a organisé un atelier à l’intention des bibliothécaires correspondants du Pacifique occidental, au cours duquel les participants ont examiné et planifié les activités à mettre en oeuvre à l’appui du projet Hellis Asie-Pacifique (réseau de services de documentation, de bibliothèque et d’information sanitaires) et, de manière plus générale, des efforts visant la création d’une bibliothèque de santé mondiale.

61

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Services administratifs

xii

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Services administratifs Le système unifié de gestion des actifs, couplé au système d’achats, est désormais opérationnel en ligne au Bureau régional. Il permettra de gérer tous les équipements et fournitures des bureaux locaux, qu’ils soient au non destinés aux projets. Le nouveau système de gestion du compte d’avance mis en place dans tous les bureaux locaux facilitera un traitement plus précis des transactions et fournira par ailleurs des informations plus pertinentes sur la gestion financière des programmes et sur leur mise en oeuvre à l’échelle nationale. Le système automatisé de traitement des transactions inter-bureaux permettra d’éviter tout retard dans la transmission et le traitement des transactions entre les bureaux régionaux. Durant l’année écoulée, l’amélioration des procédures d’établissement des rapports a permis de réunir des informations plus utiles sur l’état d’avancement de l’exécution du budget par domaine d’activité et par source de financement. Ces informations aideront la direction à prendre des décisions. De même, l’utilisation accrue du modèle type d’accord avec les bailleurs de fonds a contribué à accélérer l’approbation des accords et la réception des fonds. Un organigramme décrivant en détail la procédure d’approbation a été établi et

A

dministration. La construction du

nouveau bâtiment du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental devrait s’achever, sans dépassement du budget approuvé, à la fin de juillet 2005, date à laquelle débutera la phase 2 des travaux (rénovation des locaux existants). En prévision de la mise en place du réseau privé mondial, qui reliera les bureaux locaux au Bureau régional et au Siège, un inventaire des installations de communication existantes a été réalisé et analysé. D’autres solutions permettant de relier les bureaux locaux au réseau privé sont actuellement à l’étude. Le Bureau régional travaille en collaboration étroite avec le Siège à la mise en place du système mondial de gestion et du système d’administration des voyages et des réunions.

L’évaluation de l’ensemble des opérations s’effectue en continu afin d’améliorer les services fournis aux unités techniques et au Bureau régional.

Budget et Finances. Les services du budget et des finances ont continué de fournir des services et un soutien administratifs et financiers efficaces aux programmes techniques du Bureau régional et aux bureaux de pays. L’amélioration des systèmes d’information a permis de fournir dans les délais requis des services financiers à l’ensemble du personnel, d’actualiser les informations budgétaires en vue de la mise en oeuvre efficace des programmes dans tous les bureaux, de préparer le budget programme et d’assurer la supervision et le suivi de l’exécution du budget.

65

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

17.

S E R V I C E S

A D M I N I S T R A T I F S

diffusé auprès des programmes techniques et des bureaux locaux. La redistribution des dossiers par domaine d’activité au sein du service du budget a permis de centraliser les services budgétaires et, par voie de conséquence, de renforcer l’efficacité des procédures de suivi des programmes techniques et d’établissement des rapports sur leur état d’avancement. La contribution du Bureau régional aux travaux de l’équipe des finances chargée de l’élaboration du système mondial de gestion garantira la prise en compte de la situation à l’échelle régionale et nationale lors de la phase de conception du système.

Des améliorations continues ont été apportées au système d’administration du personnel afin de simplifier la recherche et la récupération de toutes les informations relatives aux membres du personnel. Les services du personnel ont fait un large usage du système d’administration des voyages et des réunions pour délivrer les autorisations relatives aux déplacements du personnel temporaire et aux missions officielles. Ils ont aussi entrepris d’améliorer le système de gestion du fichier du personnel afin d’en simplifier l’utilisation. De vastes efforts ont été déployés pour recruter des femmes à des postes de haut niveau. Toutefois, du fait des difficultés rencontrées pour trouver des candidates dans plusieurs pays de la Région et de l’impossibilité pour les époux des fonctionnaires de l’OMS de travailler pour l’Organisation, il n’a pas été possible

d’atteindre l’objectif fixé en matière de recrutement. Les unités techniques ont été vivement encouragées à rechercher des candidates répondant au profil requis et susceptibles d’être présélectionnées. Un atelier de formation pratique au classement des postes à l’aide de la nouvelle norme-cadre du système de classement a été organisé à l’intention des agents des services du personnel et d’autres membres du personnel. Les participants ont également pris connaissance du nouveau formulaire de description de poste. Par ailleurs, une réunion d’information a été organisée pour présenter au personnel le nouveau système électronique de gestion et de développement des services du personnel, qui doit permettre aux agents du Bureau régional de faire part de leurs préoccupations

Personnel. Les services du personnel fournissent un soutien administratif efficace, rapide et précis dans tous les domaines en rapport avec la gestion du personnel (sélection et recrutement, classement, administration des prestations, orientation et information du personnel, développement des connaissances du personnel, entre autres exemples).

66

ACIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

17.

S E R V I C E S

A D M I N I S T R A T I F S

au Siège. Le système est actuellement utilisé à titre pilote au Siège et dans plusieurs bureaux de l’Organisation. Les programmes de développement des compétences du personnel, financés par le fonds pour le perfectionnement du personnel, progressent de manière satisfaisante. Un programme mondial de formation à l’encadrement a été élaboré, et plusieurs membres du personnel du Bureau régional pour le Pacifique occidental ont pu suivre la formation dispensée. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités visant à renforcer les capacités de gestion et d’encadrement. Le système de recrutement électronique est opérationnel depuis juillet 2003. Il permet de publier et d’actualiser les avis de vacances de postes sur Internet, d’envoyer et de recevoir des candidatures en ligne et de sélectionner les candidatures reçues. Le dispositif contient une matrice qui facilite la sélection des candidatures et un système de

communication directe avec les candidats. Il permet d’accélérer et de faciliter le processus de recrutement, et notamment de récupérer et d’archiver de manière plus rationnelle les avis de vacances de postes et les candidatures. Depuis que les avis de vacances de postes sont publiés sur Internet, le nombre de candidatures reçues a fortement augmenté. Le recrutement des agents administratifs, spécialisés et qualifiés qui seront chargés d’appuyer les activités de la division et des bureaux de pays est en cours. La simplification des procédures de gestion du personnel qu’a permis la délégation de pouvoirs élargie a contribué à l’administration efficace du personnel, au Bureau régional et dans les bureaux de pays.

Les fournitures et équipements achetés pour le compte des Etats Membres au titre du mécanisme d’achats remboursables sont compris dans les chiffres précités. Ils représentent 3,4 millions de dollars et sont principalement constitués de médicaments contre la tuberculose et le paludisme, de vaccins contre la rage (transmise par les chiens) et la fièvre jaune, de microscopes, de moustiquaires et d’insecticides destinés à la République démocratique populaire lao, aux Philippines, aux Etats et Territoires insulaires océaniens et à la République de Corée. On procède actuellement à la mise au point d’un système d’achat automatisé qui permettra d’effectuer des achats au titre de contrats de moyenne durée conclus avec les fournisseurs et de passer des commandes dans des catalogues internet de fournitures médicales et autres équipements fréquemment commandés. La phase I du projet porte sur la mise en place d’un module d’autorisation d’achats, qui sera utilisé à l’échelle mondiale et dans la Région. La phase II verra la mise en place d’un module de commande des fournitures. Le système a pour but de réduire les délais de traitement des commandes et devrait permettre d’obtenir des prix plus avantageux, grâce aux accords négociés avec les fournisseurs.

Approvisionnements. Le montant des fournitures et équipements que le Bureau régional a achetés au cours de l’année écoulée s’élève à environ 10,8 millions de dollars. Les achats réalisés directement sur les marchés locaux représentent 5,6 millions de dollars. Les achats restants ont été effectués avec la collaboration des services des achats du Siège de l’OMS.

67

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

www. wo ro. who. i nt

Informations clés
Type de document Governing Bodies documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé