MALARIA In the Weekly Epidemiological Record No. 3 of 19 January 1973, an extensive report, Information on Malaria Risk for International Travellers, was published to assist those persons anticipating journeys to areas where there is still a risk of contracting malaria. The following case history demonstrates the importance of in forming international travellers about malaria risk areas, obtaining a travel history from patients with fevers of unknown origin, and providing information to general practitioners about the malaria status o f areas where their patients have travelled.
PALUDISME Dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire A T3 3 du 19 janvier 1973, il a été publié sous le titre Informations sur le risque de palu disme à l'intention des voyageurs internationaux un rapport détaillé destiné aux personnes qui vont entreprendre un voyage dans des régions où existe encore un risque de contracter le paludisme. La situation exposée ci-dessous montre combien il importe d ’informer les voyageurs internationaux sur les régions où sévit le paludisme, d ’obtenir le détail des voyages entrepris par les malades atteints de fièvre dont l’origine est inconnue et de fournir aux omnipraticiens des renseignements sur la situation du paludisme dans les régions où se sont rendus leurs malades. E t a t s - U n is d ’A m é r iq u e . — Le 12 mai 1973, un couple de Los Angeles éprouva soudain les symptômes suivants: frissons, fièvre, transpiration, maux de tête, photophobie, myalgie et arthralgie. L ’épouse eut en outre des nausées et des vomissements. E s se ren dirent chez un omnipraticien qui diagnostiqua une grippe e t pres crivit de la tétracycline. Comme les symptômes persistaient le lende main, ils se rendirent alors au service d ’urgence d’un hôpital où on leur dit q u ’ils étaient atteints d ’un syndrome viral. Le 14 m ai lisse sentaient un peu mieux, mais le 15 les symptômes devinrent plus sévères avec des températures atteignant 40,6°C. Ils furent examinés dans un autre service d ’urgence où les étalements de sang révélèrent la présence de formes annulaires de plasmodium. Chaque m a la d e reçut alors 1 g de phosphate de chloroquine et fut transféré au service des contagieux du Centre médical du Comté de Los Angeles et de l’Université de Californie du Sud. Les études de laboratoire faites à l’entrée ne firent apparaître aucune maladie rénale, hémo lyse ou altération des globules rouges mais l ’hématocrite de l ’épouse passa, dans les 24 heures qui suivirent son admission, de 40 % à 32 %. On administra aux malades de la chloroquine pendant trois jours et de la primaquine pendant deux semaines; après quoi, ils se réta blirent. Il apparut que les deux malades étaient rentrés le 2 m ai d’un voyage autour du monde avec leur fils âgé de dix ans. Ils s ’étaient arrêtés à Hong Kong, Singapour, Bangkok, Bombay, Tel Aviv, Bethléem, Jérusalem, Athènes, Rome, Madrid et Lagos. C ’est au Nigeria, où iis séjournèrent du 27 avril au 2 mai et campèrent dans la brousse, qu’ils passèrent le plus de temps. A aucun moment ils ne prirent de médicaments antipaludiques à titre préventif Seul le fils se rappelait avoir été piqué par des moustiques.
U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a . — On 12 May 1973, a couple from Los Angeles suddenly became ill with chills, fever, sweats, headache, photophobia, myalgia and arthralgia. The wife also experienced nausea and vomiting. They consulted a private physician who diagnosed influenza and prescribed tetracyclin. The following day, because of persisting symptoms, they visited a hospital emer gency room and were told that they had a viral syndrome. On 14 May, they felt somewhat better, but on 15 May their symp toms became more severe—with temperatures to 40.6° C. They were then seen in another emergency room where their blood smears revealed plasmodial ring forms. Each was given 1 gm of chloroquine phosphate and transferred to the Communicable Disease Ward at the Los Angeles County-University of Southern California (LAC-USC) Medical Center. Laboratory studies on admission revealed no evidence of renal disease, hemolysis or red cell defects, but the wife’s hematocrit dropped from 40% to 32% within 24 hours of admission. The patients were treated with a three-day course of chloroquine followed by two weeks of primaquine and recovered.
The patients’ travel history revealed that they and their ten-yearold son had returned from a trip around the world on 2 May. They had made stops in Hong Kong, Singapore, Bangkok, Bombay, Tel Aviv, Bethlehem, Jerusalem, Athens, Rome, Madrid and Lagos. They spent the most time in Nigeria, from 27 April to 2 May, where they camped in the country-side. At no time did they take antunalarial chemoprophylaxis. Only the son recalled being bitten by mosquitoes.
Wkly e/klem. Rec. ; Mo. 37 • 14 Sept. 1973
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Relevé epidém. hebd : N“ 37 - 14 sept. 1973
On 17 May, the patients’ home was visited and their son was examined; he was asymptomatic and appeared well. Blood was obtained for thick and thin smears and serological studies, and he was given a six-week supply of chloroquine phosphate for post-exposure prophylaxis. However, 15 hours later, before taking any medication, he had a shaking chill and temperature of 40.6“ C. Simultaneously, the Los Angeles County Health Department Parasitology Laboratory reported a small number of ring forms in his blood smear. He was seen as an out-patient at LAC-USC Medical Center, was treated with chloroquine phos phate and primaquine and recovered rapidly.
Blood smears from all patients were reviewed at the Center for Disease Control and the species was identified as Plasmodium
falciparum. E d it o r ia l N ote:
Le 17 mai, le fils fut examiné au cours d ’une visite au domicile des malades; il ne présentait aucun symptôme et paraissait bien portant. On lui fit une prise de sang pour effectuer des examens d ’étalements minces et épais ainsi que des analyses sérologiques et on lui donna du phosphate de chloroquine pour un traitement de six semaines à titre de prophylaxie postexposition. Toutefois, 15 heures plus tard et avant d ’avoir pris le médicament, il fut pris de violents frissons tandis que sa température atteignait 40,6°C. Au même moment, le laboratoire de parasitologie du Département de la Santé du Comté de Los Angeles faisait savoir que ses étale ments de sang contenaient un petit nombre de formes annulaires. Il fut alors examiné au service de consultations externes du Centre médical mentionné plus haut, traité au phosphate de chloroquine et à la primaquine, et se rétablit rapidement. Les étalements de sang de tous ces malades ont été examinés au Center for Disease Control où l’on a constaté que le parasite était de l'espèce Plasmodium falciparum. N o t e d e l a R é d a c t io n : La période moyenne d ’incubation intrin sèque du paludisme à P. falciparum est de 12 jours; dans presque tous les cas, les signes cliniques apparaissent dans les 27 jours qui suivent l’infection initiale. Etant donné que les périodes d ’incuba tion coïncident et que P. falciparum est le parasite du paludisme le plus répandu en Afrique occidentale, il est très probable que ces malades ont été infectés au Nigéria. Le paludisme à falciparum peut ne pas provoquer les accès classiques (frissons, fièvre et diaphorèse) qui sont caractéristiques des autres formes de paludisme. Il peut présenter les apparences de la grippe mais progresser rapide ment et entraîner la m on, surtout chez les malades non immuns. Pour faciliter le diagnostic de paludisme lorsqu’un malade est atteint d ’une fièvre d ’origine inconnue, il est essentiel que le médecin qui examine celui-ci s’informe des déplacements qu’il a pu effectuer. La primaquine n ’est indiquée que pour le traitement du paludisme à rechutes (P. vivax, P. ovale), mais non dans le cas du paludisme à falciparum.
The mean intrinsic incubation period of
P. falciparum malaria is 12 days and almost all infections become manifest within 27 days after acquisition. Thus, since the in cubation period is compatible and since P. falciparum is the most common malaria species in West Africa, these patients most likely acquired their infection in Nigeria. Falciparum malaria may not cause the classic paroxysms of chills, fever and diaphoresis characteristic o f other forms of malaria. The infection may mimic influenza, but it can progress rapidly and cause death, particularly in patients who have no prior immunity. To facili tate the diagnosis of malaria in a patient with fever of unknown origin, it is essential that the examining physician obtain a travel history. Primaquine is only indicated in the treatment of the relapsing malarias (P. vivax, P. ovale), not in falciparum m alaria
(Morbidity and Mortality, 22, No. 30; US Center for Disease Control.)