Zika virus infection: global update on epidemiology and potentially associated clinical manifestations E. Garcia,a S. Yactayo,a K. Nishino,a V. Millot,a W. Perea,a S. Brianda
Épidémiologie et manifestations cliniques potentiellement associées à l’infection à virus Zika: mise à jour mondiale E. Garcia,a S. Yactayo,a K. Nishino,a V. Millot,a W. Perea,a S. Brianda
Introduction The years 2015–2016 have marked an important change in the epidemiology of Zika virus (ZIKV). For the first time, autochthonous transmission has been reported from continental America and the Caribbean. This has raised concern among national and international health authorities regarding its potential global spread and public health impact in countries which are already burdened with other similar vector-borne diseases such as dengue and chikungunya. Of special concern are recent reports of an increase in detected cases of congenital malformations and neurological complications spatio-temporally associated with ZIKV infection. On 1 February 2016 the WHO announced that the recent clusters of microcephaly and other neurological abnormalities reported in the Region of the Americas region constitutes a Public Health Emergency of International Concern (PHEIC). In view of the temporal association between neurological abnormalities and ZIKV infection, WHO has issued interim case definitions (Box 1), travel advice and recommendations for the prevention of Zika infection. In addition, WHO has developed a strategic framework for a global response ensuring that public health research areas are being prioritized and fast-tracked. ZIKV was first isolated in 1947 from rhesus monkeys in the Zika Forest of Uganda and first reported in humans in 1954. It is an emerging mosquito-borne Flavivirus related to dengue, yellow fever, Japanese encephalitis and West Nile Virus and is transmitted by Aedes spp. mosquitoes, particularly Aedes aegypti. ZIKV has a similar epidemiology, clinical presenta-
Introduction Les années 2015-2016 ont marqué un tournant majeur dans l’épidémiologie du virus Zika (ZIKV). Pour la première fois, une transmission autochtone du virus a été signalée en Amérique continentale et dans les Caraïbes. Cette évolution inquiète les autorités sanitaires nationales et internationales, qui craignent une propagation mondiale de la maladie, avec un impact important sur la santé publique de pays déjà confrontés à d’autres maladies à transmission vectorielle du même type, telles que la dengue ou le chikungunya. De récents rapports faisant état d’un lien spatio-temporel entre l’infection à ZIKV et une recrudescence de cas détectés de malformations congénitales et de complications neurologiques suscitent des inquiétudes particulières. Le 1er février 2016, l’OMS a annoncé que les groupes de cas de microcéphalie et d’autres anomalies neurologiques récemment signalés dans la Région des Amériques constituaient une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). En conséquence, l’OMS a émis des définitions de cas provisoires (Encadré 1), des conseils aux voyageurs et des recommandations sur la prévention de l’infection par le virus Zika. En outre, l’OMS a élaboré un cadre stratégique de riposte mondiale pour veiller à ce que le ZIKV fasse l’objet de travaux de recherche en santé publique prioritaires et accélérés. Le ZIKV, isolé pour la première fois en 1947 chez des singes rhésus dans la forêt de Zika en Ouganda, a été signalé pour la première fois chez l’homme en 1954. Il s’agit d’un flavivirus émergent à transmission vectorielle apparenté aux virus de la dengue, de la fièvre jaune et de l’encéphalite japonaise, ainsi qu’au virus West Nile. Il est transmis par les moustiques Aedes spp., en particulier Aedes aegypti. 73
Box 1 Zika virus disease – Interim case definition (as of 12 February 2016) These interim case definitions have been developed for the purpose of providing global standardization for classification and reporting of Zika virus cases. WHO guidance for the surveillance of Zika virus disease is currently being developed. WHO will periodically review these interim case definitions and update them as new information becomes available. Suspected case A person presenting with rash and/or fever and at least one of the following signs or symptoms: • arthralgia; or • arthritis; or • conjunctivitis (non-purulent/hyperaemic). Probable case A suspected case with presence of IgM antibody against Zika virus1 and an epidemiological link2 Confirmed case A person with laboratory confirmation of recent Zika virus infection: • presence of Zika virus RNA or antigen in serum or other samples (e.g. saliva, tissues, urine, whole blood); or • IgM antibody against Zika virus positive and PRNT90 for Zika virus with titre ≥20 and Zika virus PRNT90 titre ratio ≥ 4 compared to other flaviviruses; and exclusion of other flaviviruses 1 2
With no evidence of infection with other flaviviruses. Contact with a confirmed case, or a history of residing in or travelling to an area with local transmission of Zika virus within 2 weeks prior to onset of symptoms.
Encadré 1 Maladie à virus Zika – Définitions de cas provisoires (au 12 février 2016) Les définitions de cas provisoires ont été élaborées dans un but de standardisation mondiale de la classification et de la notification des cas de maladie à virus Zika. L’OMS prépare actuellement des orientations pour la surveillance de cette maladie. L’OMS reverra régulièrement ces définitions de cas provisoires, au fur et à mesure que de nouvelles informations lui parviendront. Cas suspect Personne présentant une éruption cutanée et/ou de la fièvre et au moins l’un des signes ou symptômes suivants: • arthralgie: ou • arthrite: ou • conjonctivite (non purulente/hyperémie). Cas probable Cas suspect avec présence d’anticorps IgM dirigés contre le virus Zika1 et un lien épidémiologique.2 Cas confirmé Personne ayant la confirmation au laboratoire d’une infection à virus Zika récente: • présence d’ARN du virus Zika ou d’antigènes dans le sérum ou d’autres échantillons (par exemple salive, tissus, urines, sang total): ou • positivité des anticorps IgM anti-ZIKV et titre PRNT90 pour le ZIKV ≥20 avec ratio des titres PRNT90 ≥4 comparé à d’autres flavivirus: et exclusion d’autres flavivirus. 1 2
En l’absence de preuve d’infection par d’autres flavivirus. Contact avec un cas confirmé, ou antécédents d’avoir habité ou d’avoir voyagé, au cours des 2 semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une région où il y a la transmission locale du virus Zika.
tion and transmission cycle in urban environments to those of dengue and chikungunya. The incubation period following the bite of an infected mosquito is not known precisely but is likely to be a few days. Symptoms can last for up to 1 week and the clinical presentation is not specific, presenting as a “dengue-like” syndrome, and can include fever, rashes, conjunctivitis, arthralgia, myalgia, headache and malaise.
L’épidémiologie, le tableau clinique et le cycle de transmission du ZIKV en milieu urbain sont comparables à ceux de la dengue et du chikungunya. La durée de la période d’incubation, suite à une piqûre par un moustique infecté, n’est pas connue avec précision, mais est probablement de quelques jours. Les symptômes peuvent durer jusqu’à 1 semaine et le tableau clinique n’est pas spécifique, avec notamment un symptôme semblable à celui de la dengue, pouvant provoquer de la fièvre, des éruptions, une conjonctivite, une arthralgie, une myalgie, des céphalées et une sensation de malaise. Les infections humaines à ZIKV sont généralement bénignes et guérissent spontanément. Cependant, leur gravité clinique potentielle a été mise en évidence par la recrudescence des cas de syndrome de Guillain-Barré signalés en Polynésie française en 2013-2014 lors d’une flambée de maladie à ZIKV, dans le contexte d’une épidémie concomitante de fièvre dengue de types 1 et 3. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 7, 19 FEBRUARY 2016
Human infections with ZIKV are usually mild and selflimiting. However, the potential clinical severity came under review when increased numbers of cases of Guillain-Barré syndrome (GBS) were reported from French Polynesia during an outbreak in 2013–2014 in the context of type 1 and type 3 dengue fever co-epidemics. 74
Since its discovery in 1947, ZIKV circulation has been detected in Africa and Asia where it has caused sporadic human infections. In 2007 its emergence in the Federated States of Micronesia (Yap Island) was reported, marking the first detection of the virus outside Africa and Asia and the first documented urban outbreak. The emergence of ZIKV beyond its previously known geographic range, and the occurrence of an urban outbreak, signalled the potential for the virus to spread to other Pacific Islands. Since 2013, ZIKV has been reported from French Polynesia, New Caledonia, Cook Islands, Easter Island (Chile), Samoa and Vanuatu, and in early 2015 it spread initially to Brazil and subsequently to an additional 25 countries of the Americas as of February 2016.
Après sa découverte en 1947, le ZIKV a circulé en Afrique et en Asie, entraînant des infections humaines sporadiques. En 2007, son émergence a été signalée dans les États fédérés de Micronésie (îles de Yap); il s’agissait de la première détection du virus en dehors de l’Afrique et de l’Asie, donnant lieu à la première flambée urbaine enregistrée. L’émergence du virus en dehors de sa zone géographique traditionnelle et la survenue d’une flambée urbaine étaient une indication que le virus pourrait se propager à d’autres îles du Pacifique. Depuis 2013, le ZIKV a été signalé en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, dans les Îles Cook, dans l’île de Pâques (Chili), au Samoa et au Vanuatu. Il s’est propagé au Brésil au début 2015; en février 2016, il avait atteint 25 autres pays du continent américain.
The evolving current situation Upon introduction of ZIKV in the Americas, the Pan American Health Organization (PAHO), the WHO Regional Office of the Americas, recommended its Member States to enhance their surveillance systems for the detection of this virus. As of 1 February 2016, 25 countries and territories from the Americas, Africa and Asia have reported ZIKV circulation and an additional 7 countries have reported ongoing outbreaks of ZIKV infection. Countries reporting ongoing outbreaks are the Bolivarian Republic of Venezuela (Venezuela), Brazil, Cabo Verde, Colombia, El Salvador, Martinique and Panama. In February 2015, an increase in cases of fever and rash was detected in Brazil. By May 2015 ZIKV was laboratory-confirmed and since then the Ministry of Health (MoH) has reported outbreaks throughout the country, reaching 56 318 suspected cases of ZIKV disease in 29 States by 1 December 2015. Subsequently, due to the magnitude of the outbreak and the mild illness in most cases, individual cases have not been counted. As of early February 2016, the MoH has estimated that 500 000–1 500 000 cases of ZIKV disease have occurred since the beginning of the outbreak. In October 2015, Colombia and Cabo Verde reported their first outbreaks. As of 23 January 2016, the MoH of Colombia has reported a total of 20 297 cases of ZIKV disease. For Cabo Verde, as of 17 January 2016, there have been 7081 cases and the MoH has reported a decline in the outbreak. In 21–22 December 2015 and on 22 January 2016, 3836, 99 and 147 cases were reported by El Salvador, Panama and Martinique. Between late November 2015 and end of January 2016, a total of 192 cases of ZIKV infections were reported as laboratory confirmed by the MoH of Venezuela. Countries reporting autochthonous ZIKV circulation from the Americas are: Barbados, Costa Rica, Curacao, Dominican Republic, Ecuador, French Guiana, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Haiti, Honduras, Jamaica, Mexico, Nicaragua, Paraguay, the Purinational State of Bolivia, Puerto Rico, Saint Martin, Suriname and the US Virgin Islands. Countries reporting ZIKV circulation from Asia are Maldives, Indonesia, Thailand, as well as in the Pacific Islands of American Samoa and Tonga (Map 1).
Évolution de la situation actuelle Suite à l’apparition du ZIKV sur le continent américain, l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), qui exerce les fonctions de Bureau régional OMS des Amériques, a recommandé à ses États Membres de renforcer leurs systèmes de surveillance pour mieux détecter ce virus. Au 1er février 2016, 25 pays et territoires des Amériques, d’Afrique et d’Asie ont signalé une circulation du ZIKV et 7 autres pays ont notifié des flambées en cours. Les pays actuellement confrontés à des flambées sont le Brésil, Cabo Verde, la Colombie, El Salvador, la Martinique, le Panama et la République bolivarienne du Venezuela (Venezuela). Au Brésil, une hausse des cas de fièvre et d’éruption a été constatée en février 2015. La présence du ZIKV a été confirmée en laboratoire en mai 2015 et depuis lors, le Ministère de la santé a signalé des flambées dans tout le pays, avec 56 318 cas suspects de maladie à ZIKV détectés dans 29 États au 1er décembre 2015. Par la suite, en raison de l’ampleur de la flambée et de symptômes bénins dans la plupart des cas, les cas individuels n’ont plus été comptés. Au début février 2016, le Ministère de la santé estimait à 500 000–1 500 000 le nombre de cas de maladie à ZIKV survenus depuis le début de la flambée. En octobre 2015, la Colombie et Cabo Verde ont signalé leurs premières flambées. En Colombie, le Ministère de la santé a notifié au total 20 297 cas de maladie à ZIKV au 23 janvier 2016. Cabo Verde comptait 7081 cas au 17 janvier 2016, le Ministère de la santé signalant toutefois un recul de la flambée. Au Salvador, au Panama et en Martinique, les ministères de la santé ont notifié respectivement 3836 cas au 21 décembre 2015, 99 cas au 22 décembre 2015 et 147 cas au 22 janvier 2016. Entre la fin novembre 2015 et la fin janvier 2016, un total de 192 cas confirmés en laboratoire d’infection par le ZIVK ont été signalés par le Ministère de la santé du Venezuela. Les pays des Amériques où une circulation de ZIKV autochtone a été constatée sont les suivants: Barbade, Costa Rica, Curaçao, Équateur, État plurinational de Bolivie, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Guyane française, Haïti, Honduras, îles Vierges américaines, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Paraguay, Porto Rico, République dominicaine, Saint Martin et Suriname. Les pays ayant notifié une circulation de ZIKV en Asie sont l’Indonésie, les Maldives et la Thaïlande; et dans les îles du Pacifique, les Samoa américaines et les Tonga (Carte 1).
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Map 1 Countries, territories and areas reporting Zika virus outbreaks and local transmission, 2015–2016 Carte 1 Pays, territoires et zones signalant des flambées ou une transmission locale du virus Zika, 2015-2016
Mexico
Jamaica
Haiti
Dominican Republic
Puerto Rico
Saint Martin
Guatemala El Salvador
Guatemala Honduras
Curacao
United States Virgin Islands
Guadeloupe Martinique Barbados
Countries, territories and areas with Zika virus outbreaks (n=7) – Pays, territoires et zones signalant des flambées de virus Zika (n=7) Countries, territories and areas with Zika virus local transmission (n=25) – Pays, territoires et zones signalant une transmission locale du virus Zika (n=25)
Costa Rica Panama Venezuela (Bolivarian Republic of) Guyana Suriname French Guiana Colombia
Ecuador
Brazil
Mexico – Mexique El Salvador Colombia – Colombie Ecuador – Equateur Bolivia (Plurinational State of) – Bolivie (État plurinational de)
Cape Verde – Cap-Vert
Thailand – Thaïlande Maldives Brazil – Brésil Solomon Islands – Iles Salomon
Samoa American Samoa – Samoa Américaines
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 7, 19 FEBRUARY 2016
Paraguay
Source: Pandemic and Epidemic Diseases Department, Outbreaks and Health Emergencies Cluster, World Health Organization (as of 1 February 2016). – Département Pandémies et épidémies, Groupe Flambées épidémiques et urgences sanitaires, Organisation mondiale de la Santé (au 1er février 2016).
The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Dotted lines on maps represent approximate border lines for which there may not yet be full agreement. – Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. © WHO 2016. All rights reserved. – © OMS 2016. Tous droits réservés.
In addition, ZIKV circulation in 2015–2016 has been documented from other countries in Asia (Maldives, Indonesia and Thailand) and the Pacific Islands (American Samoa and Tonga). Cases among returning travellers have been reported by several European countries, the United States, and non-endemic countries of Asia. There are 2 geographically distinct lineages of ZIKV (African and Asian). Recent phylogenetic studies have conducted in Brazil shown that the emerging circulating viral strain is most closely related to the Asian lineage, the strain from the outbreak in French Polynesia in 2013–2014. Preliminary findings in Cabo Verde indicate that the emerging strain is most closely related to the African lineage.
En outre, une circulation du ZIKV a été constatée dans d’autres pays d’Asie (Indonésie, Maldives et Thaïlande) et des îles du Pacifique (Samoa américaines et Tonga) en 2015-2016. Dans plusieurs pays européens, aux États-Unis et dans certains pays asiatiques où le virus n’est pas endémique, des cas ont été notifiés parmi des personnes qui revenaient de voyage. Il existe 2 lignées géographiques distinctes du ZIKV (lignées africaine et asiatique). De récentes études phylogénétiques menées au Brésil ont montré que la souche virale émergente qui y circule est plus étroitement apparentée à la lignée asiatique, qui était à l’origine de la flambée apparue en Polynésie française en 2013-2014. À Cabo Verde, les résultats d’études préliminaires indiquent que la souche émergente est plus étroitement apparentée à la lignée africaine.
Observed increases in cases of Guillain-Barré syndrome During the outbreak in 2013–2014, French Polynesia reported an increase in cases of GBS, occurring in the context of co-circulating dengue and Zika viruses. A total of 42 cases of this neurological disorder were diagnosed, which represented a 20-fold increase in incidence of GBS in the country. The patients who developed GBS had a recent history of illness consistent with ZIKV infections and serological markers of previous dengue infection; 10 of these patients required invasive mechanical ventilation. During the ongoing outbreaks in Brazil, Colombia, El Salvador and Venezuela, national health authorities have also reported increases in cases of GBS. As of 22 January 2016, Brazil has reported a total of 1708 cases of GBS registered nationwide. Dengue and chikungunya viruses are co-circulating in these countries. El Salvador reported 46 cases of GBS in a one-month period compared to a monthly average of 15 cases, and Colombia has reported 86 cases of GBS from 14 December 2015 to 17 January 2016. In Venezuela, 252 GBS cases have been reported from 1 January to 31 January 2016 in the context of ZIKV circulation. The potential cause(s) of the reported increase of GBS in these countries are being investigated by several national health authorities and research groups. The possibility that co-infection by dengue and Zika viruses may be a predisposing factor for development of GBS is among the proposed hypotheses. As the Zika-affected countries are hyper-endemic for dengue virus and have experienced a recent emergence of chikungunya in 2014, the possibility that sequential arboviral immune stimulation may be responsible for the unusual clustering of GBS is being explored.
Augmentation du nombre de cas observés de syndrome de Guillain-Barré Lors de la flambée de 2013-2014, la Polynésie française a signalé une recrudescence des cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB), dans le contexte d’une cocirculation du virus de la dengue et du virus Zika. Au total, ce trouble neurologique a été diagnostiqué dans 42 cas, soit une augmentation d’un facteur 20 de son incidence dans ce pays. Les personnes atteintes du syndrome de Guillain-Barré présentaient des antécédents récents de maladie compatible avec l’infection à virus Zika, ainsi que des marqueurs sérologiques d’une infection passée par le virus de la dengue; 10 de ces patients ont nécessité une ventilation mécanique invasive. Dans le cadre des flambées en cours au Brésil, en Colombie, au Salvador et au Venezuela, les autorités sanitaires nationales ont également signalé une hausse du nombre de cas de SGB. Au 22 janvier 2016, 1708 cas de SGB avaient été notifiés sur l’ensemble du territoire brésilien. Ces pays connaissent une circulation concomitante des virus de la dengue et du chikungunya. El Salvador a notifié 46 cas de SGB sur une période d’un mois, alors que sa moyenne mensuelle est de 15 cas, et la Colombie a signalé 86 cas de SGB entre le 14 décembre 2015 et le 17 janvier 2016. Au Venezuela, 252 cas de SGB ont été notifiés du 1er janvier au 31 janvier 2016, dans un contexte de circulation du ZIKV. Plusieurs autorités sanitaires nationales et groupes de recherche étudient actuellement les causes possibles de cette augmentation des cas notifiés de SGB dans les pays concernés. L’une des hypothèses avancées est que la co-infection par le virus Zika et le virus de la dengue pourrait être un facteur de prédisposition au SGB. Étant donné que les pays touchés par le virus Zika sont des pays où la dengue est hyperendémique et où une émergence récente du chikungunya a été observée en 2014, la possibilité qu’une stimulation immunitaire arbovirale séquentielle puisse être responsable de ces groupes inhabituels de cas de SGB est à l’étude.
Observed increase in cases of microcephaly in Brazil On 30 October 2015, the MoH of Brazil reported an unusual cluster and increase in cases of microcephaly from the north-east part of the country, Pernambuco.
Augmentation du nombre de cas de microcéphalie observés au Brésil Le 30 octobre 2015, le Ministère de la santé du Brésil a signalé une recrudescence et une concentration inhabituelles de cas de microcéphalie dans la région de Pernambuco, au nord-est du pays.
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Since then and until 6 February 2016, Brazil has reported a total of 5079 suspected cases of microcephaly, including 91 deaths, from 21 Federal States. The average annual number of microcephaly cases in Brazil is reported to be 163. Of the 5079 suspected cases, 462 have been confirmed as microcephaly of unknown etiology. This including 41 cases laboratory-confirmed as having ZIKV infection; 765 suspected cases have been discarded and the 3852 cases remain under investigation. Since the detection of increased incidence of microcephaly, the health authorities of Brazil suspected ZIKV to be the potential causative agent as the increase was spatio-temporally associated with the Zika outbreak that occurred earlier in the year. The French Polynesian health authorities, after receiving an alert from WHO via the secured website for the national IHR1 focal points, conducted retrospective analysis of hospital-based and surveillance data and subsequently reported an unusual increase in the number of central nervous system malformations in fetuses and neonates born during the period March 2014–May 2015. In this period 18 cases were reported including 9 cases of microcephaly (compared with an average of 0–2 cases per year for the country); none of these cases was tested for ZIKV infection. To date, there have been no additional reports of increased cases of microcephaly from countries with ongoing outbreaks of ZIKV disease (Cabo Verde, Colombia, El Salvador and Panama). The hypothesized association of ZIKV with congenital neurological abnormalities was supported by laboratory investigations conducted by MoH Brazil with PAHO/ WHO and the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) in January 2016.
Depuis lors, jusqu’au 6 février 2016, le Brésil a notifié 5079 cas suspects de microcéphalie, dont 91 mortels, dans 21 États fédérés. Le nombre annuel moyen de cas de microcéphalie signalés au Brésil est de 163. Parmi les 5079 cas suspects, 462 ont été confirmés comme étant des cas de microcéphalie d’étiologie inconnue, dont 41 présentaient une infection par le ZIKV confirmée en laboratoire; il a été établi que 765 de ces cas suspects n’étaient pas des cas de microcéphalie, tandis que 3852 cas continuent de faire l’objet d’enquêtes. Lorsque l’incidence de microcéphalie a commencé à augmenter, les autorités sanitaires brésiliennes ont soupçonné que le ZIKV en était l’agent étiologique en raison du lien spatio-temporel existant entre la recrudescence des cas de microcéphalie et la flambée de maladie à virus Zika survenue plus tôt au cours de la même année. Après avoir reçu une alerte de l’OMS via un site Web sécurisé destiné aux points focaux nationaux RSI1, les autorités sanitaires de Polynésie française ont mené une analyse rétrospective des données hospitalières et de surveillance, à l’issue de laquelle elles ont signalé une progression inhabituelle du nombre de malformations du système nerveux central chez les fœtus et les nouveau-nés nés durant la période de mars 2014 à mai 2015. Au cours de cette période, 18 cas ont été notifiés, dont 9 étaient atteints de microcéphalie (par rapport à 0-2 cas par an en moyenne pour ce pays); aucun de ces cas n’a fait l’objet d’un dépistage de l’infection à virus Zika. À ce jour, aucun autre pays actuellement confronté à une flambée de maladie à ZIKV (Cabo Verde, Colombie, El Salvador et Panama) n’a fait état d’une augmentation de l’incidence de microcéphalie. L’hypothèse selon laquelle il y aurait un lien entre le ZIKV et les anomalies neurologiques congénitales a été confortée par les enquêtes de laboratoire menées par le Ministère de la santé du Brésil, en collaboration avec l’OPS/OMS et les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis (CDC) en janvier 2016.
On 14 January 2016, the CDC and the MoH of Brazil received the results of laboratory investigations of 4 cases with congenital malformations among cases of suspected ZIKV infection from the State of Rio Grande do Norte. The malformations were in 2 aborted fetuses and in 2 neonates born at term (37–42 weeks gestation) who died within 24 hours of birth. Placental samples of the 2 fetuses were positive for ZIKV by polymerase chain reaction (PCR) and brain tissue samples from the 2 deceased neonates were positive by immunohistochemistry. On 17 January 2016, the USA reported laboratory confirmation (PCR) of a past ZIKV infection in a baby with microcephaly born in Hawaii to a mother who resided in Brazil during her pregnancy.
Le 14 janvier 2016, les CDC et le Ministère de la santé brési-
lien ont reçu les résultats d’enquêtes de laboratoire menées sur 4 cas présentant des malformations congénitales parmi les cas suspects d’infection par le ZIKV dans l’État de Rio Grande do Norte. Ces malformations avaient été observées chez 2 fœtus avortés et 2 nouveau-nés nés à terme (entre 37 et 42 semaines de gestation) et décédés dans les 24 heures suivant la naissance. Des échantillons placentaires des 2 fœtus, analysés par amplification en chaîne par polymérase (PCR), et des échantillons de tissus cérébraux des 2 nouveau-nés décédés, soumis à une analyse immunohistochimique, ont tous donné des résultats positifs pour le ZIKV. Le 17 janvier 2016, les États-Unis indiquaient qu’un antécédent d’infection par le ZIKV avait été confirmé en laboratoire (par PCR) chez un nourrisson atteint de microcéphalie, né à Hawaii d’une mère qui avait séjourné au Brésil durant sa grossesse. Le lien spatio-temporel existant entre l’infection à ZIKV et les cas de microcéphalie au Brésil n’est pas suffisant pour déterminer de manière sûre qu’il existe un lien de cause à effet entre les deux. Les données recueillies à ce jour sont limitées et ne permettent pas de conclure à l’existence d’un lien entre l’infec1
The spatio-temporal association between Zika infection and microcephaly in Brazil is not sufficient to ascertain a causal link. The evidence assembled so far is limited and does not allow any conclusion to be made regarding an association between ZIKV infection and micro1
IHR: International Health Regulations.
RSI: Règlement sanitaire international. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 7, 19 FEBRUARY 2016
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cephaly. Health authorities and agencies continue to investigate the potential association between microcephaly and ZIKV infection during pregnancy, in addition to other possible causes. Increased prevalence of microcephaly could have multiple causes and the etiology of this observed increase in Brazil could be due to other risk factors such as other viral infections, irradiation, toxins, intra-uterine growth retardation, and chromosomal disorders. Table 1 presents a list of the various etiologies that need to be considered and the corresponding approaches for differential diagnosis.
tion par le ZIKV et la microcéphalie. Les institutions et les autorités sanitaires continuent d’étudier le lien potentiel entre la microcéphalie et l’infection par le ZIKV durant la grossesse, tout en examinant d’autres causes possibles. L’augmentation de la prévalence de microcéphalie peut avoir diverses causes, avec une étiologie pouvant être liée à différents facteurs de risque, notamment d’autres infections virales, une irradiation, un retard de croissance intra-utérin ou des troubles chromosomiques. Le Tableau 1 présente une liste des diverses étiologies à prendre en compte, ainsi que les méthodes correspondantes de diagnostic différentiel.
Prevention and control Prevention and control rely on reducing contact between mosquitoes and people, and on vector source reduction. Vector control is the main strategy for the effective interruption or reduction of transmission of vectorborne viruses such as dengue, chikungunya and Zika.
Prévention et lutte Les mesures de prévention et de lutte reposent sur une diminution des contacts entre les moustiques et les être humains et une réduction des sources vectorielles. La lutte antivectorielle est la principale stratégie mise en œuvre pour parvenir à une interruption ou une réduction de la propagation des virus à transmission vectorielle, tels que les virus de la dengue ou du chikungunya et le virus Zika. Mesures de prévention personnelles Dans tous les pays où une circulation du ZIKV a été constatée, les autorités sanitaires doivent conseiller aux résidents et aux voyageurs de prendre les précautions nécessaires pour se protéger des piqûres de moustiques. Ces mesures de protection sont particulièrement importantes pour les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer. Les principales mesures recommandées sont les suivantes:
Personal preventive measures Health authorities should advise residents and travellers in any country with documented ZIKV circulation to take the necessary measures to protect themselves from mosquito bites. This is especially important for pregnant women and women of child-bearing age. Recommended measures include:
Clothing that minimizes skin exposure during daylight hours when mosquitoes are most active affords some protection from the bites of vectors and is encouraged, especially during outbreaks. Repellents may be applied to exposed skin or to clothing, and must be used in strict accordance with the label instructions. Use of insecticide-treated mosquito nets for those who sleep during the day (e.g. pregnant women, infants, the bedridden, elderly persons and nightshift workers).
il est conseillé, en particulier en période de flambée, de
porter des vêtements couvrant le plus possible le corps pendant la journée, aux heures où l’activité des moustiques est maximale, pour se protéger des piqûres; des produits répulsifs peuvent être appliqués sur les vêtements et les zones découvertes de la peau, en respectant scrupuleusement les instructions accompagnant le produit; l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide est préconisée pour les personnes qui dorment pendant la journée (notamment femmes enceintes, nourrissons, personnes alitées, personnes âgées et travailleurs de nuit). Réduction des populations de moustiques à la source Les moustiques Aedes aegypti piquent le jour et se reproduisent dans l’eau, de préférence dans les eaux stagnantes. Ils peuvent se reproduire dans des récipients ordinairement utilisés dans les foyers, tels que les réservoirs d’eau domestique ou les pots de fleurs, ainsi que dans les réceptacles retenant l’eau de pluie, tels que les pneus usagés ou les emballages de produits alimentaires ou de boissons mis au rebut, dans les caniveaux obstrués et sur les chantiers de construction. Les efforts de lutte doivent cibler les lieux de reproduction des moustiques. Il importe pour cela d’avoir une connaissance approfondie des gîtes larvaires locaux afin d’identifier ceux à cibler en priorité. Durant une flambée:
Source reduction Aedes aegypti bites during the day and proliferates in water, preferring standing water. It breeds in many regular household containers, such as those used for domestic water storage and for decorative plants, as well as in rain-filled habitats, including used tyres, discarded food and beverage containers, blocked gutters and buildings under construction. Control efforts should target mosquito breeding habitats. Such targeted strategies require a thorough understanding of the local vector breeding sites and the prioritization of these sites. During outbreaks:
Larval control is necessary. Mobilization of the whole community, including community groups, should be promoted to engage them in vector control activities targeting mosquito breeding sites (larval source management). Participation at all
une lutte antilarvaire est indispensable. Il importe de mobi-
liser tous les membres de la communauté, y compris les groupes communautaires, pour promouvoir leur participation aux activités de lutte antivectorielle ciblant les gîtes larvaires (gestion des sources larvaires). La participation des pouvoirs
RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 7, 19 FÉVRIER 2016 79
Table 1 Various etiologies and corresponding approaches for differential diagnosis of microcephaly Tableau 1 Étiologies diverses et méthodes correspondantes de diagnostic différentiel de la microcéphalie Diagnosis – Diagnostic Differential diagnosis – Diagnostic différentiel Fetus – Fœtus 1. Amniocentesisa: PCRb – Amniocentèsea: PCRb 2. Serological analysis (Cordocentesis): PCR, specific IgM antibody – Analyse sérologique (cordocentèse): PCR, anticorps IgM spécifique 3. Sonography – Échographie 4. Autopsy (Fetal death case) – Autopsie (cas de mort fœtale) Neonates – Nouveau-nés Mothers – Mères Placenta
Viral infection – Infection virale
Cytomegalovirus – Cytomégalovirus Toxoplasmosis – Toxoplasmose Rubella – Rubéole Herpes simplex – Herpes simplex Syphilis HIV – VIH West Nile Virus – Virus West Nile
1. Clinical manifesta1. History during pre1. PCR tions – Manifestations gnancy – Antécédents 2. Histological examicliniques durant la grossesse nation – Examen 2. Serological analysis: 2. Serological analysis: histologique PCR, specific IgM PCR, specific IgM 3. Immunohistocheand IgG antibody – and IgG antibody – mistry – Analyse Analyse sérologique: Analyse sérologique: immunohistochimique PCR, anticorps IgM et PCR, anticorps IgM et IgG spécifiques IgG spécifiques 3. Neuroimaging exami- 3. Specific examinations: nations: CTc , MRId – ex. Herpes Simplex, Neuroimagerie: TDM,c syphilis – Examens IRMd spécifiques: par 4. CSF examinations: exemple Herpes PCR, specific IgM and simplex, syphilis IgG antibody – Examens du LCR: PCR, anticorps IgM et IgG spécifiques 1. Clinical manifesta1. History of expotions – Manifestations sure – Antécédents cliniques d’exposition 2. Clinical manifestations – Manifestations cliniques 3. Urine examination (for heavy metals) – Analyse d’urine (recherche de métaux lourds) 4. Hair analysis (for heavy metals) – Analyse des cheveux (recherche de métaux lourds) 1. Array-CGHe – CGH sur 1. Family history – pucese Antécédents familiaux
Environmental factors – Facteurs environnementaux
Heavy metals – Métaux lourds (arsenic, mercury, chromium) – (arsenic, mercure, chrome) Smoking – Tabagisme Alcohol – Alcool Radiation – Irradiation
1. Sonography – Échographie
Genetic causes – Causes génétiques
Autosomal recessive – 1. Amniocentesis: Autosomique récessive between 15th and Autosomal dominant – 16th weeks of gestaAutosomique dominante tion – Amniocentèse: Chromosomal disorders entre la 15e et la 16e semaine de (ex. Down syndrome) – gestation Troubles chromosomiques 2. Sonography – (par exemple syndrome Échographie de Down) Maternal diabetes 1. Sonography – Mellitus – Diabète sucré Échographie maternel Maternal hyperphenylalaninemia – Hyperphénylalaninémie maternelle
Others – Autres
1. Clinical manifesta1. Medical history – tions – Manifestations Antécédents cliniques médicaux 2. Laboratory exami2. Laboratory examinations – Analyses nations – Analyses biologiques biologiques
a
Amniocentesis: need to consider the contamination. – Amniocentèse: prendre en compte les possibilités de contamination. PCR: polymerase chain reaction. – PCR: amplification en chaîne par polymérase.
b c
CT: computed tomography. – TDM: tomodensitométrie. MRI: magnetic resonance imaging. – IRM: imagerie par résonance magnétique.
d e
CGH: comparative genome hybridization. – CGH: hybridation génomique comparative. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 7, 19 FEBRUARY 2016
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levels of government, such as the health, education, environment, social development and tourism sectors is also recommended. Adult mosquito control is needed during urban epidemics. Space spraying of insecticides is recommended when the risk of amplification is present (high density of mosquitoes in urban settings). Its purpose is to reduce vector density and should be used for a short period of time. Suitable insecticides (recommended by the WHO Pesticide Evaluation Scheme2) may also be used as larvicides to treat relatively large water containers, when this is technically indicated.
publics à tous les niveaux, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’environnement, du développement social et du tourisme, est également recommandée. Des mesures de lutte contre les moustiques adultes sont nécessaires en situation d’épidémie urbaine. La pulvérisation spatiale d’insecticides est préconisée lorsqu’il existe un risque d’amplification (forte densité de moustiques en milieu urbain). Cette mesure vise à réduire la densité des vecteurs du virus et ne doit être appliquée que brièvement. Les insecticides appropriés (recommandés par le système OMS d’évaluation des pesticides2) peuvent aussi être utilisés comme larvicides pour traiter les contenants d’eau relativement grands, lorsque cela est indiqué sur le plan technique.
Conclusions The recent epidemiology of ZIKV is following a similar path to that of dengue and chikungunya in that these once-emerging arboviruses originating from Africa initially spread to Asia and subsequently quickly spread to other regions where they caused large epidemics. The recent introduction of ZIKV to naive populations from different geographic regions underscores the potential for ZIKV to spread further wherever the vector is present, with the potential to cause outbreaks in naive populations and become established as an epidemic-prone disease. There are important gaps in knowledge regarding the virus, the disease and its potential public health impact including:
Conclusions L’épidémiologie récente du ZIKV suit une évolution semblable à celle des virus de la dengue et du chikungunya: ces arbovirus ont également émergé d’abord en Afrique avant de se propager à l’Asie, puis rapidement à d’autres régions, entraînant des épidémies de grande ampleur. L’introduction récente du ZIKV dans différentes zones géographiques où les populations n’avaient jamais été exposées à ce virus montre que le ZIKV pourrait continuer de se propager partout où le vecteur est présent, risquant d’entraîner des flambées au sein de populations immunologiquement naïves et de s’établir comme une maladie à tendance épidémique. Les connaissances sur le virus, la maladie et son impact potentiel sur la santé publique restent insuffisantes, notamment dans les domaines suivants:
Possible association of ZIKV with congenital malformations and/or neurological complications Natural history of the disease Clinical severity of the disease Associated risk factors Epidemiology – incubation period, reservoirs, vector involvement, attack rates Treatment options Interaction of ZIKV with other arboviruses Laboratory diagnostics methods including rapid tests Novel methods for vector control Vaccine development
lien possible entre le ZIKV et les malformations congéni
tales et/ou complications neurologiques; histoire naturelle de la maladie; gravité clinique de la maladie; facteurs de risque associés; épidémiologie – période d’incubation, réservoirs, participation des vecteurs, taux d’atteinte; options thérapeutiques; interaction du ZIKV avec d’autres arbovirus; méthodes de diagnostic biologique, notamment tests rapides; méthodes innovantes de lutte antivectorielle; mise au point de vaccins.
In order to ensure that research priorities are fast-tracked, WHO has developed a strategic framework for international coordinated action. In addition, WHO has activated its Incident Management System across the 3 levels of the Organization (country, region and headquarters) in order to facilitate a coordinated international response in the areas of surveillance (detection of infections, congenital malformations and neurological complications), intensification of mosquito control, community engagement, public health research and development of diagnostic tests, therapeutics and vaccines.
L’OMS a élaboré un cadre stratégique d’action internationale coordonnée pour permettre la conduite accélérée de travaux de recherche prioritaires. En outre, l’OMS a activé son Système de gestion des incidents aux 3 niveaux de l’Organisation (pays, régions et Siège) afin de faciliter une riposte internationale coordonnée dans les domaines de la surveillance (détection des infections, des malformations congénitales et des complications neurologiques), de l’intensification de la lutte antivectorielle, de la mobilisation communautaire, des activités de recherche et développement en santé publique et de la mise au point de tests diagnostiques, de thérapies et de vaccins.
Author affiliations a
Affiliations des auteurs a Département Pandémies et épidémies, Groupe Flambées épidémiques et urgences sanitaires, Organisation mondiale de la Santé, Genève, Suisse (Auteur principal: Erika Garcia, garciaer@who.int). 2 o
Pandemic and Epidemic Diseases Department, Outbreaks and Health Emergencies Cluster, World Health Organization, Geneva, Switzerland (Corresponding author: Erika Garcia, garciaer@who.int). See http://www.who.int/whopes/en/
2
Voir http://www.who.int/whopes/en/
RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N 7, 19 FÉVRIER 2016 81