Onchocerciasis Control Programme in the Volta Rivcr Ilasin area Programme de Luttc contre I'Onchocercose dans la Relgion du Bassirr dc la Volta JOINT PROGRANINIE COMIUITTEE Otfice of the Chairnran JPC.CCP CON{ITÉ CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Prr:sident JPC4.3 ORIGINAL : ANGLAIS Novembre 1983 COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Quatrième session Paris 12-15 décembre 1983 Point 4 de Itordre du jour provisoire REFLEXIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTES Le mandat du Comité des Agences parrai-nantes (CAP) est défini de façon générale dans le protocole d'Accord coûtrne étant un rôle de préparation eE d'exécution. Dans ce cadre, 1e Comité des Agences parrainantes considère que sa responsabiliÈé première est d'assurer que les objec- tifs fondamentaux sont atteinEs et que les fonds mis à la disposition du Progranrne sont utilisés de façon efficiente. Pour atteindre cet objecrif, il est indispensable de procéder à un examen systématique des activités du Programme dans le contexte des décisions prises Par le CCP. T1 est tout aussi essentiel d'assurer au CCP I'accès aux renseignements les plus complets et 1es plus récents sur lesquels il fondera ses décisions. Àfin de s'acquitter efficacement de ceÈte double responsabilité, 1es membres du CAP assistent aux réunions de tous les organes officiels du progranrme de Lutte contre 1'Onchocercose et, au cours de leurs ProPres réunions, examinenE eE analysent les données disponibles et 1es cormnentaires émananÈ des autres organes du Pro- gramme. Comme 1e Prograurne se trouve, à 1'heure actuelle' à un tournant imPortant de son déve- loppement, le CAP a pensé qu'il était opportun de présenter au CCP une synthèse de ses réflexions sur Ie Prograrnme. i) Etat d'avancement pour mesurer 1es progrès considérables qui onÈ éÈé réalisés et qui sont aujourd'hui évi- denEs, il suffit de se reporter en 198O, c'est-à-dire au début du deuxième plan de financement, époque à laque1le d'importants problèmes alors identifiés obscurcissaient encore 1'avenir. A cette dage, un seul larvicide était utilisé dans les activités du Programme; rien ne laissait présager Ia découverte de produits permettant d'appliquer les traitements de masse; 1a résis- tr.r"" venaiE d'êÈre identifiée pour la première fois au sein d'une espèce forestière du com- plexe S. damnosum; 1a seule arme donE on disposaiÈ contre la réinvasion consistait en applica- Eions intensives saisonnières sans possibilité de planification straté8ique globale et les données épidémiologiques donE on disposait à 1'époque ne permettaient pas d'entrevoir à Eerme la fin du Programme. A 1a fin de 1980, la Conmrission indépendante, dans son raPPort, confirmait au CCP que le programme était vraiment viable, et identifiait d'une manière générale des méthodes eE des cri- tères d,action devant permettre de le mener à bonne fin. Tout.efois, le déséquilibre enrre les moyens disponibles ou prévisibles de façon réalist.e à ce mornent-1à d'une part, et I'ampleur des défis auxqueLs 1e programme était confronté d'auEre parE, suscitait des préoccupations crois-. santes parmi toutes 1es parties inEéressées, à savoir les bailleurs de fonds, les pays Parti- cipants eÈ les Agences parrainantes' En 19g3, Ies progrès enregistrés ont renversé la situation qui se Présente sous un jour totalement différeit p.r r"ppott à 1980. Ces progrès sont apParents dans 1es domaines suivants I JPC4 Page 3 2 - Larvicides : le Programme, qui en 198O ne disposait que d'un seul larvicide, s'est enrichi de 2 larvicides supplémentaires utilisables 1'un en saison des pluies et lrautre en saison sèche. Pour ce dernier, une nouvelle formulation Permettra, dans 1es prochains mois, une utilisation en toutes saisons. D'autre part, deux auEres insecticides, faisant actuelle- ment 1'objet d'essais opérationnels, pourraient compléter 1'arsenal du Prograrmne d'ici un à deux ans. En conséquence, à la fin de la Phase II, 1e Prograuune pourrait disposer de cinq insecticides pour son action. - Chimiothérapie : 1e projeC visant à développer une chimiothérapie a été lancé et. comPorte recherches visant à découvrir un macrofilaricide utilisable. Certains pro-un progranrme de duits font déjà 1'objet de mises au point et d'essais; notaûment un microfilaricide dont 1es caractéristiques pourraient offrir, dans f intervalle, des soluEions chimiothérapiques intéressantes. - Résistance : le Programme a démontré que, même en se limitant à 1'utilisation du seul lar- vicide dont il dispose, iI est possible d 'enrayer 1a résistance à L'insecticide en faisant appel à des stratégies appropriées. Simultanément, le Progrannne a identifié des sources de réinvasion et détruit leur populaEion de mouches, ce qui a eu Pour effet de réduire sensi- blement f intensité de la réinvasion. -Ep idémiologie les données et analyses actuelles dans ce domaine démontrent clairement socio-économique dans 1a zone centraleque la fin de 1'onchocercose en tanË que problème du Prograrnme est maintenant prévisible à terme. - Futur du Prosrafitrne : le Prografltrne s'attaque à présent à une tâche urgente, celle de déve- e opérationnelle s'articulant auEour des moyens identifiés de façonlopper une stratégi générale par la Conrnission indépendanCe en 1980, et dont dépendra 1e cours de ces activités dans I'avenir. 11 ressort de cette évolution de la situaÈion qu'un grand Pas en avant a été fait sur la voie des objectifs du Progranrne. Les progrès réa1isés et les résultats obtenus viennent étayer 1'opinion de la Conrnission indépendante d'après laquelle 1e Prograrnrne Peut être mené à bonne f in. ii) Prior i té s A la lumière de ces progrès, le CAP a estimé qu'il était nécessaire de repenser les prio- rités du Progranune. Au cours de sa troisième session, 1e CCP a endossé les principales priorités suivantes, fondées sur des considérations opérationnelles : 1) la mise au poinE de nouveaux insecticides,2) 1a chimiothérapie et 3) 1'extension vers 1'ouest. Ces trois objectifs demeurent, mais il paralt évident que, au cours de la troisième phase de financement, les méthodes d'approche opérationnelles qui seront utilisées dans 1a principale zote d'application du Progranrme seront très différentes de celles qui ont été utilisées au cours des douze pre- mières années. Dans une large mesure, 1'approche actuelle esÈ fondée sur des considérations opérationnelles à court terme. Sous peu, en raison de l'évolution rapide de 1a situation, Ie Programme devra envisager de nouvelles options jusqu'alors considérées coIIEne faisant partie du long terme, ce qui ne peut manquer d'avoir une incidence sur 1'ordre des priorités que décidera cette session du CCP. D'ores et déjà, en matière de recherche, le CCE a étabIi des priorités qui reflètent f importance accordée aujourd'hui aux décisions concernant des problèmes qui, dans le passé, caractérisaient le long terme. I1 convient à 1'heure actuelle d'accorder une haute prio- rité à la mise au point d'une stratégie à long terme, en raison des changements déjà prévisibles durant la troisième phase de financement. D'autre part, étant donné que Ies activités d'explora- tion préalables que 1'on juge indispensables à Ëoute extension vers 1'ouest seront longues et essentielles à la préparation de 1a troisième phase de financement, i1 semble des plus souhai- tables de les enE.reprendre sans PIus tarder. 1].1) Stratéeie à 1 onq terme En 1984, le Programme en sera à mi-course de sa durée de vie prévue, facteur qui renforce encore la nécessité d'une stratégie à long terme et en détermine les orientations. RaPPelant que le rapport de la mission préparatoire d'aide aux gouvernements élaboré en 1973 avait identifié 1a stratégie qui a permis de lancer le Progranrne, le CAP soutient pleinemenE la mise au point, _ __) IJPCA.3 Page 3 à mi-course, d'une stratégie à long terme qu'elle considère conme essentielle à la détermina- tion d'un cours d'action permettant de mener le Prograrme à bonne fin. Dans ce context.e, 1a nécessité d'une stratégie à long Ëerme exprimée par le Comité conJoint du Prograrme lors de sa troisième session était très pertinente et revât maintenant une importance de premier plan à la lumière de 1'évolution des faits durant 1'année 1983. La Commission indépendante, dans le rapport qu'elle a soumis au CCP en 1980, estimaiE que le Programme pouvait être mené à bonne fin à condiËion que 1es opérations soient étendues vers 1'ouest, que des mesures soient prises pour confier aux Pays Participants des activiÈés néces- saires au maintien des résultats acquis et qu'une nouvelle chimiothérapie soiE mise au point. La stratégie à long terme qui est à l'heure actuelle en voie d'élaboration a pour objeE d'iden- tifier les orientations et 1es calendriers de réalisation ainsi que 1es coûts afférents à 1a mise en oeuvre de ces recormnandations. A la suite de 1a troisième session du CCP et après examen détaillé de la situation finan- cière du Programme, le Comité des Agences parrainantes a décidé d'allouer des fonds à 1'organi- sation et à 1a préparation d'une stratégie à long terme. TouÈ en reconnaissant que 1'approbation officielle devrait venir du CCP, le Comité a fondé sa décision sur le falt que, si 1'on atLen- dait jusqu'en décembre 1983 pour obtenir cette approbation, 1a présentation de la stratégie devrait être remise jusqu'à 1a fin de 1985. En conséquence, 1a présentation d'un plan d'action pour la troisième phase de financement serait reportée à la fin de 1986, ce qui metEraiE en danger le financemenE même de cette phase. De p1us, le Comité a estimé que cette décision s'inscrivait parfaitement dans 1a haute priorité donnée à ceEte question de straÈégie par 1e CCP de 1982, priorité exprimée par la demande explicite que des prévisions financières à long Eerme soient fournies au CCP de 1984. Du fait que le financement de la straÈégie n'avait pas été inclus dans 1e budget 1983, le Comité a recommandé de le faire à partir d'autres Postes budgétaires, tout en mainÈenant 1'ensemble du budget 1983 inchangé. Le Comité a Par ailleurs recommandé de compÈabiliser touÈes les dépenses dans un poste budgétaire séparé Permettant d'identifier le coût afférent à cetEe stratégie. Les besoins futurs de cette sÈratégie sont exprimés dans le plan d'action et le budget pour 1984 eÈ le CAP en recornmande 1'approbation. Le Comité a également élaboré les termes de référence de la stratégie à long Èerme sur lesquels le Programme s'est fondé pour lancer imrnédiatement cet exercice. iv) Extension vers 1'ouesE L'objectif central de 1'extension vers 1'ouest, sur lequel les parÈiee intéressées sont parvenues à un accord de principe au cours de la Èroisième session du CÇP' vise à faire béné- ficier 1es populations de cette zone du contrôle de 1'onchocercose. Le Prograrmre aussi bien que ses organes staÈutaires s'accordent à reconnaître également que 1'exÈension des opérations permettra de mettre un terme à la réinvasion périphérique de la zone actuellement couverte Par le Programme. I1 serait inEéressant de voir dans quelle mesure iI est possible de financer les activités d'extension, ne serait-ce que partiellement en transféranÈ les fonds épargnés dans les zones où les opératlons pourront diminuer d'intensité vers de nouvelles zones où 1'entre- prise pourrait être plus bénéfique. 11 a été demandé au CAP de donner son avis sur l'action qu'i1 conviendrait de prendre dans la zone d'extension vers 1'ouest, à la suite des opinions qui ont été exprimées lors de Ia troisième session du CCP. Le document sur 1'extension vers 1'ouest comprenant une ProPosition budgétaire de 637 OOO dollars avait été présenté à 1'approbation du CCP en même temps que les documents sur les larvicides et 1e projet de chimiothérapie. Toutefois, 1'exÈension vers 1'ouest s'est vu aËtribuer la troisième place dans 1'ordre des priorités, venant après les deux auÈres activiEés susmentionnées; sur cette base, et conformément aux recommandations finales du CCP.3, le CAP, immédiatement après la clôture du CCP.3, a décidé que le moment n'était pas venu d'entreprendre 1es activités d'exploraÈion vers 1'ouest malgré f importance de ces dernières, f insuffisance des fonds disponibles à cet effet ne permettant pas à ce moment-1à de satisfaire les besoins en matière de chimiothérapie. En conséquence, 1e CAP a reconmandé de reporter les travaux d'exploration relatifs à 1'exÈension vers 1'ouest jusqu'à ce que les fonds destinés au deuxième plan de financement atteignent un montant suffisant pour financer les deux premières priorités. Au vu de f insuffisance de fonds disponibles au début de 1983, I'OMS a décidé d'aider 1es pays intéressés en metEanE à leur disposition, sur ses fonds propres, une équipe chargée de réaliser certains des travaux exploratoires prévus. JPC4.3 Page 4 Au vu des implications majeures que les extensions vers 1'ouest pourraienÈ avoir sur la stratégie à long terme et tenant compte du fait que 1es fonds disponibles soot suffisants, le CAP recommande aujourd'hui que le CCP approuve les travaux exploratoires figurant au Plan d'Action et Budget pour 1984. v) Lérqlullqn La dévolution est maintenant reconnue cornme étant un processus important dès lors qu'OCP atteint un stade de maintenance dans la zone centrale du Programme. A cet égard, le CAP a trouvé encourageant 1e consensus atteint par 1es pays participants au cours de 1a réunion annuelle des Comités nationaux de l'Onchocercose à Lomé en ce qui concerne les concepts de la dévolution et les responsabilités qui en découleraient. Au cours des débats sur la dévolution, le CCP se doit d'avoir à I'esprit les deux considé- rations suivantes: 1. Le Programme, au cours de la troisième phase de financement, atteindra un stade durant lequel 1es opérations conduites dans sa principale zone d'influence exigeront un minimum de contrô1e; toutefois, les activités de surveillance et autres opérations d'entreÈien devront se poursuivre. En conséquence, 1e transfert, aux pays participanEs, d'activités appropriées, est plus imminent qu'on ne 1e pensait jusqu'à présent. 2. S'il est vrai qu'à ce stade le transfert des responsabilités apparalt aux pays parËi- cipants comme devant entraîner des charges supplémentaires, 1e CAP tient à souligner que le CCP devrait chercher à voir quels sont les moyens qui permettraient à ce transfert des responsabilités de devenir un facteur bénéfique pour les pays, dans le cadre de leur pro- gramme g1oba1 de développement. vi) Extension vers 1e sud Le CAP estime que, du fait des progrès enregistrés dans 1a mise au point de nouveaux larvi- cides, les contraintes qui empêchaient 1a mise en oeuvre d'opérations dans 1'extension sud pourraient être levées déjà à partir de 1985. Toute décision concernant cette mise en oeuvre dépendra des ressources disponibles. Bien que les économies résultant de 1'al1ègement des opéra- tions dans certaines régions pourraient servir à financer en partie 1es extensions vers 1e sud, 1e CCP devra cependant tenir compte que des fonds supplémentaires pourraient être nécessaires. vii) Projet de çalendrier révisé des réunions du Programme de Lutte contre l'Onchocercose Le CAP a examiné le calendrier actuel des réunions des organes statutaires du Programme de Lutte contre ItOnchocercose, dont chacune devra être chronologiquement organisée de façon à fournir au CCP les meilleures informations possibles. Le fait que le CCP se réunisse en décembre signifie que les documents soient préparés et les réunions techniques tenues à des périodes durant lesquelles 1e Programme subit 1es pressions opérationnelles 1es plus fortes. Cela signi- fie également que le CCE, par exemple, ne dispose pas pour ces réunions d'un rapPort adéquat analysant les résultats des activités accomplies chaque année au cours de la saison des pluies, laquel1e est d'une importance critique, ce qui limite son rôle consultatif à 1'égard du CCP. Etant donné ces obstacles, le CAP soumet à 1'examen du CCP un calendrier révisé des réunions qui pourrait être mis en oeuvre au cours de la troisième phase de financement. Ce calendrier prévoit que les réunions du CCP, à partir de 1986, auraient lieu au milieu de 1'année, et que ce1les des autres organes seraient réajustées en conséquence. Le CA? reconnaît qu'une te1le modification risque d'entralner des conséquences sur 1a présentation du budget, mais i1 estime, toutefois, que 1es avantages globaux qui en décou1e- raient compenseraient largement 1es considérations budgétaires. viii) Conclusion En conclusion, 1e CAP désire joindre ses félicitations à cel1es du CCE pour les résultats enregistrés. Au début de nos commentaires, nous avons souligné que le Programme avait accru son aptitude à atteindre ses objectifs. Les résultats spectaculaires obtenus à ce jour permettent de mesurer 1e chemin Parcouru Par le Progranune : \ JPC4.3 Page 5 1) Au cours de ses enquêtes épidémiologiques, 1'OCP a déterminé que parmi les enfants nés depuis le début des opérations aucun n'avait contracté la maladie, et ce dans la quasi-totalité de 1'aire du Programme. Ce qui signifie que près de 2 millions d'enfants sonË de ce fait épargnés par la maladie. 2) 11 y a à 1'heure actuelle des indications nombreuses, bien qu'encore non chiffrées, de réinstallations spontanées de populations dans la zone couverÈe par le Programme de lutte contre 1'onchocercose. Le fait que les populations qui se réinstallent n'émigrent pas ailleurs après un ou deux ans mai-s s'éÈablissent de façon solide a peut-êÈre une signification bien plus importanÈe car cela veut dire que ces populations esEiment qu'e1les Peuvent aujourd'hui s'installer dans d'anciennes zones onchocerquiennes en toute sécurité. 3) Le Programme de Lutte contre I'Onchocercose a contribué au transfert de connaissances et de technologies au sein de la région ouest-africaine grâce à la formation d'un grand nombre de techniciens de tous niveaux originaires des pays parÈlcipants. Ceci est un heureux présage pour le futur dans le cadre du processus de dévolution. Novembre 1983 âo a coF) @ orT r-t z; h F) o z o ,n l\h @ orh F{ èi fq h 0) t{ /0) .rl o (! 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