G lobal Program m e on AIDS HIV antibody detection in oral fluids
Program m e m ondial de lu tte contre le SIDA Dépistage des anticorps anti-VIH dans les sécrétions buccales
The use of oral fluids such as saliva for detecting antibodies to hum an immunodeficiency virus (HIV) has been proposed as an alternative to blood. Although there are several studies which suggest that the use of tests for detecting HIV anti bodies in oral fluids m ay be adequate for some situations, there remain a num ber of issues which m ust be addressed. W HO recommends that a full evaluation concerning the detection of H IV antibody in oral fluids be undertaken to address these issues before recom m endauons on HIV anti body testing using oral fluids are made. T his evaluation should be aimed at gathering inform ation concerning the accuracy and cost-effectiveness of testing oral fluids. Ethical consideranons when performing HTV testing using oral flu ids would be the same as those for blood; non-coercion, informed consent, counselling, and confidentiality m ust be ensured. Oral fluid samples are a mixture of saliva and oral mucosal transudates (O M T). Saliva is a product of the sali vary glands and contains mostly IgA, while O M T is mostly gingival crevicular fluid derived from passive transport of plasma, and contains mostly IgG. T he IgG concentration in O M T is, however, m uch lower than in serum. Oral fluids may be collected by 2 means: direct collection by dribbling into a receptacle, and absorption onto pads using specially designed collection devices. A t present, only one commercially available HIV anti body test is specifically designed for use with oral fluid samples. Some existing commercial tests, designed to detect HIV antibody in blood samples, have been modified for use with oral fluids; however, lim ited inform ation is available on their performance with oral fluids. T here have been no published studies comparing the use o f different oral fluid collection devices. 133
L ’emploi des sécrétions buccales, comme la salive, pour le dépistage des anticorps anti-virus de l’immunodéficience humaine (VIH) a été proposé comme alternative à l’emploi du sang. Bien que plusieurs études aient indiqué que l’emploi des tests de dépistage des anticorps anti-VIH dans les sécrétions buccales pouvait convenir dans cer taines circonstances, il reste un certain nom bre de questions à examiner. L ’OMS recom m ande de procéder à une évaluanon com plète des m éthodes de dépistage des anticorps anti-VIH dans les sécrétions buccales avant de form uler des recom m andations sur l’emploi des sécrétions buccales pour les tests VIH. C ette évaluation aura pour but de recueillir des informations sur l’exactitude et le rapport coût/efficacité du dépistage pratiqué sur les sécrétions buc cales. Les considérations éthiques qui devront être respectées lors des tests effectués sur les sécrétions buccales seront les mêmes que pour le dépistage sur le sang: non-obligation, consentem ent éclairé, assistance psychologique, et confidentialité. Les sécrétions buccales sont constituées d’un mélange de salive et de transsudais des m uqueuses buccales (TM B). La salive est produite par les glandes salivaires et contient principalem ent des IgA, tandis que les TM B sont principalem ent constitués des sécré tions gingivales issues du transport passif de plasma au niveau des collets dentaires et contiennent principalem ent des IgG. La concen tration d’IgG dans ces TM B est toutefois beaucoup plus faible que dans le sérum . Les sécrétions buccales peuvent être recueillies de 2 façons: recueil direct, en dem andant au sujet de cracher dans un récipient, et absorption sur des tam pons au moyen de systèmes de recueil spécialement conçus à cet effet. A ctuellem ent, il n ’existe qu’u n seul un test commercial de dé pistage des anticorps anti-V IH spécialement adapté au dépistage sur les sécrétions buccales. Certains tests commerciaux conçus pour les prélèvements de sang ont été modifiés, mais on m anque encore de données sur les résultats obtenus lors de l’utilisation sur les sécrétions buccales. A ucune étude com parant l’emploi des divers systèmes des recueils des sécrétions n’a été publiée.
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, N o. 1 9 , 7 M A Y 1 9 9 3
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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N" 19, 7 M A I 1 9 9 3
Specific issues concerning oral fluid testing which m ust be addressed include: (1) which oral fluid collection m ethod is m ost reliable and appropriate; (2) which HIV antibody tests have the highest sensitivity and specificity when testing oral fluids collected by different m ethods; (3) which testing strategies using oral fluids are m ost appropriate for initial and supplem ental testing; (4) what testing objectives (transfusion safety, surveil lance, diagnosis, research) are appropriate using oral fluid samples; (5) what constraints could impede the ethical use of oral fluids; and (6) what is the effect o f oral disease and/or ingestion of food on the accuracy o f test results. • T he Diagnostics U nit of the Global Programme on AIDS is currently supporting research to answer some o f these questions. F or further inform ation, including a relevant bibliography, contact the Diagnostics U nit.
Les questions spécifiques qui doivent encore être examinées concernant le dépistage des anticorps anti-H IV dans les sécrétions buccales sont les suivantes: 1) quelle est la m éthode de recueil des sécrétions buccales la plus fiable et la plus appropriée? 2) quels sont les tests de dépistage des anticorps anti-VIH qui ont la meilleure sensibilité et la meilleure spécificité pour le dépistage dans les sécrétions buccales recueillies par différentes m éthodes? 3) quelles sont, lorsqu’on utilise les sécrétions buccales, les stratégies les plus appropriées pour le test initial de dépistage et le test de confirmation? 4) quelles sont les objectifs des tests (sécurité transfusionnelle, surveillance épidémiologique, diagnostic, recherche) qui se prêtent au dépistage sur sécrétions buccales ? 5) quelles sont les contraintes qui pourraient faire obstacle à l’utilisation éthique des sécrétions buccales ? 6) quel est l’effet d’une maladie buccale et/ou la prise d’aliments sur l’exactitude des résultats du test? • L ’unité Diagnostic du Program m e m ondial de L utte contre le SIDA soutient actuellem ent des travaux de recherche portant sur certaines de ces questions. Pour de plus amples informations, ainsi que pour une liste bibliographique, veuillez contacter l’unité Diag nostic.