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Nomenclature des facteurs du système HL-

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Termmo/ogle Nomenclature des facteurs du systeme HL-A A la suite de la troisieme Conference sur l'histocompatibilite, un Comite de nomen- clature compose de specialistes du groupage tissulaire, de l'immunologie et de la genetique humaine a propose une nomenclature des antigMnes leucocytaires, qui a ete universellement accepte'e. Le texte du mimorandum redige par le Comite a e'tt publ/i dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Sante (1969, 40, 301-304). Apres la cinquie'me Conference sur l'histocompatibilite, le Comite de nomenclature 1 a estime qu'une re'vision du memo- randum etait necessaire; le texte du me'morandum revise est presente' ci-apre's. Apres la description des premiers iso-antigenes leucocytaires humains dans les dernieres annees cin- quante, le nombre des facteurs specifiques leuco- cytaires et plaquettaires definis par des reactions d'agglutination, de fixation du complement et de cytotoxicite n'a pas cesse d'augmenter. Ces facteurs ayant ete decouverts dans les cellules de toute une variete de tissus, l'hypothese fut emise qu'il s'agissait d'antigenes d'histocompatibilite. L'analyse par ordi- nateur a bien facilite la definition de ces specificites antigeniques et la description de leurs rapports gene- tiques. Depuis lors, de nombreux facteurs leucocy- taires et plaquettaires ont ete decouverts. La com- plexite de leurs rapports, mise en evidence par des etudes de population et de linkage, a conduit 'a penser que la plupart d'entre eux appartenaient a un meme systeme complexe, oiu ils pouvaient etre repartis en deux series segregantes, la specificite se comportant au sein de chaque serie comme si elle etait determinee par un seul allele d'une serie d'alleles s'excluant mutuellement. Ce tres important systeme a ete designe par les lettres HL-A. La valeur du systeme HL-A comme marqueur immunogenetique a e confirm6e par des 6tudes familiales faisant appel a la fois 'a des tech- niques serologiques, a des greffes cutanees et a des techniques de culture lymphocytaire. Le present rapport traite de la nomenclature des facteurs spe- cifiques du systeme HL-A, 'a l'exclusion de tout autre systeme antigenique. La definition d'un antigene d'histocompatibilite de ce systeme comporte quatre phases. La premiere est la decouverte par un laboratoire d'une nouvelle sp6cificit6, laquelle recoit une den omination donn6e par ce laboratoire. Dans la deuxiRme phase, si la 1 Voir la liste des signataires a la page 138. specificite est confirmee par plusieurs des labora- toires de reference (voir Annexe), elle est provisoire- ment designee par un nombre precede de la lettre W. Dans la troisieme phase, lorsque tous les labora- toires de reference sont pleinement d'accord sur la definition de cette nouvelle specificite, un nombre HL-A peut alors lui etre attribue. La quatrieme et derniere phase, qui n'a pas encore e atteinte, serait celle de la confirmation chimique de cette specifi- cite HL-A. Depuis 1968, un certain nombre de sp,ecificit6s ont requ des nombres HL-A. Les specificites HL-A suivantes demeurent relativement bien definies: HL-A1, HL-A2, HL-A3, HL-A7, HL-A8, HL-A1I, HL-A12 et HL-A13. Des difficultes ont surgi avec HL-A9 qui parait correspondre a une reactivite croisee entre deux constituants, HL-A1O et HL-A5, lesquels semblent eux-memes associes 'a un certain nombre de spdcificit6s a reactivit6 croisee qu'il est encore malaise de dme^ler dans les populations non caucasoides. Description de la nomenclature L'emploi de symboles places en bas, en indice, d'italiques, de minuscules et d'autres moyens ana- logues a ete evite pour faciliter la composition, les transmissions et le traitement par ordinateur. Dans le memorandum de 1969 (Bull. Org. mond. Sante, 1969, 40, 301-3C4), le Ccmite recommandait que chacun des facteurs sp&cifiques soit d6sign6 par un nombre et que les facteurs sp6cifiques etroitement lies mais differents soient designes par l'addition au symbole de la specificite d'un nombre precede d'un point. Le Comit6 a maintenant decide que cette notation devait etre abandonn6e car elle implique une relation biologique entre les facteurs, ce qui peut ne pas etre exact. Desormais, lorsqu'une nou- 2989 - 135 TERMINOLOGIE velle specificite fait partie d'une specificite HL-A plus large, le Comite la designera par un nouveau nombre. Cette designation sera d'abord signalee comme une specificite W. Par exemple, les deux constituants de HL-A9 seront dorenavant designes par W23 et W24 (voir tableau), HL-A9 restant definie comme la spe- cificite plus large. L'attribution de nombres W qui Nouvelles designations HL-A et designations ante- rieures equivalentes Nouvelles DUsignations ant6rieures 6quivalentes W16 U18, Da3l (inclus dans U18), Gel2, Sa533, Te64, Ao8l W21 Da24, ET, ?M3, ?Te6l W23 HL-A9.1, Da27 (9'), Lc-12 W24 HL-A9.2, Da32 (9"), BIM W25 HL-A10.1, To3l, Da29 (10") W26 HL-A1 0.2, To4O, Da28 (10') W29 WI 9.1, Ao77, Btl 5, Da22, Ge33, Te63 W30 W19.3, Da25' (Da26), Lc-21, Te66 W31 W19.4, LAW, Da25' (Da33), Lc-26.1 W32 Wi 9.5, Ao28, To3O, Ge32, Te59 ne coincident pas avec les nombres HL-A existants menage la possibilite qu'un antigene reconnu propre A recevoir un nombre HL-A conserve le nombre qu'il avait requ provisoirement avec W. Le tableau pre- sente les specificites qui ont recu des designations en nombre W et leurs designations anterieures equi- valentes. Ces attributions sont le fruit de discussions qui ont suivi la cinquieme Conference intemationale sur l'histocompatibilite. Pour l'instant, il n'est pas possible de preciser l'importance que peuvent avoir ces nouveaux facteurs dans l'appariement des don- neurs et receveurs d'organes. II est probable que la definition de familles de specificites A reactivite croisee serait utile a cet egard mais les constituants de ces groupes a reactivite croisee ne sont pas encore entierement connus. Le phenotype HL-A d'un individu sera represente par le symbole du systeme suivi des nombres qui correspondent aux facteurs definis, ces nombres etant separes par une virgule, par exemple, HL-A1, 2, 7, 8. Lorsqu'un des facteurs a une designation W, le phe- notype sera exprime comme pr6cedemment mais en faisant pr&ceder le facteur en question de la lettre W, par exemple, HL-A1, W23, 7, W16. Le genotype doit etre determine par une analyse de segregation dans des familles (ou autres moyens d'analyse genetique) identifiant les deux combinai- sons de facteurs gouvernes par les deux chromo- somes homologues. Ces combinaisons, ou haplo- types, sont indique'es par les facteurs qui sont herites en couplage, separes par une virgule. Ainsi, en repre- nant les exemples precites, les haplotypes pourraient etre HL-A1, 8 et HL-A2, 7, et HL-A1, W16 et HL-A, W23, 7 respectivement. Le genotype est indi- que par les deux haplotypes separes par une barre oblique, par exemple: HL-A1, 8/2, 7. Une serie de facteurs serologiques, comme les sp& cificites HL-A, fait partie d'un systeme si les taux de recombinaison entre leurs determinants gene- tiques correspondants sont faibles. En pratique, la limite reelle de ces taux de recombinaison est fix6e par la resolution de la methode d'analyse par des arbres genealogiques humains si bien qu'il est impro- bable qu'elle puisse etre tres inferieure A 1 %. La consequence frequente, mais non obligatoire, d'une liaison aussi etroite est une association entre les fac- teurs a l'echelle de la population. Cette association peut varier d'une population a une autre. Pour recon- naitre qu'un nouveau facteur appartient a un systeme tel que HL-A, il y a ainsi lieu non seulement de faire une analyse de correlations dans une population pour les facteurs HL-A bien determines mais encore de faire des etudes familiales. II faut que les familles etudiees soient directement informatives en ce qui conceme les recombinaisons impliquant le nouveau facteur postule. Le Comite recommande qu'un nou- veau facteur ne soit rattache au systeme HL-A que s'il n'y a aucune recombinaison chez au moins 20 enfants genetiquement informatifs appartenant A trois familles au minimum. II serait alors improbable que le nouveau facteur puisse etre independant du systeme HL-A, une liaison relativement lache n'etant toutefois pas exclue, par exemple, avec un taux de recombinaison d'environ 10% au seuil de probabi- lite de 0,1. De nouvelles etudes familiales mettant en evidence un taux de recombinaison entre les fac- teurs HL-A inferieur a 1 %, ou des preuves chimiques menant A une comprehension des rapports gene/anti- gene pourraient a l'avenir justifier la subdivision du systeme HL-A en unites genetiques plus restreintes. Affectation de nombres Pour aboutir A la designation internationale des facteurs HL-A, il est recommande de proceder 136 NOMENCLATURE DES FACTEURS DU SYSTEME HL-A comme iH est indique ci-apres. En attendant l'auto- risation de mise en application, il convient de recourir it une d6signation locale; il ne faut pas utiliser de nombres precedes des symboles HL-A ou W. Essaipreliminaire dans le laboratoire d'origine. Le chercheur doit examiner les serums qui, presume- t-iI, definissent de nouvelles specificites au sein de sa propre s6rie de donneurs 'a caracteristiques bien determinees, en les comparant aux antiserums qui definissent des specificites HL-A connues. En outre, l'emploi de series de donneurs comprenant des indi- vidus de differents groupes raciaux peut etre tres utile; ceci est donc recommande dans la mesure du possible. Il est pr6conis6: 1. que le chercheur s'efforce de se procurer plus d'un serum definissant la nouvelle specificite pre- sumee; 2. qu'il dispose d'au moins 200 ml de chaque reactif. (Peuvent etre considerees comme equivalentes des quantites plus faibles 'a condition que le titre du serum soit eleve.); 3. qu'il utilise des reactifs permettant d'obtenir une reproductibilitd d'au moins 95% par une tech- nique eprouvee, specifiee par lui; 4. que ces reactifs soient mono- ou oligospeci- fiques d'apres les epreuves d'absorption faites sur au moins 10 cellules positives, les absorbats etant retestes sur les cellules du donneur ayant servi 'a l'immunisation ou sur au moins 10 cellules reagissant fortement. L'emploi de cellules dont on sait qu'elles possedent un allele non encore serologiquement determine de la serie allelique correspondante ainsi que de cellules connues comme etant homozygotes permet d'obtenir une definition plus precise d'une nouvelle specificite'. Autorisation de mise en application 1. Les serums doivent etre etudies sur les membres d'au moins trois familles genetiquement informa- tives comprenant au minimum 20 enfants; ils ne doivent montrer aucune recombinaison avec des facteurs HL-A. 2. Lorsque ces criteres ont ete satisfaits, les resul- tats doivent etre soumis 'a un laboratoire collaborant avec 1'OMS. Celui-ci peut procurer aux chercheurs des cellules, fraiches ou congel6es, provenant de sa propre s6rie de donneurs de groupes bien deter- mines. Les modalites de detail seront etablies par accord entre le chercheur et le laboratoire. 3. Finalement, il doit etre prouv6 que le reactif se revele operationnellement monospecifique par absorption avec, en g6n6ral, les cellules d'au moins 30 sujets positifs si la frequence de la reaction est superieure a 50%, ou avec les cellules d'au moins 15 donneurs positifs si la frequence de la reaction est inferieure i 15%. 4. S'il se confirme qu'il s'agit vraisemblablement d'une sp6cificite nouvelle, il convient de faire pro- ceder 'a une verification par un second laboratoire collaborant avec l'OMS. 5. Tous les renseignements utiles seront alors sou- mis au Comite qui, si la specificite ne correspond a aucun facteur anterieurement designe, lui attribuera un nombre W. Deux serums ne peuvent etre consideres comme definissant la meme sp6cificite que s'ils donnent des resultats identiques lorsqu'ils sont testes sur une serie d'environ 100 cellules dont 10, au moins, posi- tives et 10, au moins, negatives. Toute discordance observee lors de la premiere epreuve doit disparaitre a la seconde ou apres absorption. * * * F. H. Allen, New York Blood Center, New York, N.Y., Etats-Unis d'Amerique D. B. Amos, Duke Medical Center, Durham, N.C., Etats-Unis d'Amerique (PrJsident) J. R. Batchelor, Queen Victoria Hospital, East Grin- stead, Sussex, Angleterre W. F. Bodmer, University of Oxford, Oxford, Angle- terre R. Ceppellini, Institut de Genetique medicale, Univer- sit6 de Turin, Turin, Italie J. Dausset, Institut de Recherches sur les Maladies du Sang, Hopital Saint-Louis, Paris, France F. Kissmeyer-Nielsen, Hopital municipal d'Aarhus, Danemark P. J. Morris, University of Melbourne, Victoria, Australie (Rapporteur) Rose Payne, Stanford University School of Medicine, Palo Alto, Calif., Etats-Unis d'Amerique J. J. van Rood, Universite de Leyde, Leyde, Pays-Bas P. I. Terasaki, University of California School of Medi- cine, Los Angeles, Calif., Etats-Unis d'Am6rique Z. Trnka, Institut d'Immunologie, Bale, Suisse (Secre- taire) R. L. Walford, University of California School of Medicine, Los Angeles, Calif., Etats-Unis d'Amerique 137 TERMINOLOGIE Annexe LABORATOIRES COLLABORANT A L'ETUDE DES ANTIGtNES LEUCOCYTAIRES Professeur D. B. Amos et Dr F. E. Ward, Department of Microbiology and Immunology, Duke University Medical Center, Durham, N.C., Etats-Unis d'Am6rique Professeur J. R. Batchelor, Mclndoe Memorial Research Unit, Blond Laboratories, Queen Victoria Hospital, East Grinstead, Sussex, Angleterre Professeur W. F. Bodmer et Dr J. G. Bodmer, Genetics Laboratory, Department of Biochemistry, University of Oxford, Oxford, Angleterre Professeur R. Ceppellini, Centre d'Immunogenetique et d'Histocompatibilite - CNR, c/o Institut de Genetique m6dicale, Universit6 de Turin, Turin, Italie Professeur J. Dausset et Dr J. Colombani, Institut de Recherches sur les Maladies du Sang, H6pital Saint- Louis, Paris, France Dr p. Ivanyi, Institut de Biologie experimentale et de G6netique, Academie des Sciences de Tchecoslovaquie, Prague, Tchecoslovaquie Dr M. Jeannet, Hopital universitaire, Division d'H6ma- tologie, Centre de Transfusion sanguine, HOpital canto- nal, Geneve, Suisse Dr F. Kissmeyer-Nielsen, Banque du Sang et Laboratoire de Determination des Groupes sanguins, Hopital muni- cipal d'Aarhus, Danemark Dr p. J. Morris, Tissue Transplantation Laboratories, Department of Surgery, University of Melbourne, The Royal Melbourne Hospital, Victoria, Australie Dr Rose Payne, Dr C. Grumet et Dr H. Perkins, Depart- ment of Medicine (Hematology), Stanford University School of Medicine, Palo Alto, Calif., Etats-Unis d'Am6rique Dr J. J. van Rood, Departement d'Immunoh6matologie, Universite de Leyde, Leyde, Pays-Bas Dr p. I. Terasaki, Department of Surgery, University of California School of Medicine, Los Angeles, Calif., Etats-Unis d'Amerique Dr R. L. Walford et Dr G. Smith, University of California School of Medicine, Los Angeles, Calif., Etats-Unis d'Amerique Dr C. P. Engelfriet et Dr J. J. van Loghem, Laboratoire central, Service de Transfusion sanguine de la Croix- Rouge des Pays-Bas, Amsterdam, Pays-Bas 138

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Type de document Journal articles
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Source Organisation mondiale de la santé