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LYME DISEASE — 19S8 = MALADIE DE LYME — 1988

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Wkly Epidem fo c

No 1 - 5 January 1990

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Relevé ôpidôm hebd - N° 1 - 5 janvier 1990

LYME DISEASE - 19S8 — The number of cases o f Lyme disease is increas­ ing in this country. Of the 9 054 cases investigated in xheBorrelia laboratory between 1 January and 31 December 1988,462 were antibody positive. Clinical information obtained from a question­ naire sent out with positive laboratory results showed that in 246 cases the serological response confirmed the clinical diagno­ sis of Lyme disease (Table 1). T he majority o f the other positive findings were presumably due to antibodies reflecting an earlier infection. D enm ark.

MALADIE DE LYME - 1988 — Le nombre des.cas .de maladie de Lyme augmente dans ce pays. Sur les 9054 cas.examinés au laboratoire de Borrelia entre le 1er janvier e t le 31 décembre 1988,462 avaient une sérologie positive. Les renseignements cliniques tirés d’un questionnaire envoyé avec, les résultats positifs obtenus au laboratoire ont montré que dans 246 cas, la réponse sérologique confirmait le diagnostic clinique d e maladie de Lyme (Tableau 1). La majorité des autres, résultats positifs étaient sans doute dus â. des anticorps témoins d’une infection antérieure. • ’ D anem ark.

Table 1• Clinical manifestations in 246 cases of serologically confirmed Lyme disease, Denmark, 1988 Tableau J. Manifestations cliniques observées dans 246 cas de maladie de Lyme confirmés par examen sérologique, Danemark, 1988 fllmical mamffrgiaTinn — Manifestation clinique Erythem a chronicum m igrans — E rythèm e chronique m igrant Lym e disease w ith neurological m anifestations — M aladie de Lyme avec manifestations n e u ro lo g iq u e s ........................................... . A croderm auus — A c ro d e rm a u te .................... A rthritis — A rthrite . . .................« ............................................. Lym phocytom a wiib Borrelia — Lym phocytom e à Borrelia M yocarditis — M y o c a r d it e .............................. .................... T o tal . .................................................................................................... Number of cases Nombre de cas 142 48 a 29 19 3 5 246 ...

1 Inclining 3 with chrome progressive encephalomyelitis. — Dont 3.cas d’encéphalomyéliie évolutive chronique,

The following comments are based on the returned question­ naires and the daily advisory service of the Borrelia laboratory: — Tick bite without symptoms is not an indication for serologi­ cal investigation or antibiotic therapy. — Erythema chronicum migrans (ECM) should always be treated although it is generally a self-limiting condition. ECM is a primary clinical sign which, depending on its duration, can be confirmed serologically through combined IgG/IgM diagnosis in 40-60% of the cases. — It is sometimes difficult to differentiate general common symptoms associated with ECM, such as’headache, muscle and lower back ache from symptoms of Borrelia- meningoradiculitis (BMR). This is particularly true-in children and young patients. Experience has shown that patients with pronounced general symptoms can be suffering from BMR, in which case lumbar puncture should be considered even in th e absence of nuchal rigidity or neurological symptoms. A patient with an increased CSF lymphocyte count should be diagnosed as suffering from BMR and treated parenterally. Therapy should not await results of the serological in­ vestigation. Peroral treatment of BMR is not_suffitient and can induce-atypical and prolonged illness. ; ~ — Children often show a BMR picture different from the painful radiculitis which is the major sign in adults. Children mainly show neurological signs, in particular peripheral facial pa­ resis. The general condition can be preceded for weeks or months by headache, anorexia, weight loss and malaise with­ out neurological signs. — Negative results of serological investigations do not exclude BMR, since 6-8 weeks can elapse before IgG antibodies can be demonstrated. In general, antibodies appear first in the CSF. In the presence of prolonged neurological illness (for example more than 3 months) where Lyme disease is suspected, a serum specimen should be sent to the laboratory. In case of positive serological findings, CSF cells and antibodies should then be investigated. ~ - — Antibodies can remain for a long tjm e (months or years) after treatment, or after a spontaneously cured or asymptomatic infection. Antibodies detected in the- absence-of current clinical signs of Lyme disease are not an indication for therapy. T he cured disease apparently does not provide protective immunity.

Les remarques ci-après ont été inspirées par les réponses aux ques­ tionnaires et les indications fournies par le service de consultations quotidiennes du laboratoire de Borrelia : — Les morsures de tiques sans symptômes ne constituent pas d’indica­ tions d’examen sérologique ou d’antibiothérapie. — Les cas d’érythème chronique migrant (ECM) doivent toujours être soignés, bien que cette maladie évolue en général vers la guérison spontanée. L’ECM est un signe clinique primaire qui, selon sa durée, peut être confirmé sur le plan sérologique par diagnostic combiné IgG/IgM dans 40 à 60% des cas!' — Il est parfoirdifficile de distinguer les symptômes généraux courants de l’ECM, tels que céphalées^ douteurs musculaires et lombalgies, des symptômes de la méningoradiculite à Borrelia. Cela est particu­ lièrement vrai chez les enfants e t les jeunes. L’expérience a montré que les sujets présentant des' symptômes généraux marqués peuvent être atteints de méningoradiculite iBorrelià, m qael cas il faut en'visagerune ponction lombaire, même èn l’absence de raideur de la nuque ou de symptômes neurologiques. Tout malade chez lequel on observe une augmentation d u nombre des lymphocytes dans le liquide céphalorachidien doit être considéré comme atteint de méningoradiculite à Borrelia et traité par voie parentérale, sans attendre les résultats de l’examen sérologique. Le traitement de la méningoradiculite à Borrelia p zi voie buçcale~ne suffit'pas et peut induire line affection atypique et prolongée. - J— Chez les enfants, letàbleaii de la maladie est souvent différent de la radiculke douloureuse qui constitue le signe principal chez l’adulte. Les enfants présentent surtout des signes neurologiques, en particu­ lier une parésiefaciale périphérique. La maladie peut être précédée, pendant des semaines voire des mois, de céphalées, d’anorexie, de perte de poids et dç malaises sans signes neurologiques. — Une sérologie'négative n’exclut pas la mêriingoradTculîte'altôrre/ib . dans la mesure où 6 à 8 semaines peuvent s’écouler avant que l’on ne puisse mettre en évidence des anticorps IgG. En règle générale, les anticorps apparaissent d’abord dans le liquide céphalorachidien. En présence, de troubles neurologiques prolongés (par exemple de plus de 3 mois) et lorsque l’on soupçonne la présence de maladie de Lyme, il convient d’envoyer un échantillon de sérum au laboratoire. En cas de résultat positif, il faudra'examiner alors ies cellules er les anticorps du liquide céphalorachidien— Les antiççrps peuvent persjsjer longjçmps (des mois ou des années) après le traitement ou après une infection guérie spontanément ou — asymptomatique.-La-présence d’anticorps-en- fabsenee de signes cliniques de maladie de Lyme ne constitue donc pas une indication de traitement.La maladie une fois guérie ne confère apparemment pas d’immunité protectrice.

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Treatment

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... .Traitement L’ECM sera traité avec de la pénicilline V à raison de 1,5 million d’unités x 3 pendant 10 jours (enfants, 0,15 million d’unités/kg/jour). En cas d'allergie à la pénicilline, on administrera de la tétracycline à raison de 250 mg x 4 ou de la doxycychne à raison de 100 mg x 1 pendant 10 jours (pour les enfants de moins de 12 ans, il est recommandé d’admi­ nistrer de l'érythromycine à raison de 50 mg/kg/jour pendant 10 jours). Sinon, l’érythromycine n’est pas recommandée pour le traitement de la maladie de Lyme. La méningoradiculite à Borreha doit être soignée par voie parentérale à l’aide d’une forte dose de pénicilline G, soit 20 mil­ lions d’unités par jour, réparties en 4 doses pendant 10 jouis (enfants, 0,4 million d’unités/kg/jour). Le même traitement par voie parentérale est recommandé pour la myocardite. Il est recommandé d’administrer de la pénicilline G à raison de 20 millions d’unités par jour pendant au moins 14 jours en cas de méningoradiculite à Borrelia chronique (neuroborréliose évolutive chronique). L’administration de Ceftriaxon à raison de 1 g x 2 par jour par voie intraveineuse (50 mg/kg/jour pour les enfants) est recommandée pendant 10 à 14 jours à la place du traitement à la pénicilline par voie intraveineuse pour la méningoradiculite à Borreha ou pour la neuroborréliose chronique. Pour les cas d’arthrite à Borreha ou de dermatite chronique atrophique, il est recommandé de donner de la pénicilline V à raison de 1,5 million d’unités x 3 ou de la doxycycline à raison de 100 mg x 2 pendant 21 jours. Il n’existe pas de vaccin contre la maladie de Lyme, souvent confon­ due avec l’encéphalite transmise par les tiques ou la méningo-encéphalite printanière/estivale, ces 2 dernières maladies pouvant être prévenues par la vaccinanon. Le dernier cas d’encéphalite transmise par les tiques diagnostiqué au Danemark (Bornholm) s’est produit il y a 5 ans. Le risque de contracter cette maladie est extrêmement faible en dehors des zones d’endémicité (côte est de la Suède, est et sud-est de l’Autriche), à moins que le risque d’exposition aux tiques ne soit très élevé (personnes appelées à travailler dans, les forêts, populations permanentes, randon­ neurs).

ECM is treated with penicillin V 1.5 million units x 3 during 1Qdays (children 0.15 million units/kg/day). In case of penicillin allergy, tetracyclin 250 mg x 4 or doxycyclin 100 mg x 1 during. 10 days (for children below 12 years, erythromycin 50 mg/kg/day during 10 days is recommended). Erythromycin is otherwise not recommended for the treatment of Lyme disease. BMR should be treated parenterally with a high dose of penicillin G 20 million units daily, distributed in 4 doses during 10 days (children 0.4 million units/kg/day). The same parenteral therapy is recom­ mended for myocarditis. Penicillin G 20 million units daily dur­ ing at least 14 days is recommended during chronic BMR (chronic progressive neuroborreliosis). Ceftriaxon 1 g x 2 daily intravenously (50 mg/kg/day for children) is recommended dur­ ing 10 to 14 days as an alternative to the massive intravenous penicillin treatment of BMR or chronic neuroborreliosis. For Borre/ia-arthntis or acrodermautis chronica atrophica, penicillin V l,5 m illio n u n itsx 3 o rd o x y cy clin l0 0 m g x 2 during 21 days is recommended.

There is no vaccine against Lyme disease, which is often mis­ taken for tick-borne encephalitis (TBE), or spring/summer meningoencephalitis — the latter 2 preventable through vaccinauon. The last case of TBE diagnosed in Denmark (Bornholm) occurred 5 years ago. There is very little risk of TBE outside endemic areas (Swedish east coast, eastern and southeastern Austria) unless there is considerable exposure to ticks (forest workers, permanent population, cross-country runners).

(Based on/D’après: EPI-NYT, N° 36, 1989; Statens Serummsticut.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé