IONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE UONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE IJOUEST GROUPE ECOLOGIQUE Douzième session Bamako. 25 Féwier - Ler Mars 1991 ocP/vcu /HYBrolet.4 ORIGINAL: FRANCAIS SERVICE DE SURVEILI-ANCE DE L'ENVIRONNEMENT AQUATQUE/OCP Surveillance de Ia faune entomique des cours d'eau traités en Côte d'Ivoire et en Sierra léone (Résumé) I-aurent YAMEOGO I-a surveillance de routine de la faune entomique des cours d'eau sélectionnés par le Groupe Ecologique, les études d'impact des candidats larvicides antisimulidiens sur Ia faune non-cible, la centralisation, la saisie et l'exploitation partielle des données de la surveillance aquatique dans la zorlLe du Programme et enfin, la coordination des activités de surveillance ont été les principales activités du service pour l'annêe 7989/1990. A) Surveillance des cours d'eau traités La saison 1989/1990 (période couverte par notre rapport) a été marquée par une situation pluüométrique médiocre ayant entraîné des arrêts précoces d'écoulement sur certains "grands" cours d'eau de l'aire initiale du Programme.I-es facteurs physico-chimiques (pH, conductivité, température) présentent des valeurs très proches de celles des années précédentes. I-a surveillance a concerné 8 (huit) sites, dont 3 (trois) en Sierra Iéone et 5 (cinq) en Côte d'Ivoire, répartis sur 6 (six) cours d'eau. Le résultat le plus marquant semble être I'absence d'impact net des traitements saisonniers et sélectifs réalisés en 1989 en Sierra léone. I-es variations d'abondance notées en décembre sont liées aux conditions hydrologiques. I-a structure et la composition des peuplements sont stables sauf à Makpankaw sur le Pampana où I'utilisation d'ichtyotoxiques par les populations locales avant notre passage pour la collecte de données pré-traitements, nous a procuré une situation moins bonne par rapport à celle post-traitement. Sur le Bandama blanc, l'utilisation du pyraclofos n'a pas induit de modifications décelables tant sur les densités que sur la richesse de la faune sa:ricole, même si I'échantillonnage réalisé 3 semaines seulement après l'arrêt des traitements indiquait une forte baisse de la densité faunistique et une raréfaction de certains taxons. A Danangoro sur la Maraoué, la situation telle que présentée l'année dernière a peu évoluê;la séparation entre les données chlorphoxime - perméthrine et les autres est assez nette (fig. 20). Sur la Comoé, la dérive anormalement élevée des Mockokidae (Synodontis essentiellement) signalée en 88 n'a pas été observée en 89, mais certaines valeurs de la dérive diurne demeurent supérieures arD( valeurs moyennes enregistrées sur les autres cours d'eau de même importance. Enfin, notons le changement intervenu en 1990 dans la couverture larvicide des cours d'eau, la saison de la lutte et la nature des produits utilisés en Sierra Iéone. I-a surveillance a donc été renforcée pour suiwe de manière plus précise l'impact des larvicides les moins sélectifs sur la faune benthique. 2B) Sélection de nouveaux larvicides Des tests ont été réalisés avec le phoxime (formulations 40 Vo EC et 50 Vo), tant en gouttières qu'en rivière (essai ponctuel). L-OMS 3050 (un pyréthrinoïde à 20 Vo EC) a également fait l'objet de tests en gouttières en parallèle avec de fortes doses de chlorphoxime, de phoxime et de BÂ H 14. Aux doses testées en rivière, le phoxime n'a pas eu d'impact üsible sur les poissons [.es effets sur les invertébrés semblent être comparables à ceux du chlorphoxime. IjOMS 3050, aux doses de 0,025 et 0,03 ppm de matière activef l0 min., induit un décrochement des invertébrés benthiques assez proche de ceu( occasionnés par la perméthrine. Quant au B.t. H 14, un surdosage de 10 fois ne modifie pratiquement pas l'intensité du décrochement des insectes en gouttières. C) Saisie et exploitation des données Les données reçues avant fin octobre 1990 ont fait l'objet d'une exploitation partielle et les graphes et tableaux sont contenus dans les annuaires 1989/1990. Un effort est à fournir par I'équipe de la Côte d'Ivoire surtout qui, depuis 3 ans n'a jamais êté àjour dans les envois de données. D) Coordination des actiütés Des concertations régulières ont été engagées avec la plupart des équipes sur les questions matérielles, de protocoles, de conduite des travaux de recherche, de mise en application des recommandations du Groupe Ecologique et de suivi des termes des Accords Techniques de Service. De petits problèmes demeurent mais dans l'ensemble, des efforts sont fournis de part et d'autre pour la bonne marche de la surveillance. ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST SERVICE DE SURVEILI-ANCE DE IJENVIRONNEMENT AQUATIQUE SURVEILI-ANCE DE I-A FAUNE ENTOMIQUE DES COURS D'EAU TRAITES EN COTE D'IVOIRE ET EN SIERRA LEONE (Rapport d'activités 1989 I 1990) ocP/vcu/EMS/e0.s SURVEILLANCE DE I-A FAUNE ENTOMIQUE DES COURS D'EAU TRAITES EN COTE D'IVOIRE ET EN SIERRA LEONE (Rapport d'activités 1989 I 1990) o Service de surveillance de l'enüronnement aquatique OCP/VCU Généralités Conformément arD( recommandations faites par le Groupe Ecologique et 1987,la surveillance de la faune benthique des cours d'eau retenus par cet organe statutaire du Programme (à l'exception de Sassambaya/Niandan en Guinée), est assurée par le service d'hydrobiologie de I'OCP. Huit sites (tableau I) sont concernés par cette surveillance. Parmi ceux-ci, trois de la Sierra-Iéone ont reçu des larvicides pour la deuxième année consécutive. Tableau I : Stations surveillées par le service d'hydrobiologie de I'OCP I-es cours d'eau et stations de surveillance sont présentés à la figure 1.. Les sites prospectés sur le Jong y sont également mentionnés. Pays/Site/Rivière Code (station) Début surveillance Début traitement Côte d'Ivoire Danangoro/Maraoué Entomokro/Maraoué Niaka/Bandama blanc Béma-Amont/Bandama blanc Gansé/Comoé Sierra-Iéone Musaia/Mongo Makpankaw fPampana Outamba-park/Kaba 8 t6 3 2 73 72 71, juillet 1975 dêcembre 1977juillet 1975 juin 1985 juillet 1975 féwier 89 mars 89 féwier 89 mars 1979 mars 1979 décembre 1975 décembre 1975 tl avril 1989 awil 1989 avril 1989 2I-e personnel ayant participé aux travaux de terrain et de laboratoire est indiqué en annexe 1. De la main d'oeuwe temporaire a étê utilisée pour les tris des échantillons de faune benthique et pour les captures de juveniles de poissons pour les tests de nouveaux produits. Hydrologie et utilisation des larvicides I-es débits des cours d'eau aux stations de surveillance ainsi que les larvicides utilisés d'aorit 89 à juillet 90 sont illustrés par les figures 2 à 7. l-a pluüométrie de l'année 89 a été médiocre, concentrée essentiellement sur les mois d'août et de septembre avec un arrêt précoce des pluies sur la quasi-totalité de la zone d'étude. Cela a entraîné une baisse vertigineuse des hauteurs limnimétriques dès le mois d'octobre, et un écoulement si faible en mars qu'il êtait impossible d'effectuer l'échantillonnage sur la Maraoué et le Bandama blanc. Pendant la période couverte par le présent rapport, le Bandama blanc a été utilisé pour l'évaluation de l'efficacité et des effets adverses du pyraclofos aux hautes eaux. I-e fu H 14 a ensuite été employé à l'étiage sur la section concernée par notre étude. Le carbosulfan et la perméthrine ont été les larvicides utilisés aux hautes eau( sur la Comoé et la Maraoué. I. LE BANDAMA BI-ANC A NIAKA (Site 03) l,e cours d'eau a servi à l'expérimentation de trois produits antisimulidiens. Après le carbosulfan en L985, la cyphénothrine fut testée pendant 4 semaines seulement en 1988 puis remplacée par le carbosulfan. L'essai opérationnel du pyraclofos s'y est déroulé ensuite en septembre/octobre 1989 pendant 8 semaines. 1) Etude de la dérive a) Dérive de iour L'indice moyen de la dérive de jour récoltée à l'aide des filets de 200 p à 14H 00 est compris entre 0 et L6, la valeur la plus élevée ayant été enregistrée en mai 1988. En 1989 et 1990, la dérive était moins fournie avec un indice n'excédant pas 7 individus/m3 d'eau filtrée (Fig. 8). Après I'utilisation du pyraclofos, les valeurs de l'indice de dérive de jour sont en moyenne plus faibles que celles de la même période (novembre à awil) des années précédentes. Or plus l'indice de dérive de jour est faible, moins le milieu peut être considéré comme perturbé. 3Dans ta plupart des cas, les Diptères (Chironomidae essentiellement) constituent l'essentiel de cette dérive de jour (Fig. 9). [a dérive de jour récoltée à l'aide des filets de 500 pr est plus faible, comprise entre 0 et 3 (Fig. 10), les valeurs maximales étant enregistrées en mars/awil avec une bonne participation des Ephémères. b) Dérive de nuit I-a nuit, la dérive est normalement plus forte et plus riche que le jour car, c'est une dérive d'activité biologique. A Niaka, la valeur du rapport Indice de dérive de nuit/Indice de dérive de jour atteint 193 en décembre 88. tæs valeurs les plus faibles de ce rapport 4,6 et 7,3 sont obtenues en novembre, donc peu après l'arrêt de l'utilisation des larvicides les moins sélectifs. Dans la dérive de nuit, les Ephéméroptères sont prépondérants, sauf en novembre 87 et 88 où ce sont les Trichoptères qui étaient dominants. Aussi bien dans la dérive de jour que dans celle de nuit, Centroptilum + Baetis est le groupe de taxons le mieux représenté parmi les Ephéméroptères. Chez les Trichoptères, les Hydropsychidae et principalement le genre Cheumatopsyche sont les plus abondants, tandis que parmi les Diptères, les Chironomidae dominent avec, surtout les Tanypodinae la nuit et les Orthocladiinae le jour. On notera la présence régulière des Caenidae, Philopotamidae, Chironomini, Orthocladiinae, Tanytarsini, Sralidae, Hydracariens, Centroptilum + Baetis et Cheumatopsyche digitata dans la dérive de jour. Dans la dérive nocturne, l'on trouve les Elmidae, Libellulidae, Hydroptilidae et Ecnomidae en plus des organismes de la dérive diurne. 2) Etude de la faune saxicole Cette étude est assez délicate à Niaka où l'échantillonnage est réalisé sur des blocs latéritiques quelque peu alvéolés. L'on note toutefois que la densité de la faune était ma:rimale en février 89, avant l'emploi du pyraclofos sur Ie Bandama blanc. I-es Ephéméroptères et Trichoptères constituaient alors plus de 68 Vo de Ia faune puis, en mars et avril, ce sont les Diptères (Chironomidae essentiellement) qui sont les mieux représentés. Suite à l'essai opérationnel, les premiers prélèvements à l'échantilonneur de Surber ont été réalisés en décembre 89, près de 8 semaines après l'arrêt des traitements. La densité était même supérieure à celle de féwier 89 (Fig. 11) et les Trichoptères constituaient près de la moitié de la faune,le reste êtant constitué surtout de Chironomides (35 Vo) et d'Ephéméroptères (13 Vo). 4Il ressort donc de ces données que le pyraclofos n'a pas induit de modifications particulières dans la composition ni dans l'intensité de la dérive après l'arrêt de l'expérimentation. [-es densités de faune saxicole n'en ont pas été affectées même si la composition qualitative est légèrement modifiée avec une faible sinon une rare présence des Coléoptères. IL LE BANDAMA BLANC A BEMA (Site a8) Station établie en 1985 peu avant I'essai opérationnel du carbosulfan, elle est régulièrement suivie depuis lors et les données "Surber" sont plus intéressantes car l'échantillonnage s'effectue dans de bonnes conditions. Il n'y a malheureusement pas de données pré-traitement pour cette station, ce qui aurait permis des comparaisons efficaces. 1) Etude de la dérive a) Dérive de jour L'intensité de la dérive de jour récoltée à 14H 00 à l'aide de filets de 200 p est comprise entre 2 et 17 individus/m3 d'eau filtrée (Fig. 12). I-es Chironomidae constituent, dans la plupart des cas, l'essentiel de cette dérive de jour. I-es Ephéméroptères y sont également bien représentés (Fig. 13). L'évolution de l'intensité de la dérive de jour récoltée à l'aide des filets de 500 p est différente de celle de la dérive de 200 p. Par ailleurs, les Chironomidae n'y sont bien représentés qu'en féwier, mars et awil 89 essentiellement, presqu'à égalité avec les Trichoptères. Dans les autres cas, ce sont les Ephéméroptères qui participent fortement à la dérive (Fig. 1a). De même qu'à Niaka, l'indice de dérive de jour (500 p) est faible, compris entre 0 et 3 individus/m3 d'eau filtrée. b) Dérive de nuit Elle est comprise entre 24 et 190, la valeur la plus élevée ayant êté emegistrée en mars 1990 (Fig. 15), dominée essentiellement par les Ephéméroptères comme dans la plupart des cas. Parmi les Ephémères, ce sont les Caenidae qui sont dominants puis viennent les Baetidae (Centroptilum + Baetis essentiellement). I-e rapport, Indice de dérive de nuit/Indice de dérive de jour est compris entre 6 et 38 alors qu'il atteignait 193 à Niaka. 5En plus des Caenidae, Chironomini, Orthocladiinae, Tanytarsini, Tanypodiinae, Elmidae, §ralidae, Hydracariens, Centroptilum * Baetis et Pseudopannota qui sont régulièrement rencontrés dans la dérive de jour, la dérive nocturne comporte des Leptophlebiidae,Hydroptilidae,Leptoceridae,Ceratopogonidae,sisyridae,Ophelmatostoma Kiminsi, Cheumatopsyche falcifera, C. digitata mais également des Sralidae, Hémiptères, Ecnomidae, Heptageniidae et Odonates. c) Etude de la faune saxicole I-es densités sont élevées à Bèma où les ma;rima sont rencontrés en féwier 88 et 89 et en mars 1990 (Fig. 16). Malgré l'utilisation du pyraclofos pendant 8 semaines, la faune est restée diversifiée et abondante à Bèma où la situation est peu différente de celle des années précédentes. Les Trichoptères consituent l'essentiel des organismes, dominés surtout par Cheumatopsyche digitata. I-es Caenidae qui sont bien représentés dans la dérive de nuit constituent ici moins de 10 Vo des organismes, sauf en novembre 88 où ils sott 2'1, Vo. Une analyse factorielle des correspondances (AFC) a été réalisée sur les données de Bèma. Le plan factoriel F1 x F2 (Fig. 17) construit à partir des axes principaux présente un pourcentage d'inertie global de 61. Vo. Uu<e F1 oppose les Hydropsychidae aux Baetidae, Caenidae, Tanypodinae et Orthocladiinae. Il se traduit du point de vue des relevés par une opposition entre les larvicides les plus sélectifs (fu U 14) et les autres (perméthrine). Il semble être un axe de toxicité. I-e carbosulfan occupe une position intermédiaire tandis que le pyraclofos est à cheval sur le fu ff 74 et le carbosulfan. Uw<e F2 oppose quant à lui les Hydropsychidae, Baetidae et Orthocladiinae au Tanytarsini et Chironomini. Nous n'avons pas une interprétation écologique pour cet axe. Notons toutefois que l'échantillon de novembre 1989 est complètement excentré par rapport au reste. Il correspond à une pollution industrielle occasionnée par une usine de sucre. Iæ pyraclofos ne semble donc pas avoir eu un impact marqué sur la faune sa.nicole à Bèma même si l'échantillonnage qualitatif réalisé 3 semaines après l'arrêt des traitements indiquait une forte baisse de la densité faunistique et une raréfaction de certains taxons. 6III. LA MARAOUE A DANANGORO ET ENTOMOKRO Outre les séquences habituelles de traitements : B.t. aux basses eaux, chlorphoxime à la remontée des eaux et carbosulfan/perméthrine aux hautes eaux, la Maraoué est traitée au pyraclofos depuis Ie début de la décrue (novembre 1990). Ces traitements nous permettront d'évaluer l'impact du pyraclofos sur la structure des peuplements de saison sèche. L échantillonnage est en cours et se poursuiwa jusqu'en mars/awil 199t. 1.. I-a Maraoué à Danangoro (site 08) a) Etude de la dérive de jour Récoltée vers 1.3H 00 à l'aide de filets de 500 p de üde de mailles, la dérive de jour est plus faible en 89/90 qu'en 88/89 (Fig. 18) et dominée par les Trichoptères alors que c'était les Ephéméroptères qui la composaient en majorité (Fig. 19). I-a dérive de 14H 00 (filets de 200 p) est comprise entre 0 et 19 de 1987 à 1990, et les Ephéméroptères et Trichoptères contribuent pour une bonne part à celle-ci (Fig. 20). Iæs Baetidae (Pseudopannota bertrandi essentiellement) et les Hydropsychidae (Cheumatopsyche digitata) constituent la grande majorité des organismes récoltés dans la dérive. b) Etude de la dérive de nuit I-a dérive nocturne est une dizaine de fois plus forte que celle diurne (Fig. 21). Elle est riche et diversifiée, dominée par les Hydropsychidae dans de nombreux cils comme ça l'était en 1988/89 (Fig. 22). l-es Ephéméroptères (Caenidae surtout) sont abondants également de même que les Macronematinae (Trichoptères). Si la dérive de nuit est élevée, elle reste inférieure à celle de l'année précédente tout en étant aussi riche et aussi diversifiée. c) Etude de la faune saxicole Iæs densités de faune sont relativement élevées en 1990 (Fig. 23) mais c'est enjanvier 1988 que l'on note la densité la plus forte alors qu'en 1987, après l'utilisation en 1986 de la perméthrine, les densités les plus faibles ont été enregistrées. Iæs Trichoptères (Hydropsychidae essentiellement) constituent une part importante de Ia faune sa:ricole à Danangoro en 1990 alors que les Ephéméroptères (Caenidae, Baetidae du genre Pseudopannota) étaient prépondérants en janüer 1989. Dans l'ensemble, la faune sa:ricole connaît depuis 1984 des fluctuations interannuelles d'amplitudes variables qui ne semblent pas avoir été affectées par l'utilisation du carbosulfan. 7UAFC des données récoltées pendant la période traitée, de 1979 à 1990 (Fig.2a) est peu différente de celle de la période 1979 -7989. I-es prélèvements réalisés pendant des mois de traitement au B.t. H 14, à I'Abate (*) ou au B.t. précédés de traitements au carbosulfan s'opposent aux prélèvements réalisés pendant des périodes de traitements au chlorphoxime ou au B.t. précédés d'épandages de perméthrine. L'on notera la position particulière du relevé du premier traitement à l'Abate (*) "t du relevé carbosulfan. I-orsque le carbosulfan est utilisé en saison sèche, il entraîne des modifications telles que les relevés se placent avec les relevés perméthrine et chlorphoxime. 2) I-a Maraoué à Entomokro a) Etude de la dérive de jour Les récoltes faites à l'aide de filets de 500 p de üde de mailles indiquent ici une intensité de dérive plus forte qu'à Danangoro comme cela avait été signalé les années précédentes. Par contre, dans les deux cas, I'on note une baisse graduelle de l'intensité maximale de dérive d'une année sur l'autre depuis 1987 (Fig. 25). La dérive de 500 p est dominée par les Ephéméroptères (Baetidae surtout) en L990, alors que les Chironomidae étaient les mieux représentés en 89. Il en est de même de la dérive de jour de 200 p dont l'évolution depuis 1987 (Fig. 26) présente par ailleurs des caractéristiques proches de celles de la dérive de 500 p. Toutefois, la valeur la plus forte de l'indice de dérive de jour (200 p,) est enregistrée en décembre 89 alors que c'est enjanvier 90 que la dérive de 500 p est ma;rimale. I-es Ephéméroptères (Baetidae) restent toutefois bien représentés dans la dérive de 200 p en janvier 90. b) Etude de la dérive de nuit I-a dérive de nuit est forte, près de 20 fois plus abondante que celle de jour avec une bonne contribution des Ephéméroptères (Caenidae essentiellement) à celle-ci. Les Trichoptères y sont assez bien représentés également. I-a dérive de nuit est ma,ximale en décembre 89 (Fig. 27) comme dans le cas de la dérive de jour de 200 pr mais la contribution des Chironomides y est faible. c) Etude de la faune saxicole La faune saxicole est plus abondante également à Entomokro qu'à Danangoro. La densité semble être ma:rimale en janvier comme en 88/89 (Fig. 28) mais les valeurs sont plus élevées cette année même si elles n'atteignent pas celles de 87/88. 8I-es Trichoptères (Hydropsychidae) constituent une bonne partie de la faune des rochers (Fig. 29) mais Ia situation hydrologique ne nous a pas permis d'effectuer des prélèvements en mars et awil, mois pendant lesquels nous avions constaté en 89 une baisse inexpliquée de la densité des organismes avec une quasi-totale élimination des Ephéméroptères. rv. LA coMoE A GANSE (SrTE 02) En raisorq non seulement du débit élevé du cours d'eau pendant la saison des pluies mais également de la résistance développée par le vecteur au téméphos et au chlorphoxime, les traitements sont réalisés avec des larvicides moins sélectifs (perméthrine et carbosulfan) pendant la période des hautes earDl Depuis quelques années, d'importantes modifications sont intervenues dans le régime hydrologique du cours d'eau, entraînant des arrêts précoces d'écoulement à Gansé (décembre au lieu de mars/awil). a) Etude de la dérive de jour Ia dérive récoltée à l'aide de filets de 200 p est particulièrement élevée en septembre 89 (Fig. 30) alors que le cours d'eau n'était plus traité depuis 3 (trois) semaines(6 individus/m3 d'eau filtrée contre un manimum de 2 en 1988). I-a contribution des principaux groupes ta.ninomiques à cette dérive n'est pas la même en septembre et octobre (voir Annuaire des données) seuls mois pour lesquels nous avons des données. [æs Ephémères et Diptères constituent près de 80 Vo des organismes dans la dérive en septembre alors qu'en octobre, ce sont les Trichoptères qui sont prépondérants. b) Etude de la dérive de nuit (Fig. 31) Elle est presqu'égale à Ia dérive de jour en septembre 89, puis, présente des valeurs 3 et 4 fois plus élevées en octobre et novembre. [-es Ephéméroptères (Baetidae, Caenidae et Leptophlebiidae) y sont abondants. I-,es Trichoptères ne sont bien représentés qu'en novembre et les Chironomidae connaissent une participation décroissante de septembre à novembre. Parmi les Chironomides, les Chironomini sont les plus abondants tandis que chez les Trichoptères, aucun tæ(on ne présente une importance marquée tous les mois. Les Ecnomidae et Cheumatopsyche digitata qui étaient bien représentés en 1988 sont presqu'absents en 89 et seuls les læptoceridae et Cheumatopsyche copiosa sont récoltés régulièrement. 9A Gansé, parmi les organismes rencontrés uniquement dans la dérive nocturne figurent les Ecnomidae et les Heptageniidae dont nous avions déjà parlé dans le rapport de l'année dernière. V. LE MONGO A MUSAIA (Site 73) 1) Etude de la dérive I-a dérive de jour de 14H 00 (200 p) avant traitement est élevée par rapport aux valeurs pré-traitements de la zotre initiale du Programme. Ephéméroptères et Chironomides sont presqu'équitablement représentés et constituent l'essentiel de la dérive. Les Caenidae sont les Ephéméroptères les plus abondants tandis que les Chironomini et Orthocladiinae forment l'essentiel des Chironomides. Après quelques 15 semaines de traitements (awil à juillet 1989), l'intensité de la dérive diurne n'est pas fondamentalement modifiée mais les Trichoptères occupent une place importante dans la dérive. La dérive de nuit avant traitement est élevée (plus de 40 fois celle diurne) mais elle devient à peine 6 fois l'intensité de Ia dérive de jour 5 (cinq) mois après l'arrêt des premiers traitements, avec corlme précédemment, une plus forte participation des Trichoptères à la dérive bien que les Ephéméroptères y soient dominants. 2) Etude de la faune saxicole I-a densité de la faune sa:ricole n'est pas particulièrement élevée avant traitement (106 individus/"Surber"). I-es Diptères y sont les plus abondants et les Tricorythidae ne représentent que 0,78 Vo de la faune des rochers. [^a situation n'a pas été inlluencée par les traitements au B.t. et au téméphos de montée des eaux. Les Chironomides restent la faune dominante après l'arrêt des traitements et les densités des principaux groupes taxinomiques augmentent (exception faite des Simuliidae et Coléoptères). 3) Conclusion Bien que la quantité de données disponibles soit faible pour des analyses statistiques, les résultats enregistrés après la première campagne de traitements larvicides du Mongo n'indiquent pas de modifications majeures imputables aux effets des larvicides. La baisse de la valeur du rapport DN/DJ après traitement constitue toutefois le signe d'une perturbation du milieu aquatique. 10 VI. LA KABA A OUTAMBA-PARK (Site 71) L) Etude de la dérive Avant traitement, la dérive de jour de 14H 00 (200 p) est diversifiée et l'indice est dans la fourchette des valeurs pré-traitements obtenues dans l'aire initiale du Programme (cf. rapport VCU No.28-1990). Cet indice est plus faible 4 mois après l'arrêt des traitements mais retrouve sa valeur initiale en mars et awil 90. l-a richesse n'est pas particulièrement modifiée et les Ephéméroptères constituent une bonne partie de la faune. Parmi ceux-ci, les Baetidae et Tricorythidae sont les plus abondants. I-a dérive de nuit suit à peu prés Ia même évolution que celle diurne : forte avant traitement, elle baisse en décembre puis remonte en mars et àwil. I-e rapport D-N/DI qui était de 20,4 avatt traitement n'est plus que de 4,7 en décembre, passe à17,6 en mars et 9 en avril. I-es Ephéméroptères dominent dans cette dérive, suivis des Trichoptères. Les Chironomides y sont faiblement représentés. 2) Etude de la faune saxicole La densité de la faune des rochers est relativement élevée à Outamba-park avant traitements. Elle est légèrement plus faible en décembre 89 (quelques mois après I'arrêt des traitements). I-a, richesse est également plus faible mais en mars et awil 1990, l'on retrouve une richesse comparable à celle d'avant traitement et les densités sont nettement plus élevées. Læs Ephéméroptères (Tricorythidae et Baetidae) sont les taxons les mieux représentés sur ce site. 3) Conclusion I-es traitements saisonniers réalisés au téméphos et au B.t. H L4 ne semblent pas avoir eu un impact sur la faune de la Kaba à Outamba-park. La faible baisse de la richesse et de la densité observée en décembre 89 (mois pendant lequel les débits sont encore élevés dans cette région) est une situation liée essentiellement à la saison. Il est intéressant de noter le maintien de la structure des peuplements et des Tricorythidae sur le site après un peu plus de 3 mois de traitements aux larvicides les moins sélectifs. En 1990, les traitements ont été intensifiés et des larvicides, moins sélectifs tels la perméthrine et le carbosulfan, utilisés. I-e dépouillement des échantillons en cours de réalisation nous permettra d'évaluer l'ampleur des modifications attendues. 11 VII. LE PAMPANA A MAKPANKAW (Site 72) 1) Etude de la dérive L'intensité de la dérive de jour récoltée à 14H 00 à l'aide de filets de 200 pr est faible (avant traitements) à Musaia et comparable à celle généralement enregistrée dans l'aire initiale du Prograrnme. Elle est plus forte en décembre 89 (après traitements) mais reste dans la fourchette des valeurs pré-traitements. l-es Chironomides (Orthocladiinae surtout) y constituent une part importante de la dérive mais les Ephéméroptères sont également, dans la plupart des cas, assez bien représentés dans la dérive de jour. I-es Hydracariens et les Corixidae participent pour une part non négligeable et inhabituelle à la dérive de jour qui est plus riche en décembre 89. I-a dérive de nuit est près de 50 fois plus forte que celle diurne avant traitement, baisse en décembre 89 (pendant que celle diurne augmente) avant de remonter en mars et avril 90. Elle est plus riche que la dérive de jour avec une participation particulière de Neoperla sp, de poissons (alevins), de Sisyridae, d'Ophelmatostoma kiminsi (Baetidae), de Dicercomyzon (Tricorythidae). I-es Ephéméroptères (Caenidae, Baetidae et Leptophlebiidae) sont dominants. 2) Etude de la faune sa;ricole Elle est assez riche mais peu abondante en mars 89 (avant traitements) en raison de l'utilisation d'ichtyotoxiques sur Ie cours d'eau par des pêcheurs locaux (cf. rapport VCU No. 28-1990).I-es Chironomides (Orthocladiinae) y sont dominants et les Macronematinae qui constituaient l'essentiel des Trichoptères en mars 89, sont rejoints par les Hydroptilidae, Ecnomidae et Hydropsychidae à partir de décembre 89. 3) Conclusion A Makpankaw, l'évolution de la dérive diurne semble suiwe celle des densités de la faune sa;ricole. La dérive diurne est également influencée par les Chironomidae qui constituent plus de la moitié des organismes des dalles rocheuses. Après la première campagne de traitements larvicides antisimulidiens, la structure des peuplements reste stable malgré une baisse temporaire du rapportD-N/D:f t2 Annexe 1 Personnel ayant participé aux activités du service L. Bakoné (saisie et exploitation des données surtout) S. Bakayoko (à temps très partiel) M. Bihoum B. Coulibaly B. Dolbézanga J.-M. Tapsoba L. Yaméogo N.B. Pour le tri des organismes et la pêche, nous avons eu recours cette année encore, aux services des temporaires suivants pour une durée totale de 26 mois (Sékou Koné, Nazaire Simporé et Abdoulaye Yago).
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Surveillance de la faune entomique des cours d'eau traités en Côte d'Ivoire et en Sierra Léone : resumé
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