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Rapport d'enquête entomologique dans la région d'Inga (Bas-Congo) en République démocratique du Congo : 18 mars - 5 avril 2000

Organisation mondiale de la santé
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iI t l{Lri, PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE (APOC) RAPPORT D'ENQUETE ENTOMOLOGIQUE DANS LA REGION D'INGA (Bas Conso) EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (18 Mars - 5 Awil 2000) Par S.TRAORE* et L.M. MANDIANGU** * Entomologiste médical de I'OCCGE, Institut Pierre RICHET, 0l BP 1500 Bouaké 01 (Côte d'Ivoire). ** Professeur à I'Université de Kinshasa, Servicxe de Parasitologire, BP 182, Kinshasa (République Démocratique du Congo). ..t I i PLAN I. INTRODUCTION 2. PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE. 2.1. Généralités. 2.3. Situation générale à Inga durant I'enquête 3. NATURE DES TRAVAIIX EFFECTUES. 3.1. Choix du point de capture. 3.2. Captvre des femelles de S. domnosttm s.l. 3.3. Dissection des femelles de S. domnowm s.l. 3.4. Récolte des larves de S. dnmnosum s.l. dans le CARNOY 3.5. Récolte des adultes de,S. domnosum s.l. en alcool. 3.6. Conservation des parasites récoltées lors des dissection. 4. RESULTATS. 4.l.F;tat des gîtes préimaginaux. 4.2. Résultats des captures et dissections des simulies 5. DISCUSSION DES RESULTATS. 6. CONCLUSIONS 7. FORMATION 8. CALENDRIER DES TRAVAIIX. 9. REMERCIEMENTS IO. BIBLIOGRAPHIE. T.INTRODUCTION. La stratégie de lutte adoptée par le Programme APOC, est le traitement par llvermectine sous Directives Communautaires (TIDC). Ce dernier, devant être poursuM pendant plusieurs décennies si I'on veut ramener et maintenir I'Onchocercose à un niveau où cette endémie ne constitue plus un problème de santé publique, APOC a décidé d'en évaluer I'impact sur I'intensité de la transmission du parasite Onchocerca volvulus. Ceci implique, au début de l'étude, le recueil de données sur les simulies responsables de la transmission de I'Onchocercose . espèces, longévité, taux d'infestations, charges parasitaires et indices entomologiques de transmission (essentiellement nombre de femelles infectieuses/1000 pares, nombre de larves infectanteÿ1000 pares, Potentiels Hebdomadaires, Mensuels et Annuels de Transmission : PHT, PMT, PAT). Les données recueillies pourront être comparées à celles qui seront obtenues après 4 - 5 ans de TIDC. Notre enquête avait pour but d'estimer, à la période des travaux, I'importance numérique des populations de femelles piqueuses de S. domnosium s.l. et d'établir leurs caractéristiques vectrices. Ces dernières servent à estimer le niveau de la transmission. 2. PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE. 2.1. Généralités. La région d'Inga fait partie de la Proünce du Bas Congo dont la capitale est Matadi, du District du Bas fleuve, du Territoire de SEKE BANZA et du Secteur de ISANGILA. Elles est située à 5o 30' de latitude Sud et l3o 35' de longitude Est, le long des rapides du fleuve Congo. Les principaux rapides sont Fwamalo et Shongo, en irmont de Matadi, ils couvrent une superficie d'environ 15 kmz (STANLEY, 1885; MAERTENS et al., 1971. La région est couverte par une savane de type guinéen avec galeries forestières le long des cours d'eau et des îlots forestiers. Du point de vue espèces vectrices, les données bibliographiques indiquent que seul S. domnosum s.l. est impliqué dans la transmission de I'Onchocercose dans la région d'Inga (MANDIANGU, 1998). NTIKA et al.(1970) retiennentt que la zone à S. dotnnosum s.l. représente une superficie d'environ 9000 km2. Les gîtes sont extrêmement importants car les rapides du fleuve sont favorables pour le développement des Simulies ou Maringouins §EWSTEAD et al., 1907; RUZETTE, 1955; FAIN et al., 1965; PHILIPPON, 1968, 1969; GUILLET, 1994). Ces derniers sont bien connus de la population qui indexe Inga comme étant la source de leur production. La variation est du type synchrone entre le niveau d'eau du fleuve et la productiüté des gîtes préimaginaux (LE BERR.E, 1966). C'est en période de hautes eaux que la densité simulidienne est la plus importante et les supports larvaires sont assurés presqu'exclusivement par les innombrables arbustes immergés ou submergés. Outre le fleuve, des gîtes existent en cette période sur certaines riüères (essentiellement Bundi et Mvunzi). La dispersion est également importante en période de hautes eaux et les simulies sont présentent dans les üllages proches du fleuve. A Yalala par exemple, les gens affirment être piqués dans le ütlage de septembre à fewier. Par contre en période d'étiage, la production simulidienne et la dispersion sont minimales. La population de la zone retenue pour I'enquête est répartie dans 8 üllages de faible importance démographique. La moyenne est d'environ 190 habitants par üllage, mais le maximum et le minimum sont respectivement de 395 à Gangila et 52 à Sombo. Dans leur immense majorité, les üllageois sont des agriculteurs, les hommes comme les femmes, participent activement aux travaux champêtres. Les flancs ou les sommets des plateaux, dont I'altitude est de 350 - 450 mètres, sont exploités pour la culture du maTs, du manioc, des arachides et de la canne à sucre. Par contre les bas fonds servent à la culture de la Banane. Certains indiüdus de la population se liwent à la pêche sur le fleuve, dans le lit duquel ils installent de petits campements temporaires pour y fumer ou sécher le poisson et les crevettes. 2.2. Situation eénérale à Inea durant notre enquête. L'enquête entomologique a eu lieu en saison des pluies. Elle s'étend généralement d'octobre à mi-mai. Nous avons enregistrés 8 journées pluüeuses sur 12 jours de présence à Inga. A titre de comparaison, en Janvier et Février 2000, il y a eu respectivement 6 et I I jours de pluies totalisant 109 mm et292 mm. Cette abondante pluüosité entraîne une humidité relative moyenne d'environ 860lo pendant toute la journée. Les maximum et minimum enregistrés ont été respectivement de 93Yo et 7lYo. Malgré la saison des pluies, les températures demeurent élevées, la moyenne des minima journaliers est de 22" C. Au moment de I'enquête, le fleuve était en étiage. En cette période et plus particulièrement en mars, le débit moyen est de 30 à 40.000 m3/s. Comme signalé par certains auteurs, le niveau d'eau sur les affluents (LUFU, LUKULA) subissait des variations brutales et importantes, consécutives aux pluies les plus abondantes. 3. NATURE DES TRAVAUX EFFECTUES. 3.1. Choix du point de capture. Le protocole des études de bases relatives à I'impact à long terme des Opérations APOC prévoit que le point de capture doit être situé à proximité du gîte le plus proche des üllages retenus pour I'enquête médicale. Nous réferant à la carte l, il apparaît nettement que les rapides de Yalala répondent au critère de sélection. L'infirmier du Centre de santé ayant confirmé I'abondance des simulies dans le üllage de Yalala pendant une bonne partie de I'année (6 à 7 mois), et I'enquête médicale ayant montré que ce village était le plus touché par I'Onchocercose, nous avons opté de retenir un second point de capture aux enürons immédiats dudit üllage. Les femelles capturées en ce dernier point, permettront non seulement d'estimer numériquement la dispersion des femelles mais également le risque qu'elles présentent pour la population. 3.2. Capture des femelles de,S. danrzoszrz s.l. Le procédé classique de capture sur homme a été utilisé pour la collecte des simulies. En chaque point de capture, l'équipe est composée de deux personnes qui assurent la capture des simulies à tour de rôle pendant 15 minutes au lieu d'une heure. Cette réduction de temps est due au fait qu'en période de crue du fleuve, la densité simulidienne est telle qu'une personne ne peut s'exposer pendant une heure d'affilée aux piqûres des simulies. Les tubes de capture contenant les simulies de chaque tranche horaire sont regroupés ensemble et étiquetés (lieu, date, heure). Les captures sont assurées chaquejour de7 heures à 18 heures. 3.3. Dissection des femelles de ^S. daznaszrz s.1.. Elle consiste à séparer, sous loupe binoculaire, les simulies en femelles n'ayant jamais pondu (nullipares) et femelles ayant effectuées un ou plusieurs cycles gonotrophiques (femelles pares). Ces dernières sont dilacérées dans une goutte d'eau physiologique à 9 pour mille de chlorure de sodium, puis minutieusement examinées pour la recherche des larves d'O. volvulus. La connaissance du taux de parturité et de I'infestation par O.volvulus des femelles capturées est indispensable pour estimer l'intensité de la transmission de I'Onchocercose. 3.4. Récolte des larves dans le CARNOY. Le Carnoy est un fixateur dans lequel sont conservées les larves de S. damnosum s.l. à identifier par cÿotaxonomie. Il est composé d'un mélange d'alcool absolu (3 parts) et d'acide acétique (l part). Les prospections effectuées pendant I'enquête ont permis de récolter des larves en provenance du fleuve Congo (Fwamalo, Shongo) et des affluents (Bundi, Mvunzi). 3.5. Récolte des adultes en alcool. Afin de permettre une identification précise de la population simulidienne de la région d'Inga, outre les larves, des adultes ont été prélevés parmi ceux capturés à diftrents points (Fwamalo, Shongo, Inga Poste, Pont de Bundi, Pont de Mvunzi) et conservées en alcool au laboratoire. 3.6. Conseruation des parasites récoltés lors des dissections. Afin de distinguer les infections par O. volvulus de celles dues à d'autres espèces de filaires, les L3 tête rencontrées lors des dissections sont placées dans une petite goutte d'eau physiologique sur une lame. Après assèchement de la goutte contenant les larves, celles-ci sont recouvertes avec une lamelle. Cette dernière est scellée aux quatre coins à I'aide d'une goutte de vernis à ongles et étiqueté (point de capture, date, nombre de larves). Nous avons profité de la présence de lEquipe médicale pour pratiquer des scarifications suiües de prélèvement de microfilaires entre lame et lamelles, sur certains malades (notamment les porteurs de §stes et de dépigmentation). Les lots de parasites (larves et microfilaires) seront acheminés au laboratoire ADN de I'OMS à Ouagadougou @urkina Faso) pour identification. 4. RESULTATS. 4.1. Etat des eîtes préimaginaux. La prospection effectuée aux rapides de Yalala permet de retenir - Avec la décrue du fleuve, I'eau ne coule plus que sur le dédale rocheux. L'écoulement est le plus abondant au milieu du lit du fleuve; les gîtes susceptibles d'abriter des stades préimaginaux de §. damnosum s.l. sont par conséquent pratiquement inaccessibles. La vitesse du courant est satisfaisante mais les supports végétaux utilisables par les larves et les nymphes sont rares. Même les Podostomacés, qui à l'étiage constituent des supports, ne sont pas disponibles car les uns sont à sec (notamment en bordure du fleuve) et les autres sont encore submergées. Dans la zone de l'enquête, la Bundi et la Mvunzi présentaient un écoulement conséquent et susceptible de permettre le développement des stades préimaginaux de §. dsrnnosum s.1.. Toutes les autres petites rivières, du fait des brusques variations du niveau de I'eau, n'oftaient que des conditions peu favorables à I'installation de gîtes importants. Toutefois, dès que le niveau d'eau sera stablisé sur ces riüères, à la fin de la saison des pluies, il est probable qu'ils hébergeront des gîtes temporaires à S. domnosum s.1.. Aucun stade préimaginal n'a été récolté au niveau des rapides de Yalala. Par contre, les prospections effectuées à Fwamalo, Shongo et sur certains affluents (Bundi, Mvunzi) ont permis de prélever des larves dans le Carnoy. Elles sont actuellement en cours d'identification à I'OCP. 4.2. Cantures et dissections des femelles. Les résultats des captures et des dissections des femelles échantillonnées dans la région d'Inga sont exposés au tableau l. Ils peuvent être résumés comme suit : - En 13 jours de capture effectués aux rapides de Yalala (7 jours) et au village de Yalala (6 jours), 91 femelles ont été capturées et disséquées; ces dissections ont permis d'obtenir 73 femelles pares? 2 femelles infectées et aucune femelle infectieuse. - Dans la zone d'étude, le nombre moyen de piqûres par homme et par jour était d'environ 7 (rapides de Yalala : 9, village de Yalala : 5). - L'identification morphologique des adultes disséqués indique que ceux-ci appartiennent au complexe S.. damnosum Ces femelles présentent généralement les caractéristiques morphologiques suivantes : touffe alaire variable (sombre, mixte, claire), Arculus brun, Procoxa plus foncée que le thorax, Antennes sombres. Autrement dit, il s'agit de femelles de forêt et plus particulièrement des S. soubrense ou S. squamosum . Dans la codification OCP, elles seraient classées Sou/Sq, car la morphologie seule ne permet pas de séparer ces deux espèces. L'examen morphologique de 25 adultes conservés en alcool, a permis de mettre en évidence la présence d'une femelle savanicole (groupe S. sirbanum - S. damnosun s.s.) coître 24 femelles forestières (Sou/Sq). La seule femelle savanicole a été capturée à Fwamalo. - Le taux de parturité moyen de la population simulidienne étudiée est de 80,2yo 5. DISCUSSION DES RESULTATS. De RUZETTE (1955) à GUILLET (1994), le fleuve Congo, dans la région d'Inga, est connu pour être particulièrement favorable pour le développement des simulies. Toutefois, I'enquête entomologique s'étend déroulée en période d'étiage du fleuve, les gîtes préimaginaux de la zone d'étude étaient peu productifs. En effet, il est à rappeler que sur ce cours d'eau, la densité simulidienne est maximale lorsqu'un maximum de supports sont disponibles pour la ponte et le développement des stades préimaginaux. Or le nombre de supports utilisables par les larves et les nymphes étaient considérablement réduits, du fait de I'assèchement partiel ou total de l'écoulement. Cette diminution a eu pour conséquence, une baisse très importante de la densité des stades préimaginaux. Même au niveau des immenses gîtes de Fwamalo et Shongo, des larves de S. domnosum s.l. n'ont été récoltées que dans le lit du fleuve et à plusieurs mètres de la berge. Le facteur principal conditionnant I'existence de la population imaginale est la population préimaginale. Cette dernière étant réduite, celà a eu pour conséquence la rareté des adultes dans la zone d'étude. En effet, le nombre moyen de piqûres par homme et par jour est de 7. En tenant compte d'une répartition par point de capture, ce chiffre est respectivement de 9 aux rapides de Yalata et 5 dans le üllage de Yalala situé à enüron 2 km à vol d'oiseau du fleuve. Cette situation ne semble pas exceptionnelle pour la période car au point de capture dénommé Inga Poste, qui est proche des gîtes de Fwamalo et Shongo, le nombre de piqûres était de 75 en mars 1999 et de 50 (maximum:77; minimum:20) en mars 2000. En période d'étiage, les agressions des femelles anthropophiles ne constituent pas habituellement une gène pour les populations de la zone d'étude. Il n'en est pas de même en période de crue du fleuve où les auteurs ( RUZETTE, 1955; PHILIPPON' 1969; GUILLET' .g94;MANDIANGU, 1998) notent que la densité est habituellement de plusieurs milliers de piqûres par homme et par jour non seulement au niveau des gîtes mais également dans les villages nverams. WANSON et al. (1945) ont examinés quelques agglomérations le long du fleuve congo et ils ont trouvé partout de l,onchocerca volvulus . Ils notent que les pourcentages d'onchocerquiens sont plus ou moins élevés suivant la proximité ou l'éloignement des gîtes fluüaux de S. domnosum s.l. Par ailleurs, la cécité est rencontrée chez les vieillards des populations riveraines; elle est absente à quelques distances des gÎtes' Quant à MAERTENS el at. (1971),ils confirment que dans la région d'Inga, le pourcentage d'onchocerquiens varie d'un üllage à l,autre, de S,4Yojusqu'à gOYo dela population adulte. Les pêcheurs sont les plus infestés (sz%),puis les agriculteur s (32%) et les autres (16%). Les hommes étant plus exposés à cause de leurs actiütés, l'infestation est plus fréquente chez eux (66%) que chez les femmes (34%)' Ces données indiquent que la transmission peut être réelle dans la région d'Inga' Toutefois, les paramètres enregistrés lors de I'enquête (2,7Yo de femelles infectées; aucune femelle infectieuse) indiquent que la transmission était quasiment nulle pendant l'étiage dans la zone d,étude. Bien que l'enquête ait été effectuée dans une zone où il n'y a jamais eu de distribution d'Ivermectine, que le vecteur soit,S. domnosum s.l. et que I'on soit en zone de savane guinéenne, le risque pour la population était inexistant pendant la période des travaux' En 1969' pHILIppoN notait déjà qu'en période d'étiage du fleuve, les risques de tansmission étaient négligeables à Inga et inexistants au delà. Le faible contact homme vecteur, précédemment évoqué, pourrait être I'une des causes de cette infime transmission. C'est dire qu'en période de hautes eaux, l'abondance simulidienne et le resselrement du contact homme vecteur pourraient entraîner I'augmentation du niveau de la transmission' Les résultats enregistrés dans les régions d'Inga et de Lusambo (TRAORE et al', lggg'),indiquent que l'épidémiologie en ces zones, ne respecte pas la règle ouest-africaine en la matière. Cette dernière, en dehors du foyer forestier de Sierra Leone dû à S' leonense ' admet que I'Onchocercose est habituellement bénigne en zone forestière et sévère en zone de savane' Or Inga est en zone de savane guinéenne et S. domnosum s.l. y transmet une Onchocercose bénigne; alors que Lusambo est en zone de forêt et I'onchocercose transmise par s. neavi s's' y est cécitante. Cette situation contradictoire par rapport à I'Afrique de I'ouest, suscite de nombreuses interrogations liées au vecteur (S.neavei s.s. est-il meilleur vecteur que I'espèce du complexe §' damnosum présent à Inga ?), au parasite (la souche parasitaire est-elle la même dans les deux zones ? celle de Lusambo est-elle plus pathogène ?) et à I'homme (ta population de Lusambo est- elle plus vulnérable que celle d'Inga ?). Les nouveaux outils d'identification des vecteurs et des parasites (notamment Morphométrie, Morphologie, Biologie Moléculaire : ADN) et quelques études de transmissions expérimentales dewaient permettre d'apporter des réponses à ces questions. 6. CONCLUSIONS. Au terme de I'enquête entomologique effectuée dans la région d'Inga (Bas Congo) et en période d'étiage du fleuve Congo, il est possible de tirer les conclusions suivantes : - Les prospections effectuées sur le fleuve (Fwamalo, Shongo) et les affluents (Bundi, Mvunzi) permettent de retenir que la végétation,(Podostomacées, arbustes) consitue I'essentiel des supports des stades préimaginaux. - Les résultats des identifications morphologiques confirment que les simulies de la zone d'étude appartiennent au complexe S. damnosum . - En cette période de I'année, les agressions des femelles anthropophiles ne constituent pas une gène pour les populations de la zone d'étude. La nuisance est quasiment inexistante, même à proximité des rapides de Yalala. - Au regard des caractéristiques vectrices enregistrées, il apparaît très nettement que la transmission est infime (voire nulle) notamment à distance du fleuve. 7. FOR]VIATION. Dans le protocole du projet, il est prévu que I'enquête entomologque doit être I'occasion de récycler le personnel national (techniciens-entomologistes, captureurs) chargés d'assurer le suiü de la collecte des données sur toute I'année. Cette formation a été effectuée au quotidien pendant tout le séjour des Entomologistes : - Les captureurs ont été entraînés à la capture pendant unejournée . technique de capture; . remplissage de la fiche de capture; . emballage; . conservation et transport des simulies. - Monsieur MPAKA LOMBO, retenu comme technicien pour seconder Monsieur MAZIKU, a été associé à I'Equipe entomologique pendant toute I'enquête. Les actiütés effectuées se résument comme suit : prospection sur le terrain pour le choix du point de capture; préparation des simulies pour la dissection , remplissage des fiches de dissection ; préparation du liquide de Carnoy ; récolte des larves de S. damnosum s.l. dans le Carnoy ; dissection des femelles (parturité, infestations) ; conservation des larves infectantes entre lame et lamelle pour des analyses ADN. Cette formation dewait permettre à I'Equipe de la MEI d'assurer la collecte mensuelle des données entomologiques. Un calendrier du suivi des actMtés a été établi pour 1l mois. - 17 - 2l avril2000 : lère mission. - 15 - 19 mai 2000 : 2ème mission. - 12 - 16 juin 2000 . 3ème mission. - 17 - 21juillet 2000 . 4ème mission (visite de I'Entomologiste national). - 14 - 18 août 2000 : 5ème mission. - l8 - 22 septembre 2000 : 6ème mission. - 16 - 20 octobre 2000 : 7ème mission. - 13 - 17 novembre 2000 : 8ème mission (visite de I'Equipe internationale). - l8 - 22 décembre 2000 : 9ème mission. - 15 - 19 jnvier 2001 : 10ème mission. - 12 - 16 fevrier 2001 : I lème mission (2ème visite de I'Entomologiste national). Ces diftrentes missions ne poulront se dérouler que - Si le financement affecté à ces missions est débloqué assez tôt pour parvenir à temps à Inga - Si le véhicule devant asurer le déplacement de I'Equipe locale est disponible à temps et pendant toute la période de I'enquête. - Si le matériel indispensable aux activités est effectivement présent à Inga : loupe binoculaire, alcool absolu, chloroforme, acide acétique, fiches de dissection, coton, eau physiologique, lames, lamelles, vernis à ongles, glacières (CARNOY). Le budget alloué à I'enquête entomologique internationale (lère visite) n'ayant été que partiellement utilisé, le reliquat pourrait servir : - A I'acquisition de matériels utiles à I'exécution des enquêtes : lampes torches, bottes, montres réveil, imperméables, machettes, seaux, marqueurs, crayons gras, sacs en toile, compresses, lits de camp, moustiquaires. - A couwir les frais des deux missions de supervision de I'Entomologiste national. 8. CALLENDRMR DES TRAVAUX. - L7 Mars 2000 : Voyage Bouaké-Abidjan - 18 Mars 2000 : Voyage Abidjan-Douala. - 19 Mars 2000 Voyage Douala- Kinshasa. L'accueil est assuré à I'aéroport par un agent du Bureau de I'OMS-RDC - 20 Mars 20ü) . En I'absence de Monsieur le Dr. MOUDI, Représentant de I'OMS en RDC, nous avons eu, de 8 heures 30 à t heures, un entretien avec Monsieur SANTIME, Responsable des Services Administratifs et Financiers. Puis de t heures 30 à 16 heures, nous avons eu un Breefing au Bureau National de Lutte contre I'Onchocercose (BNLO) avec le Professeur L.D. KAYEMBE, Chef de I'Equipe IV, le Professeur M.L. MANDIANGU, Entomologiste national, le Docteur G. MPOKAM, Directeur du BNLO et le Docteur P. LIANZA, Médecin-Directeur des Services de Santé de la Société Nationale d'Electricité (SNEL) et Président du GTNO. Ce Breefing a été essentiellement consacré aux questions relatives aux finances, au matériel (aucune loupe binoculaire n'est encore parvenue en RDC) et au déplacement à Inga (voyage, séjour). - 2l Marc 2000 : Voyage Kinshasa-Matadi-Inga. La première partie s'effectue en train (enüron 7 heures) et la seconde en voiture (1 heure). - 22 Mars 2000 : - La journée a été consacrée à la préparation des travaux de terrain de I'Equipe entomologique. - Un mini-breefing regroupant I'ensemble de l'Equipe IV a permis de faire le tour des diftrents points : restauration, organisation des déplacements sur le terrain" recrutement du personnel local. - Puis une visite de courtoisie a été rendue à Monsieur P. YENGO, Directeur du Barrage d'Inga. Il nous a assuré de sa disponibilité et de celle de ses collaborateurs et agents. - Le reste de la journée a été consacrée à la üsite des Bureaux de la Mission Entomologique d'Inga (l\ÆI) et à un entretien avec le personnel. En l'absence de Monsieur T. MAZIKU, responsable de la MEI, c'est Monsieur MPAKA LOMBO qui assure I'intérim. Les objectifs de I'enquête entomologique ont été présentés au personnel avec une insistance particulière sur l'importance du suM et de la quaüté du travail après le départ des Entomologistes. Au terme des échanges, il a été retenu que les dissections seront faites par Monsieur MPAKA LOMBO, sous la supervision de Monsieur MAZIKU. Quant aux captures, elles seront assurées alternativement par Messieurs MBUMGU MAVINGA MAZAMBA TAMBAs MPWATI MPONGO et MBELA MADIANA secondés par MVUMBI NE SUKA Philip et NGUALA MBUMBA du üllage de Yalala. - 23 Mars 2000 : Sortie sur le terrain pour la sélection du point de capture - 24 Mars 2000 : Début des captures. - 25 Mars 2000 : Breefing de toute I'Eqüpe IV pour un exposé du Professeur B. LAPIKA sur I'enquête sociologique effectuée dans la zone d'étude. - 30 Mars 2000 : Breefing avec Monsieur MAZIKU qui aura I'entière responsabilité du suiü des enquêtes entomologiques à Inga. Toutes les questions administratives, techniques, matérielles et financières ont été passées en revue. Il nous a assuré de son engagement à tout mettre en oeuvre pour exécuter fidèlement le calendrier des actiütés : 5 jours de capture-dissection par mois pendant l1 mois. Il a eté également convenu que I'entomologiste national effectuera deux üsites de supervision respectivement en juillet 2000 et fevrier 2001. - ler Avril 2000 : Breefing de synthèse avec la Direction Inga de la SNEL, partenaire à part entière dans cette étude. Le pr. KAYEMBE a fait un tour d'horizon de I'ensemble des activités : but des travaux, résultats, conclusions, orientations. Quelques informatons techniques complémentaires ont été apportées par les spécialistes de chaque discipline (Ophtalmologie, Dermatologie, Entomologie). La Direction de la SNEL, a réitérée sa disponibilité à oeuvrer pour I'exécution fidèle du calendrier du suiü des actiütés. - 2 Avril2000 : Voyage Inga-Matadi-Kinshasa. - 3 Avril 2000 : Rédaction d'un draft des résultats entomologiques. - 4 Avrit 2000 : Rédaction du draft des résultats. Breefing de synthèse. - 5 Avrit 2000 : Voyage Kinshasa-Douala-Lagos-Abidjan' - 6 Avril2000 : Voyage Abidjan-Bouaké. 9. REMERCIEMENTS. L'enquête entomologique à Inga n'a pu avoir lieu que grâce à I'aide et à I'appui de nombreuses personnes. Nous tenons à remercier : - Monsieur Le Professeur Docteur MASHAKO MAMBÀ Ministre de la Santé de la République Démocratique du Congo, pour avoir autorisé notre déplacement à Inga. - Monsieur Le Docteur MOUDI, Représentant de IOMS-RDC et ses Collaborateurs (notamment Monsieur SANTIME, Madame Véronique et les agents des transports) pour la gentillesse de leur accueil. - Monsieur Le Directeur Général de la SNEL et en particulier le Docteur P. LIANZAT Médecin-Directeur des Services de santé de la SNEL et Président du GTNO, qui a passé une partie du séjour à Inga avec I'Equipe des Entomologistes. Sa présence a largement contribuée au bon déroulement de la mission. - Monsieur Le Docteur L. MPOKAM Directeur du BNLO, pour sa participation active au breefing préparatoire à la mission à Inga et pour les dispositions prises dès notre arrivée à Kinshasa afin de faciliter la rencontre avec Monsieur Le Professeur L.M. MANDIANGU, Entomologiste national. Le draft du rapport de I'enquête entomologique a été rédigé dans un bureau qu'il a mis à notre disposition. - Monsieur YENGO MASSAPU, Directeur de production Ouest du barrage d'Inga, ses collaborateurs et agents, pour leur disponibilité constante pendant notre séjour sur le site. - Notre travail à Inga a été grandement facilité par I'assistance de Messieurs MAZIKU TANDU LOMBE, MPAKA LOMBO et les captureurs de la MEI, dont nous tenons à souligner le dynamisme et le dévouement. - Nous remercions également Messieurs P. M. WMBI NE NSUKA et J.B. NDUNGA WAMBÀ respectivement Président du Comité de Santé et Développement et infirmier du Centre de santé de Yalala. rO. BIBLIOGRAPHIE. FAIN (4.) et HALLOT (R.), 1965 -Répartition d'Onchocerca volwlus Leuckart et de ses vecteurs dans le bassin du Congo et les régions limitrophes. Bruxelles, Acaümie Royale des Sciences d'Outre-Mer, Classe des Sciences Naturelles et Médicales, NS XVII-| : 47-48. 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Rapides de Yalala Village de Yalala Totaux Nombre de jours de capture Nombre de femelles capturées Nombre de piqûresÆromme/jour Nombre de femelles disséquées Nombre femelles pares Pourcentage de femelles pares Nombre de femelles infectées Poucentage de femelles infectées Nombre de femelles infectieuses Pourcentage de femelles infectieuses Nombre de femelles infectieuses par mois (MIBR) Nombre de L3 tête Nombre de L3 tête/I000 pares PMT 7 60 9 60 49 gl,7yo 2 4,lyo 0 0 0 0 0 0 6 3l 5 31 24 77,, 0 0 0 0 0 0 0 0 4Yo 13 9l 7 9l 73 80,2o 2 2,7yo 0 0 0 0 0 0 ,' I Z"rca'tt"a. OBD$G 1303 Gimb Kintata Lufu \----^ Lu. Kai-Pimbi \ '-\ lsangila i Kinganga /",,--,..,.I(nadiata ) \ lvlativa ( \.o ô Kinkanza t' BâM-Kâzi P*tE ràIr, -.-# I Banza-manteke INGA Irya p§6te Bata Kinænge \.\ \ \'.-\é'fi \li .,I -JKY Gangila Kionzo ir .,I \ 1.---.-^---.\ Echdle: 0 r 4Km - LEGENT: l, Lieu d'anoage du bateâu{panderr O viltage -è Gteclarvairee ,T PointdecapturedeSimulie qts Lieudel'épandare ;L-;1 Riüère ......-- Limitpd'Etat 5030 13030 Irüognphic r Ire Brmbrr* Avril 2000 I , ,l:rirri. t 4''ou. Faakam \ I --\ I )

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé