Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Yellow fever = Fièvre jaune

Organisation mondiale de la santé
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Yellow fever K enya. A surveillance system involving 13 sentinel sites in the Rift Valley Province was established after the epidemic of yellow fever in 1993.1 Six health facilities are located within the outbreak area which comprises the Keiyo, Marakwet (former Elgeyo-Marakwet) and Baringo Districts. Seven facilities are situated in the surrounding area of Nakuru, Laikipia and Uasin Gishu Districts. The number of sentinel sites was extended to 18 in 1994. A field guide for yellow fever surveillance for health providers at district level was developed jointly by the Ministry of Health, WHO, and the Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Fort Collins, United States of America. The surveillance guide stipulated that a “possible case of yellow fever” should have 2 of the follow­ ing symptom complexes: jaundice; haemorrhage; signs suggestive of encephalitis; signs of renal involvement; temperature 5=38 °C. For official reporting purposes, a confirmed case was considered to have some or all the above signs and symptoms, and serological evidence of recent infection. Sentinel facilities were provided with a renewable kit including investigation forms and equipment for blood collection and storage and supervised on a monthly basis. The supervising team usually consisted of a medical officer or scientist, a laboratory technician, a senior public health officer in the local area, and a driver. According to the above clinical criteria, 73 possible cases of yellow fever were identified in 1994, almost all presenting with fever and jaundice. Virus isolation at­ tempts were unsuccessful, but sera from 5 cases had evi­ dence of yellow fever infection in tests at the Virus Re­ search Centre in Nairobi. All were subsequently confirmed as yellow fever by IgM capture ELISA tests at CDC. Sera from 2 fatal cases which were IgM negative were found positive by polymerase chain reaction tests at the Pasteur Institute, Paris. Five of the 7 cases were females. The youngest was a girl of 8 years, the oldest a male of 75 years. Three died, 2 of whom had not been vaccinated and 1 had an unknown vaccine history. All 4 surviving patients claimed to have been vaccinated. Two of the 7 cases were from an area m Baringo District which was not known to be affected during the outbreak in 1992-1993. One lived on the border of Nakuru District, 50 km from Nakuru town, and had no history of travel to the known oubreak area. Five addiuonal cases were diagnosed clinically, but were excluded among those reported above due to the lack of laboratory confirmation. They were 3 males and 2 females in ages ranging from 10 to 32 years. All present­ ed with fever, jaundice and haemprrhage. Three were admitted in coma and all 5 patients died. Vaccination

Fièvre jaune K enya. A la suite de l’épidémie de fièvre jaune de 1993,1 un système de surveillance comprenant 13 stations sentinelles a été mis en place dans la province de la Vallée du Rift. Six de ces stations sont situées dans la zone d’épidémie qui s’étend sur les districts de Keiyo, de Marakwet (anciennement Elgeyo-Marakwet) et de Baringo. Sept autres sont situées dans la zone environnante qui comprend les districts de Nakuru, de Laikipia et de Uasin Gishu. Le nombre de stations sentinelles a été porté à 18 en 1994. U n guide de terrain pour la surveillance de la fièvre jaune à l’usage des personnels soignants de district a été mis au point conjointement par le Ministère de la Santé, l'OMS et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) de Fort Collins, Etats-Unis d’Aménque. Ce guide précise que, pour évoquer une fièvre jaune, il faut que soient présents au moins 2 des symptômes suivants: ictère, hémorragie, signes évoquant une encéphalite, signes d ’at­ teinte rénale, température 5=38 °C. Aux fins de déclaration officiel­ le, on a considéré que la présence de tout ou partie des symptômes ci-dessus et des signes sérologiques d’une infection récente confir­ me la fièvre jaune. Les stations sentinelles ont reçu une trousse renouvelable contenant des formules d'enquête et du matériel pour le prélèvement et la conservation du sang et ont été supervisées mensuellement. L ’équipe chargée de ce travail comprenait géné­ ralement un médecin ou un scientifique, un technicien de labora­ toire, un responsable régional de la santé publique et un chauffeur. En se fondant sur les critères cliniques indiqués ci-dessus, on a mis en évidence, en 1994, 73 cas possibles de fièvre jaune, qui tous présentaient de la fièvre et un ictère. Les tentatives d’isolement du virus n ’ont pas abouti mais, dans 5 cas, on a constaté les signes . sérologiques d’une infection amarile lors d’épreuves effectuées au j Centre de Recherche virologique de Nairobi. Tous ces cas ont été ' confirmés par la suite aux CDC par une technique immuno­ enzymatique à capture d’IgM de type EUSA. Les sérums de 2 cas monels qui ne contenaient pas d'IgM se sont révélés positifs d'après des épreuves d’amplification génique (PCR) pratiquées à l'Institut Pasteur de Paris. Cinq des 7 cas étaient du sexe féminin. Le plus jeune était une fillette de 8 ans et le plus âgé un homme de 75 ans. Sur les 3 qui sont décédés, 2 n'avaient pas été vaccinés, et on ignore si le troisième l'avait été. Les 4 malades qui ont survécu ont déclaré avoir été vaccinés. Deux des 7 malades étaient originai­ res d’un secteur du district de Baringo qui n’avait, semble-t-il, pas été touché par l’épidémie de 1992-1993. U n autre résidait à la limite du distria de Nakuru, à 50 km de la ville de Nakuru, et ne s’était pas rendu dans la zone d’épidémie connue. U n diagnostic de fièvre jaune a été posé dans 5 autres cas, qui n ’ont cependant pas été inclus dans les déclarations, faute de confirmation en laboratoire. Il s’agissait de 3 personnes du sexe masculin et de 2 du sexe féminin, âgées de 10 à 32 ans. Toutes présentaient de la fièvre, u n ictère et une hémorragie. Trois d'entre elles ont été hospitalisées dans le coma, et toutes les 5 sont décé-

' Ses N o. 2 2 , 1993, p p . 159-160

1 V oir N ” 2 2 ,1 9 9 3 , pp. 159-160.

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W EEKIY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, N o .2 4 ,1 4 JUNE 1 995 •

REUYE ÉPIDEMIOtOGIQUE HEBDOMADAIRE, N *2 4 ,1 4 JUIN IM S

history was available for 3 cases: 1 had been immunized, 2 had n o t All 3 cases were from a district affected in the outbreak in 1992-1993, although 2 were admitted to hos­ pitals outside this area. (Based on: A report from the Ministry of Health, the WHO Collaborating Centre for Arbovirus and Haemorrhagic Fever Reference and Research, and the Virus Research Centre, Kenya Medical Research Institute, Nairobi.) E d ito ria l N ote; This report clearly demonstrates the ben­ efit of improved surveillance. The continued low-level transmission of yellow fever virus is likely to have gone unnoticed without the enhanced surveillance and diagnos­ tic capacity insnmted by the Government of Kenya follow­ ing the 1992-1993 outbreak, and the actions taken by Kenya may serve as an excellent example for other coun­ tries within the yellow fever belt. The abundance of poten­ tial vector mosquitos m many tropical urban centres places them at potential risk of yellow fever. Prompt recognition of areas with yellow fever activity through enhanced surveillance, improved diagnostic capacity, and prompt reporting and response will lessen this risk.

dées. Les antécédents de vaccination étaient connus dans 3' cas: l’un avait été vacciné et les 2 autres ne l’avaient pas été. Tous étaient originaires d’un district touché par l’épidémie de 19921993, mais 2 avaient été hospitalisés dans des établissements situés hors de cette zone. (D’après: Un rapport du Ministère de la Santé, du Centre collabo­ rateur OMS de Référence et de Recherche pour les Arbovirus et les Fièvres hémorragiques, et du Centre de Recherche virologique, Kenya Medical Research Institute, Nairobi.) N ote de la R édaction: Ce rapport montre clairement les avanta­ ges d'une surveillance plus assidue. La transmission du virus amaril, qui se poursuit à bas bruit, serait passée inaperçue si les autorités kenyanes n ’avaient pas amélioré la surveillance et les moyens de diagnostic à la suite de la flambée de 1992-1993, et les mesures prises par le Kenya sont sans doute un excellent exemple pour les autres pays situés à l’intérieur de la zone d’endémie amanle. En effet, un grand nombre d’agglomérations urbaines de la zone tropicale sont exposées à la fièvre jaune en raison de l’abondance de moustiques capables de transmettre la maladie. D est possible de réduire le nsque en repérant rapidement les zones d ’activité amarile p a r une meilleure surveillance, une amélioration des moyens de diagnostic et la prompte déclaration des cas.

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé