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Stratégie de coopération OMS dans le pays 2013-2015 : Côte d’Ivoire

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

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L LA AR RE EP PU UB BL LIIQ QU UE ED DE EC CÔ ÔT TE ED D’’IIV VO OIIR RE E 2013-2015

Bureau Régional pour l’Afrique Brazzaville, République du Congo

LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES AMU AVC BAD CAP CCA CCIA CCLAT CCM CDMT CERF CHR CHU CICR CNO CNPS CNTS CPN CSLP DDR DSRP ECVM ESPC FMI GAIN GAVI HG HTA IAHCC INFAS INS IST MICS MSF MSHP MUGEF-CI NEPAD OMD OMS ONG ONU.SIDA ORSEC PCIME PEV PF PFA PIB PNDS PSMT PSP PTME RASS RGPH SCP . : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : Assurance Maladie Universelle Accident Vasculaire Cérébral Banque Africaine de Développement. Consolidated Appeal Process Common Country Assessment Comité de Coordination Inter Agences Convention Cadre de Lutte Antitabac Country Coordinating Mechanism Cadre de Dépense à Moyen Terme Central Emergency Response Fund Centre Hospitalier Régional Centre Hospitalier Universitaire Comité International de la Croix Rouge Zones Centre Nord et Ouest Caisse Nationale de Prévoyance Sociale Centre National de Transfusion Sanguine. Consultation Prénatale Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté. Désarmement Démobilisation Réinsertion Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté. Enquêtes sur les Conditions de Vie des Ménages Etablissement Sanitaire de Premier Contact. Fond Monétaire International Alliance Mondiale pour l’Amélioration de la Nutrition Alliance Mondiale pour les Vaccins et la Vaccination Hôpital Général. Hypertension Artérielle Inter Agency Humanitarian Coordination Committee Institut National de Formation des Agents de Santé. Institut National de Statistiques Intercountry Support Team Multiple Indicators Cluster Survey Médecins sans Frontière. Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique Mutuelle Générale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire Nouveau Partenariat Pour le Développement de l’Afrique. Objectif du Millénaire pour le Développement Organisation Mondiale de la Santé Organisation Non Gouvernementale. Organisme des Nations-Unies pour la lutte Contre le SIDA Organisation des Secours lors des Catastrophes Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfance Programme Elargi de Vaccination Planning Familial Paralysie Flasque Aiguë Produit Intérieur Brut. Plan National de Développement Sanitaire. Plan Stratégique à Moyen Terme Pharmacie de la Santé Publique Prévention de la Transmission Mère –Enfant Rapport Annuel des Statistiques Sanitaires Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Stratégie de Coopération avec le Pays.

SIDA SIG SNU SONU UFR UNCT UNDAF UNDP UNFPA UNHCR UNICEF VIH

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Syndrome d’Immunodéficience Acquise. Système d’Information et de Gestion Système des Nations Unies Soins Obstétricaux et Néonataux d'Urgence Unité de Formation et de Recherche United Nations Country Team Plan Cadre des Nations Unies pour le Développement Programme des Nations Unies pour le Développement Fonds des Nations Unies pour la Population. Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés Fonds des Nations Unies pour l’Enfance Virus de l’Immunodéficience Humaine

PREFACE La Stratégie de Coopération de l’OMS avec les Pays (SCP) cristallise l’essentiel des réformes adoptées par l’Organisation mondiale de la Santé en vue de renforcer son action au sein des pays. Elle a impulsé une orientation qualitative décisive aux modalités d’intervention, de coordination et de plaidoyer de notre institution dans la Région africaine. Actuellement bien établie comme outil de planification à moyen terme de l’OMS au niveau des p ays, la Stratégie de Coopération vise plus de pertinence et de focalisation dans l’établissement des priorités, plus d’efficacité dans la réalisation des objectifs et une plus grande efficience dans l’utilisation des ressources affectées à l’action de l’OMS dans les pays. La seconde génération de documents de stratégie de coopération avec les pays a été établie à travers un processus participatif qui a mobilisé les trois niveaux de l’Organisation, les pays et leurs partenaires. Elle a permis aux pays de mieux planifier leurs interventions selon une approche basée sur les résultats et un processus gestionnaire amélioré favorisant la prise en compte de leurs besoins réels par les trois niveaux de l’Organisation. Ces SCP de seconde générationen harmonie avec le 11ème Programme général de Travail et le Cadre stratégique à moyen terme 2008-2013 de l’OMSont pris en compte les priorités sanitaires des pays et ont intégré les principes d’alignement, d’harmonisation et d’efficacité, tels que formulés dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et dans les récentes initiatives telles que « Harmonisation pour la Santé en Afrique » (HHA) et « Partenariat international pour la Santé-Plus » (IHP+). La nouvelle génération des SCP s’inscrit dans le cadre du processus de réformes en cours de l’OMS et s’articule autour des six domaines prioritaires déclinés dans le 12eme Programme Général de Travail sur le plan programmatique. Je salue le leadership efficace et efficient assuré par le pays dans la conduite de cet important exercice d’extension du document de la stratégie de coopération de l’OMS avec Côte d’Ivoire et exhorte tout le personnel de l’OMS, en particulier le Représentant de l’OMS et les Directeurs des divisions, de redoubler d’efforts pour garantir une mise en œuvre effective des orientations retenues en vue de la réalisation de meilleurs résultats sanitaires au bénéfice des populations de Côte d’Ivoire.

Dr Luis Gomes Sambo Directeur Régional de l’OMS pour l’Afrique

RESUME D’ORIENTATION La Stratégie de coopération de l’OMS avec la Côte d’Ivoire décrit le cadre des interventions prioritaires pour la période 2013-2015. Cette Stratégie s’inspire de plusieurs documents tels que le Plan National de Développement (PND) 2012-2015, le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2012-2015, le le Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) 2012-2015. Elle se fonde par ailleurs sur la mission, les orientations et les priorités de l’OMS, le Plan-cadre du Système des Nations Unies pour l’aide au développement (UNDAF), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et de la Déclaration de Paris. Elle se base également sur le 11ème Programme de Travail de l’OMS (2006-2015) et le Plan Stratégique à Moyen Terme (20082013). Elle prend en compte les avantages comparatifs, les potentiels de complémentarité et de synergie des interventions des autres partenaires. L’évaluation de la SCP de deuxième génération a clairement indiqué qu’en dépit des progrès notables enregistrés, quelques défis majeurs identifiés lors de son élaboration demeurent et de nouveaux sont apparus. Le profil épidémiologique du pays reste dominé par les maladies endémiques, notamment le paludisme, la tuberculose, le VIH/sida, les filarioses ; les maladies à potentiel épidémique dont la méningite et la fièvre jaune, les maladies émergentes ou ré émergentes comme l’ulcère de Buruli. Les défis majeurs suivants ont été identifiés : (i) la préparation et réponse aux urgences, (ii) l’accélération de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles (y compris le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme), (iii) la création d’un environnement favorable à la santé iv) le développement et la coordination du partenariat, (v) le renforcement du système de santé, (vi) l’amélioration de la santé maternelle néonatale infantile et des adolescent s et autres groupes vulnérables, (vii) le développement de la recherche en santé. L’impérieuse nécessité de relever ces défis, les préoccupations majeures de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de ses Etats Membres et l’amorce des réformes du Système des Nations Unies en cours, sous-tendent la formulation de la SCP de troisième génération. La présente SCP a donc pour objectif de contribuer à l’amélioration de l’état de santé des populations à travers les axes stratégiques suivants :  Accélération de la lutte contre la maladie;  Amélioration de la santé maternelle néonatale infantile et des adolescents et autres groupes vulnérables;  Promotion d’un environnement favorable à la santé;  Renforcement du système de santé  Préparation et réponse aux urgences et catastrophes. La mise en œuvre de la SCP requiert l’engagement de l’Organisation à tous les niveaux et du Gouvernement. La mobilisation des ressources additionnelles nécessaires, le suivi et l’évaluation des actions se feront en partenariat avec les différentes parties prenantes.

6 1.0 : INTRODUCTION La Stratégie de Coopération avec les Pays (SCP) est l’approche stratégique de l’activité de l’OMS au niveau national, indiquant la manière dont les actions des trois niveaux de l’Organisation s’intègrent. Elle se base sur les orientations du Siège et du niveau régional de l’Organisation. Cette stratégie tient compte de la nécessité d’accélérer les interventions visant l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). En outre, elle s’inspire des objectifs régionaux (Nouveau Partenariat pour le Déve loppement de l’Afrique et Déclaration d’Abuja) et du besoin d’harmoniser l’action de l’OMS avec celles des autres partenaires au développement pour l’atteinte des objectifs nationaux. La présente SCP est le résultat de la concertation avec le Ministère de la Santé et de la lutte contre le sida, les autres partenaires du secteur de la santé, les Institutions nationales publiques et privées. Son élaboration s’intègre dans le processus global de reconstruction qui augure de meilleures perspectives politiques et socioéconomiques pour le pays. L’analyse de la situation sanitaire actuelle a abouti à l’identification des défis qui ont motivé les axes stratégiques prioritaires et les actions appuyant au mieux les efforts nationaux de développement sanitaire. La SCP constitue un cadre de référe nce en matière de coopération entre l’OMS et la Côte d’Ivoire et un instrument de plaidoyer pour la mobilisation des ressources. Sa mise en œuvre s’opérera de concert avec les partenaires du secteur de la santé et à travers les plans de travail de la période 2013-2015.

2.0 DEFIS NATIONAUX LIES A LA SANTE ET AU DEVELOPPEMENT 2.1. Profil actuel du Pays 2.1.1 Situation géographique, administrative et démographique Située en Afrique occidentale dans la zone subéquatoriale entre le 10 ème degré de latitude Nord, le 4ème et le 8ème degré de longitude Ouest, la Côte d’Ivoire couvre une superficie de 322 462 Km². Elle est li mitée au Nord par le Burkina Faso et le Mali, à l’Ouest par le Libéria et la Guinée, à l’Est par le Ghana et au Sud par le Golfe de Guinée. La capitale politique est Yamoussoukro située au centre du pays à 248 km d’Abidjan, la capitale économique. Cette position géographique explique les variations climatiques, les deux principales zones de végétation (la forêt au sud et la savane au nord), la présence de certaines maladies endémiques et épidémiques prédominant dans chacune de ces zones. Au plan de l’organisation administrative, selon le Décret N° 2011_263 du 28 septembre 2011 portant organisation du territoire national en Districts et en Régions, le territoire national est organisé au niveau déconcentré en deux (2) Districts Autonomes (Yamoussoukro et Abidjan), douze (12) Districts et trente une (31) Régions administratives. Selon l’Enquête sur le Niveau de Vie (ENV) de 2008, le niveau d’alphabétisation est relativement faible (55,8 % chez les 15 à 24 ans). Le taux de scolarisation dans le primaire, est passé de 56,5% en 2002 à 56,1% en 2008 avec 58,8% chez les garçons contre 53,1% chez les filles. Il est de 49,8% en milieu rural et 68,2% en milieu urbain. La liberté de culte est garantie par la Constitution. Les principales religions sont le Christian isme, l’Islam et l'Animisme. La population de la Côte d’Ivoire était estimée en 2013 à 23 815 7611 habitants, selon les projections de l’Institut National de la Statistique (INS) établies sur la base des données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 1998. Cette population se caractérise par un taux de croissance démographique élevé (3,3% par an) et par la proportion élevée de sa jeunesse (43% de la population totale a moins de 15 ans). En outre, 49% sont des femmes dont 51% en âge de procréer. La fécondité est élevée et se traduisait en 2012 2, par un taux brut de natalité de 37,9‰ et un indice synthétique de fécondité de 5,0 enfants par femme. Les principaux indicateurs sociodémographiques sont résumés dans le tableau ci-dessous. Tableau 1 : Principaux indicateurs sociodémographiques Indicateurs Population générale Valeurs  15 366 672 habitants (1998) dont 57 % en zone rurale et 43 % en zone urbaine ;  23.815.761 habitants (estimation 2013) 43 %

Population de moins de 15 ans

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Base de données sur la population, INS/Département de la démographie et des statistiques sociales, 2006 EDSCI III - 2012

8 Enfants de moins de 5 ans Femmes en âge de procréer Taux d’accroissement moyen annuel Taux de fécondité Espérance de vie à la naissance 17% 22% (PNDS 2008-2012) 3,3 % 5,0 enfants par femme  46,8 ans (hommes et femmes)  hommes : 46,5  femmes : 48,3   38 % pour les femmes 59% pour les hommes 68% 51 % 92% en milieu urbain 67% en milieu rural 900 US dollars par habitant 0,432

Taux moyen d’alphabétisation Taux net de fréquentation du cycle primaire Taux de scolarisation des fillettes

Population ayant accès à une source d’eau améliorée Produit Intérieur Brut Indice de développement humain Source : EDSCI- III, 2012

2.1.2 Situation sociopolitique Le conflit sociopolitique survenu le 19 septembre 2002, avait entraîné une partition du pays avec une accentuation de la paupérisation et une dégradation des conditions de vie des populations.. Des accords politiques avaient permis de préparer la sortie de crise par la tenue d’élections libres et transparentes, sous l’égide de la communauté internationale. La proclamation des résultats de ces élections en novembre 2010 a été émaillée de troubles militaro-politiques qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, la destruction de plusieurs infrastructures de base et un déplacement massif de populations. Après le rétablissement de l’autorité de l’Etat, un nouveau Gouvernement a été formé en mai 2011. Un climat politique relativement apaisé permettant une certaine avancée dans le rétablissement des institutions de la République, s’installe peu à peu. 2.1.3 Situation économique L’économie de la Côte d’Ivoire repose essentiellement sur l’agriculture et l’Etat déploie d’importants efforts dans la diversification des cultures de rente (café, cacao, hévéa, palmier à huile, coton, anacarde, etc.). Avec un taux de croissance économique de – 4,8% enregistré en 2011, la Côte d’Ivoire a renoué avec la croissance en 2012 avec un taux de 8,6%. Un taux de croissance de 9% est prévu pour 2013 et environ 10% en 2014 et 2015 avec la mise en œuvre du PND. L’inflation est maîtrisée avec un taux de 2% en 2012 et une prévision de 2,5% en 2013. L’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE permet à la Côte d’Ivoire de réduire substantiellement le poids de sa dette extérieure dont le stock est passé 13091,99 millions de dollars à 4464,7 millions de dollars représentant respectivement 58,4% du PIB en 2011 et 18% en 2012. Le Groupe consultatif organisé les 4 et 5 décembre 2012 a suscité une forte mobilisation des partenaires dont les engagements annoncés s’élèvent à 8,6 milliards de dollars pour le financement du Plan National de Développement (PND) dont le coût total est estimé à 22 milliards de dollars.

9 Selon le rapport mondial sur le Développement Humain de 2012, l'Indice de Développement Humain (IDH) en Côte d'Ivoire était de 0,4323 et classe le pays au rang de 168ème sur 187

2.1.4 Lutte contre la pauvreté4 Le taux de pauvreté a augmenté, passant de 38,4 % en 2002 à 48,9 % en 2008. La pauvreté est plus accentuée en milieu rural (49 % en 2002 contre 62,45 % en 2008) qu’en milieu urbain (24,5 % en 2002 contre 29,45 % en 2008). Les personnes les plus touchées par la pauvreté sont celles qui travaillent dans le secteur agricole et informel, à cause de la productivité faible. Le taux de chômage estimé à 15,7 % en 2008 contribue au niveau élevé de pauvreté. La crise postélectorale a amplifié la situation de précarité d'une frange importante de la population surtout dans les zones fortement affectées par le conflit. On observe par ailleurs des progrès dans l’accès à l’eau potable dont le taux est passé de 36,4 % en 1993 à 61 % en 2008 et 68% en 2012 , avec des différences notables entre le milieu rural (67 %) et le milieu urbain (92 %). Le progrès dans le domaine de l’assainissement est faible. De même, les conséquences du changement climatique sont perceptibles et risquent d’avoir des impacts négatifs sur l’ensemble de programmes et plans nationaux de développement. 2.1.5 Rôle de la société civile La société civile agit à travers diverses organisations non gouvernementales et associations contribuant aux activités de développement, au processus de démocratisation du pays et à la promotion de la bonne gouvernance. Ces organisations de la société civile interviennent dans plusieurs domaines dont la santé, les droits de l’Homme, l’éducation, la promotion du genre, l’environnement, etc. Dans le secteur de la santé, la société civile participe, entre autres, aux activités de lutte contre la maladie, l’assistance aux grou pes vulnérables notamment les orphelins, les victimes des violences (sexuelles, physiques, psychosociales), les mutilés et les déplacés de guerre. 2.2 Profil Sanitaire 2.2.1 Contexte épidémiologique Les données disponibles permettent de relever que les problèmes de santé les plus importants sont les suivants : Maladies à potentiel épidémique et/ou évitables par la vaccination  En 20115, une ré surgescence de certaines maladies évitables par la vaccination a été observée. Il s’agit notamment, de la rougeole avec 1059 cas suspects dont 349 cas confirmés et des flambées épidémiques dans 15 districts sanitaires, du tétanos néonatal avec 3 cas confirmés dans 3 districts sanitaires, de la fièvre jaune avec 511 cas suspects et 11 cas confirmés. Concernant la poliomyélite, en 2011, 36 cas de poliovirus sauvage ont été confirmés dans 22 districts sanitaires, sur 511 cas de paralysies flasques aigües notifiées, alors que la Côte d'Ivoire était en voie de certification en 2001.

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Rapport sur le développement humain 2012

Plan National de développement 2012-2015 Rapport d’activités, DCPEV 2011

10  Pour ce qui est du choléra, 1321 cas suspects avaient été notifiés dont 152 cas confirmés et 34 décès. Le taux d’attaque et de létalité de cette maladie épidémique étaient respec tivement pour cette même année de 27,7 cas pour 100 000 habitants et 2,6%6. De janvier à décembre 2011, 146 cas de méningites purulentes dont 26 décès ont été enregistrés, soit une létalité de 17,80%. Au cours de cette même année, il n’avait pas été détect é de foyers épidémiques de méningite. Au cours du premier trimestre de l’année 2012 7, des cas suspects de méningites et des décès ont été rapportés dans les districts de Tengréla, Korhogo, Kouto et Niakaramadougou, soient respectivement 86 cas suspects dont 5 décès, 94 cas dont 7 décès, 24 cas dont 6 décès et 14 cas suspects dont 3 décès. Hépatites virales, le dernier rapport du CNTS de 2012 montre une légère baisse de la prévalence du virus de l’hépatite B qui se situe à 5,38% et une légère hausse de la prévalence de l’hépatite C qui se situe à 1,97%.

Maladies endémiques  Le paludisme représente la première cause de morbidité et de mortalité en Côte d’Ivoire, notamment chez les enfants de moins de 5 ans, avec une incidence de 389‰ 8. Selon une analyse situationnelle réalisée en 2010 par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), le paludisme représente environ 50% des motifs de consultations dans les ESPC. Selon l’annuaire statistique, en 2011, le taux d’incidence du paludisme dans la population générale était de 114,54‰. Ce fléau est responsable de 40% d’absentéisme dans le milieu scolaire et 42% en professionnel. Le poids économique est énorme. En effet, 25% des revenus des ménages sont consacrés à la prise en charge du paludisme.  Le VIH/sida continue d’être une priorité pour le pays avec une prévalence estimée en 2009, selon l’EDS III à 3,7% dans la population générale, classant la Côte d’Ivoire parmi les pays de l’Afrique de l’Ouest les plus affectés par l’épidémie de VIH/Sida. Cette prévalence est plus élevée chez les femmes (4,6%) que chez les hommes (2,7%). Le nombre de personnes vivant avec le VIH étaient de 450 000 et le nombre d’orphelins rendus vulnérables du fait du Sida s’élevait à 440 000. Le nombre de personnes sous ARV est passé de 2473 en 2003 à 72 011 en fin 2009, puis à 89 41010 en septembre 2011. Malgré l’augmentation de la couverture des districts sanitaires en services de Conseil Dépistage (738 sites en 2010) et l’instauration de la gratuité des ARV depuis août 2008, le taux de dépistage dans la population générale n’est que de 6%11. Pour la tuberculose, le nombre de malades s’est accru, passant en 2006 de 21 204 cas toutes formes confondues à 23 210 en 2010, puis en 2011 à 22 911 dont 14 405 cas à frottis positif (forme contagieuse de la maladie)12. L’incidence des cas déclarés toutes formes confondues pour l’année 2010 était de 106 cas pour 100 000 habitants. Le taux de succès thérapeutique des nouveaux cas de tuberculose à frottis positif traités était de 79% en 2010. Pour les cas de retraitement, le taux de résistance secondaire est estimé à 8,6% selon le rapport OMS 2010.

Du fait de la faiblesse des activités de surveillance et de contrôle, d’autres maladies endémiques demeurent des préoccupations de santé publique, en l’occurrence l’ulcère de Buruli avec 1386 nouveaux cas dépistés en 2012), l’onchocercose et la trypanosomiase humaine africaine.

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Rapport d’activités, INHP 2011 Rapport d’activités, INHP premier trimestre 2012 (S1-S13) 8 Annuaire des statistiques sanitaires 2011 10 11

Rapport national de lutte contre le Sida 2012 PNS 2011-2015 12 Rapport PNLT, 2011

11 Santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant La santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant demeure une préoccupation constante justifiant les efforts entrepris depuis plus d’une décennie pour faire face à cette problématique, notamment ceux consentis depuis 2000 pour l’atteinte des OMD.    Le taux d’accouchements assistés par du personnel de santé qualif ié a progressé, passant de 47% en 1998 à 56,8% en 200813. Selon les données de l’EDS III, en 2012 ce taux serait passé à 59 %. La mortalité maternelle est estimée à 614 pour 100.000 naissances vivantes en 2012. La mortalité néonatale est d’environ 41 pour 1000 en 2006 et essentiellement due aux souffrances fœtales, aux infections néonatales, à la prématurité et aux détresses respiratoires. En 2012, la mortalité infantile était de 118 pour 100014. Le paludisme, les infections respiratoires aigües et les maladies diarrhéiques en sont les principales causes de décès chez l’enfant avant l’âge d’un an.

Maladies non transmissibles  Elles restent dominées par les maladies nutritionnelles (27,3% de malnutrition chronique, malnutrition aigüe 5,4%, insuffisance pondérale 15,7% selon l’enquête SMART 2011) et métaboliques (diabète sucré, 5,7% de la population adulte), les maladies cardio-vasculaires (HTA 33,4% de la population de plus de 25 ans), les maladies bucco-dentaires (Noma), les toxicomanies, le tabagisme (13% de la population générale), l’alcoolisme, les maladies mentales et la drépanocytose.  L’incidence du cancer chez la femme est de 87 pour 100 000 : cancer du sein (24 pour 100 000), cancers du col de l’utérus (25 pour 100 000). Chez l’homme, l’incidence e st de 82 pour 100 000, avec une prédominance du cancer de la prostate (31 pour 100 000). Le lymphome de Burkitt demeure une préoccupation particulière chez l’enfant.

Environnement et hygiène publique  On observe des progrès dans l’accès à l’eau potable dont le taux est passé de 36,4 % en 1993 à 61 % en 2008, avec des différences notables entre le milieu rural (50 %) et le milieu urbain (77 %). Le progrès dans le domaine de l’assainissement est faible. De même, les conséquences du changement climatique son t perceptibles et risquent d’avoir des impacts négatifs sur l’ensemble de programmes nationaux de développement. La production d’ordures ménagères est évaluée à plus de 2 millions de tonnes par an dans l’ensemble du pays. La gestion inadéquate des déchets ménagers, industriels, biomédicaux et autres types de déchets, ainsi que l’utilisation inappropriée des ouvrages d’assainissement, constituent un risque important d’éclosion de diverses pathologies. Urgences humanitaires  Le pays fait face à plusieurs épidémies et le risque de survenue d’autres situations d’urgence demeure. Il existe, depuis environ deux décennies, un Plan d’organisation des secours (ORSEC) qui nécessite une actualisation en fonction de l’évolution du contexte.  Les élections de novembre 2010 ont débouché sur un conflit armé qui a occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, des milliers de réfugiés et de déplacés internes ainsi que le pillage de nombreux établissements sanitaires et la désorganisation du système de santé. 2.2.2 Organisation et fonctionnement du système de santé

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ENV 2008

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Institut National de la Statistique (INS).

12 Le système de santé est dominé par un secteur public prépondérant et un secteur privé en plein essor, à côté desquels existe la médecine traditionnelle qui occupe une place relativement importante. La pyramide sanitaire comprend trois niveaux : i) le niveau central assurant l’élaboration des politiques, la planification, la mobilisation des ressources, la gestion, l’évaluation des performances et la coordination, ii) le niveau intermédiaire chargé de la coordination et de l’appui aux districts et iii) le niveau opérationnel chargé de la mise en œuvre des soins de santé primaires. Au niveau des infrastructures, la structure des soins comprend au niveau primaire, 191015 Etablissements Sanitaires de Premiers Contacts (ESPC), au niveau secondaire, 66 Hôpitaux Généraux, 17 Centres Hospitaliers Régionaux, 02 Centres Hospitaliers Spécialisés et au niveau tertiaire, 04 Centres Hospitaliers Universitaires, 05 Instituts Nationaux Spécialisés et 04 autres Etablissements Publics Nationaux (EPN) d’appui. Le secteur privé comprend 1237 établissements de soins (cliniques, cabinets médicaux ou paramédicaux et laboratoires d’analyses médicales), 799 officines de pharmacie approvisionnées par trois grossistes répartiteurs et 28 centres médicaux d’entreprises. Avec 49 établissements sanitaires, le secteur confessionnel, les associations et les organisations à base communautaire (ABC/OBC) participent également à l'offre de soins surtout au niveau primaire.

Les ressources humaines pour la santé: En 201316, leur effectif s’élevait à 22.799 prestataires, reparties en 3 694 médecins, 337 Chirurgiens-dentistes, 664 Pharmaciens, 8757 infirmiers et 3 333 sages-femmes, 1 983 Techniciens Supérieurs en Santé, 1 284 Aides-Soignants, 2 747 Agents d’Hygiène. Malgré l’importance numérique du personnel de santé en Côte d’Ivoire, l’offre en ressources humaines demeure insatisfaisante. Le ratio personnel de santé par population est de 1,3 personnel de santé (médecins, infirmiers et sages-femmes) pour 1000 habitants contre 2,3 recommandé par l’OMS dans le rapport sur la santé dans le monde de 2006. L’on enregistre une pénurie du personnel paramédical dont la part dans l’effectif global est en baisse et une forte disparité dans la répartition du personnel de santé avec une concentration au profit des régions du Sud du pays, notamment à Abidjan. Selon le PNDS 2012-2015, près de 40% des personnels résident dans la Région des lagunes (Abidjan) où vit seulement 24% de la population totale du pays. En outre, les crises sociopolitiques ont accentué la concentration des personnels de santé dans les zones sud. Le système national d’information sanitaire est marqué par des ruptures fréquentes de supports de recueil des données, l’insuffisance de formation du personnel chargé de la gestion des données, l’insuffisance et la vétusté des équipements. L’information sanitaire se heurte également aux problèmes de complétude, de promptitude et de coordination des données. En outre, certaines données de routine sont insuffisamment ou pas collectées, notamment les données sur les médicaments et intrants stratégiques, les ressources financières et les informations des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) et du secteur privé En matière de politique du médicament, la Pharmacie de la Santé Publique (PSP) assure les fonctions de centrale d’achat, d’approvisionnement et de distribution des médicaments essentiels aux structures sanitaires publiques. Ces dernières années les problèmes de trésorerie de la PSP, les nombreuses ruptures de stock et les difficultés logistiques ont entravé énormément l’approvisionnement régulier des structures publiques en médicaments essentiels. Le secteur pharmaceutique privé assure, outre la cession de produits sous 15 16

Données administratives DIEM 2011 Données administratives, DRH 2013

13 dénomination commerciale, mais aussi la vente de médicaments déconditionnés et sous noms génériques. On note parallèlement un développement du commerce illicite de médicaments exposant dangereusement la santé de la population. Dans sa politique d’amélioration de l’accessibilité a ux médicaments, le Gouvernement a, par ailleurs, développé un programme national de valorisation et de promotion de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle. Le financement de la santé : Les ménages contribuent au financement du secteur de la santé à travers le recouvrement du coût des prestations sanitaires. Selon les Comptes Nationaux de la Santé (CNS) pour l’exercice 2010 et 2011, la contribution des ménages représente en moyenne 57% des dépenses totales de santé. Toutefois, le budget de l’Etat reste la principale source de financement du secteur sanitaire public. La part annuelle du budget de l’Etat alloué au Ministère de la Santé reste très faible. Elle était de 4 .3% en moyenne de 2009 à 2013, comme l’indique le tableau ci-dessous contrairement aux 15% recommandés par les Chefs d’Etats en 2001 à Abuja.

Tableau : Evolution de la part du budget du Ministère de la Santé par rapport au budget de l’Etat Libellé Budget de l’Etat exécuté (millions FCFA) Budget exécuté MSHP (millions FCFA) Poids du budget MSHP exécuté dans le budget de l’Etat exécuté Source : SIGFIP/MEF/INS

2009 2 428 720,00 107 676,65

2010 2 526 202,18 109 293,64

2011 3 050 000 102 8229,62

2012 3 160 000 158 371,75

2013 3 893 000 178 387, 20

4,43%

4,33%

3,37%

5,01%

4,58%

Le système de protection sociale comprend la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) qui couvre les travailleurs du secteur privé, la Mutuelle Générale des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire (MUGEF -CI), le Fonds de Prévoyance Militaire et des assurances privées. Au total, la proportion de la population effectivement bénéficiaire d’une couverture maladie avoisinait 4% selon les CNS 2007 -2008. Au sortir de la crise postélectorale, le Gouvernement a instauré une mesure d’exemption de paiement des frais de prise en charge médicale des usagers au point de service à titre exceptionnel, dans les établissements sanitaires publics, parapublics et communautaires. Cette mesure concernait les femmes enceintes, les enfants de 0-5 ans et les cas d’urgences médico – chirurgicales. Au niveau de la gouvernance et du leadership. La planification et la coordination des actions de santé restent insuffisantes à tous les niveaux de la pyramide sanitaire limitant la performance globale du système de santé. On observe un chevauchement dans les attributions de certaines directions et services centraux. Par ailleurs, la faiblesse du mécanisme de concertation et de coordination des intervenants ne permet pas de maîtriser la gestion et le suivi des flux financiers provenant des partenaires.

14 Au niveau de la prestation des services de santé. Les insuffisances de l’offre et la qualité très moyenne des prestations engendrent une perte de confiance des populations dans les services de santé modernes. Cette situation est aggravée par la paupérisation des populations. L’utilisation des services publics de santé se situe autour de 18%. Le secteur sanitaire privé contribue à accroître l’offre de services notamment dans les grands centres urbains, mais reste relativement inaccessible financièrement au plus grand nombre de ménages. L’interaction entre les niveaux primaire, secondaire et tertiaire reste faible bien que les outils (directives de réorganisation de la référence/contre-référence et des urgences dans le district de santé) soient disponibles. Cette situation est exacerbée par une insuffisance d’intégration des prestations tel les que prescrites dans les PMA des différents niveaux.

2.3. Revue de la SCP 2008-2013 2.3.1 Rappel des défis de la SCP 2008 - 2013 Les principaux défis identifiés lors de l’élaboration de la Stratégie de Coopération couvrant la période 2009 2013 sont: (i) accélération de la lutte contre la maladie (ii) L’accès universel à la santé sexuelle et génésique et santé de l’enfant et des autres groupes vulnérables, (iii) La création d’un environnement favorable à la santé, (iv) Le renforcement du système de santé et amélioration de la qualité de l’utilisation des médicaments et (v) La préparation et réponse aux urgences et situations humanitaires. 2.3.2 Degré de mise en œuvre de la SCP 2008-2013 En dépit du contexte sociopolitique et sécuritaire difficile, ainsi que de la modicité des ressources financières, le Bureau-Pays, en collaboration avec le Gouvernement et l’appui des Partenaires, a pu mettre en œuvre certains programmes retenus pour la période et obtenu les résultats ci-après : 

La préparation et réponse aux urgences et situations humanitaires ont été réalisées à travers (i) l’évaluation de la situation humanitaire qui a permis l’identification des principaux facteurs de risques, des populations les plus vulnérables, des principaux besoins sanitaires et l’établissement de la cartographie des interventions ; (ii) le renforcement des compétences du personnel de santé et des acteurs humanitaires grâce à leur formation pour la préparation et la réponse aux urgences et situations humanitaires; (iii) la réalisation de la cartographie des urgences ; (iv) l’amélioration de la gestion des urgences et de la situation humanitaire à traver s l’activation du Comité national de lutte contre les épidémies, l’appui en matériels, moyens logistiques, vaccins et médicaments ; (v) l’actualisation du plan de contingence et l’élaboration du plan de réponse . Les différentes actions entreprises ainsi que la coordination et le monitoring des interventions à travers l’animation du Cluster santé, la mobilisation de ressources et leur utilisation optimale ont contribué à alléger les effets de la crise humanitaire et des diverses urgences qu’a connues le pays. Pour l’accélération de la lutte contre la maladie (maladies transmissibles et non transmissibles), les résultats ci-après ont été obtenus : (i) renforcement de la Surveillance

15 épidémiologique par la formation du personnel et l’équipement des structures et l’organisation de la riposte aux épidémies déclarées (fièvre jaune, rougeole, méningite, poliomyélite, choléra,…); (ii) interruption de la circulation du poliovirus sauvage et contrôle des autres maladies évitables par la vaccination (rougeole, tétanos maternel et néo natal) à travers le renforcement du Programme Elargi de Vaccination, l’appui à l’organisation de campagnes nationales de vaccination, introduction de nouveaux vaccins (Hib, pentavalent, pneumocoque); (iii) l’amélioration de la prévention e t la prise en charge du VIH/Sida, de la Tuberculose et du Paludisme par le renforcement du Conseil/Dépistage, de l’information stratégique, de l’accès aux médicaments essentiels et autres intrants de qualité; (iv) le renforcement des programmes de lutte contre les endémies majeures (Ulcère de Buruli, Trypanosomiase Humaine Africaine, Onchocercose, Filariose lymphatique, Bilharziose) ; (v) renforcement du programme national de nutrition qui a conduit à l’évaluation et la prise en charge des troubles nutritionnels. Il s’est traduit également par la fortification des aliments en micronutriments et l’augmentation de l’administration de la Vitamine A ; (vi) restructuration et activation du programme de prévention et de prise en charge des maladies chroniques. Les efforts du Gouvernement et ses partenaires ont permis au pays d’atteindre le seuil d’élimination de la lèpre et la pré-certification de la Dracunculose. 

Dans le domaine de la santé maternelle, néonatale et infantile, (i) plusieurs documents stratégiques ont été élaborés (Feuille de route, carnet de santé mère/enfant …) et (ii) les capacités du personnel et des services ont été renforcées notamment pour les SONU, la PCIME et la PF ; (iii) les curricula de formation des agents de santé ont été révisés pour introduire la PCIME dans les programmes de formation ; (iv) des outils standards pour les adolescents ont été élaborés et la visite systématique des élèves a été renforcée ; (v) le CRESACI a bénéficié d’un appui technique et financier pour la recherche opérationnelle en santé de la reproduction En ce qui concerne la promotion d’un environnement favorable à la santé, les actions ont abouti aux résultats suivants : (i) l’identification des principaux déterminants de la santé et l’élaboration d’outils de sensibilisation en vue de réduire leur impact sur la santé; (ii) l’élaboration du draft du document de politique de promotion de la santé ; (iii) la mise en place de mécanisme de gestion adéquate des déchets biomédicaux ; (iv) la ratification de la Convention Cadre de Lutte Antitabac, la prise d’un Décret d’interdiction de fumer dans les lieux publics et l’érection de l’aéroport FHB en « aéroport non-fumeur » (v) la sensibilisation des populations sur la prévention d des maladies transmissibles et non transmissibles et l’utilisation rationnelle des services de santé. Dans le domaine du renforcement du système de santé l’appui de l’OMS a permis : (i) l’élaboration du document de politique nationale de santé et le plan national de développement sanitaire; (ii) la réalisation de deux exercices de comptes nationaux de la santé ; (iii) la formation de cadres nationaux à la gestion des programmes de santé et aux outils de planification et calcul des coûts, « One Health »; iv) la contribution à la réhabilitation et au rééquipement des structures de santé surtout à l’Ouest ; v) le renforcement de la régulation pharmaceutique et la révision de la liste nationale des médicaments essentiels ; vi) la formation en pharmacovigilance ; vii) la réalisation de la monographie des plantes médicinales ; viii) l’appui à l’ouverture du centre de transfusion sanguine de Man et la promotion du don de sang à travers l’organisation des Journées du don de sang .

2.3.3 Programmes inachevés Compte tenu du contexte difficile, du volume et de la complexité des besoins qui se sont accrus avec l’évolution de la crise et en raison des contraintes financières, certains programmes n’ont pu être réalisés ou ne

16 l’ont été que partiellement. Ainsi pour les programmes activités suivantes: mentionnés ci-dessous nous pouvons retenir les

1. Pour l’accélération de la lutte contre la maladie: (i) la lutte contre certaines maladies endémiques; (iii) la mise sous ARV des personnes en indication thérapeutique ; (iv) la mise à échelle de la stratégie « atteindre chaque district » pour l’augmentation de la couverture vaccinale; (v) la mise à échelle de la PCIME, le renforcement des capacités du point focal RSI 2005, le renforcement de la surveillance des résistances thérapeutiques et le développement de la pharmacovigilance, l’intégration des interventions. 2. Pour le renforcement du système de santé et l’amélioration de la qualité des médicaments: (i) la réglementation du secteur pharmaceutique ; (ii) l’appui à la création et/ou renforcement des centres régionaux de transfusion sanguine (ii) le renforcement du système d’information sanitaire ; (iii) l’opérationnalisation des districts. 3. Pour la création d’un environnement favorable à la santé : (i) l’analyse des principaux déterminants de la santé; (ii) la validation du document de politique de la promotion de la santé. 2.3.4 Défis actuels et perspectives : Au vu de ce qui précède, les défis suivants, identifiés lors de l’élaboration de la SCP 2008 -2013 n’ont pas été entièrement relevés et restent toujours des questions de préoccupation pour le pays, à savoir :  la préparation et réponse aux urgences  l’accélération de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles (y compris le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme)  la création d’un environnement favorable à la santé  le développement et la coordination du partenariat  la redynamisation et l’amélioration de la performance du système de santé ;  le développement des ressources humaines pour la santé, leur utilisation efficace et l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie A ces défis, s’ajoutent ceux ci-après également retenus pour la période :    L’amélioration de la santé maternelle néonatale infantile et des adolescents et autres groupes vulnérables; Le renforcement du système de santé Le développement de la recherche en santé

Les crises successives qu’a connues le pays depuis 2002, ont entravé ses efforts pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). 3.0 AIDE AU DEVELOPPEMENT ET PARTENARIATS 3.1 Flux de l’aide et cadres de dépenses Quoique la coopération financière des Institutions bilatérales et multilatérales se soit réduite en raison de la crise sociopolitique, elle s’est néanmoins poursuivie en faveur des domaines sociaux en l’occurrence la santé et l’éducation. L’assistance de l’OMS et des autres Agences du Système des Nations Unies s’est renforcée pour contribuer à l’allègement des effets de la crise à travers l’UNDAF, le cadre stratégique commun des activités opérationnelles du Système des Nations Unies en réponse aux priorités nationales inscrites dans le DSRP. L’effort du SNU en appui au Gouvernement est axé sur trois domaines prioritaires : - La consolidation de la paix, la protection des droits de l’homme, la sécurité et la bonne gouvernance

17 La création d’emplois, la sécurité alimentaire et l’environnement Les services sociaux de base qui comprennent la santé, l’eau, l’assainissement et l’éducation.

D’une façon générale, l’aide des partenaires extérieurs a largement contribué à couvrir les besoins humanitaires et les programmes sociaux. durant la crise passée. Pour la période 2013-2015, les agences, fonds et programmes des Nations Unies envisagent de mobiliser 342 millions dont 158,5 millions de dollars US affectés aux services sociaux de base pour la mise en œuvre de l’UNDAF avec un focus sur la santé de la mère et de l’enfant. 3.2 Domaines d’interventions des principaux partenaires du secteur de la santé Le secteur de la santé bénéficie de l’appui des partenaires multilatéraux, bilatéraux, des Institutions Financières et des ONG notamment internationales dont les principaux sont : l’OMS, l’UNICEF, l’UNFPA, le PAM, l’Union Européenne, la Coopération Française, la Banque Mondiale, les USA, le Japon, la Corée du Sud, l’Italie, l’Espagne, Médecins Sans Frontière, la Croix Rouge française, la Croix Rouge Côte d’Ivoire, le CICR, Médecins du Monde, Save The Children, Care International, ASAPSU. La Côte d’Ivoire bénéficie également de plusieurs autres partenariats pour le développement sanitaire tels que GAVI, IHP+, HHA. Ces appuis se font à travers des procédures variées : appui institutionnel, appui budgétaire sectoriel ou global, appui ciblé, etc. Les domaines d’intervention concernent l’ensemble des piliers du système de santé sous forme d’assistance technique et ou financière dans le cadr e de la mise en œuvre du PNDS. Ces partenaires contribuent à la réalisation des axes stratégiques retenus par l’OMS . 3.3 Mécanismes, Organes de Coordination et de suivi Plusieurs mécanismes, organes de coordination et de suivi existent dans le pays. En dehors des réunions hebdomadaires de l’Equipe Pays du Système des Nations Unies (UNCT), de celles du groupe de réflexion stratégique (UNCT + bailleurs de Fonds) et des réunions du Comité Inter-Agences de Coordination Humanitaire (IAHCC), il est également tenu, au moins une fois par mois, une réunion du mécanisme de coordination du secteur santé regroupant tous les acteurs intervenant dans le secteur et présidé par le Ministère en charge de la santé. D’autres mécanismes de coordination ont été mis en place dans divers domaines: le Comité de Coordination Inter Agences (CCIA) pour le suivi des activités du Programme Elargi de Vaccination (PEV), le Groupe Sectoriel Nutrition et Sécurité Alimentaire, le Mécanisme de Coordination Pays (CCM) pour la coordination des activités financées par le Fonds Mondial en faveur de la lutte contre le VIH/sida, le Paludisme et la Tuberculose. En ce qui concerne spécifiquement le VIH/sida, on peut citer les organes suivants : i) le Conseil National de lutte contre le sida présidé par le Président de la République, ii) le Comité interministériel de coordination des partenaires, présidé par le Premier Ministre, iii) le Forum des partenaires de lutte contre le VIH/sida présidé par le Ministre de la santé et de la lutte contre le sida, iv) le Groupe Thématique ONU/SIDA. 4.0 - COOPERATION ACTUELLE DE L’OMS La Coopération de l’OMS avec la Côte d’Ivoire est régie par l’Accord de base signée le 30 janvier et 07 février 1961 respectivement à Brazzaville et à Abidjan. Aussi l’OMS continue d’opérer de profonds changements dans sa façon de travailler. L’objectif ultime visé est d’améliorer sa performance en vue d’un meilleur appui aux autorités nationales dans leurs efforts pour s’attaquer aux principaux défis qui se posent dans les domaines de la santé, du développement et de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (orientations stratégiques 2010-2015) relatifs à la santé. Ces changements s’inspirent également des

18 perspectives de réforme des Nations Unie s. Ce processus de transformation organisationnelle s’appuie sur le cadre global de la stratégie institutionnelle de l’OMS 17. Sur la base de son Onzième programme général de Travail 2006 – 2015, l’OMS s’est dotée d’un plan stratégique à moyen terme duquel découlent les budgets programmes pour les exercices biennaux. Les résultats escomptés pour la période que couvre ce plan à moyen terme, découlent de 13 Objectifs Stratégiques(SCP2) dérivant du cadre de gestion fondée sur les résultats. L’atteinte de ces objectifs nécessite davantage de collaboration entre les programmes consacrés à différentes maladies, car ils tiennent compte des multiples liens entre les déterminants de la santé, les résultats, les politiques, les systèmes et les technologies sanitaires. Ces objectifs stratégiques sont les suivants : 1. Réduire le fardeau sanitaire, social et économique dû aux maladies transmissibles 2. Combattre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose. 3. Prévenir et réduire la charge de morbidité, d’incapacité et de morta lité prématurée liées aux affections chroniques non transmissibles, aux troubles mentaux, à la violence et aux traumatismes 4. Réduire la morbidité et la mortalité et améliorer la santé aux principaux stades de la vie (grossesse, accouchement, période néonatale, enfance et adolescence compris), tout en améliorant la santé génésique et sexuelle et en permettant à tous les individus de vieillir en restant actifs et en bonne santé, en utilisant une approche sur la durée de la vie et en s’efforçant de réduire les inégalités. 5. Réduire les effets sur la santé des situations d’urgence, des catastrophes, des crises et des conflits, ainsi que leurs effets sociaux et économiques. 6. Promouvoir la santé et le développement, prévenir et réduire les facteurs de risque pour la santé associés au tabac, à l’alcool, aux drogues et à l’usage d’autres substances psycho actives, à une mauvaise alimentation, à la sédentarité et aux rapports sexuels non protégés 7. Traiter les déterminants sociaux et économiques de la santé à travers des politiques et des programmes qui accroissent l’équité en santé et intègrent des approches favorables aux pauvres, respectueuses des différences entre les sexes et fondées sur les droits de l’homme 8. Promouvoir un environnement plus sain, développer la prévention primaire et infléchir les politiques publiques dans tous les secteurs de façon à s’attaquer aux causes sous-jacentes des menaces pour la santé liées à l’environnement 9. Améliorer la nutrition, la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité des approvisionnements alimentaires sur toute la durée de la vie et à l’appui de la santé publique et du développement durable. 10. Améliorer les services de santé à travers une bonne gouvernance, le financement, le recrutement de ressources humaines qualifiées et une gestion adéquate, en s’appuyant sur des données factuelles et des recherches fiables et accessibles. 11. Elargir l’accès aux technologies et produits médicaux, en améliorer la qualité et l’utilisation 12. Jouer un rôle mobilisateur, renforcer la gouvernance et encourager les partenariats et la collaboration en dialoguant avec les pays pour que l’OMS s’acquitte de la tâche qui lui incombe dans la réalisation du programme mondial d’action sanitaire énoncé dans le onzième programme général de travail 13. Faire en sorte que l’OMS soit et demeure une organisation souple, en apprentissage constant, qui s’acquitte de façon plus efficace et plus efficiente de son mandat La stratégie de coopération OMS/Côte d’Ivoire projette des résultats tenant compte du contexte spécifique et des défis du pays en matière de santé. Ainsi au regard de ces objectifs stratégiques, des orientations régionales et des priorités du PNDS, le Bureau a déterminé, pour le biennium 2012-2013, 76 résultats escomptés et défini, les activités dont la mise en œuvre permettrait de les atteindre. Pour la réalisation de son programme, le Bureau pays a prévu un budget de 17 594 614 USD dont 2 406 000 USD sur les contributions fixes. L’atteinte des résultats étant fortement tributaire des 17

OMS, EB105/3 Une stratégie institutionnelle pour le Secrétariat de l’OMS.

19 fonds volontaires, le développement d’une stratégie de mobilisation de ressources supplémentaires est préconisé aussi bien au niveau mondial qu’au niveau pays. Pour prendre le relais avec le 11 ème Programme général de Travail tout en fournissant une vision stratégique de l’action de l’OMS pour la période 2014-2019, le 12ème Programme a été préparé et vise à :  privilégier la continuité et le changement  réduire la durée de 10 à 6 ans  identifier les résultats de haut niveau liés aux priorités stratégiques  modifier la façon dont les ressources financières doivent être utilisées Le 12ème PGT réorganise les 13 objectifs stratégiques en 6 catégories qui sont : - Les maladies transmissibles - Les maladies non transmissibles - La promotion de la santé pendant toute la vie - Les systèmes de santé - Préparation, surveillance et réponse - Services communs et fonctions essentielles. Ces catégories sont subdivisées en 30 priorités et 80 résultats escomptés et fournissent un cadre d’organisation plus large pour l’OMS et une souplesse dans l’allocation des ressources aux priorités dans les catégories. Le 12ème programme général de travail donne une vue stratégique d’ensemble des travaux de l’Organisation pour la période 2014-2019 et servira de base à l’élaboration du budget programme 2014-2015. 5.0 CADRE POLITIQUE DE L’OMS : ORIENTATIONS GLOBALES ET REGIONALES 5.1 But et mission La mission de l’OMS reste «d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible» (Article 1 de la Constitution de l’OMS). La stratégie institutionnelle, le Onzième Programme Général de Travail 2006 201518 et les orientations stratégiques de l’action de l’OMS dans la Région africaine 2010-201519 définissent les principales actions que l’OMS entend mettre en œuvre pour maximiser sa contribution à l’amélioration de la santé. L’Organisation s’attache, en effet, à renforcer son rôle directeur dans le domaine de la santé, aussi bien sur le plan technique que sur celui des politiques, tout comme ses capacités gestionnaires, afin de répondre aux besoins des États Membres, notamment pour ce qui est de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). 5.2 Fonctions essentielles Sur la base de son avantage comparatif, l’action de l’OMS est guidée par les six fonctions essentielles suivantes :       18 19

Jouer le rôle de chef de file dans les domaines essentiels pour la santé et créer des partenariats lorsqu’une action conjointe est nécessaire ; Fixer les priorités de la recherche et inciter à acquérir, appliquer et diffuser des connaissances utiles ; Fixer des normes et des critères, en encourager et suivre l’application ; Définir des politiques conformes à l’éthique et fondées sur des données probantes ; Fournir un appui technique, se faire l’agent du changement et renforcer durablement les capacités institutionnelles ; Surveiller la situation sanitaire et évaluer les tendances en matière de santé.

Onzième programme général de travail 2006-2015. Programme mondial d’action sanitaire. Orientations stratégiques de l’action de l’OMS dans la Région africaine 2010 -2015.

20 5.3 Programme mondial d’action sanitaire Pour combler les lacunes en matière de justice sociale, de responsabilité, de mise en œuvre et des connaissances dans le domaine de la santé, le Programme Mondial d’Action Sanitaire identifie les sept domaines prioritaires suivants:        investir dans la santé pour réduire la pauvreté ; renforcer la sécurité sanitaire individuelle et mondiale ; promouvoir la couverture universelle, l’égalité des sexes et les droits fondamentaux liés à la santé ; influer sur les déterminants de la santé ; renforcer les systèmes de santé et en rendre l’accès plus équitable ; exploiter le savoir, la science et la technologie ; renforcer la gouvernance, le rôle directeur et la responsabilité.

Par ailleurs, le Directeur Général de l’OMS a proposé d’inscrire les six points suivants au programme de l’Organisation : (i) Développement sanitaire ; (ii) Sécurité sanitaire ; (iii) Systèmes de santé ; (iv) Données factuelles à l’appui des stratégies ; (v) Développement de partenariats ; (vi) Amélioration de la performance de l’OMS. Le Directeur Général a également indiqué que l’action de l’Organisation devrait être jugée d’après son effet sur la santé des populations africaines plus particulièrement celle des enfants et des femmes. 5.4 Priorités au niveau mondial Le Onzième Programme Général de Travail fixe les priorités suivantes au niveau mondial :  Apporter un appui aux pays pour qu’ils instaurent la couverture universelle des interventions efficace s de santé publique ;  Renforcer la sécurité sanitaire dans le monde ;  Concevoir des mesures durables dans tous les secteurs concernés pour influer sur les déterminants comportementaux, sociaux, économiques et environnementaux de la santé ;  Développer les moyens institutionnels d’exercer les fonctions essentielles de la santé publique sous la direction renforcée des ministères de la santé ;  Renforcer le rôle directeur de l’OMS aux niveaux mondial et régional, et soutenir l’action des gouvernements au niveau des pays. Depuis quelques années, l’OMS entreprend une réforme pour mieux faire face aux défis de plus en plus complexes que représente la santé des populations au XXI e siècle. L’OMS doit être suffisamment flexible pour répondre à cet environnement en pleine mutation. Trois objectifs ont été définis dans ce processus :  De meilleurs résultats sanitaires: l’OMS répondant aux attentes de ses États Membres et de ses partenaires, avant tout dans les domaines où elle exerce une fonction unique ou possède un avantage comparé, et avec un financement qui l’aide à privilégier cette démarche.  Une plus grande cohérence de l’action sanitaire mondiale : l’OMS jouant un rôle de chef de file pour permettre aux nombreux acteurs de participer activement et de contribuer à améliorer l’état de santé de tous les peuples.  Une Organisation qui aspire à l’excellence: une organisation efficace, efficiente, réactive, objective, transparente et responsable. Pour atteindre ces objectifs trois axes de travail distincts mais liés se sont dégagés :  Programmes et définition des priorités  Réforme de la gouvernance de l'OMS  Réformes gestionnaires

21 Ainsi, un ensemble de catégories de travail distinctes ont été définies (maladies transmissibles, maladies non transmissibles, promotion de la santé à toutes les étapes de la vie, systèmes de santé et préparation, surveillance et intervention) avec des critères qui orienteront le processus de définition des priorités de l’Organisation. Les nouvelles catégories de travail fournissent un cadre d’organisation plus large pour l’OMS et permettront une plus grande souplesse dans l’attribution des ressources aux priorités au sein de ces catégories. Les catégories et les critères de définition des priorités seront utilisés pour l’élaboration du douzième programme général de travail qui donnera une vue stratégique d’ensemble des travaux de l’Organisation pour la période allant de 2014 à 2019, et des budgets programmes biennaux ultérieurs dont celui de 2014-2015 qui est un budget de transition. Les actions de l’Organisation visent le renforcement de son rôle directeur au niveau mondial, régional et national. Pour ce faire les orientations suivantes ont été définies au niveau du Siège et du Bureau régional pour l’Afrique: 5.5 Orientations du Siège20 Pour atteindre ces priorités ci-dessus indiquées, quatre orientations ont été fixées par le Siège :  Réduire la mortalité, la morbidité et les incapacités avec un accent spécial sur les populations les plus démunies (femmes et enfants) et les populations marginalisées ;  Promouvoir des modes de vie sains en réduisant les facteurs de risque pour la santé de la population;  Promouvoir des systèmes de santé capables d’améliorer les résultats sanitaires de manière équitable et durable et de répondre aux besoins essentiels de la population au travers de services et soins géographiquement, financièrement et culturellement accessibles;  Appuyer la création d’un cadre institutionnel permettant une prise en compte adéquate des questions de santé dans les politiques sociales, économiques, environnementales et de développement. 4. 6 Orientations du Bureau régional21 Tenant compte des spécificités régionales et pour contribuer à l’atteinte des résultats globaux, le Directeur régional a donné les orientations régionales ci-dessous :  Maintien de l’accent sur le rôle de chef de file de l’OMS dans la fourniture d’orientations normatives et politiques et dans le renforcement des partenariats et de l’harmonisation;  Appui soutenu au renforcement des systèmes de santé sur la base de l’approche des soins de santé primaires ;  Mise de la santé des mères et des enfants en tête des priorités;  Accélération des interventions de lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose ;  Intensification de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles  Accélération de l’action sur les déterminants de la santé.

6.0 PROGRAMME STRATEGIQUE : PRIORITES RETENUES POUR LA COOPERATION DE l’OMS AVEC LE PAYS Sur la base de l’analyse et du degré de mise en œuvre de la SCP 2008 -2013, de l’examen du contexte national actuel et en se référant aux principaux documents stratégiques du pays, en l’occurrence le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP), le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), au 20 21

Onzième programme général de travail 2006-2015 Orientations stratégiques de l’action de l’OMS dans la Région africaine 2010-2015

22 Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement (UNDAF) et au Douzième programme de travail de l’OMS, le programme stratégique ci-après a été retenu. 6. 1 Objectif général La Stratégie de Coopération avec le Pays 2013-2015 a pour but de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population ivoirienne. Elle vise le relèvement des défis de la SCP 2008-2013 qui persistent et ceux nouvellement identifiés. Un accent particulier sera mis sur la correction des conséquences sanitaires de la crise sociopolitique qu’a traversée le pays et le renforcement des interventions en vue de l’atteinte des Ob jectifs du Millénaire pour le Développement et la préparation du Post 2015. Pour y parvenir, les objectifs spécifiques et les axes stratégiques prioritaires suivants sont retenus.

6. 2 Objectifs spécifiques        accélérer la réduction de la morbidité et de la mortalité dues aux maladies transmissibles et non transmissibles. réduire la morbidité et la mortalité maternelles, néonatales, infantiles et des autres groupes vulnérables ; promouvoir un environnement favorable à la santé en initiant des actions concourant à une amélioration durable des déterminants de la santé; améliorer la performance du système de santé avec un accent sur la réhabilitation/équipement des services de santé et la gestion des ressources humaines de santé de qualité ; appuyer le renforcement des capacités nationales pour la gestion des urgences et des conséquences humanitaires de la crise sociopolitique; promouvoir la recherche opérationnelle en santé, la diffusion de l’information et l’utilisation rationnelle des résultats pour le développement sanitaire national; renforcer la coordination et le partenariat stratégique en faveur de la santé;

6. 3 Axes stratégiques prioritaires      accélération de la lutte contre la maladie ; amélioration de la santé maternelle néonatale infantile et des adolescents et autres groupes vulnérables; promotion d’un environnement favorable à la santé; renforcement du système de santé ; préparation et réponse aux urgences et catastrophes.

Ces axes stratégiques visent à répondre aux défis essentiels auxquels fait face le secteur de la santé pour le renforcement de la lutte contre la maladie, la réduction de la mortalité et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. 6.3.1 Accélération de la lutte contre la maladie Le Gouvernement envisage le renforcement des actions en vue de la réduction de l’incidence, de la prévalence et des conséquences des maladies transmissibles et non transmissibles les plus préoccupantes : les maladies à potentiel épidémique, le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme, les maladies tropicales négligées (l’ulcère de Buruli, l’onchocercose, la lèpre, la Trypanosomiase Humaine Africaine, les filarioses lymphatiques), les cancers, les maladies nutritionnelles et endocrino-métaboliques, les maladies cardio-vasculaires, les affections odonto-stomatologiques, l’abus des substances psychotropes et les troubles psychotiques. Pour ce faire, l’OMS fournira un appui aux autorités nationales dans l’application des initiatives régionales et nationales pour le contrôle, l’élimination ou l’éradication des maladies ci-dessus mentionnées à travers les interventions suivantes :

23  renforcement de la surveillance épidémiologique et de la riposte aux épidémies par un appui aux districts sanitaires dans la mise en œuvre de la Surveillance Intégrée des Maladies et Réponse (SIMR) et la gestion appropriée des épidémies ; renforcement des actions préventives contre certaines épidémies récurrentes comme la méningite, la fièvre jaune et le choléra ; renforcement des capacités nationales pour l’application adéquate du Règlement Sanitaire International (RSI) ; Prévention et prise en charge rationnelle des infections sexuellement transmissibles, du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme par un appui au renforcement du dépistage et conseil, à l’information stratégique et à l’accès universel aux méthodes de traitement et de prévention. renforcement des programmes de lutte contre les maladies tropicales négligées (Ulcère de Buruli, Trypanosomiase Humaine Africaine, onchocercose, filariose lymphatique, etc.) à travers la formation du personnel de santé et autres acteurs, la réalisation de la surveillance, les enquêtes épidémiologiques, la mobilisation des ressources ; accélération des activités permettant la certification de l’éradication du ver de Guinée, l’élimination de la lèpre, du Tétanos néo-natal et le contrôle des autres maladies tropicales négligées. L’efficacité de ces activités passera par la formation, la surveillance épidémiologique, l’appui à la supervision et au suivi/évaluation. renforcement des capacités diagnostiques des centres de dépistage des maladies transmissibles et non transmissibles par la formation du personnel, la disponibilité de services de dépistage et l’approvisionnement en matériels et consommables de laboratoire développement du système national de pharmacovigilance et le suivi de la résistance aux médicaments. mise à jour des bases factuelles relatives à la prévention, au dépistage précoce des cancers, des maladies cardio-vasculaires, des maladies endocrino-métaboliques (diabète, goitre endémique et autres maladies nutritionnelles).

 

 

6.3.2 Amélioration de la santé maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et autres groupes vulnérables; En vue de réduire la morbidité, la mortalité et améliorer la santé aux principaux stades de vie tout en améliorant la santé sexuelle et génésique et en permettant à tous les individus de vieillir en restant actifs et en bonne santé, l’OMS apportera un appui au pays durant la période de la présente SCP dans les interventions ci-dessous :  la révision des documents stratégiques  la mise à échelle des interventions relatives à la santé de la mère, de l’enfant et de l’a dolescent (PCIME, SONU, PF, SAA …)  le renforcement de la disponibilité et la qualité des services à travers l’évaluation des besoins, la cartographie des services et les audits des décès maternels  Le renforcement du partenariat pour la mobilisation des ressources et l’adressement des questions liées à la promotion du genre.  le renforcement de la vaccination de routine par la mise en œuvre de la stratégie « Atteindre Chaque District », l’organisation des activités d’intensification de la vaccination (semaine africaine de vaccination) et la poursuite de l’introduction de nouveaux vaccins (vaccin contre le pneumocoque, le

24 vaccin contre le rota virus, etc.). En outre, l’OMS contribuera à la mise en œuvre des activités visant à prévenir toute importation et circulation du polio virus sauvage par l’intensification de la surveillance des maladies évitables par la vaccination promotion de l’accès équitable aux services de santé sexuelle et génésique de qualité dans le respect des droits de l’homme ;

6.3. 3 Promotion d’un environnement favorable à la santé; L’OMS soutiendra le Gouvernement dans ses efforts de promotion d’un environnement sain et l’adoption de comportements et modes de vie collectifs et individuels favorables à la santé. Ainsi, l’Organisation assistera le pays dans:  la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la santé ;  la promotion d’actions multisectorielles sur les déterminants de la santé y compris le plaidoyer pour l’application de la Convention Cadre de Lutte Antitabac (CCLAT).  la mise en œuvre de la déclaration de Libreville à travers les alliances stratégiques, le renforcement des capacités et le plaidoyer en lien avec la santé et l’environnement ;  la fourniture d’orientations normatives et techniques pour le renforcement des programmes de sécurité sanitaire des aliments et de nutrition, des systèmes d’alerte précoce et de surveillance de la nutrition et des maladies d’origine alimentaire.  la sensibilisation des communautés sur la prévention des maladies transmissibles et non transmissibles, la gestion et l’utilisation rationnelle des services de santé.

6.3.4 Renforcement du système de santé L’OMS apportera son appui au Gouvernement afin de lui permettre de poursuivre les réformes pour le renforcement du système de santé à travers l’appui à :  la mise en œuvre de la déclaration de Ouagadougou sur les soins de santé primaires et les systèmes de santé à travers l’opérationnalisation des districts sanitaires.  la mise en œuvre du plan de développement des ressources humaines en santé  le renforcement de la réglementation du secteur pharmaceutique, la disponibilité et l’usage rationnel des médicaments et des produits sanguins, du développement de la médecine traditionnelle.  l’amélioration du Système National d’Information Sanitaire et de Gestion par la mise en œuvre du plan stratégique de l’information sanitaire et le développement de l’observatoire national de la santé.  la mise en œuvre de la déclaration d’Alger sur la recherche en santé avec un accent particulier sur la recherche opérationnelle.  Le renforcement du partenariat, du plaidoyer, de la mobilisation des ressources et de la coordination des interventions sanitaires.  la mise en œuvre de la stratégie nationale de financement de la santé pour tendre vers la couverture sanitaire universelle.

25 6.3.5 Préparation et réponse aux urgences et catastrophes Pour faire face aux situations d’urgence et de gestion des catastrophes, l’OMS fournira un appui au pays pour :       le renforcement des capacités pour la gestion des flambées épidémiques; l’élaboration et la mise en œuvre des plans de préparation et de riposte y compris le plan ORSEC. l’opérationnalisation du système d’alerte précoce dans le cadre de la SIMR l’évaluation des principaux facteurs de vulnérabilité et de risques, des besoins sanitaires liés aux urgences et catastrophes; le plaidoyer pour la mobilisation des ressources en vue de la contribution du pays au Fonds africain pour les urgences; le renforcement du partenariat et de la coordination pour la gestion des urgences et catastrophes.

7.0 MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME STRATEGIQUE Le présent document de stratégie constitue un cadre de référence en matière de coopération entre l’OMS et la Côte d’Ivoire, pour la période 2013-2015. Sa mise en œuvre implique la participation de tous les intervenants dans le domaine de la santé et contribuera à la redynamisation du système de santé. Il engage la responsabilité et la crédibilité de chaque niveau de l’Organisation, du Gouvernement et ses partenaires. 7.1 Au niveau du Pays 7.1.1 Le Bureau de l’OMS Le Bureau pays s’inspirera des orientations et priorités définies dans les documents stratégiques nationaux ainsi que de celles retenues dans la présente SCP pour l’élaboration du plan de travail biennal couvrant la période 2014-2015. L’exécution de ce plan se fera en concertation avec le Gouvernement, les Agences du Système des Nations Unies, les autres partenaires nationaux et internationaux intervenant dans le secteur de la santé. Pour répondre davantage aux sollicitations croissantes du pays dans cette période de relance du développement et mieux assurer l’exécution de la SCP, le Bureau devra se doter des ressources humaines, logistiques et financières nécessaires ou utiliser celles existantes afin de jouer pleinement son rôle d’orientation stratégique et d’assistance technique auprès du Gouvernement. La mobilisation des ressources, l’appui à la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des actions se feront de concert avec les parties impliquées dans les interventions du secteur. Compte tenu du nombre important des acteurs opérant activement dans le secteur de la santé, le Bureau pays, en se basant sur le mandat, les fonctions essentielles et le rôle de leader de l’Organisation en matière de santé, renforcera le partenariat, encouragera la synergie et la complémentarité des actions ainsi que la coordination des interventions dans le secteur. Le Bureau assurera la diffusion des normes, standards et directives en matière de santé et contribuera à la collecte, l’analyse et la diffusion des informations sanitaires, tout en alignant ses actions et interventions conformément à la Déclaration de Paris sur les priorités du pays. 7.1.2 - Le Gouvernement Au cours de la mise en œuvre de la présente SCP, le Gouvernement entreprendra : (i) l’élaboration ou la révision/adaptation de documents stratégiques et techniques; (ii) la mise en œuvre des activités planifiées à travers les plans; (iii) le suivi et l’application des résolutions prises lors des réunions statutaires (Assemblée Mondiale et Comité Régional) et d’autres rencontres nationales, régionales et

26 internationales; (iv) la mobilisation de ressources (humaines, matérielles, logistiques, financières). Le Gouvernement assurera les orientations nécessaires et la coordination des actions des partenaires nationaux et internationaux intervenant dans le secteur de la santé en vue de tendre vers la couverture sanitaire universelle. 7.2 Au niveau du Bureau régional Les orientations et stratégies régionales revêtent une importance capitale pour un meilleur appui du Bureau pays au Gouvernement et faciliteront la réussite de la mise en œuvre de la SCP. L’Equipe de Soutien Inter Pays de l’Afrique de l’Ouest (IST/WA) fournira un appui technique de proximité , ainsi qu’une assistance financière, matérielle et en ressources humaines supplémentaires. Le Bureau régional fournira par ailleurs les outils indispensables à la gestion des programmes inscrits dans la Stratégie de Coopération Pays. Le personnel du Bureau pays et les cadres nationaux continueront de bénéficier des actions visant le renforcement des capacités et d’échange d’informations. 7.3 Au niveau du Siège Le Siège poursuivra le plaidoyer en vue de la création de partenariats et de mobilisation de ressources additionnelles pour la mise en œuvre de la SCP. Le Siège poursuivra son rôle de facilitation dans l’acquisition de matériels logistiques, de vaccins, médicaments et intrants, le développement des activités de recherche en santé, la diffusion des connaissances, des nouvelles technologies et des expériences mondiales de lutte contre la maladie et de promotion de la santé. En outre il veillera au développement des réseaux de centres collaborateurs. Dans l’optique d’une meilleure coordination des interventions et de l’amélioration des performances d u Bureau pays, une complémentarité voire une synergie, entre le Siège, le Bureau régional et le Bureau pays est indispensable. 8.0 SUIVI ET EVALUATION Le suivi et l’évaluation de la présente Stratégie de Coopération avec le Pays se feront en collaboration avec le Gouvernement et les partenaires intervenant dans le secteur de la Santé. Ils seront effectués à travers plusieurs mécanismes. Le suivi se fera à travers : - des réunions hebdomadaires de l’équipe du Bureau pays afin d’apprécier l’état d’avancement de la mise en œuvre des activités prévues dans le plan de travail. - des réunions trimestrielles avec les responsables de programmes du Ministère de la Santé, et de la Lutte contre le Sida et d’autres départements ministériels impliqués dans les activités de développement sanitaire. - des rencontres mensuelles de concertation et de coordination avec les partenaires du Système des Nations Unies et d’autres groupes dont l’action concourt à la promotion sanitaire. , - des supervisions régulières par les responsables nationaux ainsi que le personnel de l’OMS et au besoin avec d’autres intervenants. L’évaluation se fera à travers : - les suivis semi-annuels, - la revue à mi-parcours - l’évaluation biennale à l’échéance du Plan d’action opérationnel 2014 -2015.

27 Une évaluation finale de la SCP permettra d’apprécier les progrès vers l’a tteinte des objectifs fixés.

CONDITIONS DE MISE EN OEUVRE La mise en œuvre de la présente SCP dépendra de la situation sociopolitique et sécuritaire du pays ainsi que de la disponibilité des ressources humaines, matérielles et financières. Elle pourrait être éventuellement révisée en fonction du contexte, des disponibilités et des besoins du pays.

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BIBLIOGRAPHIE 1. Plan cadre du Système des Nations Unies - Côte d’Ivoire : UNDAF 2013-2015, 2. Institut National de la Statistique : Recensement Général de la Population et de l’Habitation, Côte d’Ivoire, 1998 3. Ministère de la Santé et de la lutte contre le sida : EDS III (mise à jour) 4. Ministère du Plan : la Côte d’Ivoire à l’aube du 21ème siècle 5. Ministère du Plan : PND 2012-2015 6. Ministère de la Santé et de la lutte contre le sida : Rapport annuel d’activités 2011 du Programme National de lutte contre la Tuberculose 7. Ministère de la Santé et de la lutte contre le sida : Plan National de Développement Sanitaire, 20122015 8. OMS Côte d’Ivoire : Stratégie de Coopération avec le Pays, –2008-2013 9. OMS, EB105/3 : Une stratégie institutionnelle pour le Secrétariat de l’OMS ; 10. OMS : Onzième Programme Général de Travail 2006-2015 11. OMS : Orientations stratégiques dans la Région africaine 2010-2015. 12. OMS : Plan stratégique à moyen terme 2008-2013 13. PNUD : Rapport sur le développement humain, 2006 ; 2007- 2008 14. UNICEF : Enquête à indicateurs multiples par grappes, MICS 2006 15. UNHCR : Rapport annuel d’activités, 2006 16. Ministère de la santé et de la lutte contre le sida, DRH : Données administratives des ressources humaines de santé 2013.

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ANNEXES

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Annexe 3: CARTE DES DISTRICTS SANITAIRE DE LA COTE D’IVOIRE TENGRELA

ODIENNE

BOUNDIALI FERKESSEDOUGOU KORHOGO BOUNA

KATIOLA SEGUELA TOUBA MANKONO DABAKALA BONDOUKOU

BIANKOUMA VAVOUA MAN DANANE BANGOLO DALOA DUEKOUE TOULEPLEU GUIGLO GAGNOA ISSIA ZUENOULA

BEOUMI

BOUAKE M'BAHIAKRO TANDA

SAKASSOU

DAOUKRO TIEBISSOU AGNIBILEKROU BOCANDA BOUAFLE YAMOUSSOUKRO DIMBOKRO SINFRA BONGOUANOU ABENGOUROU TOUMODI OUME ADZOPE TIASSALE AGBOVILLE DIVO ALEPE DABOU ABIDJAN GRAND LAHOU Abidjan JACQUEVILLE BASSAM

SOUBRE

LAKOTA

ABOISSO

SASSANDRA TABOU SAN PEDRO

ADIAKE

Annexe 4: Localisation géographique des acteurs Humanitaires

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Résumé du processus de révision du document SCP La révision de la SCP2 s’est déroulée en plusieurs étapes. Elle s’est opérée en collaboration avec le Ministère de la Santé et de de la lutte contre le sida, des partenaires du secteur de la santé, des Institutions internationales (SNU, Coopérations bilatérales et multilatérales, Groupe Sectoriel Santé et divers Groupes Thématiques), des Institutions nationales (ONGs, corporations professionnelles, société civile, institutions de formation du personnel de santé, etc.). 1. Revue de la SCP de deuxième génération (2009-2013) La revue de la SCP 2 a commencé en janvier 2013 et s’est achevée en novembre de la même année. Elle a permis d’identifier les principaux résultats obtenus et les défis qui restent à relever. 2. Mise en place d’un Groupe pluridisciplinaire et multisectoriel En prélude à l’élaboration du document, un courrier a été adressé par le Bureau Pays, le 21 janvier 2013, à toutes les Institutions et partenaires ci-dessus mentionnés. L’objet de cette correspondance était de les informer sur la préparation du document de SCP, son importance pour le pays et la nécessité de leur implication dans le processus de son élaboration. En réponse à cette sollicitation, les institutions contactées ont désigné leurs représentants devant prendre part aux travaux dudit Groupe. Les travaux du Groupe ont démarré en février 2013. Ils ont, dans un premier temps, permis de définir les termes de référence du groupe, les rôles et responsabilités pour la collecte, la recherche d’informations, les différentes étapes et le chrono gramme de préparation du document. Au cours des différentes séances de travail, le Groupe a passé en revue le document de la SCP2. Cette étape a conduit à l’analyse des résultats atteints, des programmes inachevés et des défis qui persistent. 3. Définition des orientations stratégiques Au regard du contexte sanitaire et à la lumière de l’analyse des écarts, un groupe restreint de travail a défini les axes stratégiques prioritaires. Ces axes ont été soumis à l’appréciation de l’ensemble des membres du Groupe pluridisciplinaire et multisectoriel lors d’une réunion organisée le 26 juin 2013. Le premier draft du document de SCP 2 révisé a été élaboré sur la base de ces axes stratégiques. 4. Echanges entre l’OMS, le Gouvernement et les partenaires sur le premier d raft du document Le premier draft issu des travaux du Groupe a fait l’objet de plusieurs échanges avec l’ensemble des partenaires du secteur de la santé. Les diverses suggestions ont permis l’amendement du document.

32 5. Soumission du document de la SCP2 au Bureau Régional Le document adopté par le Groupe a été transmis au Bureau Régional pour appréciation le 13 septembre 2013. Les commentaires d’AFRO sont parvenus au Bureau Pays 25 septembre. Ils ont intégrés au document en concertation avec les membres du Groupe de travail. 6. Approbation nationale et transmission au Bureau régional Le draft révisé conformément aux commentaires du Bureau régional a été transmis au Gouvernement et aux différents partenaires afin de recueillir leurs contributions et les intégrer au document. Un dernier examen par les membres de l’Equipe pays du Bureau de la R eprésentation de l’OMS, a permis d’intégrer les nouvelles suggestions et finaliser le document. Le document validé a été acheminé au Bureau Régional le 22 novembre 2013.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé