Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1986, vol. 61, 21 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

WldyHpulm Kk ■Relevé epidem hebd. 19*6,61,157-164

No. 21 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Telepathic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Adresse lélégrathuiue: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in Ei^fah Service automatique de répoue per idea Tile» 2*150 Genève suivi de ZCZC el FRAN pour une répause eu fonçais

23 MAY 1986

61st YEAR - 61e ANNÉE

23 MAI 1986

ACQUIRED IMMUNODEFICIENCY SYNDROME (AIDS) On 16 May 1986, the Thirty-ninth World Health Assembly endorsed the WHO Control Programme on AIDS and adopted resolution WHA39.29 urging Member States to: • cooperate fully m controlling the epidemic of AIDS and LAV/HTLV-III infection, with WHO acting as coordinator for both multilateral and bilateral assistance; • share all relevant information on AIDS and LAV/HTLV-I1I infection with the Organization and with other Member States; • implement immediately appropriate public health strategies for the prevention and control of AIDS and LAV/HTLV-III infec­ tion, calling upon WHO for required support, if necessary. The Resolution also requests WHO to: • cooperate with Member States in assessing the problem of LAV/HTLV-III infection and implementing national and collec­ tive programmes for the prevention and control of AIDS; • explore ways and means of increasing the extent and types of WHO’s cooperation with Member States in combating this infec­ tion; to seek, for that purpose, the necessary extrabudgetary resources and, subject to the present constraints, to continue io provide support from the Organization’s regular budget for the prevention and control of this public health problem beyond 1987; • report progress in this area to the Fortieth World Health Assembly.

SYNDROME D’lMMUNODEFICIT ACQUIS (SIDA) Le 16mai 1986, laTrente-Neuvième Assemblée mondiale de la Santéa approuvé le Programme OMS de lutte contre le SIDA et adopté la réso­ lution WHA39.29 où il est demandé instamment aux Etats Membres: • de coopérer pleinement à la lutte contre l’épidémie de SIDA et d’infection à LAV/HTLV-111, l’OMS faisant fonction d’organisme coor­ donnateur de l’assistance multilatérale et bilatérale; • d’échanger toutes les données utiles sur le SIDA et l’infection à LAV/HTLV-111 avec l’Organisation et les autres Etats Membres; • de mettre immédiatement en œuvre des stratégies appropriées de santé publique pour prévenir et combattre le SIDA et l’infection à LAV/HTLV-111, en faisant appel si nécessaire à l’aide de l’OMS. La Résolution prie en outre le Directeur général: • de coopérer avec les Etats Membres à l’étude du problème de l’infec­ tion à LAV/HTLV-III et à l’exécution de programmes nationaux et col­ lectifs de lutte contre le SIDA; • d’étudier les moyens d ’accroître la portée et de multiplier les moda­ lités de la coopération entre l’OMS et ses Etats Membres pour la lutte contre cette infection, de rechercher, à cette fin, les ressources extrabud­ gétaires nécessaires et, compte tenu des contraintes actuelles, de conti­ nuer à allouer des fonds du budget ordinaire de l’Organisation à la lutte contre ce problème de santé publique après 1987 ; • de faire rapport à la Quarantième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès réalisés dans ce domaine.

CLINICAL MICROBIOLOGY External quality assessment programme The WHO Collaborating Centre for external quality assessment in clinical microbiology at the University Ziekenhuis St.-Rafael, Louvain, Belgium, has been in operation since 1981. The activities carried out in 1984-1985 were a continuation and an extension of the original programme. The main objective continues to be the creation of a model quality assessment programme which can be applied in countries with limited resources. During the academic year 1984-198 5,4 surveys were organized, each consisting of 3 medically relevant pathogens for identifica­ tion, 2 of which were also to be tested for sensitivity. The cycle o f 3 months per survey was adhered to and only 5% o f answers reached the Centre after the deadline—these were also checked and evalu­ ated. An individual yearly evaluation form was sent to each par­ ticipating laboratory on 25 May 1985. There were 80 participants in 31 countries in the 1984-1985 programme (against 66 in 1983-1984): 17 in French-speaking countries and 63 in English-speaking countries (Table 11, The Epidemiological noies contained m this issue'

MICROBIOLOGIE CLINIQUE Programme de contrôle extérieur de la qualité Le Centre collaborateur OMS pour le contrôle extérieur de la qualité en microbiologie clinique situé à l’Université Ziekenhuis St-Rafaël de Lou­ vain (Belgique) fonctionne depuis 1981. En 1984-1985, il a poursuivi et développé le programme original dont l’objectif essentiel reste la création d’un système modèle de contrôle de la qualité susceptible d’être mis en œuvre dans les pays dont les ressources sont limitées. Pendant l’année universitaire 1984-1985, 4 enquêtes ont été organi­ sées: pour chacune, il fallait identifier 3 micro-organismes pathogènes présentant un intérêt en médecine et éprouver également la sensibilité de 2 d’entre eux. Le délai de 3 mois par enquête a été respecté et 5% seule­ ment des réponses sont arrivées au centre après la date limite — ces dernières ont également été vérifiées et évaluées. Un formulaire indivi­ duel d’évaluation annuelle a été envoyé à chaque laboratoire participant le 25 mai 1985. Au total, 80 laboratoires de 31 pays ont participé au programme de 1984-1985 (contre 66 en 1983-1984): 17 étaient dans des pays franco­ phones et 63 dans des pays anglophones (Tableau I). Les moyennes des Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro.

Acquired immunodeficiency syndrome (AIDS), clinical microbiology, Expanded Programme on Immunization, human rabies, influenza. List of newly infected areas, p. 164.

Grippe, microbiologie clinique, programme élargi de vaccination, rage humaine, syndrome d’immunodéficit acquis (SIDA). Liste des zones nouvellement infectées, p. 164.

It'Ll Epidcui Kn

Nu. 21 -23M a> I9S6

-1 5 8 -

Reieve epidem hebd. N»21 - 23 mai 1986

average scores for îdemiiicauon and sensitivity tests were rela­ tively poor and comparable to those observed in 1983-1984 (Table 2). The low averages are due to a few poor performers and to irregular or non-participation. Ai the beginning of the new survey-year in May 1985, after exclusion of 9 laboratories for non-participauon, new candidates were invited to join the scheme; to date, 6 new laboratories have responded favourably. In view of the rather poor results (China being a notable excep­ tion), it would seem premature to increase the degree of difficulty, but, as in 1984-1985, at least 2 “repeat cultures”wall be included in the forthcoming exercise.

résultats obtenus aux épreuves d’identification et de sensibilité ont été relativement médiocres et comparables aux résultats obtenus en 19831984 (Tableau 2) Les moyennes assez basses enregistrées tiennent d'une pan aux mauvais résultats obtenus par quelques laboratoires et d’autre pan à une panicipation irrégulière ou inexistante. Au début de la nouvelle année d’enquêtes, en mai 1985, et après l’exclusion de 9 laboratoires pour non-participation, de nouveaux candi­ dats ont été invités à participer au programme; à ce jour, 6 nouveaux laboratoires avaient répondu favorablement. Etant donné la médiocrité des résultats enregistrés (à l’exception notable de la Chine), il serait prématuré d’accroître le degré de difficulté des épreuves mais, comme en 1984-1985, les laboratoires participants devront répéter au moins 2 fois chaque culture lors du prochain exercice.

Table 1, Geographical distribution of participating laboratories, 1984-1985 Tableau I. Répartition géographique des laboratoires participants, 1984-1985 Africa — Afrique: Morocco — Maroc Algeria — Algene Kenya Zaïre Gabon Burkina Faso Niger Rwanda United Republic of Tanzania — Republique-Ume de Tanzanie Togo Total; 80 laboratories — laboratoires Latin America — Amérique latine: Argentina — Argentine Bolivia — Bolivie Chile - Chili Costa Rica Cuba Ecuador — Equateur Honduras Mexico — Mexique Panama Uruguav Asia — Asie: China — Chine Indonesia — Indonésie India — Inde Sn Lanka Pakistan Burma — Birmanie Thailand — Thaïlande Saudi Arabia — Arabie Saoudite Bahram — Bahreïn Kuwait — Koweït Nepal — Népal

7

2 2 2 1 i i i i i

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

23 10 4 3 3 2 2 I i i i

Table 2. Results of identification and sensitivity tests, 1982-1985 Tableau 2- Résultats des épreuves d’identification et de sensibilité, 1982-1985 1982-1983 A v e ra g e s c o re f o r id e n tif ic a tio n s — M o y e n n e s d e s r é s u lta ts o b te n u s a u x é p r e u v e s d ’i d e n t i f i c a t i o n .............................. ......................... .......................... ............................. ... . A v e ra g e s c o re f o r a n t ib io t ic s e n s itiv ity te s ts — M o y e n n e s d e s r é s u lta ts o b te n u s a u x é p r e u v e s d e s e n s ib ilité a u x a n t i b i o t i q u e s .............................. . . . 1983-1984 1984-1985

6.7/12(55.8%) 27 9/46(60.7%)

7.5/12(62.5%) 31.5/46(68.5%)

6.8/12(56.7%) 33 8/48(70.4%)

Table 3. Results of identification of microorganisms, 1984-1985 Tableau 3. Résultats de l’identification des micro-organismes, 1984-1985 Correct or acceptable identifications Identifications exactes ou acceptables 85.1% 64 2% 88.1% 50.0% 33.3% 66.7% 84.1% 85.7% 74 6% 63.1% 64.6% 60.0%

Survey dale — Etale de Penqucie May 1984 - Mai 1984 . . . .

Organism —Organismes

August 1984 — Août 1984 ...........................................

November 1984 — Novembre 1984 *

....................

February 1985 — Février 1985

....

....................

Streptococcus faecahs (biovar c i mogenes) Providencia stuartn Shigella flexneri lb Enterobacier agglomérons Staphylococcus saprophmeus Salmonella typhimurium Crvpiococcus neoformans Pseudomonas aeruginosa Vtbrio cholerae (01) Streptococcus agulacitae (group B) Plesiomonas shigeltoides Shigella sonnet (biovar a )

Results of 1984-1985 surveys Identification o f microorganisms. These results are shown in Table 3. The average score of correct identifications per partici­ pating laboratory for the 12 unknown microorganisms was 6.8 against 7.5 in 1983-1984 and 6.7 in 1982-1983. The highest and lowest scores were 12 (10 laboratories) and 0 (10 laboratories) respectively. The large number of laboratories that correctly iden­ tified all the cultures is an indication that the degree of difficulty of the surveys is acceptable. In contrast, the large number o f 0 scores is disturbing, although, with 2 exceptions, the 0 score was attnbuted automatically to laboratories which failed to participate in 2 or more survey's and were excluded for this reason. Final response rate. The final response rate includes the labor­ atories whose answer was received after the deadline. The figures for 1984-1985 were 273 out o f307 or 88.9%, compared with 90.2% m 1983-1984. Antibiotic sensitivity test. A total of 48 antibiotic sensitivity tests were submitted. A score o f 1 was attributed for each correct result, 0.5 for a minor discrepancy (intermediate instead o f resistant or sensitive). The average score per participating laboratory was

Résultats des enquêtes de 1984-1985 Identification de micro-organismes. Les résultats obtenus sont repro­ duits au Tableau 3 Le nombre moyen de résultats exacts par laboratoire pour les 12 micro-organismes qu’il fallait identifier a été de 6,8 contre 7,5 en 1983-1984et6,7en 1982-1983. Les résultats les plus élevés et les plus faibles ont été respectivement 12 (dans 10 laboratoires) et 0 (dans 10 laboratoires). Le nombre important de laboratoires qui ont correctement identifié toutes les cultures montre que le degré de difficulté était accep­ table. En revanche, le nombre important de 0 est inquiétant bien qu’à 2 exceptions près, cette note ait été attribuée automatiquement aux labo­ ratoires qui n’ont pas participé à 2 enquêtes ou plus et ont donc été exclus. Taux de réponses définitif On a pris en compte pour le calculer les laboratoires dont les réponses sont arrivées après la date limite. Les chiffres pour 1984-1985 ont été de 273 sur 307 soit un taux de 88,9% contre 90,2% en 1983-1984. Epreuves de sensibilité aux antibiotiques. Un total de 48 épreuves de sensibilité aux antibiotiques a été soumis aux laboratoires participants. Chaque résultat correct a été noté l cependant qu’un léger écart était noté 0,5 (intermédiaire au lieu de résistant ou sensible) La note moyenne par

Wkly Eputem. Rec No. 2 1 -2 3 May 1986

159

-

fototèéptdem hebtL N°21 - 23 mai 19&6

33.8/48 (70.4%), with extreme scores o f47/48 (3 laboratories) and 0 (7 laboratories). All the laboratories with 0 scores for the antibiogram were those excluded for non-participauon. In 1983-1984, the average score per participating laboratory was 31.5/46 (68.5%). Comments Overall, the results obtained in 1984-1985 were not different from those of 1983-1984: the participation raie remained high, close to 90%, although more laboratories had to be excluded. The quality of the answers was slightly better for the sensitivity tests but somewhat inferior for the identifications. It must be said, however, that the organisms submitted in 1984-1985 were more difficult to identify than in 1983-1984. During 1984-1985, 3 cultures were submitted for the second time. In 2 out o f 3 cases the score of correct identifications was significantly better in the second survey.

laboratoire participant a été de 33,8/48 (70,4%) avec des notes extrêmes de 47/48 (pour 3 laboratoires) et de 0 (7 laboratoires). Les laboratoires notés 0 pour l’antibiogramme avaient tous été exclus pour non-partici­ pation. En 1983-1984, la note moyenne par laboratoire participant avait été de 31,5/46 (68,5%). Remarques Dans l’ensemble, les résultats obtenus en 1984-1985 ne diffèrent guère des résultats de 1983-1984: le taux de participation est resté élevé, proche de 90%, bien qu’il au fallu exclure un nombre plus important de labora­ toires, La qualité des réponses s’est avérée légèrement supérieure pour les épreuves de sensibilité mais quelque peu inférieure pour les identifica­ tions. On notera cependant que les identifications proposées en 19841985 étaient plus difficiles que celles de 1983-1984. En 1984-1985, 3 cultures ont été soumises pour la deuxième fois. Dans 2 de ces 3 cas, le nombre d'identifications exactesa été sensiblement plus élevé lors de la deuxième enquête.

(Based on/D’après: The Annual Report of the WHO Collaborating Centre for External Quality Assessment in Clinical Microbiology, University Ziekenhuis St.-Rafael, Louvain, Belgium/Rapport annuel du Centre collaborateur OMS pour le contrôle extérieur de la qualité en microbiologie clinique, Université Ziekenhuis St-Rafaël, Louvain, Belgique.)

Editorial N oth : Where a laboratory is excluded from the quality assessment scheme for not responding to 2 successive shipments of test materials, or where a laboratory consistently produced poor results, WHO suggests to the Ministry of Health concerned that contact be established between the laboratory and one of the better performing laboratories in the same country, in order to assist in overcoming the problem. Where there is no other suitable laboratory in the country, a WHO training course may be organized to deal with the problem. In one country, a cluster of laboratories obtained erroneous results with the antibiotic sensitivity test. When the matter was investigated, it was found that the poor results were due to a faulty batch of antibiotic sensitivity discs. Thus, the WHO quality assessment scheme contributes directly to the improvement of diagnostic microbiology in countries. The ultimate goal is for each country (or group of countries) to operate its own scheme.

N ote de la R édaction : Lorsqu’un laboratoire est exclu du pro­ gramme faute d’avoir répondu à 2 envois successifs de matériel à éprouver ou obtient régulièrement des résultats médiocres, l’OMS sug­ gère au ministère de la santé du pays concerné de mettre le laboratoire en question en rapport avec un laboratoire plus efficace du même pays afin que puisse être résolu le problème. Dans les cas où il n’y aurait pas d’autre laboratoire adéquat dans le pays considéré, un cours de formation de l’OMS pourrait éventuellement être organisé.

Dans un pays, un groupe de laboratoires a obtenu des résultats erronés à l’épreuve de sensibilité aux antibiotiques. Après enquête, il est apparu que ces mauvais résultats étaient dus à un lot défectueux de disques pour antibiogrammes. Ainsi, le programme OMS de contrôle de la qualité contribue directe­ ment à améliorer les techniques de diagnostic microbiologique dans les pays. 1 1est prévu à la longue que chaque pays (ou groupe de pays) exécute son propre programme de contrôle de la qualité.

EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Silica gel as a transport medium for Corynebacterium diphtheriae Investigation of the epidemiology o f diphtheria has sometimes been hampered by the difficulties o f culturing the etiological agent, C diphtheriae. Traditional transport media require special hand­ ling. A transport medium that does not require special handling or timing has been developed using silica gel to desiccate the specimen.1 Silica gel is a commonly available laboratory reagent used to dry (desiccate) materials. Although this medium has been successfully used for isolation of C diphtheriae from skin lesions in a tropical country, no information was available on recovery rates of C. diphtheriae with delayed culture methods (more than 72 hours) as compared with immediate culture methods. An investigation was conducted in Indonesia to compare delayed and immediate culture methods, and to investigate the usefulness of silica gel as a transport medium for throat swabs for C. diphtheriae in a tropical country. Results Seventeen paired throat swabs were taken from patients with clinical diphtheria admitted to a teaching hospital. One swab was sent immediately to the laboratory for culture. The other swab was held for 2 weeks at room temperature in a silica gel transport medium packet in a watertight plastic bag before being sent to the same laboratory for culture. The protocol for processing the throat swabs was adapted from the method used for isolation and iden­ tification of C diphtheriae recommended by the US Centers for Disease Control. Results showed that the recovery rates of C. diphtheriae were not significantly different for either method (Table 1). If the patient was considered infected and either swab yielded a positive culture, the sensitivity for the silica gel trans­ ported swabs was 79% (11 out of 14) compared to 71% (10 out of 14) for the swabs processed immediately. 1Silica gel transport medium packets are available at a cost o f US$ 95 — per l 000, for quantises o f 1 000 packets o r mom, plus shipping charges Address of producer available Irom EPl WHO* Geneva, or from EPI. WHO/SEARO New Dehti

PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Gel de silice comme milieu de transport pour Corynebacterium diphtheriae Des recherches sur l’épidémiologie de la diphtérie ont parfois été entravées par les difficultés que pose la culture de l’agent étiologique, C diphtheriae. Les milieux de transport habituels exigent une manipu­ lation particulière On a mis au point un milieu de transport qui ne demande ni manipulation spéciale m délai particulier en ayant recours au gel de silice pour la dessication de l’échantillon.1 Le gel de silice est un réactif de laboratoire courant employé pour la dessication de produits. Bien que ce milieu ait été utilisé avec succès pour l’isolement de C. diphtheriae à partir de lésions cutanées dans un pays tropical, il n’y avau aucun renseignement sur les taux de cultures posi­ tives de C. diphtheriae obtenues avec des méthodes de culture différée (plus de 72 heures), comparés à ceux que donnent les méthodes de culture immédiate. Une étude a été faite en Indonésie en vue de comparer les méthodes de culture différée et immédiate, et pour déterminer futilité du gel de silice comme milieu de transport pour la recherche de C. diphtheriae dans des prélèvements de gorge par écouvillonnage dans un pays tropical. Résultats

Dix-sept paires d’écouvillonnages ont été prélevées sur des malades admis dans un hôpital universitaire pour diphtérie clinique. Un des échantillons a été envoyé immédiatement au laboratoire pour culture, l’autre a été conservé pendant 2 semaines à la température ambiante dans un sachet de milieu de transport constitué de gel de silice contenu dans un sac de plastique étanche, avant d’être envoyé pour culture au même laboratoire. Le protocole de traitement des écouvillonnages était adapté de la méthode recommandée par les US Centersfor Disease Control, pour l’isolement et l'identification de C. diphtheriae. Les résultats ont montré qu’il n’y avait pas de différence significative dans les taux de cultures positives de C. diphtheriae entre les 2 méthodes (Tableau 1). Dans les cas où le malade donnait une culture positive, la sensibilité était de 79% (11 sur 14) pour les écouvillonnages transportés dans le gel de silice, contre 71% (10 sur 14) pour les échantillons mis immédiatement en culture. 1 De* sachets de milieu de transport constitue de gel de silice sont disponibles au pnx de U S $ 9 5 -les 1 000, pour des quantités de 1 000 sachets ou plus. On peut se procurer l’adresse du producteur auprès du PEV, OMS. Genève, ou du PEV OMS'SEARO* New Dehlt

JU/i

E p id e o i R iX

No 21 -2 3 Ma) l¥8b

-

160

-

Reteve epidem he ixi

Nu 21 - 23 mai 19& 6

Table I. Comparison of isolations of C. diphiheriae from swabs processed immediate!) from swabs bold for 2 weeks in silica gel transport medium Tableau 1. Comparaison des isolements de C. diphiheriae à partir d'écouvillonnages traités immédiatement ou conservés pendant 2 semaines dans un milieu de transport constitué de gel de silice Isolation Isolement Swabs held tor 2 weeks in silica gel transport medium before processing — Ecouvdlonages conservés pendant 2 semâmes dans du gel de silice avant d'être traité . . . + Swabs processed immediate!) Ecouvillonnages traites immédiatement + 7 4 Total

a 6 17

_ Total

3 10

3 7

* ’ t " indicates C diphdwruu isolated. —«t + » indique que C diphtheria? a etc isole. * indicates C diphtheria? not isolated. —« - » indique que C diphtheria? n‘a pas etc isole

The fact that samples from some patients admitted with clinical diphtheria were not culture-positive may be due to antibiotic therapy begun prior 10 hospitalization, misdiagnosis, swabbing technique, or some other technical defect. This investigation shows that throat swabs held in silica gel transport media for 2 weeks at room temperature are at least as sensitive as throat swabs immediately processed by standard methods for hospitalized patients in confirming the presence of C. dtpluheriae These results suggest that sihea gel transport medium may be a useful adjunct in the investigation o f diphtheria in a field setting where there is no ready access to laboratory facilities.

Le felt que les échantillons recueillis sur des malades admis pour diphtérie clinique n’étaient pas tous positifs en culture peut être dû à une antibiothérapie instituée avant l’hospitalisation, à une erreur de dia­ gnostic, à la technique d’écouvillonnage ou à quelque autre défaut tech­ nique La présente recherche montre que, pour confirmer la présence de C. diphiheriae chez des malades hospitalisés, la méthode des écouvillon­ nages de gorge conservés dans le milieu de transport constitué de gel de silice, pendant 2 semaines à la température ambiante, est au moins aussi sensible que les méthodes classiques de traitement immédiat des écou­ villonnages. D’après ces résultats, le milieu de transport composé de gel de silice peut consumer un élément uule pour les enquêtes sur la diphtérie dans les conditions de terrain, quand il n’y a pas d'accès facile et rapide à des installations de laboratoire.

(Based on/D’après' The report of a study from Jakarta, lndonesia/Le rapport d’une étude à Djakarta, Indonésie, 1984.)

HUM AN RABIES C anada . - Although Canada bas a very large number of animal C anada. -

RAGE HUMAINE Malgré le nombre considérable de cas de rage animale au Canada, la rage humaine y est rare. Au cours des 60 dernières années, on n’a signalé en effet que 21 cas de rage humaine, provenant de 5 provinces; 11 du Québec, 6 de l’Ontano, 2 de la Saskatchewan, 1 de Nouvelle-Ecosse et 1 de Colombie britannique. Un cas importé a été signalé au Québec en 1984 après une période de 7 ans sans rage humaine. La victime était un prêtre canadien de 43 ans qui avait été mordu au poignet par un chien «enragé» alors qu’il travaillait en République dominicaine On lui a administré, immédiatement après l’exposition, un vaccin antirabique de type inconnu, il n’a pas reçu d’immunoglobuline antirabique. Après son retour au Canada (24 jours après l’exposition), d a consulté un médecin pour un engourdissement du bras. Il fut hospitalisé mais le mal s’aggrava avec les manifestations caractéristiques de la rage. Le malade mourut 32 jours après avoir été mordu. Les coupes de cerveau se sont révélées positives en immunofluorescence. Le cas le plus récent concernait un habitant de Colombie britannique mordu par une chauve-souris au nord de l’Alberta en juillet 1985. Il devint symptomatique en octobre et mourut en novembre.

rabies cases, human cases are rare. Over the past 60 years only 21 human cases have been recorded. All have occurred in 5 prov­ inces : Quebec (11), Ontario (6), Saskatchewan (2), Nova Scotia ( 1), and British Columbia (1). An imported case in Quebec in 1984 followed a period of 7 human rabies-free years. The pauent was a 43-year-old Canadian pnest who had been bitten on the wrist by a “mad’’ dog while working in the Dominican Republic. Imme­ diately after exposure he had received antirabies vaccine (type unknown); no rabies immunoglobulin was given After returning to Canada (24 days after exposure), he sought medical assistance for numbness in his arm. Following hospitalization, the disease progressed with typical symptoms of rabies and the patient died 32 days after the bite. Brain tissue was positive by the fluorescent antibody test. The most recent case involved a British Columbian male who was bitten by a bat in northern Alberta in July 1985, became symptomatic in October, and died in November.

Table 1, Human rabies post-exposure treatments in Canada, 1984 Tableau 1 Traitements prophylactiques après exposition au Canada, 1984 Post-exposure treatments Traitements après exposition Number Nombre Newfoundland — Terre-Neuve . . . ....................... Prince Edward Island — Ile du Pnnce-Edouard . . . . Nova Scotia — Nouvelle-Ecosse ................................... New Brunswick — Nouveau-Brunswick .................... Quebec — Québec ....................... .. ............................. O r n a n o .......................................................................... M a n ito b a .............. ...................................................... Saskatchewan.................................................................. A l b e r t a ............................................................... ..... British Columbia — Colombie bntannique . . . Rate® Taux8

Province

_ _ _ 17 2 027 69 59 49 27 2 248

_ _ _ _ _ 0.3 22.7 6.5 5.9 21 0,9 8.9

Total................................................................................ a Rales per 100 000 population. — Taux pour 100 000 habitants.

Human rabies post-exposure prophylaxis Duck embryo rabies vaccine was used until the early 1980s when it was replaced by the more immunogenic and safer human diploid cell vaccine.

Traitement prophylactique après exposition Le vaccin préparé sur embryons de canards a été utilisé jusqu’au début des années 80, puis remplacé par le vaccin préparé sur cellules diploïdes humaines, plus sûr et au pouvoir immunogène plus marqué.

HUr Epiilm Ret No. 21 -2 3 May 1986

-

161

-

Relew tptdetH hebd. N" 21 - 23 mai 1986

During the years 1979-1983, the number of persons receiving post-exposure prophylaxis increased from 1059 to 2 703 (Fig. I); however, in 1984, there was a 17% decline. During this 6-year period, Ontario accounted for 89-92% of all post-exposure treat­ ments. Table 1 shows the distribution o f post-exposure prophy­ laxis for 1984 for the 10 reporting provinces. Nationally, an average of 9 persons per 100 000 population received antirabies treatment; regionally, Ontario reported the highest rate: 22.7 per 100 000 population. This was followed by Saskatchewan (5.9) and Manitoba (4.6). Newfoundland, Pnnce Edward Island, Nova Scotia, and New Brunswick did not report any post-exposure pro­ phylaxis. Types of animal involved In 1984, at least 16 species o f animals were associated with human post-exposure treatments. These included dogs, cats, cattle, skunks, tats, foxes, horses, raccoons, sheep, goats, swme, 3 muskrats, and 1 each of the following: weasel, squirrel, mink and coyote. Compared to previous years, the frequency oT species-

De 1979 à 1983, le nombre de personnes soumises à un traitement prophylactique après exposition est passé de 1059 à 2 703 (Fig. I): on a enregistré, toutefois, une chute de 17% en 1984. Au cours de cette période de 6 ans, l'Ontario a enregistré 89 à 92% de tous les traitements après exposition. Le Tableau 1 donne la répartition des traitements prophylac­ tiques après exposition en 1984 pour les 10 provinces ayant communiqué des données. A l'échelle nationale, en moyenne 9 personne sur 100 000 ont reçu un traitement antirabique; du point de vue régional, c’est l’Ontanoqui a signalé le taux le plus élevé, sou 22,7 pour 100 000, suivi de la Saskatchewan (5,9) et du Manitoba (4,6). Terre-Neuve, l’île du PrinceEdouard, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick n’ont pas signalé de prophylaxie après exposition. Espèces animales visées Au moins 16 espèces animales ont été associées à un traitement pro­ phylactique après exposition chez l’homme en 1984. 11 s’agissait de chiens, de chats, de bovins, de mouffettes, de chauves-souris, de renards, de chevaux, de ratons laveurs, de moutons, de chèvres, de porcs, de 3 rats musqués et d’un incident pour chacun des animaux suivants: belette,

F ig .l Rabies: trends in human post-exposure prophylaxis and confirmed animal rabies, Canada, 1979-1984 Rage: tendances notées dans le traitement prophylactique après exposition chez l’homme et dans les cas confirmés de rage animale, Canada, 1979-1984

specific human exposures m 1984 did not vary markedly. A total of2 248 antirabies treatments followed exposure to 1 229 animals. Fig 2 shows the frequency of antirabies treatment in relation to type of animal involved and its rabies confirmation status in 1984. Exposure to dogs accounted for 34% of all treatments, followed by cats, 23%, and cattle, 11%. Of the total treated, 1 262 (56%) fol­ lowed contact with proven rabid animals while the remaining 986 (44%) followed exposure to suspect cases which were not examined or not available for rabies tests. Laboratory confirmation o f ani­ mals with post-exposure prophylaxis varied from species to spe­ cies. All the sheep, goats and swine were later proven rabid; how­ ever, only 5% of the raccoons were proven rabid. Corresponding figures for the post-exposure treatments, involving dogs, ta ts and cats were 15%, 18% and 19%, respectively. The weasel, squirrel, mink and coyote were not proven to be rabid.

écureuil, vison et coyote. Par rapport aux années précédentes, la fré­ quence de l’exposition humaine liée à une espèce donnée n’a pas beau­ coup vané en 1984. On a administré en tout 2 248 traitements antirabi­ ques à la suite d’une exposition à 1 229 animaux. La Fig. 2 indique la fréquence du traitement antirabique par rapport à l’espèce animale en cause, ainsi que la situation du cas, confirmé ou présumé, en 1984. Trente-quatre pour cent de tous les traitements ont fait suite à une expo­ sition à des chiens; 23%, à des chats et 11%, à des bovins. De tous les cas traités, 1 262 (56%) faisaient suite à un contact avec des cas confirmés de rage animale, alors que les 986 (44%) autres étaient des cas présumés d’animaux qui n’ont pas été ou n’ont pas pu être examines. La confir­ mation en laboratoire des cas d’exposition variait selon l’espèce. Tous les moutons et les porcs et toutes les chèvres se sont révélés enragés alors que le taux n’était que de 5% chez les ratons laveurs. On a pu déterminer que 15% des chiens, 18% des chauves-souris et 19% des chats associés à un traitement après exposition étaient infectés. Quant à la belette, à l’écureuil, au vison et au coyote, on n’a pu confirmer qu’ils étaient enragés. Caractéristiques des expositions humaines Parmi les 1229 animaux associés à une exposition humaine, il y avait 344 chiens, 307 chats, 147 renards et 98 bovins. Pour ce qui est des 755 traitements prophylactiques après exposition canine, on a pu établir que 386 personnes avaient été exposées à 51 cas confirmés et que les 369 autres avaient été exposées à 293 cas présumés de rage. L’exposition à des chiens enragés a donné lieu en moyenne à 7,6 traitements alors que le taux était de 3,7 pour les chats; de 3,0 pour les ratons laveurs ; de 2,8 pour les chevaux, les moutons, les chèvres et les porcs; de 2,6 pour les bovins; de 2,1 pour les mouffettes; de l,7pourlesrenardsetde 1,4 pour les chauvessouris

Characteristics of human exposure O f the 1 229 animals associated with human exposure, 344 were dogs, followed by cats (307), foxes (147), and cattle (98). O f the 755 post-exposure treatments involving dogs, 386 persons were exposed to 51 proven and 369 to 293 suspected rabies cases. Exposure to rabid dogs resulted m an average of 7.6 post-exposure treatments, while the ratio for cats was 3.7, raccoons. 3.0, horses 2.8, sheep and goats 2.8, swine 2.8, cattle 2.6, skunks 2.1, foxes 1.7, and tats 1.4.

HA/i tptdt'M Ri\

No 21 -2 3 Mas 1^86

-

162

-

Relew épident hebd Nu 21 - 23 mai 1986

Fig- 2 Hainan rabies post-exposure prophylaxis: noniber of persons trented according to the species of animal involved, and rabies confirmation statins, Canada, 1984 Prophylaxie après exposition chez l’homme: nombre de personnes traitées, selon l’espèce animale en cause et le type de cas (confirmé ou présumé), Canada, 1984

Animal rabies in 1984, a total of 1 698 laboratory-confirmed cases of animal rabies representing 18 species were reported in 7 provinces and the Northwest Territories. Ontario accounted for 81% and Saskat­ chewan for 11%. Newfoundland, Prince Edward Island, Nova Scotia, and the Yukon Territory reported no cases. Six species of animals accounted for 95% o f all confirmed cases: foxes, 712 (41.9%); skunks, 556 (32.7%); cattle, 149 (8.8%), cats, 69 (4.1%); bats, 68 (4%) ; and dogs, 58 (3.4%). Domestic animals accounted for 20% and wild animals for 80%. Other animals included swine, sheep, goats, raccoons, horses, coyotes, wolves, ground hogs, deer, muskrats, rabbits, and otters.

Rage animale En 1984, on a enregistré dans 7 provinces et les Territoires du NordOuest un total de 1 698 cas de rage animale confirmés en laboratoire mettant en cause 18 espèces. L’Ontario en a signalé 81% et la Saskat­ chewan, 11%. Terre-Neuve, file du Prince-Edouard, la Nouvelle-Ecosse et le Yukon ont été épargnés. Quatre-vingt-quinze pour cent des cas confirmés étaient associés à 6 espèces animales* renards, 712 (41,9%); mouffettes, 556 (32,7%); bovins, 149 (8,8%); chats, 69 (4,1%); chauvessouns, 68 (4,0%); et chiens, 58 (3,4%). Vingt pour cent des cas concer­ naient des animaux domestiques et 80%, des animaux sauvages. Des cas ont aussi été confirmés chez des porcs, des moutons, des chèvres, des ratons laveurs, des chevaux, des coyotes, des loups, des marmottes, des chevreuils, des rats musqués, des lapins et des loutres.

(Based on/D’après ; Canada Diseases Weekly Report/Rapport hebdomadaire des maladies au Canada, Vol. 11-49 ; Health and Welfare/Santé et Bien-être social Canada.)

ACQUIRED IMMUNODEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Meeting on AIDS Containment in the European Region Twenty-eight Member States of the WHO European Region were represented at a Meeting on AIDS Containment held m Graz, Austria, 7-9 Apnl 1986. The purpose of the meeting was to con­ sider policies and strategies designed to stem the current epidemic spread of AIDS in the Region. A summary report of the meeting is available on request from the Regional Officer for Communicable Diseases, World Health Organization, Regional Office for Europe, 8 Scherfigsvej, 2100 Copenhagen, Denmark. G reece. - As of 31 March 1986, 14 cases of AIDS; including 12 deaths, have been diagnosed. Ail belonged to a risk group or came from other countries where AIDS is considered endemic. Studies of LAV/HTLV-II1 antibody have shown a prevalence of 10.7% in homosexual men, 3.4% in female prostitutes, 2.1% in drug addicts (sera collected in 1983), 1.5% m polylransfused thalassaemic children, 45% in haemophiliacs and 0.02% in blood donors. Since a Working Party on AIDS was set up by the Ministry of Health, Welfare and Social Security in October 1983, a reference centre for AIDS has been established at the Athens School of Hygiene and 3 other centres offer diagnostic facilities. The refer­ ence centre in Athens has trained over 100 physicians in public health control measures and laboratory diagnosis. In addition, various other centres routinely test immune status.

SYNDROME D’lMMUNODEFICIT ACQUIS (SIDA) Réunion sur l’endiguement du SIDA dans la Région européenne Vingt-huit Etats Membres de la Région européenne de l’OMS étaient représentés à une réunion sur l’endiguement du SIDA qui a eu heu à Graz (Autriche) du 7 au 9 avril 1986. Cette réunion avait pour objet de passer en revue des politiques et stratégies conçues pour enrayer l’épidémie de SIDA qui sévit dans la Région. On peut se procurer le procès-verbal de la réunion auprès du Fonctionnaire régional pour les maladies transmissi­ bles, Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional pour l’Europe, 8 Scherfigswej, 2100 Copenhague, Danemark. G rèce. - Au 31 mars 1986, 14 cas de SIDA, dont 12 mortels, avaient été diagnostiqués. Tous les malades appartenaient à un groupe à risque ou provenaient de pays où le SIDA est considéré comme endémique. Les études sur la prévalence de l’anticorps anti-LAV/HTLV-III ont montré qu'elle était de. 10,7% chez les homosexuels masculins, 3,4% chez les prostituées, 2,1% chez les toxicomanes (sérums recueillis en 1983), 1,5% chez les enfants thalassémiques polytransfusés, 45% chez les hémophiles et 0,02% chez les donneurs de sang. Depuis la création d’un Groupe de Travail sur le SIDA par le Ministère de la Santé, de la Prévoyance et de la Sécurité sociale en octobre 1983, un centre de référence pour le SIDA a été mis sur pied à l’Ecole d’Hygiène d’Athènes et 3 autres centres offrent des installations de diagnostic. Le centre de référence d’Athènes a formé plus de 100 médecins aux mesures de lutte applicables en santé publique et au diagnostic de laboratoire. En outre, divers autres centres analaysent en routine l’état immunitaire.

MUi Eludent Het

No 21 -23 Ma; lV6b

163

-

Htkmt eptétm I M

N"21 -2 3 mai IÜS6

AIDS was declared a reportable infectious disease in J uly 1983, and screening of blood donors by ELISA became compulsory in August 1985. Persons confirmed positive by immunoblot are informed confidentially. Since August 1985, screening for LAV/HTLV-I11 antibody is offered free o f charge to sexual con­ tacts of confirmed AIDS cases and to others at high risk of acquiring the infection. No special legislative measures have been implemented regarding those found to be positive, but psycholog­ ical support is available. Instructions have been issued for exclusion from blood dona­ tion and for the care o f AIDS patients. A booklet has been pub­ lished for physicians concerning the treatment of patiems and special precautions for their care. Lectures on AIDS have been organized by various scientific, cultural and social associations. In addition, a booklet with information for the general public has been published and a special telephone 'hot-line' for counselling on AIDS has been installed

Le SIDA a été déclaré maladie infectieuse à déclaration obligatoire en juillet 1983, et le dépistage des donneurs de sang par l’ELISA est devenu obligatoire en août 1985. Les personnes dont la séropositivité est con­ firmée par immunoiransfert (type Western) en sont informées de façon confidentielle. Depuis août 1985, le dépistage de l'anticorps antiLAV/HLTV-III est offert gratuitement aux partenaires sexuels des cas de SIDA confirmés et à toutes les autres personnes à haut risque. Aucune disposition légale particulière n’a été édictée pour les sujets séropositifs, mais ils peuvent disposer d’un soutien psychosocial. Des instructions ont été données pour que soient exclus des dons du sang les sujeis séropositifs et pour soigner les sujets atteints de SI DA. Une brochure destinée aux médecins, sur le traitement des malades et les précautions particulières à prendre lors des soins, a été publiée. Diverses associations scientifiques, culturelles et sociales ont organisé des confé­ rences sur le SIDA. En outre, on a publié une brochure d’information destinée au grand public et installé une ligne téléphoniq ue spéciale où l’on dispense des conseils en matière de SIDA.

(Based on/D’après: A report from the Ministry of Health, Welfare and Social Security, Athens. — Un rapport du Ministère de la Santé, de la Prévoyance et de la Sécurité sociale, Athènes. T hailand . - Studies o f LAV/HTLV-II1 antibody prevalence among the general population and among persons at increased risk of acquiring AIDS indicate a very low spread of the virus among Thai nationals. The first study, conducted between February and July 1985, included sera from 101 homosexual male prostitutes, 100 female prostitutes, 100 heterosexual males with other sexually transmitted diseases, 158 blood donors, 105 thalassaemia patients and 35 haemophiliacs. Only 1 serum of a male prostitute was positive to LAV/HTLY-III by ELISA and confirmed by immuno­ blot test. A second study carried out from 8 January to 10 February 1986 included sera from 1 984 healthy persons (1 820 males and 164 females aged 18-56 years) mainly from the north-eastern, northern and central parts o f the country. Over half of them (56%) are now residing abroad. None showed a positive result for LAV/HTLV-ÜI antibody by ELISA. As of 31 December 1985, 6 cases of AIDS, including 4 for­ eigners, have been reported. All were among males : 5 homosexual and 1 bisexual. In addition, 5 cases of AIDS-related complex (ARC) have been reported: 3 were homosexual men, 1 bisexual man, and 1 case diagnosed in a woman. The 2 indigenous AIDS cases and the 5 cases of ARC had a history of contact with foreigners. T haïlande . - Les études de prevalence de l’anticorps anuLAV/HTLV-III dans la population générale et parmi les personnes à risque montrent une très faible propagation du virus chez les thaïlandais. La première de ces études, menée de février à juillet 1985, a porté sur des sérums provenant de: 101 homosexuels masculins prostitués, 100 pros­ tituées, 100 hétérosexuels masculins atteints d’autres maladies sexuelle­ ment transmissibles, 158 donneurs de sang, 105 lhalassémiques et 35 hémophiles. Seul 1 sérum, provenant d’un prostitué masculin, s’est révélé positif à J’ELISA et a été confirmé par immunotransfert (type Western). Une seconde étude, menée du 8 janvier au 10 février 1986, a porté sur les sérums d e l 984 personnes en bonne santé (1 820 hommes et 164 femmes, âgés de 18 à 56 ans) provenant principalement du nord-est, du nord et du centre du pays. Plus de la moitié d’entre eux (56%) résident actuellement à l’étranger, et aucun ne s’est révélé séropositif à l’ELISA.

Au 31 décembre 1985, 6 cas de SIDA, dont 4 diagnostiqués chez des étrangers, avaient été signalés. Ils se sont tous déclarés chez des hommes : 5 homosexuels et 1 bisexuel. En outre, on a signalé 5 cas de para-SIDA: 3 chez des homosexuels masculins, 1 chez un bisexuel masculin et 1 chez une femme. Pour les 2 cas de SIDA et les 5 cas de para-SIDA signalés chez les thaïlandais, les antécédents ont révélé des contacts avec des étrangers.

(Based on/D’après: A Report presented at a WHO meeting on AIDS, Regional Office for South-East Asia 30-31 December 1985, and a letter from the Faculty of Medicine, Sinraj Hospital, Mahtdol University, Bangkok to Editor, Journal o f the Medical Association, Thailand, 69:56. 1986. — Un rapport présenté lors d’une réunion de l’OMS sur le SIDA, Bureau régional de l’Asie du Sud-Est, 30-31 décembre 1985, et une lettre de la Faculté de Médecine, Sinraj Hospital, Mahidol University, Bangkok au Journal o f the Medical Association, Thaïlande, 69:56, 1986.)

INFLUENZA M adagascar (7 May 1986). — Influenza B virus has been iso­

GRIPPE M adagascar (7 mai 1986). — Le virus grippal B a été isolé sur un

lated from a 6-year-old child during a local outbreak in Antanananvo at the end of March. M alaysia (7 May 1986). — Local outbreaks of influenza-like illness have been reported in Kuala Lumpur and surrounding areas since the end of Apnl. Cases range in age from 2 to 71 years, but 80% are in schoolchildren. Nine strains of influenza A(H1N1) virus have been isolated. Singapore (13 May 1986). — Influenza A(H1N1) virus was isolated during an outbreak which began during the last week in March and ended early in May. Most cases occurred in children and young adults.

enfant de 6 ans à l’occasion d’une poussée locale à Antananarivo fin mars. M alaisie (7 mai 1986). — Des foyers de syndrome grippal sont signalés à Kuala Lumpur et dans ses environs depuis la fin avril. L’âge des patients varie de 2 à 71 ans, mais 80% d’entre eux sont des écoliers. Neuf souches de virus A(H1N1) ont été isolées. Singapour (13 mai 1986). — Au cours d’une poussée qui s’est étendue de la dernière semaine de mars à début mai, on a isolé le virus grippal A(H1N1). La plupart des cas sont survenus chez des enfants et des jeunes adultes.

YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendment to 1985 publication

CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX imendenieni a la publication de 1985

CANADA

Insert — Insérer Ontario Sault Ste. Marie — Medical Officer of Health, Algoma Health Unit KENYA

Insert — Insérer. Nairobi — Armed Forces Vaccination Centre (continued - suite page 164)

U ki\ Eptdem fax No. 21 - 23 May 1986

-

164

-

Relevé eptd'em hebd N° 21 - 23 mai 1986

(continued front - suite de ta page I6 i)

ROYAUMt'UNI Insert — Insérer: Canterbury — The Chaucer Hospital Grays — The Practice, 111 Orsett Road Hull The Practice, 415 Beverley Road Ipswich — Orchard Street Health Centre London — • Chevran Corporation Medical Department • The Practice, 65 London Wall • The Practice, 2 Upper Wimpole Street Manchester — • British Airways Immunisation Centre • The Monsall Hospital Portsmouth — BUPA Hospital, Havant Delete — Supprimer: London — Gulf Oil company, Eastern Hemisphere, Medical Department, Yellow-Fever Vaccination Centre

DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS - MALADIES SOUM ISES AU RÈGLEMENT Notifications received from 16 to 22 May 1986 - Notifications reçues du 16 au 22 mai 1986 C Cases - Cas D Deaths - Décès P Port -1 Airport - Aéroport , Figures not yei received - Chiffres non encore disponibles / Imported cases - Cas importes r Revised figures - Chiffres revises s Suspected cases - Cas suspectes

CHOLERA t - CHOLÉRA f Africa - Afrique C LIBERIA - LIBÉRIA

Asia - Asie D S1NCAPOKE - SINGAPOUR

C 1;

D 0

4-10 V

1 1-31 111

.............................................

59 1ANZAMA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉP.-UN1E DE

0 t The total number of cases and deaths reported lor each country' occurred m intecied areas already published, or in newly infected areas, see below / Tous les cas el décès nonlies pour chaque pays se sont produits dans des zones infec­ tées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.

13-19 IV

3 . 14

0 4

30.1I1-S IV

Newly infected areas as on 22 May 1986 - Zones nouvellement infectées au 22 mai 1986 For criteria used in compiling this list see No 17, page 132 — Les enteres appliques pour la compilation de cette liste sont publies dans le N° 17, page 132. The complete hsi ol infected areas was last published in WER No. 20, page lo5. It should be brought up to date by consulting the additional information published sub­ sequently in the WER regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month LalisiecompleiedeszonesmfecleesaparudansleREHNg 20.pagel55 Poursanuseajour.ilv a lieu de consulter les Relevés publies depuis lors ou figurent les listes de zones a ajouter et a supprimer. La liste complete est generalement publiée une fois par mois.

CHOLERA - CHOLERA Africa - Afrique TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉP.-UNIE DE

Dar es Salaam Region Kinondom District Temeke District

Areas removed from the infected area list between 16 and 22 May 1986 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre le 16 et 22 mai 1986 For entena used m compiling this list see No 17, page 132. - Les enteres appliques pour la compilation de cette lisle sont publies dans le N° 17, page 132 CHOLERA - CHOLÉRA Africa - Afrique TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉP.UNIE DE

Kagera Region Bukoba District

Tanga Region Tanga District

Annual subscription - Abonnement annuel 7 500 V 86

Price of the Weekly Epidemiological Record Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire ........................................................................................ .......................................... ISSN 0049-8114

Fr. s. 130.-

PRINTED IN SWITZERLAND

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé