Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Projet de budget programme 2002-2003

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

PROJET

DE

BUDGET PROGRAMME 2002–2003

MANILLE 2001

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL PROJET DE

BUDGET PROGRAMME 2002–2003

MANILLE 2001

Les appellations employées dans ce document et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites.

ii

LETTER OF AUTHORITY

LETTRE DE TRANSMISSION ET BASES STATUTAIRES

Conformément au Règlement intérieur du Comité régional du Pacifique occidental, le Directeur régional a l'honneur de présenter le projet de budget programme pour l'exercice 2002-2003.

Dr Shigeru Omi Directeur régional Organisation mondiale de la Santé Bureau régional du Pacifique occidental

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TABLE DES MATIÈRES

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TABLE DES MATIÈRES

page Aperçu du projet de budget programme 1

Thèmes et domaines d'actions Lutter contre les maladies transmissibles 1. 2. 3. 4. 5. Programme élargi de vaccination Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA Maladies transmissibles : surveillance et riposte 15 18 24 27 30

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6. 7. 8. 9. Environnements sains Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Santé génésique Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 33 37 40 43 48

10. Initiative pour un monde sans tabac Développement du secteur de la santé 11. Réforme des systèmes de santé 12. Développement des ressources humaines 13. Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques 14. Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Faire connaître l'action de l'OMS 15. Technologie de l'information 16. Relations extérieures 17. Information Administration générale, organes directeurs et direction Finances et administration, organes directeurs et direction

52 58 62 65

68 72 74

76

Pays et territoires Samoa américaines Brunéi Darussalam Cambodge Chine Hong Kong (Chine) Macao (Chine) Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Japon Kiribati 83 86 88 93 106 108 110 114 120 122 125 127

v

TABLE DES MATIÈRES

page République démocratique populaire lao Malaisie Iles Marshall Micronésie, Etats fédérés de Mongolie Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Iles Mariannes septentrionales Palaos Papouasie-Nouvelle-Guinée Philippines République de Corée Samoa Singapour Iles Salomon Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Viet Nam 131 136 141 145 150 157 159 161 163 166 169 172 180 187 191 195 198 202 204 209 211 215

Appendices Appendice 1 Tableau de correspondances entre domaines d'action pour le Pacifique occidental et domaines d'activités à l'échelle mondiale ; budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays) Tableau de correspondances entre domaines d'activités à l'échelle mondiale et domaines d'action pour le Pacifique occidental ; budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays) 225

Appendice 2

229

vi

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Le projet de budget programme pour 2002-2003 pour la Région du Pacifique occidental se démarque des budgets précédents. Le budget a été élaboré dans le cadre global défini dans le Programme général de travail pour 2002-2005 et le budget programme mondial pour 2002-2003. Le projet de budget programme mondial a été présenté lors de la Cinquante et unième session du Comité régional en même temps que le projet de budget programme pour la Région du Pacifique occidental. Il s'agit ici du premier budget dans la Région du Pacifique occidental qui applique les principes énoncés dans la résolution adoptée par le Comité régional à sa Cinquantième session, pour déterminer les allocations aux pays.1 Lors de cette session, le Comité a décidé que la plus grande partie de l'allocation du budget à chaque pays et territoire de la Région du Pacifique occidental devrait être fondée sur un modèle objectif, tout en tenant compte des besoins sanitaires spécifiques des pays et en évitant des changements radicaux du montant des allocations aux pays. Pour la première fois donc on utilise une méthode cohérente pour l'allocation des fonds aux pays et territoires de la Région. Le projet de budget programme régional pour 2002-2003 a été élaboré en consultation étroite entre les Etats Membres, les Bureaux de pays, le Bureau régional et le Siège de l'OMS. Il est également le fruit de la collaboration entre les six régions de l'OMS et le Siège dans l'élaboration du budget programme mondial pour 2002-2003. Le budget est basé sur une budgétisation fondée sur les résultats, un processus dans lequel (1) la formulation des programmes s'articule autour d'une série d'objectifs et de résultats escomptés, (2) les résultats escomptés justifient les ressources nécessaires, et (3) les résultats effectifs sont mesurés par des indicateurs objectifs. Le budget programme mondial pour 2002-2003 a été pris comme cadre. Pour chaque domaine d'action, un but, les objectifs régionaux de l'OMS et les résultats escomptés ont été élaborés en prenant en considération le but, l'objectif et les résultats escomptés pertinents du ou des domaine(s) de travail correspondants dans le budget programme mondial ainsi que les besoins de la Région et des Etats Membres. Le travail de l'OMS contribuera à atteindre des objectifs régionaux qui seront conformes aux buts mondiaux. L'OMS s'engage à réaliser les objectifs régionaux en obtenant les résultats escomptés pour les programmes de collaboration avec les pays et territoires et pour les domaines d'action. Le Secrétariat sera responsable de la réalisation des résultats escomptés bien qu'il ne soit pas toujours aisé de faire une distinction claire entre ce dont le Secrétariat est le seul responsable et ce que le Secrétariat et les pays et territoires réaliseront ensemble. Le projet de budget programme pour 2002-2003 dans la Région a été élaboré à une date ultérieure par rapport aux précédents budgets. Une grande partie de la planification stratégique pour les pays a déjà eu lieu au début de 2001 et la planification opérationnelle sera finalisée à une date plus proche de la mise en oeuvre. Cette réduction du laps de temps entre la planification et l'exécution rend le processus plus prompt à s'adapter permettant ainsi de mieux répondre à l'évolution des besoins des Etats Membres.

1

Résolution WPR/RC50.R1.

1

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Ce projet de budget programme pour la Région du Pacifique occidental indique clairement les résultats que l'on compte obtenir au cours de l'exercice et fournit des indicateurs liés à chaque résultat escompté. Les indicateurs seront utilisés dans le suivi régulier des réalisations et l'évaluation des programmes. Le projet de budget programme est présenté autour des quatre thèmes qui guident l'activité de l'OMS dans la Région : Lutte contre les maladies transmissibles, Pour des communautés et des populations en bonne santé, Développement du secteur de la santé et Faire connaître l'action de l'OMS. Ces thèmes sont ensuite divisés en 17 domaines d'action. Les quatre thèmes et 17 domaines d'action ont été décrits dans le document L'OMS dans la Région du Pacifique occidental : un cadre d'action approuvé par le Comité régional lors de sa cinquantième session.2 Comme par le passé, le budget est également présenté pour chaque pays et territoire de la Région. Les informations financières correspondantes sont indiquées pour les 17 domaines d'action (au niveau régional, interpays et au niveau des pays) pour les services administratifs et pour les pays et territoires. Dans l'appendice 1 un tableau de conversion montre la relation entre les domaines d'action dans le Pacifique occidental et les 35 domaines de travail mondiaux. Le tableau de conversion de l'appendice 2 montre la relation entre les 35 domaines de travail et les domaines d'action dans le Pacifique occidental et les allocations régionales et interpays pour chacun des 35 domaines de travail. Aspects budgétaires L'allocation régionale pour la Région du Pacifique occidental pour 2002-2003 s'élève à US$ 73 262 000 c'est-à-dire 3,5 % de moins que l'allocation pour 2000-2001. Cette réduction fait suite à la Résolution WHA51.31. Pour le budget ordinaire, 55,8 % des ressources ont été allouées aux activités de pays. Les 44,2 % restants ont été alloués aux activités régionales et interpays (Tableau 1). Le tableau 1 montre les ressources et sources de financement estimées. Le tableau 2 décrit la répartition de l'allocation régionale par niveau organisationnel. Le tableau 3 donne une comparaison des budgets ordinaires pour 2000-2001 et 2002-2003 par thème et le tableau 4 montre les affectations par thème et par domaine d'action. L'affectation des fonds à chaque domaine d'action par niveau organisationnel se trouve dans le tableau 5. Le tableau 6 donne un résumé des fonds du budget ordinaire pour les activités de pays. Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations à la fois pour 2000-2001 et 2002-2003.

2

Résolution RC50.R3.

2

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 1. Synthèse des programmes de santé de la Région : estimation des ressources et des sources de financement

Estimation des ressources et des sources de financement

2000-2001 US$

2002-2003 US$

I. RESSOURCES PREVUES Budget programme ordinaire Autres ressources TOTAL 75 889 000 47 415 000 123 304 000 73 262 000 43 070 000 116 332 000

II. SOURCES DE FINANCEMENT Budget ordinaire Autres sources : Cadres associés Recettes occasionnelles Fonds fiduciaires de la Fondation japonaise Compte spécial de frais généraux Fonds fiduciaires Programme des Nations Unies pour le Développement Fonds des Nations Unies pour la Population Fonds bénévoles pour la promotion de la santé Sous-total - autres sources 1 080 000 1 343 000 695 000 2 172 000 3 259 000 435 000 2 442 000 35 989 000 47 415 000 43 070 000 75 889 000 73 262 000

TOTAL

123 304 000

116 332 000

3

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 2. Répartition de l'allocation régionale par niveau organisationnel, 2000-2001 et 2002-2003 (budget ordinaire)

2000-2001 Budget approuvé US$ I. REPARTITION DE L'ALLOCATION REGIONALE Activités de pays, y compris les bureaux des Représentants de l'OMS Activités régionales et interpays Total 42 332 000 33 557 000 75 889 000 55.78 44.22 100.00 % du budget total

2002-2003 Projet deBudget US$ % du budget total

40 660 000 32 602 000 73 262 000

55.50 44.50 100.00

II.

REPARTITION DES ACTIVITES DE PAYS Programmes de pays Bureaux des Représentants de l'OMS Total 34 187 000 8 145 000 42 332 000 45.05 10.73 55.78 32 275 000 8 385 000 40 660 000 44.05 11.45 55.50

III.

REPARTITION DES ACTIVITES REGIONALES ET INTERPAYS

Programme du Dirécteur régional pour le développement Comité régional Bureau régional et activités interpays

1 085 000 515 000 31 957 000

1.43 0.68 42.11

1 000 000 465 000 31 137 000

1.37 0.63 42.50

Total

33 557 000

44.22

32 602 000

44.50

4

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 3. Allocation du budget ordinaire aux différents thèmes, 2000-2001 et 2002-2003

2000-2001 Thèmes Pays US$ Regional & Interpays US$ Total US$ % Pays US$

2002-2003 Regional & Interpays US$ Total US$ %

Lutter contre les maladies transmissibles

6 812 000

4 287 000

11 099 000

14.63

6 406 700

4 629 000

11 035 700

15.06

Pour des communautés et des populations en bonne santé

9 093 000

7 224 000

16 317 000

21.50

9 068 000

7 255 000

16 323 000

22.28

Développement du secteur de la santé

17 945 000

6 431 000

24 376 000

32.12

16 529 300

6 135 000

22 664 300

30.94

Faire connaître l'action de l'OMS

8 482 000

5 947 000

14 429 000

19.01

8 656 000

4 901 000

13 557 000

18.51

Administration et Finances

0

7 003 000

7 003 000

9.23

0

7 132 000

7 132 000

9.73

Comité régional, Programme de développement du Directeur régional et Direction Total

0

2 665 000

2 665 000

3.51

0

2 550 000

2 550 000

3.48

42 332 000

33 557 000

75 889 000

100.00

40 660 000

32 602 000

73 262 000

100.00

5

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 4. Allocation des fonds du budget ordinaire et d'autres sources aux thèmes et domaines d'action

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ THEME 1 LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES 1 Programme élargi de vaccination 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Sous-total 1 998 000 3 786 000 2 482 000 592 000 2 241 000 11 099 000 2.63 5.00 3.27 0.78 2.95 14.63 1 895 500 3 232 200 2 179 600 1 267 000 2 461 400 11 035 700 2.59 4.41 2.98 1.73 3.36 15.07 ( 102 500) (5.13) % 2002-2003 US$ % Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

11 800 000 3 897 000 2 599 000 2 373 000 1 056 000 21 725 000

8 000 000 4 000 000 4 200 000 7 000 000 1 020 000 24 220 000

( 553 800) (14.63) ( 302 400) (12.18) 675 000 114.02 220 400 ( 63 300) 9.83 (0.57)

THEME 2 POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Sous-total THEME 3 DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques 14 Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Sous-total 14 513 000 7 530 000 2 249 000 84 000 24 376 000 19.12 9.92 2.96 0.11 32.11 13 096 400 7 759 400 1 654 000 154 500 22 664 300 17.88 10.59 2.26 0.21 30.94 (1 416 600) 229 400 (9.76) 3.05 4 366 000 682 000 93 000 1 328 000 6 469 000 1 500 000 500 000 500 000 5 000 000 7 500 000 9 549 000 2 439 000 1 478 000 2 761 000 90 000 16 317 000 12.58 3.21 1.95 3.64 0.12 21.50 7 984 750 2 451 000 1 362 500 3 795 750 729 000 16 323 000 10.90 3.35 1.86 5.18 0.99 22.28 (1 564 250) (16.38) 12 000 ( 115 500) 1 034 750 0.49 (7.81) 37.48 1 064 000 2 617 000 2 705 000 153 000 542 000 7 081 000 1 350 000 2 500 000 2 000 000 800 000 900 000 7 550 000

639 000 710.00 6 000 0.04

( 595 000) (26.46) 70 500 (1 711 700) 83.93 (7.02)

Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations.

6

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 4. Allocation des fonds du budget ordinaire et d'autres sources aux thèmes et domaines d'action (suite)

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ THEME 4 FAIRE CONNAÎTRE L'ACTION DE L'OMS 15 Technologie de l'information 16 Relations extérieures et gestion des programmes 17 Information Sous-total ADMINISTRATION ET FINANCES Budget et finances Personnel Administration générale Fournitures Sous-total 1 268 000 630 000 4 446 000 659 000 7 003 000 1.67 0.83 5.86 0.87 9.23 1 409 000 686 000 4 397 000 640 000 7 132 000 1.92 0.94 6.00 0.87 9.73 141 000 56 000 ( 49 000) ( 19 000) 129 000 11.12 8.89 (1.10) (2.88) 1.84 1 418 000 11 146 000 1 865 000 14 429 000 1.87 14.69 2.46 19.02 1 622 000 10 080 000 1 855 000 13 557 000 2.21 13.76 2.53 18.50 204 000 (1 066 000) ( 10 000) ( 872 000) 14.39 (9.56) (0.54) (6.04)

Autres sources Augmentation (Diminution) 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

2002-2003 % US$ %

US$

%

148 000 10 182 000 10 000 10 340 000

0 2 000 000 0 2 000 000

230 000 106 000 1 404 000 60 000 1 800 000

350 000 350 000 1 000 000 100 000 1 800 000

COMITE REGIONAL, PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU DIRECTEUR REGIONAL ET DIRECTION Comité régional Programme de développement du Directeur régional Direction Sous-total Total 515 000 1 085 000 1 065 000 2 665 000 75 889 000 0.68 1.43 1.40 3.51 100.00 465 000 1 000 000 1 085 000 2 550 000 73 262 000 0.63 1.37 1.48 3.48 100.00 ( 50 000) ( 85 000) 20 000 ( 115 000) (2 627 000) (9.71) (7.83) 1.88 (4.32) (3.46) 0 0 0 0 47 415 000 0 0 0 0 43 070 000

Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations.

7

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 5. Allocation des fonds du budget ordinaire et d'autres sources pour chaque domaine d'action par niveau organisationnel

Budget ordinaire Domaines d'action 2000-2001 US$ 1 Programme élargi de vaccination Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 6 Environnements sains Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 5 362 000 4 187 000 9 549 000 4 369 750 3 615 000 7 984 750 ( 992 250) ( 572 000) (1 564 250) (18.51) (13.66) (16.38) 1 260 000 981 000 2 241 000 1 615 400 846 000 2 461 400 355 400 ( 135 000) 220 400 28.21 (13.76) 9.83 163 000 429 000 592 000 622 000 645 000 1 267 000 459 000 216 000 675 000 281.60 50.35 114.02 1 556 000 926 000 2 482 000 1 072 600 1 107 000 2 179 600 ( 483 400) 181 000 ( 302 400) (31.07) 19.55 (12.18) 3 060 000 726 000 3 786 000 2 252 200 980 000 3 232 200 ( 807 800) 254 000 ( 553 800) (26.40) 34.99 (14.63) 773 000 1 225 000 1 998 000 844 500 1 051 000 1 895 500 71 500 ( 174 000) ( 102 500) 9.25 (14.20) (5.13) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

6 579 000 5 221 000 11 800 000 8 000 000

1 799 000 2 098 000 3 897 000 4 000 000

440 000 2 159 000 2 599 000 4 200 000

1 145 000 1 228 000 2 373 000 7 000 000

630 000 426 000 1 056 000 1 020 000

349 000 715 000 1 064 000 1 350 000

Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations.

8

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 5. Allocation des fonds du budget ordinaire et d'autres sources pour chaque domaine d'action par niveau organisationnel (suite) Budget ordinaire Domaines d'action 2000-2001 US$ 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 8 Santé génésique Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 10 Initiative pour un monde sans tabac Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 11 Réforme des systèmes de santé Pays ou territoire Régional et interpays Sub-total 12 Développement des ressources humaines Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 5 703 000 1 827 000 7 530 000 5 785 400 1 974 000 7 759 400 82 400 147 000 229 400 1.44 8.05 3.05 682 000 682 000 500 000 11 319 000 3 194 000 14 513 000 10 131 400 2 965 000 13 096 400 (1 187 600) ( 229 000) (1 416 600) (10.49) (7.17) (9.76) 2 793 000 1 573 000 4 366 000 1 500 000 0 90 000 90 000 479 000 250 000 729 000 479 000 160 000 639 000 100.00 177.78 710.00 68 000 474 000 542 000 900 000 1 641 000 1 120 000 2 761 000 2 191 750 1 604 000 3 795 750 550 750 484 000 1 034 750 33.56 43.21 37.48 82 000 71 000 153 000 800 000 754 000 724 000 1 478 000 569 500 793 000 1 362 500 ( 184 500) 69 000 ( 115 500) (24.47) 9.53 (7.81) 1 957 000 748 000 2 705 000 2 000 000 1 336 000 1 103 000 2 439 000 1 458 000 993 000 2 451 000 122 000 ( 110 000) 12 000 9.13 (9.97) 0.49 1 366 000 1 251 000 2 617 000 2 500 000

Autres sources Augmentation (Diminution) 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

2002-2003 US$

US$

%

Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations.

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APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 5. Allocation des fonds du budget ordinaire et d'autres sources pour chaque domaine d'action par niveau organisationnel (suite)

Budget ordinaire Domaines d'action 2000-2001 US$ 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 14 Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 15 Technologie de l'information Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 16 Relations extérieures et gestion des programmes Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 17 Information Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total Budget et finances Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total 1 268 000 1 268 000 1 409 000 1 409 000 141 000 141 000 11.12 11.12 1 865 000 1 865 000 1 855 000 1 855 000 ( 10 000) ( 10 000) (0.54) (0.54) 8 482 000 2 664 000 11 146 000 8 656 000 1 424 000 10 080 000 174 000 (1 240 000) (1 066 000) 2.05 (46.55) (9.56) 1 418 000 1 418 000 1 622 000 1 622 000 204 000 204 000 14.39 14.39 839 000 1 410 000 2 249 000 555 000 1 099 000 1 654 000 ( 284 000) ( 311 000) ( 595 000) (33.85) (22.06) (26.46)

Autres sources Augmentation (Diminution) 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

2002-2003 US$

US$

%

77 000 16 000 93 000 500 000

84 000 0 84 000

57 500 97 000 154 500

( 26 500) 97 000 70 500

(31.55) 100.00 83.93

611 000 717 000 1 328 000 5 000 000

148 000 148 000 0

10 182 000 10 182 000 2 000 000

10 000 10 000 0

230 000 230 000 350 000

Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations.

10

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 5. Allocation des fonds du budget ordinaire et d'autres sources pour chaque domaine d'action par niveau organisationnel (suite) Budget ordinaire Domaines d'action 2000-2001 US$ Personnel Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total Administration générale Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total Fournitures Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total Comité régional Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total Programme de développement du Directeur régional Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total Direction Pays ou territoire Régional et interpays Sous-total TOTAL 1 065 000 1 065 000 75 889 000 1 085 000 1 085 000 73 262 000 20 000 20 000 (2 627 000) 1.88 1.88 (3.46) 0 47 415 000 0 43 070 000 1 085 000 1 085 000 1 000 000 1 000 000 ( 85 000) ( 85 000) (7.83) (7.83) 0 0 515 000 515 000 465 000 465 000 ( 50 000) ( 50 000) (9.71) (9.71) 0 0 659 000 659 000 640 000 640 000 ( 19 000) ( 19 000) (2.88) (2.88) 60 000 60 000 100 000 4 446 000 4 446 000 4 397 000 4 397 000 ( 49 000) ( 49 000) (1.10) (1.10) 1 404 000 1 404 000 1 000 000 630 000 630 000 686 000 686 000 56 000 56 000 8.89 8.89 106 000 106 000 350 000

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

2002-2003 US$

Augmentation (Diminution) US$ %

Les chiffres concernant les fonds provenant d'autres sources sont des estimations.

11

APERÇU DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME

Tableau 6. Résumé des fonds du budget ordinaire pour les activités de pays Budget ordinaire 2002-2003 Augmentation (Diminution) US$ US$ % 130 000 15 000 13.04 0 0 0.00 50 000 (30 000) (37.50) 1 506 000 175 000 13.15 6 781 000 0 0.00 426 000 (52 000) (10.88) 1 088 000 (86 000) (7.33) 50 000 (40 000) (44.44) 50 000 (39 000) (43.82) 50 000 (82 000) (62.12) 39 000 0 0.00 670 000 0 0.00 1 670 000 0 0.00 50 000 (16 000) (24.24) 956 000 (17 000) (1.75) 50 000 (47 000) (48.45) 220 000 13 000 6.28 522 000 (58 000) (10.00) 2 403 000 (295 000) (10.93) 96 000 (5 000) (4.95) 50 000 (25 000) (33.33) 40 000 0 0.00 97 000 (4 000) (3.96) 119 000 3 000 2.59 2 421 000 (172 000) (6.63) 1 550 000 (70 000) (4.32) 1 201 000 (212 000) (15.00) 1 222 000 0 0.00 50 000 (322 000) (86.56) 1 563 000 0 0.00 101 000 0 0.00 1 157 000 (51 000) (4.22) 115 000 11 000 10.58 1 260 000 0 0.00 4 522 000 (506 000) (10.06) 32 275 000 (1 912 000) (5.59) 8 385 000 240 000 2.95 40 660 000 (1 672 000) (3.95)

Pays ou territoire Samoa américaines Australie Brunéi Darussalam Cambodge* Chine Iles Cook Fidji Polynésie française Guam Hong Kong Japon Kiribati République démocratique populaire lao Macao Malaisie Iles Mariannes septentrionales Iles Marshall Micronésie, Etats fédérés de Mongolie Nauru Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Zélande Nioué Palaos Papua New Guinea Philippines République de Corée Samoa Singapour Iles Salomon* Tokélaou Tonga Tuvalu Vanuatu Viet Nam* Sous-total Bureau des représentants de l'OMS Total - Allocations aux pays *Comprend un poste partagé avec d'autres pays.

2000-2001 US$ 115 000 0 80 000 1 331 000 6 781 000 478 000 1 174 000 90 000 89 000 132 000 39 000 670 000 1 670 000 66 000 973 000 97 000 207 000 580 000 2 698 000 101 000 75 000 40 000 101 000 116 000 2 593 000 1 620 000 1 413 000 1 222 000 372 000 1 563 000 101 000 1 208 000 104 000 1 260 000 5 028 000 34 187 000 8 145 000 42 332 000

12

Les domaines d'action

13

PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION

1. PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION

Ce domaine d'action s’applique conjointement aux programmes nationaux de vaccination mis en place dans tous les pays et territoires de la Région pour atteindre des objectifs communs de prévention des maladies. Le moyen utilisé est la vaccination des enfants contre un certain nombre de maladies évitables par la vaccination, la vaccination des femmes enceintes et des femmes en âge de procréer pour protéger les nouveau-nés du tétanos néonatal, et la vaccination de groupes plus larges de population au cours de campagnes de lutte contre les maladies. En règle générale, depuis 1990 la couverture vaccinale dans la Région est supérieure à 80 % et des campagnes efficaces de lutte et d'éradication de maladies ont été menées à bien. La Région a été certifiée indemne de polio en octobre 2000 après que le dernier cas de poliomyélite indigène a été détecté au Cambodge en mars 1997. La Région est également parvenue à réduire la mortalité et la morbidité des cas de rougeole respectivement de 95 % et de 90 % depuis la campagne de prévaccination, atteignant ainsi les objectifs mondiaux. Toutefois, certains pays comme le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République démocratique populaire lao ont eu de grandes difficultés à assurer une couverture systématique très large et d'autres pays commencent à avoir du mal à maintenir la qualité et la couverture des services. L'objectif de ce domaine d'action est de combattre, d'éliminer et d'éradiquer les maladies évitables par la vaccination. Cela comprend, une fois la poliomyélite éradiquée dans la Région, le maintien à zéro du nombre de cas, l'élimination du tétanos maternel et néonatal et la lutte contre toutes les maladies évitables par la vaccination, particulièrement la lutte intensifiée contre la rougeole et l'élimination de la maladie. Cela implique la mise au point de systèmes efficaces de surveillance de la maladie et l'application de stratégies innovantes comprenant, le cas échéant, la vaccination collective pour éradiquer ou combattre la maladie. Ce domaine d'action doit également soutenir les programmes nationaux de vaccination et améliorer la qualité. C'est un sujet important qui implique la mise au point et la gestion de programmes pour maintenir une lutte de haut niveau contre les maladies évitables par la vaccination. Maintenir les services et en garantir la qualité sont deux principes indissociables. Ils sous-entendent la disponibilité et la qualité des vaccins utilisés, leur stockage et leur manipulation en toute sécurité et l'innocuité du vaccin. Enfin, il s'agit d'élargir la portée des services de vaccination. Les services de vaccination ne sont pas statiques ; de nouveaux vaccins et d'autres interventions pouvant être assurées au cours des programmes de vaccination font leur apparition. Le bénéfice que l'on pourra tirer de ces interventions est considérable, mais les nouveaux vaccins sont onéreux et de nouvelles interventions risquent de perturber les services de vaccination. La charge de la maladie, ainsi que les coûts et les avantages de ces nouvelles méthodes doivent être évalués au plus juste.

CONTEXTE

Réduire et éliminer les maladies et les décès imputables aux maladies évitables par la vaccination par la mise en oeuvre de programmes de vaccination nationaux solides et durables capables de fournir des vaccins de haute qualité de manière sûre et effective à tous les enfants et les adultes devant être vaccinés.

BUT REGIONAL

15

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1) (2) (3)

Garantir que les Etats Membres maîtrisent, éliminent et éradiquent les maladies évitables par le vaccin. Permettre aux gouvernements de mettre en oeuvre des programmes nationaux de vaccination durables et d'améliorer leur qualité. Faciliter l'expansion de la portée des services de vaccination. Renforcer la pérennité des services par des actions de sensibilisation visant à obtenir des financements nationaux appropriés et à mettre en place des mécanismes de financement adéquats, ainsi que des financements de la part des institutions partenaires et de maximiser les avantages de l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination/Fonds mondial pour les vaccins de l'enfance (GAVI/GFCV). Améliorer les systèmes de surveillance des maladies en soutenant l'extension de la surveillance active, le développement de laboratoires nationaux et l'intégration d'autres maladies évitables par la vaccination dans le système de surveillance de la paralysie flasque aiguë. Soutenir le renforcement de la planification et de la gestion de programmes nationaux afin d'améliorer la pérennité, la capacité de lutte contre les maladies et la prestation et le contrôle des services de vaccination. Collaborer avec les pays à la mise en place de plans à moyen terme pour les programmes nationaux de vaccination. (a) Améliorer l'innocuité des injections ; (b) mettre en place et entretenir une chaîne du froid efficace et des procédures de manipulation des vaccins satisfaisantes et (c) garantir l'utilisation de vaccins de qualité et les contrôles de sécurité pour soutenir les améliorations apportées à la qualité des services de vaccination. Assurer le soutien d'une large couverture vaccinale systématique et d'activités complémentaires, telles que des campagnes à grande échelle, pour réduire rapidement les populations à risque, diminuer les foyers de risques et riposter aux épidémies de maladies évitables par la vaccination. Evaluer les nouveaux vaccins et les nouvelles méthodes d'intervention en vue de leur utilisation éventuelle dans la lutte contre les maladies et étudier les incidences de l'introduction de ces vaccins sur le plan opérationnel.

STRATEGIES

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Appui aux pays et territoires dans la planification et la mise en oeuvre appropriées des activités PEV et de lutte contre la maladies.

Indicateurs • Nombre de pays et territoires ayant adopté des plans nationaux de lutte contre la maladie/PEV.

•

S'assurer qu'aucun pays ou territoire ne notifie de cas de poliomyélite dus au poliovirus indigène sauvage.

•

Nombre de pays et territoires.

16

PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION

•

Pays et territoires capables de réduire la transmission de la rougeole à des niveaux très bas, éliminer le tétanos néonatal en tant que problème de santé publique et maîtriser les flambées d'autres maladies évitables par le vaccin.

•

Nombre de pays et territoires notifiant une réduction des cas de rougeole.· Nombre de pays et territoires ayant éliminé le tétanos néonatal en tant que problème de santé publique.· Nombre de flambées d'autres maladies évitables par le vaccin qui ne sont pas proprement maîtrisées.

•

•

•

Tous les pays et territoires capables de maintenir une couverture régulière du PEV à plus de 90 % et de fournir des services de haute qualité y compris des injections sûres et des vaccins efficaces.

•

Nombre de pays et territoires ayant une couverture régulière supérieure à 90 %.

•

Pays et territoires capables de devenir autonomes en matière d'approvisionnement (y compris la production, le cas échéant) de vaccins de bonne qualité.

•

Nombre de pays et territoires autonomes en matière d'approvisionnement en vaccins de bonne qualité.

•

Appui apporté pour garantir que le vaccin antihépatite B est pleinement intégré au PEV dans tous les pays et territoires conformément à la recommandation de l'OMS et que au moins un autre antigène sera introduit dans certains pays et territoires.

•

Nombre de pays et territoires ayant intégré le vaccin antihépatite B dans leurs programmes PEV. Nombre de pays et territoires ayant introduit un antigène ou plus.

1. Programme élargi de vaccination : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Programme élargi de vaccination 773 000 1 225 000 1 998 000 2002-2003 US$ 844 500 1 051 000 1 895 500 Augmentation (Diminution) US$ % 71 500 (174 000) (102 500) 9.25 (14.20) (5.13) Autres sources 2000-2001 US$ 6 579 000 5 221 000 11 800 000 8 000 000 2002-2003 US$

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LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

2. PALUDISME, AUTRES MALADIES À TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

CONTEXTE

Ce domaine d'action recouvre deux problèmes majeurs de santé publique, le paludisme et la dengue ainsi qu’un certain nombre de parasitoses et de maladies à transmission vectorielle qui ont un impact considérable sur la santé et qui sont fortement liées à la pauvreté. Dans ce domaine, l'action de l'OMS s'inscrira dans le cadre de trois initiatives internationales - Faire reculer le paludisme, Eliminer la filariose dans le monde et l'Initiative Hashimoto pour la lutte contre les parasitoses. Le paludisme a marqué un net recul dans les années 1990, mais cause encore environ 20 000 décès par an dans neuf des pays de la Région. Dans les pays endémiques d'Asie, le paludisme ne sévit principalement que dans les zones montagneuses reculées, parmi les minorités ethniques et les populations migrantes alors qu'il est largement répandu dans trois pays du Pacifique : la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon et le Vanuatu. La polypharmacorésistance est un aspect important du problème du paludisme dans les pays du Mékong dont quatre sont dans la Région (Cambodge, Chine [Province de Yunnan], République démocratique populaire lao, et Viet Nam) et de plus en plus dans d'autres pays d'endémie pour le paludisme. Le paludisme à vivax est réémergent en République de Corée depuis 1992. La dengue s'accroît et se répand, une urbanisation accrue ayant entraîné la prolifération des foyers de reproduction. Chaque année, environ 15 pays et territoires signalent des cas de dengue. En 1998, 151 124 cas ont été enregistrés dans la Région, dont 787 furent mortels. Le taux de létalité est supérieur à 4 % dans certaines parties des pays touchés, du fait des hospitalisations tardives. Beaucoup moins de cas ont été notifié en 1999 et 2000, mais une épidémie comme celle de 1998 peut se reproduire à tout moment. Une hygiène de milieu médiocre dans de nombreuses zones urbaines rend la lutte antivectorielle extrêmement difficile. La filariose lymphatique est un grave problème de santé dans un grand nombre de pays insulaires du Pacifique et dans certaines parties du Cambodge, de la Chine, de la Malaisie, des Philippines et du Viet Nam. Depuis quelques années, on dispose de systèmes simples de traitements collectifs qui permettent l'élimination de la maladie. Dans les 22 pays couverts par l'initiative PacELF (Elimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique), le taux de prévalence des microfilarémies représente entre 0 et 5 % de la population. Dans les îles du Pacifique des tentatives de lutte contre la maladie au moyen de la chimiothérapie de masse n'ont été que partiellement couronnées de succès et une fois les campagnes stoppées, la transmission a repris. Les helminthiases transmises par le sol sont quasiment généralisées dans les zones tropicales et subtropicales en particulier chez les pauvres, entraînant anémie, mauvaise santé chronique et résultats scolaires médiocres. Ce fut une maladie majeure jadis au Japon et en République de Corée et c'est toujours le cas dans certaines parties au nord de la Chine et de la Mongolie. Ce sont parmi les infections les plus répandues dans le monde et l'on estime qu'elles touchent plus de 1,5 milliard de personnes dans la Région. Les enfants d'âge scolaire et les femmes enceintes sont tout particulièrement touchés. Au cours de ces dernières années, la conscience accrue de l'impact de la lutte contre les vers a renforcé l'engagement des politiciens et des partenaires bailleurs de fonds.

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PALUDISME, AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

La schistosomiase persiste au Cambodge, dans certaines régions de la Chine, aux Philippines et en République démocratique populaire lao. Aux Philippines, on estime à 209 000 le nombre de cas sur un total de 5,1 millions de personnes à risque, alors qu'en Chine, le taux d'infestation indiqué par examen des selles était de 4,89 % dans les pays d'endémie. Un traitement périodique de chimiothérapie, combiné dans certaines situations bien déterminées à des molluscicides, est un moyen de lutte satisfaisant dans ces groupes cibles. Toutefois, compte tenu du mode de transmission des schistosomes asiatiques, surveillance et lutte doivent être maintenues en permanence. Les distomatoses transmises par les aliments telles que la paragonimiase, la clonorchiase et l'opisthorchiase et les helminthiases zoonotiques comme la cysticercose et l'échinococcose constitue un problème de santé très sérieux dans certaines zones en particulier en Chine, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam où elles sont associées à certaines habitudes alimentaires. Elles sévissent surtout dans les milieux ruraux et chez les populations pauvres ; cependant certaines de ces maladies augmentent suite à des changements de modes de vie et à une croissance économique non accompagnée par une amélioration de l'éducation.

(1) (2)

Eliminer la mortalité due au paludisme et à la dengue. Réduire la morbidité des maladies parasitaires et transmises par les vecteurs de façon à ce qu'elles ne constituent plus des problèmes de santé publique majeurs.

BUTS REGIONAUX

Paludisme (1) (2) Porter un appui aux Etats Membres afin de réduire la morbidité et la mortalité de moins 50 % d'ici à 2010 comparées aux taux de 1998. Permettre au Cambodge, à la Chine, à la République démocratique populaire lao, à la Malaisie, aux Philippines au Vanuatu et au Viet Nam de réduire la morbidité et la mortalité de moins 25 % d'ici à 2003 par rapport aux taux de 1998. Aider à maintenir la mortalité annuelle due au paludisme au Vanuatu au niveau zéro et maintenir la Province de Tafea indemne de falciparum. Apporter un appui à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Iles Salomon afin de réduire la mortalité de moins 20 %.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(3) (4)

Dengue (1) Permettre à tous les pays d'endémie de réduire d'au moins 10 % les taux d'incidence de la dengue et de la dengue hémorragique (moyenne sur la période 1999-2003 comparée à 1994-1998). Permettre à tous les pays d'endémie de réduire à moins de 1 % le taux de létalité de la dengue hémorragique.

(2)

Filariose (1) Mettre en oeuvre des mesures permettant l'élimination de la filariose lymphatique, d'ici à 2010 dans les pays insulaires du Pacifique et du reste de la Région d'ici à 2020.

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LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

Autres maladies parasitaires (1) (2) (3) Permettre aux Etats Membres de fournir un traitement régulier à au moins 75 % des enfants d'âge scolaire exposés aux helminthes transmis par le sol. Faciliter l'élimination de la schistosomiase au Cambodge et en République démocratique populaire lao. Contribuer à réduire notablement la morbidité due aux trématodes alimentaires, y compris Ophisthorchis sp., Clonorchis sp., et Paragonimus sp.

STRATEGIES

Paludisme (1) Soutenir la prise en charge du paludisme à falciparum polypharmacorésistant dans les régions du Mékong au moyen de diagnostics spécifiques précoces et de thérapies combinées, en vue de réduire la mortalité et de retarder la progression de la pharmacorésistance. Collaborer avec les pays pour assurer une distribution large et bien ciblée de moustiquaires traités aux insecticides et d'autres méthodes localement appropriées de lutte antivectorielle. Collaborer avec les pays pour renforcer le financement local et améliorer la lutte contre le paludisme dans le contexte de la réforme du secteur de la santé afin d'assurer durabilité et rentabilité.

(2)

(3)

Dengue (1) (2) (3) (4) Encourager la mobilisation d'autres secteurs et la communauté dans la lutte contre la dengue en réduisant les foyers de reproduction. Aider les pays et territoires à créer et mettre en place des programmes de préparation et de riposte aux épidémies. Promouvoir le renforcement de la surveillance, y compris les réseaux de laboratoires de santé publique Contribuer à une meilleure prise en charge de cas grâce à la distribution de principes directeurs pour le traitement.

Filariose lymphatique (1) (2) (3) S'assurer que le programme d'élimination mis en place dans les pays insulaires du Pacifique depuis 1999 poursuit le but fixé. Collecter des fonds pour soutenir les programmes d'élimination en Chine, en Malaisie, aux Philippines et au Viet Nam. Soutenir la planification des programmes d'élimination au Cambodge et en République démocratique populaire lao.

20

PALUDISME, AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

Autres maladies parasitaires (1) Pour les helminthiases transmises par le sol, soutenir les programmes nationaux de distribution collective périodique, dans les écoles, de médicaments antihelminthiques dans le cadre de l'extension des interventions sanitaires en milieu scolaire ; et collaborer avec les pays au parachèvement et à la révision des plans nationaux pour tous les pays d'endémie. Pour la schistosomiase, soutenir la surveillance épidémiologique dans les zones d'endémie grâce à une notification régulière par des services de santé généraux et en utilisant les indicateurs de morbidité et de parasitologie. Pour les infections à trématodes d'origine alimentaire et les helminthiases zoonotiques, mener à bien une évaluation épidémiologique et évaluer l'importance, dans la santé publique, des zoonoses et distomatoses transmises par les aliments.

(2)

(3)

Résultats escomptés • Elaboration, suivi et coordination des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et autres maladies parasitaires et transmises par les vecteurs ainsi que la promotion des approches du programme "Faire reculer le paludisme".

Indicateurs • Nombre de pays utilisant les indicateurs "Faire reculer le paludisme" dans leurs rapports annuels. Nombre d'activités de formation de qualité avec support actualisé mises en oeuvre chaque année.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

•

Traitement combiné et diagnostic avec bandelette réactive soutenus dans au moins 50 % des provinces exposées au falciparum au Cambodge, au Viet Nam et dans la province de Yunnan (Chine) ainsi que la mise en oeuvre de politiques efficaces pour les antipaludéens dans tous les pays endémiques.

•

Pourcentage de patients avec symptômes de paludisme recevant un diagnostic spécifique et un traitement combiné conformément aux directives nationales dans les pays concernés.

•

Système régional pour la surveillance de la pharmacorésistance aux antipaludéens.

•

Rapport régional annuel contenant des données mises à jour fourni à tous les pays.

•

Renforcement de la surveillance du paludisme et des données de gestion.

•

Rapport trimestriel contenant des données mises à jour pertinentes distribué aux pays du Mékong dans la Région ; rapport annuel pour la Région.

21

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

•

Appui à l'amélioration de la couverture et du ciblage de la lutte antipaludique.

•

Pourcentage de la population exposée en RDP lao et en Papouasie-Nouvelle-Guinée protégée par des moustiquaires traitées.

•

Lutte antivectorielle pour la dengue grâce à la promotion de la réduction des sites larvaires.

•

Nombre de flambées de dengue aux niveaux national et régional.

•

Appui à la surveillance de la dengue au moyen du renforcement du réseau de laboratoire de référence.

• •

Mortalité due à la dengue aux niveaux national et régional.· Temps de riposte aux flambées de dengue – délai entre les premiers cas notifiés, la confirmation des cas et la mise en oeuvre de la riposte à l'épidémie.

•

Forte coordination de l'élimination de la filariose dans le Pacifique grâce au PacELF et renforcement des programmes nationaux.

•

Nombre de pays ayant achevé une chimiothérapie de masse chaque année. Pourcentage des populations cibles couvertes par la chimiothérapie de masse.

•

•

Mise en oeuvre de la stratégie mondiale d'élimination de la filariose lymphatique au Cambodge, en RDP lao, en Malaisie, aux Philippines et au Viet Nam.

•

Nombre de pays mettant en oeuvre les premières campagnes de chimiothérapie de masse. Pourcentage des populations cibles couvertes par la chimiothérapie de masse.

•

•

Appui aux programmes de vermifugation couvrant plus de 75 % des enfants d'âge scolaire.

•

Pourcentage des enfants d'âge scolaire participant à une vermifugation annuelle.

•

Programme régional de lutte contre les zoonoses parasitaires et programme nationaux.

•

Nombre de pays et territoires dotés de plans nationaux pour la lutte contre les zoonoses parasitaires.

22

PALUDISME, AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires: ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 060 000 726 000 2002-2003 US$ 2 252 200 980 000 Augmentation (Diminution) US$ % ( 807 800) 254 000 (26.40) 34.99

Autres sources 2000-2001 US$ 1 799 000 2 098 000 2002-2003 US$

3 786 000

3 232 200

( 553 800)

(14.63)

3 897 000

4 000 000

23

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

3. HALTE A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

CONTEXTE

Tuberculose La tuberculose est la maladie infectieuse qui tue le plus de jeunes et d’adultes dans la Région. En 1999, le taux régional de cas déclarés était de 49 cas pour 100 000 habitants. La prévalence de la tuberculose est beaucoup plus élevée dans les communautés pauvres et la mauvaise santé, en retour peut conduire à la pauvreté. Les 20 % les plus pauvres de la population mondiale supportent le poids de presque la moitié des cas de tuberculose dans le monde. Environ 95 % des nouveaux cas de tuberculose et 99 % des décès imputables à cette maladie se produisent dans les pays en voie de développement. A l’heure actuelle, moins de 70 % de la population a accès à la stratégie de lutte recommandée par l’OMS, le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS). De plus, un tiers du fardeau mondial de la tuberculose pèse sur les habitants de la Région du Pacifique occidental où il y a eu une tendance à la hausse des cas déclarés. En conséquence, en septembre 1999, le Comité régional pour le Pacifique occidental a déclaré une "crise de la tuberculose" dans la Région. Le Comité a exhorté les Etats Membres à accorder une haute priorité et à allouer des ressources suffisantes au renforcement de la lutte contre la tuberculose. Il a également adopté le programme "Halte à la tuberculose" dans la Région du Pacifique occidental comme projet spécial de l’OMS dans la Région. Le programme DOTS est le moyen le plus efficace de lutter contre la tuberculose car il en interrompt la propagation par la guérison de la source d’infection. Il prévient aussi l’émergence de la pharmacorésistance par la garantie que les malades prennent régulièrement leur traitement. En outre, le programme DOTS prolonge la vie des malades du SIDA qui ont contracté la tuberculose. Depuis l’introduction du programme DOTS dans la Région au début des années 90, le pourcentage des cas déclarés qui ont bénéficié de ce programme a considérablement augmenté. Plus particulièrement, le pourcentage des cas infectieux nouvellement déclarés ayant été traités selon le programme DOTS est passé de 43 % en 1995 à 78 % en 1999 en raison de l’augmentation de la détection des cas dans les zones DOTS. Le taux de succès du traitement pour les malades inscrits dans les programmes DOTS est élevé et il s’est maintenu au dessus de 90 % depuis 1994.

Lèpre L’objectif mondial d’élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique dans les pays (soit une prévalence inférieure à un cas pour 10 000 habitants) en l’an 2000 a été atteint dans 35 des 37 pays et territoires de la Région. Il est prévu que les deux pays restants atteindront le point d’élimination durant cette période biennale. Cependant, dans quelques pays et territoires qui ont atteint l’objectif d'élimination, de nombreuses poches de prévalence beaucoup plus élevée que la cible d’élimination subsistent au niveau local (province et district). Dans de nombreux pays et territoires, les systèmes de surveillance des maladies sont encore insuffisants. De plus, il n’y a pas de mécanismes de surveillance en vigueur qui soient construits spécifiquement pour s’occuper des problèmes de la lèpre une fois atteint l'objectif d’élimination

24

HALTE A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

(1) (2)

Réduire de moitié, par rapport à l’an 2000, la mortalité et la morbidité dues à la tuberculose d’ici à 2010. Eliminer la lèpre en tant que problème de santé publique dans tous les territoires de la Région et mettre en place un système de surveillance de la lèpre une fois atteint l'objectif d'élimination.

BUTS REGIONAUX

Tuberculose (1) (2) (3) Donner aux Etats membres les moyens de détecter au moins 70 % des cas estimés de tuberculose pulmonaire à crachats positifs d’ici à 2005. Aider les autorités médicales à inclure 100 % des cas détectés dans les programmes DOTS d’ici à 2005. Oeuvrer avec les gouvernements pour obtenir un taux de succès au traitement d’au moins 85 % pour les cas de tuberculose pulmonaire à crachats positifs dans les programmes DOTS.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

Lèpre (1) Aider les Etats Membres à diminuer encore la prévalence de la lèpre en identifiant et en ciblant toutes les poches de lèpre.

Tuberculose (1) (2) (3) (4) Contribuer à l’extension du programme DOTS en améliorant la gestion et la capacité technique des programmes nationaux à appliquer la stratégie DOTS. Aider à promouvoir le plein accès au traitement de la tuberculose et le maintien du contrôle de la qualité des médicaments. Renforcer la sensibilisation et la mobilisation sociale pour obtenir des ressources financières suffisantes consacrées à la lutte contre la tuberculose. Aider au renforcement des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose, à l’amélioration de la surveillance de la tuberculose et à la promotion de la lutte contre la tuberculose en tant qu’indicateur de succès pour le développement des systèmes de santé.

STRATEGIES

Lèpre (1) Dans les pays et territoires qui n’ont pas encore éliminé la lèpre en tant que problème de santé publique, oeuvrer avec les gouvernements pour affermir la gestion et les prestations de services. Soutenir la mise en application de campagnes d'élimination de la lèpre dans les zones de forte endémie et les projets d'actions spéciales (SAPEL) dans les zones difficiles d'accès.

(2)

25

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

(3)

Donner aux Etats Membres les moyens d'élaborer au niveau national des systèmes durables de surveillance de la lèpre de façon à garantir la détection et le traitement des quelques cas survenant après l’élimination de la lèpre comme problème de santé publique.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Accroissement des capacités régionales pour la mise en œuvre du programme DOTS et aide aux pays et territoires pour atteindre ce but aux niveaux national et local..

Indicateurs • Pourcentage de la population ayant accès au programme DOTS.

•

Pays et territoires rendus capables de renforcer la surveillance de la tuberculose, ainsi que de la prévalence, de l’infection jumelée tuberculose/VIH et de la tuberculose polypharmacorésistante.

•

Nombre de pays et territoires qui ont établi un système de surveillance de la tuberculose.

•

Aide apportée pour permettre à tous les pays et territoires d’atteindre l'objectif d’élimination de la lèpre (moins d’un cas pour 10 000 habitants.

•

Nombre de pays et territoires qui ont atteint l'objectif d’élimination.

•

Une sélection de pays et territoires capables d’organiser un système d'un bon rapport coût - efficacité de surveillance de la lèpre après élimination.

•

Nombre de pays et territoires recevant une aide qui ont introduit un système de surveillance après élimination.

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 1 556 000 926 000 2002-2003 US$ 1 072 600 1 107 000 Augmentation (Diminution) US$ % ( 483 400) 181 000 (31.07) 19.55

Autres sources 2000-2001 US$ 440 000 2 159 000 2002-2003 US$

2 482 000

2 179 600

(302 400)

(12.18)

2 599 000

4 200 000

26

INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LE VIH/SIDA

4. INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LE VIH/SIDA

Les premiers cas d'infection à VIH ont été signalés dans la Région au milieu des années 80. A la fin de l'année 2000, le Bureau régional estimait à presque 1 million le nombre d'individus dans la Région infectés par le VIH. Le nombre de cas de SIDA croît rapidement avec un nombre estimé de 55 000 nouveaux cas par an, chiffre qui devrait atteindre 120 000 d'ici à 2005. Actuellement, l'épidémie de VIH s'intensifie en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam, alors que au Cambodge, la transmission du VIH a commencé de montrer un déclin. Néanmoins, il est probable que la transmission du VIH augmente dans beaucoup d'autres pays, compte tenu de l'incidence élevée et de la prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST), et les comportements à haut risque dans la Région. Il est capital de poursuivre et d'intensifier les mesures de prévention contre le VIH. La transmission du VIH est étroitement liée à la transmission des autres IST. Parvenir à réduire la transmission des IST est donc un moyen efficace de réduire la transmission du VIH. Le Bureau régional estime que, chaque année, plus de 35 millions de nouveaux cas d'IST guérissables surviennent dans la Région. Les taux d'IST dans la population sexuellement active varient généralement de 2 à 5 % (des taux de prévalence aussi élevés que 20 % ont également été notifiés dans la population générale dans certaines zones), et de 20 à 40 % chez les prostituées. Cela met en évidence la nécessité de choisir les prostitué(e)s et leurs clients comme groupes cibles prioritaires pour la prévention et le traitement des infections sexuellement transmissibles. La transmission du VIH par injection de drogues est également un problème inquiétant en Chine, en Malaisie et au Viet Nam. Les principaux problèmes impliquent la nécessité : (1) d'améliorer la qualité des services IST et leur accès, y compris la promotion des préservatifs ; (2) de renforcer l'engagement national pour une prévention efficace contre le VIH, comprenant l'allocation de ressources et des programmes actifs de promotion des préservatifs ; (3) d'améliorer la sécurité du sang, des produits du sang et de leur utilisation ; et (4) de satisfaire au besoin croissant de soins aux malades du SIDA dans les pays les plus touchés par la pandémie.

CONTEXTE

Réduire la mortalité et la morbidité et l'impact social du SIDA par des mesures de lutte contre la transmission des IST, y compris le VIH/SIDA et en améliorant le système de santé.

BUT REGIONAL

(1)

Permettre aux Etats Membres de stabiliser ou de réduire la prévalence et l'incidence des IST dans les groupes à haut risque (y compris les prostitué(e)s) et plus généralement parmi les populations sexuellement actives dans les pays et territoires prioritaires. Apporter un appui aux pays et territoires afin d'améliorer les soins aux patients atteints d'IST ou de VIH/SIDA.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(2)

27

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

STRATEGIES

(1)

Collaborer avec l'ONUSIDA et les autres partenaires de la Région pour identifier les besoins, programmer, coordonner et contrôler la riposte à l'épidémie de VIH dans la Région and at country level. Aider les Etats Membres à renforcer la surveillance épidémiologique des IST, VIH/SIDA inclus. Soutenir l’élaboration et la mise en application des politiques, des stratégies et des plans d'action des pays pour la prévention et les soins des IST, y compris la mise à disposition et l'utilisation des préservatifs, et autres interventions d'un bon rapport coût-efficacité destinées aux individus à haut risque. Soutenir l’élaboration et la mise en application des politiques, des stratégies et des plans d'action des pays pour les soins aux malades du SIDA.

(2) (3)

(4)

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Appui au renforcement de la collecte, de l'analyse et de la diffusion des données relatives au suivi à la planification et à l'évaluation de l'épidémie d'IST et de VIH/SIDA.

Indicateurs • Nombre de pays ayant atteint les cibles de surveillance régionales. (Cible : huit pays) Nombre de rapports de surveillance distribués.

•

•

Appui à l'élaboration et à la mise en oeuvre de politiques nationales appropriées, de stratégies et de plans pour les services de prévention et de soins en matière d'IST et de VIH/SIDA.

•

Nombre de pays et territoires qui ont élaboré des plans de lutte contre les IST. (Cible : quatre pays prioritaires)· Nombre de pays ayant mis en oeuvre un plan stratégique pour les plans. (Cible : trois pays prioritaires)

•

•

Permettre aux Etats Membres de mettre en oeuvre ou de renforcer leurs programmes de lutte contre les IST et le VIH/SIDA.

•

Nombre de pays et territoires ayant mis en oeuvre ou renforcé des interventions ciblant les personnes les plus exposées.

28

INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LE VIH/SIDA

4. Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 163 000 429 000 2002-2003 US$ 622 000 645 000 Augmentation (Diminution) US$ % 459 000 216 000 281.60 50.35

Autres sources 2000-2001 US$ 1 145 000 1 228 000 2002-2003 US$

592 000

1 267 000

675 000

114.02

2 373 000

7 000 000

29

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

5. MALADIES TRANSMISSIBLES : SURVEILLANCE ET RIPOSTE

CONTEXTE

Des flambées épidémiques de maladies infectieuses représentent encore une grave menace pour la santé publique dans la Région. Durant la décennie écoulée, des flambées épidémiques importantes de maladies émergentes ou réémergentes ont nécessité des interventions internationales promptes et vigoureuses. Citons notamment le choléra, la dengue/dengue hémorragique, le E .coli O157, l’entérovirus 71, de nouveaux types de grippe A (H5N5 et H9N2), le poliovirus importé et des zoonoses à paramyxovirus nouvellement identifiées (virus Hendra et Nipah). Des flambées épidémiques locales, telles que fièvre typhoïde, leptospiroses, toxi-infections alimentaires et grippe surviennent continuellement dans toute la Région. Selon les prévisions, les flambées épidémiques vont se multiplier en raison de la fréquence accrue des mouvements de personnes et de marchandises traversant les frontières. Les systèmes renforcés de surveillance des maladies sont indispensables si l'on veut détecter les flambées épidémiques en temps opportun et avec efficacité pendant qu’elles sont encore faciles à contrôler. Pour réduire rapidement ces flambées épidémiques, certains mécanismes d’actions seront décisifs, notamment les mesures de préparation, une enquête soigneuse et une action directe. La mise en place de tels mécanismes contribue à sauver des vies et à réduire la morbidité tout en réalisant des économies puisqu'ils permettent de lutter contre les flambées épidémiques avant qu’elles ne se propagent et de réduire l’impact négatif sur les secteurs de l’économie, notamment le commerce et le tourisme. La surveillance et l’action contre les maladies infectieuses ne bénéficient habituellement d’une attention soutenue que pendant les périodes de crises, épidémies de grande ampleur ou catastrophes naturelles. Dans beaucoup de pays et territoires, la mise en place de systèmes de notification systématique des maladies et d’interventions qui permettent de détecter rapidement une épidémie et d'organiser la riposte n'est pas considérée comme hautement prioritaire. L’analyse des données de surveillance et la réalisation d'une enquête en cas d’épidémie exigent des compétences en matière d’épidémiologie. L’aide des laboratoires est également essentielle pour confirmer le diagnostic et mettre en œuvre des mesures de lutte efficaces. Mais beaucoup de pays et territoires de la Région ne disposent pas encore des compétences voulues en épidémiologie ni de laboratoire aux niveaux central et local.

BUT REGIONAL

Améliorer la santé, le bien-être social et économique de tous dans la Région en réduisant l’impact négatif des maladies infectieuses.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1) (2)

Elaborer des systèmes efficaces de surveillance à l'échelon régional et donner aux Etats Membres les moyens de les développer aux niveaux local et national. Elaborer un système régional d’intervention en cas de flambée épidémique avec des enquêtes sur le terrain et une aide adéquate des laboratoires et aider les pays et territoires à les mettre en place au niveau national. Mettre en place à l'échelle de la région des réseaux et des systèmes de communication pour coordonner les activités de surveillance et d’intervention ; et soutenir leur mise en place dans les pays.

(3)

30

MALADIES TRANSMISSIBLES : SURVEILLANCE ET RIPOSTE

(1)

Constituer un Groupe spécial régional pour superviser la mise en place d’un réseau régional de surveillance, d’alerte, d'intervention et de préparation aux cas d’épidémies. Sensibiliser les Etats Membres et les aider à instaurer des systèmes efficaces de surveillance et d’action contre les épidémies avec des ressources suffisantes, comprenant (a) l'inventaire des méthodes pour l'établissement de listes des maladies prioritaires, des directives sur les systèmes d’évaluation et des experts internationaux et régionaux pour apporter leur assistance dans les activités de formation et (b) des directives sur les systèmes de planification, de mise en oeuvre et d'évaluation, les enquêtes en cas d’épidémie et la mise en place et l’évaluation de ces interventions. Renforcer les capacités des laboratoires en aidant à la constitution de réseaux de laboratoires dans les pays et à l'échelle de la Région, y compris à la préparation de manuels de laboratoire appropriés.

STRATEGIES

(2)

(3)

Résultats escomptés • Le Groupe spécial régional pleinement fonctionnel et capable de planifier, contrôler et mettre en action les activités de surveillance, les alertes en cas de flambée épidémique, la lutte contre les épidémies et les mesures de préparation.

Indicateurs • Les notes de réunions et de communication du Groupe spécial régional.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

Aide apportée aux Etats Membres pour leur permettre d’évaluer leurs besoins en vue d'améliorer les activités de surveillance et d’intervention.

•

Nombre de pays et territoires complétant l’évaluation dans le pays. (Cible : cinq pays et territoires.)

•

Les pays et territoires à haut risque mis en mesure de créer et de mettre en œuvre des programmes nationaux de lutte contre des maladies cibles, telles que le choléra.

•

Nombre de pays et territoires à haut risque qui ont créé des programmes nationaux de lutte. (Cible pour le choléra : cinq pays et territoires prioritaires.)

•

Renforcement de la capacité régionale pour la surveillance, le contrôle et l’action contre les épidémies, comprenant directives et réseau de communication..

• •

Nombre de directives établies. Nombre de pays et territoires notifiant au Bureau régional les données de surveillance et l’information sur la lutte contre les épidémies en temps voulu.

31

LUTTER CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES

•

Création d’un réseau régional de laboratoires pour les maladies prioritaires et aide apportée pour la mise en place de réseaux nationaux.

•

Nombre de réseaux de laboratoire créés. (Cible : cinq maladies prioritaires)

•

Aide fournie pour la création de programmes de formation à la surveillance sur le terrain et à l’action, aux niveaux national et local.

•

Nombre de programmes nationaux de formation. (Cible : quatre pays et territoires prioritaires, y compris des programmes multinationaux dans le Pacifique.)

•

Coordination, supervision et mise en oeuvre de la lutte contre les maladies infectieuses, de la surveillance et de l’action renforcées par une aide de l’OMS, y compris la formation.

•

Mise en oeuvre d’activités de lutte contre les maladies infectieuses, de surveillance et d’action dans les pays insulaires du Pacifique. Nombre de programmes de formation ayant eu lieu.

•

5. Maladies transmissibles : surveillance et riposte : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Maladies transmissibles : surveillance et riposte 1 260 000 981 000 2002-2003 US$ 1 615 400 846 000 Augmentation (Diminution) US$ % 355 400 (135 000) 28.21 (13.76)

Autres sources 2000-2001 US$ 630 000 426 000 2002-2003 US$

2 241 000

2 461 400

220 400

9.83

1 056 000

1 020 000

32

ENVIRONNEMENTS SAINS

6. ENVIRONNEMENTS SAINS

Au cours des 50 dernières années, certains pays et territoires de la Région du Pacifique occidental ont enregistré un développement économique considérable, bien que d'ampleur et de rythme variables. Ce développement économique a conduit à une urbanisation et à une industrialisation rapides, ainsi qu'à la modernisation des techniques et des pratiques agricoles. Il en a résulté l'élévation des niveaux de vie et la réalisation d'avancées technologiques qui ont considérablement amélioré le diagnostic et le traitement des maladies. De plus en plus de gens vivent plus longtemps et les modifications des milieux physiques et sociaux ont eu des effets nocifs sur la santé et la sécurité de certains groupes de population. La croissance de la population urbaine a conduit à la surcharge de l'infrastructure et des services urbains (logements, alimentation en eau et en énergie, traitement des eaux usées et des déchets solides et réseaux de transports routiers), entraînant des problèmes de pollution et d'assainissement tout autant que des accidents. La surpopulation favorise la transmission des maladies infectieuses, tout comme la pollution de l'air et de l'eau et les nuisances sonores provoquent des maladies parmi les populations exposées. La modernisation de l'agriculture et le développement des industries minières et manufacturières ont généré de nouveaux risques chimiques et physiques pour la santé à la fois dans le milieu professionnel et dans le milieu de vie en général. La croissance urbaine et industrielle rapide a également généré un environnement social qui a suscité l'augmentation des problèmes de santé psychosociaux et liés aux modes de vie (obésité, hypertension, alcoolisme, tabagisme, toxicomanie et violence) parmi les divers groupes de population dans divers environnements de vie. La Région a assuré la promotion des environnements sains, utilisant une approche intersectorielle pour identifier les problèmes de santé prioritaires dans un contexte local donné et concevoir les réponses durables et intégrées permettant d'y faire face. Le concept d'environnements sains a été appliqué aux villes, îles, villages / communautés, écoles, lieux de travail, hôpitaux et au tourisme. Pour soutenir la mise en application effective de l'approche Environnements sains, l'OMS collabore également avec les pays de la Région au renforcement, à l'échelon national, de l'hygiène du milieu et des infrastructures de promotion de la santé ; à la définition de normes nationales ; à l'établissement de systèmes de contrôle et de surveillance ; et à l'adoption de technologies et de méthodes appropriées. La mise en oeuvre de l'approche des environnements sains a pour objectif d'établir des relations de travail plus efficaces entre les secteurs de la santé et les autres secteurs dans le cadre d'une approche préventive aux problèmes de santé.

CONTEXTE

Améliorer la santé et la qualité de la vie des gens dans des milieux spécifiques et renforcer les infrastructures nationales de salubrité de l'environnement et promotion de la santé.

BUT REGIONAL

(1)

Permettre aux Etats Membres de prévenir et réduire les risques pour la santé liées aux changements des environnements physiques et sociaux et promouvoir des modes de vie sains dans des milieux spécifiques. Aider les Etats Membres à renforcer leur capacité nationale afin de : évaluer et contrôler les impacts et les risques des activités de développement sur la santé ; identifier et mettre en oeuvre des mesures appropriées de protection et de promotion de la santé ; et encourager la coopération entre les différents secteurs afin de réduire les conséquences néfastes des menaces liées à l'environnement.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(2)

33

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

STRATEGIES

(1)

Collaborer avec les pays pour étendre et renforcer les initiatives Villes-santé et Iles-santé qui comprendront la mise au point de projets pilotes Villes-santé et Ilessanté dans certains pays, la mise au point de lignes directrices régionales pour les projets Villes-santé et Iles-santé, l'élaboration de plans d'action régionaux pour promouvoir les initiatives Villes-santé et Iles-santé et guider l'élaboration de programmes nationaux, et l'illustration des leçons tirées de ces projets par des études de cas de “bonne pratique”. Veiller à ce que les approches pour des environnements sains fassent partie intégrante des projets Villes-santé et Iles-santé en mettant au point de projets pilotes, en mettant au point des études de cas de "bonne pratique", et en définissant des lignes directrices régionales. Mettre en place et entretenir un système régional de contrôle du projet Environnements sains en préparant des récapitulatifs des projets d'environnements sains dans la Région, avec base de donnée appropriée pour en contrôler et en évaluer l'avancement. Aider certains Etats Membres à mettre au point des systèmes appropriés d'évaluation de l'impact de l'hygiène du milieu, en prenant l'expérience des Philippines comme modèle. Permettre à certains Etats Membres d'adapter les lignes directrices de l'OMS sur la qualité de l'air et de l'eau de boisson à leur propre situation, et soutenir le déploiement de matériel analytique de base et la formation du personnel concerné. Soutenir l’application dans la Région des critères OMS sur l'hygiène du milieu et autres documents pertinents sur la sécurité chimique ; la traduction de documents dans les langues locales ; l'instauration/le renforcement de centres d'information ; et la mise en place d'une législation et de normes nationales applicables à l'hygiène et à la sécurité liées à l'environnement et au milieu professionnel. Aider certains Etats Membres à appliquer et à adapter à leurs besoins les lignes directrices techniques produites par l'OMS et d'autres institutions partenaires internationales sur la prise en charge des déchets et la lutte contre la pollution. Aider les Etats Membres à renforcer la salubrité des aliments. Permettre aux Etats Membres d'appliquer les expériences de pays tels que l'Australie et Singapour pour évaluer les effets des activités d'éducation/de promotion de la santé sur la réduction de la charge des maladies liées aux modes de vie.

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

(7)

(8) (9)

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Certains pays auront, avec l'appui de l'OMS, mis en place un mécanisme de coordination intersectorielle accompagné d'un plan d'action et d'un budget spécifique pour les villes-santé ou les îles-santé.

Indicateurs • Nombre de pays ayant mis en place un mécanisme de coordination nationale et un plan d'action.

34

ENVIRONNEMENTS SAINS

•

Des pays et territoires auront élaboré des projets modèles, des études de cas sur les bonnes pratiques et des lignes directrices nationales et régionales pour des lieux de travail, des marchés, des villages, des communautés, des hôpitaux et le tourisme favorables à la santé.

•

Nombre de projets modèles, d'études de cas et de lignes directrices régionales.

•

Certains pays auront développé les ressources nécessaires pour mettre en oeuvre une évaluation de l'impact de l'environnement sur la santé.

•

Nombre de pays ayant des ressources adéquates pour mettre en oeuvre une évaluation de l'impact de l'environnement sur la santé.

•

Certains pays auront établi de normes sanitaires pour la qualité de l'air et de l'eau et mis en place des systèmes de surveillance de la qualité de l'air et de l'eau.

•

Nombre de pays ayant mis en place des normes et des systèmes de surveillance.

•

Des pays et territoires auront garanti l'accès à l'information concernant les risques chimiques, physiques et biologiques pour la santé sur les lieux de travail, dans les communautés et les foyers et les moyens de maîtriser ces risques.

•

Nombre de pays ayant assuré l'accès adéquat à l'information sur les risque chimiques, physiques et biologiques sur la santé.

•

Certains pays auront incorporé des normes et codes déontologiques dans la législation pertinente concernant la médecine du travail afin de maîtriser les risques chimiques, physiques et biologiques pour la santé.

•

Nombre de pays ayant introduit des textes législatifs adéquats sur la médecine du travail et la sécurité des travailleurs.

•

Certains pays auront mis en vigueur des technologies appropriée de gestion des déchets et de lutte contre la pollution en mettant l'accent sur la minimisation des déchets, les technologies plus propres et le recyclage.

•

Nombre de pays ayant établi des politiques/une législation appropriées.

35

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

•

Appui à un certain nombre de pays pour l'amélioration de la salubrité des aliments grâce à l'élaboration et au renforcement de la législation dans ce domaine ; mise en valeur des capacités d'application des principes d'analyse des risques ; formation dans le domaine de la salubrité ; et mise en oeuvre de programmes de surveillance et de contrôle.

•

Nombre de pays qui ont reçu un appui et ont revu leurs programmes nationaux de salubrité des aliments sur la base d'une approche multisectorielle et l'application des principes d'analyse des risques.

•

Aide à certains pays afin de renforcer leur système de surveillance de l'impact des activités de promotion de la santé.

•

Nombre de pays ayant mis en place un système d'évaluation de l'impact de la promotion de la santé.

6. Environnements sains : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Environnements sains 5 362 000 4 187 000 9 549 000 2002-2003 US$ 4 369 750 3 615 000 7 984 750 Augmentation (Diminution) US$ % ( 992 250) (572 000) (1 564 250) (18.51) (13.66) (16.38)

Autres sources 2000-2001 US$ 349 000 715 000 1 064 000 1 350 000 2002-2003 US$

36

SANTE ET DEVELOPPEMENT DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT

7. SANTE ET DEVELOPPEMENT DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT

L'amélioration de la santé, de la croissance et du développement des 0-19 ans englobe un large éventail d'aspects. Dans les pays de la Région économiquement faibles et à revenus moyens, un nombre inacceptable d'enfants meurent avant l'âge de cinq ans. Environ 70 % des décès sont dus à des maladies courantes pouvant être évitées ou facilement traitées, telles que infections aiguës des voies respiratoires (principalement la pneumonie), diarrhée, rougeole, paludisme, dengue hémorragique et malnutrition. La malnutrition seule contribue à environ 50% des décès chez les enfants de moins de cinq ans. Ces six maladies sont encore à l'origine d'au moins 75 % des épisodes de maladies de l'enfance, faisant peser une charge importante sur les services de santé. Les carences en iode sont la principale cause évitable de lésions cérébrales et d'arriération mentale dans la Région. L'avitaminose, est la cause principale évitable de cécité de l'enfant et accroît de façon significative la morbidité et la mortalité tandis que la carence en fer et folate contribue à l'anémie qui touche environ 40% des femmes enceintes et des jeunes enfants (ainsi que les adolescents, les personnes âgées et les femmes en âge de procréer). L'absence de maladie n'est pas le seul critère de croissance et de développement sains des enfants. La baisse de l'allaitement maternel exclusif dans les 6 premiers mois de la vie, ajoutée à des méthodes inappropriées d'alimentation par compléments et à des carences en micronutriments contribue également à la morbidité et à la mortalité des jeunes enfants. Les enfants et les adolescents d'âge scolaire sont exposés à divers risques de santé, depuis les infestations par les helminthes et autres infections jusqu'aux problèmes liés à l'environnement et au mode de vie, tels que l'alcoolisme, le tabagisme, les habitudes alimentaires malsaines, les infections sexuellement transmissibles, VIH/SIDA inclus, la violence, le suicide, les accidents et les traumatismes. Dans de nombreux pays et territoires, les systèmes de santé ne répondent pas de façon satisfaisante aux besoins des adolescents.

CONTEXTE

Réduire la morbidité et la mortalité, améliorer la santé et le développement de l'enfant et de l'adolescent et améliorer la qualité de la vie des enfants de la naissance à l'âge de 19 ans.

BUT REGIONAL

(1)

Oeuvrer avec les pays et territoires afin de réduire effectivement la morbidité et la mortalité chez les enfants grâce à un traitement standard et à la prévention des maladies de l'enfance principales y compris les infections respiratoires aiguës, la diarrhée, le paludisme, la rougeole, la dengue hémorragique et la malnutrition. Aider les pays et territoires à promouvoir une croissance et un développement sains des enfants et des adolescents grâce à des approches intégrées des soins de santé, aux écoles-santé, aux programmes de santé pour les adolescents et aux plans d'action nationaux pour la nutrition.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(2)

37

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

STRATEGIES

(1)

Promouvoir tous les aspects de la prise en charge intégrée des maladies de l'enfance (PCIME) comme stratégie principale visant à améliorer la survie, la croissance et le développement sains des enfants de moins de cinq ans en abordant les principales maladies de l'enfance de façon intégrée et en renforçant les liens entre les services de santé, la famille et la collectivité. Promouvoir des pratiques optimales d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant au moyen de l'initiative des hôpitaux "amis des bébés" et du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel ; de la législation sur le congé maternité ; de l'intégration des 40 heures de formation conseil OMS/UNICEF sur l'allaitement maternel dans le programme de formation que les sages-femmes et les autres agents de santé reçoivent avant leur prise de fonctions, et l'élaboration de plans nationaux sur l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Soutenir l’amélioration des méthodes d'alimentation de complément et promouvoir les régimes alimentaires et les modes de vie sains chez les enfants et les adultes en appuyant l'élaboration, la mise en œuvre, et la surveillance/évaluation des plans d'action nationaux pour la nutrition et de programmes spécifiques. Aider les pays et territoires à adapter les lignes directrices régionales pour la mise en place des écoles-santé, évaluer et illustrer les "bonnes pratiques", partager les expériences et les informations et définir des objectifs nationaux. Promouvoir la santé et le développement des adolescents en aidant les pays et territoires à sensibiliser la population, à mettre en place des moyens d'action techniques, à mettre en oeuvre des politiques avec la participation des adolescents et à instaurer des services de santé répondant à leurs besoins. Renforcer la coordination avec d'autres organisations internationales, des institutions bilatérales et des organisations non gouvernementales, par le biais de réunions, d'échanges d'informations et de discussions informelles.

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Les pays et territoires prioritaires auront reçu un appui dans le domaine de la planification, de la mise en œuvre, de la surveillance et de l'évaluation de la PCIME.

Indicateurs • Nombre de pays et territoires ayant mise en oeuvre la PCIME et utilisé les données d'avancement pour une replanification au niveau national. Nombre de pays et territoires ayant incorporé la PCIME dans leur politique nationale de santé infantile. Nombre de pays et territoires ayant mise en place des lignes directrices nationales pour la PCIME.

•

•

•

Les pays et territoires prioritaires auront reçu un appui dans les domaines de l'élaboration, de la mise en œuvre de la surveillance et de l'évaluation de plans en faveur de l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

•

Nombre de pays et territoires concernés ayant élaboré et mise en œuvre des plans pertinents.

38

SANTE ET DEVELOPPEMENT DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT

•

Les pays et territoires prioritaires auront reçu un appui dans les domaines de la planification, de la mise en œuvre, de la surveillance et de la l'évaluation des plans d'action nationaux pour la nutrition y compris le cas échéant des plans de lutte contre l'obésité.

•

Nombre et proportion des pays et territoires concernés ayant élaboré et mise en oeuvre des plans nationaux.

•

Les pays et territoires prioritaires auront élaboré et mise en oeuvre des plans d'actions pour la lutte contre les carences en micronutriments.

•

Nombre et proportion des pays et territoires concernés ayant élaboré et mise en œuvre des plans nationaux.

•

Les pays et territoires prioritaires pourront renforcer leurs ressources afin de créer, de financer et de maintenir durablement les écolessanté.

•

Nombre de pays et territoires concernés dotés d'un système qui soutien et évalue un programme des écoles-santé.

•

Les pays et territoires prioritaires auront élaboré, mise en œuvre et évalué des interventions intégrées dans le domaine de la santé et du développement de l'adolescent y compris l'utilisation de lignes directrices et d'outils élaborés par le Bureau régional.

•

Nombre de pays et territoires ayant élaboré et mise en oeuvre de telles interventions. Nombre de pays et territoires, organismes et/ou institutions ayant utilisé les principes directeurs et les outils.

•

7. Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 1 336 000 1 103 000 2002-2003 US$ 1 458 000 993 000 Augmentation (Diminution) US$ % 122 000 (110 000) 9.13 (9.97)

Autres sources 2000-2001 US$ 1 366 000 1 251 000 2002-2003 US$

2 439 000

2 451 000

12 000

0.49

2 617 000

2 500 000

39

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

8. SANTE GENESIQUE

CONTEXTE

Le champ d'application de la santé génésique s'est élargi depuis la Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD) qui s'est tenue au Caire (Egypte), en 1994. La santé génésique recouvre désormais, entre autres, la planification familiale, la maternité sans risque, les soins de santé des femmes, la prévention et le traitement de la stérilité, la prévention de l'avortement et la prise en charge de ses conséquences. Toutefois, les ressources et les moyens d'action étant limités, il est important de classer par ordre de priorité les problèmes qui devront être traités dans le contexte de la santé génésique, en tenant compte de la situation spécifique de chaque pays et territoire. Maternité à moindre risque et planification familiale sont les constituants essentiels. Dans la Région, les taux de mortalité maternelle s'échelonnent entre 3,5 (Nouvelle Zélande) et 656 (République démocratique populaire lao) pour 100 000 naissances vivantes. Chaque année 30 000 à 50 000 mères meurent, par suite de complications d'une grossesse ou d'un accouchement. Plus de 40 % de tous les décès maternels surviennent dans cinq pays en développement (Cambodge, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, République démocratique populaire lao et Viet Nam), ce qui ne représente qu'un dixième de la population de la Région. Les conséquences de grossesses non désirées et d'avortements non médicalisés, particulièrement dans les pays et territoires où l'avortement est illégal, entrent pour une grande part dans la mortalité maternelle. Toutefois, le plus souvent, les contraceptifs ne sont pas assez largement disponibles. Ainsi, selon un sondage réalisé au Cambodge auprès de femmes n'étant pas enceintes, 91 % d'entre elles ont déclaré vouloir utiliser des contraceptifs alors que seulement 16 % en utilisent, l'accès à des services de planification familiale abordables étant limité. Les rapports sexuels prémaritaux et non protégés, et par conséquent les cas de grossesses parmi les adolescentes, entrent également pour beaucoup dans la mortalité maternelle. Dans les cinq pays cités plus haut, l'incidence des grossesses chez les adolescentes est de 40 à 50 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 19 ans. Selon de nombreuses études, le risque de mourir à cet âge par suite d'un accouchement est deux fois supérieur à celui des femmes âgées d'une vingtaine d'années. Les rapports sexuels non protégés chez les adolescents augmente le risque de contamination par une IST et le VIH, et l'éventualité d'un avortement non médicalisé.

BUT REGIONAL

Réduire la mortalité maternelle de façon significative en particulier dans les pays prioritaires à savoir le Cambodge, la Mongolie, les Philippines, la Papouasie-NouvelleGuinée et la République démocratique populaire lao, et réduire la morbidité et la mortalité associées à la santé génésique.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1) (2) (3)

Permettre aux Etats Membres de parvenir à une réduction importante de la mortalité maternelle et infantile. Guider les gouvernements dans leurs efforts visant à stabiliser les taux d'accroissement de la population. Aider les pays et territoires à répondre aux besoins changeant en matière de santé génésique pendant le cycle de vie et améliorer l'état de santé et nutritionnel des femmes en particulier les femmes enceintes et les femmes allaitantes.

40

SANTÉ GÉNÉSIQUE

(1) (2)

Mettre l'accent sur les approches clés visant à réduire la mortalité maternelle en particulier dans les cinq pays prioritaires. Collaborer avec les pays et territoires pour renforcer les engagements des gouvernements en faveur d'une maternité sans risque, de la santé des femmes et du développement de la population et aider les pays et territoires à élaborer des plans de travail spécifiques. Collaborer avec les Etats Membres à l'émancipation des femmes par le biais de formations, de transmission d'informations et par d'autres moyens d'éducation leur apportant les connaissances, les compétences et la confiance en soi leur permettant de satisfaire leurs besoins en matière de santé et de gérer leur propre fécondité. Collaborer avec les pays et territoires à la mobilisation des familles, des communautés et de la société en faveur de la santé génésique et du développement durable de la population, en renforçant les activités d'information, d'éducation et de communication. Permettre aux Etats Membres d'améliorer la qualité des soins de santé génésique et des services de planification familiale en renforçant la capacité des services aux différents échelons du système de soins de santé. Mobiliser les ressources des gouvernements et de la communauté internationale pour répondre aux exigences non satisfaites en matière de planification familiale et de services de santé génésique, particulièrement à l'intention des adolescents et des populations à croissance très rapide.

STRATEGIES

(3)

(4)

(5)

(6)

Résultats escomptés • Les pays prioritaires auront examiné, révisé, finalisé et mise en oeuvre des plans d'action nationaux pour la réduction du taux de mortalité maternelle et la santé génésique.

Indicateurs • Nombre de pays ayant élaboré et mise en oeuvre un plan d'action national.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

Les pays prioritaires auront amélioré la qualité des soins de santé maternels et néonatals et les services de planification familiale à différents niveaux, en partie grâce à l'élaboration de principes directeurs et de protocoles de service.

•

Nombre de pays ayant élaboré et utilisé les principes directeurs et protocoles de service. Nombre de principes directeurs et protocoles de service ayant été développés dans chaque pays prioritaire.

•

•

De meilleures informations sur la grossesse à moindre risque et sensibilisation à la santé génésique.

•

Nombre de pays et territoires concernés ayant élaboré et diffusé des matériels d'information, d'éducation et de communication.

41

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

•

Certains pays et territoires auront, avec l'appui de l'OMS, mise au point ou amélioré leur système de surveillance afin d'évaluer la réduction des taux de mortalité maternelle et la situation de la santé génésique.

•

Nombre de pays et territoires concernés ayant mise au point un système de surveillance permettant d'évaluer les progrès accomplis en matière de réduction des taux de mortalité maternelle et néonatale. Nombre de pays et territoires concernés ayant entamé une enquête sur les décès maternels.

•

•

Les pays et territoires auront élaboré des stratégies et des interventions pour la prévention de l'anémie, le cancer de l'utérus et des troubles mentaux chez les femmes.

•

Nombre de pays et territoires concernés dotés de stratégies pertinentes et d'interventions mises en place.

8. Santé génésique : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Santé génésique 754 000 724 000 1 478 000 2002-2003 US$ 569 500 793 000 1 362 500 Augmentation (Diminution) US$ % ( 184 500) 69 000 (115 500) (24.47) 9.53 (7.81)

Autres sources 2000-2001 US$ 1 957 000 748 000 2 705 000 2 000 000 2002-2003 US$

42

MALADIES NON TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LA SANTE MENTALE

9. MALADIES NON TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LA SANTE MENTALE

Les maladies non transmissibles (MNT), en particulier le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète, représentent des problèmes majeurs de santé publique dans la plupart des pays et territoires de la Région. Quelque 30 millions d’adultes dans la Région sont atteints de diabète, chiffre qui atteindra probablement 55 millions d’ici 2025. Les taux de prévalence du diabète dans les îles du Pacifique sont parmi les plus élevés enregistrés dans le monde. Les maladies cardio-vasculaires, à l'origine de 3 millions de décès chaque année, sont parmi les premières causes de décès dans 32 des 37 pays et territoires de la Région. La prévalence de l'hypertension est supérieure à 10 % dans 19 pays et territoires. La morbidité et la mortalité résultant de maladies cardiaques ischémiques sont désormais en augmentation dans un grand nombre de pays en développement de la Région. Dans la plupart des pays, les accidents vasculaires cérébraux, et particulièrement les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques sont plus répandus que les maladies cardiaques ischémiques. Le cancer est l'une des trois premières causes de décès dans 26 pays et territoires. Selon les estimations, environ 3,5 millions de cas de cancer surviennent chaque année dans la Région. L'apparition des maladies non transmissibles est étroitement liée à des modes de vie, à des comportements et à des environnements malsains. L’excès de poids et l’obésité; l’usage du tabac, la consommation excessive de gras et l’insuffisance d’activité physique sont autant de facteurs clés.Les maladies non transmissibles peuvent être évitées dans une large mesure grâce à la mise en oeuvre de politiques publiques intégrées visant à promouvoir des modes de vie saines. Pour les personnes déjà atteintes de maladies non transmissibles, les programmes nationaux de santé doivent assurer, au niveau communautaire, une gestion efficace intégrée dans les soins de santé primaires. S’il y a forte prévalence de ces maladies, il convient de relever la qualité des prestations assurées par les services de soins de santé primaires, des agents de santé des communautés et des districts. Il faut mettre en place des modules intégrés de soins de santé destinés aux différents échelons des agents de santé. En ce qui concerne la santé mentale, il est évident qu’au cours des quelques dernières années, la santé mentale des populations dans le monde s’est détériorée, le fardeau des troubles mentaux et neurologiques s‘est alourdi et de nombreuses communautés ont perdu une grande partie de leurs capacités de faire face à de tels problèmes. Parallèlement, un consensus s’est dégagé sur les stratégies auxquelles les gouvernements peuvent recourir pour améliorer la santé mentale de la population d’un pays: démarches générales, intersectorielles de promotion de la santé mentale, meilleure prestation de services et appui aux personnes atteintes de troubles mentaux. La nécessité de réformer les services est flagrante d’après les études de la charge que représentent les maladies à l’échelle mondiale. En 1990, les troubles mentaux et les problèmes de comportement constituaient 11% de la charge de morbidité totale, en fonction des années compte tenu des années de vie corrigées de l'incapacité (AVCI), et il est prévu que ce pourcentage atteindra 15% d’ici 2020. De toutes les conditions de santé, la dépression était la quatrième cause d’incapacité en 1990 et elle s’élèvera sans doute au deuxième rang d’ici 2020. Parmi les 10 principales causes d’incapacité, quatre autres (schizophrénie, troubles affectifs bipolaires, alcoolisme et troubles obsessivo-compulsifs) sont des troubles mentaux. La toxicomanie, la démence et l’épilepsie sont également sources d’incapacité grave et la déficience mentale est souvent accompagnée d’un degré élevé d’incapacité.

CONTEXTE

43

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

Le fardeau est encore plus élevé dans la Région que dans certaines autres parties du monde. Dans les pays et les secteurs relativement affluents de la Région, les troubles mentaux et neurologiques représentent 27% de la charge de morbidité totale, alors que dans les autres pays et secteurs, ce pourcentage n’est que de 15%. Dans tous les pays et secteurs, les taux de troubles mentaux sont plus élevés chez les personnes qui souffrent relativement de désavantages sociaux. L’efficacité de nombreux traitements de troubles mentaux a été démontrée, notamment celle des traitements psychologiques et sociaux. Or il n’est pas rare de constater que ces traitements sont difficilement accessibles, ce qui contribue à des incapacités évitables, surtout chez les jeunes dont ces états persisteront longtemps dans leur vie. Les cliniciens chargés des soins de santé générale ont besoin d’assistance pour gérer les aspects psychosociaux des soins généraux, notamment l’observance du traitement, les communications efficaces avec les patients et les familles, les interventions psychologiques pour des problèmes communs tels que les douleurs de dos et les maux de tête fréquents, ainsi que l’appui psychologique et social aux personnes souffrant de conditions chroniques comme le VIH/SIDA. Le suicide est un problème de santé publique important, qui étroitement lié à la santé mentale; il est l’une des principales causes de décès dans plusieurs pays et secteurs de la Région. La toxicomanie est devenue un grave problème de santé publique dans la Région. L’abus de drogues, qu’elles soient licites ou non, a des incidences sur la santé – physique et mentale – et de profondes répercussions sociales et économiques. À l’intérieur de la Région, on ne trouve aucune uniformité dans les méthodes de collecte de données sur les tendances de consommation de drogues licites et illicites, sur les aspects sanitaires de la toxicomanie et de la dépendance ou sur l’impact social et économique. Il n’y a guère plus de normalisation dans l’administration des programmes de prévention et de traitement.

BUTS REGIONAUX

(1)

Prolonger la durée de vie, réduire l’incapacité, et améliorer le bien-être par l’adoption de méthodes efficaces intégrées aux interventions communautaires visant à combattre les principales causes et à maîtriser les complications du diabète, des maladies cardiovasculaires et du cancer. Soulager le fardeau causé par les troubles mentaux et neurologiques, contribuer à améliorer la qualité de vie de la population en promouvant la santé mentale et apporter un appui aux aspects psychosociaux des soins de santé généraux. Encourager les pays et les secteurs à promouvoir des modes de vue plus sains et des milieux favorisant la réduction des risques de maladies chroniques. Aider les pays et les secteurs à réduire les maladies et les décès évitables dues aux complications de maladies chroniques en promouvant des méthodes de prévention cliniques normalisées et éprouvées. Permettre aux pays et aux secteurs d’améliorer la santé mentale grâce à la promotion de la santé mentale et la prévention des maladies mentales et du suicide, la prestation de services de santé mentale et l’appui à la gestion des aspects psychosociaux des soins de santé, l’appui au traitement et à la prévention de toxicomanie et de dépendance, en appliquant les principes de la réduction de la demande et de la réduction des effets nocifs.

(2)

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1) (2)

(3)

44

MALADIES NON TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LA SANTE MENTALE

(1)

Intervenir auprès des gouvernements en vue de leur engagement politique continu relatif à la prévention et le traitement des maladies chroniques, et notamment appuyer de façon soutenue l’alliance stratégique contre le diabète dans le cadre de la Déclaration du Pacifique occidental sur le diabète. Appuyer l’intégration des résultats des études sur les facteurs déterminants du comportement et de l’environnement des maladies chroniques dans les pratiques de santé publique. Encourager les pays et les secteurs à poursuivre l’établissement et l’évaluation de projets de démonstration visant la prévention et le traitement des maladies chroniques par l’adoption de démarches efficaces, intégrées et communautaires. Appuyer la formation, à l’échelle régionale, à l’établissement et à la mise en œuvre de démarches intégrées de prévention et de traitement des maladies chroniques non transmissibles. Appuyer l’approche de la santé publique pour la promotion de la santé mentale et pour la prévention et le traitement de maladies, notamment par la réduction de la demande et la réduction des effets néfastes de la toxicomanie, ainsi que par l’intégration des services de santé mentale dans les services de santé généraux et dans l’ensemble de la communauté. Appuyer la gestion des aspects psychosociaux des soins de santé.

STRATEGIES

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

Résultats escomptés • Assistance apportée aux pays et secteurs prioritaires en vue de l’établissement et de la mise en œuvre de démarches intégrées aux fins de prévention et de traitement des maladies non transmissibles.

Indicateurs • Nombre de pays et de secteurs visés disposant d’un plan national pour les maladies non transmissibles. Nombre de pays et de secteurs disposant de programmes de démonstration de démarches communautaires intégrées aux fins du traitement des maladies non transmissibles. (Objectif: 6 pays.)

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

•

Assistance aux pays prioritaires dans la conduite de recherche épidémiologique et dans le renforcement de leur système d’inscription.

•

Nombre de pays et de secteurs appuyés qui ont réalisé des enquêtes sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles. Nombre de pays et de secteurs appuyés qui ont réalisé des vérifications des facteurs déterminants environnementaux de risques de maladies non transmissibles. Nombre de pays et de secteurs disposant d’un système d’enregistrement de cas de cancer de qualité acceptable.

•

•

45

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

•

Assistance aux pays dans l’élaboration de documents pour la gestion du diabète et de l’hypertension et dans la formation du personnel des soins de santé primaires.

•

Nombre de pays et de secteurs visés qui ont adopté des lignes directrices sur la gestion clinique du diabète et de l’hypertension dans les soins primaires.· Nombre de pays et de secteurs appuyés qui ont assuré une formation à l’étude des maladies non transmissibles et à la lutte contre ces maladies dans les soins primaires.

•

•

Conscientisation accrue des décideurs, des experts et du grand public sur la promotion de la santé mentale et la prévention des maladies mentales.

•

Élaboration et diffusion aux pays et aux secteurs d’information et de textes de vulgarisation. Nombre de pays et de secteurs visés sur lesquels un rapport de situation sur la santé mentale a été établi. Nombre de pays et de secteurs visés dans lesquels des associations d’entraide de consommateurs et de vulgarisation ont été organisées et appuyées.

•

•

•

Appui aux législation, politiques et plans d’action nationaux sur la prévention et le traitement des troubles mentaux.

•

Nombre de pays et de secteurs dont les législation, politiques et plans d’action nationaux ont fait l’objet de révision. (Objectif: deux pays.) Nombre de pays et de secteurs qui ont étudié et planifié la formation des travailleurs de la santé mentale dans les soins de santé primaires et les services de santé mentale. (Objectif: deux pays.)

•

•

Appui à la dispensation et à l’évaluation des services de santé mentale aux niveaux national et local.

•

Exécution d’analyse de l’accès aux médicaments essentiels dans les pays et inclusion des résultats dans le rapport régional sur la santé mentale.

46

MALADIES NON TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LA SANTE MENTALE

•

Appui au développement d’une culture de recherche et des capacités dans ce domaine.

•

Nombre de pays et de secteurs dans lesquels un centre a collaboré dans un projet de recherche prioritaire pour l’évaluation d’un programme de promotion de la santé mentale ou de recherche sur les services de santé mentale.

•

Encouragement et appui de la promotion de la santé mentale, de la prévention des maladies mentales et du suicide et des campagnes mondiales en faveur de la santé mentale.

•

Nombre de pays et de secteurs dans lesquels il y a eu consultation sur les démarches intersectorielles aux fins de la promotion de la santé mentale (incluant le cas des enfants maltraités et délaissés). Nombre de pays et de secteurs visés qui mettent en place une approche planifiée de la prévention du suicide.

•

9. Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 1 641 000 1 120 000 2002-2003 US$ 2 191 750 1 604 000 Augmentation (Diminution) US$ % 550 750 484 000 33.56 43.21

Autres sources 2000-2001 US$ 82 000 71 000 2002-2003 US$

2 761 000

3 795 750

1 034 750

37.48

153 000

800 000

47

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

10. INITIATIVE POUR UN MONDE SANS TABAC

CONTEXTE

Selon les estimations de l'OMS, plus de 4 millions de décès survenant chaque année dans le monde sont provoqués par le tabac. Environ 11 000 personnes meurent quotidiennement de maladies liées au tabac, dont 3 000 dans la Région du Pacifique occidental. Si, d'ici à 2030, les tendances actuelles du tabagisme restent inchangées, le nombre de décès provoqués par le tabac chaque année dans le monde passera à environ 10 millions. De ce fait, le tabac sera propulsé au premier rang des principales causes de maladies et de décès évitables dans le monde, près d'un adulte sur six décédant des suites du tabagisme. Dans ce contexte, l'initiative pour un monde sans tabac (TFI) a été instaurée en juillet 1998. Sa mission primaire est de coordonner les stratégies mondiales de lutte antitabac. On estime que 62 % des hommes et 6 % des femmes dans la Région fument, ce qui représente 34 % de la consommation mondiale de tabac. Le nombre de fumeurs continue d'augmenter, les cinq pays les plus peuplés de la Région (Chine, Japon, Philippines, République de Corée et Viet Nam) ayant des taux de tabagisme chez les hommes de 50 % ou plus. Les indicateurs montrent que la prévalence de tabagisme augmente chez les femmes et les adolescents et ces derniers représentent une préoccupation particulière. En outre, de nombreuses personnes dans la Région sont exposées au tabagisme passif qui les expose à différentes maladies liées au tabac. Même s'il faut plusieurs décennies pour y arriver, il est capital de réduire la charge de la maladie causée par le tabac si l'on veut améliorer le bien-être et la santé des populations de la Région. La lutte antitabac a pris un retard par rapport aux autres préoccupations de la santé publique pour plusieurs raisons : l'opposition orchestrée par l'industrie du tabac, le manque de volonté politique, le manque de financement pour la lutte autrement dite, les conflits d'intérêts dus à la propriété gouvernementale, l'appui et/ou les aides financières donnés aux producteurs ou aux manufacturiers du tabac, le manque d'information sur les conséquences négatives du tabagisme sur la santé des personnes et l'activité économique et la faible capacité des gouvernements en matière de législation, de compréhension économique de la consommation du tabac, de sensibilisation, de suivi et de surveillance, et des stratégies de cessation. Une réduction significative et durable de la prévalence du tabagisme est possible grâce à une approche globale et multisectorielle qui comprend la politique, la législation et la réglementation ; la politique des prix et des taxes ; la promotion de la santé et la sensibilisation (y compris l'éducation pour la santé) ; le suivi et la surveillance ; et des programmes cliniques systématiques pour les programmes de cessation. Trois plans d'action sur le tabac ou la santé ont été mis en place (1990-1994 ; 1995-1999 et 2000-2004) dans la Région. Le plan d'action 2000-2004 sera axé sur l'élaboration et la mise en application de plans d'action nationaux ; le soutien à la mise en œuvre et à l'adoption d'une convention cadre internationale de lutte antitabac ; l'instauration d'initiatives ciblées de sensibilisation et de promotion de la santé ; la mise en place de campagnes médiatiques incitant à cesser de fumer ; et une meilleure coordination des activités, aux échelons régional et national. En outre, une action au plan régional est nécessaire en appui à la convention cadre pour la lutte antitabac (CCLAT). Des efforts devront être déployés en particulier en 20022003 afin de permettre aux Etats Membres de participer à la CCLAT. Une augmentation des fonds sera nécessaire si l'on veut sérieusement réduire la consommation du tabac dans la Région.

48

INITIATIVE POUR UN MONDE SANS TABAC

Réduire la charge de la maladie et les décès dus au tabac grâce à une réduction mesurable et durable de la prévalence du tabagisme et de la consommation du tabac dans les pays et territoires de la Région.

BUT REGIONAL

(1) (2) (3) (4)

Aider les Etats Membres à décourager le tabagisme et à lutter contre le tabagisme afin d'en réduire la prévalence. Permettre aux pays et territoires de décourager la consommation de tabac dès le départ en particulier chez les adolescents et les femmes. Apporter un appui aux Etats Membres en motivant et en encourageant les personnes à arrêter de fumer. Oeuvrer avec les gouvernements dans l'élaboration d'approches visant à réduire l'exposition des personnes à la fumée du tabac.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1) (2)

Collaborer avec les pays et territoires à l'élaboration des plans d'action nationaux de lutte antitabac et à leur mise en application. Soutenir la mise en œuvre et l'application de politiques, législations et réglementations visant à décourager la consommation de tabac, y compris les mesures prises sur les prix et la commercialisation, la publicité et les activités promotionnelles et sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Instaurer des campagnes de sensibilisation, d'éducation et de promotion et utiliser les supports disponibles pour convaincre les gens de ne pas commencer ou de cesser de fumer. Soutenir l'élaboration et l'adoption de la Convention cadre internationale de lutte antitabac. Soutenir le développement et la conduite d'activités de recherche, de suivi et de surveillance sur les taux et les schémas de consommation du tabac. Soutenir l'élaboration et la mise en oeuvre de programmes de cessation basés sur des preuves scientifiques. Contrôler et évaluer l'efficacité de l'Initiative régionale Pour un monde sans tabac.

STRATEGIES

(3)

(4) (5) (6) (7)

Résultats escomptés • Les Etats Membres seront capables de mettre en place des plans d'action nationaux de lutte antitabac comprenant des stratégies des programmes détaillés de lutte contre le tabagisme.

Indicateurs • Nombre d'Etats Membres dotés d'un plan d'action national.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

49

POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE

•

Un appui sera apporté aux Etats Membres afin qu'ils mettent en place des politiques efficaces de lutte antitabac accompagnées d'une législation.

•

Nombre d'Etats Membres dotés de politiques et d'une législation en cours d'élaboration ou en vigueur.

•

Les Etats Membres seront encouragés à utiliser des approches intégrées pour parvenir aux objectifs de lutte antitabac y compris les meilleures pratiques en matière de lutte globale contre le tabagisme.

•

Nombre d'Etats Membres ayant mis en oeuvre des approches intégrées.

•

Des ressources supplémentaires seront mobilisées afin d'appuyer des programmes de lutte antitabac de l'OMS et des pays.

•

Augmentation du niveau des ressources allouées à la lutte antitabac au niveau régional et au niveau des pays.

•

Des systèmes de recherche, de suivi et de surveillance seront mis en place en appui à la lutte antitabac y compris l'enquête mondiale sur les jeunes et le tabac, l'enquête mondiale sur les professions de santé et la surveillance mondiale des données régionales.

•

Nombre de pays ayant terminé l'enquête mondiale sur les jeunes et le tabac. (Cible : au moins cinq pays) Nombre de pays ayant terminé l'enquête mondiale sur les professions de santé. (Cible : au moins cinq pays) Nombre de pays ayant participé à la surveillance mondiale des données régionales. (Cible : au moins cinq pays.)

•

•

•

Les pays auront, avec l'appui de l'OMS, mené des campagnes médiatiques et mis au point des supports pédagogiques et promotionnels.

•

Nombre de pays dotés d'une stratégie de communication bien définie et opérationnelle. (Cible : au moins trois pays.)

•

Les Etats Membres seront encouragés à participer à la Convention cadre et à l'appuyer.

• •

Nombre d'Etats Membres ayant adopté la Convention cadre. Accord sur les thèmes possibles des protocoles CCLAT.

50

INITIATIVE POUR UN MONDE SANS TABAC

10. Initiative pour un monde sans tabac : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Initiative pour un monde sans tabac 0 90 000 90 000 2002-2003 US$ 479 000 250 000 729 000 Augmentation (Diminution) US$ % 479 000 160 000 639 000 100.00 177.78 710.00

Autres sources 2000-2001 US$ 68 000 474 000 542 000 900 000 2002-2003 US$

51

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

11. REFORME DES SYSTEMES DE SANTE

CONTEXTE

Malgré les écarts considérables entre les niveaux de développement des systèmes de santé, la plupart, sinon tous les pays de la Région ont engagé, ou envisagent d'engager une réforme de leur système de santé, et cela pour des raisons très variées. Cette réforme est souvent motivée par des facteurs extérieurs au secteur de la santé, comme le changement des politiques et des contextes économiques, les attentes de la société, les réformes apportées au niveau de l'Etat dans les structures et la gestion du secteur public en général. En outre, la mondialisation et la libéralisation du commerce peuvent avoir des conséquences importantes sur la circulation des personnes, y compris des cliniciens et des patients, et sur la circulation des produits comme les produits pharmaceutiques. Fort méritoires dans leur principe, les efforts pour mieux impliquer la communauté et rendre le système de santé plus réactif aux attentes des communautés, ont parfois entraîné une décentralisation débridée de sorte que les moyens en ressources humaines, surtout en matière de gestion, à l'échelon régional ou local, n'ont pas permis l'amélioration des services. Des facteurs internes au secteur ont également contribué à cette dynamique de changement, particulièrement dans le domaine des connaissances et des technologies cliniques, comme les communications, le matériel de diagnostic, les méthodes thérapeutiques et les produits pharmaceutiques. Tous les pays et territoires sont confrontés au problème difficile de la disproportion permanente entre les fonds publics dévolus au secteur de la santé et les attentes des cliniciens et du public en matière de nouvelles technologies. Il faut donc des démarches et des approches bien définies pour déterminer un ordre de priorité dans l'affectation des fonds publics. De plus, les équipements sont souvent mal utilisés et peuvent tomber en état de délabrement par suite de pannes relativement mineures ou par défaut de maintenance. En parallèle, il faut veiller à l'évaluation des services existants pour en vérifier l'intérêt et s'assurer qu'ils sont dispensés de façon sûre et efficace. Malheureusement, pour certains pays et territoires, les volumes très restreints des financements publics compromettent sérieusement le développement et la réforme des systèmes de santé visant à les rendre plus équitables, sûrs, efficaces et rationnels, tout en assurant leur pérennité à plus long terme. Dans certains pays et territoires, une part importante du financement du système de santé est obtenue par le règlement des patients, ce qui crée des problèmes non négligeables d'accès aux services de santé appropriés, en particulier pour les personnes à faibles revenus et les populations défavorisées. Alors que les moyens financiers sont pourtant sévèrement restreints, l'accent n'a pas été suffisamment mis, dans certains systèmes de santé, sur la mise en place d'une structure rationnelle du système ni sur les questions d'encadrement. Certains systèmes, par exemple, fonctionnent toujours avec un nombre excessif d'établissements coûteux comme des hôpitaux assurant des interventions tertiaires, aux dépenses des établissements de soins de santé primaires. Malgré les progrès accomplis dans les domaines des technologies de la santé et des produits pharmaceutiques, l'accès à des services de santé essentiels de qualité et aux médicaments essentiels demeure un réel problème dans de nombreux pays et territoires. Des politiques et programmes pertinents sont nécessaires. La nécessité du don de sang bénévole n'est plus à démontrer. Pourtant, de nombreux pays continuent de faire appel à des donneurs rémunérés ou membres des familles concernées. Dans certains pays et territoires, aucun contrôle systématique du sang n'est effectué au niveau périphérique.

52

REFORME DES SYSTEMES DE SANTE

Lors de la planification des systèmes de santé, il faut apporter une plus grande attention au rôle que peut jouer la médecine traditionnelle et au rôle du secteur privé, éventuellement complémentaire. La tendance a été d'ignorer le secteur privé, qui de ce fait échappe en grande partie à la réglementation ; on aboutit dans certains cas à une situation où personne n'est capable de dire qui est chargé des prestations, quelle est la nature de ces prestations, et si ces prestations du secteur privé sont sans risque et d'une qualité acceptable. Malheureusement, les nombreux défauts des systèmes nuisent plus particulièrement aux personnes qui ont le plus grand besoin des prestations, à savoir les personnes sans ressources. La morbidité et la mortalité (dues aux maladies transmissibles comme aux maladies non transmissibles) sont beaucoup plus élevées dans les populations pauvres ; leur accès et utilisation des services sont moins bons que les non pauvres et ils sont confrontés à des dépenses directes qui constituent des obstacles à la recherche de soins en temps opportun et par conséquent à des soins tardifs à de faibles taux d'observance des traitements. Les systèmes de santé ne répondent souvent pas aux besoins des pauvres. La réduction des dépenses publiques a entraîné la suppression de services accessibles à ces personnes. Se trouvant généralement en dehors des circuits du travail officiels, elles se trouvent donc souvent exclues des dispositifs de protection sociale existants. Les personnes sans ressources recherchent bien sûr la solution la moins coûteuse, ce qui peut se traduire, dans le cas des produits pharmaceutiques, par l'achat de médicaments directement aux vendeurs de rue sans aucune consultation médicale. Il en résulte un traitement inadéquat ou inadapté du problème médical. Les personnes sans ressources attendent souvent les derniers stades de la maladie avant de consulter un médecin et demander des soins. Il en résulte des soins plus complexes et plus coûteux, ou une incapacité de longue durée qui aurait pu être évitée. Ces conséquences sont aggravées si le malade s'est procuré des produits ou des prestations inadaptés ou de mauvaise qualité, ce qui entraîne des dépenses inutiles pour des prestations en surnombre ou pour un traitement devant compenser les effets nocifs des soins de mauvaise qualité. Dans certains cas, le coût des soins est si élevé par rapport aux revenus, qu'il faut vendre les biens constituant la source même de ces revenus. Tous ces problèmes contribuent à les enfoncer dans le cycle de la pauvreté. La plupart de ces problèmes ont en commun plusieurs facteurs. Entre autres, le besoin de créer et de soutenir des méthodes équitables et durables de financement du système de santé par la collectivité ; le besoin d'une réglementation adéquate, actualisée et appliquée avec rigueur ; le besoin de veiller à ce que les ressources réduites soient attribuées aux domaines prioritaires où leur utilité sera la plus grande ; le besoin d'une organisation et d'une gestion du système de santé efficaces et rationnels et le besoin de porter une plus grande attention aux critères d'innocuité et de qualité des prestations de santé ; et dans un intérêt d'équité, le besoin d'améliorer l'accès et l'utilisation des services de santé par les pauvres.

Garantir que les systèmes de santé contribuent au mieux à promouvoir et à protéger la santé et è réduire les taux excessifs de mortalité, de morbidité et d'incapacité.

BUT REGIONAL

(1)

Veiller à ce que les pays et territoires soient dotés de systèmes de santé durables qui répondent aux besoins essentiels des personnes et aux demandes légitimes de la population de manière équitable, financièrement juste, efficace et coordonnée et qui assure l'accès aux services nécessaires par les individus et les communautés les plus pauvres et autres groupes prioritaires. Promouvoir l'aspect santé publique dans les politiques et pratiques de santé et de développement afin de réduire les inégalités en matière de santé et de réduire la pauvreté, pour un développement humain durable.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(2)

53

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

STRATEGIES

(1) ∙ ∙ ∙ ∙

Apporter aux Etats Membres les conseils techniques et l'appui nécessaires afin qu'ils renforcent leur capacité de : élaborer des politiques et projets législatifs à base factuelle de haute qualité et d'améliorer la mise en oeuvre effective et la mise en vigueur de la législation ; renforcer le financement durable et équitable des systèmes de santé et des filets de protection sociale pour la santé ; mettre au point des comptabilités sanitaires nationales fiables et complètes ; planifier, établir des rangs de priorité, mettre en oeuvre, gérer et contrôler un système de santé qui soit équitable, accessible, d'un bon rapport coût-efficacité, et coordonné et qui dispense des services appropriés, sûrs et de qualité, et qui inclut le secteur privé ; analyser et comprendre la relation entre pauvreté et santé, et élaborer des politiques, des programmes et des projets pilotes novateurs en faveur des personnes à faibles revenus et des populations défavorisées, en particulier dans les zones rurales reculées ; évaluer et renforcer les fonctions de santé publique essentielles dans un cadre plus complet ; améliorer l'accès équitable, la qualité et l'innocuité, l'efficacité, la gestion et l'usage rationnel des médicaments essentiels en mettant l'accent sur les maladies touchant surtout les pauvres et sur les problèmes de santé prioritaires ; promouvoir le bon usage de la médecine traditionnelle et l'intégration de celle-ci au système institutionnel avec des buts communs ; améliorer l'accès équitable à des services de laboratoire appropriés et des technologies de bonne qualité ; assurer l'accès équitable à du sang et des produits sanguins sûrs ; dialoguer avec d'autres secteurs publics et privés pouvant avoir un impact sur la santé d'une façon qui puisse être reconnue et respectée et soit basée sur des preuves scientifiques et les meilleures pratiques ; s'attaquer aux défis émergents de la santé dans le développement dans les domaines clés de la réduction de la pauvreté, de la mondialisation, de l'action multisectorielle et des droits de l'homme en mettant l'accent sur les populations autochtones et l'équité entre les sexes. Collaborer étroitement avec les organisations partenaires, à l'échelon régional et dans chaque pays, en tant que partenaires des gouvernements afin de garantir une réforme du secteur de la santé qui soit équitable, efficace, efficiente et coordonnée.

∙

∙ ∙

∙ ∙ ∙ ∙

∙

(2)

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Conseil en matière de politiques aux pays en transition économique et aux pays insulaires du Pacifique pour instaurer une politique de financement des soins de santé stable et plus équitable en faveur des populations à faibles revenus et défavorisées au moyen de l'assurance maladie.

Indicateurs • Nombre de pays ayant reçu des conseils en matière de politiques. (Cible : deux pays)

54

REFORME DES SYSTEMES DE SANTE

•

Projets pilotes d'assurance maladie dans les communes rurales mis au point et mis en oeuvre dans au moins trois pays avec l'appui de l'OMS.

•

Assurance maladie volontaire introduite dans certaines communes rurales. (Cible : trois pays)

•

Assurance sanitaire et sociale introduite ou étendue grâce à l'appui de l'OMS dans des pays et territoires prêts à renforcer leurs filets de protection sociale en faveur de la santé.

•

Plan directeur pour l'introduction et l'extension d'une assurance maladie. (Cible : deux pays)

•

Renforcement des moyens nationaux grâce à l'appui de l'OMS en matière de planification financière, budgétisation et gestion y compris l'allocation des ressources, l'analyse économique et l'évaluation dans certains pays et territoires.

• •

Nombre de cours de formation organisés.· Nombre de fonctionnaires formés aux niveaux national, régional et international.

•

Mise au point par tous les pays et territoires d'une méthodologie d'application de comptabilité sanitaire nationale fiable et comparable.

•

Nombre de pays et territoires adoptant une méthodologie pour les comptabilités sanitaires nationales.

•

Meilleure sensibilisation, connaissance et compétence en matière de questions concernant la pauvreté et la santé dans les pays et territoires grâce à l'appui de l'OMS.

•

Nombre d'exemples de bonne pratique et d'enseignement tiré de l'expérience passée en revue, documentée et diffusée.

•

Conseil en matière de l'élaboration de politiques et réglementation et production de supports de formation dans le domaine de l'analyse politique.

•

Guides/principes directeurs disponibles dans les domaines de réglementation clé.· Modules de formation dans l'analyse des politiques élaborés par l'OMS.

•

•

Renforcement de la formation en santé publique dans certains pays et territoires et utilisation de l'EPHF (fonctions essentielles de santé publique) dans certains pays.

•

Nombre de pays et territoires où le concept EPHF (fonctions essentielles de santé publique) a été introduit. Appui au renforcement de la formation en santé publique.

•

55

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

•

Renforcement des moyens dans les domaines de la politique, de la planification et de la gestion pour les soins de santé primaires dans les pays et territoires.

•

Nombre de pays et territoires dans lesquels des conseils en matière de politiques, planification et/ou formation en gestion pour les soins de santé primaires ont reçu un appui.

•

Meilleure compréhension de l'utilisation appropriée du secteur privé.

•

Principes directeurs sur l'utilisation effective du secteur privé.

•

Pays et territoires capables de mettre en oeuvre et de renforcer les politiques nationales en matière de médicaments.

•

Nombre de pays et territoires appuyés dans l'élaboration ou le renforcement de leurs politiques pharmaceutiques nationales.· Nombre de pays et territoires dotés de systèmes d'assurance de la qualité pour les produits pharmaceutiques y compris la certification des bonnes pratiques de fabrication de l'OMS. Nombre de pays et territoires utilisant des lignes directrices pour le traitement standard dans la formation et/ou autres mesures pour l'utilisation rationnelle des médicaments. Nombre de pays et territoires dotés d'un système de réglementation élémentaire en matière de médicaments, y compris l'enregistrement des médicaments.

•

•

•

•

Collaboration interpays régionale et sous-régionale dans le domaine des produits pharmaceutiques..

•

Nombre de pays et territoires participant à des activités de collaboration dans le domaine des produits pharmaceutiques aux niveaux régional et sous-régional.

•

Meilleure intégration de la médecine traditionnelle dans les systèmes de soins de santé institutionnels dans les pays et territoires grâce à l'appui de l'OMS.

•

Nombre de pays ayant élaboré ou renforcé leurs politiques/programmes de médecine traditionnelle.

56

REFORME DES SYSTEMES DE SANTE

•

Meilleure collaboration entre les pays asiatiques en matière d'utilisation de la phytothérapie.

•

Réunion de coordination organisée pour harmonisation à l'intention de certains pays.

•

Pays prioritaires capables d'améliorer leurs services de transfusion sanguine.

•

Nombre de pays prêts à adopter de programmes de gestion de la qualité de l'OMS pour la sécurité transfusionnelle. (Cible : cinq pays)

•

Appui fourni aux pays et territoires pour l'amélioration de la qualité des services de laboratoire.

•

Nombre de pays participant activement au REQAS (Programme externe régional d'assurance de la qualité).

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Réforme des systèmes de santé 11 319 000 3 194 000 14 513 000 2002-2003 US$ 10 131 400 2 965 000 13 096 400 Augmentation (Diminution) US$ % (1 187 600) (229 000) (1 416 600) (10.49) (7.17) (9.76)

Autres sources 2000-2001 US$ 2 793 000 1 573 000 4 366 000 1 500 000 2002-2003 US$

11. Réforme des systèmes de santé : ressources proposées par source de financement

57

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

12. DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES

CONTEXTE

L'efficacité du secteur de la santé repose dans une large mesure sur le développement et l'emploi rationnel des ressources humaines. Tous les pays et territoires ont fait régulièrement progresser les compétences de leurs ressources humaines dans le but de fournir des services de santé efficaces. On constate une amélioration dans les méthodes de planification et de formation, aussi bien au niveau de base qu'aux niveaux supérieurs, et dans l'affectation des ressources nécessaires à un personnel de santé qualifié. La planification des ressources humaines pour la santé doit néanmoins être encore améliorée, en particulier dans les domaines suivants : déterminer les problèmes de pénurie et de surnombre pour certaines catégories spécifiques des agents de santé ; bien délimiter les qualifications et les compétences spécifiques des différentes catégories du personnel de santé ; identifier les besoins en formation des agents de santé et de faire appel à des méthodes de formation adaptées ; analyser les tendances de recrutement et de poursuite de carrière dans le secteur public et le secteur privé à l'issue de la formation ; et instaurer à une réglementation appropriée. Etant donné les progrès technologiques, l'émergence de nouvelles maladies et les découvertes dans les domaines de la science et de la médecine, les agents de santé doivent pouvoir bénéficier effectivement d'une formation permanente, surtout lorsqu'ils exercent dans des zones rurales ne leur offrant que peu d'occasions de perfectionner leurs compétences. Certains pays et territoires pourvoient déjà à ces besoins de formation permanente et ces initiatives doivent être évaluées et renforcées. La rémunération et la reconnaissance des agents de santé sont typiquement faibles et correspondent rarement au niveau de compétence spécialisée et/ou à la productivité. Il faut s'attaquer au problème du plan de carrière du personnel de santé, notamment pour permettre aux catégories inférieures et intermédiaires de trouver des postes qui leur conviennent, de bénéficier d'une formation permanente pour atteindre un niveau supérieur et d'encourager l'évolution professionnelle. Tous ces facteurs entrent en jeu dans la migration des professionnels de santé qualifiés dans d'autres secteurs dans le pays ou dans d'autres pays. Dans les îles du Pacifique, cette perte de ressources humaines rares et formées à grands frais peut être très importante. Il faut donc mettre l'accent sur les aspects critiques de la gestion des ressources humaines tels que le développement des structures de carrière, les encouragements et règlements à mettre en place pour améliorer la rétention des professionnels de santé dans le système. Beaucoup d'agents de santé refusent de travailler dans les zones rurales reculées où les besoins sanitaires sont parfois plus importants et plus difficiles à satisfaire. En outre, dans de nombreux cas, il n'y a pas d'encouragement ou d'incitatif et en fait, les salaires des agents de santé dans ces zones sont souvent inférieurs. Pourtant, ces agents de santé isolés dispensent de soins de santé primaire essentiels dans ces zones. La mise en application des réformes et de la décentralisation des soins de santé a mis en lumière des problèmes concernant la gestion et les capacités de planification stratégique et des écarts importants dans les compétences d'encadrement et de gestion. Il faut donc renforcer ces capacités chez les administrateurs, les responsables du budget et des finances et de la planification et les agents de santé. L'essor de l'enseignement à distance, formel et informel, à l'aide de documents imprimés et d'autres supports, mérite une étude approfondie et une évaluation de l'efficacité de ces modes alternatifs. Il faudra donner davantage d'importance aux domaines d'étude correspondant aux besoins spécifiques de certains pays de la Région.

58

DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES

Améliorer l'efficacité du secteur de la santé grâce au renforcement des ressources humaines et des institutions.

BUT REGIONAL

(1)

Permettre aux pays de mettre en place des mécanismes pour le renforcement des normes pédagogiques et professionnelles, y compris l'apprentissage ouvert/à distance et les techniques d'information appropriées. Veiller à ce que les pays mettent en place des procédures optimales pour la planification des ressources humaines, la combinaison des compétences et le déploiement des agents de santé. Permettre aux pays de renforcer leur capacité en matière de leadership et management et de planification stratégique, en particulier pour l'utilisation efficace des ressources humaines et élaboration de normes en matière de professionnels et services de santé. Appuyer le renforcement des capacités dans les pays en utilisant la recherche opérationnelle dans l'élaboration des politiques et l'amélioration du système de santé.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(2)

(3)

(4)

(1)

Aider les pays et territoires à entreprendre la planification des ressources humaines dans le secteur de la santé, afin d'assurer des niveaux de ressources appropriés et une bonne combinaison des compétences et d'harmoniser les exigences en matière du personnel avec les réformes du secteur de la santé, d'autres secteurs publics et le secteur privé. Aider les pays et territoires à améliorer la production et la formation du personnel, en mettant l'accent sur l'analyse des besoins en formation et de la situation dans les domaines de l'éducation, l'éducation à distance et la formation continue ou sur site ; les liens entre les différents organismes de formation ; les compétences fondamentales des agents de santé ; et l'élaboration de lignes directrices pour l'assurance qualité des organismes de formation professionnels. Aider les pays à améliorer la formation des agents de santé en mettant en oeuvre des programmes d'enseignement ouvert/à distance et au moyen de techniques d'information appropriées et durables. Aider les pays à renforcer leur gestion des ressources humaines en mettant l'accent sur : les politiques de développement des ressources humaines ; la formation dans les domaines du leadership et du management ; des descriptions de poste appropriées et spécifiques et évaluation des résultats pour toutes les catégories d'agents de santé ; et des équipes de santé dotées des bonnes combinaisons de performance afin de maximiser les résultats sanitaires au moindre coût. Apporter un appui aux pays et territoires afin qu'ils améliorent les compétences et nombres d'agents de santé de niveau intermédiaire et de praticiens infirmiers en développant ou en renforçant des programmes de formation.

STRATEGIES

(2)

(3)

(4)

(5)

59

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Mécanismes ou lignes directrices nationaux ou institutionnels pour l'examen, l'évaluation et le renforcement des programmes d'enseignement.

Indicateurs • • Lignes directrices préparées. (Cible : cinq pays prioritaires) Modules d'enseignement et/ou outils intégrés dans les programmes de formation des agents de santé. (Cible : cinq organismes de formation ou pays) Examen des programmes d'enseignement. (Cible : cinq pays prioritaires)· Lignes directrices sur l'assurance de la qualité ou l'accréditation élaborées et adoptées. (Cible : cinq organismes ou pays)· Lignes directrices sur les normes professionnelles. (Cible : cinq pays et/ou organismes)

•

•

•

•

Cadre régional et plan d'action pour l'apprentissage ouvert et appui technique pour l'élaboration de plans nationaux et institutionnels pour l'apprentissage ouvert dans certains pays insulaires du Pacifique.

• • •

Cadre et plan d'action.· Réseau institutionnel mis en place.· Elaboration de plans d'action nationaux et institutionnels.

•

Plans de main d'oeuvre élaborés en utilisant des méthodes, des lignes directrices ou des outils à base factuelle.

•

Nombre de pays dotés de plans de main d'oeuvre sanitaire révisés ou actualisés. (Cible : cinq pays)· Supports de formation et lignes directrices.

•

•

Renforcement du leadership, du management et de la planification stratégique et des capacités de recherche des professionnels de santé.

• • •

Nombre d'ateliers organisés. (Cible : cinq pays)· Nombre de personnes formées.· Lignes directrices pour la formation élaborées et diffusées. (Cible : 17 pays)· Formation en recherche opérationnelle. (Cible : trois pays)

•

•

Appui technique et professionnel aux programmes au niveau de la Région et des pays.

•

Appui technique et professionnel aux programmes au niveau de la Région et des pays.

60

DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES

12. Développement des ressources humaines : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Développement des ressources humaines 5 703 000 1 827 000 2002-2003 US$ 5 785 400 1 974 000 Augmentation (Diminution) US$ % 82 400 147 000 1.44 8.05

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

682 000

7 530 000

7 759 400

229 400

3.05

682 000

500 000

61

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

13. BASES FACTUELLES ET INFORMATION SANITAIRE A L'APPUI DES POLITIQUES

CONTEXTE

Au cours des dernières années, les pays et territoires de la Région ont amélioré la planification et l'évaluation des services de santé et la surveillance des maladies. Ce résultat est dû en partie à la meilleure formation des dirigeants. Les autorités sanitaires dans la plupart des pays et territoires sont pleinement conscientes de l'importance de l'information dans la prestation des soins de santé. Toutefois, la limitation des ressources et un manque d'expertise technique spécialisée entraînent un retard, pour certains pays et territoires, dans la formulation de stratégies nationales destinées à améliorer la collecte des données pour suivre les fluctuations des besoins du système de santé. Pour qu'elle soit utile, l'information doit être diffusée de façon à être facilement accessible là où les décisions thérapeutiques sont prises dans le système de santé. Parmi les problèmes importants, il reste à traiter les moyens : de faire coïncider l'information sanitaire avec la gestion opérationnelle et la planification stratégique dans le système des prestations de soins ; d'améliorer la capacité de gestion des informations, notamment par le développement des ressources humaines ; d'exploiter la technologie de l'information pour améliorer la collecte et la diffusion des données. Dans beaucoup de pays et territoires en développement, la recherche médicale est freinée par le manque de fment de la recherche appliquée et les bourses d'études, par la pénurie de chercheurs expérimentés, par le manque de substance des propositions de recherche, par des difficultés d'accès à l'information sur la recherche médicale, et par l'absence d'un réseau efficace de communication et de collaboration entre les pays et territoires.

BUT REGIONAL

Améliorer la situation sanitaire dans les Etats Membres en renforçant la capacité des Etats Membres d'élaborer des systèmes d'information sanitaire réguliers et améliorer la collecte, le collationnement, l'analyse et la diffusion des données pour une meilleure efficacité des systèmes de santé.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1)

Aider les Etats Membres à surveiller la performance des systèmes de santé et à évaluer les résultats en matière de santé à l'aide de méthodes et d'outils analytiques pour l'évaluation des soins de santé. Aider les Etats Membres à élaborer leur système d'information sanitaire, développer leurs ressources humaines dans le domaine de l'information sanitaire et de renforcer leur capacité de recherche.

(2)

STRATEGIES

(1)

Encourager une approche sectorielle en matière d'analyse de la situation sanitaire pour élaborer des politiques tout en mettant l'accent sur l'approche à base factuelle. Collaborer avec les réseaux pertinents de la Région afin d'élaborer des plans stratégiques nationaux en matière de système d'information sanitaire, l'indicateur de l'état de santé et de la performance des systèmes de santé. Utiliser, grâce aux réseaux pertinents, les méthodes, outils ou meilleures pratiques d'autres pays et territoires dans l'élaboration des systèmes d'information sanitaire.

(2)

(3)

62

BASES FACTUELLES ET INFORMATION SANITAIRE A L'APPUI DES POLITIQUES

4)

Collaborer avec d'autres institutions partenaires afin d'améliorer les systèmes de surveillance de la santé publique, normaliser la classification des maladies au moyen de la CIM-10, et mettre à jour régulièrement les bases de données sanitaires. Encourager la formation dans le domaine de la gestion des services de santé et de la planification, des statistiques sanitaires et de la gestion d'information, de l'administration des réseaux informatiques, et de la classification des maladies (CIM-10), en identifiant des priorités en matière de recherche et en finançant des projets de recherche pilotes sur les systèmes de santé. Encourager le partage des résultats et l'utilisation des résultats de la recherche scientifique pour l'élaboration des politiques et le développement des systèmes des services de santé. Renforcer les relations de travail avec les conseils nationaux de recherche en santé dans les Etats Membres afin de mieux coordonner la recherche en santé.

(5)

(6)

(7)

Résultats escomptés • Appui aux Etats Membres pour développer et renforcer leur système d'information sanitaire.

Indicateurs • Nombre de pays ayant amélioré leur système d'information sanitaire national (Cible: cinq pays).

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

Permettre aux Etats Membres d'élaborer et d'utiliser des données et indicateurs de santé de façon à surveiller et évaluer les résultats du système de santé à partir du district.

•

Nombre de pays et territoires ayant élaboré et utilisé les indicateurs de santé (Cibles: cinq pays). Nombre d'agents de santé dont les compétences en gestion de l'information et analyse des données ont été mises en valeur.

•

•

Appui aux pays et territoires pour des cours de formation dans le domaine de la classification des maladies afin de mettre en place la CIM-10.

•

Nombre de cours de formation organisés.

•

Méthodes, procédures et outils ainsi que principes directeurs fournis aux pays et territoires en appui au recueil des informations et aux activités de recherche.

•

Nombre de pays et territoires ayant reçu des outils et méthodes pratiques.

•

Appui a des projets de recherche et des activités de formation afin de renforcer les capacités de recherche dans les Etats Membres.

•

Nombre de cours de formation et de projets de recherche effectués.

63

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

•

Permettre aux pays et territoires d'entreprendre des analyses de la situation sanitaire et d'élaborer des notes d'orientation.

• •

Nombre de notes d'orientation et profils de pays publiés et diffusés. Nombre de notes d'orientation et de profils des provinces.

13. Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques 839 000 1 410 000 2002-2003 US$ 555 000 1 099 000 Augmentation (Diminution) US$ % (284 000) (311 000) (33.85) (22.06)

Autres sources 2000-2001 US$ 77 000 16 000 2002-2003 US$

2 249 000

1 654 000

(595 000)

(26.46)

93 000

500 000

64

OPERATIONS DE SECOURS D'URGENCE ET ACTION HUMANITAIRE

14. OPERATIONS DE SECOURS D'URGENCE ET ACTION HUMANITAIRE

La Région du Pacifique occidental est la deuxième région de l’OMS la plus souvent sujette à des catastrophes naturelles. Comme l’a indiqué le Bureau pour la coordination des questions humanitaires, sur les 623 grandes catastrophes naturelles qui sont survenues entre janvier 1990 et décembre 1999, 148 (24 %) ont frappé la Région du Pacifique occidental. Les catastrophes naturelles constituent une des principales causes des grandes urgences de santé dans la Région. D’après la base de données sur les situations d’urgence (EMDAT) du Centre pour l'étude sur l'épidémiologie des désastres et des situations d'urgence (CRED), entre 1990 et 1999, les catastrophes naturelles de toutes sortes ont fait 63 823 tués, 746 539 blessés, 56 millions de sans abri et 1,3 milliard de victimes dans la Région. Ces chiffres représentent 8,1 % du nombre total de tués dans le monde, 46,8% des blessés, 69,2 % de sans abri et 65,2 % des victimes touchées par tous les types de catastrophes naturelles durant la période en question. Dans le cadre de la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles 1990–2000, de nombreux organismes et programmes régionaux ont été établis ou renforcés pour répondre avec plus d’efficacité aux catastrophes naturelles en Asie et dans le Pacifique. Un certain nombre d’États Membres sujets aux catastrophes de la Région doivent cependant renforcer davantage leurs capacités nationales de gestion des urgences sanitaires, surtout aux niveaux des provinces et des communautés. En outre, les catastrophes technologiques, telles que les accidents de transport graves, les explosions, les incendies et les déversements chimiques, sont également des sources importantes d’urgences de santé et de pertes humaines massives. Depuis 1995, le nombre de décès résultant annuellement de ces catastrophes se situe entre 1 100 et 1 500 dans la Région.

CONTEXTE

Réduire les souffrances, ainsi que les taux de mortalité, de morbidité et d’incapacité liés aux situations d’urgence, dans l’immédiat comme à long terme, en renforçant les capacités nationales des États Membres sujets aux catastrophes

BUT REGIONAL

(1)

Renforcer la préparation aux situations d’urgence à l’échelle nationale aussi bien que communautaire, atténuer les incidences des risques pour la santé et les systèmes de santé, et améliorer la capacité des institutions de répondre aux situations d’urgence.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

1) 2) 3) 4)

Renforcer les activités de renforcement des capacités nationales pour la préparation aux situations d’urgence et l’organisation des secours. Appui aux pays pour l’établissement d’initiatives communautaires en vue de réduire les risques. Mise sur pied d’un système régional d’information aux fins de gestion de situations d’urgence. Promouvoir la consultation proactive avec les partenaires, tels que les gouvernements, les organisations internationales, les établissements universitaires et les entités de la société civile.

STRATEGIES

65

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE

(5)

Améliorer les capacités institutionnelles de l’OMS en matière de gestion des urgences de santé dans la Région.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Collecte, compilation, analyse et communication aux États membres et aux organismes partenaires, des données de santé publiques relatives aux situations d’urgence soumises par les pays.

Indicateurs • Nombre de cas d’urgence de santé pour lesquels des données de santé publiques ont été recueillies, compilées, analysées et communiquées aux États membres et aux organismes partenaires.

•

Amélioration de la gestion des urgences grâce à de meilleurs partenariats régionaux avec les organisations compétentes et meilleur appui technique proactif de la part de l’OMS.

•

Nombre de projets de collaboration établis et mis en œuvre avec des organismes partenaires. Etablissement d’un groupe spécial sur la gestion des situations d’urgence au sein du Bureau régional. Nombre de lignes directrices techniques et de protocoles administratifs pour les mesures à prendre en cas d’urgence, établis et affichés sur le site Web du Bureau régional.

•

•

•

Appui en vue d’assurer au personnel national et provincial de la santé dans les pays sujets aux catastrophes des occasions adéquates de renforcer et de mettre à jour leurs capacités de gestion de situations d’urgence.

• •

Nombre d’employés de la santé formés. Nombre de projets nationaux mis en oeuvre.

•

Amélioration de l’accès aux connaissances et compétences sur les meilleures pratiques de santé publique en situations d’urgence pour le personnel de la santé aux niveaux national et provincial dans les pays sujets aux catastrophes.

•

Réunions de consultation organisées annuellement avec des coordonnateurs nationaux. Nombre de lignes directrices et de manuels techniques de l’OMS portant sur la gestion de situations d’urgence, rédigés dans les langues locales et distribués au personnel de la santé aux niveaux national et provincial dans les pays sujets aux catastrophes.

•

66

OPERATIONS DE SECOURS D'URGENCE ET ACTION HUMANITAIRE

•

Identification des caractéristiques de grandes catastrophes antérieures, de la répartition des risques et des communautés particulièrement menacées dans les États membres sujets aux catastrophes.

•

Nombre de réunions d’atelier sur les "leçons apprises" organisées après les grandes catastrophes à l’échelle nationale et/ou sousrégionale.· Enregistrement des situations d’urgence de santé et établissement d’une base de données régionale sur les profils des catastrophes.

•

14. Opérations de secours d'urgence et action humanitaire : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Opérations de secours d'urgence et action humanitaire 84 000 0 2002-2003 US$ 57 500 97 000 Augmentation (Diminution) US$ % (26 500) 97 000 (31.55) 100.00

Autres sources 2000-2001 US$ 611 000 717 000 2002-2003 US$

84 000

154 500

70 500

83.93

1 328 000

5 000 000

67

FAIRE CONNAITRE L'ACTION DE L'OMS

15. TECHNOLOGIE DE L'INFORMATION

CONTEXTE

L’essor et la convergence rapides de la technologie de l’information et des communications (TIC), ainsi que la baisse continue des coûts connexes offrent d’importantes occasions de partager l’information pour faciliter, à un coût relativement faible, la prise de décisions des bureaux nationaux, des homologues nationaux et des partenaires. Nombreux sont les pays et les secteurs de la Région qui ont intensifié leur utilisation de la TIC dans des domaines tels que les systèmes d’information de la santé et les systèmes de surveillance des maladies. Toutefois, les taux inégaux d’adoption de cette technologie à divers niveaux, dus à la diversité des capacités locales et des coûts, aux contraintes financières et aux disparités des investissements font obstacle aux progrès dans ce domaine. Pour trouver des solutions de TIC rentables en vue de renforcer la collaboration et la coordination, d’accélérer le partage de données à tous les niveaux de l’OMS et de réduire les retards administratifs dans l’exécution des programmes, il est crucial d’éviter toute redondance, de mettre au point des systèmes d’information intégrés à l’échelle mondiale et de normaliser les plateformes, les systèmes, les outils, les services et les meilleures pratiques. Des informations administratives et financières de base à jour resteront cependant difficiles à obtenir tant que le système mondial d’information administrative et financière (AFI) vieillissant de l’OMS ne sera pas remplacé. Une grande partie des informations, des analyses et des orientations de l’OMS est contenue dans des documents dont la gestion relève d’un modèle à base papier, alors que la création, le traitement et la diffusion d’information reposent de plus en plus sur des outils, des méthodes et des normes électroniques. Le réseau mondial privé (GPN) de l’OMS est la principale source de services Internet du Bureau régional. Les bureaux nationaux doivent bénéficier de niveaux comparables de connectivité et de fonctionnalité. D’autres questions restent à résoudre, dont les suivantes : renforcement de l’infrastructure et des ressources humaines TIC des Etats Membres, coordination de la normalisation des indicateurs de santé, éléments et données du système d’information géographique (SIG) aux fins de comparaison entre les divers systèmes d’information de la santé. Pour ce qui est de ses systèmes internes, les activités de l’OMS porteront sur les aspects ci-après: · Améliorer l’accès aux bases de données sanitaires, statistiques et techniques maintenues dans le Bureau régional. Synchroniser les travaux régionaux de développement TIC avec les activités mondiales dans ce domaine. Renforcer les pratiques générales de gestion de l’information et de gestion de documents. Coordonner l’établissement de lignes directrices régionales sur la télémédecine et la prestation de tels services, en particulier dans les îles du Pacifique.

∙

∙

∙

68

TECHNOLOGIE DE L'INFORMATION

L’Organisation appuiera également les pays et les secteurs de la Région dans les tâches suivantes : ∙ ∙ ∙ Se tenir au courant des nouveautés technologiques sur le marché. Adopter la nouvelle infrastructure TIC en l’adaptant, s’il y a lieu. Développer et maintenir les compétences appropriées des employés responsables de l’OMS et de leurs homologues.

Faciliter l’accès des Etats Membres, des partenaires de l’OMS et de son personnel à des informations et des données factuelles fiables les plus récentes sur la santé, afin d’appuyer la prise de décisions dans les politiques et les pratiques de santé et d’améliorer la performance du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental et des bureaux nationaux au moyen d’une gestion efficace de la TIC.

BUTS REGIONAUX

(1) (2) (3) (4)

Renforcer l’échange d’information et la collaboration entre le Bureau régional, les bureaux nationaux, les Etats Membres et les partenaires. Intégrer les bases de données techniques, statistiques et sanitaires alimentées par le Bureau régional. Améliorer la gestion de l’information et des documents dans le Bureau régional. Faciliter l’accès des Etats Membres à l’information sur la santé et aux nouveaux développements dans le domaine de la télémédecine.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1)

Coopérer avec d’autres bureaux régionaux et avec le Siège en vue d’améliorer les interfaces et les structures de données communes entre des systèmes d’information homologues. Poursuivre le développement du Système régional d’information (RIS) et des systèmes connexes. Normaliser les plateformes, les outils, les systèmes, les services et les meilleures pratiques TIC dans les bureaux OMS de la Région. Participer activement aux activités et aux projets TIC de l’OMS à l’échelle mondiale. Partager les orientations et les meilleures pratiques relatives aux systèmes, outils et services TIC avec tous les bureaux OMS de la Région, les Etats Membres et les partenaires. Collaborer avec les institutions et organisations régionales dans la surveillance et la promotion des nouveautés dans le domaine de la télémédecine. Fournir aux homologues des outils, de la formation et des meilleures pratiques sur la gestion, l’analyse et la présentation des données, notamment des codes normalisés pour les SIG.

STRATEGIES

(2) (3) (4) (5)

(6) (7)

69

FAIRE CONNAITRE L'ACTION DE L'OMS

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

Résultats escomptés • Accès aux systèmes de gestion de programmes de l’OMS et aux systèmes améliorés connexes.

Indicateurs • • Systèmes accessibles dans tous les bureaux OMS de la Région. Questions sur les systèmes accessibles dans tous les points géographiques. Synchronisation des systèmes du Bureau régional et des bureaux nationaux.

•

•

Meilleur accès aux informations techniques du Bureau régional pour l’ensemble de l’OMS et des Etats Membres.

•

Intégration des bases de données sanitaires, statistiques et techniques du Bureau régional. Site web du Bureau régional accessible par tous les bureaux de l'OMS.

•

•

Renforcement des pratiques de gestion de l’information et des documents dans les bureaux de l’OMS.

•

Mise en place de systèmes de gestion de documents appuyant le cycle de production, l’éditique, etc. Engagement des groupes techniques envers les systèmes de gestion de documents.

•

•

Promotion appropriée de produits et d’outils d’information prioritaires, diffusion dans les langues pertinentes, accompagnée de formation.

•

Nombre de stages de formation nationaux et internationaux offerts concernant les outils prioritaires de l’OMS. Nombre de clients qui reçoivent régulièrement l’information pertinente de l’OMS.

•

•

Harmonisation des systèmes du Bureau régional avec les systèmes homologues d’autres bureaux régionaux et du Siège.

•

Systèmes partagés avec d’autres bureaux régionaux et avec le Siège. Modèles de données communs avec d’autres bureaux régionaux. Participation totale aux projets et activités TIC connexes à l’échelle mondiale.

• •

70

TECHNOLOGIE DE L'INFORMATION

15. Technologie de l'information : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Technologie de l'information 1 418 000 1 418 000 1 622 000 1 622 000 204 000 204 000 14.39 14.39 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

148 000 148 000 0

71

FAIRE CONNAITRE L'ACTION DE L'OMS

16. RELATIONS EXTERIEURES

CONTEXTE

Reconnaissant de plus en plus le rôle essentiel joué par la santé dans le développement social et économique et dans la réduction de la pauvreté, les acteurs multilatéraux et bilatéraux sont plus nombreux à s'impliquer dans le secteur de la santé à tous les niveaux. Ceci a permis de consacrer plus de ressources au développement sanitaire mais cela entraîne des défis quant à la coordination et à la coopération tant au niveau régional qu'à celui des pays. Aussi, l'OMS doit continuer de renforcer ses relations avec les partenaires extérieures pour les programmes de santé prioritaires en améliorant le dialogue et la communication, en établissant de nouveaux mécanismes de collaboration et en informant régulièrement les partenaires des mesures prises et en recherchant de nouveaux partenaires. Les principaux partenaires de l'OMS sont ses Etats Membres, les organisations gouvernementales internationales et régionales, les organisations non-gouvernementales (ONG), et le secteur privé. Créer des partenariats efficaces sous-entend la nécessité de définir les rôles, faire preuve de rigueur comptable, savoir porter un regard critique sur les résultats des actions collectives et développer des rapports de confiance mutuelle. Compte tenu de la diminution des ressources allouées dans le cadre du budget ordinaire, les ressources extrabudgétaires jouent un rôle de plus en plus important dans le financement des programmes prioritaires de l'OMS dans la Région. L'Organisation doit impérativement concevoir et mettre en œuvre des stratégies pour mobiliser plus efficacement des ressources en coordonnant les actions de planification, de contrôle et d'évaluation. L'OMS travaillera également avec d'autres institutions pour augmenter le niveau de l'investissement pour la santé dans la Région.

BUT REGIONAL

Créer et renforcer des partenariats et alliances pour la santé et garantir que la santé est clairement intégrée dans les politiques générales de développement et dans les allocations de ressources au sein de la Région.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1)

Renforcer la collaboration et le partenariat avec les institutions du système des Nations Unies, les organisations bilatérales, les organes intergouvernementaux, les ONG, le secteur privé et l'industrie et d'autres partenaires. Mobiliser les ressources d'un ensemble plus large de bailleurs de fonds pour le développement sanitaire dans la Région.

(2)

STRATEGIES

(1)

Renforcer les mécanismes permettant d'instaurer et d'encourager des partenariats et des alliances stratégiques avec des partenaires par des contacts plus étroits, la représentation et des systèmes améliorés de collecte et d'échange des informations, y compris une participation plus active des partenaires aux réunions techniques. Renforcer le plaidoyer pour les programmes prioritaires mis en oeuvre dans la Région auprès des partenaires bailleurs de fonds notamment la capacité de présenter des projets réalistes et persuasifs aux bailleurs de fonds et améliorer les compétences du personnel en matière de mobilisation de ressources.

(2)

72

RELATIONS EXTÉRIEURES

(3)

Etablir un profil des principaux partenaires bailleurs de fonds dans la Région et une banque de données sur les projets potentiels à présenter aux bailleurs de fonds.

Résultats escomptés • Améliorer la collaboration, la coordination et la communication avec les institutions des Nations Unies, les ONG et autres partenaires dans la mise en oeuvre des activités de développement sanitaire.

Indicateurs • • Nombre de mémoranda d'accord signés avec d'autres organisations. Nombre d'accords pour activités conjointes avec d'autres organisations. Nombre d'activités conjointes avec d'autres institutions des Nations Unies.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

•

Construire des relations plus étroites avec les partenaires bailleurs de fonds actuels et rechercher de nouveaux partenaires ; créer un partenariat avec des bailleurs de fonds non conventionnels afin de maintenir et de mobiliser des ressources pour les programmes de santé prioritaires au niveau régional et au niveau des pays.

•

Ressources mobilisées d'un ensemble plus large de bailleurs de fonds en faveur des programmes de santé prioritaires au niveau régional et au niveau des pays.· Banque de données des projets potentiels et des profils des bailleurs de fonds.

•

16. Relations extérieures : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Relations extérieures et gestion des programmes 8 482 000 2 664 000 2002-2003 US$ 8 656 000 1 424 000 Augmentation (Diminution) US$ % 174 000 (1 240 000) 2.05 (46.55)

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

10 182 000

11 146 000

10 080 000

(1 066 000)

(9.56)

10 182 000

2 000 000

73

FAIRE CONNAITRE L'ACTION DE L'OMS

17. INFORMATION

CONTEXTE

L'information joue un rôle crucial dans la réponse que l'OMS doit apporter aux enjeux du XXIe siècle dans le domaine de la santé. Le rôle majeur de l'Organisation est de plaider auprès des gouvernements en faveur de la santé et de les convaincre qu'il est essentiel d'investir dans la santé, entre autres par la diffusion rapide d'informations sanitaires fiables au public, aux médias, aux partenaires et aux autres institutions régionales. En appui à son rôle normatif en tant que première institution des Nations Unies pour la santé, l'OMS doit aussi maximiser la distribution des informations sanitaires tant mondiales que régionales. Ceci est assuré au moyen de documents techniques produits par les domaines d'action techniques ainsi que par le programme des publications. Il s'agit de mettre l'accent sur la formulation de stratégies de communication bien ciblées et d'identifier des moyens efficaces et novateurs de promouvoir les résultats de partenariats réussis entre les Etats Membres et l'OMS. Les relations avec les médias revêtent une importance capitale pour l'Organisation. Un élément important de l'activité de l'OMS dans le domaine de l'information reste l'amélioration de ses relations avec les médias. Les nouvelles techniques de l'information, en particulier l’Internet, offrent à l'OMS des possibilités importantes d'améliorer les contacts avec les groupes cibles. La priorité sera donnée à la constante amélioration et actualisation du site web.

BUT REGIONAL

Permettre prise de décisions avisées concernant les politiques de santé et la pratique sanitaire grâce à la diffusion des informations dans le domaine de la santé publique et de mobiliser l'opinion et l'action du public grâce à des campagnes de sensibilisation.

OBJECTIFS REGIONAUX DE L'OMS

(1) (2) (3)

Faciliter l'accès des gouvernements et des autres partenaires à des informations sanitaires fiables et actuelles. Fournir les informations nécessaires pour l'élaboration des politiques de santé et de la pratique sanitaire. Accroître la couverture des activités de l'OMS dans les médias régionaux et internationaux.

STRATEGIES

(1) (2) (3)

Faciliter la distribution, la commercialisation et la promotion de divers documents d'information et de sensibilisation et des publications de l'OMS. Organiser des campagnes médiatiques et de promotion, et évaluer leur impact. Produire du matériel d'information imprimé, pour la radio et la télévision sur des questions de santé importantes dans la Région, garantir leur diffusion dans les délais, et évaluer leur utilisation grâce à des évaluations auprès des médias. Renforcer les services de bibliothèque et améliorer leur accessibilité en utilisant une technologie de l'information moderne. Renforcer les capacités du personnel grâce à la formation, par exemple dans le domaine de la production de matériels audiovisuels et autres matériels à l'intention des médias.

(4) (5)

74

INFORMATION

(6)

Renforcer les partenariats avec les médias par des contacts réguliers et l'organisation de conférences de presse, d'exposés et de séminaires.

Résultats escomptés • De meilleures relations avec les médias devront entraîner une meilleure sensibilisation des journalistes aux questions de santé publique les plus importantes.

Indicateurs • • Evaluations de la couverture par les médias. Consultations auprès des médias et des utilisateurs des matériels d'information de l'OMS.

RESULTATS ESCOMPTES/ INDICATEURS

•

Meilleure connaissance de l'activité de l'OMS par les différents publics ce aux site web du Bureau régional.

•

Visite mensuelle du site web.

•

Manuels pratiques, lignes directrices, calendriers et autres supports de promotion et documents de référence publiés et diffusés.

•

Nombre de matériels produits.

17. Information : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Information 1 865 000 1 865 000 1 855 000 1 855 000 (10 000) (10 000) (0.54) (0.54) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

10 000 10 000 0

75

FINANCES ET ADMINISTRATION, ORGANES DIRECTEURS ET DIRECTION

FINANCES ET ADMINISTRATION, ORGANES DIRECTEURS ET DIRECTION

Budget et Finances : ressources proposées par source de financement

Il s'agira d'appliquer les meilleures pratiques de gestion financière avec intégrité et transparence dans la planification et la mise en oeuvre du programme de collaboration général. Des rapports de suivi régulier sur l'état de mise en oeuvre des activités seront préparés et présentés au Comité du programme régional. Des rapports financiers seront soumis au Comité régional. Des rapports d'avancement et un rapport final sur les résultats escomptés et les économies réalisées seront soumis au Siège qui les incluera dans les rapports soumis aux organes directeurs mondiaux de l'OMS. L'amélioration des données budgétaires et financières se poursuivra grâce à la modernisation des systèmes informatiques.

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Budget et finances 1 268 000 1 268 000 1 409 000 1 409 000 141 000 141 000 11.12 11.12 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

230 000 230 000 350 000

Personnel : ressources proposées par source de financement

Il s'agira d'assurer des services du plus haut niveau pour tout le personnel de l'OMS dans la Région dans le domaine de la classification, du recrutement, de la planification, des relations, de la formation et du développement du personnel, ainsi que des services médicaux. Le développement du système d'information régional pour le personnel se poursuivra. Des améliorations continueront à être apportées au système informatisé pour les fichiers de consultants. Les bases de données pour la formation et le développement du personnel seront élaborées au cours de l'exercice.

76

FINANCES ET ADMINISTRATION, ORGANES DIRECTEURS ET DIRECTION

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Personnel 630 000 630 000 686 000 686 000 56 000 56 000 8.89 8.89 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

106 000 106 000 350 000

Administration générale : ressources proposées par source de financement

Les infrastructures ainsi que les systèmes de communications du Bureau régional et des bureaux de pays seront maintenus et améliorés. La sécurité du personnel sera assurée en coopération avec le fonctionnaire des Nations Unies chargé de la sécurité. On cherchera à réduire les dépenses de fonctionnement au Bureau régional comme dans les bureaux de pays. Au Bureau régional, on s'efforcera de réduire le coût de l'énergie grâce à des méthodes de travail plus efficaces et en négociant des contrats avec les fournisseurs. On s'efforcera de réduire les coûts des communications en utilisant davantage le réseau privé mondial de l'Organisation et en négociant de meilleurs taux avec les compagnies téléphoniques. Le système de gestion des voyages (TMAS) sera mis en place.

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Administration générale 4 446 000 4 446 000 4 397 000 4 397 000 (49 000) (49 000) (1.10) (1.10) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

1 404 000 1 404 000 1 000 000

77

FINANCES ET ADMINISTRATION, ORGANES DIRECTEURS ET DIRECTION

Fournitures : ressources proposées par source de financement

Des améliorations seront apportées aux systèmes et bases de données pour l'approvisionnement et les achats. Les informations seront partagées avec d'autres services d'achat dans la Région. La collaboration continuera avec le Siège en matière de mise au point et de mise en oeuvre de systèmes d'achat centraux et régionaux afin de promouvoir une méthode plus autonome d'approvisionnement.

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Fournitures 659 000 659 000 640 000 640 000 (19 000) (19 000) (2.88) (2.88) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

60 000 60 000 100 000

Comité régional : ressources proposées par source de financement

Les fonctions du Comité régional sont définies dans l'Article 50 de la Constitution de l'OMS. Les estimations représentent les dépenses directes de l'Organisation pour les sessions en 2002 et 2003.

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Comité régional 515 000 515 000 465 000 465 000 (50 000) (50 000) (9.71) (9.71) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

0

0

78

FINANCES ET ADMINISTRATION, ORGANES DIRECTEURS ET DIRECTION

Programme de développement du Directeur régional : ressources proposées par source de financement

Les fonds disponibles au titre de ce programme seront utilisés pour mettre en place des programmes de collaboration avec le Gouvernement qui ne pouvaient être prévus lorsque les projets de budget programme ont été préparés. Des fonds seront fournis pour mettre en oeuvre des activités de collaboration prioritaires et des programmes novateurs.

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Programme de développement du Directeur régional 1 085 000 1 000 000 (85 000) (7.83) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

1 085 000

1 000 000

(85 000)

(7.83)

0

0

Direction : ressources proposées par source de financement

Le Directeur régional est le directeur technique et administratif du Bureau régional sous l'autorité du Directeur général. Dans le cadre du programme général de travail et des politiques établies par l'Assemblée mondiale de la Santé, il est responsable de la planification et de l'exécution du programme régional de l'OMS, de l'appui du Secrétariat au Comité régional dont il est de droit le secrétaire, et de la mise en oeuvre des politiques de l'Organisation dans la Région. Il assure la coordination entre les programmes régionaux, interpays et de pays de l'OMS et informe le Directeur général des développements majeurs touchant la situation sanitaire des populations de la Région.

Budget ordinaire Niveau organisationnel 2000-2001 US$ Pays ou territoire Régional et interpays Total - Direction 1 065 000 1 065 000 1 085 000 1 085 000 20 000 20 000 1.88 1.88 2002-2003 US$ Increase (Decrease) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

0

0

79

Pays et territoires

SAMOA AMÉRICAINES

SAMOA AMERICAINES

Les Samoa américaines perçoivent chaque année une subvention du gouvernement fédéral des Etats Unis et sont éligibles pour participer à la plupart des programmes fédéraux, notamment Medicare et Medicaid et à un grand nombre de programmes de santé mis en œuvre par catégories et financés par des subventions. La moitié environ des US$ 2 millions du budget de santé publique provient de subventions du gouvernement fédéral. Les soins de santé sont largement subventionnés par le gouvernement local. La participation financière demandée aux patients pour les soins hospitaliers, en consultations externes et internes, est insignifiante. A l'exception de Medicare, très peu de personnes disposent d'une quelconque assurance maladie. Les malades hospitalisés pour lesquels un diagnostic ne peut être établi ou qu'il est impossible de soigner sur place sont envoyés à Hawaï ou en Nouvelle-Zélande, à grands frais pour les autorités des Samoa américaines. Les premières causes de mortalité dans les Samoa américaines sont les maladies de l'appareil circulatoire, les tumeurs, les maladies respiratoires, les accidents et les blessures, les néphrites et les néphroses. Les problèmes de santé les plus graves sont les maladies chroniques actuellement en augmentation et imputables au mode de vie, notamment à une mauvaise nutrition et au manque d'exercice physique. Conséquences de cette situation, les cas d'obésité augmentent de façon considérable chez les hommes comme chez les femmes et à des âges de plus en plus précoces. L'hypertension, les maladies cardio-vasculaires, le diabète sucré de type II et ses complications, l'arthrite, la goutte et certaines formes de cancer comptent parmi les maladies chroniques les plus importantes. En 1999, les professionnels de santé comprenaient 44 médecins, notamment des médecins américains, des diplômés de l'école de médecine de Fidji et des médecins étrangers, 11 dentistes, 2 pharmaciens, 127 infirmiers, 4 infirmiers sages-femmes et infirmiers praticiens. Le personnel infirmier/auxiliaire compte 50 autres membres, le personnel paramédical, 135 et le personnel de santé, 289 y compris les inspecteurs de santé et le personnel sanitaire. Le Centre de médecine tropicale L.B.J., hôpital général de 122 lits assurant les soins d'urgence, est le seul hôpital sur tout le territoire. Ce centre assure différents services de consultations internes et externes, notamment de médecine générale, de chirurgie, d'obstétrique/gynécologie, d'O.R.L., d'ophtalmologie, de pédiatrie et de santé mentale. Il assure également les dialyses rénales. Toutefois, le manque d'une équipe de santé disponible au sein de la population d'une petite île et les graves difficultés financières chroniques du gouvernement, rendent incertaine la planification à long terme du personnel de santé et entraînent des problèmes de recrutement et de pérennisation du personnel. Ni l'hôpital ni le Ministère de la santé ne disposent des ressources appropriées pour poursuivre la formation des membres de leur personnel. Cela laisse le Ministère de la santé face à un fossé qui s'élargit rapidement entre des responsabilités professionnelles en évolution et les compétences du personnel en place. Le problème déjà ancien des faiblesses du personnel de santé est l'un des principaux enjeux du développement sanitaire. Aussi le développement des ressources humaines dans le secteur de la santé a-t-il été identifié comme un domaine prioritaire du développement sanitaire national, particulièrement en vue d'une collaboration avec l'OMS (90 % du budget programme pour l'exercice 2002-2003). La croissance rapide de la population due à l'immigration nette et à un taux élevé de fécondité (4,5 en 1995) est un autre sujet de préoccupation. Cette croissance a une incidence négative dans le territoire sur l'éducation, les services de santé, la disponibilité de l'eau potable, l'évacuation des eaux usées, la préservation de l'environnement et la qualité de la vie. La capacité accrue à élaborer et à mettre en application des stratégies globales de traitement des déchets est un enjeu de taille nécessitant un appui technique plus soutenu.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

83

SAMOA AMÉRICAINES

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son appui aux autorités dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Environnements sains • Capacité accrue à élaborer et à appliquer des stratégies globales de traitement des déchets.

Indicateurs proposés

•

Atelier sur l'élaboration et l'application de stratégies globales de traitement des déchets.

Développement des ressources humaines • Efficacité et efficience du personnel de santé publique améliorées grâce à l'éducation et l'emploi de praticiens de niveau intermédiaire (infirmiers praticiens ou assistants de médecins).

•

Nombre de participants terminant une année de spécialisation en médecine tropicale. Nombre d'auxiliaires médicaux (infirmiers praticiens ou assistants de médecins par ex.) certifiés avoir suivi un programme d'enseignement ou de formation d'une année.

•

•

Prestations des services sanitaires améliorées grâce à l'enseignement et à la formation du personnel de santé publique dans les zones où les besoins se font le plus sentir.

•

Nombre de membres du personnel achevant un cours d'une année en génie de l'assainissement.

•

Capacités renforcées de gestion et de planification stratégique des administrateurs de la santé publique.

•

Nombre d'administrateurs de programmes sanitaires clés achevant des ateliers intra-pays de renforcement des moyens d'action en matière de direction d'équipes, de gestion et de planification stratégique. Nombre d'aides-soignants diplômés (au moins deux) ayant réussi l'examen NCLEX-RN (qui leur permet d'être inscrits au tableau de l'ordre des infirmiers américains).

•

84

SAMOA AMÉRICAINES

Samoa américaines : ressources proposées par source de financement

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains Total partiel Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Samoa américaines 115 000 115 000 115 000 127 000 127 000 130 000 12 000 12 000 15 000 10.43 10.43 13.04 0 0 0 3 000 3 000 3 000 3 000 100.00 100.00

85

BRUNÉI DARUSSALAM

BRUNEI DARUSSALAM

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Selon les indicateurs sanitaires mondiaux notamment le taux de mortalité infantile et l'espérance de vie, l'état de santé de la population du Brunéi Darussalam s'est nettement amélioré au cours des 20 dernières années et le pays figure en bonne place si on le compare aux autres pays de la Région. Entre 1971 et 1999, le taux de mortalité infantile a chuté de 38,4 à 5,2 pour 1 000 naissances vivantes. En 2000, l'espérance de vie à la naissance était de 70 ans pour le sexe masculin et de 73 ans pour le sexe féminin, une amélioration progressive par rapport aux années 90. En 1998, le taux de mortalité maternelle était toujours de 40 pour 100 000 naissances vivantes. Selon une analyse des principales causes de décès sur une période de 30 ans, le Brunéi est passé d'une situation de prédominance des maladies infectieuses, notamment la tuberculose et la pneumonie, à une situation où les maladies dégénératives chroniques liées à un mode de vie moderne, comme le cancer et les maladies cardio-vasculaires prédominent. Les maladies cardio-vasculaires (maladies cardiaques et maladies vasculaires cérébrales), les tumeurs et la bronchite, les emphysèmes et l'asthme chroniques et atypiques représentent environ 53 % du total des décès. La maladie cardiaque la plus courante est la maladie cardiaque ischémique alors que les cancers les plus fréquents sont le cancer du poumon, du colon, du foie, du nasopharynx et des cervicales. Parmi les autres causes importantes de décès, citons le diabète sucré et les accidents de la route, qui ont occupé respectivement le troisième et le sixième rang des principales causes de décès en 1999. Le Ministère de la santé a élaboré un Plan national de soins de santé pour la période 2000-2010, à partir d'une double approche. La première consiste à définir de nouvelles orientations pour le développement sanitaire et les soins de santé à partir desquelles le Ministère de la santé s'engage à fournir des ressources appropriées et durables en faveur des programmes de promotion de la santé et de soins de santé primaires et à améliorer les normes et la qualité dans tous les aspects des soins de santé curatifs. La seconde approche consiste à redynamiser le potentiel institutionnel pour gérer les changements avec compétence et sur une base durable. Il s'agit notamment de remettre à niveau les aptitudes à diriger, les compétences de gestion et d'exploitation à tous les niveaux pour permettre la gestion efficace et effective des ressources essentielles et de réformer les modes de financement actuels du développement sanitaire en général, et des soins de santé en particulier.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son appui au gouvernement dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Environnements sains • Programme national de salubrité des aliments renforcé, notamment mécanismes de surveillance des risques d'origine alimentaire et des maladies spécifiques mis en place.

Indicateurs proposés

•

Mécanismes de surveillance mis en place.

86

BRUNÉI DARUSSALAM

•

Nouvelle législation élaborée, législation existante révisée et directives produites sur les pratiques de fabrication.

•

Directives produites. Normes sélectionnées du Codex alimentaire incorporées dans la loi révisée sur les aliments et dans ses réglementations.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Lutte contre le cancer renforcée grâce à des campagnes de sensibilisation, au renforcement des moyens d'action et à la mise en place d'un programme de prévention à l'échelle communautaire.

•

Nombre de programmes de formation ayant reçu un soutien.

•

Soins et prise en charge intégrés renforcés pour les personnes atteintes d'un cancer.

•

Rapports annuels produits à partir du système d'enregistrement des cas de cancers.

Réforme des systèmes de santé • Financement et dépenses de santé nationale regroupés et comptabilité sanitaire mise en place.

•

Rapport de comptabilité sanitaire nationale produit.

Brunéi Darussalam: ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé Total partiel Total - Brunéi Darussalam 80 000 80 000 80 000 14 000 14 000 50 000 ( 66 000) ( 66 000) ( 30 000) (82.50) (82.50) (37.50) 0 0 18 000 18 000 100.00 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

0 0

18 000 36 000

18 000 36 000

100.00 100.00

87

CAMBODGE

CAMBODGE

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Les 30 dernières années de conflit ont laissé le Cambodge exangue. Avec un revenu annuel par tête inférieur à US$ 300 et 40 % de la population vivant avec moins de US$ 10 par mois, le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres du monde. Depuis les élections de 1998, la situation étant stabilisée, la sécurité n'est plus un sujet de préoccupation pour le gouvernement. Pour la première fois depuis de nombreuses années, il peut se concentrer sur les problèmes économiques et de développement. L'engagement du gouvernement à accroître les dépenses de santé s'est traduit par une augmentation de 50 % du budget du Ministère de la santé pour l'année 2000 et par son intention d'accroître encore de 1,5 à 2 % le produit national brut (PNB) d'ici à 20022003. Le Ministère de la santé s'est fixé comme objectif global de réduire la pauvreté dans le pays et de promouvoir la santé de la population en lui permettant de participer au développement du secteur socio-économique. Malgré les améliorations constatées ces dernières années dans les résultats sanitaires, l'état de santé du peuple cambodgien reste l'un des plus mauvais d'Asie. En 1998, l'espérance de vie n'était que de 54,4 pour les hommes et de 58,3 pour les femmes. Le taux de mortalité maternelle était de 473 pour 100 000 naissances vivantes. Toujours en 1998, le taux de mortalité des nourrissons était de 80 pour 1 000 et le taux de mortalité à cinq ans variait de 181 à 115 pour 1 000. L'accès aux contraceptifs reste difficile, le taux de prévalence des contraceptifs n'étant que de 16 % en 1998, ce qui constitue malgré tout un progrès si on le compare aux 7 % de 1995. Le taux de létalité par paludisme a chuté de 0,7 % en 1996 à 0,4 % en 1998 et l'objectif d'élimination de la lèpre visant à atteindre avant l'année 2000 une prévalence inférieure à 1 cas pour 10 000 personnes a été atteint en 1998. Tous les hôpitaux d'orientation recours et les centres sanitaires disposant de lits d'hôpital proposent le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) pour soigner les tuberculeux. En 1998, le taux de détection des cas atteignait 50 % (8 % de plus que la moyenne régionale). Le taux de guérison était de 89 % pour les cas de tuberculose pulmonaire à frottis positif, taux constant depuis 1995 et le taux de réussite du traitement était supérieur à 93 %. Malgré cela, la tuberculose cause plus de 10 000 décès par an. Une réussite importante dans l'année 2000 fut la certification de l'éradication de la poliomyélite. La morbidité et la mortalité infantiles sont liées à des conditions de vie difficiles et à une mauvaise nutrition, et sont imputables notamment aux infections respiratoires aiguës, aux diarrhées, au paludisme, aux maladies évitables par la vaccination et, plus récemment, à la dengue hémorragique. Le Cambodge est l'un des pays d'Asie les plus touchés par l'épidémie de VIH, la population adulte infectée étant estimée à 2,8 %. Toutefois, des données récentes nous laissent penser que des interventions de prévention effectuées depuis dix ans commencent à porter leurs fruits. Les efforts intensifs doivent se poursuivre pour maintenir l'épidémie sous contrôle. En outre, le nombre de cas de SIDA augmente rapidement, imposant un lourd fardeau aux familles, aux communautés et aux services de santé. Il est donc important d'y apporter une attention particulière. Le Cambodge a le taux d'amputations dues à des blessures par mines terrestres le plus élevé du monde. Actuellement, il compte environ 40 000 personnes amputées. Ce n'est qu'en 1995 que les blessures attribuables aux accidents de la route ont commencé à dépasser celles dues aux mines terrestres et aux obus non éclatés. La santé mentale est également reconnue par le Ministère de la santé comme une cause importante de morbidité.

88

CAMBODGE

Le Ministère de la santé dirige un processus de réformes dans le but de parvenir à une meilleure équité dans l'accès à des services performants et dans leur utilisation, en mettant particulièrement l'accent sur les services destinés aux pauvres. L'axe principal des réformes est de passer d'un système fondé sur l'organisation d'une administration à un système tenant compte de la population dans la répartition des centres et l'attribution des ressources financières. Les programmes verticaux nationaux sont maintenant plus impliqués dans le développement du système de santé : le programme élargi de vaccination et les programmes de lutte contre la tuberculose et le paludisme prévoient tous de collaborer plus étroitement avec la réforme du secteur de la santé de sorte que leurs activités spécifiques de lutte contre les maladies viennent renforcer le développement des services généraux et impliquent la société civile aussi bien que les autres institutions. Des mécanismes ont été mis en place pour assurer la mise à disposition de fonds pour financer les coûts opérationnels à l'échelon de la province et du district et renforcer la motivation du personnel. La participation financière demandée officieusement aux usagers a été remplacée dans certains centres par une participation financière officielle, ce qui a permis de réduire les réticences à utiliser les services pour des raisons financières. Les pauvres sont exemptés de participation financière. Ces réalisations et l'amélioration globale des résultats escomptés en matière de santé, constituent une base solide sur laquelle bâtir un système de santé revitalisé. Malgré cela, le principal objectif du gouvernement n'est pas atteint. A l'exception de certains domaines où des ressources supplémentaires et une gestion semi-autonome ont été mis en place, les taux de fréquentation n'augmentent pas et à ce jour, les services sanitaires financés par des fonds publics insuffisants n'ont pas eu grand chose à offrir aux pauvres des zones rurales. Au moins un cinquième de la population n'a pas accès du tout à des services de santé publique. La fréquentation globale des services de santé publique est basse, environ 0,3 visites par personne et par an ; la principale source de soins de santé pour la plupart des gens est l'achat de médicaments dans les pharmacies, qu'elles soient officielles ou interdites. Les raisons en sont l'insuffisance de fonds, de personnel et de sens des responsabilités et les bas niveaux de rémunération dans le secteur de la santé. Le Ministère de la santé propose, par le biais d'une approche large du secteur, d'élaborer un plan directeur national de santé qui identifierait les stratégies et les activités clés qui seront mises en place par le Ministère pour "assurer la santé de la population" et qui présenterait la façon dont elles seront appliquées au secteur de la santé. La première étape de ce projet de plan directeur a consisté en une étude conjointe du secteur, en novembre 2000. Le Ministère de la santé améliore également les liens avec la communauté grâce à la mise en place de comités de gestion des centres de santé et de comités chargés de faire remonter les informations. Des progrès sont en cours dans la promotion de la santé et dans la riposte aux flambées de maladies. Par ailleurs, le Ministère de la santé vient d'achever l'élaboration de sa politique et la préparation de directives standard de communication qui contribueront à régler le problème des groupes de population déshérités et vivant en dehors des rayons d'action sanitaire. Il soutient également l'implantation de dispensaires pilotes dans les provinces reculées.

89

CAMBODGE

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son appui au gouvernement dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Environnements sains • Normes nationales mises en place sur la qualité de l'eau potable.

Indicateurs proposés

•

Ordonnance de cabinet publiée pour orienter la mise en place de normes nationales.

•

Mécanisme mis en place pour le contrôle et l'entretien des réseaux d'adduction d'eau salubre.

•

Mise en place d'un comité interministériel pour guider le processus. Achèvement et insertion dans les réglementations des normes et du mécanisme de contrôle.

•

•

Programmes des Villes-santé mis en place à Phnom Penh, à Siem Reap et/ou dans d'autres municipalités avec le soutien du gouvernement.

•

Mise en place de comités opérationnels des Villes-santé à Phnom Penh et dans d'autres municipalités ayant reçu un soutien. Achèvement d'une stratégie et d'un plan d'action Ville-santé à Phnom Penh.

•

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Capacité institutionnelle améliorée pour planifier, appliquer et évaluer la PCIME et les activités connexes à l'échelon national et localement.

• •

Plan national achevé d'expansion de la PCIME. Nombre de plans achevés localement.

•

Amélioration des connaissances et des compétences des professionnels de santé en matière de communication et de prise en charge des cas pour prendre les enfants malades en charge, prévenir les maladies de l'enfance et promouvoir une croissance et un développement sains grâce à la PCIME et aux approches connexes.

•

Nombre de centres de santé où plus de 60 % des professionnels responsables de la prise en charge d'enfants malades sont formés à la PCIME.

90

CAMBODGE

•

Système de santé amélioré pour soutenir la PCIME et les approches connexes.

•

Nombre de districts opérationnels où la PCIME ou les approches connexes font partie des plans annuels ordinaires.

•

Interventions à assise communautaire visant à améliorer la santé infantile.

•

Nombre de districts où des interventions à assise communautaire sont mises en place pour améliorer la santé infantile.

Réforme des systèmes de santé • Cadre de politique du Ministère de la santé mis au point, à partir d'une analyse du système de santé identifiant les modifications et les réformes du système de santé et leur impact sur la prestation des services.

•

Cadre de politique du Ministère de la santé mis au point avant fin 2002.

•

Partenariats renforcés entre les diverses parties prenantes dans le développement du secteur de la santé.

•

Nombre de partenaires du secteur de la santé participant à la mise au point d'un cadre de politique, à une étude conjointe et à des activités de planification et d'évaluation.

Développement des ressources humaines • Politique, stratégie, directives et outils mis au point pour améliorer la performance des professionnels de santé par le biais d'actions plus robustes de planification, d'éducation et de gestion.

• •

Politique et directives élaborées. Nombre d'ateliers organisés.

91

CAMBODGE

Cambodge : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Cambodge 479 000 133 000 612 000 1 331 000 499 500 312 500 812 000 1 506 000 20 500 179 500 200 000 175 000 4.28 134.96 32.68 13.15 338 000 305 000 (33 000) (9.76) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

381 000 719 000

389 000 694 000

8 000 (25 000)

2.10 (3.48)

4 965 000

92

CHINE

CHINE

En 1997, l'espérance de vie en Chine était estimée à 70,8 ans. En 1998, le taux de mortalité infantile était de 33,2 pour 1 000 naissances vivantes et le taux de mortalité maternelle se maintenait à 56,20 pour 100 000 naissances vivantes. Des progrès considérables ont été réalisés dans la prévention des maladies : aucune flambée notable de maladies transmissibles ne s'est produite ces dernières années. La poliomyélite a été éradiquée du pays. Toutefois, les transformations de l'économie et de l'urbanisation, l'évolution des modes de vie et d'autres facteurs ont modifié la charge des pathologies, les maladies chroniques et non-infectieuses ayant occupé une place plus importante. Des problèmes liés aux systèmes de santé ont également fait leur apparition, notamment les difficultés d'accès aux soins de santé et l'inéquité dans les soins. Durant ces dernières années, d'importantes mesures ont été prises pour réformer et améliorer les services sanitaires. Les efforts de réforme en cours concernent entre autres le système hospitalier urbain, les soins de santé dispensés dans la communauté urbaine, le système sanitaire rural, la production et la délivrance des produits pharmaceutiques, les services de prévention et de lutte contre les maladies, une assurance maladie de base pour les employés des villes et le financement de la santé dans les zones rurales. Depuis peu, certaines tendances alarmantes se font jour dans la situation sanitaire du pays. Dès le début des années 90, les taux de mortalité ont augmenté dans certaines zones rurales très pauvres et l'amélioration des indicateurs sanitaires s'est ralentie dans tout le pays. L'écart entre la situation sanitaire des régions riches et celle des régions plus pauvres s'est creusé. Dans les provinces occidentales, et particulièrement dans les régions les plus reculées, les maladies infectieuses, la malnutrition et les affections touchant les nourrissons, notamment la diarrhée, sont toujours les premières causes de décès. Les populations pauvres des villes, notamment les populations migrantes, souffrent de graves problèmes de santé et n'ont aucun accès aux soins. L'hépatite B, la tuberculose et le VIH/SIDA sont devenus des problèmes majeurs de santé publique. Du fait de l'évolution des modes de vie, des niveaux de vie plus élevés et d'une forte prévalence du tabagisme chez les hommes, les maladies non transmissibles comme les maladies cardio-vasculaires et le cancer, occupent une place de plus en plus importante parmi les causes de décès. Le processus de réforme et les problèmes de financement sanitaire ont temporairement contribué, dans certaines parties du pays, à affaiblir les services de soins préventifs et primaires, notamment les vaccinations et les soins prénatals. En outre, certains prestataires de soins de santé ont réduit les services qui ne dégagent aucun revenu et tendent à effectuer des diagnostics ou des interventions curatives inutiles dans le but de générer des bénéfices au profit de leur centre de santé. La baisse des dépenses de santé du gouvernement (comparé aux dépenses totales de santé), la décentralisation du financement des systèmes de santé et la réduction régulière de la couverture d'assurance maladie dans les zones rurales ont abouti à une situation où l'accès aux soins de santé est devenu de plus en plus difficile pour la majorité des habitants. Le dixième plan sanitaire quinquennal identifie les objectifs globaux de développement du secteur de la santé, à savoir : ∙ D'ici à 2005, le système de soins de santé sera adapté aux besoins d'une économie de marché socialiste et un nouveau système de santé sera instauré dans l'ensemble du pays.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

93

CHINE

∙

D'ici à 2015, les écarts entre les conditions sanitaires des divers groupes de population et des différentes régions auront diminué et les indicateurs sanitaires nationaux seront proches des normes des pays du monde ayant un niveau intermédiaire de développement. D'ici à 2005, comparé aux valeurs de l'année 2000, l'espérance de vie sera prolongée d'une année, la mortalité du nourrisson et de l'enfant de moins de cinq ans sera réduite d'un cinquième et la mortalité maternelle sera réduite d'un quart.

∙

Pour atteindre ces buts essentiels, le dixième plan sanitaire quinquennal identifie les principales tâches à réaliser, à savoir :

(1)

Prévenir et lutter contre les maladies et les affections qui nuisent gravement à la santé des personnes, permettre le développement et la stabilisation de la société et améliorer la capacité à riposter rapidement aux situations d'épidémies et d'imprévus et à apporter des solutions ; Achever l'instauration du système de services sanitaires en zones rurales qui reposera sur les soins de santé primaires et devra s'adapter au système économique rural ; mettre en place différents systèmes d'assurance de soins de santé primaires pour les fermiers ; Renforcer les mesures de prévention et les soins de santé pour les mères et les enfants ; prévenir les maladies héréditaires, les maladies congénitales et réduire le nombre de malformations congénitales ; appliquer la stratégie consistant à "gouverner l'Etat dans l'esprit des lois" et enfin instaurer le "système de législation sanitaire" et un système approprié de supervision et d'exécution de cette législation ; Appliquer la stratégie consistant à "rendre le pays plus fort grâce à la science et à l'éducation" et promouvoir le développement d'une science de la médecine ; Améliorer la formation des professionnels à la technologie médicale, à l'administration et à la gestion sanitaires ; et enfin Inculquer au public des connaissances médicales de base et favoriser la santé de la population par la promotion de modes de vie sains.

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son appui au gouvernement dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Le pays est maintenu indemne de poliomyélite.

Indicateurs proposés

•

Zéro cas de poliomyélite causé par une infection au poliovirus indigène sauvage.

•

Surveillance et lutte renforcées contre les maladies évitables par la vaccination et définies comme cibles du programme élargi de vaccination.

•

Baisse de 50 % des cas de rougeole en 2001-2005 comparé à 19952000. Surveillance de la PFA conforme aux critères de certification de l'OMS.

•

94

CHINE

•

Utilisation élargie de certains vaccins insuffisamment utilisés, notamment du vaccin contre l'hépatite B.

•

Plus des deux tiers des provinces répondent aux exigences nationales de surveillance de la rougeole et du tétanos néonatal.

•

Chaîne du froid renforcée pour la conservation et la délivrance de vaccins.

•

D'ici à 2005, couverture avec trois doses de vaccin contre l'hépatite B >90 % dans les zones urbaines et >85 % dans les zones rurales.

•

Plus grande sécurité dans les injections de vaccins.

•

Achat de matériel permettant de maintenir la chaîne du froid dans les provinces pauvres. Proportion de vaccins injectés à l'aide de seringues à embouts de sécurité que l'on peut jeter sans risque.

•

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires • Activités renforcées de lutte antipaludique, de l'échelon des provinces à l'échelon local et en particulier prise en charge renforcée du paludisme à falciparum multirésistant, avec diagnostic spécifique précoce et polythérapie pour réduire la mortalité et prévenir le renforcement de la résistance.

•

Maintien de bas niveaux de paludisme et de faibles taux de létalité lorsqu'il s'agit du paludisme à falciparum multi-résistant.

•

Surveillance améliorée et meilleure riposte aux flambées de dengue, notamment dans le rôle des laboratoires.

•

Mise en oeuvre d'un plan national de lutte contre la dengue.

•

Appui renforcé du gouvernement et de l'opinion publique pour atteindre les objectifs d'élimination de la filariose lymphatique à l'échelon des provinces, et notamment optimisation des moyens techniques.

•

Progression vers les objectifs d'élimination de la filariose définis à l'échelon des provinces.

•

Appui renforcé du gouvernement et de l'opinion publique pour lutter contre les helminthiases transmises par le sol dans les zones d'endémie.

•

Nombre de comtés dans lesquels des écoles appliquent des programmes de lutte contre les helminthiases.

95

CHINE

•

Relance de la surveillance épidémiologique de la schistosomiase dans les zones d'endémie en s'appuyant sur des indicateurs de parasitologie et de morbidité, meilleure détection passive des cas de schistosomiase et traitement approprié.

•

Contrôle des données de surveillance de la schistosomiase.

•

Lutte élargie contre les hydatides dans les zones d'endémie.

•

Nombre de cas déclarés sur les sites sentinelles.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Informations sur la qualité du programme DOTS rassemblées et évaluées par les unités centrale et provinciales de lutte contre la tuberculose.

•

Nombre d'unités de lutte contre la tuberculose (centrale et provinciales) exploitant les informations sur la qualité du programme DOTS et des méthodes recommandées.

•

Programme intensifié de lutte contre la lèpre dans les provinces présentant un taux de lèpre supérieur à l'objectif d'élimination.

•

Nombre de provinces ayant atteint l'objectif d'élimination.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Education sexuelle appropriée dispensée aux adolescents, centrée sur la prévention des IST et du VIH/SIDA dans les zones recevant un soutien particulier.

•

Existence et qualité de l'éducation sexuelle dispensée aux adolescents.

Maladies transmissibles : surveillance et riposte • Surveillance renforcée, notamment du potentiel des laboratoires et riposte dans les cas de peste, d'encéphalite japonaise, de fièvre hémorragique avec syndrome rénal, dans les cas de rage humaine, de leptospirose et d'autres maladies transmissibles émergentes et réémergentes comme l'encéphalite virale.

•

Nombre de flambées de maladies transmissibles, en particulier les maladies transmissibles émergentes et ré-émergentes déclarées et ayant donné lieu à une riposte satisfaisante. Réseaux de laboratoires mis en place, spécialisés dans les principales maladies transmissibles. Nombre et pourcentage de laboratoires constitués en réseaux pour assurer une surveillance de la grippe et fonctionnant de façon

•

•

96

CHINE

satisfaisante, notamment envoi de virus en temps opportun aux laboratoires nationaux et aux laboratoires de renommée mondiale.

•

Augmentation, en portée et en nombre, des incidents dus à la résistance aux antimicrobiens, détectés et ayant donné lieu à des actions.

•

Capacité d'organisation et de ressources humaines améliorée pour mener des recherches épidémiologiques de qualité sur le terrain.

•

Nombre d'épidémiologistes de terrain formés dans le cadre de programmes de formation à l'épidémiologie de terrain.

Environnements sains • Diminution du nombre de blessures dues à des accidents domestiques ou de la circulation.

•

Nombre de blessures soignées par les services de santé dans des zones sélectionnées. Meilleures connaissances, attitudes et pratiques de la population en matière de prévention des accidents. Présence d'une réhabilitation des institutions et de la communauté dans des zones sélectionnées.

•

•

•

Moins de malentendus, d'idées fausses et d'habitudes malsaines dans l'opinion générale.

•

Nombre de personnes guidées essentiellement par des malentendus, des idées fausses et des habitudes malsaines.

•

Expansion du réseau d'écoles-santé dans des zones sélectionnées.

•

Nombre d'écoles-santé fonctionnant de manière satisfaisante dans des zones sélectionnées.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Confirmation de l'état de santé général, des modes d'alimentation et d'autres pratiques locales à l'égard des nourrissons et des enfants de moins de cinq ans dans les provinces occidentales.

•

Disponibilité de statistiques sanitaires fiables dans les provinces occidentales.

97

CHINE

•

Prise en charge intégrée des maladies de l'enfance (PCIME) appliquée dans les soins pédiatriques, dans les provinces occidentales.

•

Nombre de comtés ayant introduit la PCIME dans les provinces occidentales. Taux de mortalité et de morbidité des nourrissons et des enfants dans les provinces occidentales.

•

Santé génésique • Services de santé génésique de qualité dans les centres sanitaires recevant un soutien.

•

Evaluation de la qualité des services de santé génésique.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Remise à niveau des connaissances et des compétences des généralistes dans les hôpitaux de provinces sélectionnées pour diagnostiquer et traiter les troubles mentaux.

•

Nombre de généralistes ayant reçu une formation.

•

Dans une sélection de provinces occidentales, améliorations dans le traitement et les soins aux personnes âgées aveugles ou mal-voyantes.

•

Nombre de personnes âgées rendues aveugles ou mal-voyantes par l'effet du vieillissement et ayant été traitées avec succès. Introduction et application du système de codage du trachome.

•

•

Dans une sélection de provinces : (1) sensibilisation accrue aux facteurs de risques entraînant un rhumatisme articulaire aigu ou des cardiopathies rhumatismales ; (2) prévention et prise en charge améliorées du rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatismales

•

Potentiel de laboratoire disponible pour effectuer des diagnostics de streptocoques. Centres d'enregistrement et de prise en charge des cas de rhumatisme articulaire aigu et de cardiopathies rhumatismales implantés au niveau des préfectures. Nombre d'activités d'éducation sanitaire réalisées.

•

•

•

Capacité accrue de prise en charge des maladies non transmissibles dans des provinces sélectionnées.

•

Nombre de provinces dotées d'un programme de prévention et de prise en charge intégrées des maladies non transmissibles.

98

CHINE

Initiative pour un monde sans tabac • Moins de jeunes gens commençant à fumer et sensibilisation accrue aux effets nocifs du tabac.

•

Prévalence des jeunes fumeurs.

Réforme des systèmes de santé • Stratégie élaborée pour réviser la réglementation régionale sur les hôpitaux publics et privés.

•

Ateliers organisés et services de consultants internationaux utilisés.

•

Procédures élaborées pour déterminer quelles allocations de matériel médical moderne présentent le meilleur rapport coût - efficacité et pour planifier ces allocations.

•

Procédures et plans conçus et mis en application.

•

Normes et procédures définies pour la construction d'un hôpital général.

•

Application de nouvelles normes et de nouvelles procédures.

•

Méthodes de contrôle, d'évaluation et de définition d'objectifs pour assurer la rentabilité des composants sanitaires à but non lucratif du système de santé.

•

Application de nouvelles méthodes.

•

Aide à l'exploitation d'éléments à but lucratif et non lucratif du système de santé pour une prise en charge réussie des patients dans les dispensaires.

•

Elaboration de projets complets et détaillés de classification de la propriété pour les centres médicaux à but non lucratif et à but lucratif.

•

Potentiel de gestion renforcé pour permettre le fonctionnement effectif des services de santé.

•

Conception et mise en oeuvre de normes et responsabilité comptables effectives et applicables au système de santé conformément aux méthodes modernes de gestion.

•

Création d'une méthode standard de planification sanitaire régionale et mise au point d'essais sur le terrain.

•

Nombre de cours et d'ateliers de formation.

99

CHINE

•

Système équitable d'exploitation des fonds, touchant notamment les questions de gestion, conçu aux fins d'une assurance maladie en faveur des sociétés rurales.

•

Essai sur le terrain de la gestion et de l'équité du système d'exploitation des fonds mené dans trois provinces.

•

Intensification du contrôle législatif de la qualité et du type de médicaments fabriqués et délivrés au public.

•

Avant-projet de proposition d'une nouvelle législation soumis à l'étude du Conseil d'Etat.

•

Amélioration du système d'enregistrement des médicaments et des mécanismes favorisant l'utilisation des médicaments génériques.

•

Application du nouveau système de gestion conformément aux normes du Département d'enregistrement des médicaments.

•

Plus grande capacité à élaborer et à appliquer des réglementations en matière de substances biologiques, conformément aux normes internationales.

•

Evaluation des nouvelles compétences internationales pour la réglementation des substances biologiques, dans six instituts de biologie et au Département d'enregistrement des médicaments, de l'Institut national de contrôle des produits pharmaceutiques et biologiques.

•

Développement du contrôle et de l'assurance de la qualité contre les produits contrefaits et ceux ne répondant pas aux normes.

•

Mesures conçues et appliquées dans au moins 50 % des centres du Ministère de la santé, en coordination avec le système existant de contrôle de la qualité.

•

Développement du potentiel de gestion des informations sur l'administration des politiques pharmaceutiques.

•

Développement du potentiel (nouvelles procédures et bases de données) du Bureau général de l'Administration d'Etat des produits pharmaceutiques.

•

Meilleure information des patients et normes d'assurance de la qualité applicables aux prestataires en matière de réglementation pharmaceutique et de procédures juridiques.

•

Application de nouvelles directives émises par le Ministère de la santé en matière d'assurance de la qualité et applicables aux prestataires.

100

CHINE

•

Sensibilisation accrue et meilleures connaissances des prestataires, des fabricants, des distributeurs et des consommateurs sur les effets secondaires des médicaments.

•

Plan d'information diffusé aux prestataires de soins de santé et aux consommateurs dans certaines zones. Echantillons aléatoires des laboratoires et des officines pharmaceutiques dans ces zones.

•

•

Délivrance améliorée d'une assurance maladie en faveur des communautés rurales par le biais d'essais sur le terrain des systèmes de gestion et de planification des informations.

•

Essai sur le terrain dans 10 municipalités de Heilongjiang.

•

Sécurité renforcée dans l'utilisation par le public de plantes médicinales chinoises et adoption de normes sur la qualité et de spécifications techniques applicables à 100 produits phytothérapeutiques.

•

Adoption et application de directives sur l'utilisation sans risque des plantes médicinales chinoises - versions en anglais et en chinois. Application de procédures et de protocoles nationaux pour l'utilisation de 100 produits phytothérapeutiques.

•

•

Meilleure intégration de la médecine chinoise traditionnelle dans les services diversifiés du Ministère de la santé, et planification appropriée.

•

Information publique sur le bon usage de la médecine chinoise traditionnelle diffusée par le Ministère de la santé aux prestataires des services de santé dans les communautés urbaines et rurales.

•

Résultats d'enquêtes épidémiologiques transmis pour déterminer si la médecine chinoise peut être utile dans le traitement de maladies non transmissibles spécifiques.

• • •

Essais de terrain. Enquêtes épidémiologiques. Nouvelle élaboration de la politique et des protocoles de traitement des maladies non transmissibles.

•

Plus grande efficacité dans la prestation des services de santé grâce à l'utilisation équilibrée des services de médecine chinoise traditionnelle dans les centres de santé des comtés, des municipalités et des villages, dans les zones urbaines et rurales.

•

Résultats sur l'efficacité des interventions de médecine chinoise traditionnelle.

101

CHINE

Développement des ressources humaines • Gestion optimisée des services de santé grâce aux nouvelles compétences et aux nouvelles connaissances en matière de gestion, d'analyse économique et de capacité à diriger.

•

Exploitation des analyses économiques et des compétences de gestion des services de santé dans les hôpitaux des provinces. Programmes de formation continue destinés aux dirigeants sanitaires dans les hôpitaux des provinces.

•

Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques • Nouvelle structure optimisée du prix du système de santé, pour assurer un service de santé équitable à un prix raisonnable.

•

Identification des organes de liaison en vue de l'ajustement du prix qui permettra de relever le niveau de fonctionnement du système de santé grâce à des méthodes testées dans quatre grandes provinces. Application d'une stratégie scénario pour parvenir à des services de santé équitables et efficaces dans la totalité des centres de santé.

•

•

Expansion d'une base de données pour une utilisation efficace des ressources en vue d'améliorer le potentiel des services dans les provinces occidentales par le biais d'une planification régionale.

•

Application d'un plan régional d'information sur une exploitation efficace des ressources dans les provinces occidentales.

•

Meilleurs modes d'enregistrement et renforcement de l'assurance de la qualité pour les tests cliniques des médicaments.

•

Modification des modes d'enregistrement des médicaments par la Commission nationale de la pharmacopée chinoise. Evaluation des données de base pour élaborer de nouveaux modes d'enregistrement à la Commission nationale de la pharmacopée chinoise. Application des normes de Bonnes pratiques cliniques dans cinq provinces clés. Elaboration de procédures de supervision des tests cliniques améliorés dans cinq provinces clés, et conformité obtenue de 100 %.

•

•

•

102

CHINE

•

Projet élaboré pour évaluer la performance des services de santé dans les communautés rurales.

•

Essai de terrain d'un ensemble d'indicateurs de performance.

•

Nouvelles conceptions des services de santé communautaires pour les zones rurales, notamment introduction de conceptions multisectorielles intégrées, essais et diffusion dans d'autres zones.

•

Dispenser une formation et produire un manuel de formation pour l'évaluation des performances des services de santé communautaires dans les zones rurales. Cas concrets recueillis au cours des essais de terrain dans le domaine les politiques, exploités lors des nouvelles conceptions des services de santé communautaires adoptés par le Ministère de la santé. Application de l'évaluation des besoins sanitaires et conception d'une recherche semi-expérimentale pour obtenir de nouvelles informations sur les services de santé communautaires en vue de la conception et de la planification de ces services.

•

•

•

Normes administratives définies pour un réseau d'information du Ministère de la santé.

•

Elaboration de normes.

•

Potentiel des services de santé renforcé par l'amélioration des stratégies de collecte d'informations sanitaires en vue de l'élaboration d'une technologie de l'information à long terme.

•

Achever une stratégie de collecte d'informations sanitaires pour l'élaboration d'une technologie de l'information à long terme, au Ministère de la santé. Prévoir une formation spécialisée et normale en constitution de réseaux bio-médicaux et numérisation pour une personne clé choisie parmi le personnel de l'Institut d'information médicale et l'Académie chinoise des sciences médicales et l'Ecole de médecine de Pékin.

•

•

Nouvelles méthodes d'élaboration de stratégies mises en place.

•

Programme destiné à améliorer l'application des méthodes d'élaboration de stratégies en s'appuyant sur des bases factuelles.

103

CHINE

•

Moyens d'action et base d'informations développés pour permettre l'élaboration d'une politique sanitaire s'appuyant sur une base factuelle.

•

Examen des niveaux de compétences et besoins d'une base d'information pour élaborer une politique sanitaire nationale s'appuyant sur une base factuelle et des sous-systèmes pour les cinq provinces.

•

Base d'information élaborée pour la gestion des interventions de médecine traditionnelle chinoise.

•

Application par le Ministère de la santé de modes de gestion améliorés pour le bon usage de la médecine traditionnelle chinoise.

Relations extérieures • Gestion, coordination et moyens d'actions améliorés pour appliquer les programmes sanitaires internationaux de collaboration et de coopération intersectorielle.

•

Nombre de membres du personnel formés à l'étranger à la gestion des programmes. Nombre de sessions de formation organisées en matière de gestion, de contrôle et d'évaluation. Meilleure performance dans l'application des programmes, y compris dans la coopération intersectorielle.

•

•

104

CHINE

Chine: ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Total partiel Faire connaître l'action de l'OMS 16 Relations extérieures et gestion des programmes Total partiel Total - Chine

233 000 432 000 312 000 0 614 000 1 591 000

120 000 346 500 162 200 100 000 215 400 944 100

(113 000) (85 500) (149 800) 100 000 (398 600) (646 900)

(48.50) (19.79) (48.01) 100.00 (64.92) (40.66)

1 681 000 116 000 428 000 417 000 0 2 642 000

1 400 200 357 000 178 000 220 000 100 000 2 255 200

(280 800) 241 000 (250 000) (197 000) 100 000 (386 800)

(16.70) 207.76 (58.41) (47.24) 100.00 (14.64)

1 490 000 629 000 92 000 2 211 000

1 578 400 1 589 300 143 000 3 310 700

88 400 960 300 51 000 1 099 700

5.93 152.67 55.43 49.74

337 000 337 000 6 781 000

271 000 271 000 6 781 000

(66 000) (66 000) 0

(19.58) (19.58) 0.00 6 400 000

105

HONG KONG (CHINE)

HONG KONG (CHINE)

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Les maladies dégénératives chroniques constituent les principales causes de décès à Hong Kong (Chine). Les trois premières causes en 1999 étaient les tumeurs malignes, les cardiopathies et les maladies cérébrovasculaires, représentant 10 997, 5 220 et 3 491 décès respectivement. Ensemble, elles représentaient 59 % de tous les décès. Hong Kong (Chine) a de bons indices sanitaires. L’espérance de vie moyenne à la naissance est maintenant de 77,2 pour les hommes et de 82,4 pour les femmes. Les taux de mortalité infantile et des moins de cinq ans sont invariablement bas. Le ratio de mortalité maternelle demeure faible. Hong Kong (Chine) répertorie 27 maladies infectieuses à déclaration obligatoire, y compris trois maladies quarantenaires, à savoir le choléra, la peste et la fièvre jaune. En 1999, 20 345 cas de maladies infectieuses soumises à déclaration ont été signalés, dont 54 %, 37 % et 3 % étaient dus à la varicelle, la tuberculose et l’hépatite virale respectivement. Les enfants à Hong Kong (Chine) sont vaccinés contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, le tétanos, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Du fait de la couverture vaccinale élevée, des maladies telles que la diphtérie et la poliomyélite ont été quasiment éliminées et l’incidence des maladies évitables par la vaccination chez les enfants est relativement faible. En 1999, le nombre des déclarations de tuberculose s’élevait à 7 087, ce qui représente une diminution de 7,6 % par rapport à 1998. Bien que le taux de mortalité tende à diminuer globalement, le taux de déclaration de la tuberculose est demeuré élevé à 112 pour 100 000 habitants, principalement du fait de la population élevée de personnes âgées et de l’environnement surpeuplé. A la fin de 1999, 1 359 cas cumulés d’infection à VIH et 433 cas de SIDA avaient été déclarés. La politique du Gouvernement en matière de soins de santé est que personne ne devrait se voir refuser un traitement médical adéquat du fait du manque de moyens financiers. A cet effet, il fournit une gamme de services et de moyens par l’intermédiaire du Département de la Santé et de l’Autorité hospitalière pour satisfaire les besoins du public. Ceux-ci sont complétés par des services de santé fournis dans le secteur privé. Le Département de la Santé protège la santé de la communauté par une gamme de services au niveau de la promotion, de la prévention, des soins et de la réadaptation. Il s’engage à fournir des services de haute qualité orientés vers le client. L’Autorité hospitalière est un organisme indépendant qui s’occupe de la gestion de tous les hôpitaux publics. Elle assure des services de traitement médical et de réadaptation aux patients par le biais de services périphériques, de dispensaires spécialisés et de 43 hospitaux publics (à partir de 1999). En ce qui concerne le secteur privé, des services d’hospitalisation sont fournis par 12 hôpitaux privés, tandis qu’environ 85 % des soins ambulatoires sont assurés par des médecins privés. Le but du Gouvernement est de fournir un système de santé qui soit capable de protéger et de promouvoir la santé, de fournir des soins globaux à chaque citoyen pendant toute leur vie à un prix abordable, et d’être financièrement durable à long terme. Les objectifs globaux tels qu’ils ont été annoncés dans le discours de politique générale du Chef de l’Exécutif en 2000 sont les suivants : ∙ ∙ ∙ restructurer et renforcer les programmes d’éducation sanitaire et de prévention ; assurer une fourniture adéquate de services médicaux pour pourvoir aux besoins d’une population qui s’accroît et qui vieillit ; et consulter le public sur les orientations stratégiques pour réformer le système de santé.

106

HONG KONG (CHINE)

Pour réaliser ces objectifs globaux, le Gouvernement devra veiller : ∙ ∙ ∙ ∙ à ce qu’un cadre législatif et politique favorable soit en place pour la protection de la santé publique et la prestation de services de santé de haute qualité ; à la disponibilité de professionnels de santé qualifiés, compétents et engagés pour la prestation de services de santé de haute qualité ; à la disponibilité d’un programme complet et global qui fasse la promotion de la santé et du bien-être tout au long de l’existence ; et à la disponibilité d’établissements de soins et de services de santé adéquats pour satisfaire les besoins de la communauté.

Le Gouvernement organisera des examens réguliers de la législation liée à la prestation des services médicaux et de santé. Le Département de la Santé maintient un système de surveillance et de lutte efficace pour les maladies afin de prévenir les flambées de maladies transmissibles. Un réseau élargi est entretenu avec les autorités sanitaires continentales chinoises et étrangères pour se tenir au courant des tendances des maladies au niveau mondial. Le Gouvernment a l’intention d’étendre le système de surveillance des maladies pour couvrir deux maladies supplémentaires et augmenter de 20 autre pour cent le nombre d’agences mises en réseau à l’étranger et sur le continent chinois. Tenant compte de l’accroissement et du vieillissement de la population, le Gouvernement vise à augmenter le nombre de lits d’hôpitaux publics, ainsi que le nombre d’équipes psychiatriques communautaires pour aider les malades mentaux sortis d’hôpital qui vivent dans la communauté. L’OMS aidera le Gouvernement à réaliser ce qui suit.

Résultats escomptés Développement des ressources humaines • Capacités nationales de planification et de mise en œuvre des stratégies nationales pour les services de santé renforcées par la formation des personnels de santé. •

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

Nombre de cours organisés.

Hong Kong (Chine): ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Hong Kong (Chine) 132 000 132 000 132 000 50 000 50 000 50 000 (82 000) (82 000) (82 000) (62.12) (62.12) (62.12) 0

107

MACAO (CHINE)

MACAO (CHINE)

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Les habitants de Macao (Chine) jouissent d’un haut niveau de santé, avec un taux de mortalité infantile et un ratio de mortalité maternelle faibles. En outre, du fait du succès des programmes de vaccination, y compris la vaccination contre l’hépatite B et d’autres mesures préventives, la morbidité et la mortalité dues aux maladies transmissibles ont diminué considérablement au cours des dernières années. Cependant, la surveillance épidémiologique et les programmes de vaccination doivent être renforcés pour garantir l’identification immédiate de toute flambée de maladie possible et la lutte contre ces flambées. Le programme de lutte contre le SIDA a été beaucoup intensifié par l’éducation sanitaire et la surveillance du VIH. Plusieurs mesures pratiques en rapport avec la confidentialité, les soins de santé, les toxicomanes et la politique d’immigration ont été adoptées, sur la base du respect des droits de l’homme et de la protection de la population générale. L’échange de renseignements et d’informations sur le SIDA avec les voisins proches tels que Zhuhai (Chine) a été mis en route sur une base confidentielle et sera étendue à d’autres pays et territoires. La médecine traditionnelle chinoise est utilisée depuis de nombreuses années et acceptée généralement parmi les résidents chinois locaux. Du fait de son importance en tant que l’une des ressources précieuses dans la réalisation du but de la Santé pour tous, un Centre de médecine chinoise a été créé en 1999 au Centre de Santé de Fai Chi Kei, un des centres de santé du Département de la Santé de Macao (Chine). Un programme de formation pour les médecins et les pharmaciens chinois traditionnels locaux sera organisé pour améliorer leurs connaissances et leur technologie. L’identification et l’évaluation scientifiques des médicaments traditionnels et des thérapies seront également réalisées afin de garantir l’innocuité, l’efficacité et la qualité fiable. Le développement des ressources humaines, notamment le développement du personnel de santé local, est crucial pour fournir effectivement des soins de santé de grande qualité et il est important pour que le territoire puisse garantir la fourniture continue de tels services de santé. Pour satisfaire les besoins du personnel de santé, divers cours et programmes de formation, tels que des stages et des programmes de spécialisation pour les jeunes médecins et diplômés en médecine, continuent d’être développés ou renforcés davantage. La formation en cours d’emploi, des cours et des séminaires-ateliers de recyclage, des voyages d’étude et des visites techniques seront également organisés dans le pays et à l’étranger pour améliorer les connaissances et les aptitudes du personnel médical et des autres personnels de santé. Le problème le plus crucial demeure la pénurie de personnel de santé local qualifié. Les diplômés en médecine et les médecins locaux doivent être formés dans divers domaines, notamment dans les soins de santé primaires, la prévention des maladies transmissibles, et la gestion générale et l’administration, pour accéder à des postes de direction au niveau supérieur dans le domaine de la santé plus tard dans leur carrière.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS fournira un appui aux autorités pour réaliser ce qui suit.

Résultats escomptés Développement des ressources humaines • Capacité du personnel de santé local renforcée pour planifier, •

Indicateurs proposés

Nombre de personnes formées.

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MACAO (CHINE)

gérer et mettre en œuvre des programmes de santé nationaux.

Macao (Chine): ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Macao (Chine) 66 000 0 66 000 66 000 0 50 000 50 000 50 000 (66 000) 50 000 (16 000) (16 000) (100.00) 100.00 (24.24) (24.24) 0

109

ILES COOK

ILES COOK

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Avec une population d'environ 15 500 habitants, les Iles Cook constituent un territoire autonome, les relations internationales et la défense étant placées sous l'autorité de la Nouvelle Zélande. Après cinq années de réforme du secteur public, le gouvernement des îles Cook est entré dans une période d'efforts pour améliorer la transparence de sa gestion et sa responsabilité fiscale dans le secteur public. Le budget de la santé et celui de l'éducation ont été augmentés. Reflétant la réforme du secteur public, le Ministère de la santé s'est également lancé dans la restructuration et le renforcement des compétences de gestion. En 2000, les services cliniques furent une fois de plus placés sous l'autorité du Ministère de la santé, la santé publique et les services bucco-dentaires devant également y retourner au milieu de l'année 2001. Le bureau du ministre chargé de l'administration des îles continue de contrôler les services de santé sur les îles périphériques. Depuis que cette organisation est en place, des rapports anecdotiques ont été transmis sur les problèmes d'approvisionnement en médicaments et en matériel et sur la mauvaise exploitation des ressources. Le Ministère de la santé revoit actuellement la structure de l'organisation. Malgré la situation périphérique de certaines îles, l'état de santé des habitants des îles est relativement bon. Ainsi, en 1997, l'espérance de vie à la naissance était de 68 ans pour les hommes et de 72 ans pour les femmes, et l'ensemble des habitants avaient accès à une eau saine et à des installations appropriées d'évacuation des excréments. Au cours des 30 dernières années, la filariose de Bancroft, qui était fortement endémique, a été réduite à des niveaux de prévalence bas grâce à des programmes réussis d'administration de médicaments à grande échelle. Eliminer la filariose avant 2005 est, pour le gouvernement, un objectif important. Les helminthiases ont été considérablement réduites grâce à l'amélioration de la qualité de l'eau et de l'assainissement et à des campagnes d'administration de médicaments dans les écoles. Un programme d'amélioration de l'adduction d'eau et de l'assainissement, avec la construction de toilettes équipées d'une chasse d'eau dans toutes les écoles et les centres de santé des îles périphériques a contribué à la réduction de ces maladies et probablement aussi à la diminution des dermatoses infectieuses, des rhumatismes articulaires aigus et des maladies obstructives des voies respiratoires. Les seules flambées de maladies infectieuses constatées ces dernières années étaient dues à la transmission de la dengue de type 3, survenue à deux reprises, en 1992-1993 et en 1995. Aucun cas de tuberculose n'a été diagnostiqué depuis plusieurs années et la lèpre est devenue rare, les cas sporadiques étant rapidement dépistés et soignés au moyen de polythérapies. Aucune infection au VIH n'a été constatée jusqu'à présent et une étude réalisée en 1993-1994 sur les infections sexuellement transmissibles (IST) chez les femmes a montré un niveau bas de prévalence. Toutefois, il faut continuer à déployer des efforts pour renforcer les mesures de prévention et de lutte et le contrôle des maladies transmissibles courantes. L'obésité, l'hypertension, le diabète sucré et ses complications et les maladies cardiovasculaires et vasculaires cérébrales se sont substitués aux maladies infectieuses dans les problèmes majeurs de santé publique. La plupart des problèmes de santé actuels sont dus au développement des maladies liées au mode de vie, notamment à une plus forte prévalence des problèmes nutritionnels imputables au tabagisme et à la surconsommation d'aliments à forte teneur en graisse et en sel. La mise en oeuvre de programmes efficaces et abordables de lutte contre les maladies non transmissibles sera un enjeu énorme pour les années à venir. Les ressources humaines affectées à la planification sanitaire depuis quelques années se sont efforcées de fournir un nombre suffisant de médecins généralistes intéressés par une

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ILES COOK

spécialisation et de former le personnel de l'hôpital général de Rarotonga et d'un petit nombre d'hôpitaux des îles périphériques et de centres de santé. Par ailleurs, les infirmiers praticiens ont reçu une formation sur place et au Samoa pour une mise à niveau de leurs compétences cliniques et de leurs connaissances de gestion des hôpitaux de district et des soins de santé primaires, afin de devenir les chefs de file des équipes sanitaires dans les îles périphériques. Du fait de la pénurie de professionnels de santé qualifiés (généralistes, spécialistes, dentistes et infirmiers), la priorité a été accordée au développement des ressources humaines pour le secteur de la santé. Les efforts continuent d'être déployés pour rehausser le niveau de qualification du personnel, notamment des auxiliaires de santé, dans la gestion et la formation en soins cliniques spécialisés. Les îles Cook se sont lancées dans le projet télésanté. Selon toutes prévisions, le projet devrait fournir une formation et un enseignement à distance suffisants, permettre la consultation d'instituts de médecine étrangers par Internet pour soutenir et améliorer la pratique de la médecine, notamment dans les îles périphériques, et renforcer les moyens de surveillance des maladies et la prise en charge des soins de santé. L'OMS apportera son appui au gouvernement dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Meilleures prestations des services de vaccination. •

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

Couverture vaccinale étendue à tous les enfants et aux femmes en âge d'enfanter.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Système de santé renforcé et application des stratégies de prévention des IST et du VIH/SIDA. • Sensibilisation accrue de l'opinion publique, des professionnels de santé et des décideurs aux IST et au VIH/SIDA.

Environnements sains • Meilleures connaissances et sensibilisation accrue aux principaux déterminants sanitaires. • Réalisation et diffusion de messages médiatiques, de supports didactiques, etc.

•

Potentiel national renforcé des instituts d'hygiène du milieu des îles Cook.

•

Nombre suffisant de professionnels qualifiés formés à l'hygiène du milieu.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Politiques, stratégies et plan d'action élaborés pour promouvoir • Politique élaborée sur la santé de l'adolescent

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ILES COOK

d'action élaborés pour promouvoir la santé de l'adolescent.

de l'adolescent. • Nombre d'ateliers organisés sur le développement de la communauté et ayant pour thème les jeunes gens (et leur rôle en santé génésique, en santé sexuelle et en planification familiale). Nombre de professionnels de santé participant à des ateliers sur la politique nationale et la santé de l'adolescent.

•

Santé génésique • Planification renforcée pour une grossesse à moindre risque. • Nombre de sages-femmes ayant reçu une formation.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Mise en place de systèmes de surveillance des maladies non transmissibles (MNT) et des facteurs de risques. • Données actualisées sur les MNT et les facteurs de risques ayant été diffusées.

•

Elaboration et mise en application de directives s'appuyant sur une base factuelle et de normes de soins dans la prévention et la prise en charge des MNT.

•

Nombre de directives diffusées sur la prévention et la prise en charge des MNT.

Réforme des systèmes de santé • Amélioration de l'enseignement à distance, des services médicaux et de la surveillance des maladies. • Nombre de consultations médicales entre les îles périphériques, Rarotonga et les instituts de médecine étrangers. Professionnels de santé inscrit à des programmes d'enseignement et de formation à distance. Amélioration de la surveillance et du contrôle des maladies.

•

•

Développement des ressources humaines • Services de haut niveau des ressources humaines pour répondre aux besoins des programmes du Ministère de la • Nombre de professionnels qualifiés, médecins par ex., ayant reçu une formation.

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ILES COOK

programmes du Ministère de la santé. Iles Cook: ressources proposées par source de financement

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Iles Cook 151 000 255 000 406 000 478 000 26 000 150 000 176 000 426 000 (125 000) (105 000) (230 000) (52 000) (82.78) (41.18) (56.65) (10.88) 54 000 72 000 112 750 40 750 56.60 0 29 000 29 000 100.00

0 0

11 000 40 000

11 000 40 000

100.00 100.00

0 0

20 000 52 000

20 000 52 000

100.00 100.00

0 72 000

25 250 210 000

25 250 138 000

100.00 191.67

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FIDJI

FIDJI

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Ces dernières années, l’espérance de vie à la naissance n’a pas progressé comme on pouvait s’y attendre : chez les hommes, elle a régressé de 64,8 à 64,5 ans et, chez les femmes, de 69 à 68,7 ans. Ce qui peut en partie s’expliquer par l’augmentation du nombre des décès résultant d’une évolution des modes de vie, ainsi qu’en témoigne la hausse de l’incidence du diabète, de l’hypertension et du cancer. Le nombre des décès consécutifs à des accidents de véhicules à moteur a également sensiblement augmenté. Bien que, dans l’ensemble, la mortalité infantile ait diminué, les décès néonataux (pendant les quatre premières semaines de la vie), qui sont habituellement liés à des complications d’accouchement, à une naissance prématurée, à un faible poids à la naissance ou à des anomalies congénitales, continuent d’inquiéter. Le taux élevé de couverture vaccinale contre les maladies mortelles chez les enfants de moins de cinq ans a nettement contribué à la baisse de la morbidité et de la mortalité dans cette tranche d’âge. Toutefois, les poussées épisodiques de maladies évitables par la vaccination, comme la rougeole, par exemple, constituent toujours une menace. La surveillance des maladies est restée vigilante, notamment à l’égard de la poliomyélite. Ce système de surveillance décèle en moyenne six cas de paralysie flasque aiguë par an. La mortalité maternelle a sensiblement baissé et l’on attribue ce progrès à la bonne qualité des services prénatals, postnatals et obstétricaux fournis dans les hôpitaux de base et les dispensaires périphériques. En moyenne, quatre femmes meurent chaque année de suites directes de grossesse ou d’accouchement. Elles sont à peu près aussi nombreuses à mourir pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la grossesse. En 1999, 99,2 % des femmes enceintes ont été suivies par du personnel qualifié et 98,8 % des enfants sont nés dans des établissements sanitaires. Les maladies de l’appareil circulatoire, telles que les cardiopathies ischémiques, l’hypertension et le diabète, sont les principales causes de morbidité et d’hospitalisation dans la population adulte, alors que les infections respiratoires aiguës, la diarrhée infantile les parasitoses et la méningite restent les principales causes de maladie chez les enfants. A la suite des bouleversements politiques du début de l’an 2000, le Ministère de la Santé a établi un ordre de priorité entre les activités et les objectifs des programmes de santé, reflétant une diminution des ressources. Les secteurs prioritaires ainsi définis étaient ceux qui pouvaient être entrepris et/ou mis en oeuvre dans un délai de deux ans et comprennent notamment : la restructuration et la réforme du secteur de la santé ; le développement des ressources humaines ; la qualité et les normes ; l’information sanitaire ; la santé publique et la promotion de la santé ; la gestion financière ; le financement de la santé ; et les relations publiques.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS appuiera le Gouvernement dans les réalisations suivantes.

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Renforcement du programme de vaccination, y compris l’amélioration de la couverture vaccinale, la surveillance et le système de la chaîne de froid.

Indicateurs proposés

• •

La couverture par les vaccins du PEV a atteint au moins 95 %. Une enquête a été faite sur la couverture vaccinale.

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FIDJI

•

Du matériel de chaîne de froid a été livré.

•

Amélioration de la sécurité et de l’élimination des aiguilles servant à la vaccination.

•

Au moins 50 % des centres utilisent des seringues auto-destructrices et disposent de moyens d’élimination sans risque.

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires • Amélioration des compétences et de la capacité des laboratoires, notamment pour la dengue et la filariose.

•

Nombre d’agents de laboratoires formés aux méthodes de travail fiables et internationalement admises.

•

Mise en place de systèmes de surveillance efficaces, y compris de meilleurs moyens de communiquer et de rendre compte aux niveaux régional et local.

•

Des directives pour la surveillance ainsi qu’une structure de compte rendu et un mécanisme d’évaluation ont été institués.

•

Elaboration de programmes d’assurance de la qualité et établissement de liens entre les institutions.

•

Il existe des programmes d’assurance de la qualité et des liens sont officialisés avec les centres collaborateurs de l’OMS existants.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Amélioration de l’offre du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS).

•

La couverture du traitement de brève durée sous surveillance directe atteint 100 % et, le taux de guérison, 85 %.

•

Accroissement de la capacité nationale en matière de promotion, de mobilisation sociale et de gestion du programme.

•

Le programme de promotion a été mis en oeuvre.

•

Amélioration de la surveillance de la lèpre.

•

Un exercice de surveillance de la lèpre a eu lieu dans toutes les subdivisions.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Amélioration de la prévention à base factuelle ainsi que des interventions soignantes visant les infections

•

La prévalence estimative des IST dans toutes les tranches d’âge a été réduite d’au moins 10 % en 2004.

115

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sexuellement transmissibles (IST) et le VIH, appuyée par une surveillance et une recherche de meilleure qualité.

•

Des recherches et des enquêtes ont été menées sur les IST.

•

Amélioration de la prise en charge clinique du VIH.

•

La prise en charge clinique du VIH/SIDA a été mise en place dans la structure sanitaire tertiaire.

Maladies transmissibles : surveillance et riposte • Renforcement de la prise des décisions en matière de maladies transmissibles au niveau national et dans le grand public.

•

Des matériels d’information, d’éducation et de communication (IEC) ont été réalisés pour les principales maladies transmissibles.

•

Existence de normes, de standards, de manuels et de directives pour le diagnostic et la surveillance.

•

Un manuel sur les maladies transmissibles a été réalisé à l’intention de tous les personnels de santé.

Environnements sains • Elaboration d’une politique de sécurité alimentaire et exécution du Plan d’action national pour la nutrition.

•

Une politique de sécurité alimentaire a été définie.

•

Elaboration et application d’une politique nationale d’îles-santé.

•

Une politique nationale d’îles-santé a été élaborée.

•

Amélioration des aptitudes des agents de santé en matière de réadaptation après traumatisme.

•

Nombre d’agents de santé formés à la fourniture de services de réadaptation.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Amélioration de la qualité des services de nutrition en vue de réduire la malnutrition ainsi que la morbidité et la mortalité périnatales..

•

Dans toutes les subdivisions, le personnel a reçu une formation et dispose de matériel et de fournitures appropriés.

•

Amélioration des directives nutritionnelles pour la lutte contre les maladies transmissibles et l’élaboration d’interventions primaires et secondaires à base communautaire.

• •

Les directives nutritionnelles ont été révisées et appliquées. Les directives relatives aux hôpitaux “amis des bébés” ont été appliquées.

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Santé génésique • Formulation de directives appropriées relatives aux infections des organes reproducteurs et au travail prématuré.

•

Des recherches ont été menées sur les infections des organes reproducteurs et sur le travail prématuré.

•

Formulation de directives appropriées pour la prise en charge de la stérilité.

•

Des recherches ont été menées sur les causes de la stérilité.

•

Production de matériels IEC appropriés sur la maternité sans risque pour sensibiliser individus et les communautés.

•

Des matériels IEC respectueux de la culture locale ont été élaborés.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Amélioration de la surveillance et de la prise en charge du diabète et des cardiopathies.

•

Au niveau des soins primaires, le diagnostic et la prise en charge du diabète se sont améliorés dans les divisions.

•

Renforcement des programmes de prévention bucco-dentaire par la distribution de fournitures, la formation de personnels, l’action de sensibilisation des communautés et les activités de recherche.

•

Une enquête dentaire a été menée et du matériel dentaire a été acquis.

•

Amélioration de la prise en charge des malades psychiatriques grâce à des programmes de formation professionnelle et de sensibilisation de la communauté.

•

Des activités de formation du personnel en psychiatrie clinique ainsi que de sensibilisation de la communauté ont été organisées.

Réforme des systèmes de santé • Amélioration de l’organisation des services de santé grâce à une formation adéquate des personnels de santé.

•

Des cours de formation ont eu lieu, des bourses ont été octroyées et l’on a réexaminé les programmes d’études.

•

Amélioration des moyens de diagnostic (technologie clinique) des laboratoires de santé publique.

•

Du matériel de laboratoire a été acquis.

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•

Amélioration des services pharmaceutiques afin de répondre aux besoins d’une structure sanitaire décentralisée.

•

Du personnel pharmaceutique a reçu une formation et des directives thérapeutiques types ont été élaborées.

Développement des ressources humaines • Amélioration de la stratégie de développement des personnels d’encadrement de d’exécution.

•

Degré d’actualité et de complétude de la formation et de la réforme des ressources humaines. Le plan stratégique de développement des personnels d’encadrement et d’exécution, ainsi que des indicateurs, ont été mis en place. Le programme de formation et de bourses est terminé.

•

•

Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques • Amélioration du réseau et bon fonctionnement du partenariat permettant d’effectuer des estimations épidémiologiques ainsi que des analyses de politique et d’économie sanitaires.

•

Une formation est assurée en matière d’analyses de politique et d’économie sanitaires.

•

Définition d’une politique se fondant davantage sur des faits en matière de financement de la santé et d’approches intersectorielles du développement sanitaire.

•

La politique et la stratégie de la santé ont été révisées.

•

Amélioration du mécanisme d’élaboration et de diffusion de l’information sanitaire.

•

Un système informatisé d’information sanitaire a été mis en place.

•

Amélioration du potentiel de recherche en information sanitaire.

•

Des recherches en information sanitaire ont été menées.

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Fidji : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaires à l'appui des politiques Total partiel Total - Fidji 156 000 296 000 68 000 520 000 1 174 000 120 000 185 500 162 500 468 000 1 088 000 (36 000) (110 500) 94 500 (52 000) (86 000) (23.08) (37.33) 138.97 (10.00) (7.33) 68 000 305 000 69 000 0 131 000 505 000 162 000 28 000 30 500 106 000 326 500 (143 000) (41 000) 30 500 (25 000) (178 500) (46.89) (59.42) 100.00 (19.08) (35.35) 12 000 58 000 20 000 59 000 0 149 000 30 000 106 000 69 500 50 000 38 000 293 500 18 000 48 000 49 500 (9 000) 38 000 144 500 150.00 82.76 247.50 (15.25) 100.00 96.98 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

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POLYNÉSIE FRANÇAISE

POLYNESIE FRANÇAISE

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

La Polynésie française dispose d’un système de santé relativement fort ; le nombre de médecins et autres personnels de santé par habitant y est élevé. La promotion de la santé constitue désormais l’un des grands axes des initiatives prises par le pays en matière de santé. Il s’agit notamment d’enrichir les compétences des personnels de santé ainsi que d’orienter l’action de promotion de la santé vers la collectivité et vers l’école. La dengue a été un grave sujet de préoccupation pendant de nombreuses années. Les personnels de santé possèdent généralement une assez bonne expérience dans ce domaine et ils bénéficient d’un puissant soutien des laboratoires. Pour la présente période biennale, les objectifs sanitaires nationaux ont essentiellement trait aux campagnes d’éducation de masse, aux programmes de sensibilisation des communautés, et à l’initiation des personnels de santé aux stratégies de promotion de la santé au niveau communautaire. Plus de 70 % des adultes sont en surpoids. En outre, près de 30 % des élèves de l’enseignement primaire vivant en milieu urbain sont obèses. Les complications de l’obésité font que 18 % des adultes sont diabétiques et que le nombre des insuffisances rénales chroniques au stade terminal est en augmentation. Le taux de mortalité par maladies cardio-vasculaires est 1,5 fois plus élevé qu’en métropole. Un plan de lutte à moyen terme contre l’obésité a été élaboré, axé sur les femmes enceintes, les personnes en surpoids et les enfants. En outre, En outre, il est prévu de lancer un plan d’action pour la formation des professionnels de santé, des recherches sur les moyens de modifier les comportements et une campagne d’information. Afin de renforcer les services de santé, une ou deux infirmières ont été affectées dans chacune des îles de Polynésie où elles sont chargées de la coordination et de la mise en œuvre locales des programmes de santé. Elles sont les agents de liaison des administrateurs de programmes et ont la responsabilité de la mise en œuvre et de l’évaluation. Ces infirmières coordonnatrices sont régulièrement rappelées à l’unité centrale pour mettre en commun leurs expériences et se tenir mutuellement au courant de l’état d’avancement des différents programmes de santé publique ainsi que des résultats obtenus. Une quinzaine d’infirmières travaillent dans des communautés isolées où il n’y a pas de médecin, et cela contrairement à la législation française. Cependant, la Polynésie française voudrait instaurer une formation d’un type particulier pour ces infirmières, tout en évaluant la réglementation sous l’empire de laquelle elles doivent exercer. Comme d’autres pays de la Région, tel Fidji, se sont déjà dotés d’un programme de formation de ce genre, les autorités voudraient étudier ce qui s’est fait ailleurs et l’adapter au contexte local.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS aidera le Gouvernement dans les réalisations suivantes.

Résultats escomptés

Indicateurs proposés

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Amélioration du savoir nutritionnel chez les enfants d’âge scolaire.

•

Réduction du pourcentage des obèses parmi les enfants en âge d’aller à l’école primaire.

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POLYNÉSIE FRANÇAISE

Développement des ressources humaines • Amélioration de la coordination des programmes et du partage de l’information entre les infirmières coordonnatrices.

•

Un atelier a eu lieu.

•

Mise en place d’un programme efficace de formation d’infirmières cliniciennes.

•

La personne chargée de la formation des infirmières cliniciennes a été formée à l’Ecole de médecine de Fidji.

Polynésie française: ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Polynésie française 0 0 90 000 15 000 15 000 50 000 15 000 15 000 (40 000) 100.00 100.00 (44.44) 0 90 000 0 (90 000) (100.00)

0 90 000

35 000 35 000

35 000 (55 000)

100.00 (61.11)

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GUAM

GUAM

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

En 2000, la population de Guam était estimée à 154 620 habitants. Le taux brut de mortalité en 1999 s’élevait à 4,8 pour 1 000, une légère augmentation par rapport aux 4,3 pour 1 000 de 1995. En 1999, la mortalité infantile était de 8,67 pour 1 000 naissances vivantes, par rapport à 9,07 en 1995. Bien que l’état de santé de la population de Guam continue de s’améliorer, les cinq causes principales de décès demeurent inchangées. En 1999, il s’agissait des cardiopathies, du cancer, des maladies cérébrovasculaires, du diabète et des blessures involontaires. Guam est confrontée au défi de maintenir un système de santé qui satisfera convenablement les besoins d’une population essentiellement jeune et en augmentation. Le pays est également confronté au défi supplémentaire qui consiste à traiter les problèmes liés à l’augmentation rapide du nombre des personnes âgés, lequel passerait de 3,9 % de la population totale en 1990 à 7,5 % en 2010 selon les prévisions. Tous les services de santé publique dépendent de la disponibilité d’une infrastructure de base, notamment en termes de personnel. Malheureusement, Guam connaît des pénuries de personnels de santé dues au départ en retraite anticipée de ses professionnels les plus expérimentés. Les ressources humaines pour la santé font toujours défaut dans des domaines critiques et doivent être développées localement le plus possible. En ce qui concerne la formation, les besoins suivants constituent des priorités : les études environnementales en mettant l’accent sur la législation, la politique, la gestion, la planification et l’analyse dans le domaine de l’environnement ; et la formation à court terme dans l’analyse des risques points de contrôle critiques pour leur maîtrise dans la vente au détail (HACCP), ainsi que pour les médicaments, les appareils médicaux et les substances contrôlées. L’Agence de protection de l’environnement de Guam compte largement sur son personnel professionnel afin de fournir une expertise technique dans tous les domaines de la protection, de la gestion et de la politique relatives aux ressources environnementales. De plus, il existe un besoin sérieux d’expertise technique dans les domaines de la protection, de la gestion et de la politique environnementales pour les jeunes professionnels au sein de la l’Agence de protection de l’environnement de Guam, étant donné que les domaines de la protection et de la science environnementales changent en permanence. Toutefois, avec la retraite anticipée et la séparation volontaire récemment proposées par le Gouvernement, tout le personnel ayant plus de dix années d’expérience professionnelle et technique a quitté l’Agence. Ceci laisse la moitié (deux sur quatre) du personnel restant de la Division avec moins de quatre années d’expérience professionnelle. En association avec le gel des embauches au niveau local qui a été mis en application par le Gouvernement, on anticipe qu’aucun nouveau professionnel ne sera engagé dans les deux à trois années à venir. Cette pénurie de personnel instruit et formé au niveau technique mine sévèrement la crédibilité professionnelle de l’Agence. Pour compliquer les choses davantage, l’Agence de protection de l’environnement de Guam sert également d’agence de réglementation primaire pour toutes les questions et politiques relatives à l’environnement à Guam et joue un rôle principal pour la plupart des autres îles de Micronésie. Les pénuries de personnel n’affecteront donc pas seulement Guam, mais aussi d’autres pays. La Division de l’Hygiène de l’Environnement du Département de la Santé publique et des Services sociaux (DPHSS) manque également grandement de personnel. Plus de la moitié du personnel de la Division a moins de cinq années d’expérience, et le personnel manque généralement de formation spécialisée.

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GUAM

La formation pour l’analyse des risques - points de contrôle critiques pour leur maîtrise dans la vente au détail (HACCP) fait défaut. L’Administration fédérale du médicament invite instamment toutes les localités, tous les Etats et territoires à explorer l’approche HACCP comme exigence dans les établissements de vente au détail et ceux qui dispensent des services d’alimentation, et de mettre au point un modèle de code alimentaire qui incorpore les principes HACCP. Tous les produits concernant les soins de santé, des brosses à dents jusqu’aux médicaments sur ordonnance sont réglementés et mis en application par le Programme concernant les médicaments et les appareils médicaux. Du fait de l’emplacement géographique de Guam et de la diversité ethnique de sa population, divers médicaments et appareils médicaux d’origine étrangère sont importés, distribués et commercialisés. Ceci comprend de nombreux médicaments mal étiquetés, mal identifiés et falsifiés, ainsi que des appareils médicaux dangereux. La formation dans le domaine des médicaments et des appareils médicaux est donc nécessaire pour le personnel de la Division de l’Hygiène de l’environnement. Les ordonnances falsifiées, le manque de transparence des substances contrôlées par les entreprises, et la distribution illégale des substances contrôlées sont des problèmes que l’on estime comme importants. Toutefois, du fait du manque de ressources humaines, seuls les cas urgents sont poursuivis et investigués. L’OMS aidera le Gouvernement à réaliser ce qui suit.

Résultats escomptés Développement des ressources humaines • Ressources en santé/systèmes appropriés mis au point par le biais de la formation du personnel dans les domaines stratégiques des études environnementales en mettant l’accent sur la législation, la politique, la gestion et la planification et l’analyse en matière d’environnement; formation à courtterme pour le HACCP dans la vente au détail, les médicaments et les appareils médicaux, et les substances contrôlées.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

• •

Nombre d’agents de santé qui ont terminé une formation avec succès. Nombre d’agents de santé qui sont retournés à Guam pour travailler dans le domaine de formation choisi. Mise au point/amélioration du plan stratégique pour la salubrité de l’environnement une fois la formation de l’agent de santé terminée.

•

123

GUAM

Guam : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Guam 89 000 89 000 89 000 50 000 50 000 50 000 (39 000) (39 000) (39 000) (43.82) (43.82) (43.82) 0

124

JAPON

JAPON

La situation sanitaire au Japon a continué de s’améliorer. Le Mouvement national pour la promotion de la santé, opérationnel depuis 1978, a trois objectifs principaux : 1) la continuité des examens médicaux et des conseils en matière de santé durant tout le cycle de la vie, de la conception jusqu’à la mort ; 2) la mise en place de centres de santé communautaires dans lesquels la communauté participe afin de fournir divers services, y compris des consultations, et d’un système de conseils en matière de santé utilisant des infirmières de santé publique dans les municipalités ; et 3) le renforcement de la sensibilisation du public et de la promotion de la santé par le biais des campagnes de diffusion de l’information. La base de la promotion de la santé est que chaque individu devrait être conscient de ses propres responsabilités afin de promouvoir et de protéger sa santé. Le principe de base qui gouverne la prestation des services de santé est que tous les citoyens devraient être en mesure de recevoir les soins de santé dont ils ont besoin, à tout moment et en tout lieu. Les efforts se sont concentrés sur la garantie de la disponibilité de personnels de soins de santé suffisants et la consolidation des établissements de soins. On a fait la promotion des soins d’urgence, des soins médicaux pour les zones reculées, et des soins spécialisés de haut niveau pour des maladies telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires. Du fait de l’importance croissante accordée à la lutte contre ces maladies, le dépistage de masse pour la détection précoce du cancer de l’estomac et de l’utérus et pour la prévention des maladies du système circulatoire a été intensifié. Pour fournir un appui aux services de santé ruraux, les moyens des centres de dépistage ruraux ont été renforcés. La diminution de la mortalité, l’allongement de l’espérance de vie et le faible taux de natalité ont entraîné une augmentation rapide du pourcentage des personnes âgées. On estime que d’ici l’an 2020, les personnes âgées, définies comme les personnes âgées de 65 ans et plus, constitueront environ 25 % de la population totale. On s’attend à ce que ceci entraîne une augmentation des dépenses médicales. Une attention plus importante devrait être accordée à l’allocation appropriée des ressources et au développement du personnel de santé pour satisfaire le rôle changeant des professionnels de santé. L’amélioration de la situation sanitaire s’est clairement reflétée dans une réduction des taux de mortalité, ce qui a grandement contribué à l’allongement de l’espérance de vie. Les services médicaux améliorés ont contribué à un changement dans les principales causes de décès, passant des maladies transmissibles aux maladies non transmissibles, telles que les tumeurs malignes et les cardiopathies. La proportion de tous les décès causés par des maladies non transmissibles a doublé au cours des 35 dernières années. Les programmes de collaboration avec l’OMS continueront d’être utilisés pour des activités de développement dans des domaines importants. L’OMS fournira un appui au Gouvernement pour réaliser ce qui suit.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Réforme des systèmes de santé • Service de santé amélioré par l’utilisation de connaissances et de technologie avancées, ainsi que de directives et d’instruments.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Nombre de personnels qui terminent une formation.

125

JAPON

Japon : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé Sub-total Total - Japon 39 000 39 000 39 000 39 000 39 000 39 000 0 0 0 0.00 0.00 0.00 0

126

KIRIBATI

KIRIBATI

Selon l'indicateur du développement humain, Kiribati se classe 11e sur les 14 pays de la Région et 129e dans le monde. En terme de mortalité et de morbidité infantiles, de produit national brut par habitant (PNB), de conditions de vie, en particulier ce qui concerne l'eau et l'assainissement, les indicateurs de développement de Kiribati se situent parmi les plus bas du Pacifique. La population est passée de 72 000 en 1990 à 84 955 en novembre 2000. 41 % des habitants ont moins de 15 ans. Les priorités du gouvernement en matière de santé sont les suivantes : les ressources humaines pour la santé ; la réforme des systèmes de santé, en particulier ce qui concerne la communication et l'information sanitaire ; la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles ; et l'initiative îles-santé. Le gouvernement entend développer les ressources humaines pour la santé en renforçant la capacité du personnel du ministère de la santé en planification des ressources humaines et l'efficacité et l'efficience des programmes de formation élémentaire et avancée pour toutes les catégories de fonctionnaires de la santé. L'attention portée sur la formation couvrira également certains instituts nationaux de formation pour les infirmiers, les assistants médicaux, les sages-femmes et les infirmiers de santé publique. Le rôle de la promotion de la santé doit être renforcé. Parallèlement, l'unité d'information sanitaire doit continuer d'être mise à jour de manière à fournir les données exactes nécessaires à la prise de décision et à la planification. L'importance de la télésanté est devenue évidente, en raison de l'isolement géographique de cette île du Pacifique. Cette initiative devrait permettre de résoudre le problème des besoins en recours non satisfaits, et permettre de concentrer les ressources sur les cas pour lesquels les recours sont indispensables. Kiribati est actuellement en phase de transition épidémiologique. Les autorités sanitaires tentent de vaincre les maladies transmissibles tout en gérant l'émergence de maladies liées au mode de vie, en particulier le diabète, l'hypertension, les maladies cardiaques et le cancer. Selon une étude conduite en 1999 par le ministère de la santé, la prévalence du diabète chez les adultes s'élève à 9 %. Certains facteurs viennent aggraver le problème des maladies transmissibles : la surpopulation, un approvisionnement insuffisant en eau propre et sûre et un assainissement insatisfaisant. Les maladies de l'enfance sont liées aux environnements malsains, mais aussi à la couverture vaccinale relativement limitée. En 1995, le taux de mortalité infantile était estimé à 62 pour 1 000, ce qui constitue une amélioration par rapport au taux de 82 pour 1 000 enregistré en 1985, mais reste élevé en comparaison des autres pays du Pacifique. Kiribati est l'une des îles du Pacifique où l'épidémie du VIH/SIDA se répand le plus vite. Le nombre des séropositifs s'élevait à 36 en 2000. Ce sont majoritairement des hommes âgés de 20 à 45 ans. Selon le plan stratégique 2000 Kiribati sur les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA, 50 % des personnes infectées par le VIH sont des marins. La consommation de tabac et d'alcool, en particulier chez les jeunes, est une source de préoccupation. L'alcool est à l'origine d'un nombre croissant de cas de violence familiale ou d'accidents de la circulation, si bien que les traumatismes et les blessures arrivent au deuxième rang des causes de morbidité. De tels comportements nuisent à la santé et contribuent par ailleurs à accentuer la prévalence des maladies non transmissibles, y compris des troubles mentaux, avec un taux de 0,7 pour 1 000 habitants.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

127

KIRIBATI

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son soutien au gouvernement afin d'atteindre les objectifs suivants :

Résultats escomptés Environnements sains • Amélioration de la qualité de l'eau et normes d'assainissement renforcées.

Indicateurs proposés

•

Nombre d'agents formés à l'étranger en quarantaine et en inspection sanitaire.

•

Promotion de la santé et éducation pour la santé renforcées dans le cadre de l'initiative îles-santé.

•

Elaboration de documents d'information, d'éducation et de communication. Organisation d'un atelier national pour les membres du comité pour la promotion de la santé. Formation à l'étranger d'un infirmier en psychiatrie.

•

•

•

Amélioration de la sécurité des aliments à travers une législation et des programmes de santé scolaire.

• • •

Service de consultant technique en vue d'élaborer une législation. Changement de programmes des collèges. Organisation d'un atelier intersectoriel sur la sécurité des aliments.

Réforme des systèmes de santé • Amélioration du développement et de la gestion des systèmes de santé grâce à des méthodes de gestion, de financement et d'assurance qualité en laboratoire et dans l'industrie pharmaceutique plus appropriées.

• •

Présence d'un appui technique sur place. Nombre d'agents formés à l'étranger en approvisionnement des médicaments et en techniques de réfrigération.· Organisation d'un atelier intersectoriel sur les méthodes de financement alternatives du système de santé.

•

•

Amélioration des systèmes d'information sanitaire et des données fournies au centre d'information sanitaire.

•

Examen des systèmes de recours.

128

KIRIBATI

•

Amélioration de la qualité de la médecine traditionnelle.

• •

Nombre d'ateliers organisés sur la médecine traditionnelle. Conduite d'une étude sur les soins et les plantes sur Tarawa et d'autres îles périphériques.

Développement des ressources humaines • Amélioration de la formation des agents de santé de niveau intermédiaire grâce au développement d'écoles de soins infirmiers, d'instituts de formation d'assistants médicaux, de sagesfemmes et d'agents de santé publique.

• •

Formation à l'étranger d'un formateur en soins infirmiers. Rédaction d'un manuel de formation en soins infirmiers.

•

Capacité de planification des ressources humaines renforcée.

•

Organisation d'un atelier sur la planification des ressources humaines pour des responsables du ministère de la santé et d'autres fonctionnaires.

•

Améliorer les connaissances en santé publique et les compétences cliniques du personnel du ministère de la santé.

•

Nombre d'agents formés à l'étranger en anesthésie, ophtalmologie, chirurgie de la face, technique de laboratoire, rayon X et pharmacie clinique.

129

KIRIBATI

Kiribati : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Kiribati 512 000 0 512 000 670 000 446 500 110 500 557 000 670 000 (65 500) 110 500 45 000 0 (12.79) 100.00 8.79 0.00 125 000 152 000 152 000 113 000 113 000 (39 000) (39 000) (25.66) (25.66)

6 000 6 000

0 0

(6 000) (6 000)

(100.00) (100.00)

130

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

La République démocratique populaire lao fait partie des pays les moins développés ; elle arrive au 140e rang sur 170 selon l'indicateur du développement humain du programme de développement des Nations Unies. Le produit national brut par habitant (PNB) est estimé à US$ 350 par an. Les indicateurs sanitaires du pays sont parmi les pires du monde. Une enquête menée en 2000 auprès de 6 600 ménages a révélé un taux de mortalité infantile de 82 pour 1 000, un taux de mortalité des moins de cinq ans de 106 pour 1 000 et un taux de mortalité maternelle de 530 pour 100 000 naissances vivantes. On estimait que 32,4 % des vaccinations étaient complètes. L'état nutritionnel était mauvais, 15,4 % des enfants étant modérément ou gravement affaiblis et 40,7 % présentant un retard de croissance. Selon les estimations, l'espérance de vie à la naissance est de 59 ans. Les premières causes de mortalité infantile sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques. L'anémie, le mauvais état nutritionnel et les carences en micronutriments, aggravés encore par les parasites intestinaux, sont considérés comme des facteurs contribuant à cette situation. La mortalité maternelle est accrue par le manque de soins prénatals, la mauvaise nutrition, l'anémie, le manque de soins obstétriques d'urgence, les complications des avortements, l'âge précoce des premières grossesses et les naissances trop rapprochées. Cependant, au cours des vingt dernières années, on a constaté une amélioration du taux de mortalité infantile et de l'espérance de vie. L'accès aux services de santé préventifs et curatifs et leur utilisation représentent un problème. Quarante pour cent des gens vivent à plus de quatre kilomètres d'un dispensaire et 15 %, à plus de 16 kilomètres. Même alors, la plupart des services de santé du gouvernement fonctionnent mal et sont rarement fréquentés, entre autres parce que la population n'a plus confiance en eux. Les professionnels de santé sont démotivés, en partie parce que leurs salaires sont trop bas mais également parce qu'il y a pénurie de fournitures, que l'infrastructure est insuffisante et que la formation et la supervision sont inadaptées. Les ressources qui permettraient d'améliorer la situation sont limitées. En 1998-1999, les dépenses de santé du gouvernement étaient d'environ US$ 1,30 par habitant, l'aide extérieure, de US$ 3,50 et les dépenses des ménages de US$ 6,70, consacrées principalement à l'achat de médicaments. Cela représente juste un peu plus de 3 % du PNB. Les diagnostics et les habitudes de prescription étant irrationnels, il est peu probable que les ressources, tel qu'elles sont exploitées actuellement, puissent contribuer efficacement à la santé de la population. Le gouvernement cherche le moyen d'améliorer l'accès de la population aux soins de santé. Une méthode consiste à améliorer les centres de santé du gouvernement et à en implanter de nouveaux ; une autre, à développer un secteur privé. Une troisième a permis la formation des prestataires de santé dans les villages, notamment des villageois volontaires et des accoucheuses traditionnelles. Toutefois, un grand nombre de praticiens privés non agréés exercent localement, sans que leurs compétences ou leurs qualifications soient contrôlées ou évaluées. Soixante-deux pour cent des villages comptent un agent de santé, et ce taux atteint 87,2 % dans les villages urbains et 51,1 % dans les villages ruraux. Soixante trois pour cent des villages comptent soit un volontaire en santé soit une accoucheuse traditionnelle et il y a peu de différences entre les villages urbains et les villages ruraux. Seulement 52 % des villages ont en réserve quatre médicaments essentiels (chloroquine, paracétamol, antibiotiques et sels de réhydratation). Quatre-vingt douze pour cent des ménages utilisent des moustiquaires. Même si la disponibilité des médicaments s'est améliorée avec la libéralisation du secteur pharmaceutique, l'usage irrationnel des médicaments est un vaste problème. Une étude a montré que la plupart des officines privées délivrant les médicaments recommandent des doses excessives ou insuffisantes

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

131

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

ou ne connaissent pas la posologie des antipaludéens courants. Ces problèmes surviennent également dans le traitement d'autres affections. Si certains traitements inadaptés sont dus à l'ignorance des vendeurs, d'autres résultent de leur désir de vendre le plus de comprimés ou le plus de traitements possibles. Le bas niveau des salaires et l'absence de toute autre incitation financière sont des raisons suffisantes pour qu'un grand nombre de professionnels de santé prescrivent des traitements inadaptés ou contraires à l'éthique. Le gouvernement a élaboré une Stratégie de la santé applicable jusqu'en 2020. Cette Stratégie définit quatre principes fondamentaux de stratégies de développement sanitaire, à savoir : couverture globale et équité dans les services de soins de santé ; élaboration de services de santé intégrés dès le début ; services de santé répondant à la demande et enfin services de soins de santé autonomes. Pendant l'exercice quinquennal 2001-2005, le gouvernement favorisera des systèmes de soins de santé communautaires, assurera la couverture globale et la bonne qualité des services de soins de santé dispensés à tous les groupes ethniques, accordera la priorité aux actions de prévention des maladies et de promotion de la santé, mettra l'accent sur le traitement des maladies et sur une combinaison des médecines modernes et traditionnelles ; favorisera et soutiendra la mise en oeuvre d'un fonds d'assurance maladie ; élaborera un système de prise en charge de la santé et enfin assurera la sécurité dans tous les secteurs de la santé. Les structures gouvernementales du pays sont décentralisées et le renforcement des moyens d'action à tous les niveaux de l'Etat sera la clé de la réussite de cette politique ; cela implique que l'on accorde une grande importance au développement des ressources humaines.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son appui au gouvernement dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Couvertures vaccinales plus élargies.

Indicateurs proposés

•

Couvertures vaccinales.

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires • Activités améliorées de planification, de gestion et d'évaluation de la lutte contre le paludisme et les autres maladies à transmission vectorielle, y compris une meilleure prise en charge des cas de paludisme.

•

Rapports trimestriels de surveillance du paludisme préparés et diffusés en temps opportun par le Centre de malariologie, de parasitologie et d'entomologie (CMPE), à partir des indicateurs Kunming et concernant toutes les provinces. Résultats entomologiques systématiques sur le paludisme transmis tous les six mois au CMPE en temps opportun depuis les provinces sélectionnées. Pourcentage de patients suspectés de paludisme ayant été soumis à des

•

•

132

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

essais selon une méthode de laboratoire.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Système fiable de surveillance de la lèpre pour en confirmer l'élimination.

•

Rapports de surveillance réguliers (au moins 75 %).

•

Politique nationale anti-tuberculose mise en place et un plus grand nombre de patients commençant un traitement de brève durée sous surveillance directe et un pourcentage plus important de malades l'ayant achevé avec succès.

• •

Politique en place. Nombre de patients commençant et achevant avec succès une thérapie.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Pratiques cliniques améliorées pour les soins et la prévention du VIH/SIDA et meilleur contrôle de la situation.

•

Directives cliniques applicables aux soins et à la prévention du VIH/SIDA rédigées et adoptées par le Ministère de la santé. Second cycle de surveillance sentinelle terminé et résultats disponibles.

•

Maladies transmissibles : surveillance et riposte • Meilleure capacité à mener des activités de surveillance et à réagir aux résultats de ces activités.

•

100 % des rapports renvoyés chaque semaine des districts et des provinces. Incidence des cas de diarrhée et de choléra réduite de 50 % avant le dernier trimestre de 2003, par rapport aux chiffres de l'année 2000. Données de laboratoires disponibles pour chaque district déclarant des cas graves de diarrhée ou de choléra.

•

•

Environnements sains • Préparation d'une législation sur les aliments et élaboration d'un programme de formation des professionnels de santé à cette législation.

• •

Législation sur les aliments soumise au Ministère de la justice. Un cours pilote organisé.

133

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

•

Elaboration d'une méthode interministérielle et interinstitution de promotion de la santé dans les écoles.

•

Constitution d'un comité de coordination interministériel et interinstitution se réunissant régulièrement.

Santé génésique • Mise en place d'un projet de centre d'attente d'accouchement dans les régions reculées.

• •

Trois centres pilotes d'attente d'accouchement mis en place. Nombre de femmes utilisant les trois centres pilotes au bout de deux ans.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Réalisation d'une évaluation rapide, d'une analyse de la situation et d'un plan d'action pour répondre aux besoins de la population en santé mentale.

• •

Evaluation achevée. Plan d'action en place et diffusé aux parties prenantes concernées.

Réforme des systèmes de santé • Recherche opérationnelle menée sur les méthodes d'exploitation des fonds de roulement pour l'achat de médicaments.

•

Rapport de recherche opérationnelle analysant au moins deux méthodes d'exploitation des fonds de roulement pour l'achat de médicaments.

•

Meilleur fonctionnement du secteur de la santé en matière de planification, de budgétisation et de financement.

•

50 % des districts ayant achevé avec succès en 2002 un plan à l'échelon des districts, présenté sous une forme standard et pourcentage passé à 75 % en 2003. Deux projets pilotes mis en place en faveur d'une assurance-maladie à assise communautaire.

•

Développement des ressources humaines • Amélioration de la formation de base des infirmiers, sur un plan à la fois théorique et pratique. Elaboration d'un programme d'enseignement intégré et spécialisé pour la formation continue des assistants médicaux.

• •

Nombre de sites de formation pratique améliorés. Nombre d'étudiants infirmiers ayant utilisé les sites de formation améliorés. Deux programmes d'enseignement disponibles. Chaque programme étant testé sur le terrain, sur un site.

•

•

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

•

Moyens d'action mis en place au Département des ressources humaines du Ministère de la santé.

•

Meilleur fonctionnement du Département des ressources humaines du Ministère de la santé.

République démocratique populaire lao : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel 473 000 274 000 747 000 469 000 269 000 738 000 (4 000) (5 000) (9 000) (0.85) (1.82) (1.20) 104 000 80 000 90 000 64 000 (14 000) (16 000) (13.46) (20.00) 301 000 306 000 5 000 1.66

296 000 88 000

25 000 50 000

(271 000) (38 000)

(91.55) (43.18)

0 54 000 739 000

50 000 329 000 760 000

50 000 275 000 21 000

100.00 509.26 2.84

0 184 000

18 000 172 000

18 000 (12 000)

100.00 (6.52)

Total - République démocratique populaire lao

1 670 000

1 670 000

0

0.00

819 000

135

MALAISIE

MALAISIE

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Dans les plans de développement nationaux quinquennaux, le développement sanitaire est reconnu comme élément qui contribue au développement socio-économique national. Les soins de santé qui sont considérés comme un service social, sont fournis gratuitement à l’endroit où ils sont dispensés dans les établissements gouvernementaux à ceux qui ne peuvent pas se permettre de les payer. En 2000, le Gouvernement a alloué 7,7% du budget national à la santé, ce qui constitue une augmentation par rapport aux 7,4% de 1999. Les Malaisiens jouissent d’un niveau de santé global relativement élevé. En 1998, la mortalité infantile était de 8,1 pour 1000 naissances vivantes et la mortalité maternelle de 0,3 pour 1000 naissances vivantes. L’espérance de vie pour les hommes se situait à 69,6 ans et à 74,7 ans pour les femmes. On pense que la différence entre les sexes est due au passage à une charge de morbidité imputable principalement aux maladies non transmissibles dans lequel les hommes souffrent de manière disproportionnée des principales causes de décès, à savoir les cardiopathies, les maladies cérébrovasculaires et le cancer. En outre, il y a une augmentation de la morbidité et de la mortalité dues aux accidents de la route et au diabète, ce dernier étant maintenant prévalent chez 8-10% de la population. Les schémas actuels de mortalité imputable aux maladies non transmissibles se rapprochent de ceux des pays à revenus élevés. Avec le changement démographique qui est survenu, à savoir l’accroissement du nombre d’adolescents et de jeunes adultes, l’augmentation des comportements à haut risque chez les jeunes est un sujet de préoccupation importante. Néanmoins, certains poches de problèmes liés aux maladies transmissibles persistent toujours dans les zones rurales, imposant des coûts économiques et sociaux non négligeables. Le choléra, le syndrome main-bouche-pied font leur réapparition et il y a toujours des problèmes avec les maladies transmises par des vecteurs telles que la dengue. Le paludisme demeure un problème dans les parties les plus reculées du pays. Certaines maladies qui peuvent être éradiquées comme la filariose persistent. Des flambées récentes de dengue, une augmentation des IST et la réapparition de la tuberculose continuent de constituer un problème. De nouvelles maladies infectieuses sont apparues, comme le virus Nipah par exemple, qui a tué 69 personnes en 1998-1999 et a dévasté l’industrie porcine du pays. La flambée de virus Nipah a également montré le besoin de renforcer la surveillance de la maladie et les mécanismes de riposte rapide. D’après les estimations, 38 000 personnes vivaient avec le VIH/SIDA à la fin de l’année 2000 ; on estime que 74% des infections ont été transmises par le biais de la toxicomanie par voie intraveineuse. Le Ministère malaisien de la Santé a une vision de la santé qui met en valeur le bien-être plutôt que la maladie. Le grand axe est donc sur la promotion de la santé et la prévention de la maladie tout en rendant les soins abordables, appropriés et fiables. Le Ministère a déclaré que sa mission était d’établir des partenariats pour la santé, et de favoriser et de soutenir les populations pour qu’elles réalisent pleinement leur potentiel de santé, apprécient la santé comme atout utile et prennent des mesures positives pour l’améliorer. La Malaisie est entrée dans la période du huitième plan quinquennal où l’accent sera mis sur le développement et l’expansion plus importants des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires, une utilisation plus grande des technologies de l’information dans la prestation des soins de santé, et l’insistance sur l’augmentation du nombre de personnel de santé et de leurs aptitudes. La recherche et le développement seront renforcés, tout comme la santé et la sécurité au travail, les soins gériatriques, la santé mentale et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes et réémergentes.

136

MALAISIE

L’OMS fournira un appui au Gouvernement pour réaliser ce qui suit.

Résultats escomptés Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • La prise en charge de la tuberculose sera renforcée et une enquête nationale de prévalence sur la tuberculose sera réalisée.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Taux de prévalence par âge, sexe, profession, étendue de la maladie, situation bactériologique de la tuberculose et identification des facteurs déterminants. Nombre de programmes de formation réalisés. Nombre de spécialistes de médecine familiale/santé publique participant au programme.

• •

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Capacité renforcée pour la surveillance et l’évaluation de la situation du VIH/SIDA, y compris la collecte de données sur les comportements.

• •

Enquête réalisée dans quatre provinces. Estimations et projections relatives au VIH/SIDA disponibles.

Maladies transmissibles, surveillance et riposte • Surveillance des maladies infectieuses et riposte aux flambées de maladies renforcées, y compris le système de laboratoire et la cartographie utilisant un système d’information géographique.

•

Un protocole et des directives disponibles pour la surveillance des maladies infectieuses et la riposte à ces maladies. Un protocole du système de surveillance en laboratoire disponible. Mise en place de quatre sites de surveillance par laboratoire sentinelle. Cartes des maladies infectieuses disponibles.

•

•

•

Environnements sains • Mise au point d’un cadre/système pour l’évaluation et la surveillance continue des activités relatives aux environnements sains.

•

Cadre/système national mis en place.

137

MALAISIE

•

Mise au point d’un système national pour la collecte et la diffusion de l’information sur les dangers pour la santé d’origine biologique, chimique et physique.

•

Système national mis au point.

•

Diffusion des initiatives de recherche en matière d’hygiène de l’environnement et de développement sanitaire.

•

Publication du dialogue sur l’hygiène de l’environnement – quatre thèmes en 2002-2003..

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Système de registre du cancer amélioré.

•

Ensemble de six registres du cancer gérés par du personnel formé.

•

Approches nationales ou locales améliorées pour la prévention secondaire du cancer du sein, de la bouche et du col de l’utérus.

•

Activités en place pour la prévention, le dépistage et le traitement du cancer du sein, de la bouche et du col de l’utérus.

•

Services de santé mentale renforcés au niveau primaire par le développement d’un modèle de soins à assise communautaire en santé mentale.

•

Modèle approprié élaboré

•

Manuels de formation et de service mis au point, et personnel de soins de santé primaires formés.

•

Nombre de matériels de formation et de manuels de service mis au point. Nombre de sessions de formation et de personnel formé.

•

Initiative pour un monde sans tabac • Implications de la CCLAT sur les accords commerciaux dans l’ASEAN passées en revue.

•

Conférence régionale organisée.

•

Politique et plan d’action nationaux pour la lutte antitabac, programme de renoncement au tabac et stratégie pour la sensibilisation du public, avec une analyse économique élaborés.

•

Déclaration de politique nationale, plan d’action et directives nationales sur la lutte antitabac. Stratégies de sensibilisation du public produites. Rapport sur l’impact économique du tabac, publié.

• •

138

MALAISIE

•

Nombre de campagnes de désintoxication tabagique organisées.

Réforme des systèmes de santé • Modèles de système de soins de santé intégrés mis au point.

•

Nombre de modèles mis au point.

•

Capacités des personnels de santé en matière de gestion des systèmes de financement des soins de santé renforcées.

•

Nombre de personnels de santé formés.

•

Abordabilité, accessibilité, qualité, innocuité et efficacité des médicaments améliorées.

•

Politique pharmaceutique nationale revue et plan de financement mis au point.

Développement des ressources humaines • Plan pour la mise en place de l’Institut de Gestion sanitaire.

•

Plan disponible.

•

Création d’une masse critique de personnel formé à l’amélioration de la qualité à l’appui de la mise en place d’un système qualité dans les établissements et les structures de santé.

•

Au minimum 10% du personnel de santé dans les établissements ciblés formés à l’amélioration de la qualité et au minimum 30% des établissements ciblés (hôpitaux et dispensaires de santé) ayant mis en place un système qualité dans une période de deux ans.

•

Elaboration d’indicateurs appropriés pour surveiller la mise en œuvre du programme de planification des établissements de santé.

•

Indicateurs appropriés en assurance de la qualité pour la planification des établissements de santé.

•

Meilleure prestation de services de santé et fonction d’ « aiguilleur » par la mise en place de services et d’instruments pour l’évaluation nationale des médecins généralistes.

•

Système d’accréditation national pour les praticiens de famille mis en œuvre.

•

Evaluation et documentation des nouveaux développements dans la gestion.

•

Projets de recherche appliquée dans certains domaines concernant les développements gestionnaires en Malaisie.

139

MALAISIE

Malaisie : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles, surveillance et riposte Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques 14 Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Sous-total Total - Malaisie 168 000 242 000 77 000 27 000 514 000 973 000 148 000 139 000 0 0 287 000 956 000 (20 000) (103 000) (77 000) (27 000) (227 000) (17 000) (11.90) (42.56) (100.00) (100.00) (44.16) (1.75) 0 141 000 16 000 55 000 93 000 0 305 000 74 000 0 0 165 000 181 000 420 000 (67 000) (16 000) (55 000) 72 000 181 000 115 000 (47.52) (100.00) (100.00) 100.00 100.00 37.70

27 000 0 0 127 000 154 000

0 81 000 113 000 55 000 249 000

(27 000) 81 000 113 000 (72 000) 95 000

(100.00) 100.00 100.00 (56.69) 61.69

140

ILES MARSHALL

ILES MARSHALL

Le système de santé aux Iles Marshall se compose de deux hôpitaux dans les deux centres "urbains", Majuro et Ebeye, et 60 centres sanitaires dans les atolls extérieurs. Les malades qui nécessitent des soins tertiaires sont adressés à des hôpitaux à Honolulu ou aux Philippines. Le service des Soins de Santé primaires dans le Ministère de la Santé et de l’environnement offre également tout un choix de programmes de prévention et de soins primaires dans les deux hôpitaux à Majuro et Ebeye. Le Ministère de la Santé et de l’environnement a pour doctrine qu’en mettant en œuvre un plus grand choix de programmes de soins de santé primaire, le poids de la morbidité peut être considérablement réduit. Cela rend essentiels la gestion des données et la surveillance des services de soins de santé primaires. Le Bureau de la Planification de la Santé et des Statistiques, en collaboration avec les programmes de service public, y compris les services pour la santé génésique, a produit une liste des questions prioritaires : les taux élevés de la morbidité génésique; les taux élevés de la morbidité maternelle ; les taux élevés de la prévalence de la fertilité et abaissés pour la contraception ; la fertilité élevée chez les adolescents ; les restrictions dans l’accès aux services pour la santé génésique et le planning familial dans les îles extérieures ; et une base d’information insuffisante pour la génétique, le planning familial et les programmes de la santé de la femme. Les causes principales de la morbidité maternelle comprennent le diabète, l’hypertension artérielle, les accouchements prématurés, les maladies infectieuses et le cancer. Les causes de la morbidité infantile comprennent la pneumonie, les diarrhées, la malnutrition, les infections, la prématurité et les maladies cardiaques congénitales. De plus, les maladies transmissibles telles que les maladies transmises par voie sexuelle, la tuberculose, la lèpre et, plus récemment, le choléra sont en voie d’augmentation dans les Iles Marshall. L’augmentation des taux de diabète, hypertension artérielle, maladies transmissibles par voie sexuelle, tuberculose, malnutrition et grossesse chez les adolescentes ont un résultat défavorable sur la santé maternelle. La morbidité du nourrisson et du jeune enfant est en hausse pour plusieurs raisons : le surpeuplement dans les zones urbaines amène à un mauvais état des installations sanitaires et des taux élevés de gastro-entérites ; les taux élevés de prématurité et de faible poids à la naissance ; l’augmentation des taux de malnutrition due au manque de compréhension d’un bon régime alimentaire et à l’insuffisance du ravitaillement en produits locaux ; les taux importants de la grossesse chez les adolescentes entraînant à la fois un faible poids à la naissance du bébé et aussi le fait que les parents ne sont pas bien préparés émotionnellement et financièrement et ne peuvent face aux besoins du bébé; l’augmentation du diabète durant la grossesse chez la mère ; et la fécondité élevée de la femme et l’espacement insuffisant des naissances. En se basant sur les enquêtes précédentes et le récent recensement, en 1999 sur la population et l’habitation, les Iles Marshall ont pour caractéristiques une population très jeune, des taux élevés de croissance, de fertilité (en diminution toutefois ces dernières années), de grossesses chez les adolescentes, de mortalité infantile, et de faibles taux de couverture par les vaccinations ainsi qu’une faible acceptation du planning familial. En réponse à l’inquiétude croissante concernant les problèmes de la prévention, le Ministère de la Santé et de l’environnement a intégré dans ses programmes des éléments touchant la santé génésique de l’adulte et de l’adolescent. Ces activités se font avec d’autres programmes au Ministère et avec des chefs traditionnels et des politiciens et avec la communauté. La situation économique actuelle n’est pas bonne, et pour les trois à cinq ans à venir il est probable qu ‘il y aura moins d’argent pour les services de santé. De plus, les Marshallais sont maintenant habitués à recevoir des soins médicaux incompatibles avec

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

141

ILES MARSHALL

la situation économique du pays, une conséquence des relations prolongées avec les Etats-Unis et l’envoi des victimes des radiations nucléaires aux Etats-Unis pour y être traitées. A l’encontre d’un grand nombre de pays en voie de développement, le secteur privé joue un très petit rôle dans la santé, avec un seul médecin privé à Majuro. Dans beaucoup de pays avec de semblables revenus, le grand et moyen groupe socio-économique tend à acheter les soins de traitement et quelques soins préventifs dans le secteur privé. Les requêtes pour traitement outre-mer ont pesé considérablement sur le budget de la santé. Mais le manque de fonds et un effort de contrôle rigoureux du système d’envoi des malades ont amené une certaine réduction des dépenses ces dernières années. Toutefois, même ce montant réduit représente encore 24% des dépenses de santé dans son ensemble, ou 60 dollars par habitant. Un autre facteur important dans cette réduction a été l’utilisation prudente de la télé médecine pour décider des cas à inclure dans les conventions avec le Centre de Formation Médicale Tripler à Honolulu, a faibles frais pour le Ministère de la Santé et de l’Environnement. Les cas non jugés nécessaires ont ensuite été évalués pour consultation spécialisée ou pour traitement localement. Dans les Iles Marshall, la plupart des médecins et du personnel infirmier qualifié viennent d’outre-mer. Cette situation se poursuivra vraisemblablement car le nombre de nationaux en cours d’études outre-mer actuellement est insuffisant pour réduire la dépendance envers des un personnel qualifié venant de l’étranger.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS apportera son aide au Gouvernement pour accomplir ce qui suit :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Mise en action de la législation et directives sur le contrôle des maladies transmissibles au niveau national et renforcement de la gestion des programmes de vaccination.

Indicateurs proposés

•

Nombre de personnels formés.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Amélioration des services de santé pour la tuberculose et la lèpre, comprenant une augmentation de la prise de conscience dans la communauté.

•

Nombre de personnels formés.

Environnements sains • La mise en oeuvre plus stricte de la législation sur la santé de l’environnement, la santé publique, les directives sur la qualité de l’eau et les installations sanitaires, comprenant la surveillance plus

•

Nombre de personnels formés.

142

ILES MARSHALL

étroite des maladies à transmission hydrique.

Développement des ressources humaines • Amélioration des services pour la santé.

•

Nombre de personnels formés.

•

Mise en œuvre de l’homologation et la recertification du personnel infirmier, dentistes, assistants dentaires, officiers de santé, sagefemmes, et médecins praticiens de niveau moyen et spécialistes.

•

Nombre d’infirmiers/infirmières, dentistes, assistants dentaires homologués et recertifiés.

•

Amélioration des programmes de santé primaire et des services de santé dentaire.

•

Nombre de personnels formés.

Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques • Amélioration du système informatique de la gestion sanitaire, comprenant le recueil des données, et formation de personnel en systèmes informatiques de la gestion sanitaire.

•

Nombre de personnels compétents en système informatique de la gestion sanitaire ayant reçu leur formation localement. Nombre de personnels compétents en système informatique de la gestion sanitaire ayant reçu leur formation outre-mer.

•

143

ILES MARSHALL

Iles Marshall : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains Sous-total Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sous-total Total - Iles Marshall 0 136 000 207 000 27 500 148 500 220 000 27 500 12 500 13 000 100.00 9.19 6.28 136 000 121 000 (15 000) (11.03) 37 000 37 000 24 500 24 500 (12 500) (12 500) (33.78) (33.78) 0 34 000 34 000 20 500 26 500 47 000 20 500 (7 500) 13 000 100.00 (22.06) 38.24 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

182 000

144

ETATS FEDERES DE MICRONESIE

ETATS FEDERES DE MICRONESIE

Au dernier recensement, en 1994 la population s’élevait à 105 506. On prévoit une population de 118 000 personnes en l’an 2000, ce qui sous-entend un taux annuel de croissance de 1.9 %. Environ 44% de la population sont en dessous de 15 ans et 55 % en dessous de 20 ans. Un grand nombre des indicateurs de santé du pays s’améliorent, y compris l’espérance de vie (66 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes en 1997), le taux de mortalité infantile (19.3 pour 1000 naissances en 1997) et le rapport de la mortalité maternelle (122 pour 100 000 naissances). Toutefois, les changements qui sont intervenus dans le style de vie au cours des dernières années ont eu pour résultats une diminution de l’activité physique, des changements de régimes et de goûts alimentaires, ainsi qu’une augmentation de la consommation d’alcool et de tabac. Ces changements ont influencé défavorablement la prévalence des maladies non transmissibles (MNT) telles que le diabète, l’hypertension, les maladies ischémiques du cœur, l’obstruction chronique pulmonaire et le cancer au point que ces maladies sont maintenant reconnues comme des problèmes sanitaires majeurs. Au milieu de cette transition dans le développement, le pays est encore engagé dans le contrôle de la morbidité et la mortalité des maladies contagieuses telles que tuberculose, lèpre, maladies respiratoires et les problèmes liés à l’eau et les installations sanitaires. Dans une série de sommets économiques nationaux, le gouvernement a re-examiné ses priorités de santé et il a annoncé clairement qu’en matière de santé, l’approche basée sur la communauté est essentielle. De plus, l’élément déterminant dans l’attribution des fonds publics serait l’appui des activités favorisant les soins préventifs plutôt que curatifs. Mais dans ces deux éléments on suppose que le personnel sanitaire actuel est suffisant pour les besoins du moment et de fait, il y a assez de médecins sur place, compte tenu depuis peu des étudiants en médecine venant du programme d’enseignement médical autour du Pacifique. Toutefois, la gestion et la planification de leur utilisation future en tant que médecins dans un environnement en évolution constante méritent d ‘être examinées. Par exemple, le Gouvernement est d’avis que certains étudiants en médecine devraient poursuivre leurs études vers une spécialisation tandis que d’autres devraient rester médecins généralistes. En matière de soins, on estime que dans 20 ans, 50 % des personnels infirmiers qui travaillent actuellement auront atteint l’age de la retraite. En s’appuyant sur ce que l’on sait du nombre d’étudiants achevant leurs études d’infirmiers-infirmières dans des programmes agréés, il est douteux que le pays, si la tendance se poursuit, soit capable de compenser ce déficit. En conséquence, les autorités sanitaires concentrent les ressources sur la formation de spécialistes parmi le corps de santé actuel et la prise de mesures pour qu’il y ait des candidats pour une formation professionnelle en matière de santé. L’OMS apportera son aide au Gouvernement pour accomplir ce qui suit :

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Une meilleure aptitude à évaluer la couverture par vaccinations et à gérer les données sur les maladies que l’on peut éviter par un vaccin.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Deux enquêtes sur la couverture par vaccinations.

145

ETATS FEDERES DE MICRONESIE

•

Le personnel formé à l’utilisation des logiciels concernant les vaccinations.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Des stratégies efficaces, des interventions et des techniques démontrées et diffusées parmi les travailleurs sanitaires pour la tuberculose et la lèpre.

•

Le personnel formé à la gestion du programme et de la prise en charge du malade. Le personnel ayant reçu une formation dans les techniques de laboratoire à l’appui du programme de la tuberculose.

•

•

Des médicamenteux anti-tuberculeux efficaces mis systématiquement à la disposition de tous les nouveaux cas et les cas de rechute.

•

Les fournitures et équipement de laboratoire disponibles pour le diagnostic. Les médicaments anti-tuberculeux disponibles pour le traitement.

•

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Des stratégies efficaces, des interventions et des techniques démontrées et diffusées parmi les travailleurs sanitaires.

•

Le personnel connaissant la gestion du programme, du malade et des données.

•

Un accroissement des efforts de prévention par le développement et la diffusion de matériels de promotion sanitaire.

•

Les matériels de promotion sanitaire développés et diffusés.

Maladies transmissibles, surveillance et riposte • Des stratégies efficaces, des interventions et des techniques démontrées et diffusées parmi les travailleurs sanitaires.

•

Le personnel formé à la surveillance sanitaire et la prise d’action. Les protocoles nationaux sur la surveillance sanitaire et la prise d’action développés et diffusés.

•

Environnements sains • La révision de la politique sur la santé et l’environnement en vigueur et des réglementations établies, ainsi que les recommandations pour la mise en action proposée.

•

Finalisation de la révision.

146

ETATS FEDERES DE MICRONESIE

•

Un atelier à l’échelle nationale sur l’évaluation et l’analyse de la qualité de l’eau.

•

Atelier national réalisé.

•

Amélioration et accroissement de l’aptitude du personnel local à la manutention des aliments et à l’évaluation des problèmes.

•

Personnel formé à la gestion des bonnes pratiques d’hygiène, l’analyse des risques- points critiques pour leur maîtrise et la gestion des déchets.

•

Renforcement de l’aptitude locale à évaluer les risques en matière de sécurité alimentaire et à une manutention sans danger.

•

Préparation d’un rapport d’évaluation.

Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent • La garantie du Gouvernement d’introduire la prise en charge intégrée des maladies de l'enfance (PCIME), le développement des conseils dans la pratique clinique des maladies infantiles et de former les agents de santé.

• •

Matériels de formation pour les maladies infantiles. Agents de santé formés à l'utilisation des principes directeurs PCIME.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Les stratégies et plans d’action nationaux sur l’intégration et la prévention établis.

•

Les stratégies et plan d’action nationaux pour l’intégration des services et la prévention des maladies non contagieuses. Un membre du personnel des maladies non contagieuses suit un cours d’un mois à l’étranger sur l’épidémiologie des maladies chroniques. Le personnel formé aux soins médicaux (examen des pieds et des yeux), protocoles de traitement du cholestérol) et contrôle des maladies non transmissibles (diabète, hypertension artérielle, cardiopathies) Matériels d'éducation sur les MNT.

•

Le développement de la compétence du personnel dans la surveillance épidémiologique et l’analyse des données.

•

•

Augmentation des soins médicaux pour le diabète, hypertension artérielle, cardiopathies et autres maladies non transmissibles (MNT).

•

•

147

ETATS FEDERES DE MICRONESIE

Réforme des systèmes de santé • Renforcement des compétences dans la surveillance et l’évaluation des politiques de santé et de la planification, comprenant des méthodes rentables de fournir les soins de santé.

•

Réunions pour les cadres responsables des décisions en matière de santé. Les documents sur la politique de santé et la planification a l’usage des gouvernements nationaux et d’état qui auront été revus.

•

•

Une amélioration dans la qualité des soins apportés aux malades grâce à la garantie d’un approvisionnement en médicaments fiable et constant.

•

Les formulaires de la pharmacopée et les directives sur la santé qui auront été révisées.

Développement des ressources humaines • Une amélioration de la qualité du personnel de santé, surtout grâce à l’augmentation du nombre de personnels de santé dans les secteurs de santé prioritaires.

• •

Examens du contrôle de la qualité achevés. Preuves de fin d’études pour les travailleurs sanitaires inscrits dans les programmes de bourses d’études. Rendement efficace des travailleurs sanitaires qui ont entrepris des études.

•

Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques • Amélioration des systèmes d’information de santé au niveau hospitalier par le renforcement des systèmes et la formation des personnels.

• •

Personnels formés aux méthodes de codage hospitalier et des maladies. Identification des contraintes dans les statistiques hospitalières et essentielles, et les recommandations offertes.

148

ETATS FEDERES DE MICRONESIE

Etats fédérés de Micronésie : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles, surveillance et riposte Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sous-total Total - Etats fédérés de Micronésie 148 000 260 000 22 000 220 000 (126 000) (40 000) (85.14) (15.38) 101 000 50 000 (51 000) (50.50) 0 0 8 000 76 000 8 000 76 000 100.00 100.00 2002-2003 US$ Augmentation (Dimunution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

0 0 0

28 000 20 000 132 000

28 000 20 000 132 000

100.00 100.00 100.00

0

25 000

25 000

100.00

33 000 134 000

39 000 114 000

6 000 (20 000)

18.18 (14.93)

38 000 446 000 580 000

34 000 276 000 522 000

(4 000) (170 000) (58 000)

(10.53) (38.12) (10.00) 63 000

149

MONGOLIE

MONGOLIE

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

La Mongolie est le cinquième pays d'Asie en terme de superficie. Avec un territoire de 1,5 million de kilomètres carré pour seulement 2,4 millions d'habitants, il s'agit de l'un des pays les moins densément peuplé du monde. Au cours des dernières décennies, on a également assisté à une baisse du taux de fécondité. Selon le recensement de 2000, près de 35,8 % de la population est âgée de 0 à 14 ans, ce qui représente une baisse constante, puisque ce pourcentage atteignait 44,3 % en 1979 et 41,9 % en 1989. L'espérance de vie à la naissance s'est progressivement allongée (principalement pour les femmes). En 1999, elle était de 62,7 ans pour les hommes et de 67,6 ans pour les femmes. La mortalité infantile est en baisse, mais reste à un niveau élevé. En 1999 toujours, la mortalité des enfants de moins de cinq ans était de 49,3 pour 1000 naissances vivantes et la mortalité infantile de 37,3. La mortalité maternelle se situe entre 150 et 180 pour 100 000 naissances vivantes depuis 1995 et ne montre aucun signe d'amélioration. De nombreux hommes fument et consomment de l'alcool. La forte incidence de l'hépatite virale indique que les services de santé, la qualité de l'eau et des structures d'assainissement se détériorent. Les maladies cardio-vasculaires, le cancer, les accidents et les traumatismes sont les principales causes de mortalité. La capacité de l'Etat à fournir des services sociaux et des aides compensatoires est assez limitée. Les dépenses publiques pour la santé, l'éducation et la sécurité sociale sont passée de 16,8 % du produit national brut en 1992 à 14,8 % en 1998. Le rapport sur le développement humain 2000 place la Mongolie au 117è rang sur 174 pays. Parmi les facteurs contribuant à aggraver les problèmes sanitaires, citons la faible densité de la population et sa répartition sur de vastes territoires ; les besoins accrus en soins de santé ; le coût important du système de santé (25 médecins et 79 lits pour 10 000 habitants en 1999) ; sa faible rentabilité (durée moyenne des séjours en hôpital : 11,6 jours en 1999) et la faible qualité des services. Le mode de vie nomade et pastoral d'une part importante de la population rurale constitue un obstacle d'ordre logistique à leur accès aux services de santé. Le nombre important d'hôpitaux (plus de 40) se trouvant à Ulaanbaatar et dont les services de laboratoire, de radiologie et de soutien ne sont pas optimaux offrent de véritables opportunités de consolidation et d'économies d'échelle. Le ministère de la santé recentre ses priorités sur les soins de santé élémentaires et ruraux. Il consacre également ses efforts au développement de la technologie visant à introduire des techniques rentables et à améliorer l'entretien et la réparation du matériel. Parmi les centres d'intérêt figurent aussi la révision des mécanismes de financement des services de santé destinés aux populations défavorisées ; la création de fonds pour la vaccination ; le développement des ressources humaines et des capacités de gestion ; l'amélioration des systèmes d'attribution de licences et d'autorisation d'exercer et la réduction de la mortalité.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son soutien au gouvernement pour atteindre les objectifs suivants :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Couverture vaccinale élargie, surveillance et capacité de laboratoires renforcées.

Indicateurs proposés

•

Couverture vaccinale aux niveaux soum et bag supérieure à 90% d'ici 2003. Mise en place de la surveillance du programme élargi de vaccination.

•

150

MONGOLIE

Halte à la tuberculose et élimination de lèpre • Diagnostic de la tuberculose en laboratoire grâce à un renforcement de la capacité des laboratoires.

•

Un pourcentage plus élevé des cas à frottis positif.

•

Traitement de la tuberculose – y compris le traitement de courte durée sous surveillance directe (DOTS) – une meilleure surveillance grâce à une formation appropriée des médecins.

•

Taux de guérison d'au moins 85 % atteint et maintenu.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA • Amélioration de la prévention, du diagnostic et du traitement des infections sexuellement transmissibles grâce à la formation des médecins à l'approche syndromique de la prise en charge et à l'amélioration des capacités de laboratoires.

•

Baisse de 20 % de l'incidence des infections sexuellement transmissibles sur 2000-2003. Nombre d'hôpitaux aimag avec un personnel formé et des réactifs conformes aux nouvelles normes nationales.

•

•

Amélioration de la surveillance des infections sexuellement transmissibles parmi les groupes cibles.

•

Bulletin de surveillance des IST opérationnel en 2002.

Maladies transmissibles, surveillance et riposte • Capacités de diagnostic en laboratoire améliorées pour la brucellose, la peste, la rage, le charbon et les maladies émergentes.

•

Nombre de laboratoires recevant un soutien, y compris la formation du personnel. Amélioration de la surveillance et capacité de diagnostic précoce (y compris pour certaines maladies tropicales).

•

•

Renforcement de la capacité de la riposte épidémiologique.

•

Création de deux équipes spécialisées, avec l'équipement nécessaire en matière de laboratoire, de traitement et de logistique.

Environnements sains • Amélioration de la capacité nationale tiè d ti d l té t

•

Nombre de formateurs nationaux et d' t liti lifié

151

MONGOLIE

en matière de promotion de la santé et la mise en œuvre d'une politique sanitaire.

d'experts en politique qualifiés.

•

Nombre de documents d'information, de formation et de communication publiés et distribués.

•

Amélioration de la capacité nationale en matière de soins communautaires destinés aux personnes âgées.

•

Nombre de programmes communautaires pour les personnes âgées.

•

Capacité renforcée de la surveillance des maladies environnementales et de la sécurité des aliments et amélioration de la recherche et des services.

•

Publication de bulletins d'information mensuels faisant état de la qualité de l'air et de l'eau, de la salubrité des aliments en zone urbaine, y compris les centres aimag.

•

Application de politiques et mécanismes visant à renforcer la salubrité des aliments.

•

Création d'un comité consultatif sur la sécurité des aliments.

•

Mise en place d'un plan d'action intersectoriel de prévention et de lutte contre les traumatismes.

•

Création d'un réseau d'information sur les traumatismes et les blessures.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Prise en charge intégrée des maladies de l'enfance étendue à trois hôpitaux aimags de plus par an.

•

Nombre d'agents de santé formés en prise en charge intégrée des maladies de l'enfance.

•

Application d'un plan d'action national sur la nutrition.

•

Elaboration d'un programme national et mise en œuvre entamée d'ici 2002.

Santé génésique • Amélioration de la qualité de la santé maternelle.

•

Lancement du projet Hôpitaux accueillants pour la mère dans deux hôpitaux aimags.

•

Amélioration des capacités locales en matière de santé génésique, y compris l'application des normes cliniques de l'OMS

•

Nombre d'agents de santé formés aux pratiques de santé génésique.

152

MONGOLIE

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Elaboration et mise en oeuvre d'un programme de lutte contre les maladies non transmissibles destiné à réduire les facteurs de risque.

•

Elaboration d'un programme pilote.

•

Amélioration des diagnostics précoces et des soins palliatifs.

•

Elaboration de directives pour un dépistage et un diagnostic précoces des cancers les plus courants.

•

Amélioration du diagnostic et du traitement du diabète.

• • •

Rédaction de directives. Nombre d'agents de santé formés.

•

Prise de conscience des responsables politiques et du public des dangers du tabac et de l'alcool pour la santé.

Niveaux de consommation de tabac et d'alcool.

•

Soum, médecins de famille et de district et personnel de niveau intermédiaire formés pour fournir des soins primaires en santé mentale.

• •

Nombre de médecins spécialisés en santé mentale. Une meilleure intégration de la santé mentale aux soins de santé primaire grâce aux pratiques familiales.

•

Amélioration de l'éducation en matière de santé dentaire et de sécurité des soins dentaires.

•

Baisse de la transmission d'infections due à des appareils dentaires. Hausse du nombre d'unités de soins dentaires répondant aux critères d'accréditation.

•

Réforme des systèmes de santé • Renforcement des financements de soins de santé et de la gestion financière.

•

Elaboration d'indicateurs de rapports coût/efficacité.

•

Elaboration et mise à jour d'une politique nationale en matière d'équipement et d'acquisition du secteur sanitaire. Mise à jour de la base de données sur l'équipement sanitaire.

• •

Politique nationale approuvée. Mise à jour de la base de données sur l'équipement sanitaire et hausse de la part d'équipement opérationnel.

153

MONGOLIE

•

Nombre d'experts locaux spécialisés.

•

Amélioration de la capacité de planification, d'analyse et d'élaboration de politiques.

•

Nombre de plans, programmes et lois sanitaires mis à jour d'ici 20022003.

•

Création et application d'un programme d'assurance-qualité dans les hôpitaux et centres de soins primaires.

•

Elaboration d'indicateurs de qualité pour les hôpitaux et les centres de soins primaires. Nombre d'hôpitaux utilisant correctement le programme d'assurance-qualité.

•

•

Rationalisation de l'utilisation des médicaments; amélioration de l'accès aux médicaments essentiels ; contrôle-qualité renforcé.

•

Nombre d'hôpitaux soum ayant au moins 80 % des médicaments essentiels requis. Base de données sur les structures sanitaires, les capacités de laboratoire, l'équipement, les lits et le personnel en place.

•

•

Capacité élémentaire de coordination externe mise en place afin de rendre possible une coordination de projet par secteur.

•

Nombre d'employés du ministère formés en gestion de projet et en coordination.

Développement des ressources humaines • Amélioration de la capacité nationale de gestion des ressources humaines pour la santé : création d'un système national de développement des ressources humaines pour la santé.

• •

Développement national des ressources humaines pour la santé. Elaboration de normes d'accréditation et de normes professionnelles de spécialités et de sous-spécialités. Nombre de gestionnaires de santé de zones urbaine ou rurale recevant systématiquement une formation supérieure.

•

•

Amélioration de la planification et des systèmes incitatifs en matière des ressources humaines.

•

Systèmes d'allocation et incitatifs et bases de données de ressources humaines pour la santé.

154

MONGOLIE

Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques • Amélioration de la qualité des données et de l'information dans la gestion des services.

•

Etudes conduites auprès es utilisateurs pour évaluer la qualité de l'information. Elaboration d'indicateurs de données sanitaires clairement définis.

•

•

Renforcement des capacités des institutions de recherches sanitaires, y compris la politique de recherche sanitaire fondée sur les bases factuelles.

•

Distribution d'un nouveau logiciel de biostatistique.

•

Introduction de nouvelles technologies de l'information ; utilisation améliorée des techniques déjà en place, y compris les réseau LAN dans les hôpitaux et les systèmes pilotes de registres médicaux électroniques.

• • •

Nombre d'agents de santé formés aux technologies de l'information. Nombre d'hôpitaux équipés d'un réseau LAN. Evaluation des bénéfices du système pilote de registres médicaux électroniques.

•

Amélioration des compétences du personnel en matière de communication.

•

Nombre d'agents ayant étudié et étant capables d'utiliser les techniques de communication.

155

MONGOLIE

Mongolie : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'actions Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles, surveillance et riposte

2000-2001 US$

164 000 77 000

91 000 120 000

( 73 000) 43 000

(44.51) 55.84

97 000

120 000

23 000

23.71

56 000 Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris le VIH/SIDA Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sous-total Total - Mongolie 958 000 297 000 418 000 394 000

74 000 405 000

18 000 11 000

32.14 2.79

348 000

( 70 000)

(16.75)

191 000 155 000

98 000 158 000

( 93 000) 3 000

(48.69) 1.94

132 000 896 000

163 000 767 000

31 000 ( 129 000)

23.48 (14.40)

920 000 136 000

( 38 000) ( 161 000)

(3.97) (54.21)

153 000 1 408 000 2 698 000

175 000 1 231 000 2 403 000

22 000 ( 177 000) ( 295 000)

14.38 (12.57) (10.93) 229 000

156

NAURU

NAURU

En 1994, Nauru comptait 11 500 habitants. Les jeunes de moins de 15 ans constituent 42% de la population. Grâce aux recettes considérables tirées de l'exploitation du phosphate, le pays a pu dégager les ressources nécessaires au financement d'un système de santé adapté. Cela étant, les revenus considérables du pays ont également contribué à la progression alarmante des maladies non transmissibles liées au mode de vie. Si le pays s'est classé en 1995 parmi les trois pays de la région dans lesquels le produit intérieur brut par habitant est le plus élevé, l'espérance de vie à la naissance le place en revanche au bas de la liste. La situation épidémiologique de Nauru est marquée par la prédominance des maladies non transmissibles et des accidents; on citera en particulier les maladies cardiovasculaires et tensionnelles, l'obésité, le diabète et le cancer. Le diabète touche 42% de la population féminine et 59 % des femmes d'âge adulte fument. Les causes spécifiques de la morbidité et de la mortalité et leur importance relative varient selon le sous-groupe de population considéré. Si la tuberculose est aujourd'hui maîtrisée, la lèpre et la filariose doivent en revanche faire l'objet de programmes de lutte plus rigoureux. À défaut, le pays ne pourra atteindre les objectifs mondiaux et régionaux fixés en vue de l'éradication de ces maladies. Les pouvoirs publics sont conscients de la nécessité d'intensifier les efforts de promotion de la santé et les mesures de réduction des risques liés aux maladies non transmissibles. En conséquence, les futurs programmes seront axés pour l'essentiel sur la mise en œuvre durable d'activités de promotion de la santé et de modes de vie sains ciblant l'ensemble de la population. Les efforts visant la mise en valeur des ressources humaines se poursuivront. Il conviendra notamment de renforcer les capacités des professionnels de santé autochtones en prévision du départ annoncé des agents de santé expatriés employés par les sociétés minières, lesquelles vont devoir mettre un terme à leurs activités en raison de l'épuisement des réserves de phosphate. De plus, les gisements étant désormais épuisés, les zones de l'île rendues inhabitables par les opérations minières devront faire l'objet de travaux de remise en état. L'entretien de réseaux d'approvisionnement en eau saine et de systèmes hygiéniques d'assainissement et d'élimination des déchets pourrait s'avérer difficile compte tenu de la baisse des revenus nationaux due au ralentissement des activités minières. Les futurs programmes de santé se concentreront sur le renforcement des services de soins de santé primaires, en vue de la lutte contre les maladies relevant du PEV, la lèpre et la filariose. L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Renforcement du système de surveillance aux fins de la lutte contre la tuberculose et la lèpre.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Publication régulière de rapports de surveillance.

157

NAURU

Environnements sains • Amélioration des capacités en matière de réduction des facteurs de risque et de lutte contre les maladies liées au mode de vie, notamment le diabète, par le biais de programmes renforcés de promotion de la santé et de lutte contre le tabagisme.

• •

Élaboration d'un plan de promotion de la santé. Nombre d'agents formés.

•

Entretien renforcé des réseaux d'adduction d'eau et adoption de méthodes adaptées d'élimination des déchets.

•

Nombre d'agents formés.

Développement des ressources humaines • Formation d'un noyau dur de professionnels de santé qualifiés et formés à la santé bucco-dentaire et à la planification familiale et sanitaire.

•

Nombre de professionnels de santé formés.

Nauru : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains Sous-total Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Sous-total Total - Nauru 23 000 23 000 101 000 23 000 23 000 96 000 0 0 (5 000) 0.00 0.00 (4.95) 0 78 000 78 000 63 000 63 000 (15 000) (15 000) (19.23) (19.23) 0 0 10 000 10 000 10 000 10 000 100.00 100.00 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

158

NOUVELLE-CALEDONIE

NOUVELLE-CALEDONIE

La Nouvelle-Calédonie a un niveau de santé relativement élevé, comparable à celui des pays pleinement industrialisés. On observe cependant des disparités entre les grandes agglomérations (où vivent principalement des populations non autochtones) et les zones rurales (communautés autochtones). Les maladies cardiovasculaires, les néoplasmes, les accidents, les empoisonnements et les affections respiratoires demeurent les principales causes de mortalité. La dengue et la tuberculose comptent parmi les maladies transmissibles les plus préoccupantes. La communication avec les autres institutions et programmes régionaux et internationaux jouent donc plus que jamais un rôle important dans les efforts engagés pour résoudre ces problèmes sanitaires. S'agissant de la réforme des systèmes de santé, la taille du pays, le grand nombre de professionnels de santé en exercice, la coexistence de services de santé publics et privés et les nombreux centres de soins et dispensaires du pays supposent des infrastructures de communications bien intégrées, dotées de l'appui technique nécessaire. Ces dernières années, la Nouvelle-Calédonie a progressé dans la mise en place de réseaux de notification des maladies et de mécanismes de suivi des principaux indicateurs de santé. Les services de santé dispensent des soins spécialisés et s'appuient sur des moyens techniques en tous points comparables à ceux des pays développés. Toutefois, ils sont pour la plupart concentrés dans l'agglomération de Nouméa. La Nouvelle-Calédonie dispose de toutes les infrastructures de base et ressources humaines nécessaires à la prestation de soins de santé dans l'ensemble du pays. On envisage par conséquent de renforcer les infrastructures informatiques de communication en mettant à profit les progrès de la technologie de la télésanté, qui peut servir à la fois à la formation à distance et, lorsque la situation le permet, à la télémédecine. Ainsi, les professionnels de santé en poste dans des zones isolées pourront recevoir une formation qui leur sera dispensée depuis le Centre hospitalier territorial (CHT), tandis que le personnel du CHT pourra suivre les cours enseignés en France métropolitaine ou dans des centres de formation régionaux. Dans les deux cas, cette formation se fera à distance. De même, on pourra procéder à des télédiagnostics et organiser des téléconférences en vue de l'examen à distance de certains cas. Le CHT servira de centre de référence aux dispensaires et hôpitaux isolés des zones rurales et aura lui-même pour correspondants les établissements hospitaliers de France métropolitaine ou les centres régionaux de formation. L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Développement des ressources humaines • Amélioration des technologies de l'information et de la communication utilisées dans les domaines de la formation à distance et de la télémédecine.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

• • •

Nombre de réunions d'information tenues et d'agents formés. Nombre de télédiagnostics demandés. Nombre de qualifications obtenues par le bais de la formation à distance.

159

NOUVELLE- CALEDONIE

Nouvelle-Calédonie : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Sous-total Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sous-total 0 50 000 50 000 100.00 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

27 000 27 000

0 0

(27 000) (27 000)

(100.00) (100.00)

48 000 48 000

0 50 000

(48 000) 2 000

(100.00) 4.17

Total - Nouvelle-Calédonie

75 000

50 000

(25 000)

(33.33)

0

160

NIOUE

NOUVELLE-ZELANDE

La New Zealand Public Health and Disability Act 2000 (Loi néo-zélandaise adoptée en 2000 dans le domaine de la santé publique et du soutien aux personnes handicapées) établit 21 conseils de santé de district pour couvrir la Nouvelle-Zélande. Chacun de ceux-ci est responsable d’évaluer les besoins sanitaires des populations qui vivent dans les limites de leur district et de la planification et de l’achat de services, en utilisant le financement gouvernemental pour satisfaire ces besoins. En moyenne, l’état de santé des Néo-Zélandais est bon, l’espérance de vie à la naissance chez les hommes étant d’environ 75 ans et l’espérance de vie chez les femmes de 79 ans. Toutefois, il y a certaines différences distinctes dans l’état de santé. Par exemple, l’espérance de vie à la naissance des Maori est approximativement inférieure de cinq années par rapport aux non-Maori, et il y a des disparités identifiables et croissantes dans l’état de santé qui peuvent être attribuées aux différences socio-économiques. La réduction de ces différences socio-économiques et l’amélioration apportée dans des domaines spécifiques relatifs à l’état de santé et la performance des services de santé dans lesquels la Nouvelle-Zélande se porte beaucoup moins bien constituent les principaux points de la Stratégie sanitaire de la Nouvelle-Zélande. Cette Stratégie sanitaire fixe la plate-forme pour l’action du Gouvernement dans le domaine de la santé. Elle identifie ses domaines prioritaires et vise à orienter les services de santé vers les domaines qui garantiront les avantages les plus élevés pour la population, concentrant son attention en particulier sur le fait de s’attaquer aux inégalités dans le domaine de la santé. Les 13 objectifs pour la santé de la population ayant la plus haute priorité qui ont été identifiés pour faire l’objet d’une attention immédiate sont : la réduction du tabagisme ; l’amélioration de la nutrition ; la réduction de l’obésité ; l’augmentation du niveau d’exercice physique ; la réduction du taux de suicide et des tentatives de suicide ; la minimisation des dommages causés par l’alcool et l’usage des drogues illicites et autres pour l’individu tout comme pour la communauté ; la réduction de l’incidence et de l’impact du cancer ; la réduction de l’incidence et de l’impact des maladies cardiovasculaires ; la réduction de l’incidence et de l’impact du diabète ; l’amélioration de la santé bucco-dentaire ; la réduction de la violence dans les relations interpersonnelles, les familles, les écoles et les communautés ; l’amélioration de l’état de santé des personnes atteintes de maladies mentales graves ; et la garantie d’un accès aux services de soins de santé infantile appropriés y compris la protection de l’enfant et de la famille et la vaccination. D’autre part, la stratégie met en valeur cinq domaines de prestation de services sur lesquels le Gouvernement souhaite voir le secteur de la santé se concentrer, à court et moyen terme : la santé publique ; les soins de santé primaires ; la réduction des temps d’attente pour les services de chirurgie non vitale des hôpitaux publics ; l’amélioration du dynamisme des services de santé mentale ; et les services accessibles et appropriés pour les personnes vivant en zones rurales. L’OMS fournira un appui au Gouvernement pour réaliser ce qui suit.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Développement des ressources humaines • Capacité du secteur de la santé

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Nombre de personnels formés.

161

NOUVELLE-ZELANDE

améliorée par la formation de certains membres du personnel.

Nouvelle-Zélande : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Sous-total Total - Nouvelle-Zélande 40 000 40 000 40 000 40 000 40 000 40 000 0 0 0 0.00 0.00 0.00 0

162

NIOUE

NIOUE

Du fait des dispositions dans la constitution de Nioué (les habitants de Nioué sont citoyens Néo-zélandais) la population a diminué par l’émigration d’un grand nombre de personnes vers la Nouvelle-Zélande. La population de l’île de Nioué est maintenant relativement constante avec 1900 habitants (elle était de plus de 4000 il y a 25 ans). En dépit de la faible importance de la population, le secteur de la santé à Nioué, comme la plupart de ses équivalents dans les îles du Pacifique se bat pour une portion des ressources limitées du pays, essaie de satisfaire des besoins croissants de responsabilité, se trouve confronté à une montée des prix des matériels et des pertes d’échelle, et connaît des hausses dans les dépenses pour la promotion sanitaire, les services de prévention et de contrôle, les services de soins de traitement et le développement des ressources humaines. Le Gouvernement ressent de plus en plus la double pression des exigences croissantes du public d’un coté et de son désir de conserver la gratuité des soins de santé d’un autre coté. Le Service de Santé de Nioué admet qu’il faudrait formuler des directives qui comprennent une participation active de la communauté et par là-même réduisent la dépendance vis-à vis de ressources nationales limitées et non renouvelables à long terme. Bien que la Nouvelle-Zélande et l’Australie endossent en partie les engagements financiers de soutenir les services de santé, le Gouvernement de Nioué tient à essayer d’apporter les ressources nécessaires pour ces services. La population de Nioué jouit généralement d’une bonne santé et d’un bien-être général, en accord avec son taux élevé d’alphabétisation et sa population cultivée. Ces dernières années, les maladies infectieuses transmissibles surtout les habituelles maladies de l’enfance et les maladies transmissibles traditionnelles telles que la tuberculose et la lèpre ont considérablement régressé. Les maladies respiratoires telles que l’asthme et la bronchite sont des facteurs de morbidité dans tous les groupes d’âge. D’autres facteurs sont les accidents de la route et les blessures liées principalement à l’alcool. Chez les adultes plus âgés, les maladies cardiaques, la pneumonie et les cancers sont les causes de mort principales. Cependant, les causes de morbidité les plus importantes dans la population adulte sont généralement liées au style de vie, tells que l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques et la goutte. La prévalence des facteurs de risques pour les maladies chroniques est élevée. Dans un recensement de 1997, on rapportait que 30.8% des hommes et 13.6% des femmes fumaient des cigarettes. La consommation d’alcool par habitant était signalée comme élevée. L’Enquête Nationale sur la Nutrition de 1987 faisait état d’inquiétude à propos de la forte consommation de sucreries et de la faible consommation de légumes et de fruits. On n’a pas enregistré, à ce jour, de cas de VIH/Sida à Nioué et les maladies sexuellement transmissibles sont rares. Le succès de la commémoration de la Journée mondiale du Sida a démontré qu’une certaine conscience du problème a filtré jusqu’au secteur de santé privé. La prévalence d’autres maladies à transmission parasitaire a été négligeable des dernières cinq années. Toutefois, les activités de contrôle des moustiques se poursuivent et, à cause de leur grand nombre, il faut renforcer les mesures de contrôle permanentes et régulières. (Un effet secondaire de la forte émigration de Nioué est que seulement 450 sur les 969 habitations de Nioué sont occupées, ce qui fait des maisons vides les lieux de reproduction principaux). Cela comporte la formulation d’un plan d’action national pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles, y compris des mécanismes de surveillance efficaces.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

163

NIOUE

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS apportera son aide au Gouvernement pour accomplir ce qui suit :

Résultats escomptés Maladies transmissibles, surveillance et riposte • Un renforcement de l’aptitude, à l’échelle nationale de la surveillance des maladies transmissibles et la prise d’action par un recrutement, formation et la participation du Réseau de Surveillance en Santé Publique du Pacifique.

Indicateurs proposés

•

L’équipe de la surveillance et action formée.

•

Le renforcement de l’engagement national à la prévention et le contrôle des maladies vectorielles et parasitaires.

•

L’équipe de la surveillance et action formée.

•

Une meilleure conscience publique du contrôle des infections sexuellement transmissibles/ VIH/SIDA (surtout les jeunes hommes et femmes entre 15 et 24 ans) par l’information, l’enseignement et les services pour réduire la vulnérabilité.

•

Le nombre d’activités pour la Journée Mondiale du SIDA qui étaient prises en compte et qui ont été remplies. Un atelier centré sur les jeunes, financé et qui a effectivement eu lieu. Les matériels de promotion de la santé qui ont été réalisés.

•

•

Environnements sains • L’initiative Iles-santé renforcée.

•

Pendant la semaine de la Constitution, compétitions Environnements sains.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Une meilleure aptitude à la sensibilisation du public et le renforcement de la prévention de base et la prise en charge des maladies non transmissibles, surtout le diabète et l’hypertension artérielle.

•

L’établissement d’un groupe de travail et le développement d’un plan d’action. Conduite d’exercices de détection de maladies non transmissibles, à l’échelle du pays.

•

164

NIOUE

Développement des ressources humaines • Le renforcement de la capacité technique à fournir les services de soins primaires, l’éducation sanitaire et la promotion de santé, et les programmes de santé publique.

• •

Le nombre des étudiants en médecine formés à l’étranger. Le nombre du personnel de santé alliés formés outre-mer à la diététique en santé publique. Le nombre du personnel de santé alliés formés outre-mer dans le contrôle en santé publique.

•

Nioue : ressources proposées par source de financement

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminuution) US$ US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 5 Maladies transmissibles, surveillance et riposte Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systemes de santé 12 Développement des ressources humaines Sous-total Total - Nioué 92 000 0 92 000 101 000 0 81 000 81 000 97 000 (92 000) (100.00) 81 000 (11 000) (4 000) 100.00 (11.96) (3.96) 0 0 5 000 5 000 100.00

9 000 0 9 000

0 7 000 7 000

(9 000) (100.00) 7 000 (2 000) 100.00 (22.22)

0 0

4 000 9 000

4 000 9 000

100.00 100.00

165

ILES MARIANNES SEPTENTRIONALES

ILES MARIANNES SEPTENTRIONALES

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

La population totale des Iles Mariannes Septentrionales (au recensement officiel des EtatsUnis en 1995) était de 58 846. Il était prévu une population de 62 341 pour 1999. Le pourcentage de la population âgée de moins de 18 ans est de vingt-sept pour cent (27,3) ; celui des 65 ans et plus est de 1,7%. Le taux de naissance a diminué de 22,5 pour 1000 en 1986 à 21,3 pour 1000 en 1999. Le Service de Santé Publique (DPH) dirige le Centre Médical du Commonwealth (CHC) qui s’est ouvert en 1986. C’est un centre médical unifié qui contient les services d’hospitalisation et de consultations externes, le service d’urgence, les services de diagnostic et les bureaux administratifs. Pour les cas aigus, le DPH a une capacité d’hospitalisation ultra-moderne de 74 lits, à la disposition des malades de médecine, chirurgie, obstétrique, pédiatrie et les cas aigus de psychiatrie. Malgré la création de trois petits centres médicaux dans les Iles Mariannes Septentrionales, le CHC reste le centre médical le plus important dans le pays, fournissant des prestations à la majorité de la population, et il est le premier établissement hospitalier où les centres de santé soushospitaliers de Rota et Tinian adressent leurs malades. L’objectif du CHC est de réunir les programmes d’hospitalisation, de consultations externes et de santé publique de façon à fournir systématiquement les soins médicaux primaires et secondaires. Cet objectif représente une réorientation importante des services de santé surtout parce qu’il s’écarte du système hospitalier antérieur comme le modèle d’où la population recevait à la fois les soins de santé primaires et secondaires. L’accent est maintenant mis sur la prévention sanitaire et les soins de santé primaires. De plus, le DPH s’efforce d’offrir un système de services médicaux plus intégrés tels que la Protection Maternelle et Infantile, l’éducation sanitaire, la diététique et le planning familial. Le DPH entretient également d’étroites relations de travail avec d’autres services gouvernementaux, la communauté d’affaires et des organisations privées dans la mise en œuvre de ses programmes. La question du développement des moyens d’action pour la gestion des soins dans les services hospitaliers comme de santé publique doit être abordée. Il est important que le personnel infirmier reçoive la possibilité de se développer intellectuellement en étant confronté à des connaissances et des compétences nouvelles et soit motivé à montrer à d’autres infirmiers l’importance d’un engagement à une formation nouvelle. Mais cela n’a pas été le cas car le poste de Coordinateur pour l’Enseignement Continu pour le personnel infirmier a été supprimé de la liste budgétaire des postes dans les services de soins, dans la division hospitalière. En conséquence, l’échelon moyen du personnel infirmier en poste à l’hôpital comme en santé publique a reçu la tâche non seulement de gérer les opérations quotidiennes de leur service mais encore de donner à leur personnel la possibilité d’un enseignement continu ou d’une formation en cours d’emploi. Le DPH de dispose pas d’effectifs renouvelables en ce sens qu’une grande partie du personnel à haut niveau de qualification sont recrutés outre-mer et employés sur la base de contrats à courte durée, et que les possibilités pour les résidents locaux de poursuivre sur place une formation de santé professionnelle sont très limitées. De plus, parce qu’il y a eu un taux élevé du renouvellement en personnel infirmier, la possibilité d’une formation régulière de développement des ressources humaines pour le personnel infirmier qui reste ne peut pas être renouvelée. Les perspectives d’enseignement pour une promotion dans la carrière de la santé sont très limitées. Il n’y a pas de formation professionnelle pour les professions de la santé disponible dans le pays après un enseignement de base ou après le diplôme. L’admission à un tel enseignement servira le double objectif d’élever les compétences dans le service des soins et d’ouvrir la voie à des promotions pour le personnel infirmier dans les divisions hospitalière et de la santé publique.

166

ILES MARIANNES SEPTENTRIONALES

En outre, sur un plan historique les services de la santé mentale dans le pays ont reposé sur quelques personnes seulement, ce qui a rendu le système de la santé mentale très dépendant de leurs mouvements. Les effectifs du personnel de la santé mentale ont été augmentés l’année dernière. Plusieurs pourvoyeurs supplémentaires (spécialistes des toxicomanies, conseillers en santé mentale) ont été embauchés et d’autres sont en cours d’embauche mais le processus du recrutement outre-mer peut prendre aussi longtemps qu’un an. La liste des candidats locaux est très réduite. Le lancement de programmes de formation dans les îles Mariannes septentrionales réduira en partie le déficit mais cela, également, est handicapé par une pénurie de personnel disponible localement pour être formé. Comme les Iles Mariannes septentrionales sont un protectorat des Etats-Unis, elles reçoivent des fonds de plusieurs programmes fédéraux. Mais le soutien à la formation des effectifs de santé locaux demeure insuffisant.

L’OMS apportera son aide au Gouvernement pour accomplir ce qui suit :

Résultats escomptés

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Augmentation de la disponibilité et amélioration du niveau des services communautaires pour le traitement des enfants sévèrement perturbés sur le plan émotionnel.

•

Etablissement d’un plan d’action pour l’amélioration des services dans ce domaine.

•

Augmentation de la disponibilité et amélioration du niveau des services communautaires pour le traitement des victimes et des auteurs de violence domestique.

•

Mise en œuvre d’un accord interorganisations pour réduire la violence domestique et développer le traitement.

Réforme du secteur de la santé. • Amélioration des services de soins aux malades par l’application de nouvelles connaissances et compétence en direction, gestion et administration.

•

Nombre d'agents formés en planification, administration et gestion des services de soins de santé publique et soins aux malades. Nombre d'agents formés en administration/gestion (bloc opératoire et approvisionnements).

•

167

ILES MARIANNES SEPTENTRIONALES

•

Amélioration des compétences de gestion, avec aptitude aux décision, préparation du budget et utilisation des ressources disponibles en tenant compte des contraintes du service, aptitude à résoudre les problèmes touchant aux soins aux malades et le personnel, et la communication entre salle d’opérations, salle de réveil et l’entrepôt central des réserves.

•

Nombre d'agents formés en gestion/planification (bloc opératoire et approvisionnements). Nombre de personnels formés au contrôle, surveillance et évaluation des réserves et de l’équipement.

•

Iles Mariannes septentrionales : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Pour des communautés et des populations en bonne santé 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Sous-total Total - Iles Mariannes septentrionales 0 97 000 97 000 97 000 37 000 0 37 000 50 000 37 000 100.00

0 0

13 000 13 000

13 000 13 000

100.00 100.00

(97 000) (100.00) (60 000) (47 000) (61.86) (48.45) 0

168

PALAOS

PALAOS

Le recensement de l'année 2000 a dénombré 19 129 habitants. Le taux de croissance annuel est de 2,3 %. Les deux tiers de la population résident à Koror, la capitale. En 1999, le taux de mortalité infantile était de 10,71 %, l'espérance de vie à la naissance, de 67,30, soit 64,50 pour le sexe masculin et 70,8 pour le sexe féminin. Le taux global de fécondité était de 2,6 %. En 1999, les cinq premières causes de décès parmi la population adulte étaient les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, les maladies vasculaires cérébrales et les maladies respiratoires. Les trois premières causes de décès des nourrissons étaient les anomalies congénitales, les hernies hiatales et les naissances prématurées. Les cinq premiers motifs de consultation en hôpital ou en dispensaire sont les maladies de l'appareil respiratoire, les maladies du système nerveux et des organes des sens, les blessures et les empoisonnements, les maladies infectieuses et parasitaires et enfin les maladies de la peau. Des principales maladies déclarées, la varicelle arrivait en tête, suivie par les gastro-entérites, les conjonctivites, les syndromes viraux et les chlamydia. Un cas importé de paludisme a été déclaré. Aucun cas de SIDA signalé. Le Ministère de la santé a commencé à appliquer le concept des îles-santé en 2000 en lançant un projet pilote sur l'une des petites îles éloignées. Il est prévu en seconde phase de l'appliquer à une île voisine, lieu touristique. Ce principe des îles-santé pour les Palaos reprendra toutes les composantes d'origine de ce concept mais reflétera les caractéristiques spécifiques de chaque Etat. Dans le cadre du développement des infrastructures sanitaires, quatre "super" dispensaires ont été achevés et ouverts. Tous sont équipés de téléphones, d'ordinateurs et d'une bonne réserve de produits pharmaceutiques et médicaments et un personnel infirmier assure une permanence 24 heures sur 24. Ces dispensaires sont la concrétisation de la politique du Ministère de la santé, à savoir rendre les soins de santé plus accessibles à la communauté (alors que les gens étaient obligés de parcourir de grandes distances pour se faire soigner à l'hôpital ou dans un centre de santé communautaire ou de santé publique). Le coût et le financement des soins de santé reste un problème. Le plan d'assurancemaladie, qui fut soumis il y a deux ans à l'aval du Congrès national, n'est toujours pas approuvé. Avec l'achèvement des principales infrastructures sanitaires, le concept de santé a évolué vers un concept de qualité des services, qui reflète le développement des ressources humaines. Le Comité d'attribution des bourses de l'OMS au Ministère de la santé a accepté d'envisager la mise en place d'un Programme de préparation aux carrières sanitaires au collège public des Palaos pour préparer le personnel et les autres aspirants aux métiers de la santé à une formation professionnelle non seulement en médecine mais également en soins infirmiers, dentaires et autres programmes paramédicaux. Si ce programme est une réussite, il pourra être étendu ultérieurement à d'autres îles de Micronésie. L'école de médecine de Fidji appuie ce projet. Le rapport coût - efficacité serait bien meilleur si les étudiants pouvaient suivre les cours de préparation au collège local plutôt que de devoir se rendre à l'université du Pacifique sud, à Fidji. A long terme, cela contribuerait à assurer l'autonomie des îles en termes de ressources humaines ; elles n'auraient plus à dépendre d'une main d'oeuvre et de services obtenus par contrats d'expatriation onéreux. Parmi la main d'oeuvre actuelle, le personnel paramédical travaillant dans les laboratoires médicaux, en radiologie, en pharmacie, aux fichiers médicaux et aux registres d'état civil n'avait reçu qu'une formation continue.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

169

PALAOS

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS apportera son appui au gouvernement dans les domaines suivants :

Résultats escomptés Réforme des systèmes de santé • Compétences et connaissances améliorées dans le domaine clinique de la radiologie et des laboratoires médicaux et dans la maintenance et la réparation du matériel biomédical, au moyen d'une formation structurée.

Indicateurs proposés

•

Nombre de membres du personnel local formés à l'utilisation, à la maintenance, à la réparation du matériel et aux procédés associés pour éliminer le besoin de faire appel à du personnel onéreux sous contrat d'Etat. Elaboration d'une politique nationale en matière de matériel médical.

•

Développement des ressources humaines • Futurs prestataires de soins de santé formés dans un institut d'enseignement national reconnu. Dirigeants formés à l'élaboration de procédures et politiques du travail.

•

•

Mise en application d'un programme d'enseignement préparatoire aux carrières de la santé au Collège communautaire des Palaos. Elaboration de manuels définissant les politiques et procédures en matière de soins infirmiers.

•

Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques • Utilisation accrue de la CIM-10 dans le secteur de la santé.

•

CIM-10 informatisée et utilisée lors des consultations des patients.

170

PALAOS

Palaos : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 9 Maladies non transmissibles, y compris la sanrté mentale Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sous-total Total - Palaos 46 000 0 26 000 80 000 (20,000) 80,000 (43.48) 100.00 30 000 0 (30,000) (100.00)

40 000 70 000

0 0

(40,000) (70 000)

(100.00) (100.00)

0 46 000 116 000

13 000 119 000 119 000

13,000 73 000 3 000

100.00 158.70 2.59 0

171

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

En 2000, l’indice du développement humain de la Papouasie-Nouvelle-Guinée était de 133. Certains de ses indicateurs de santé sont parmi les plus mauvais de la Région. Au recensement national de 2000, le pays comptait 5 millions d’habitants dont 85% vivent en milieu rural et 5% seulement habitent la capitale et les villes de province. Il existe d’énormes disparités entre le District de la Capitale nationale et le reste du pays du point de vue des possibilités d’études, de l’accès aux services de santé et des niveaux de revenus. Bien que le secteur de la santé ait fait de grands progrès en matière d’éradication de la poliomyélite et d’élimination de la lèpre, les principaux indicateurs de santé demeurent parmi les plus mauvais du Pacifique. Le taux de mortalité infantile a été estimé à 77, le taux de mortalité des moins de cinq ans à 100 pour 1000 naissances vivantes, et le taux de mortalité maternelle à 370 pour 100 000 naissances vivantes. La pneumonie, la diarrhée, la méningite, le paludisme et la malnutrition figurent parmi les principales causes de mauvaise santé chez les enfants. À cela s’ajoute, dans l’ensemble de la population, l’élévation de l’incidence du paludisme, de la tuberculose et des infections sexuellement transmissibles. Lors d’un atelier national de consensus sur le VIH/SIDA et la surveillance des IST, on a estimé la prévalence du VIH en l’an 2000 à 3400 cas d’infection. Cette estimation se fondait sur le taux de prévalence de l’infection, encore faible, de 0.32% chez les personnes qui consultent à Port Moresby. Il ressort de l’examen du Plan national de santé pour la période quinquennale 1996-2000 que, dans le secteur sanitaire, les acquis d’avant 1981 ont été progressivement perdus. Des femmes et des enfants, particulièrement en milieu rural, meurent toujours de maladies évitables. Environ 60% des femmes enceintes ne reçoivent pas de soins prénatals et accouchent sans l’assistance d’agents de santé qualifiés lorsqu’elles accouchent. Les services de santé de base ne sont toujours pas suffisamment accessibles. Un grand nombre de postes de santé demeurent fermés par suite du manque de personnel de santé qualifié et de médicaments essentiels. Le nombre de médecins et d’infirmières par habitant reste faible, s’établissant à 7 médecins et 67 infirmières pour 100 000 habitants. Le soutien communautaire aux services de santé pose un problème majeur. Les communautés ne participent guère à l’amélioration de leur santé et, le plus souvent, elles ne sont pas associées à la planification et à la mise en œuvre des programmes de santé. Rares sont ceux qui présentent leurs enfants à la vaccination et beaucoup tardent à consulter lorsqu’ils sont malades. Le Ministère de la Santé a élaboré un Plan national de santé couvrant la décennie 2001 – 2010. Ses priorités sont les suivantes: promotion et protection de la santé en s’inspirant du concept des îles-santé; renforcement de la santé de la famille en se concentrant sur la santé des femmes et des enfants; lutte contre les maladies transmissibles telles que le paludisme, la tuberculose et la filariose; renforcement des services de santé de district; amélioration de l’accès aux médicaments essentiels et aux fournitures médicales en milieu rural; et la constitution de ressources humaines appropriées

172

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

L’OMS appuiera le Gouvernement dans les réalisations suivantes :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination • Renforcement, aux niveaux national, provincial et districal, de la capacité d’acquisition, de distribution et de supervision de vaccins et de systèmes de chaîne de froid, grâce au soutien de l’OMS.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

La couverture vaccinale pour tous les antigènes du PEV est portée à 70% et, pour l’hépatite B, à au moins 50%.

•

Fourniture d’un soutien technique pour la surveillance de la poliomyélite, de la rougeole et d’autres maladies évitables par la vaccination.

•

Taux d’incidence de la paralysie flasque aiguë, de la rougeole et des autres maladies évitables par la vaccination.

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires • Aptitude des autorités nationales, provinciales et districales à prévoir, surveiller et évaluer l’impact de la lutte antipaludique.

•

Nombre de responsables et superviseurs de la lutte contre la maladie des niveaux provincial et districal exécutant le programme de lutte antipaludique instruits des directives et protocoles types.

•

Mobilisation politique et communautaire grâce à une comunication efficace ainsi qu’à l’établissement de partenariats afin de renforcer la lutte antipaludique.

•

Nombre de textes d’information, d’éducation et de communication (IEC) pour la lutte antipaludique publiés.

•

Constitution d’un potentiel de recherche opérationnelle et de prise des décisions fondées sur des faits grâce à la fourniture d’avis et de conseils techniques judicieux et cohérents pour la lutte antipaludique.

•

Possession de données exactes sur le traitement par les insecticides et les médicaments.

•

Aptitude des autorités nationales à planifier, exécuter et surveiller la lutte contre la filariose ainsi qu’à en évaluer l’impact.

•

Un plan national de lutte contre la filariose a été élaboré.

•

Constitution d’un potentiel de recherche opérationnelle et de prise de décisions fondées sur des faits

•

Possession d’informations épidémiologiques sur la filariose.

173

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

grâce à la fourniture d’avis et de conseils techniques judicieux et cohérents pour la lutte contre la filariose.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Aptitude des autorités nationales, provinciales et districales à planifier, appliquer, surveiller et évaluer le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS).

•

Proportion de provinces et de districts appliquant la stratégie DOTS.

•

Élaboration de directives, de protocoles et de textes appropriés sur la stratégie DOTS.

•

Des directives, des protocoles et des textes relatifs à l’application de la stratégie DOTS ont été revus et actualisés.

•

Installation de moyens de microscopie des bacilles acidorésistants dans les laboratoires provinciaux et districaux.

•

Proportion des laboratoires provinciaux et districaux disposant de moyens de microscopie des bacilles acidorésistants

Maladies transmissibles, surveillance et riposte • Mise en place d’un système satisfaisant d’alerte et de riposte précoces pour les maladies transmissibles ainsi que d’une plus grande capacité de riposter aux poussées épidémiques.

•

Nombre de provinces/ proportion de districts rendant régulièrement compte à l’échelon national. Nombre de sites sentinelle mis en place et rendant compte régulièrement. Nombre de cadres formés lors des ateliers organisés à cet effet. Nombre d’échantillons traités à des fins d’enquêtes épidémiologiques.

•

• •

Environnements sains • Actualisation de la conception technique, des dessins, des directives d’exécution et des normes applicables à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement en milieu rural.

•

Nombre de provinces et de districts appliquant les directives techniques et normes actualisées relatives à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement en milieu rural.

•

Existence d’un Conseil de la salubrité des aliments diligent, exerçant une action multisectorielle coordonnée en

•

Rapports des réunions ordinaires du Conseil.

174

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

vue de renforcer le programme national de salubrité des aliments.

•

Amélioration de la gestion de l’élimination des déchets biologiques et industriels.

•

Élaboration et publication de politiques et de normes applicables à la gestion de l’élimination des déchets biologiques et industriels.

•

Aménagement de sites îles-santé dans un certain nombre de provinces et de districts.

•

Nombre de sites îles-santé aménagés et disposant d’un approvisionnement en eau saine, d’un réseau d’assainissement, d’un environnement salubre et d’un accès à une alimentation saine.

•

Renforcement de l’approche multisectorielle des initiatives îlessanté et de la promotion de la santé.

•

Élaboration de directives et de politiques appropriées relatives à l’approche multisectorielle des initiatives îles-santé et à la promotion de la santé.

•

Aménagement de sites îles-santé à base communautaire, y compris la possession de méthodes et d’instruments permettant de mesurer le succès ou l’échec de telles initiatives.

•

Nombre de sites îles-santé tels que des villages-santé, des écoles-santé, des lieux de travail-santé, des marchés-santé aménagés dans certaines provinces et certains districts.

•

Amélioration des connaissances, des attitudes, des pratiques et des comportements en matière de santé dans des groupes de population ciblés.

•

Nombre d’activités entreprises dans certaines communautés.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Renforcement de la capacité des provinces et des districts de planifier, appliquer et évaluer la stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), y compris les directives, approches et instruments pour l’application et la surveillance de la PCIME.

•

Proportion des provinces et des districts appliquant la stratégie de PCIME. Existence de directives et d’instruments appropriés.

•

•

Constitution de bases factuelles en vue d’une amélioration des politiques, des normes et des standards permettant de protéger les

•

Posession des résultats d’enquêtes sur les connaissances, attitudes, pratiques et comportements permettant de planifier des

175

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

enfants et les adolescents contre les maladies et les comportements à risque.

programmes pour la santé des enfants et des adolescents.

Santé génésique • Accroissement de la capacité des agents de santé d’améliorer la qualité des services de santé génésique, en partie grâce à la production de textes d’IEC sur la santé génésique pour sa concrétisation au niveau des communautés.

•

Réduction du nombre des complications obstétricales et hausse de la prévalence de la contraception. Production de textes d’IEC destinés à l’éducation pour la santé génésique.

•

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Élaboration et promotion de directives et de coffrets de formation sur les moyens d’intervenir efficacement en matière de troubles mentaux et neurologiques et pour répondre aux besoins des groupes de population vulnérables.

•

Utilisation de directives OMS et de textes de formation actualisés pour l’organisation de programmes de formation en matière de santé mentale et de toxicomanies.

•

Élaboration d’une politique nationale et d’un plan d’action pour la prévention et la prise en charge des problèmes de santé bucco-dentaire, et amélioration des compétences en matière de soins préventifs et cliniques.

• •

Une politique et un plan d’action ont été élaborés. Nombre d’agents de santé ayant reçu une formation en santé buccodentaire à l’aide des directives et des protocoles normatifs.

•

Amélioration de la lutte contre le diabète sucré et d’autres maladies non transmissibles grâce à l’élaboration d’une politique et d’un plan d’action dans certaines provinces et certains districts.

• •

L’élaboration de la politique et du plan d’action est achevée. Proportion de provinces et de districts ciblés lançant des programmes de lutte contre le diabète sucré.

Initiative pour un monde sans tabac • Renforcement de la lutte contre le tabac par l’élaboration d’une politique et d’un plan d’action nationaux, le réexamen de la législation antitabac et la production de textes d’IEC.

• • •

La politique et le plan d’action nationaux ont été formulés. Des données pour la politique et le plan antitabac ont été rassemblées. La législation antitabac a été réexaminée.

176

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

•

Des textes d’IEC sur la lutte antitabac ont été produits.

Réforme des systèmes de santé • Amélioration de la capacité de fournir des conseils de caractère politique et technique en matière de fourniture de services de santé et de répartition des ressources aux niveaux national, provincial et districal.

•

Des données relatives à certains indicateurs ont été recueillies.

•

Amélioration de la gestion des personnels de santé et du fonctionnement des services de santé, aux niveaux provincial et districal, grâce à la révision des méthodes, des directives et des instruments permettant de planifier, d’enseigner, de gérer et d’améliorer la performance.

•

Des directives ont été formulées pour la fourniture des services de santé aux niveaux national, provincial et districal.

•

Élaboration de stratégies applicables à d’autres formules de financement de la santé afin de financer le budget de la santé.

•

Une politique et des directives ont été définies pour d’autres formules de financement de la santé.

•

Renforcement de la recherche sur les systèmes de santé et du système d’information sanitaire.

•

Des informations factuelles provenant de la recherche opérationnelle ont été diffusées.

•

Amélioration des services de laboratoire clinique et de santé publique au niveau provincial, y compris la révision des directives applicables aux laboratoires et de certains manuels.

•

Proportion de provinces et de districts qui disposent de laboratoires cliniques et de santé publique de grande qualité.

•

Renforcement du potentiel en matière de sécurité transfusionnelle.

•

Une politique nationale et un plan d’action ont été élaborés pour la sécurité transfusionnelle.

•

Accroissement du potentiel de surveillance de la salubrité de l’environnement dans les domaines de la salubrité des aliments et de l’eau de boisson.

•

Nombre d’échantillons d’aliments et d’eau analysés dans les laboratoires de recours.

177

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

•

Mise en place de systèmes et de méthodes pour l’assurance de la qualité dans les laboratoires nationaux et provinciaux ainsi que dans certains laboratoires de district.

•

Proportion des laboratoires provinciaux et de district participant au programme d’assurance de la qualité.

Développement des ressources humaines • Amélioration du potentiel de production de ressources humaines nationales pour la santé.

•

Un projet de politique nationale de ressources humaines pour la santé et de plan d’effectifs a été publié.

•

Amélioration du potentiel de collecte, d’analyse et d’utilisation d’informations sur tous les aspects des ressources humaines afin de planifier, de gérer et de produire du personnel de santé.

•

Une base de données sur les ressources humaines pour la santé a été constituée pour la planification, la gestion et la production de personnel de santé.

•

Élaboration de directives et de programmes d’études pour la formation de personnel de santé dans des établissements de formation avant l’emploi.

•

Le programme de formation avant l’emploi fonctionne.

178

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE

Papouasie-Nouvelle-Guinée : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 5 Maladies transmissibles, surveillance et riposte 348 000 Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Sous-total Total - Papouasie-Nouvelle-Guinée 806 000 158 000 964 000 2 593 000 708 000 51 000 759 000 2 421 000 (98 000) (107 000) (205 000) (172 000) (12.16) (67.72) (21.27) (6.63) 657 000 760 000 645 000 (115 000) (15.13) 825 000 321 000 796 000 (27 000) (29 000) (7.76) (3.52) 39 000 30 000 (9 000) (23.08)

304 000 134 000

380 000 65 000

76 000 (69 000)

25.00 (51.49)

44 000 0

30 000 40 000

(14 000) 40 000

(31.82) 100.00

0 0 804 000

108 000 43 000 866 000

108 000 43 000 62 000

100.00 100.00 7.71

179

PHILIPPINES

PHILIPPINES

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Ces dernières années, l’état sanitaire ne s’est que faiblement amélioré. La baisse des taux de mortalité maternelle et de mortalité infantile s’est ralentie au cours de la dernière décennie, plaçant les Philippines derrière la plupart des pays de l’ANASE. Si les maladies infectieuses restent très menaçantes, les maladies non transmissibles représentent une charge de plus en plus lourde. En outre, les nouveaux problèmes de santé, dus à des facteurs écologiques et liés au travail, ne sont toujours pas pris en considération. Si la lutte contre les maladies infectieuses a marqué des points, des affections comme la pneumonie, la tuberculose et la diarrhée n’en continuent pas moins à être les principales causes de décès à tous les âges, occasionnent 21% de l’ensemble des décès. Toutefois, les cardiopathies, les affections du système vasculaire et les tumeurs malignes, qui interviennent pour plus de 30% de l’ensemble des causes de décès déclarées, sont de plus en plus fréquentes. Le paludisme demeure une des principales causes de morbidité. Une réduction a été observée dans le taux de morbidité paludéenne qui est passé de 123 cas pour 100 000 habitants en 1990 à environ 50 cas pour 100 000 habitants en 1999. Parallèlement, le taux de mortalité est tombé de 1,5 décès pour 100 000 habitants en 1990 à 1,0 décès pour 100 000 habitants en 1999. La dengue est désormais endémique dans toutes les villes et provinces du pays. Le Programme national de Lutte contre la Dengue vise à réduire la morbidité et la mortalité en empêchant le virus de se transmettre du moustique vecteur à l’être humain. La stratégie utilisée repose sur l’éducation pour la santé et l’action de plaidoyer. Il s’agit d’éliminer les gîtes larvaires des moustiques grâce à des mesures d’assainissement prises dans les habitations, les écoles et les lieux publics, mais aussi de surveiller la maladie et de gérer les épidémies. La tuberculose continue de poser un grave problème de santé. On estime qu’environ 100 000 nouveaux cas de tuberculose apparaissent chaque année. La maladie est à peu près trois fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. La plupart de ces cas de tuberculose se situent dans la tranche d’âge des 30 à 59 ans. Comme les Philippines s’industrialisent et que leur population augmente, elles sont confrontées à des problèmes majeurs de salubrité de l’environnement: approvisionnement en eau insuffisant et mauvaises installations d’assainissement; conditions de logement défectueuses; aliments insalubres; forte présence de vecteurs de maladies; pollution de l’air, de l’eau et du sol; présence de déchets toxiques et dangereux y compris de déchets médico-sanitaires; utilisation dangereuse des produits chimiques; etc. La prévention, grâce à un bon régime alimentaire et des modes de vie sains, est l’un des grands axes de l’action du Ministère de la Santé qui cible les personnes non encore atteintes par le diabète mais exposées au risque. Les coûts directs et indirects du diabète et de ses complications imposent une lourde charge au secteur de la santé. Face à cette montée des pathologies chroniques, les pouvoirs publics ont estimé que les services de prévention des maladies constituaient le meilleur moyen d’abaisser le coût de la santé et de garantir l’accès à des soins de bonne qualité. Le gouvernement a récemment formulé une Politique nationale de santé mentale afin de s’attaquer au problème de plus en plus grave que constituent les troubles mentaux et psychologiques ainsi que l’augmentation de l’alcoolisme et de la toxicomanie. Cette politique sera appliquée grâce à un Programme de santé mentale dont la stratégie privilégiera la promotion de la santé mentale, la protection des droits et des libertés des personnes souffrant de troubles mentaux et la réduction de la charge et des conséquences

180

PHILIPPINES

de la mauvaise santé mentale ainsi que des affections et incapacités d’origine cérébrale ou mentale. On estime qu’environ 20 000 Philippins meurent chaque année d’affections liées au tabagisme. Environ 252 460 Philippins ont été touchés en 1999. Les décès prématurés entraînés par ces affections coûtent, estime-t-on, environ 13 milliards de pesos (soit US$260 millions) par an. Même avec des recettes fiscales de 21,4 milliards de pesos provenant de l’industrie du tabac, la nation accuse toujours une perte nette annuelle de 25 milliards de pesos due au préjudice total de 46,4 milliards de pesos que les maladies liées au tabac lui occasionnent chaque année. Les Philippines pâtissent beaucoup des différentes calamités et catastrophes naturelles. Aussi convient-il d’améliorer la préparation aux situations de catastrophe et la gestion de celles-ci . Les problèmes qui se posent au système de santé sont multiples et variés: faiblesse du système hospitalier, insuffisance des mécanismes qui assurent l’exécution des programmes de santé publique et répartition inégale des ressources humaines pour la santé; incapacité des services de soins curatifs de satisfaire efficacement les besoins; inadéquation du financement et des structures de gestion qui aboutissent à réduire l’impact des programmes; manque de coordination et de coopération entre les unités locales de gouvernement (ULG) qui nuit à l’efficacité du système décentralisé de dispensation des soins de santé primaires; incapacité des pouvoirs publics de réglementer efficacement la qualité et le coût des services et des produits de santé; financement non seulement insuffisant mais encore inefficacement obtenu et inéquitablement dépensé. Plus de 50% du budget annuel va aux services hospitaliers, dont une bonne part aux soins hospitaliers tertiaires. Globalement, les dépenses de santé insuffisantes. En 1997, environ 3,5% services de santé (contre 3% en 1991). de santé reste supérieure au taux augmentation par habitant. ont légèrement progressé mais du produit national brut ont été Cependant, comme la progression d’expansion démographique, il elles restent dépensés en des dépenses s’ensuit une

Afin d’atteindre les buts et objectifs nationaux que les Philippines ont définis en matière de santé, un Plan de réforme du secteur de la santé (HSRA) a été formulé. Sa mise en œuvre coûtera 112 milliards de pesos au cours des cinq prochaines années. Le HSRA a été officiellement présenté aux partenaires à la mi-2000, dans l’espoir de mobiliser et de coordonner des ressources pour la santé. Le Plan expose les principales stratégies, les changements, tant dans les structures et les orientations que dans les investissements publics, qu’il faudra consentir pour améliorer la façon dont les soins sont dispensés, réglementés et financés. Les cinq grandes réformes annoncées visent à entreprendre les actions suivantes: conférer l’autonomie fiscale aux hôpitaux publics; assurer un financement aux programmes de santé publique prioritaires; promouvoir la mise en place de systèmes de santé locaux et garantir l’efficacité de leur fonctionnement; renforcer les capacités des organismes de réglementation sanitaire; et étendre la couverture du Programme national d’assurance maladie. L’OMS appuiera le Gouvernement dans les réalisations suivantes.

Résultats escomptés

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires • Amélioration de la fourniture de services techniques par un transfert de technologie, et par la formulation de directives et de normes révisées en matière de lutte contre les maladies

•

Nombre de cadres ayant reçu une formation en parasitologie à l’étranger.

181

PHILIPPINES

parasitaires et d’élimination de cellesci.

•

Renforcement des systèmes d’information et de surveillance pour la prise en charge des maladies parasitaires.

•

Le matériel informatique nécessaire a été fourni.

•

Renforcement des moyens de surveillance sérologique et antivectorielle dans certains secteurs prioritaires bien définis et constitution de compétences spécialisées concernant la dengue/fièvre hémorragique.

•

Un technicien a reçu, à l’étranger, une formation à la surveillance antivectorielle. Nombre de laborantins ayant reçu, à l’étranger, une formation en sérologie de la dengue

•

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre • Extension de la couverture du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) de 80% à 100%.

•

Proportion de la population couverte par la DOTS.

Environnements sains • Amélioration de la capacité de planifier et de gérer des programmes de salubrité de l’environnement et de médecine du travail.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation en salubrité de l’environnement et en médecine du travail.

•

Amélioration de la gestion et de la fourniture de services techniques pour la lutte contre les maladies transmises par l’eau et par les aliments.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation en matière de maladies transmises par l’eau et par les aliments. Un agent a reçu, à l’étranger, une formation dans un centre de traitement des déchets hospitaliers.

•

•

Sensibilisation accrue aux cadres et modes de vie sains et soutien à ceuxci.

•

Un agent a reçu, à l’étranger, une formation portant sur les cadres de vie sains. Une conférence nationale sur les villes-santé a eu lieu.

•

•

Amélioration de la mise en œuvre des initiatives de promotion de la santé.

•

Du matériel de promotion de la santé a été produit et diffusé.

182

PHILIPPINES

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Renforcement du potentiel national de lutte contre les maladies non transmissibles (santé mentale comprise) et de prise en charge de celles-ci.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation à la lutte contre les MNT (santé mentale comprise).

•

Sensibilisation accrue des responsables, des professionnels de santé et du grand public à la nécessité de se préoccuper des troubles mentaux et neurologiques ainsi que des toxicomanies.

•

Du matériel IEC audio-visuel concernant les toxicomanies a été réalisé et diffusé. Des jouets et du matériel IEC pour la santé mentale ont été réalisés et diffusés. Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation à la lutte contre les toxicomanies.

•

•

Initiative pour un monde sans tabac • Renforcement de la capacité du personnel du Ministère de la Santé de fournir une assistance technique.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation à la lutte antitabac. Nombre d’expositions organisées sur la lutte antitabac.

•

•

Application de stratégies efficaces pour la lutte antitabac.

•

Des projets de recherche assistés ont été menés sur l’élaboration de stratégies de lutte antitabac.

Réforme des systèmes de santé • Modernisation et transformation en sociétés des hôpitaux publics afin qu’ils dispensent des soins de qualité, notamment aux pauvres, et qu’ils soient moins dépendants des subventions directement versées par l’Etat.

•

Nombre d’établissements hospitaliers transformés en sociétés et modernisés. Nombre d’hôpitaux satisfaisant aux directives de pratique clinique applicables aux établissements modernisés.

•

•

Renforcement de la capacité de mise en œuvre de la réforme hospitalière du Ministère de la Santé.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation à la gestion financière et hospitalière.

•

Affermissement du soutien aux ULG pour le renforcement des sous-

•

Nombre d’instruments, de coffrets ou de modules d’orientation pour la

183

PHILIPPINES

systèmes de santé locaux.

réforme du secteur sanitaire produits et disponibles.

•

Un système d’information sur la gestion est installé et fonctionne dans les ULG (corrigé).

•

Élaboration et mise en place d’une politique efficace en matière de financement de la santé.

•

Des comptes nationaux de la santé, produits et utilisés pour la politique de financement des soins de santé, ont été élaborés.

•

Renforcement du potentiel national en matière d’élaboration de normes, de procédures d’agrément et de réglementation des établissements et services relevant du Ministère de la Santé.

•

Un cours de formation a été organisé sur l’élaboration des normes, les procédures d’agrément et la réglementation.

•

Renforcement de la mise en œuvre d’une politique efficace de financement de la santé.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation en matière de financement et de durabilité des soins de santé.

•

Amélioration du système de gestion des médicaments.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation en matière de gestion de la politique pharmaceutique, d’usage rationnel des médicaments, d’assurance de la qualité et de gestion des approvisionnements pharmaceutiques.

•

Amélioration du potentiel en matière de soins de santé traditionnels.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation aux méthodes de fabrication pharmaceutique traditionnelles.

•

Amélioration de la mobilisation des ressources et de la gestion des projets.

•

La mise en œuvre des projets bénéficiant d’une aide étrangère s’accélère.

Développement des ressources humaines • Amélioration des ressources humaines pour la gestion de la santé.

•

Un système de collecte et de traitement des données a été mis au point pour la planification sectorielle des ressources humaines.

184

PHILIPPINES

Opérations de secours d'urgence et action humanitaire • Renforcement de la capacité de réaction aux situations d’urgence.

•

Nombre d’agents ayant reçu, à l’étranger, une formation en gestion des catastrophes, en situations d’urgence de santé publique complexes et en gestion des risques sanitaires.

185

PHILIPPINES

Philippines : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 14 Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Sous-total Total - Philippines 432 000 161 000 665 400 67 600 233 400 (93 400) 54.03 (58.01) 185 000 176 900 (8 100) (4.38)

55 000 658 000 713 000

87 700 180 900 268 600

32 700 (477 100) (444 400)

59.45 (72.51) (62.33)

72 000

0

(72 000) (100.00)

0 0 257 000

218 000 96 000 490 900

218 000 96 000 233 900

100.00 100.00 91.01

57 000 650 000 1 620 000

57 500 790 500 1 550 000

500 140 500 (70 000)

0.88 21.62 (4.32) 2 666 000

186

REPUBLIQUE DE COREE

RÉPUBLIQUE DE CORÉE

L’espérance de vie moyenne en République de Corée pour les hommes est passée de 51,1 dans les années 60 à 70,6 en 1997 et pour les femmes de 53,7 à 78,1 pendant la même période. Le taux de mortalité infantile a baissé, passant de 61,0 pour 1000 naissances vivantes dans les années 60 à seulement 7,7 en 1999, tandis que le ratio de mortalité maternelle se situait à 20 pour 100 000 naissances vivantes en 1999. Les changements dans la structure socio-économique, les modes de vie et les améliorations des soins de santé et des soins médicaux ont entraîné des modifications significatives de la charge de morbidité. Jusqu’à ces derniers temps, les principales causes de décès étaient les maladies aiguës et transmissibles, mais elles ont maintenant été remplacées par les maladies chroniques et non transmissibles. Et, du fait de l’accroissement de la population de personnes âgées et de l’augmentation des maladies dégénératives chroniques, les politiques de soins de santé centrées sur le traitement sont en train d’être transformées en politiques de promotion de la santé axées sur la prévention. Afin de promouvoir des politiques de soins de santé et de protection sociale qui soient le reflet des revenus et des niveaux économiques, le Gouvernement a mis en œuvre des politiques dans les domaines suivants : la promotion et la protection de la santé ; la lutte contre les maladies transmissibles et les maladies chroniques ; les programmes de santé mentale et les programmes de santé bucco-dentaire ; la gestion des ressources sanitaires ; et la promotion de la coopération internationale dans le domaine de la santé. Le Gouvernement a choisi un plan fondé sur la prise en charge de sa propre santé par chaque citoyen pour un système d’entretien de la santé à vie comme l’une des 100 tâches que le Gouvernement doit réaliser pendant la période administrative actuelle. Pour accomplir cette tâche, le Ministère de la Santé et du Bien-être a préparé un Plan de développement des soins de santé. Une des raisons qui justifient ce plan est que, même si l’incidence des maladies infectieuses a diminué et que celle des maladies dégénératives a augmenté, le système de soins de santé actuel se concentre toujours sur les soins aigus au détriment des maladies non transmissibles et des services préventifs efficaces. Afin de maintenir ou de réduire l’incidence des maladies chroniques, le Gouvernement élargira son action à la fois en termes de prévention des problèmes de santé causés par des facteurs externes (tels que la pollution) et de complément des activités de promotion de la santé (telles que les habitudes alimentaires saines, la nutrition, l’exercice et l’utilisation du temps libre). De plus, le Gouvernement se propose également de mettre en place un système de soins de santé au niveau communautaire. L’OMS fournira un appui au Gouvernement pour réaliser ce qui suit.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Maladies transmissibles, surveillance et riposte • Système d’évaluation de la qualité mis en place pour le système de surveillance de la rougeole.

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Une personne formée à l’élaboration de l’évaluation de la qualité pour la surveillance de la rougeole.

•

Capacité de préparation du vaccin contre la grippe développée.

•

Une personne formée.

187

REPUBLIQUE DE COREE

•

Capacités nationales effectives de quarantaine développées.

•

Formation assurée pour le système national de quarantaine.

•

Capacité de diagnostic de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob améliorée et développement ultérieur des capacités de diagnostic de cette maladie.

•

Une personne formée aux techniques de diagnostic de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

•

Lutte améliorée contre la tuberculose polypharmacorésistante.

•

Protocoles mis en place et utilisés spécifiquement pour aborder le problème de la tuberculose polypharmacorésistante.

Environnements sains • Evaluation de la qualité des aliments modifiés génétiquement améliorée.

•

Nombre de personnels formés dans ce domaine technique.

•

Amélioration des connaissances relatives aux politiques et approches courantes pour travailler avec les personnes handicapées.

• •

Nombre de séminaires-ateliers organisés sur la réadaptation. Nombre de personnes formées à l’étranger pour la réadaptation des handicapés.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent • Sensibilisation accrue et mise en valeur des avantages de l’allaitement maternel.

•

Une personne formée dans ce domaine technique.

•

Intensification des programmes communautaires pour aborder l’usage du tabac chez les adolescents.

•

Un séminaire-atelier organisé sur la lutte antitabac chez les adolescents.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale • Elargissement des services de santé mentale au niveau communautaire.

•

Un séminaire-atelier organisé sur un modèle pour les services de santé mentale à assise communautaire. Une personne formée aux services de santé mentale à assise communautaire.

•

• 188

Renforcement de la gestion des données épidémiologiques et des

•

Une personne formée à l’épidémiologie du cancer.

REPUBLIQUE DE COREE

informations générales.

l’épidémiologie du cancer.

•

Traitement des toxicomanies amélioré.

•

Une personne formée au traitement et à la réadaptation pour les toxicomanies.

Réforme des systèmes de santé • Coopération technique avec l’OMS renforcée et coopération améliorée pour le partage des ressources sanitaires dans toute la péninsule coréenne.

•

Présence d’un appui technique dans le pays.

Développement des ressources humaines • Gestion des services de santé renforcée.

•

Nombre de personnels formés au leadership et à la gestion dans un centre de formation OMS.

•

Amélioration de la réalisation des programmes de santé publique : mise en œuvre de politiques et réalisation d’activités.

•

Nombre de personnels formés dans le domaine de la santé publique localement.

•

Connaissances renforcées de la politique et de la pratique des soins infirmiers à domicile à assise communautaire.

•

Une infirmière formée à la pratique et aux politiques courantes des soins infirmiers à domicile.

•

Capacité améliorée de lutte contre plasmodium vivax.

•

Une personne formée à la technique de modélisation.

•

Amélioration du diagnostic biologique des rickettsioses à transmission vectorielle.

•

Une personne formée au diagnostic biologique des rickettsioses à transmission vectorielle.

•

Activités de santé génésique renforcées.

•

Nombre de professionnels formés à la santé des femmes et la lutte contre l’infection humaine à papillomavirus à l’étranger.

•

Systèmes de stockage et d’accès à l’information sanitaire et médicale améliorés.

•

Nombre de professionnels formés au système de données médicales et à la production de statistiques sanitaires à l’étranger.

189

REPUBLIQUE DE COREE

République de Corée : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 5 Maladies transmissibles, surveillance et riposte Sous-total Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Sous-total Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sub-total Total -République de Corée 897 000 259 000 772 000 271 000 ( 125 000) 12 000 (13.94) 4.63 110 000 53 000 ( 57 000) (51.82) 24 000 0 24 000 0 57 000 57 000 ( 24 000) 57 000 33 000 (100.00) 100.00 137.50

0 36 000

12 000 0

12 000 ( 36 000)

100.00 (100.00)

44 000 190 000

36 000 101 000

( 8 000) ( 89 000)

(18.18) (46.84)

43 000 1 199 000 1 413 000

0 1 043 000 1 201 000

( 43 000) ( 156 000) ( 212 000)

(100.00) (13.01) (15.00) 49 000

190

SAMOA

SAMOA

Sur les 300 000 ressortissants samoans recensés dans le monde, environ 170 000 résident au Samoa. L'émigration nette est d'environ 3 500/an et plus de 100 000 Samoans vivent en Nouvelle-Zélande et en Australie, pays avec lesquels le Samoa a des liens étroits. Par ailleurs, 30,1 % de la population du Samoa est établie dans l'agglomération d'Apia. Les indicateurs de santé témoignent du bon état de santé général des Samoans. Si les maladies infectieuses et parasitiques comptent encore parmi les cinq principales causes d’hospitalisation et de décès (les données les plus récentes remontent à 1998), le Samoa traverse actuellement une période de transition entre maladies infectieuses et transmissibles et maladies non transmissibles, ces dernières figurant désormais au nombre des principales causes de mortalité. Le diabète, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires sont des causes majeures de morbidité et de mortalité et leur incidence augmentent. Les maladies relevant du PEV exigent toujours une surveillance constante, mais ne figurent plus parmi les principales préoccupations sanitaires du pays, les taux de vaccination s'étant maintenus à un niveau élevé ces dernières années. Les rapports sur les maladies à déclaration obligatoire établis sur la base des consultations externes indiquent que les maladies diarrhéiques et les gastro-entérites sont encore très répandues, même si leur incidence a baissé au cours des cinq dernières années. Ces maladies touchaient 14 personnes sur 1000 en 1996, soit une légère baisse par rapport à 1991 (17 pour 1000). On a recensé en moyenne 20 décès par an dus au cancer durant la période 1991-1994 mais presque deux fois plus en 1995. En 1995, les cancers de l'appareil digestif, du péritoine et des poumons ont été à l'origine de près des deux tiers des décès dus au cancer, comme les années précédentes. Le Samoa est doté d'un système de soins de santé primaires très développé, essentiellement public. Le Plan stratégique national pour la santé, qui couvre une période de cinq ans, définit dans leurs grandes lignes les axes stratégiques de la politique de santé du ministère de la Santé. Il y a actuellement pénurie de professionnels de santé qualifiés. En effet, les salaires sont peu élevés au Samoa et la perspective de trouver à l'étranger un emploi mieux rémunéré dissuade les jeunes diplômés de retour au Samoa de rester au pays. Les infirmiers sont formés à l'Université nationale du Samoa (NUS) mais les médecins et auxiliaires de santé sont toujours formés à l'étranger. En 1998, 56 médecins, 258 infirmiers diplômés d'État et 100 agents infirmiers justifiant de deux années de formation exerçaient au Samoa. Le seul hôpital privé du Pacifique, MedCen, (titulaire de la certification ISO, consultations externes et soins hospitalier, maternité et chirurgie dentaire) est situé à Apia et s'est fixé pour objectif de devenir un centre régional de soins de santé tertiaires. L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Réduction du poids de la tuberculose.

• •

Augmentation de 50 % des taux de détection (soit 7/100 000). Augmentation de 10 %du taux de guérison (soit 85/100 000)

191

SAMOA

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA

•

Renforcement du système de soins de santé pour les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA ; élaboration d'une stratégie nationale visant notamment à favoriser les approvisionnements en sang non contaminé.

•

Elaboration d'une stratégie nationale sur les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA. Réunions régulières du comité national de coordination de la lutte contre le SIDA.

•

Environnements sains

•

Renforcement des capacités des institutions/services chargés de l’hygiène du milieu.

•

Nombre d'agents des services de l’hygiène du milieu ayant suivi une formation à l’hygiène du milieu.

•

Renforcement des capacités des agents du ministère de la Santé en matière de santé publique en les sensibilisant aux principaux déterminants de la santé et en améliorant leurs connaissances sanitaires.

•

Formation universitaire supérieure en santé publique d'un agent du ministère. Nombre de manifestations itinérantes organisées. Nombre de documentaires réalisés.

• • • •

•

Renforcement des capacités dans le domaine de la salubrité des produits alimentaires : adoption des recommandations et des normes de la commission du Codex Alimentarius encouragée.

Rapports du comité national du Codex Alimentarius. Nombre d'activités de renforcement des capacités soutenues.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent

•

Renforcement et mise en œuvre du plan d'action national pour la nutrition.

•

Nombre de professionnels de santé ayant suivi une formation à l'alimentation et à la nutrition. Promotion continue d'une alimentation saine par le biais des médias.

•

Santé génésique

•

Mise en place de protocoles et procédures pour une maternité sans risque afin de guider l'action des services de santé maternelle ; formation à l'application de ces protocoles et procédures.

• •

Nombre de sages-femmes formées et diplômées. Nombre de sages-femmes ayant suivi pendant quatre semaines une formation clinique poussée. Nombre de cours de recyclage

• 192

SAMOA

planifiés et organisés (à l'intention des sages-femmes ou des accoucheuses traditionnelles). Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale

•

Renforcement de la lutte contre les maladies non transmissibles et amélioration de la prise en charge des cas, y compris en matière de santé mentale et bucco-dentaire.

• •

Nombre de cours de formation sur la santé mentale soutenus. Nombre d'agents ayant suivi un cours de formation sur la santé mentale. Nombre d'agents formés à la santé bucco-dentaire et à la dentisterie.

•

Réforme des systèmes de santé

•

Amélioration des prestations de soins de santé grâce à une utilisation plus efficace des ressources humaines, matérielles et financières.

•

Appui technique à l'échelon national.

•

Amélioration des capacités des services de laboratoire.

•

Nombre de professionnels de santé formés aux procédures de laboratoire.

Développement des ressources humaines

•

Amélioration des capacités des services nationaux à dispenser des soins médicaux/de santé de qualité par l'intermédiaire d'un personnel qualifié.

• • •

Nombre d'étudiants ayant reçu une formation de premier cycle. Nombre d'infirmiers ayant suivi une formation spécialisée. Nombre d'agents de santé ayant suivi une formation aux professions de santé auxiliaires.

193

SAMOA

Samoa : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolesc 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Samoa 442 000 554 000 996 000 1 222 000 313 000 600 000 913 000 1 222 000 ( 129 000) 46 000 ( 83 000) 0 (29.19) 8.30 (8.33) 0.00 79 000 87 000 74 000 0 87 000 45 000 34 000 0 ( 29 000) 34 000 0.00 (39.19) 100.00 0 4 500 4 500 100.00 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

0 0

13 000 17 500

13 000 17 500

100.00 100.00

65 000 226 000

125 500 291 500

60 500 65 500

93.08 28.98

194

SINGAPOUR

SINGAPOUR

Les dépenses nationales pour les soins de santé en 1999 s’élevaient à S$4,3 milliards ou 3% du produit national brut (PNB) tandis que les dépenses pour les soins de santé par habitant étaient de S$1347. Les patients doivent payer une partie du coût des services médicaux qu’ils consomment, et paient davantage s’ils demandent des niveaux de service plus élevés en termes de confort et d’équipements disponibles en salle. Ce principe de co-paiement s’applique de la même manière aux salles d’hôpital les plus fortement subventionnées afin d’éviter la surconsommation des services médicaux qui sont vus par le public comme gratuits. Le Gouvernement assure la totalité des subventions pour les personnes réellement pauvres. Les Singapouriens paient pour leurs dépenses de santé par l’intermédiaire de trois systèmes principaux, à savoir Medisave, Medishield et Medifund. Les soins de santé à Singapour sont caractérisés par des bons résultats cliniques et des niveaux professionnels, et par des services qui sont fournis conformément aux besoins des patients. Le taux de mortalité infantile a atteint de nouveau le faible niveau de 2,5 pour 1000 naissances vivantes en 2000, et l’espérance de vie à la naissance est passée à 78 ans. Le cancer, les cardiopathies ischémiques et les autres cardiopathies, la pneumonie et les maladies cérébrovasculaires demeurent les principales causes de décès. Ensemble, ces affections représentaient 73,3% de toutes les causes de décès. Singapour a obtenu un succès considérable dans la réduction de l’incidence de nombreuses maladies endémiques dans la Région. Le développement socio-économique fort et un haut niveau d’assainissement de l’environnement ont entraîné une forte réduction de la prévalence de la plupart des maladies infectieuses. Toutefois, on a vu une recrudescence de maladies infectieuses avec la récurrence du syndrome pieds-mainsbouche en août 2000. La diminution de l’immunité collective de la population qui a été en partie responsable des flambées de dengue/dengue hémorragique ces dernières années constituera un défi dans la lutte contre les maladies infectieuses. La stratégie de lutte contre les maladies infectieuses a changé, passant d’une stratégie qui insistait sur des mesures de quarantaine rigoureuse à une autre qui met l’accent sur un système de surveillance épidémiologique bien établi. En outre, des enquêtes séro-épidémiologiques sont également réalisées de manière systématique pour évaluer le niveau d’immunité collective de la population et leur risque face à diverses maladies infectieuses. Le nombre élevé de personnes âgées – 65 ans et plus – dans la population a exigé que l’on s’intéresse activement à leur santé. D’après les projections, le nombre des personnes âgées devrait passer de 237 626 (7,3% de la population) en 2000 à plus de 800 000 (18,4% de la population) d’ici 2030. Le Ministère de la Santé a mis en œuvre un plancadre en vue de fournir des services de santé intégrés pour les personnes âgées afin de rationnaliser les services de santé, de faire passer les prestataires à un système mieux intégré de services et d’améliorer les services fournis. Pour assurer un financement adéquat et durable de ces services, le Fonds ElderCare a été mis en place en avril 2000. Les services de de santé à Singapour sont fournis à la fois par les secteurs public et privé. Le secteur public fournit 80% des soins hospitaliers et 20% des soins de santé primaires, le secteur privé étant responsable du reste dans les deux domaines. Des soins de santé communautaires et des soins à domicile sont également fournis par des organismes d’assistance bénévole.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

195

SINGAPOUR

Le système public de prestation de soins de santé a été réorganisé en deux réseaux de prestation intégrés verticalement, le National Healthcare Group et les Singapore Health Services. Ceci est destiné à permettre des services de santé davantage intégrés et de meilleure qualité grâce à plus de coopération et de collaboration entre les prestataires de soins de santé. Ce système devrait minimiser la duplication des services et garantir un développement optimal des capacités cliniques. Deux conseils autonomes ont été créés en avril 2001 pour rationnaliser les services. Le Health Promotion Board (Conseil de promotion de la santé) fournit le cadre pour une action plus importante sur les questions de promotion de la santé et renforce davantage l’éducation pour la santé, la promotion de la santé et la prévention de la maladie. Le Health Sciences Authority (Autorité des Sciences de la santé) a été mis en place pour créer une agence scientifique et réglementaire globale et intégrée à l’appui des sciences de la santé. Il y a 26 hôpitaux/centres spécialisés au total à Singapour, divisés de manière égale entre les secteurs public et privé. En 2000, ils fournissaient un total de 11 798 lits d’hôpital : 80% de ces lits étaient fournis par le secteur public et le reste par le secteur privé. Tous les hôpitaux publics sont maintenant « des établissements restructurés », ce qui leur permet d’avoir davantage d’autonomie et de flexibilité dans leur gestion et fonctionnement d’entreprise. Les soins de santé primaires sont fournis par un réseau insulaire de polycliniques et de cabinets de médecins privés. Environ 20% des soins de santé primaires sont fournis par 16 polycliniques, tandis que les 80% restants sont fournis par près de 1900 cabinets médicaux privés.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS fournira un appui au Gouvernement pour réaliser ce qui suit.

Résultats escomptés Développement des ressources humaines

Indicateurs proposés

•

Qualité des services infirmiers renforcée par la formation appropriée à la gestion infirmière, l’enseignement des soins infirmiers et la spécialisation clinique.

•

Nombre d’infirmières formées à la gestion et au développement des soins infirmiers à l’étranger.

•

Mise à jour des derniers développements dans la surveillance et la recherche épidémiologiques, y compris l’utilisation de modèles mathématiques et de systèmes d’information sanitaire.

•

Un responsable formé aux derniers concepts et à la méthodologie dans la surveillance épidémiologique.

196

SINGAPOUR

Singapour : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Singapour 372 000 372 000 372 000 50 000 50 000 50 000 (322 000) (322 000) (322 000) (86.56) (86.56) (86.56) 0

197

ILES SALOMON

ILES SALOMON

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Le conflit ethnique qui a éclaté en 1998 a entraîné de profonds bouleversements économiques, sociaux et politiques dans le pays. Tous les grands programmes sanitaires ont été touchés. Nombre des activités que le ministère de la Santé prévoyait de mettre en œuvre au titre de programmes financés par les bailleurs ont dû être repoussées (y compris celles visant la lutte contre le paludisme) et dans certains cas, les ressources ont dû être réaffectées à des interventions sanitaires plus urgentes. Les politiques et plans de développement sanitaires nationaux du ministère de la Santé et des services médicaux pour la période 1999-2003 répondent à deux principaux objectifs : améliorer l'état de santé de la population et renforcer la capacité du ministère de la Santé à gérer les changements résultant du développement des services de santé. Le ministère a pour ambition de mettre en place un système national de santé de grande qualité qui soit accessible, bien conçu, adapté aux besoins et équitable. Les politiques et plans de développement sanitaires nationaux ont pour objet d'orienter les efforts de développement, de définir des solutions aux problèmes sanitaires et d'évaluer les programmes mis en œuvre. Ils s'articulent autour de huit grands domaines prioritaires : l'amélioration de la gestion et de l'encadrement des services; l'accès à des soins et à des services de meilleure qualité; la mise en valeur des ressources humaines dans le secteur de la santé; la réduction des taux de morbidité et de mortalité; la salubrité de l'environnement; la promotion de la santé et l'éducation sanitaire; la santé génésique, la planification familiale et les questions démographiques; et l'établissement de partenariats aux fins de la promotion de la santé.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

Résultats escomptés

Indicateurs proposés

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires

•

Renforcement des programmes de lutte contre le paludisme aux plans provincial et national.

•

Taux annuel d'incidence du paludisme réduit de 50%, soit moins de 120 cas pour 1000. Mise en œuvre d'activités de formation.

•

•

Amélioration de la prise en charge des cas de paludisme graves dans les dispensaires de la périphérie.

• • •

Réduction de 50% de la mortalité due au paludisme. Nombre d'activités de formation mises en œuvre. Fourniture d'équipements de laboratoire et de réactifs essentiels.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre

•

Renforcement du programme national de lutte contre la tuberculose grâce à l'élaboration de stratégies visant à améliorer la mise en œuvre des

•

Pourcentage de la population ayant accès aux DOTS.

198

ILES SALOMON

traitements de brève durée sous surveillance directe (DOTS) et à mettre en place un réseau actif de surveillance de la tuberculose, et grâce à l'amélioration de la gestion du programme.

•

Mise en oeuvre d'activités de formation.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA

•

Renforcement des capacités nationales en vue de l'intégration, dans le cadre général du système de santé, de la prévention des infections sexuellement transmissibles et des services de soins connexes.

• •

Mise en œuvre d'activités de formation.. Réalisation d'une émission de radio sur les infections sexuellement transmissibles.

Environnements sains

•

Renforcement du programme national en vue du maintien des acquis considérables obtenus en matière d'approvisionnement des villages en eau de boisson saine, grâce à la participation active des communautés.

•

Nombres de villageois bénévoles formés à l'entretien des systèmes d'approvisionnement en eau saine.

•

Élaboration et mise en œuvre d'une loi sur la salubrité des aliments en vue du renforcement du programme de salubrité des aliments.

•

Mise en œuvre de la loi sur la salubrité des aliments.

•

Intégration au plan national de santé de la démarche visant un cadre de vie sain.

• •

Formulation d'un plan d'action pour un cadre de vie sain. Formation d'un agent à l'étranger.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent

•

Validation et promotion des directives, approches et outils élaborés en vue de l'amélioration de la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) et du suivi des progrès obtenus.

• • • •

Nombre de provinces ayant adopté la démarche PCIME. Proportion d'agents de santé formés à la PCIME. Réalisation de supports didactiques sur la PCIME. Agents formés à l'étranger.

Santé génésique

•

Formulation et exécution de plans coordonnés visant à rendre la

•

Plans élaborés. 199

ILES SALOMON

grossesse plus sûre pour les femmes des communautés locales.

•

Prestation de services consultatifs techniques.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale

•

Renforcement de la prévention et de la prise en charge des maladies non transmissibles.

• • •

Mise en place d'un système de surveillance simplifié. Disponibilité de données sur les maladies non transmissibles. Réalisation de supports d'information, d'éducation et de communication sur le diabète.

Initiative pour un monde sans tabac

•

Renforcement du programme national de lutte antitabac.

•

Organisation d'un atelier à l'intention des responsables religieux. Réalisation d'une évaluation de la consommation de tabac dans les provinces.

•

Réforme des systèmes de santé

•

Renforcement du programme de réforme du secteur de la santé.

•

Soutien technique à l'échelle nationale.

•

Mise en place d'un système de santé équitable, performant et durable.

•

Agents formés à l'étranger à la planification des services de santé.

•

Renforcement du programme de sécurité transfusionnelle, tant au plan national que provincial.

•

Quantités de sang non contaminé de grande qualité fournies par la banque du sang. Tenue d'un atelier national.

• Développement des ressources humaines

•

Planification quantitative et qualitative des effectifs de santé pour garantir des dotations en personnel suffisantes et un dosage adapté des compétences des professionnels de santé à l'échelon provincial.

•

Nombre de professionnels de santé formés à l'étranger.

200

ILES SALOMON

Iles Salomon : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

Thèmes et domaines d'action

2000-2001 US$

Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 8 Santé génésique 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Iles Salomon 461 000 237 000 698 000 1 563 000 440 000 262 000 702 000 1 563 000 ( 21 000) 25 000 4 000 0 (4.56) 10.55 0.57 0.00 377 000 105 000 65 000 ( 40 000) (38.10)

679 000 0

690 000 10 000

11 000 10 000

1.62 100.00

0 61 000 740 000

12 000 0 712 000

12 000 ( 61 000) ( 28 000)

100.00 (100.00) (3.78)

0 0

41 000 13 000

41 000 13 000

100.00 100.00

20 000 0 125 000

21 000 9 000 149 000

1 000 9 000 24 000

5.00 100.00 19.20

201

TOKÉLAOU

TOKELAOU

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

La population totale de Tokelau est relativement stable (1 500 habitants), le taux de croissance démographique étant compensé par l'émigration, principalement vers la Nouvelle-Zélande (on estime à 5 000 le nombre de ressortissants de Tokelau installés en Nouvelle-Zélande). En 1996, 41% de la population avait moins de 15 ans. L'aide octroyée par la Nouvelle-Zélande s'élève à quelque 4 millions NZD par an (soit 2 millions USD) et constitue l'essentiel des ressources financières de Tokelau. En 1993, les pathologies des voies respiratoires supérieures et basses, les affections de la peau et des tissus sous-cutanés, les maladies de l'appareil digestif, de l'appareil locomoteur et du système circulatoire étaient les principales causes de consultation médicale dans les dispensaires. Durant la période 1990-1995, les maladies du système circulatoire, les affections respiratoires, les néoplasmes, les maladies mal définies et les anomalies congénitales ont constitué les principales causes de mortalité. Les maladies non transmissibles sont désormais une cause importante de morbidité et de mortalité. Le taux de mortalité due aux maladies cardiovasculaires a augmenté de 6,8%, passant de 31% du taux global de mortalité en 1981 à 37,8% en 1995. La tension artérielle relevée chez 36% des femmes et 23% des hommes âgés de 30 ans et plus est en augmentation. Les cas d'obésité sont fréquents, avec des taux de prévalence de 70% chez les hommes et de 83% chez les femmes de 30 à 39 ans. Selon les informations obtenues, la couverture vaccinale pour les maladies relevant du PEV (poliomyélite, rougeole, coqueluche, et diphtérie) est de 100%. L'état nutritionnel des communautés détermine en grande partie la prévalence des facteurs de risques liés à la santé publique, notamment en matière de santé bucco-dentaire. Dans le passé, le pays a dû faire face des problèmes sanitaires de nature relativement diverse. Depuis 1999, les services de santé opèrent sur la base d'un cycle de programmation stratégique quinquennal. Dans le cadre de ce dispositif, le ministère de la Santé a passé en revue les priorités des autorités nationales en matière de santé et engagé un processus de consultation des communautés afin de mieux cerner leurs besoins. La pénurie de personnel médical compétent se fait cruellement sentir. Le départ de plusieurs agents de santé qualifiés a aggravé la situation et pose des problèmes constants. Le ministère de la Santé travaille actuellement à l'élaboration d'un mécanisme qui permettrait au personnel retraité de reprendre du service pendant au moins cinq ans. Les autorités sont conscientes que ces difficultés pourraient entraîner une hausse des coûts de fonctionnement des services de santé. La population aspire à un nouveau mode de vie et les habitudes alimentaires ont considérablement évolué.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

Résultats escomptés Environnements sains

Indicateurs proposés

•

Consultation des communautés et diffusion plus efficace des informations sanitaires.

•

Nombre d'ateliers de santé publique organisés.

202

TOKÉLAOU

•

Amélioration des connaissances et de la compréhension qu'ont les mères de famille de l'importance d'un mode de vie sain.

•

Nombre d'ateliers de santé publique organisés.

Développement des ressources humaines

•

Amélioration des capacités nationales en matière de recrutement d'agents de santé qualifiés.

•

Nombre d'étudiants de premier cycle bénéficiant d'une aide.

Tokélaou : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains Total partiel Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Tokélaou 74 000 74 000 101 000 64 000 64 000 101 000 (10 000) (10 000) 0 (13.51) (13.51) 0.00 0 27 000 27 000 37 000 37 000 10 000 10 000 37.04 37.04 2002-2003 US$ Augmentation Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

203

TONGA

TONGA

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

La totalité de la population des Tonga peut accéder directement à des services de santé appropriés, approvisionnés régulièrement en médicaments essentiels. Les maladies infectieuses sont généralement maîtrisées, notamment grâce aux investissements réalisés en matière d'infrastructures d'approvisionnement en eau et d'assainissement, et grâce à l'efficacité du système de soins primaires qui se concentre sur les maladies transmissibles, mais aussi sur la santé maternelle et infantile. En 1999, les cinq premières causes de mortalité étaient les suivantes : maladies cardiovasculaires ; néoplasme ; symptômes, signes et affections mal définies ; maladies d'origine endocrine, nutritionnelle ou métabolique ; traumatismes et empoisonnement. La transition des maladies transmissibles aux maladies non transmissibles est maintenant évidente. Le taux de mortalité infantile s'élevait à 19,9 pour 1 000 naissances vivantes en 1999. Le taux de mortalité maternelle se situe à 40 pour 100 000 naissances vivantes. Le nombre de cas de tuberculose diagnostiqués chaque année baisse depuis 1970. L'apparition de formes résistantes aux antibiotiques constitue toutefois un sujet d'inquiétude. Le traitement de courte durée sous surveillance directe, mis en place dans trois hôpitaux de district depuis 1998 doit être étendu à l'ensemble du pays. Les flambées de fièvre typhoïde constatées de manière sporadique par le passé sont maintenant efficacement contenues. Les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA ne semblent pas poser de problème majeur, mais il est possible que certaines d'entre elles ne soient pas notifiées. L'incidence des infections sexuellement transmissibles, principalement les gonococcies, semble avoir légèrement augmenté au cours des cinq à dix dernières années. Il en va de même pour les grossesses non souhaitées chez les adolescentes. En vue d'éviter une éventuelle expansion du VIH/SIDA, un comité de stratégie nationale multisectoriel a été mis en place. Il a ensuite élaboré un plan stratégique national. Le nombre d'hépatites B reste un problème sanitaire important, même si le dépistage des donneurs de sang indique une baisse sensible, le taux d'infection étant passé de 17,4 % en 1991 à 10,7 % en 1999. En 1997, l'incidence de la dengue hémorragique était minime, avec 2,1 cas pour 1 000 habitants. En revanche, la filariose lymphatique est un problème, et une chimiothérapie de masse est prévue dans le cadre du programme d'élimination de cette maladie dans le Pacifique. L'initiative îles-santé doit être étendue et intensifiée. En raison de rapides changements de mode de vie, les maladies non transmissibles, en particulier le diabète et les maladies cardio-vasculaires, sont devenues d'importants problèmes de santé. En 1999, les maladies cardio-vasculaires causaient 28,9 % des décès, suivies du néoplasme malin (11,2 %), des affections respiratoires (6,4 %) et métaboliques (6,2 %). La forme la plus courante du diabète et le diabète de type II, non insulino-dépendant. En 1999, environ 20 % des admissions en service chirurgical étaient liées à une septicémie diabétique et 45 % des décès en salle d'opération avaient la même cause. La réorganisation de la prise en charge des cas de diabète a commencé au début des années 1990. Un centre national du diabète, des maladies cardiovasculaires et des modes de vie sains a été fondé en 2000. La tabagie, facteur de risque des maladies cardiovasculaires notamment, est en hausse, en particulier chez les adolescents. Une loi sur le tabac (The Tobacco Bill 2000) a été ratifiée par le cabinet et est sur le point d'être mise en œuvre. Elle interdit la publicité et la promotion pour le tabac, réglemente l'étiquetage des paquets et la teneur en nicotine et en goudron des produits dérivés du tabac. Enfin, elle interdit de fumer dans les lieux et les transports publics. Un plan d'action pour la nutrition a été élaboré en 1995, il prévoit la promotion d'une alimentation appropriée et de modes de vie sains afin de prévenir les maladies non transmissibles. Il inclut en outre des actions liées au tabac, à la pratique d'exercice

204

TONGA

physique et au contrôle de la charge pondérale. Un programme sur le poids et la santé a également été lancé en 1995. La santé mentale est un problème majeur en voie d'aggravation, comme l'indique le nombre croissant d'alcooliques, de toxicomanes et de tentatives de suicide. Les services de santé mentale sont actuellement basés dans les hôpitaux, mais des actions visant à promouvoir l'intégration de la santé mentale aux soins communautaires vont bientôt être mises en oeuvre. Le programme de promotion de la santé est actuellement axé sur la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque à travers la promotion de modes de vie sains dans les communautés. La pénurie en personnel spécialisé en promotion de la santé est un problème important, dont la meilleure solution réside sans doute dans un programme national de formation, destiné aux formateurs en santé du ministère de la santé ainsi qu'aux employés d'autres ministères apparentés et d'agences non-gouvernementales. Probablement en raison des changements d'habitudes alimentaires, l'incidence des caries dentaires a connu une augmentation alarmante au cours des dix dernières années. Ainsi, le nombre des dents définitives cariées, absentes ou obturées chez les enfants de 12 ans est passé de 1.0 en 1986 à 3.1 en 1998. Une politique nationale du médicament a été adoptée en mai 2000. Le rôle du ministère de la santé est de veiller à ce que l'approvisionnement en médicaments et en équipements médicaux soit approprié et sûr, et que ceux-ci soient de qualité acceptable. Les soins infirmiers dans le pays sont satisfaisants, mais les efforts entrepris dans le cadre du programme de formation à distance et les cours de formation permanente doivent se poursuivre. Une formation en soins infirmiers de niveau intermédiaire est nécessaire. Il serait souhaitable qu'elle soit, si possible, organisée sur place. L'OMS apportera son appui au gouvernement afin d'atteindre les objectifs suivants :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Gestion renforcée du programme de vaccination.

• •

Taux de couverture du programme élargi de vaccination. Baisse de l'incidence des maladies évitables par la vaccination.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA

•

Meilleure capacité des agents de santé et des employés des organisations non-gouvernementales à utiliser l'approche syndromique pour la prise en charge des infections sexuellement transmissibles et du VIH/SIDA.

•

Organisation d'un atelier national sur le sujet.

Environnements sains

•

Amélioration des compétences du l é i li é té

•

Formation à l'étranger d'un agent de té té bli 205

TONGA

personnel spécialisé en santé environnementale.

santé en santé publique.

•

Formation à l'étranger d'un agent de santé en inspection sanitaire.

•

Amélioration de la gestion et des performances des Village Water Comittees (Comités de l'eau dans les villages).

•

Organisation d'un atelier sur l'entretien des conduits d'adduction d'eau et les systèmes d'assainissement.

•

Sensibilisation des partenaires clés (responsables au niveau des districts et des municipalités) au projet îlessanté.

•

Nombre d'ateliers organisés sur les îles-santé.

•

Elaboration de directives pour les services de santé du travail et élaboration d'actions.

•

Rédaction et distribution de directives.

•

Elaboration de directives nutritionnelles et alimentaires pour écoles, établies conjointement avec les fournisseurs, les écoles et les zones d'échange préférentiel.

•

Organisation d'un atelier sur la sécurité des aliments pour les partenaires. Elaboration d'un plan d'action pour la sécurité des aliments.

•

•

Promotion d'activités de sensibilisation à la santé en milieu scolaire.

•

Organisation d'un atelier national sur l'obésité et les facteurs de risque chez les écoliers. Conduite d'une étude sur l'obésité et les facteurs de risque chez les écoliers.

•

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent

•

Renforcement de la lutte contre les affections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques grâce à une formation à la prise en charge des cas.

•

Nombre d'ateliers nationaux sur la prise en charge des affections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques organisés.

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale

•

Sensibilisation du public aux maladies non transmissibles, à la tabagie et au diabète par l'information, l'éducation et la communication et par des campagnes dans les médias.

•

Organisation d'une campagne médiatique sur la lutte contre les maladies non transmissibles. Organisation d'un atelier sur les techniques de production des médias de masse.

•

206

TONGA

•

Renforcement des actions dans le domaine de la santé mentale, principalement à travers des campagnes dans les médias et la distribution de documents d'information, d'éducation et de communication.

•

Elaboration de matériaux d'information, d'éducation et de communication sur la santé mentale et diffusion à travers des actions auprès des médias.

•

Renforcement du programme de santé bucco-dentaire, principalement grâce à une amélioration des capacités logistiques.

• •

Organisation d'un programme de formation pour les dentistes. Conduite d'une étude nationale sur la santé dentaire.

Réforme des systèmes de santé

•

Développement et amélioration de la qualité des services pharmaceutiques.

• •

Nombre d'assistants en pharmacie formés. Nombre de pharmaciens formés à l'étranger.

•

Amélioration des compétences et des connaissances du personnel de laboratoire et de services de radiologie à travers l'ensemble du système de soins, y compris une plus grande efficacité et de meilleures capacités de stockage et de dissémination de l'information en matière de radiologie.

• •

Nombre d'agents formés en services de laboratoire et de radiologie. Nombre accru de services de laboratoire et de radiologie accessible au public.

•

Elaboration, mise en oeuvre et évaluation d'un plan national pour la santé et développement des services de santé nationaux grâce à une utilisation efficace des ressources.

•

Présence d'appui technique dans le pays.

•

Amélioration de la prestation de services de santé grâce à l'élaboration d'une législation appropriée.

•

Nombre de lois et règlements édictés.

Développement des ressources humaines

•

Amélioration des soins infirmiers grâce à la formation ; élaboration de protocoles cliniques infirmiers et de politiques.

• •

Elaboration d'un programme de diplôme infirmier. Nombre d'infirmiers recevant une formation permanente.

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TONGA

•

Nombre d'infirmiers recevant une formation spécialisée à l'étranger.

•

Approfondissement des connaissances et du savoir-faire des médecins, des fonctionnaires des services de santé, du personnel technique et des agents de santé des villages.

• •

Nombre d'agents formés à l'étranger. Nombre d'agents formés dans le pays.

Tonga : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Tonga 670 000 199 000 869 000 1 208 000 648 600 239 000 887 600 1 157 000 ( 21 400) 40 000 18 600 ( 51 000) (3.19) 20.10 2.14 (4.22) 68 000 103 000 129 400 26 400 25.63 0 10 000 10 000 100.00 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

7 000 7 000

5 000 15 000

( 2 000) 8 000

(28.57) 114.29

29 000

13 000

( 16 000)

(55.17)

200 000 332 000

112 000 254 400

( 88 000) ( 77 600)

(44.00) (23.37)

208

TUVALU

TUVALU

Le ministère de la Santé est chargé de veiller au bon état de santé général des habitants de Tuvalu et de fournir à cette fin des services de santé de nature à préserver et à améliorer leur santé. Les domaines d'intervention prioritaires sont la mise en valeur des ressources humaines, la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles et la protection d'un cadre de vie et d'un environnement sains. Dans le domaine de la mise en valeur des ressources humaines, il convient de renforcer la formation du personnel médical. Depuis plusieurs années, les agents de santé chargés de la gestion des services relevant du ministère de la Santé ne reçoivent pratiquement aucune formation et les autorités nationales n'ont réalisé que tout récemment que l'accroissement démographique exigeait la mise en œuvre d'actions de formation des agents nationaux. Bien que l'incidence et la prévalence des maladies non transmissibles n'ait encore jamais fait l'objet d'une enquête nationale, elles semblent en hausse pour plusieurs de ces maladies. L'évolution du mode de vie des populations locales est probablement un des facteurs responsables de la progression de ces maladies. L'augmentation des cas de diabète sucré à Funafuti, par exemple, est incontestable. Les chiffres relevés dans le cadre de l'enquête conduite en 2000 par une équipe médicale australienne et celle réalisée cette année sont supérieurs à ceux des années précédentes. En conséquence, les efforts de lutte contre les maladies non transmissibles se concentrent sur le diabète sucré. Dans le domaine du cadre de vie et de l'environnement, les services de santé axent leur action sur la tenue d'ateliers destinés aux diverses catégories de personnel médical. L'objectif est d'améliorer les prestations des agents de santé dans l'exécution de leurs tâches. L'organisation d'ateliers sur les soins de santé maternels et infantiles et sur l'assainissement se fait attendre depuis très longtemps. Le principal défi des autorités de Tuvalu va consister à améliorer les connaissances des professionnels de santé afin de leur permettre de mieux gérer les ressources disponibles. L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

Résultats escomptés Environnements sains

Indicateurs proposés

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

•

Renforcement des capacités des institutions nationales et locales à mettre en œuvre les plans nationaux d'action pour l'environnement et la santé.

•

Nombre d'ateliers consacrés aux écoles et villages sains et à la gestion de l'environnement. Supports de formation réalisés.

•

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale

•

Elaboration d'une politique et d'un cadre stratégique en vue de la prévention et de la gestion des maladies non transmissibles d'importance prioritaire.

•

Nombre de programmes supplémentaires de lutte contre les maladies non transmissibles mis en place en collaboration avec l'OMS. Nombre d'ateliers sur le diagnostic et la prise en charge des cas de diabète. 209

•

TUVALU

Développement des ressources humaines

•

Amélioration des capacités des services nationaux à dispenser dans l'ensemble du pays des soins peu coûteux et de grande qualité de manière efficace et équitable.

•

Nombre d'agents de santé ayant suivi à l'étranger une formation à la gynécologie-obstétrique, à la chirurgie et aux professions de sage-femme et d'infirmier de santé publique.

Tuvalu : ressources proposées par source de financement

Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Total partiel 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

8 000 33 000 41 000

0 0 0

(8 000) (33 000) (41 000)

(100.00) (100.00) (100.00)

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Total partiel Développement du secteur de la santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Tuvalu 52 000 52 000 104 000 72 000 72 000 115 000 20 000 20 000 11 000 38.46 38.46 10.58 88 000 11 000 18 000 7 000 63.64

0 11 000

25 000 43 000

25 000 32 000

100.00 290.91

210

VANUATU

VANUATU

En 1999, date du dernier recensement national, la population de Vanuatu était de 186 678 habitants, dont 42,7% de jeunes de moins de 15 ans. Selon les estimations établies sur la base du recensement, le taux de croissance démographique est de 3,0%, le taux brut de natalité de 33 pour mille, le taux de fécondité de 4,5 et le taux de mortalité infantile de 25. Le ministère de la Santé perçoit entre 11% et 12% environ du budget national. Toutefois, la situation de trésorerie du gouvernement s'est détériorée ces derniers mois et les activités et services de santé financés par les pouvoirs publics s'en sont très durement ressentis. Les priorités du ministère de la Santé sont : l'amélioration de la prise en charge des maladies transmissibles et non transmissibles; l'amélioration de la gestion des prestations de soins à l'échelle nationale; le renforcement de la communication entre les différents niveaux du système de santé; une approche plus rigoureuse en matière de gestion et de répartition des effectifs; la participation accrue des communautés; et le renforcement de l'intégration des services de santé. Le ministère a pour objectif d'ensemble de renforcer les capacités des unités de soins décentralisées dans deux zones de santé autonomes : la zone Nord et la zone Sud. Le but est d'encourager les populations locales à faire un plus large usage de ces structures. De fait, selon les estimations, le taux de fréquentation des centres de soins périphériques est extrêmement faible, le public n'ayant guère confiance dans le système de santé auxiliaire. Dans le même temps, les deux principaux établissements hospitaliers du pays sont surchargés et des pressions s'exercent en faveur de l'expansion des installations et services hospitaliers, option qui serait particulièrement coûteuse. Les problèmes de santé qui préoccupent le plus les autorités sanitaires sont le paludisme, la tuberculose et les maladies non transmissibles comme le diabète. S'agissant du paludisme, il semble que la distribution élargie de moustiquaires, qui constitue le principal axe de la stratégie nationale de lutte contre la maladie, ait entraîné une baisse proportionnelle du nombre de cas avérés de paludisme à falciparum. De fait, le nombre de cas de paludisme a baissé ces dernières années et aucun décès dû à cette maladie n'a été signalé au cours des trois dernières années. La tuberculose est la principale menace sanitaire qui pèse sur le pays. Si l'on n'a diagnostiqué que 136 nouveaux cas en 1998, il est fort probable que les cas non détectés sont en fait bien plus nombreux. Les traitements de brève durée sous surveillance directe ont été mis en place, mais il faudra régler les problèmes liés au démarrage du programme avant de pouvoir en élargir la portée. Depuis quelques années, le Ministère prête une attention particulière aux maladies non transmissibles, notamment le diabète et l'hypertension. Les services de consultations externes ont diagnostiqué 636 nouveaux cas d'hypertension en 1995, 770 en 1996 et 1000 en 1997 et ont dénombré par ailleurs 112 nouveaux cas de diabète en 1995, 163 en 1996 et 247 en 1997. L'évolution du mode de vie et l'accroissement démographique en zone urbaine semblent être les principales causes de la progression de ces maladies.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

211

VANUATU

Les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques, qui contribuent fortement à la morbidité, sont également très préoccupantes. Le taux d'hospitalisation d'enfants de moins de deux ans souffrant d'infections respiratoires aiguës, qui s'établissait à 3,28% en 1993, était de 2,19% en 1994 et de 2,63% en 1995. Les enfants de moins de deux ans représentent en moyenne 50% de l'ensemble des hospitalisations dues à des infections respiratoires aiguës. Cela étant, l'application à Vanuatu de la méthode de prise en charge intégrée des maladies de l'enfant et l'intégration des services de santé peuvent contribuer à réduire le poids que les cas graves d'affections respiratoires aiguës et de maladies diarrhéiques constituent pour le système de santé.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L'OMS appuiera les autorités nationales aux fins des objectifs suivants :

Résultats escomptés Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre

Indicateurs proposés

•

Renforcement du programme national de lutte contre la tuberculose grâce à la mise en place des DOTS.

• • •

Nombre d'hôpitaux dispensant des DOTS. Pourcentage de la population ayant accès aux DOTS. Organisation d'une campagne de sensibilisation du public.

Maladies transmissibles : surveillance et riposte

•

Amélioration des capacités à combattre, surveiller et traiter les maladies transmissibles.

•

Nombre d'ateliers consacrés aux systèmes de surveillance et aux infections sexuellement transmissibles. Réalisation de supports d'information, d'éducation et de communication diffusés à la télévision et à la radio. Réalisation auprès des femmes d'une enquête sur les infections sexuellement transmissibles.

•

•

Réforme des systèmes de santé

•

Fonctionnement durable des services de santé, renforcement du système d'orientation-recours et amélioration des prestations de soins de santé dans les unités périphériques.

• • •

Soutien technique à l'échelle nationale. Nombre d'actions de formation organisées. Élaboration et diffusion d'une guide national sur les maladies relevant du PEV.

• 212

Renforcement de la gestion des édi t ti l

•

Examen annuel de la politique l ti édi t ti l

VANUATU

médicaments essentiels.

relative aux médicaments essentiels.

•

Formation pharmaceutique dispensée à l'étranger à un agent de santé.

•

Amélioration de la sécurité transfusionnelle.

• •

Sécurité des procédures de manipulation des produits sanguins. Nombre d'ateliers sur la sécurité transfusionnelle organisés à l'intention des agents hospitaliers.

Développement des ressources humaines

•

Amélioration des compétences cliniques et des aptitudes à la gestion des professionnels de santé.

•

Nombre d'agents formés à l'étranger à la gestion et à la planification sanitaires. Élaboration d'un plan de formation du personnel soignant. Mise au point de stratégies visant à accroître la formation sur le lieu de travail.

• •

213

VANUATU

Vanuatu : ressources proposées par source de financement Budget ordinaire Thèmes et domaines d'action 2000-2001 US$ Lutter contre les maladies transmissibles 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines Total partiel Total - Vanuatu 844 000 62 000 906 000 1 260 000 804 000 60 000 864 000 1 260 000 ( 40 000) ( 2 000) ( 42 000) 0 (4.74) (3.23) (4.64) 0.00 177 000 49 000 49 000 0 0 ( 49 000) ( 49 000) (100.00) (100.00) 2002-2003 US$ Augmentation (Diminution) US$ % Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

305 000 0 0 305 000

0 67 000 329 000 396 000

( 305 000) 67 000 329 000 91 000

(100.00) 100.00 100.00 29.84

214

VIET NAM

VIET NAM

Au cours des trente dernières années, le Viet Nam s’est doté d’un réseau étendu de soins de santé, possédant un système de soins primaires développé, de nombreux agents de santé et des programmes nationaux de santé publique bien organisés. Ces programmes ont permis de faire progresser de manière significative les indicateurs de santé vitaux qui sont désormais comparables à ceux de pays dont le revenu par habitant est largement supérieur. Malgré tout, le taux de malnutrition reste élevé. Si les maladies transmissibles représentent encore une part importante (mais en baisse) de la morbidité et de la mortalité, ce sont les maladies non transmissibles qui sont devenues la cause principale de morbidité et de mortalité. Des maladies nouvelles ou ré-émergentes, telles que la tuberculose, le VIH/SIDA, la dengue hémorragique et l'encéphalite japonaise, sont également en hausse. Les inéquités devant la santé, tant entre les différentes régions du pays qu'entre les groupes de population, sont importantes et ne cessent de s'accentuer. Ainsi, la mortalité maternelle et infantile des groupes ethniques est largement supérieure à la moyenne nationale. Le fossé qui sépare les riches des pauvres ne cesse de se creuser en matière d'utilisation et de recours aux services de soins. Avec US $ 27,4 par habitant le Viet Nam est le pays asiatique dont les dépenses de santé sont les plus importantes. Pourtant, le budget public est peu élevé (US $ 5,84 en 1998). L’introduction des frais de participation des utilisateurs dans les centres de soins et l’arrivée de praticiens et de pharmaciens privés explique le niveau élevé des dépenses de santé dans le secteur privé. Les pauvres accèdent plus difficilement aux soins du service public et sont sous-représentés auprès des assurances-maladie. En outre, la qualité des soins et l’équipement de base doivent être améliorés dans la plupart des zones. L’expansion rapide du secteur privé s’est produite en l’absence de directives ou de réglementations clairement définies. Les études indiquent que les médicaments sont utilisés de manière inappropriée, entraînant l’apparition de résistances aux antibiotiques. Le Ministère de la santé a élaboré une Stratégie pour la santé du peuple pour la période 2001 à 2010 qui s'appuie sur quatre principes de base : équité et efficience du service public ; lutte contre les facteurs sociaux nuisibles à la santé ; intégration des médecines traditionnelle et moderne et dosage approprié du public et du privé sous la surveillance de l’Etat protégeant l'intérêt général. Cette stratégie met en avant des actions-clé. Quant au financement des soins de santé, il proviendra du budget de l’Etat, de l'assurance-maladie et des contributions des communautés. Le budget public sera utilisé de manière plus efficace et le passage à des systèmes de paiement anticipé est prévu. L'intégration des aides provenant de l’étranger au budget public sera également étudiée. Les mécanismes de gestion sectoriels seront renforcés à tous les niveaux, y compris jusqu’au niveau provincial, et ce en vue de renforcer l’organisation du système de santé. Une décentralisation de la gestion sera lancée. La capacité de planification à court et à long terme sera renforcée grâce à la mise en place de mécanismes garantissant une surveillance régulière, le contrôle et l’évaluation des résultats. Des hôpitaux régionaux seront également ouverts. En ce qui concerne la formation des agents de santé, elle sera standardisée à tous les niveaux. Les programmes de formation seront révisés, les instituts de formation modernisés et les études de médecine entièrement repensées. Une attention particulière sera apportée aux professions de santé sous-représentées, tels que les praticiens de médecine traditionnelle, les pharmaciens, les infirmiers, les sages-femmes, les techniciens médicaux et les agents de santé de village.

SITUATION DU PAYS ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT SANITAIRE NATIONAL

215

VIET NAM

Dans le but de consolider et de développer les services de santé primaire et communautaire, il est prévu que toutes les communes soient dotées de centres de soins avec un personnel qualifié et un système de recours efficace vers les services de district.

PRIORITES DU PAYS/ DOMAINES DE COLLABORATION

L’OMS apportera son aide au gouvernement pour atteindre les objectifs suivants :

Résultats escomptés Programme élargi de vaccination

Indicateurs proposés

•

Amélioration de la capacité à mettre en œuvre des campagnes de lutte contre la rougeole, à garantir une plus grande sécurité des pratiques d’injection et de bonnes procédures de manipulation des vaccins.

•

Plan d’action national pour la sécurisation des pratiques d’injection conformément aux recommandations de l’OMS. Nombre de provinces dans lesquelles sont introduites les seringues autobloquantes.

•

•

Amélioration de la sécurité des vaccins grâce au renforcement des autorités nationales de réglementation.

•

Elaboration et mise en œuvre d’un plan pour le développement des autorités nationales de réglementation. Proportion des vaccins produits dont la qualité est conforme aux recommandations de l’OMS.

•

•

Elaboration des stratégies appropriées pour l’introduction de nouveaux vaccins.

•

Elaboration et mise en œuvre d’un plan d’introduction du vaccin contre l’hépatite B.

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires

•

Amélioration de la surveillance et de la lutte contre le paludisme.

•

Nombre de zones ciblées possédant un système de surveillance institutionnalisé.

•

Surveillance et lutte contre les zoonoses parasitaires établies selon des mesures spécifiques.

•

Disponibilité des données sur la charge représentée par les zoonoses parasitaires. Nombre de zones pilotes où les mesures de lutte sont mises en oeuvre.

•

•

Mise en œuvre complète de la surveillance et de la lutte contre les infections parasitaires dans le cadre

•

Nombre d’écoles où sont appliqués des programmes de distribution en masse d’anthelmintiques.

216

VIET NAM

de programmes nationaux.

•

Réduction de l’incidence des maladies parasitaires dans les zones ciblées.

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre

•

Amélioration de la surveillance et de la lutte contre la tuberculose.

•

Régularité et précision des données de surveillance concernant la détection et la notification des cas.

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA

•

Elaboration et mise en oeuvre de politiques, stratégies et plans d’action sur la prévention et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST) grâce à une meilleure accessibilité des préservatifs ou à d’autres actions de bon rapport coût/efficacité visant les groupes prioritaires.

•

Réduction de la prévalence des IST parmi les prostitué(e)s dans les zones ciblées.

•

Amélioration des actions pour une meilleure prise en charge du VIH/SIDA dans certaines régions.

•

Nombre de zones/centres ayant élaboré et mis en œuvre des plans d’action pour la prise en charge médicale et psychologique du VIH/SIDA.

Maladies transmissibles : surveillance et riposte

•

Plus grande efficacité des ripostes aux flambées grâce à un renforcement des centres de médecine préventive aux niveaux des provinces et des municipalités.

•

Centres de médecine préventive aux niveaux des provinces et des municipalités disposant de personnel qualifié, de plans d’urgence et de procédures standard à suivre en cas de flambée. (Objectif : 20)

Environnements sains

•

Plus grande salubrité des aliments grâce à l’information du public et l’amélioration de la surveillance et de la lutte contre les toxi-infections alimentaires.

•

Elaboration de lois, règlements et normes sur la salubrité des aliments.

•

Amélioration de la médecine du travail dans les PME. Mise en place de normes nationales grâce à l’élaboration de codes de pratiques et de lois à l’intention des grandes

• •

Elaboration de normes nationales pour les grandes entreprises. Nombre de professionnels de médecine du travail formés pour 217

VIET NAM

de lois à l’intention des grandes entreprises.

surveiller et limiter les risques sur le lieu de travail.

•

Réduction de l’absentéisme et du nombre de traumatismes grâce à l’amélioration de la prévention et de la prise en charge des accidents en milieu scolaire ou professionnel.

•

Nombre d’écoles dans lesquelles sont lancés des programmes de promotion de la santé.

•

Amélioration de la capacité des services de soins à prendre en charge à la base les problèmes liés spécifiquement au vieillissement de la population.

•

Nombre de provinces dans lesquelles sont appliqués des plans d’action visant à promouvoir la santé au sein d’une population vieillissante.

Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent

•

Mise en œuvre renforcée de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance aux niveaux central et périphérique.

•

Nombre de districts et de provinces soutenus disposant d’un plan d’action pour la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance. Nombre d’écoles de médecine et de professions paramédicales ayant introduit la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans leurs programmes. Elaboration et mise en œuvre d’une méthodologie durable de surveillance et d’encadrement des activités liées au la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance aux niveaux des districts et des provinces.

•

•

•

Stratégies présentant un bon rapport coût/efficacité et visant à améliorer la santé des femmes en âge de procréer et celle des enfants grâce à des actions ciblées : apport de supplément en fer, promotion de l'allaitement et de la santé dans les écoles.

•

Nombre des districts distribuant des compléments de fer aux femmes en âge de procréer. Nombre d’écoles formant des sages-femmes incluant dans leur cursus une formation en conseil pour l’allaitement. Nombre d’écoles proposant des actions intégrées de promotion de la santé.

•

•

•

Capacité technique renforcée afin de proposer aux adolescents, aux niveaux central et périphérique, des soins accessibles, de qualité

•

Elaboration et mise en œuvre de directives nationales en matière de services de santé destinés aux adolescents.

218

VIET NAM

satisfaisante et pour un coût raisonnable. Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale

•

Elaboration et mise en œuvre de stratégies et programmes nationaux de prévention et de lutte.

•

Elaboration et mise en œuvre d'un système efficace de surveillance des maladies non transmissibles.

•

Expansion et consolidation de la couverture des soins communautaires accessibles et disponibles ayant un bon rapport coût/efficacité des maladies non transmissibles.

•

Nombre de projets de démonstration mis en œuvre et systématiquement observés consacrés à des actions intégrées de lutte contre les maladies non transmissibles.

•

Une capacité technique renforcée de mise en oeuvre de services communautaires consacrés à la santé mentale.

•

Nombre d'infirmiers qualifiés, de travailleurs sociaux et de psychologues impliqués dans les services communautaires. Nombre de projets de démonstrations tenus sur les services communautaires de santé mentale.

•

•

Consolidation des services de santé buccale.

•

Elaboration d'un plan national visant à améliorer les services de santé buccale.

Initiative pour un monde sans tabac

•

Capacité accrue de mise en œuvre d'actions dans le cadre de l'initiative pour un monde sans tabac.

• • •

Nombres de centres de soins sans fumée de tabac. Nombre de fumeurs parmi les adolescents. Elaboration d'un plan d'action pour la prévention de la tabagie.

Réforme des systèmes de santé

•

Poursuite de la réforme administrative entreprise, y compris la réorganisation des services de santé, la décentralisation et l'intégration public/privé..

•

Elaboration et mise en œuvre d'une stratégie nationale pour la réforme administrative du secteur de la santé. Nombre de districts et provinces où il existe des plans d'action visant à améliorer la qualité des services de 219

•

VIET NAM

soins primaires.

•

Nombre de districts et provinces où il existe des plans d'action visant à évaluer l'accessibilité des services de soins aux pauvres.

•

Amélioration des services de soins de santé primaire grâce à des formations standardisées, des directives pour l’encadrement de soutien et la gestion efficace et efficiente des ressources.

• • •

Nombre d'agents de planification et de responsables formés. Nombre de dirigeants hospitaliers formés. Elaboration et mise en oeuvre de directives nationales pour l’encadrement de soutien. Elaboration et mise en oeuvre d'une politique nationale sur l'équipement médical et les laboratoires des centres de soins primaires.

•

•

Amélioration du système de statistiques sanitaires afin d'évaluer les performances du système sanitaire à différents niveaux.

•

Elaboration d'un système rationalisé et unifié pour l’archivage des dossiers et les procédures de communication au niveau des provinces, des districts et des communes. Nombre d'agents/dirigeants formés pour utiliser les systèmes d’information.

•

•

Révision de la législation sanitaire sur les priorités.

•

Elaboration d'une réglementation nationale pour les services de soins dans le secteur privé.

•

Renforcement de l'inspection, y compris dans le secteur privé.

• •

Nombre d'initiatives de formation. Elaboration d'outils d'aide au travail pour l'hygiène, les examens et traitements médicaux et inspection pharmaceutique.

•

Extension de la couverture grâce au renforcement de la capacité technique de la sécurité sociale du Viet Nam et de projets d'assurance-maladie communautaires.

•

Nombre d'actions pilotes d'assurances communautaires mises en œuvre dans les zones rurales.

•

Amélioration de la gestion financière de la santé aux niveaux central, provincial et des districts.

• •

Procédures financières révisées et mises en œuvre au niveau local. Les comptes sanitaires nationaux

220

VIET NAM

utilisés pour développer les politiques de financement sanitaire et les pratiques budgétaires.

•

Amélioration de l'utilisation des produits pharmaceutiques grâce à la formation des professionnels de santé, l'information du public et la mise en œuvre de lois et règlements ou d'autres stratégies appropriées.

•

Elaboration et mise en oeuvre de directives nationales sur l'utilisation rationnelle des médicaments. Révision des programmes de pharmacologie pour les étudiants en médecine et en pharmacie.

•

•

Elaboration et mise en oeuvre de politiques et stratégies visant à garantir que toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement en produits sanguins répondent à des critères de qualité acceptables.

•

Policy and plan of action developed. Elaboration d'une stratégie et d'un plan d'action.

•

Mise en oeuvre de stratégies visant à intégrer la médecine traditionnelle dans les services de santé moderne.

•

Mise en place de systèmes de recours effectifs entre les praticiens de médecine traditionnelle et le système de santé moderne.

Développement des ressources humaines

•

Amélioration de la qualité des formations des agents de santé et autres actions pour le développement des ressources humaines pour la santé.

•

Elaboration et mise en oeuvre d'un plan de développement des ressources humaines pour de personnel des centres soins primaires.

•

Renforcement de la formation et de la formation continue avec pour priorité les agents de santé de niveau intermédiaire, les infirmières et les sages-femmes.

•

Révision des programmes de formation des infirmiers et des sages-femmes. Elaboration et mise en oeuvre d'un plan national de développement des soins infirmiers.

•

•

Elaboration de nouvelles normes de travail et d'allocations sociales pour les agents de santé à tous les niveaux.

•

Mise en vigueur de nouvelles normes de travail et d'allocations sociales pour les agents de santé.

221

VIET NAM

Viet Nam : ressources proposées par source de financement

Thèmes et domaines d'action Lutter contre les maladies transmissibles 1 Programme élargi de vaccination 2 Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3 Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre 4 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA 5 Maladies transmissibles : surveillance et riposte Total partiel Pour des communautés et des populations en bonne santé 6 Environnements sains 7 Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent 9 Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale 10 Initiative pour un monde sans tabac Total partiel Développement du secteur de la santé 11 Réforme des systèmes de santé 12 Développement des ressources humaines 13 Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Total partiel Total - Viet Nam

2000-2001 US$

Budget ordinaire Augmentation 2002-2003 (Diminution) US$ US$ %

Autres sources 2000-2001 US$ 2002-2003 US$

0

200 000

200 000

100.00

854 000 200 000

617 000 150 000

( 237 000) ( 50 000)

(27.75) (25.00)

0 0 1 054 000

120 000 170 000 1 257 000

120 000 170 000 203 000

100.00 100.00 19.26

378 000

390 000

12 000

3.17

344 000

400 000

56 000

16.28

466 000 0 1 188 000

740 000 50 000 1 580 000

274 000 50 000 392 000

58.80 100.00 33.00

1 909 000 557 000

1 385 000 300 000

( 524 000) ( 257 000)

(27.45) (46.14)

320 000 2 786 000 5 028 000

0 1 685 000 4 522 000

( 320 000) (1 101 000) ( 506 000)

(100.00) (39.52) (10.06) 830 000

222

APPENDICES

Appendices

Appendice 1.

Tableau de correspondances entre domaines d'action pour le Pacifique occidental et domaines d'activités à l'échelle mondiale ; budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays) Tableau de correspondances entre domaines d'activités à l'échelle mondiale et domaines d'action pour le Pacifique occidental ; budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays)

Appendice 2.

APPENDICES

APPENDICES

Appendice 1. Tableau de correspondances entre domaines d'action du Pacifique occidental et domaines d'activités à l'échelle mondiale, budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays)

Domaines d'action

Domaines d'activités

Total par domaine d'action (US$) 686 000 160 000 846 000

CSR CSR

Maladies transmissibles : surveillance et riposte Maladies transmissibles : surveillance et riposte Sous-total - CSR

CSR CPC

Maladies transmissibles : surveillance Maladies transmissibles : prévention, lutte et éradication

MVP MVP

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Sous-total - MVP Intégré dans tous les aspects des activités de lutte contre les maladies transmissibles

CPC MAL

Maladies transmissibles : prévention, lutte et éradication Paludisme

36 000 944 000 980 000

CRD CPC TUB

Maladies transmissibles : recherche et mise au point de produits Maladies transmissibles : prévention, lutte et éradication Tuberculose

0 114 000 993 000 1 107 000

STB STB

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Sous-total - STB

TFI CHD CHD

Initiative pour un monde sans tabac Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Sous-total - CHD

TOB CAH NUT

Tabac Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Nutrition

250 000 563 000 430 000 993 000

RPH RPH RPH

Santé génésique Intégré à la santé génésique Intégré à la santé génésique Sous-total - RPH

RHR MPS WMH

Recherche en santé génésique et élaboration de programmes dans ce domaine Pour une grossesse à moindre risque Santé de la femme

593 000 200 000 0 793 000

HSI HSE HSE HSE HSE

Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA Environnements sains Environnements sains Environnements sains Environnements sains Sous-total - HSE

HIV PHE FOS HPR DPR

VIH/SIDA Santé et environnement Salubrité des aliments Promotion de la santé Prévention des incapacités et des traumatismes et réadaptation Surveillance, prévention et prise en charge des maladies non transmissibles Santé mentale et toxicomanies

645 000 2 192 000 347 000 985 000 91 000 3 615 000

NCD NCD

Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Sous-total - NCD

NCD MNH

1 312 000 292 000 1 604 000

225

APPENDICES

Appendice 1. Tableau de correspondances entre domaines d'action du Pacifique occidental et domaines d'activités à l'échelle mondiale, budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays) (suite)

Domaines d'action

Domaines d'activités

Total par domaine d'action (US$)

EHA EPI HIN HIN

Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Programme élargi de vaccination Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Sous-total - HIN Intégré à la Réforme des systèmes de santé Réforme des systèmes de santé Réforme des systèmes de santé Réforme des systèmes de santé Sous-total - HRF

EHA IVD GPE RPC

Préparation aux situations d'urgence et organisation des secours Vaccination et mise au point de vaccins Bases factuelles à l'appui des politiques de santé Politique et coopération en matière de santé

97 000 1 051 000 553 000 546 000 1 099 000

HRF HRF HRF HRF

SDH EDM BCT OSD

Développement durable Médicaments essentiels : accès, qualité et usage rationnel Sécurité transfusionnelle et technologie clinique Organisation des services de santé

0 743 000 272 000 1 950 000 2 965 000

HRD HRD

Développement des ressources humaines Développement des ressources humaines Sous-total - HRD

OSD HRS

Organisation des services de santé Développement des ressources humaines

1 933 000 41 000 1 974 000

ITG ITG

Technologie de l'information Technologie de l'information Sub-total - ITG

IMD IIS

Gestion et diffusion de l'information sanitaire Informatique et infrastructure

580 000 1 042 000 1 622 000

ECP ECP ECP

Relations extérieures Elaboration des programmes et exploitation Bureau du Directeur, Gestion des programmes Sous-total - ECP

REC REC REC

Mobilisation des ressources et coopération extérieure et partenariats Mobilisation des ressources et coopération extérieure et partenariats Mobilisation des ressources et coopération extérieure et partenariats

356 000 496 000 572 000 1 424 000

PIO PIO

Information Information Sous-total - PIO

IMD REC

Gestion et diffusion de l'information sanitaire Mobilisation des ressources et coopération extérieure et partenariats

1 348 000 507 000 1 855 000

226

APPENDICES

Appendice 1. Tableau de correspondances entre domaines d'action du Pacifique occidental et domaines d'activités à l'échelle mondiale, budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionales et interpays) (suite)

Domaines d'action

Domaines d'activités

Total par domaine d'action (US$)

PER BFI BFI GAD SUP RCO EXM

Personnel Intégré au Budget et finances Budget et finances Administration générale Fournitures Comité régional Direction

HRS BMR FNS IIS IIS GBS

Développement des ressources humaines Budget et réforme administrative Gestion financière Informatique et infrastructure Informatique et infrastructure Organes directeurs

686 000 0 1 409 000 4 397 000 640 000 465 000 1 085 000

Bureaux du Directeur général et des Directeurs régionaux DGO (vérification des comptes, surveillance et service juridique compris) DDP Programme du Directeur général et des Directeurs régionaux pour le développement et initiatives

RDDP Programme de développement du Directeur régional Total - Régional et interpays *Les domaines indiqués en caractères gras sont les domaines prioritaires.

1 000 000 32 602 000

227

APPENDICES

Appendice 2. Tableau de correspondance entre domaines d'activités à l'échelle mondiale et domaines d'action pour le Pacifique occidental ; budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionale et interpays)

Domaines d'activités

Domaines d'action

Total par domaine d'activité (US$) 686 000 36 000 114 000 160 000 310 000 0 944 000 993 000 250 000 563 000 593 000 200 000 0 645 000 430 000 2 192 000 347 000 985 000 91 000 1 312 000 292 000 97 000 1 051 000 553 000 546 000 0 743 000 272 000 1 950 000 1 933 000 3 883 000

CSR CPC

Maladies transmissibles : surveillance Maladies transmissibles : prévention, lutte et éradication

CSR MVP STB CSR

Maladies transmissibles : surveillance et riposte Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Maladies transmissibles : surveillance et riposte Intégré dans tous les aspects des activités de lutte contre les maladies transmissibles

CRD MAL TUB TOB CAH RHR MPS WMH HIV NUT PHE FOS HPR DPR NCD MNH EHA IVD GPE RPC SDH EDM BCT OSD

Sous-total Maladies transmissibles : recherche et mise au point de produits Paludisme Tuberculose Tabac Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Recherche en santé génésique et élaboration de programmes dans ce domaine Pour une grossesse à moindre risque Santé de la femme VIH/SIDA Nutrition Santé et environnement Salubrité des aliments Promotion de la santé Prévention des incapacités et des traumatismes et réadaptation Surveillance, prévention et prise en charge des maladies non transmissibles Santé mentale et toxicomanies Préparation aux situations d'urgence et organisation des secours Vaccination et mise au point de vaccins Bases factuelles à l'appui des politiques de santé Politique et coopération en matière de recherche Développement durable Médicaments essentiels : accès, qualité et usage rationnel Sécurité transfusionnelle et technologie clinique Organisation des services de santé Sub-total MVP STB TFI CHD RPH RPH RPH HSI CHD HSE HSE HSE HSE NCD NCD EHA EPI HIN HIN HRF HRF HRF HRF HRD

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Initiative pour un monde sans tabac Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Santé génésique Intégré à la santé génésique Intégré à la santé génésique Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent Environnements sains Environnements sains Environnements sains Environnements sains Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Maladies non transmissibles, y compris la santé mentale Opérations de secours d'urgence et action humanitaire Programme élargi de vaccination Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques Intégré à la réforme des systèmes de santé Réforme des systèmes de santé Réforme des systèmes de santé Réforme des systèmes de santé Développement des ressources humaines

228

APPENDICES

Appendice 2. Tableau de correspondance entre domaines d'activités à l'échelle mondiale et domaines d'action pour le Pacifique occidental ; budget ordinaire pour l'exercice 2002-2003 (allocations régionale et interpays) (suite) Total par domaine d'activité (US$)

Domaines d'activités

Domaines d'action

IMD

Gestion et diffusion de l'information sanitaire Sous-total

ITG PIO RCO ECP PIO ECP ECP

Technologie de l'information Information Comité régional Relations extérieures Information Elaboration des programmes et opérations Bureau du Directeur, gestion des programmes Intégré au Budget et finances Développement des ressources humaines Personnel Budget et finances Technologie de l'information Administration générale Fournitures

GBS REC

Organes directeurs Mobilisation des ressources, coopération extérieure et partenariats Sous-total Budget et réforme administrative Développement des ressources humaines Sous-total

BMR HRS

BFI HRD PER BFI ITG GAD SUP

FNS IIS

Gestion financière Informatique et infrastructure Sous-total

580 000 1 348 000 1 928 000 465 000 356 000 507 000 496 000 572 000 1 931 000 0 41 000 686 000 727 000 1 409 000 1 042 000 4 397 000 640 000 6 079 000 1 085 000 1 000 000 32 602 000

DGO DDP

Bureaux du Directeur général et des Directeurs régionaux (vérification des comptes, surveillance et service juridique compris Programme du Directeur général et des Directeurs régionaux pour le développement et initiatives Total Régional et interpays

EXM

Direction

RDDP Programme de développement du Directeur régional

*Les domaines indiqués en caractères gras sont les domaines prioritaires.

229

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé