Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Rapport d’activité : Octobre 1975 - Septembre 1976

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

q@ iï::,ffi:ï;îïï:ï:ïîA sANrÉ I I it Septembre 1976 PROGRAI',ME DE LUTTE CONTR.E LIONCHOCERCOSE DANS LA REGIoN DU BASSIN DE LA VoLTA RAPPORT DIACTIVITE Octobre 1975-seprernbre 1976 présenté par lrOrganisation mondiale de 1a Santé en sa qualité drAgence chargée de lrexécution A. INTRODUCTION 1. A la deuxième session du Comité conjoint de Coordination (CCC), qui a eu lieu en décem- bre 1975, IiOMS a présenté un rapportl "orrvrarrt la première année des opérations de lutteantivectorielle menées avec succès dans la zone de la Phase I. Elle a signalé la forte densité drinsectes enregistrée dans la partie méridionale de la zone de lutte, de mai à août, et a informé le CCC des mesures prises pour étudier à fond ce phénomène sril devait se représenter en 1976. LTOMS a également informé le Conité que, forte de lrexpérience acquise, elle avait légèrement modifié la stratégie de lutte eÈ la composition de la flotte aérienne afin drassurer une plus grande souplesse aux oPérations. Z. Ltunité de Développement économique, install-ée en février L976, a déjà fait de grands progrès dans lraccomplissement de sa tâche. 3. LerrGroupeconsultatif sur le Développement éconourique (GCDE)tt a été constitué et a tenu sa première réunion. Par ailleurs, les fonctions de deux autres organes consultatifs, 1e Comité consultatif scientifique et technique (CCST) et 1e Groupe écologique (Gn) ont été précisées et revues. 4. Avec la consolidation et lrextension des activités opérationnelles et 1rétablissement de services administratifs étoffés, 1e développement économique des régions Iibérées de lroncho- cercose devrait prendre de plus en plus drimportance dans le Programre. Crest pourquoi des modifications sont actuel-lement introduites dans sa structure. Il a notémment été décidé - eË crest 1à un point particulièrement important - de placer à la tête du Progranme, pendant sa prochaine étape, sous lrautorité directe du Directeur régional de ItOMS pour lrAfrique, un Directeur possédant une vaste expérience en économie. 5. En outre, compte tenu de la nécessité dradapter constamment 1e Progranrneauxcirconstances à mesure de son développement, il est prévu de renforcer laDirectionduPrograuureàOuagadougou et de réorganiser gràduellement les services de soutien. DIRECTION DU PROGRAMI'TE Le Comité drOrientation r Ia Lutte contre lrOnchocercose dans 1a Région du Bassin de Vott" stest re"ri quatre fois pour examiner les progrès du Programle et ffi."es agences parrainantes. Parmi 1es questions majeures examinées rent : le second contrat relatif aux opérations drépandage aérien; 1e Plan pour L977; le déveloPPement économique; et Ia chimiothérapie' 7. Une réunion conjointe du Comité consultatif sciglt-ifique.et:techliqu-e (CCST) et du Groupe Écologique (GE) a eu lieu en mars L976 aux fins de préciser 1es fonctions de chacun de ces .rganes- Les participants ont estimé que les fonctions des deux grouPes étaient complémentaires et que leur mai.ntien, en tant qurentités disËincte§, sri.mposait. Cette réunion coniointe a été B. 6. 1a I t I t i coordonner l taction par le Conité figu- drAcÈion et Budget 1 Rapport dractivité de 1'OCP, janvier-septembre 1975. -2- suivie de 1a troisième réunion du CCSI et de la quatrième réunion du GE. Le CCST a examiné les projets de prograurnes de recherche pour 1976 dans le domaine de lrentomologie et de lrépidé- miologie, et a pris connaissance du rapport de trois de ses membres, rendant comPte drune visite faite au Progranune après la dernière réunion. Drune manière générale, 1es observations de ces membres étaient favorables et ils avaient noté avec satisfaction les mesures prises par IrOMS en application de reconrnandations antérieures, tel1es que lrenregistrement des données. 8. Le Groupe écologique srest particulièrement intéressé au prograûme révisé de surveillance du milieu aquatique et aux possibil-ités drappiiquer des méthodes de remplacement pour la lutte contre Simulium. Le mandat des membres de ce Groupe expirait le 30 juin 1976; leur nombre est passé de six à cinq et trois des anciens membres ont été réengagés. La cinquième réunion du Groupe, qui a eu lieu à New York au début de septembre, a pennis 1a mise au courantdesnouveaux membres, un examen généra1 des progrès du prograrmre de surveillance du milieu aquêtique et lrétude du rapport rédigé par un membre du Groupe sur sa visite à la zone du Programme. 9. La première réunion du Groupe consultatif sur 1e Développement économique srest tenue enjuin à Genève. Les partici.pants y ont étudié la structure administrative du Prograrune de Lutte contre lr0nchocercose et Ie rôle du Groupe au sein de cette structure. Ils ont approuvé lridée de 1a création drune banque de données et ont examiné un certain nombre drautres sujets rela- tifs aux pays participants, tels que 1e système dragriculture totale, Ia situation sanitaire, 1e rapport entre agriculture et industrie et la relation entre les mouvements spontanés de populations et lfaction des pouvoirs publics. Le Groupe a dressé un programne de travail en prévision de sa deuxième réunion, prévue à Paris en octobre 1976. 10. En octobre 1975, 1es membres du Groupe scientifique consultatif (CSC) ont participé à une réunion de travail sur 1rélevage des simulies et 1a constitution de colonies de laboratoire de S. damnosum. Conformément à la recorunandati-on formulée par le Comité consultatif scienti- fique et technique (CCST) à sa quatrième réunion, un nouveau groupe de travail sera constitué en octobre 1976 pour examiner les résultats des études portant sur la réinvasj.on lg75fL976 et préciser les priorités de la recherche dans 1es domaines directement liés à la soluti-on de ce prob lème. C. MISE EN OEUVRE DU PROGRA},IME 11. En janvier 1976, les opéraËions de lutte antivectorielle sont entrées dans la Phase II; les premiers résultats obtenus ont été extrêmement satisfaisants. Une réinvasion srest produite dans la zone de la Phase I à la même époque et dans 1a même région quren 1975 mais elle ne stest pas étendue à la Phase II. Les recherches entreprises sur ce point ont fourni de nouveaux éclaircissements précieux sur la biologie et 1a distribution du vecteur. L2. Le deuxième contrat relatif aux opérations aériennes a été adjugé et 1e transfert commen- cera en décembre 1976. Des travaux sont en cours pour préparer lrextenslon des opérations à 1a Phase III en 1977. 13. Les équipes épidémiologiques ont achevé 1es évaluations de base au Ghana et en Côtedrlvoire. Au Bénin, au Mali, au Niger et au Togo, 1e prograrme drévaluation est en préparation. L4. Un département spécial des transports a été créé au sein des services administratifs, et lrinfrastructure correspondante a été renforcée et réorganisée. La dotation en personnel de ces services est maintenant achevée. 15. Bureau du Directeur du Progranrne: Par des visites dans les sept pays participants, le Directeur du Progranrme est resté en relations avec les Gouvernements, lesquels ont été tenus au courant des progrès des opérations et des préparatifs faits en vue de lrouverturedelaPhaselll. Les protocoles particuliers complétant lrAccord qui régit lrexécution du Prograrune de Lutte contre I'Onchocercose ont été mis au point et signés par les Gouvernements du Bénin, du Niger et du Togo. A lrheure actuelle, il existe donc un protocole pour chacun des sept pays parti- cipants. -3- 16. Le personnel du Prograrnme a entretenu drétroites relations avec 1es représentanEs locaux des organes intenrationaux et bilatéraux, grâce à des réunions de coordinati.on et à des débats conj oints. L7. Le Directeur du Prograrnme a accuei.lli de nombreux visiteursr notrnment des fonctionnaires des pays participants et donateurs, 1e Président indépendant du Comité conjoint de Coordina- tion, des membres du Ccmité consultatif scientifique et technique, du Groupe consultatif sur le Développement économique, du Groupe scientifique consultatif et du Groupe écologique, des représentants des institutions, des spécialistes scientifiques et des économistes. 18. En juillet, le Cmité national ghanéen de lrOnchocercose srest réuni dans 1a zone du Programne, à Bolgatanga. Des dispositions ont été prises pour pennettre à ses membres drassister à une démonstration drépandage drinsecticide, drobserver les acÈivités dtune équipe de capture de vecteurs, et de participer à un vol en hélicoptère au-dessus de la Volta Rouge et. de la Volta Blanche. Ils ont en outre visité 1rhôpital de Bawku, une fabrique de produits carnés, le barrage du Vea, et le village quasi abandonné de Sekoti. 19. Le Directeur a participé aux réunions suivantes : deuxième session du Comité conjoint de Coordination; sessions du Comité drOrientat,ion; groupe de travail organisé par lrAutorité des Aménagements des Val1ées des Volta pour examiner 1es projets de développement en Haute-Volta; première réunion du Groupe consultaÈif sur le Développement économique; et conférence groupant les représenËants drinstitutions qui financent 1e développement économique des zones 1ibérées de lronchocercose en llaute-Volta. 20. Des prograrnmes ont été organisés à lrintention dréquipes de télévision venues des Pays- Bas et de la République fédérale drAllemagne, qui. ont visité la zone du Programe et filmé cer- taines opérations. En automne L976, crest une équipe de télévision britannique qui filmera certains aspects du Prograrme. Par ailleurs, plusi,eurs journalistes ont réuni du matériel pour la rédaction drarticLes sur le Prograrmre. 2L. Le bulletin mensuel drinformation "ONCHO ELASHIT a été régulièrement publié et distribuéà plus de 1OOO exemplaires. Depuis 1e départ de lrAdministrateur à I'Information en décembre 1975, cette activité est assurée par 1e Bureau du Directeur du Programre. 22. Unité de Lutte antivecÈorielle. Le 14 janvier 1976, les opérations drépandage ont été étendues à 1a zone de la Phase II au nord du Ghana et en Haute-Volta centrale. Tous les vols ont été effectués à partir de la base aérienne principale de Bobo-Dioulasso. 23. En prévision du passage à la Phase II des opérations drépandage, deux nouveaux hélicop- tères Be11 206 B sont venus augmenter la flotte aérienne en octobre L975, ce qui porte lreffec- tif total- à 5 hélicoptères et un avion. Trois pilotes et un mécanicien drhélicoptère ont ren- forcé lreffectif de Ia firme contractante, qui se monte mainÈenant à 13 personnes. 24. A partir de la mi-janvier, lravion a rempli des tâches de prospection et de liaison; il a été reconverti en juillet aux activités drépandage sur les grands fleuves, dans les deux Phases. Trois hélicoptères se sont consacrés à 1répandage, I-es deux autres assurant des voLs de prospection. 25. Heures de vol et quantité drinsecticide employée droctobre 1975 à fin septembre 1976 : Ileures de vo1 Quêntité drinsecticide( litres) 96 100 saison sèche sur la Voltattlignetr en travers de la Pendant la Phase II, en fallu procéder simultanément calculées sur place par un IIé licoptères Avions 3 97O,4 683 La technique drapplication du larvicide a été modifiée pendant la Blanche. Le système adopté a consisté à pratiquer un épandage en rivière, en rétrécissant l-rorifice du Vide-vite de 1thélicoptère. raison du caractère changeant des conditions hydrologiques, i1 a à la prospecti.on et au traitement, les doses drinsecticide étant spé ciali s te Pement des -4- le pilote. Grâce à ce procédé, on a pu éviter 1e dévelop- damnosum. qualifié qui accompagnait populations locales de S. 26. Au moi-s de février, une réunion a rassemblé à Bobo-Dioulasso (Haute-Volta) des hydro- logues, des météorologues et du personnel du Prograrmne qui ont étudié les problèmes sui.vants : facteurs météorologiques susceptibles dtinfluer sur les mouvements de Simulium damnosum; réseau hydrologique de chacun des pays participants; et besoins du Progranure en matière drinformation. Par ai11eurs, i1s ont jugé nécessaire de créer sept stations hydrométriques au Ghana, deux au Ma1i, quatre en Côte drlvoire, une au Niger, deux au Togo et seize en Haute-Volta. La majorité de ces stations sont en place. 27. Le réseau drévaluation entomologique en Phases I et II a continué à fonctionner harmo- nieusement et lton sait, par les activités de surveillance, qurun endiguement satisfaisant est réalisé sur ltensemble de Ia région. 28. En prévision des opérations de 1a Phase III, des prospections ont été entamées en janvier 1976 dans la région de la Phase III, sur la Bagoë dans lrouest, et 1e long du système de 1r0ti dans lrest. Dans ce dernier bassin en particulier, on a relevé un grand nombre de petits cours dreau qui abritaient des gîtes larvaires actifs, ce qui pourrait rendre la lutte dans cette zone plus ardue que prévu. Les activités de prospection ont été intensifiées en février et mars, englobant les affluents du Niger en Haute-Volta et 1es cours dreau de la région du Lama- Kara, où une équipe temporaire a êxé établie en prévision de lrouverture du secteur en mai. A la fin de mai L976, Le secteur de Lama-Kara et les sous-secteurs de Dapaon dans lrest et dtOdiénné dans lrouest étaient opérationnels et lron a ouvert le secteur de Natitingou et les sous-secteurs de Porga et Kandi. Enfin, 1e secteur de Bamako et 1es sous-secteurs de Niamey et Bougouni ont été ouverts en juillet. 29. En septembre L975, on a observé une baisse généraIe de 1a densité de simulies dans 1a zone traitée de la Phase I ainsi qurune régression, en raPPort avec les modifications saison- nières, les conditions météorologiques et 1a baisse graduelle du niveau des eaux, sur laLéraba et 1e Bandama, de ce que lton supposait être une réinvasion. Lrévaluation PréParatoire à l-a phase II srest poursuivie de manière saEisfaisante. Cette situation a duré jusqurà 1a fin de t97 5. 30. En raison des excellents résultats obtenus dans la zone de la Phase I, les épandages ont été interrompus pendant la saison sèche sur certains tronçons de la Comoé, du Banifing et de la Volta Noire. On a constaté que lron pouvait égaLement interrompre le traitement pendant l-a saison des pluies sur certains tronçons de 1a Volta Noire" 3f. Avec le début du traitement en Phase II, en janvier L976, on a intensifié la surveillance de 1a Volta Blanche inférieure. En Phase I, on a attaché une attention particulière aux sources de 1a Volta Noire (Lanviéra, HauËe-Volta), où lron a interrompu les mesures antilarvaires afin de savoir si le foyer isolé du cytotype Bille se rétablirait. En février, 1es simulies ont fait leur réapparition à Lanviéra; on a corrstaté quril- sragissait du cytotype Sirba, et conclu, de ce fait, à 1rélimination du cytotype Bi1le dans cette région. 32. Ai11eurs, Ies densités dtinsectes étaient satisfaisantes, à lrexception de 1a région du Bui où la Volta Noire se ramifie en de nombreux bras. La situation est généralement restée satisfaisante jusqurau début de la saison des pluies. Au cours des derniers jours dravril, on a observé des signes de réinvasion cornme en 1975, dans l-a partie sud-ouest de l-a zone de la phase I, à pont de la Léraba où la densité de simulies a subitement augrnenté. 33. Un progranure spécial de recherche a été préparé afin drétudier ce phénomène et un membre du groupe scientifique consultatif (1e Dr R. Garms, Tropeninstitut, Hambourg, Républiquefédérale atAite*àgne) a été nourné consultant pour épauler ce travall-. A une réunion, à laquelle parti- cipaient le personnel de ltUnité de Lutte contre le Vecteur, les chefs de secteurs des Phases I et II, 1e Dr Garms et des spécia1-istes de lrlnstitut de Recherche sur lronchocercose de Bouaké(Côte drlvoire), iI a été décidé de procéder à des recherches ccmbinées. Voici Ies sept Points du Plan drAction adopté pour étudier la densité du vecteur: -5- 1) caPture quotidienne à des stati.ons déterminées dans 1a zone du progr:me et au sud de ceIle-ci; 2) dissection, si possible dans les 24 heures, afi.n de déterminer le taux drinfection et 1es parasites; 3) élevage de lanres à partir dtoeufs et de femelles gravi.des pour la détemÉnation cytotaxonomique; 4) observation du développement de 0. volvulus chez les simulies piqueuses pour déter- miner leur caractère de vecteurs pot.iÇ 5) prospection des régions de départ potentielles; 6) collecte de spécimens en vue dranalyse par spectroscopie de fLuorescence X; 7) traitement expérimenEal des régions de départ potentielles. 34. Ces études ont été effectuées dravril à aott L976 et ont fourni des données qui ont fait considérablement progresser 1a connaissance du vecteur. 35. Lrélevage de larves à partir droeufs pondus par des simulies capËurées dans 1a nature a permis de déterminer I-e cytotype des simulies de réinvasion. Cel1es-ci appartenaient au cyto- type Nile ou Sirba, la présence de Sirba indiquait qurelles provenaient drune région de savane. . 36. Les épandages expérimentaux effectués en zone de forêt sur Le Bandama inférieur ont pro- voqué une baisse spectaculaire de la population simulidienne dans cette région mais sans avoir drincidence sur la densité des simuLies dans La zone du Prograrme. Les populations simuli- diennes srétant maintenues localement à un niveau très bas après cessation des traitements insecticides, il se pourrait que Ie cytotype Bandama soit plus facile à éliminer que le groupe ttite/sirua. 37. Des captures quotidiennes faites au Pont de la Léraba donnent à penser que les simulies de réinvasion atteignent très fréquerunent la zone du Programre; par ai11eurs, La relation observée entre les fluctuations des populations simulidiennes à des endroits très dispersés senble indiquer que les mouvements des insectes iumigrants sont influencés par des facteurs météorologiques de grande envergure. Drautres expériences ont été faites en collaboration avec Ie Centre for Overseas Pest Research, de Londres (Royaume-Uni) au moyen drun appareil- spécial et drun filet à insectes fixés à un avion. Le but visé par ces expériences était drétudier la direction et la force des vents dans 1es zones envahies eÈ dlessayer de capturer Simulium dans les galeries forestières des zones envahies et des zones possibles de départ. En dehors de Ia zone drinvasion - Bandema Blanc, Bou et Léraba (Pont routier et région de Gréchan), les opérations de lutte, qui avaient suivi en Phase I 1e même prograrme quren 1975, ont été extrêmement réussies. 38. Dans La nouvelle zone de 1a Phase II, les résultats ont été très satisfaj.sants. 11 se peut que la transmi.ssion de Ia maladie ait été considérablernent réduite et probablement inter- rompue dans le Ghana septentrional et le centre de la llaute-Volta. On Èrouvera à lrannexe I du présent rapport des données relatives : a) à 1a situation qui prévalait en quatre endroits de la zone du Prograrmre avant le lancement des opérations de lutte, par rapport à la situation pendant les 12 à 16 premiers mois de lutte, et b) 1e taux quotidien de piqtres et de piqûres infectantes à hult endroits de la zone de la Phase II, en juillet-aott 1975 et L976. 39. Unité drEvaluation épidémiologique et de Santé publique: lrUnité dtEvaluation épidémio- logique a continué de mener des enquêtes simples ou détaillées au Ghana, en CôÈe drlvoi.re, au Mali et en Haute-Volta. -6- 40. Droctobre L975 à aoît 1976,29 933 sujets ont été examinés dans 92 villages, ce qui a porté 1e nombre total de sujets examinés depuis le début des prernières enquêtes de base à 4L 086 individus dans 167 vi11ages. Ces chiffres comprennent Les enquêtes détai1lées qui ont été exécutées dans 26 vLLlages où 6991 personnes ont subi un examen clinique détaillé, et 5671, un examen ophtalmologique approfondi. A la fin dtao0t L976, les enquêtes de base étaient achevées au Ghana et en Côte drlvoire et presque terminées en HauËe-Volta. Les activités exé- cutées entre octobre 1975 et août 1976 sont résumées dans 1e tableau ci-après : Pays Nonbre de vil-I-ages Nombre drexamens ED EB Total ED dont exâm. opht. EB Total Ghana 6 34 40 I 969 1 531 10 L82 L2 t51 Haute-Vo1ta 10 70 80 2 7L8 2 018 13 855 L6 573 Côte drlvoire 7 24 31 L 6t6 L 542 7 L89 8 805 Mali 3 13, L6 688 580 2 869 3 557 Total 26 t4L L67 6 99L s 67L 34 095 41 086 ED : Enquêre déÈaillée EB : Enquête de base 4L. Les données épidémiologiques, recueillies au cours des enquêtes, ont été cormnuniquées au Siège de 1rOMS à Genève pour stockage et analyse par ordi.nateur, après vérification soi- gneuse. Un mécanisme de rétroaction rapide a été mis au poinË et a fonctionné de manière satisfaisante. 42. Une enquête particulièrement intéressante a porté sur Ies effets des opérations de lutte sur la population de la zone du Farako dans 1a région de Sikasso au lfali. Des opérations larvi- cides au DDT ont été effectuées dans cette région droctobre L962 à I-a fin de L972, avec inter- ruptions de mars L964 à janvier 1965 et de mars 1965 à janvier 1966. A partir de L972, 1-e DDT a été remplacé par lrAbate. Coume le traitement larvicide a été appliqué sans interruption à partir de L966, on peut estimer que cette région a été sous protecti-on pendant dix ans. 43. Bien que les données de base soient fragmentaires, les premiers résultats de cetLe enquête indiquent que la maladie a pratiquement disparu dans les villages où elle était méso- endémique. Seuls quelques cas ont été observés chez des adultes. Dans les villages où lamaladie était primitivement hyperendémique, sa prévalence est tombée à 2-5-30 %, C}lez 552 enfants de O à L2 ans, on nra trouvé que 0,9 % de cas positifs en 1976 contre 9,2 % en 1966. Les examens ophtalmologiques effectués en 1968, 1971 et 1976 dans 20 villages appartenant au même foyer onË montré que Ies infections oculaires avaient uniformément diminué et que 1e risque de cécité srétait considérablement réduit. 44. Des enquêtes slmples drévaluation ont été entreprises dans neuf villages du district de Banfora (Haute-Vo1ta) où des opérations de lutte antivectorielle avaient été menées de 1969 à tg73,l puis reprises en 1975. Les changements de la situation épidémiologique que font appa- raltre l-es premiers résultats sonË peu importants, ce qui donne à penser que, dans certaines situations drhyperendémicité, lrinterruption des opérations de IuËte pendant un an peut suffire à ramener lrendémicité à son niveau initial. I nation Campagne conduite par le Fonds européen de développement et lrorganisation de Coordi- et de Coopération pour Ia lutte contre Ies grandes endémies. -7- 45. En lrabsence drun second ophtalmologiste du Programne, des consultantsontété engagéspour remplir ses fonctions. On prévoit de nonmer un ophtalmologiste permanentaudébut de L977. 46. Les sociologues ont étroltement collaboré avec 1es deux équipes drévaluation pendanttoute 1a période considérée. Ils ont uis au point un questionnaire destiné aux enquêtes, eE une formule Pour la collecte et ltenregi.strement des données socio-démographiques. En plus deleurs activités de routine, ils ont assisté au Congrès nondial de sociologie rurale qui sresËtenu à Varsovie (lologne), ainsi qurà la première réunion du groupe consultatif sur le déve- loppement économique, et i1s ont participé, avec Ie Gouvernement de Côte dtlvoire, à une étude sociol'ogique détaillée entreprise à Mmakaha, viIlage qui a falt lrobjet d'une occupation spontanée ces dernières années, malgré la présence de Lronchocercose. 47. Parallèlenent êux enquêtes drévaluatlon épidéniologique, on a effectué un cerÈain nombrede recherches accessoi.res drutilité pratique, susceptibles drentraîner une amé1ioration destechniques actuellement appliquées : a) évaluation de la valeur sur le terrain drune nouvelle néthode parasitologique dediagnostic; b) comparaison entre le test de scarification et la biopsie cutanée pour le diagnosticde l-ronchocercose; c) enquête sur la distribution des filarioses à D. streptocerca et autres; 1es recherches effectuéesdans1enordduGhanan'ontpasrévé1ét.p.c""ry.cette acÈivité sera étendue à drautres zones géographiques du programnel d) observations sur la prévalence de la microfilariurie chez des malades infectés dans un village drhyperendémicité dans Ie nord du Ghana; e) éval-uation des effets de lteau distillée, de lreau physiologique ou de Ia solution saline de Hank utilisées corme niLieu drincubation sur La sortie des microfilaires drunebiopsie cuËanée; f) études visant à établir si les nodules céphaliques ou les biopsies cutanées posi-tives prélevées au canthus extérieur peuvent être considérés conme de bons indicateurs(facteurs de risque) de la forrnation de lésions oculairesl 8) comparaison entre le tesÈ oculaire uÈilisant la lettre rrErr et le test oculaire uti-lisant une main, Pour mesurer ltacuité visuelle chez des iLletÈrés; 1e résultat de cette comParaison a été lradoption dutrtest delamain'r (SjOgren) en lieu eE place du rtest Erlpour les examens de routine sur le terraln; h) évaLuation de Lrévolution parasitologique et ophtalmologigue dans un village deHaute-VoLta où des opérations de lutte sont menées depuis tràize ans. 48' En application de la recompndation fonaulée par le comiÈé consultatif sclentifique ettechnique à sa troisième réunion, lruniËé d'évaluation épidémiologique a entamé des recherchessur Ia possibilité dtune transmission transplacentaire de 1roncho""r"o"". Les premiers résul-tats obtenus semblent indiquer lrexistence dtune te1le possibillté nais dtautràs observationssont encore nécessaire§, et la slgnification épidémiologique de cette découverLe reste àéva luer. 49. Lrunité drévaluation épidémlologique a envoyé des spécimens biologiques à diverses ins-tiÈutions situées en dehors de la zone du Programme pour des examens sérologiques, histopatho-logiques eË biologiques spéciaux. 50' unilé de déveloPPgBenF écgngmique. Le chef de lrunité de développenenr économique esrentré en fonction en 1976. Ia tâchJessentielle de cette unité est de srinformer des acEivitésexistante§ et prévues sur 1e Èerritoire de la zone du Progranrrne, et, à un stade ultérieur, defournir elle-même ces infor:mati.ons aux gouvernements et aux groupes drassistance teehniqueintéressés. 51. Pour collecter et collationner lronchocercose, des visites ont été les données de base concernant les zones à libérer defaites aux autoriÈés gouvernementales des pays participants -8- tant pour expliquer le rôle de ltUnité que pour recueillir des données. Des contacts ont éga- Lement été établis avec des organismes nationaux et régionaux, tels que lrAutorité des Aména- gements des Val1ées des Volta, lrAutorité du Liptako-Gourma et 1a Co'nnunauté économique de lrAfrique de lr0uest, en vue de déterminer les domaines possibles de collaboration. Par ailleurs, des contacts ont été pris avec des grouPes drassistance bilatérale et autres, ainsi qutavec des institutions international-es de développement intéressées Par La zoneduProgramme ou y poursuivant des activités. 11 stagit drun programme permanent de coIlecte, de mise àjour, de stockage et de retrait des données. On a comtencé à étudier la mise au Point drun système informatique adéquat de stockage et de retrait des données. 52. IL incombe à lrUnité de Èenir un fichier de toutes les actions de déveloPpement prévues aux niveaux national et régional à ltintérieur de la zone du Prograrnme. A ceÈ effet, un ques- tionnaire a été préparé et envoyé à tous les gouvernements ParticiPants. Lréconomiste se ren- dra dans chaque pays pour aider 1es gouvernenents à remplir ce questionnaire pour la première fois; ensuite, le document sera utilisé trimestriellement pour informer lrUnité de toutnouvel élément important. Pour pouvoir procurer des emplois non agricoles aux populations rurales, i1 est indispensable de connaître la production agricole et les modes de transformation en usage, puis dren introduire de meil-Leurs. Une enquête sur les pratiques exi.stantes et sur 1e Poten- tiel de développenent est en cours. 53. Les problèmes nutritionnels et 1es habitudes alimentaires des populations de la zone du Programme ne sont pas inconnus mais i1 serait impossible de calculer un indice nutritionnel sur la base des études existantes. Se rendant compte qutun tel indice refléterait avec plus drexactitude un plus grand nombre de facteurs socio-éconoroiques qutun simple indice du revenu net, surgout chez 1es populations rurales à niveau infra-économique, lrUnité de dévelopPement économique a prévu une enquête nutritionnelle de référence et un prograllulle de surveillance régulière qui sont actuellement présentés aux donateurs intéressés. LrUnité a également orga- nisé des rencontres en Haute-Volta et au I'Iali pour Ie développement de lrexportation de frults et légumes hors saison vers les marchés européens, et a prêté son concours à des visiteurs tels que le Dr R. Smith et 1es membres du groupe écologique. 54. Le conseiller de santé publique, attaché à l-runité de dévelopPement éconorrique qui, en collaboration avec 1es autorités nationales, stétait employé à recueillir des données sur 1es ressources sanitaires des pays participants, a quitté ses fonctions au début de 1976 pour raison de santé. 54. La dotation en personnel de lrUnité ayant fait lrobjet drun réexamen, on a approuvé le transfert drun sociologue de 1'Unité drévaluation épidémio1-ogique. 55. Unité des services administratifs. Depuis sePtembre 1975, Les services administratlfs o,,t.oniae1|infrastructuremiseenp1acepour1esphasesIet II, et de préparer lrouverture de la phase III. 56. En prévision de la phase III, des bâtiments ont été obtenus pour ltouverture de trois nouveaux secteurs (Iama Kara, Natitingou et Bamako) et de huit des dix nouveaux sous-secteurs (Lama Kara, NatiËingou, Bamako, Odienné, Niamey, Kandi, Dapaon et Boundiali), et 1a radio y a été installée. A lama Kara et Dapaon, le Ciouvernement du Togo a fourni des .bâtiments provi- soires en aÈtendant lrachèvement de Ia construction des bureaux de secteuy'sous-secteur. A NaÈitingou et Kandi, des groupes électrogènes eÈ des congélaËeurs ont été instaLlés en vue de la conservation des simulies. LtUnité a entamé le recrutement de personnel afin de pourvoir 157 nouveaux postes des services généraux; elle a conclu des conÈrats relatifs à la fourniture de carburant et a ouvert des comptes bancaires. 57. La construction des bureaux des sous-secteurs de Bole et Yendi au Ghana et ce11e des sarases de Korhogo (côte dtlvoire) et Bobo-Dioulasso (Haute-vo1ta) est achevée' Celle dubureau i,, "à"a.rry'sous-fecteur de Tamale a progressé, mais le bâtiment nrest Pas encore te:miné. 58. Ia constructi.on drun hangar à aéronefs et drun atelier srest achevée à 1raéroport de Tamale; à Gambaga, dans le nord du Ghana, un terrein dratterrissage a été aménagé en Prévision de lrintenslfication des opérations aériennes dans 1a partie orientale de la zoneduPrograume. -9- 59. A Ouagadougou, les bureaux du Directeur du Prograrnme, du service du personnel, du ser- vice des finances et des services généraux ont été regroupés dans un bâtiment unique; en outre, un entrepôt central de pièces de rechange a éËê, construit. 60. Conformément aux recornmandatj.ons formulées à Ia suite de lrenquête de gestion, effectuée en 1975 sur le soutien administratif et logistique du Progra'r'me, le systèEe drentretien des véhicuLes a été réorganisé sous lrautorité dtun responsable des transports. 61. En ce qui concerne les fournitures et lréquipement, on a cessé de recourir aux services drun intermédiaire conmercial d'Abidjan; tous les dédouanements et transbordements de matériel dans ce port ont été assurés par 1e personnel et avec 1es moyens de transport du Prograrme, ce qui a permis de réal-iser de substantielles économies. 62. La présentation des conptes a été modifiée de manière à fournir des renseignements plus utiles sur les dépenses et à faciliter ainsi la gestion du Progranme. D. T]NIIE DE SOUTIEN AU SIEGE DE LIOMS 63. Le soutien apporté aux opérations sur le terrain par cette Unité du Siège a essentielle- ment suivi la même ligne quren 1975, et a concerné 1es activités de recherche en collaboration avec le personnel sur le terrainr les relations avec les organes consultatifs et lrassistance technique; toutefois, cotIme les services administratifs du Progra:rurne sont Ealntenant solidement établis, lrUnité de soutien au Siège a consacré moins de temps à ce secteur et a accru son effort dans les domaines de la recherche et de la technique. 11 nty a pas eu de changement dans 1e personnel de lrunité, si ce nrest le départ du Directeur Consultant à la fin de juin 1976. Après cette date, c'est le Directeur de la Division du Paludisme eÈ des autres Mal-adies Pata- sitaires, du Siège de 1t0MS, qui a assumé 1a responsabilité de lrUnité. 64. L'Unité a préparé, en coll-aboration avec 1e personnel du terrain, les prograrrnes de re- cherche en enÈomologie et en épidémiologie pour 1-976, lesquels ont été approuvés par Ie Comité Ol,tS de Coordination de la Recherche avant drêtre présentés au CCST. Conformément à 1a recom- mandation formulée par le groupe de travail du GCS, on a recruté un entomologiste, chargé de constituer une colonie de laboratoire de S. damnosum; il travaille en étroite liaison avec lrUnité de lutte contre 1e vecteur. . 65, LtUnité de soutien au Siège a prépaté, en collaboration avec l-e personnel du terrain, 1-es appels droffre pour le deuxième contrat relatif aux opérations drépandage. Cinquante et une réponses ont été reçues après publication drannonces dans 1es principal-es revues draviation. Sur ce nombre, 24 firmes ont été invitées à faire une offre. Le personnel du Programre de Lutte contre 1'Onchocercose, tant du terrain que de 1'Unité de soutien, a Participé à la sélection dtune compagnie parmi les cinq offres reçues ainsi qurà Ia négociaÈion du contrat. Un Eembre de 1téquipe de soutien a rendu visite aux bureaux de 1a compagnie choisieeÈdusous-contractant, afin de mettre au point divers asPects de ltexécution du contrat. 66. LrUnité de soutien a préparé les réunions suivantes : quinzième, seizième, dix-septième et dix-huitième réunions du Comité dtOrientation dont deux ont eu lieu à Paris et deux à Genève; réunion conjointe du CCST et du groupe écologique; quatrième réunion du CCST; SrouPes de travail du GCS qui ont étudié le problème de Ia réinvasion et 1e Progralme de surveillance aquatique. En outre, lrOlrs a accueiLli la première réunion du Groupe consul-tatif sur Le déve- loppemenË économique. 67. Après une visite faite par le stat.isticien à la zone du Programue au début de 1976, et dréchanges de vues avec le personnel technique du terrain, des formules dtenregistrenent devant permettre Le traitement informatisé des données entomologiques, Parasitologiques et sur la sur- veillance aquatique ont été définitivement mises au point. Depuis 1ors, les informations sont régulièrement transmises au Siège de 1'OMS où e1les sont analysées et stockées en ordinateur. Le statisticien a également fait une visite à 1a London School of Hygiene and Tropical Medicine (Royaume-Uni) pour comparer 1es méthodes drétude et d'analyse des données épidémiologiques sur 1 I onchocercose. -to- 6g. LtUnité de souti-en a continué de stoccuper de la fourniture drinsecticide et a eu des contacts avec des firmes chimiques pour tenter de trouver des insecticides de remplacement. 69. LtOrganisation est restée en relations avec les membres du Groupe scientifique consul- tatif, échangeant avec eux des informaËions sur 1révolution des connaissances dans le domaine de lronchocercose et de la lutte contre cette maladie et sollicitant des avis sur certains aspects des activités du Programme. 70. Les membres de ltUnité se sont rendus dans 1a zone du Programme pour discuter des pro- grammes opérationnels et de recherche, assurer des remplacements pendant les absences du per- sonnel du terrain, et renforcer les services en périodes de pointe. RECHERCI{E APPLIQUEE ET FORMATION 7L, Certains travaux de recherche sur les vecteurs ont ccnsidérablement progressé en L976; la chose est particulièrement évidente en ce qui concerne la réinfestation. 72. L'identificaËion de différents éléments du complexe S. damnosum (cytotypes ou espèces) mérite une mention spéciale. Grâce aux travaux d'un cytotaxonomiste, engagé par le Programme, et drun autre chercheur de lrlnstitut de Recherche sur l-tOnchocercose de Bouaké, travaillant pour le Programme sur une b ion de ces différents cytotypes/espèces dans la zone du Programme et ses environs immédiats est presque achevée. 73. Autrefois, pour classer 1es espèces, on procédait à ltexamen des chromosome6 polytènes des glandes salivaires des larves, procédé qui demandait beaucoup de temps et rendait diffi- cile le rattachement des vecteurs adultes à leur source. Cette année, drautres voies ont été explorées. 74. Les caractères morphologiques des adultes des différents cytotypes ou espèces du complexe S. damnosum ont été étudiés à Bouaké de sorte,quraujourd'hui on est en mesure de séparer les ad"ite" des cytotypes nile/sirba (S. damnos.rm/S. siiban,rm) de ceux d'un cytotype Bandama(S. sanctipauli). Cette connaissance a déjà été mise à profit dans la partie méridionale de la zone de la phase I pour identifier les simulies de réinvasion. Les travaux se poursuivent à Bouaké et des études similaires sonE en cours au Biosystematics Research Institute, drOttawa. a75. Aüant ce succès, un entomologiste, employé par le Programme et temporairement installé à Bouaké, avait obtenu des oeufs à partir de femelles gorgées de sang dans Ia zone de réinva- sionetavalt élevé, en laboraËoire, des larves qui en étaient issues pour lridentification cytologique. I1 est arrivé, par 1e mème procédé, à produire des quantiËés droeufs, de larves, de pupes et dradultes de même souche pour lrexamen morphologique; les laboratoires drOtLawa et dtailleurs en onE été pourvus aux fins drétudes détaillées. 76. En vue de trouver de nouveaux moyens pour identifier les différentes espèces du complexe S. darnnosum, un contrat a été conclu avec la Liverpool SchoolofTropicalMedicine (Royaume-Uni), pour 1rétude des polymorphismes enzymatiques et une petite équipe a été créée, dans le même but, à Akosombo (Ghana). Les premiers résultats obtenus sont encourageants, mais on ne pourra déterminer lrapplicabilité de la méthode quraprès un supplément dtessais. A lrheure actueIle, on Eente drenvoyer Ie matériel biologique pour étude au Royaume-Uni, mais les problèmes de transport nront pas encore été résolus. 77. Vu 1e succès des travaux menés au Canada pour établir la relaEion entre les larves et adultes drespèces locales de Simulium et différentes sources fluviales, un contrat a été conclu avec 1e BennettÀnalvticalLaboratory de Vancouver (Canada) au titre duquel ce laboraÈoire esE chargé drappliquer Ia mème technique à un échantillon de S. damnosum en Afrique occidentale. Les premiers résultats obtenus sont encourageants mais, au moment où nous rédigeons le présent rapport, 1es résultats définitifs ne sonE pas encore disponibles. Si cette technique nrest pas trop sensible, elle pourrait être un bon outil de travail pour rattacher les adultes envahis- seurs aux cours dreau donE ils proviennent. - 11 - 7g. Le transport du matériel biologique apparalt conme un des grands obstacles à 1rélevage drune colonie de laboratoire dtespèces du complexe S. damnosum. Plusieurs lots droeufs envoyés au Center for Disease Controtrol drAtlat1 nta(Géorgie,Etats-UnisdlAmérique)etau@. ,,i.@(RépubIiquefédéraIedlA11emagne)étaientinuti1isablesà1larrivée. T""t.f"i"j T"bingen, on a pu obtenir des adultes à partir de deux lots droeufs; deuxfemelles, nourries au sang, ont pondu. Ilalheureusement, ces oeufs étaient tous stériles, ce qui met en lumière un autre des problèmes à résoudre, à savoir lraccouplement. Lrentomologiste du Pro- graûne chargé des éleiages sera affecté à un autre site dans un des pays participants où il forr.r" srappliquer à résoudre 1es différents problèmes de 1rétablissement drune colonie. 79. De grands progrès ont été réalisés cette année en matière de pièges pour la capËure de spécimens adultes dÀ S. darnnosum. A 1iIRO, on a constaté qurune feuille draluminiuo drun mètre carré, judicieu""*".tlE-" 1" lone du fleuve, constituait un éIéuent drattraction efficace, qui, enrobé dtune substance collanÈe, se transformait en piège. On stemploie maintenant à com- f"."r son efficacité avec celle des collecteurs humains de vecteurs. Jusqurici, on a remarquéque, dans lrensemble, les spécimens capturés au moyen de ce piège étaient à un autre sÈade physiologique que celui de la recherche dtun rePas de sang. 80. Aux termes drun contrat conclu avec lrlnstitut de I'I.édecine EroPicale Prince LéoPold drAnvers (Belgique), un chercheur a étudié à Bo""ké lesltades préimaginaux de s. damnosr+n; il a trouvé des larves à une profondeur atteignant 3r45 m. Cette découverte pourraiÈ avoir des conséquences sur les opérations de lutte, mais la dispersion dans le milieu aquatique de la formulation insecticide actuellement employée dans Ie cadre du Programme est suffisante pour détruire les larves à tous les niveaux. Le mème chercheur stest livré à une étude approfondie de la vitesse de passage des aliments dans lrintestin des larves de Simulium, tant dans les cours dreau qurau laboratoire. Ce facteur, lié à Ia préférence Pour un certain calibre de particules, est important pour la mise au point de forrnulations insecticides de remplacemenÈ. 81. Lrétude des facteurs qui influent sur 1e coumencé dans 1e cadre d run contrat passé avec détachement des larves dans un cours dteau a lruniversité drAlberta à Edmonton (canada). BZ. En ce qui concerne la recherche drinsecticides de rernplacement, 1es travaux ont portésur deux aspects de la question. Premièrement, tenter de mettre au point un système Permettant 1révaluation rapide, à petite éche1le, de nouvelles formulations et de nouveaux matérieIs actifs. Et L976,1rIRO (Bouaké, Côte drlvoire) a élaboré une technique faisant appel à une gouttière irmoergée dans le courant. Lrévaluation de cette nouvelle technique est en cours; ses premiers résultats semblent prometteurs. Un programe a été préparé pour 1révaluation des for- mulations existantes. 83. Le deuxième aspect de 1a recherche concerne lressai de nouvelles for:rnulations de larvi- cide en rivière, suivant Le protocol-e appliqué à la sélection des insecticides pour la lutte contre des simulies. Ce progrErrrne a éxé poursuivi en attendant la mise au Point du système drévaluation à petite échelle. 84. Un consultant a été engagé par Ie Programne afin de mettre au point une méthode simple de mesure de la sensibilité des larves aux insecticides dans 1a zone du Progr:nrme" Une tech- nique simple et rapide, utilisable sur le terrain a été mise au point et a donné des résultats reproductibles et comparables. Un programme portant sur 1tévaluation de la sensibilité de base des larves à ltAbate, au Chlorphoxim et au DDT est prévu pour Ia fin de 1976. 85. Des essais ont été faits pendant trois mois, avec la participation de IiIRO (Bouaké) et drhydrobiologistes de ltORSTO,I. à Bouaké en vue de déterminer les effets comParatifs de lrAbate et du Chlorphoxim sur 1a faune non cible. Tous les essais, qurils aient été faits au moyen de gouttières ou dans les cours dreau ont montré que la forrnulation de Chlorphoxim, efficace contre les simulies était plus toxique pour les organismes non visés que la formulation drAbate utilisée par 1e Progranme. Après consultation avec le Groupe écologique, il a été décidé drentreprendre un essai à grande échelle, pendant une saison sèche et une saison des pluies, pour déterminer lreffet global du traitement sur 1es organismes non visés drun bassin fluvial. 86. Au terme de lraccord conclu avec lrUniversité de Reading (Royar:me-Uni), 1es études de laboratoire sur les effets de certaines fotmules sur 1a faune non visée se sont poursuivies. _12_ 87. Le Prograrmne de Surveillance du Milieu aquatique stest poursuivi pendant toute lrannée selon le protocole accepté par 1e Groupe écologique en 1975. Au titre draccords contractuels, cinq fleuves ont été surveillés mensuellement par 1réquipe hydrobiologique de 1rORSTOM (Bouaké) et quatre autres par lrlnstitute of aquatic Biology de Tamale au Ghana. Les données ont été enregistrées sur des formules codées qui ont été envoyées mensuellement au Siège à Genève pour stockage sur ordinateur et analyse. Le rapport annuel de Bouaké fait état drune légère diminu- tion de la faune aquatique dans 1es cours dreau traités mais ne signale aucun effet sur la population de poissons. Un consultant indépendant a examiné 1es données et a fait un rapport très favorable. Un consultant a êté engagé au début de lfannée pour recueillir deséchantillons dans des cours dreau non traités; son rapport est attendu. 88. A Ouagadougou, un ichthyologue a réuni drutiles données de base sur les populations de poissons dans les cours dreau traités et non traiËés. Ioutes 1es espèces trouvées ont été cataloguées selon le cours dreau; on a pu constater que les populations de poissons progres- saient de manière satisfaisante dans les cours dreau traités, que la reproduction y était nor- male, les jeunes naissant et sry développant comme dans les eaux non traitées. 89. A des fins de surveillance chimique, des échantillons ont été prélevés pour analysedans un cours dreau de la zone du Progranrne, régulièrement traité à lrinsecticide. La première partie de cette étude a eu lieu pendant la saison sèche; elle a montré qurinrmédiatement en aval du point de traitement, on ne pouvait détecter la présence drinsecticide que pendant quarante heures après 1e traitement. 90. Epidémiologie/chimiothérapie : Pendant la période considérée, lrOrganisation a conclu un certain nombre draccords au titre du programme de recherches appliquées, financé par 1e PNUD. 91. Des études sur 1a dynamique de 1a transmission et la pathogenèse de lronchocercose ont été effectuées dans une zone de savane du Cameroun sePtenÈrional, au titre drun accord conclu avec le Medical Research Council de Londres (Royaume-Uni) et lrUniversité de Tubingen (nepu- blique fèdérale drAllemagne). Cet accord couvrait également des études irmnunopathologiques et chimiothérapeutiques. Sur 1a base drenquêtes parasitologiques, ophtalmologiques et entomolo- giques préliminaires, on a choisi des villages indicateurs qui feront lrobjet drune surveil- lance suivie. Des recherches exécutées pendant 1a période considérée ont confir:mé qurune con- centration é1evée de microfilaires à proximité de 1toeil était un bon indicateur de risques de pathologie oculaire. Des études irmnunologiques, faites par 1réquipe du Medical Research Council en collaboration avec 1e Centre universitaire pour l-es Sciences de Ia Santé de Yaoundé (Cameroun) ont également fait quelques progrès. 92, Lrlstituto di Istologia e Anatomia Patologica de ltUnive , à ltexamen histologique de 4OO à 5OO biopsies cutanées, prélevées sur des malades dans du Prograrmne. Ltétude des modifications histopathologiques, comParées avec du matériel graphique relatif aux mêmes malades, devrait permettre de mieux ldentifier et de mieux les premières 1ésions cutanées dues à lfonchocercose. procède La zone photo- classer 93. On procède, en collaboration avec IrOCCGE (Centre Muraz) à Bobo-Dioulasso, (Haute-Vo1ta), à des essais chimiothérapeutiques portant sur la diéthylcarbamazine et le lévarnisole, adminis- trés seuls ou associés, et sur 1e nifurtimox (Lampit). Lrophtalmologiste du Prograrmne de Lutte contre lrgnchocercose a participé au choix et au traitement du prernier grouPe de malades gardés en observation. 94. Des études seront entreprises par lrUnité drEnseignement et de Recherche de Médecine et de Santé tropicales (Marsei11e, France), pour déterminer si l-a suramine, a&ninistrée àmoindres @interva11es,resteefficacecontre1esparasites.onétudieraégale- ment la réduction ou la disparition des effets secondaires. Les recherches qui se feront au Ma1-i, ne coflImenceront Pas avant octobre 1976. 95. Le Gouvernement du Ghana a accepté drinstall-er à Tâmale un Centre de Recherches chimio- thérapeutiques qui procédera à des essais de médicaments, déjà en usage et nouveaux, en colla- boration avec 1a Liverpool School of Tropical Medicine, Royarrne-Uni. Lraccord sera signé dans un proche avenir;E-1toD{S frft r"iuellement le nécessaire pour la nmrination drun technicien de laboratoire au Centre. 96. Un consultant CÈlS à court ternelittérature relative à la suramine et de cette éÈude seront publiés en Èemps _ 13- a été engagé pour procéder àà la diéthylcarbama2ine. Les uti1e. 1rétude approfondie de la deux documents résultant 97. LrInsÈitut Minerva de Recherche médicale, drllelsinki (Finlande), fair étar de progrès partir deréguliers dans ses travaux vers adultes 0. volvulus. sur lrisolement drantigènes purifiés et spécifiques à 98. La School of Hygiene and public Health de 1a Johns ins University (Baltimore. Etats- unis dfAmérique) stest efforc?e dt"réliorer Ie mode de culture i, *rit.offi o. volvulus, en utilisant la souche drAfrique occi.dentale, et.EFa-" comparer ses caracté- ristiques métaboliques et de développerDent avec celles de 1a souche du Guatémala, déjà cultivée avec succès Par ses soins. La première tentative drenvoi à lrlnstitut de tissus parasités conservés à basse tenPérature a échoué en raison de certaineà difficultés pratiques rencontrées sur le terrain, mais drautres tentatives seront faites car on a la preuve que 1e transport de spécimens vivants en provenance drAfrique est réalisable. 99. A la suite drun accord conclu avec 1f0ùlS, des chercheurs du Centre for Disease ControlqrAtl:anta Georgie, Etats-unis dtAmérique ont tenté drinoculer o. "@(l'I t des larves de c. ,"riip.ilff"or*t sorrce drinfection, cela en vue de trouver un modèle animal se prêtant àltét"d. d." i"fections filariennes.Certains des anioaux infectés sont en observation, bien que, chez trois gerbilles, autopsiéesà différents intervalles après inoculation ou exposition aux larves infectantes, on nraittrouvé aucune infection à O. cervicalis. 1OO. Le Muséum national dtHistoire naturel-le, de Paris fera des études dans 1a zone du Programe sur la distribution des espèces drOnchocerca chez 1es ani.maux domestiques et sauvages et leurs vecteurs, et sur lridentification des larves i.nfectantes de S. damnosum. Cesactivités seront entamées pendant le dernier trimestre de L976. 101. Formation : Un contrat a été conclu en octobre L975 avec lrlnstitut de Recherche sur lrOnchocercose à Bouaké (COte drlvoire) en vue de 1a formation à la biologie et à 1récologie de S. damnosr:m, en L976, drun entomologiste, de quatre assistants et de sept techni.ciens entonologistes avant leur engagement par Ie Prograrme. LOz. A 1a fin de L975, dans Ie cadre du contrat susmentionné, quatre techniciens supplémen- taires (deux du Togo, un du Bénin et un du Niger) avaient achevé leur fonoation à Bouaké. 1O3. Le candidat du Mali a comoencé ses études de santé publique à lrEcole de Santé publique de Rennes (France) en octobre 1975, corme prévu. 104. Une bourse dtétudes supplémentaite a été octroyée à un candidat du Togo pour sa fotma- ti.on en ophtalmologie; il coûtrtrencera ces études en novembre L976. Conclusions 1O5. Le Progrannre de Lutte contre lrOnchocercose fonctionne maintenant depuis près de trois ans, soit deux ans dtactivités de l-utte dans la zone de la Phase I et près drun an dans la zone de Ia Phase II. Les résultats obtenus jusqurici ont été très satisfaisants sauf dans la zone réenvahie de la Phase I. Néanmoins, corrEne aucune réinvasion ne stest produite dans la zone de la Phase II, la superficie de la zone aÈteinte est relativesrent Peu ùnPortante par rapport à l-a superficie totale de l-a zone traitée et lron ne Pourra juger de son importance réel1e que lorsque toute La zone du Progranrne sera sous traiternent. Le prograrune spécial drétudes consacré à ce phénomène a confirmé,.sans doute possible, que la forte densité de vecteur enregistrée dans le foyer du Bandama/Léraba était le fait drune réinvasion; ce Pro- grEurrne a égalonent fait progresser la connaissance du vecteur. 106. Dans 1e domaine de 1a recherche, 1rélevage de colonies de laboratoire de considérablernenÈ progressé. Avec ces colonies, il sera possible drentreprendre supplémentaires sur Ie vecteur dans des laboratoires renornmés du monde entler. S. damnosr:m a des recherches -t4- 107. Aucun effort nrest épargné pour trouver et évaluer des composés prometteurs en vue de disposer dtun insecticide de remplacement; 1rC[4S est également aÈtentive à la nécessité de mettre au point des produits adéquats pour 1e traiternent de la maladie, et elle accorde la plus haute priorité à ces deux éléments. 108. 11 convient de souligner que le Prograrmne de Lutte contre lronchocercose nra cessé de bénéficier de 1a généreuse et précieuse coopération des membres de la conrmunauté scientifique internationale. _ 15_ ANNE)G I DONNEES DE SURVETLLANCE ENTOMOLOGTQUE Les tabLeaux I à IV présentent la situation avant les mesures de lutte et après ces mesures à Samandéni Pont, Diébougou Pont, Nabéré Radier et Mombello (Haute-Vo1ta). I1 semblerait, draprès ces données, que 1a transmission ait été faible; on a calculéqurau r si.te de Samandéni, il faudrait srexposer au bord de 1a rivière pendant 365 jours par anpendanË 11 heures par jour pour recevoir quatre piqûres infectantes. Les tableaux V à VII comparent les taux journaliers de piqûres et de piqûres infectantes en juillet-août 1975 et juil-let-août 1976 à certains endroits-clés de la Phase II. On noÈera lramélioration substantielle à partir de 1975-1976. Les résultats du tableau V sont généralement bons eÈ font penser que la transmission est assez faibLe excepté à Sabon Gfda sur 1a Daka. Ce site se trouvant à lrextrémité méridionale de la zone de lutte est sujet à réinvasion. Les tableaux E et VII fournissent toutes les données relatives aux vallées de la Volta Rouge et de la Volta Blanche jusqurau confl-uent de la Volta Rouge. Dans lrensemble, les taux de piqûres et les taux posslbles de transmission en 1975 sont considérés comme inhabituellement faibles. Le tableau VIII compare 1es captures de trois années différentes à Ziou Zabré, Haute- Vo1ta. TABLEAU I. DONNEES REIATIVES AUX OPERATIONS DE LUÎTE SUR I,A VOLTA NOIRE A SAMANDENI PONT I H o\ I Avant les mesures de lutte Avec mesures de lutte Taux de réduction Nombre estimatif de piqûres fnorr "f,n Nombre estimatif de piqtres fVar femeLles pares/ho*rr"fæ Nombre estimatif de piqûres infectanÈe"fto*rr"f ^n Pourcentage de femelles Pares 11 6 223 L97 260 55 290 272 4 94 97 ,4 95,6 98,5 Données provenant de 5O6 captures avant les opérations (de mars 1975 à juin 1976). ta TABLEAU II. DONNEES CONCERI.IANT LES OPEMTIONS DE LUTTE SUR T.A BOI'GOURIBA A DIEBOUGOT' I H{ I lI Avant les mesures de lutte Avec mesures de lutte Taux de réducÈion Nombre estimatif de piqtres ftor*r"f ^n Nombre estimatif de piqtresfear temetles pares/ho*r"f ^n Nombre estimaÈif de piqûres infecÈante"fto*tefan PourcenEage de femelles pares (Nombre estimatif de piqtres par femell". p".""/ho*rr. uniquement de janvier à mai et de septembre à décembre) 955 3942L 814 6L6 32 93 862 2 2 95,5 9L,3 Données provenant de(de mars 1975 à juin 52 capturest97 6) , avant les opérations de lutte et de 151 captures pendant les opérations 62 TABLEAU III. DONNEES CONCERNANT LES OPERATIONS DE LUTTE SUR LA BOUGOURIBA A NABERN RADIER lr li Avant 1es mesures de l-utte Avec mesures de lutte Taux de réduction Nombre estimatif de piqûres ft o*t"f "n Nombre estimatif de piqûres par femell"" p"."./hon*"/"t Nombre estimatif de piqûres infectantes (uniquement enjui11et, août et octobre) Nombre estimatif de piqûres infectantes (de janvier à décembre) Pourcentage de femelles pares 54 260 47 58L 929 7 4,1 777 402 72 87 86,5 2 2 95,7 95 ,0 92 (Données provenant de 113 jours de capture pendant 1es opérations de lutte de mars 1975 à février 1976, et de 113 jours de capture avant les opérations de lutte) I H co I ,. TABLEAU IV. DONNEES CONCERNANT LES OPERATIONS DE LUTIE St,R LA VOLTA NOIRE A MOMBELLO I H\o I Avant les mesures de l-utte Avec mesures de lutte Taux de réduction Nombre estimatif de piqûres ft o*o"f ^, Nombre estimatif de piqûres par femelle" p.res/hor-," Nombre estimatif tle piqûres infectante"/to*oe Nombre de femelles pares 9 230 943 537 35 57 90 (Données provenant de 102 jours de capture pendant les opérations de 1utte, de mars l-975 à juin 1976 et de 312 jours de capture avant Ies opérations de lutte en 1959 et L973-L974) TABLEAU V. DONNEES ENTOMoLoGTQUES COMPARATTVES A CERÎAINS ENDROTTS-CLES DÆ{S I,A ZONE DE LA PHASE II (JUILIET-AOUT) L975 ET 1976 lI I NJ o I S ite Fleuve Mo is 1975 - Avant les mesures de lutte 1976 - Avec mesures de lutte t.Yr.qures/ Jour Piqtres in fec tante sf io uir l.rrqures/ Jour Piqtresinfectante sf jour l_. Sabon Sugu Wahabu Nakong Nagodi Gida 2. 3. 4. 5. Pr. 6. Pont de Po 7. Ziou Zabré Bagré8. Daka Volta Blanche Kulpawn Sissil-i Volta Rouge Volta Rouge Volta Rouge Vol-ta BLanche Juillet Aott Juillet Aott Juillet Aott Juillet Aott Juil 1et Aott Jui1leÈ Aott Juillet Aott Juillet Aott 73,3 29,3 33,4 17 ,o l-0, 9 10, 1 23,7 2l ,5 87 ,4 L12 43 ,8 36,6 155,0 18 ,8 61 ,5 4,5O 3,63 o,43 0,38 o, 10 0,00 or38 o,77 2,L3 O, OO ? 1 ,60 72,60 o,40 o175 11,3 913 214 2r5 1'3 1r3 l-1r1 2rO o17 or6 o17 oro 6rO 3r1 o14 1r1 L,7 5 L 167 0,13 or03 o, oo o,25 o,60 o roT o, o0 o, oo 0, oO o, oo o,30 O,25 o,oo oroS a> L'. -2L- Annexe I TABLEAU VI. CO4PAMISON DE L IAGRESSTVITE ET DES POTENTIELS DE TRANSMISSION DE SIMULII'M DAI.,INOSI]M DANS LA vALLEE DE LA voïîffiôucs,-imlrszo Y I TABIEAU VII. CCPIPARAISON DE LIAGRESSIVITE ET DES POTENTIELS DE TRANSMISSION DE SIMULIIM DA},INOSI]M DANs LA vALLEE supemrufficun AU POINT DE CONFLUENCE AVEC LA VOLTA ROUGE JUILLET-AOUT L97 5-I97 6 TABLEAU VIII. COMPARAISON ENIRE TROIS ANMES DE CAPTI'RES A ZTOÜ ZABRX 197 5 t97 6 Juil L et Août JuiL l-et Août Nombre de sites de capture Nombre de captures Nombre drinsectes capturés Nombre drinsectes (piqûres)/jour Nonbre de piqûres infectante "f ioulr 8 63 7t4 11,3 0,40 9 49 2 685 54, 8 3,10 9 54 111 2tL o,22 9 67 51 or8 O,l-1 t97 5 t97 6 Juil-1et Août Juil 1 et Août Nombre de sites de capture Nombre de captures Nombre drinsectes capturés Nombre drinsectes (piqûres)/Jour Nombre de piqûres infectanre sf jour 9 80 2 7t3 33,9 o,39 9 65 2 095 32,2 L,79 13 74 95 1r3 O,27 13 84 42 or5 O, 05 7963 L97 5 t97 6 Jui 11et Août Jui 1 1et Août Juillet Août Nombre de captures 2 2 5 5 10 9 Nombre dlinsectes capturés 526 963 183 772 60 28 Nombre drinsecres (piqtres)/jour 263 48t 36,6 L54,4 6 3r 1 Nombre de piqtres i.nfectante"fioul. 6'5 17 ,5 lr6 L2,6 O,25 -22- ANNEXE II FONDS POUR LA LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE Situation financière au 30 septembre 1976(en dollars des Etats-Unis) t L i L97 4 L97 5 t97 6 ( jusqu63o sept. ) Total Avances reçues Engagements annuels Décais s emen ts 3 000 000 5 100 000 9 400 000 17 500 000 2 68t t8t 5 958 103 I 639 284 5 868 7695 868 769 Total partiel 2 681 181 5 958 103 5 868 769 14 508 053 Engagements non dépensés 2 222 L79 Z ZZ2 I7g Total des engagements de dépenses 2 681 181 5 958 1O3 8 O9O 948 L6 73O 232 Solde disponible 318 819 (858 103) 3 53L 23r 2 99L 947 i III

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé