PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS I,A REGION DU BASSIN DE T.A VOLTA COMITE CONSULTATIF SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE Rapport de Ia huitième réunion Genève, 4-7 septembre 1979 Sommai.re ocPfsrACfTs.l ORIGINAL : ANGLAIS Pages t2 t2 t4 t4 L7 l8 I9 20 2l Liste List e I. 2. .r. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. t2. l- 3. des participants . . des recommandations Ouverture de la réunion Rapport sur le Ccmité conjoint de Coordination 2 4 Rapport sur la Commission indépendante . Adoption de I'ordre du 3our Rapport sur I'état d'avancement des activités Etudes sur la réinvasion en 1979 Recherche entomologj-que - GénéraIités Discussion généraIe sur I'entomologie Groupe de travail sur Ia taxonomie du complexe S. damnosum Essais d'insecticides Recherche épidémiologique et chimiothérapeuti.que . Discussion générate sur 1'épidémiologj.e et Ia chimiothérapie Clôture de Ia réunion 6 6 6 6 to Annexe I - Ordre du jour Annexe II - Tableau I - Comparaison des captures de simulies effectuées de 1975 à 1979, nombre de simulies par homme par jour I ocPf srAC,/7s. t Page 2 LISTE DES PARTICIPANTS Ilembres Dr D. W. Büttner, Chef du Département d'Helminthologle, Institut Bernhard-Nocht, Bernhard- Nocht-Strasse 74, 2OOO Hambourg 4, République fcdéra1e d'Altemagne Dr Peter London HaskelI, Drrector, Centre for Overseas Pest Research, College House, Wright's Lane, W8 sSJ, Royaume-Uni Professeur Pi,=ter Janssens, Vogelzang 12, 2232 's Gravenwezel, Belgique (Président) I. S. Lrndsay, Earth Sciences Division, Defence Research Establishment, Ottawa, Shirley Bay, Ottawa , Ontario, Canada KIA OZ4 I\1 Dr James MiIes, Chief, Pesticides Branch, Vector Biology and Controt Division, Bureau of Tropical Dir;eases, Department of Health, Education and WeIfare, Center for Disease ControI, Atlanta, Ge,)rgia 3O333, Etats-Unis d'Amérique Dr J. I\louchet, Inspecteur général de recherche, Office de Ia Recherche scientifique et technique outre-mer, Servrces scientifiques centraux, route d'Aulnay, 93140 Bondy, France Dr L. E. Rozeboom, Professor Emeritus of l\ledical Entomology, The Johns Hopkins Unrversrty, 3196, Laverne Circl-e, Hampstead, i\laryl-and 21074, Etats-Unis d'Amérique Conseiller temporaire Dr R. Garms, Tropeninstltut, Bernhard-Nocht-Strasse 74, 2OOO Hambourg 4, Répubtique fedérale d'Allemagne Commrssron OCP Dr H. Jamnback, Drrector, State \luseum and Science Or nisatron mondiale de Ia S c rences Services, University of the State of New York, New York Albany, New York 12224, Etats-Unis d'AmérrqueServ rce , San t i' Dr A.O. Lucas, Dlrecteur du Programme sp0cial de Recherche et de Formatton concernant les lUaladies tropicales, Genève Dr O. Ra, Parasrtologistc, Unrtri d'Evaluation i'pidi'miologique, Programme de Lutte contre I 'Onchocercose , Ouagadougou Dr J. Il. Davres, Chef de I'Unrté de Lutte contre Ie Vecteur, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouagadougou Dr B. O. L. Duke, Chef du Service des Infections frlariennes, Programme de Lutte contre les Ilaladles parasitaires, Genève Dr F. K. Glokpor, Epidcmiologiste et chef d'équipe, ProJet j-nterpays relatif aux études de faisabilité dans Ia Ri'gion du Bassin du Si'ni'ga1, Bamako Dr R. Le Berre, Drvision de Ia Biologie des Vecteurs et de Ia Lutte antivectorielle, Genève I\l . J. D. Nt. Nlarr, chargé de tiaison pour le Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Genèr,e Dr A. Prost, Parasitologiste, Uniti, d'Evaluation i,pidémiologique, l- 'Onchocercose , Ouagadougou Programme de Lutte contre Dr G. Quélennec, Entomologiste/Chimiste, antivectorielle, Genève ocPfsrAcfTs.r Page 3 Division de la Bi-ologie des Vecteurs et de la Lutte Dr A. SaIès, Epidémiologiste, Programrne de Lutte contre 1'Onchocercose, @gg1!qg.eq . J. F. Walsh, Chef de I'Unité de Lutte contre le Vecteur, Programme de Lutte contre I' Onchocercose, .@.9e!-E9g Observa teur M. A. Renz, Tropenmedizinisches Institut, Université de Tübingen, 74OO Tübingen J-, République fédéraIe d'AIlemagne M ocvf s"racf zs I Page 4 LISTE DE RECO\4MANDATIONS ENTOMOLOGIE Réinvas ion l,e CCST a fortement recommandé de poursuivre et, si nd,cessaire, d'étendre 1es entomologiques sur la réinvasion à I'ensemble de 1'aire du Programme, tant actuellepotentielle (paragraphe 8.3). recherches que Le CCST a recommandé d'évaluer soigneusement f importance entomologique et épidémro-fogique de la réinvasion pa r S. squamosum des zones traitées du Marahoui, et du BandamaCette étude permettra de déterminer s'il faut entreprendre un programme de recherche visantà adapter 1es techniques de lutte aux conditions des forêts et des montagnes où cette espèce se rencontre (paragraphe 8.4). Dotation en personnel de 1'Unité de Lutte contre Ie Vecteur La nécessité d'une coordination de Ia recherche entre tous les organismes intéressés ne cesse de croître et Ie CCST, préoccupé par les difficuttés rencontrées dans ce domarne en raison du volume de travail du personnel supérieur de I'Unité, a recommandé que des mesures soient prises immédiatement pour renforcer cet éIément particulier du Programme de manière à permettre le développement des contacts avec les chercheurs et institutlons collaborant actuellement aux différents aspects de Ia recherche entomologique ainsi qu'avec ceux quipourraient y contribuer (paragraphe 8.6). Biolosie et comportement du vecteur Le CCST, compte tenu des progrès permis par Ie Programme en ce qu1 concerne la connais- sance de la biologie et du comportement du vecteur, a recommandé qu'OCP parraine une confé- rence internationale sur Ia question. I1 estime le moment venu de diffuser les connaissances résuttant du Programme et de stimufer 1'1ntérêt et Ia collaboration des milieux scientifiques internationaux (paragraphe 8. 9). ESSAIS D'INSECTICIDES Moyens dont dispose 1e Progranune pour sélectionner et évaluer les composés proposés Iê CCST a rappelé sa recommandation antérieure sur Ia question (paragraphe 5.2) du rapport de ta septième réunion, août 1978) qui reste conforme à ses vues actuelles, et a recommandé que toutes les autres propositions présentées soient mises en oeuvre dès que possibte (paragraphe 10.15). CHIM IOTHERAPIE Essai de Ia suramine Le CCST a recommandé qu'une fois en possession des résultats finals de I'essar actuel, on entreprenne d'autres essais avec des doses encore plus faibles a'tal(ies sur de plus longues périodes. Ces nouveaux essais devraient être faits dans 1'aire du Programme et répétés dans une zone où la transmission n'a pas encore éti'interrompue (paragraphe 11.7). ocvfsracfto Page 5 EPIDE]\,IIOLOGIE Techniq ues d'évaluation épidémiologique Le CCST a renouvelé sa recommandation antérieurel d'utiliser pour tous les examens du second passage les mêmes techniques que pour Ie premier passage. Les modifications mlneures i'ventuelles (par exemple, modifi.cations de la pince emporte-pièce) devraient être indiquées lors de I'évaluation uItérieure (paragraphe 12.3). Comme I'Unité d'Evaluation épidémiologique a signalé qu'il faudrait peut-être pour le troisième passage apporter des modifications à Ia technologie utilj.sée, Ie CCST a recommandé que t'Unité procède d'abord, soit toute seule soit avec I'assi.stance de consultants ou de collaborateurs, à des essais pilotes de toute nouvelle technique jugée nécessaire pour le troisième passage et de soumettre au Comi-td'consultatif d'Experts un rapport sur les différentes solutions proposées (paragraphe I2.4), Dotation en personnel En ce qui concerne Ia dotation en personnel, le CCST a de nouveau recommandé que Ie poste de statisticien soit pourvu le plus tôt possibte (paragraphe I2.6). I I OCP iSWG i,78 ocvf srdc,/ze.t Page 6 1. OU\TERTURE DE I,A RETINION 1.1 La hurtième réunron du Comité consultatif scientifique et technique (CCST) s'est tenue au Siège de I'OMS, à Genève, du 4 au 7 septembre 1979. La réunion a été ouverte par Ie Prrisident, le Professeur P. Janssens, qui a souhaitcl la bienvenue aux particlpants et donné Iecture d'un message du Drrecteur du Programme, par lequel M. Marc Ls. Bazin exprimait son profond regret de ne pouvoir être présent et adressait au Comlté ses voeux en vue de la rc'ussite de ce qui altait être sa dernière réunion. 1.2 Le Pri'sident a i'galement informé le Comrti,que Ie Dr E, Beausoleil avart envoyé un ttili'gramme pour faire savoir qu'j.I était malade et ne pourrait participer à la réunion. 2. RAPPORT SUR LE COMITE CON,]OINT DE COORDINATION (CCC) 2.1 I-e Pri'sident a rnvitt' le Dr P. HaskeIt, eut, en I'absence du Professeur Janssens, avait pri'senti'J-e rapport du CCST à Ia dernière session du Comiti,con.1oint de Coordination au Togo, en décembre 1978, à faire connaître Ies commentarres du CCC sur ce rapport. 2.2 Le Dr Haskell a di'cIaré que Ie CCC avait éti, impressronné par les progrès scientlfiques du Programme' tant dans le domaine de Ia lutte antivectorielle que dans celui de l'épidé- mrologie du vecteur. Il s'était encore une fois delclaré préoccupé par Ie problème de ta ri'invaslon et avait approuvrl la poursuite des recherches sur ce phénomène et noté qu'rl lmportait d'étudler I'opportunité d'étendre Ie Programme en Côte d'Ivoire, au Togo, au Bénin et au Ghana par voie de conséquence, Le CCC avait également soutenu tes propositlons concernant 1'utilisation d'adulticides et Ia sélection et 1'évaluation des insecticides. 2.3 Le CCC a Sugti importent transfert au Programme TDRI de de Tamale. Il a pris note des caments disponibles, comme 1a le programme de chimiothérapie et a donné son accord pour le Ia responsabilitcr du Centre de recherche chimiothérapeutique travaux entrepris en vue d'amél-iorer 1'efficacité des médi- suramine. 2.1 Le CCC a acceptc'Ie rapport du CCST sur 1'évaluatron et I'avenir du programme, et a r-'tt" notamment d'aLcord sur le fart qu'un certain degré de contrôIe et de surveillance('ontrnue, tant sur le plan t'pidi'miologique que sur 1e plan entomologique, serait requis au-dcIà de ra pérrode de 20 ans. A cet i.gard te CCC, a i,té informé par le Directeur génelral de 1'Ol\1S, qu'une commlssj-on multidiscrplinarre ind('pendante serait chargd'e d'i,tudier Ies drffrirentes techniques et approches appltcables. 2-5 Enfrn, le CCC a donnti son approbation de principe, pour une mission d'étude sur la{arsabrlrtri d'une campagne de lutte contre I'onchocercose dans 1a Ri'gion du Bassin du Fleuve Srirrriga I . IIAPPORT SUR IÂ CO]\I]\IISSION INDEPENDANTE A Ia demande du Prtisrdent, 1e Dr IIugo Jamnback, reprtlsentant de la Commrssron indépen- dante, a mls le Comrtti au courant des tâches âttendant la Commrssron, de ses obJectlfs et d()s traVaux accomplrs au cours des promières ri,unrons, à Ouagadougou, des groupes de tra!,arI sur la lutte antivector-1('l1e et sur I'extensron. l,es actrvrti,s de la Commission ne devrarentpas falre double emplor avec ceIles du CCST ou de 1'organe qui lui succa,dera, n1 entrer en conflrt avec elles, Ia Commi-sslon ayant pour ob3ectif d'i,Iaborer pour Ie programme une strattigie appllcable après 1985. l,a Commission espère cependant pouvoir coopérer étroltement avec les autres organes du Programme pour obtenir des renseignements et développer ses tdries' l,e Pr('sident a transmis à la Commission les voeux formulés par le CCST en vue de la rriussrte de son importante tâche. I Programme spécial OMS de Recherche et de Formation concernant les l\latadies tropicales ocPfsr^cf 7s.L Page 7 4 4 5 I ADOPTION DE L'ORDR.E DU JOUR L'ordre du jour adopté est joint en Annexe I RAPPORT SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DES ACTIVITES 5.I Sur Ia base du rapport d'évaluation approuvé par le CCST à sa réunion antérieure, et à l-a suite de deux réunions de donateurs organisées par Ia Banque mondiale en janvier et en mai 1979, il a été possible d'annoncer au Comité que les contributions pour Ia deuxi-ème phase frnancrère s'élevaient déjà à US $86 miIIions. Quelques-uns des principaux donateurs, tout en se montrant prêts à poursuivre leur appui, n'ont pas été en mesure d'indiquer Ie montant de leur contribution, mais du point de vue financier la poursuite du Programme est assurée. 5,2 Les di'penses prévues pour I979 sont actuellement estimées inférieures de US $f.2 mittions au montant approuvé par Ie CCC en décembre 1978. 11 en a été tenu compte lors de Ia préparation du budget de I98O estimé à US $15 O27 lOO. Les besoins pour ta période I98O-85 ont i'galement été révisés ot ne s'élèvent plus qu'à US $IO7 millions, Ia diminution du montant étant essentiellement due au fait que le contrat pour l'épandage aérien d'insec- ticides se révèle d'un coût inférieur à ce qui avait été prévu dans les calculs originaux. 5.3 Le contrat actuel pour I'épandage aérien d'insecticides expirant à Ia fin de 1979, on a soLlicité des offres pour Ie prochain contrat de trois ans, par le biais d'annonces pubJ-i-i'es dans Ia presse mondiaLe, parnonitification directe et par I'intermédiaire de toutes les missions permanentes auprès des Nations Unies à Genève. Trente-sept réponses.ont été re(;ues; après un premier tri treize sociétés ont été priées de soumettre des offres, ce que quatre d'entre elles on1. fait avant la date limite. Le soumissionnaire dont les prix étaient Ies plus bas, qui est I'actuel adjudicataire a finalement remporté Ie contrat. Le prix de I'heure de vol est de US $385 pour 1'hélicoptère (Hughes 5OO C) et de US $369 pour I'avion(Pilatus Porter) et le coût total du contrat s'é1ève à US $5 682 2OO. 5,4 Le Comité a étô informé des mesures prises en ce qui concerne 1'établissement de la Commission indépendante chargée d'étudier I'avenir à long terme du Programme de lutte contre 1'Onchocercose. l-e Dr C. E. Cordon Smith, Doyen de la l,ondon School of Hygiene and lropical Medj-crne, a i't('nommé Président et huit personnes ont été désignées pour faire partie de 1a Commissron. Aux termes de son mandat, Ia Commission doit examiner les différentes techniques applicables, ('tudier te rôle de la chimiothérapie, évaluer f influence possible d'une extension des opérations au-deIà de L'aire actuelle du Prograrune, déterminer Ia mesure dans IaquelLe Ie Programme peut engLober Ia lutte contre d'autres maladies, recommander les recherches qu'iI conviendrait d'entreprendre pour aboutir à une approche d'un meilteur rapport coût/erticacité et identifier le type d'infrastructures, nationales et internationales, dont i1 faudrait disposer à I'avenir pour exécuter les activités du Programme. La Commission comprend quatre groupes de travail chargés respectivement de Ia lutte contre Ie vecteur, de I'extension du Programme, de la mise en place d'infrastructures pour la 1utte contre les mal.adtes transmises par des vecteurs et de la surveillance et 1'évaluation. Un projet de rapport sera soumis à t'OMS en.]uin 1980. I-e rapport final devrait être achevé en juin IggI et pri'senté au Comité conjoint du programme en décembre I9gI. 5,5 tæ Comité a également appris qu'un nouveau Protocole d'Accord avait été approuvé, quipri'voit une modi-fication des structures de gestion du Programme pour Ia deuxième phasefinancière et expose en détail les fonctions générales des différents organes du programme. l,e Comiti'conjoint de Coordination deviendra Ie Comité conjoint du programme (CCp), et IeComit('d'Orientation deviendra Ie Comité des Institutions parrainantes (CIp). Les Comités natlonaux de Lutte contre I'Onchocercose resteront en place. Le CCST, Ie Groupe écologique et le Groupe consultatif sur le Développement économique cesseront d'exister en tantqu'entités distlnctes et seront regroupés en un Comité consultatif d'Experts, composé de t2 membres dont neuf s'occuperont des questions scientifiques et techniques, deux des questions socio-i'conomiques et un de I'écologie. Ce dernier assumera également Ia présidence d'ungroupe i'cologique permanent. Le rapport annuel du Comité consultatif d'Experts sera présenté au Comiti' conjoint du Programme. ocef srrcf zo.r Page 8 5.6 Les Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose se sont réunrs à Bamako du 24 au 26 avril. Ils ont donné leur accord pour I'application d'une formule pr('voyant le partage des coûts entre leurs Gouvernements respectifs pour I980-85 et ont également décid('qu'à r'avenir il incomberait à chaque Pays partj-cipant d'établir un rapport annuel pour re CCCfccp sur 1es activités de développement économique menées sur son territoire. 5.7 Les postes d'Administrateur du Personnel et d'Aministrateur du Budget et des sont devenus vacants; des avis de vacances pour ces deux postes ainsi que pour le stati-sticien ont fait I'objet d'une Iarge diffusion. Un choix devrait être blentôt F inances poste de f ait. 5.8 I-es personnes compétentes se sont employées à diffuser des renseignements, à organtser des séminaires et des visites sur Ie terrain à r'intention de chercheurs et de personnalita,s de passage, et ont accordé des entrevues à Ia presse et à l-a radio. 5.9 La formation va conti-nuer à recevoir un rang étev('de priorité; etle est dispensa,e dans les Unités du Programme, dans les Institutrons de I'aire du Programme avec lesquelles des accords ont été conclus et dans d'autres institutions grâce à I'attrtbution de bourses 5.IO En ce qui concerne les activités de I'Unité de Lutte contre 1e Vecteur, le Programme couvre maintenant 1a zone d'extension dans le sud de la Côte d'Ivoire. La superflcle totale de I'aire du Programme est d'environ 764 OOO t<m2. a Ia saison des pluies, jusqu'à 18 OOO km defleuves sont traités chaque semaine, pendant la saison sèche, ce total tombe environ à 4 OOO km. 5.11 l,e principalchangement apporté dans 1es opérations par t'extensron de Ia Côte d'Ivoire a été une augmentation considérab1e de ta quantité d'insecticides utili-sée qui est passée de 75 281 litres à IO2 43O litres (soit 36% d'augmentation) à 1a fin Jui1tet. paratlèt-ement, 1e nombre des heures de vol a augmenté passant de 3 171 à 3 544,3 (soit une augmentation de 12% se décomposant en une augmentation de 49% potr I'avion et une augmentation de seulement 7% pour Ies hélicoptères).Etant donné les résultats prometteurs obtenus dans toute I'arre du Programme, i1 est probable que le nombre d'heures de vol d'hélicoptère diminuera encore, à mesure que les opérations de lutte progresseront vers les grands fleuves du sud. 5.12 l-es activités d'évaluation entomologique se sont maintenues à peu près au même niveau que 1es années précédentes. Six secteurs ont été divisés en 24 sous-secteurs et près de 32O points de capture sont régulièrement visités. Pour assurer ces activit(,s et fournir I'appui au soI nécessaire aux opérations aérj-ennes, I'Unité de Lutte contre Ie Vecteur emploie 563 personnes, dont 14 entomologistes diptômés, I cytotaxonomiste et 7 dj-recteurs d'opi'ratlon et techniciens. 5.I3 Pendant 1e premier semestre de I'année les résultats des actlvj-t/,s de lutte ont attelnt un niveau encore jamais réalisé, (voir tableau l, Annexe II). Utti'rieurement, i1 y a eu toutefois quelques difficultés dans la zone est de la phase III où I'on s'est heurti.à un problème de réinvasion assez sérieux, encore aggravi'par les conditions du terrain. 5.14 Le Comité a été informé que pour ta dernière ann('e i'coulée (novembre 1977-octobre 1978) Ies résultats avaient dans I'ensemble satisfait aux demandes du groupe de travarl du GCS1(Groupe consultatif scientifique) sur les critères de repeuplement en ce qui concerne les taux annuels d'agressivité (TAA) et tes potentiels annuels de transmlssion (PAT), sauf dans les zones périphériques. Les résultats dans 1a partie ouest de I'atre du Programme ont été beaucoup plus satisfaisants cette année, I'extension des activita's de lutte aux cours d'eau sud de La Côte d'Ivoire ayant virtuellement réduit le phénomène de ri'invasion à zôro. 5.15 En ce qui concerne 1'extension proposée au sud de I'aire du Programme, le Comrti'a éta' informé que les études se sont poursuivies dans le sud du Ghana, du Togo et du &inin. Grâce I oCVfS»/22.1, Rapport de 1a réunion ocvf srrcf zo I à I'établissement de cartes de la distribution des cytotypes, ondistribution des espèces appartenant au comprexe s. damnosum dans Page 9 connaît bien désormais Ia Ies sept pays du Programme 5.16 Le programme de survej.llance aquatique s'est poursuivi comme prévu. Un contrat a été conclu avec I'Université de Salford, Royaume-Unj-, en vue du traitement et de I'analyse detoutes res données recueirries. Les hydrobiotogistes corlaborant à ce programme se réunirontà Satford à Ia fin de septembre pour étudier pour 1a première fois en détail les résurtats obtenus jusqu'ic1. Cette réunion sera immédiatement suivie par une réunion du Groupe écolo-gique. l,es résultats de Ia surveiltance indiquent que I'Abate peut entraîner une réductionde 30% de Ia faune aquatique, mais n'a aucun effet sur la productivité des cours d,eau en cequi concerne les poissons. Dans Le cadre du Programme une subvention de formation à la recherche a été accordée à un chimiste ghanéen pour qu'i1 se rende au Communlcable DrseasesCenter' AtIanta, Etats-Unis d'Améri.que, et dans d'autres laboratoires pour apprendre les techniques applicabres à Ia surveirlance chimique. II a été prévu qu'un consurtant de Bergique vi.endrait au laboratoire d'Akosombo, Ghana, en octobre pour y passer en revue Ie matériel-. Une réunion de représentants d'instj,tutions d'Afrique occidentale qui pourraient apporterleur concours pour les activités hydrobiologiques aura lieu à Ouagadougotr, en octobre,I'obiectif étant I'éIaboration des structures organisationnelles nationales, requises pour assurer la continuation du programme de surveillance. 5'I8 Au sujet de 1'Unité d'Evaluation épidémiologique, le Comiti'a éti'informti qu'après 3 ans d'opérations de lutte contre le vecteur on avait entrepris un nouvel examen parasi- tologique et clinique des 6 559 personnes appartenant à 4I villages qui avaient a'ta,examini.espour la première fois en 1974-I9ZS. 5.I9 Ces examens ont montré que la pri'valence et Ia densité des mrcrofilaires n'avaient pas beaucoup changé sauf dans le cas des enfants de moins de 5 ans. Dans Ia zone où Ia trans- mission semble avoir été interrompue (25 villages avec des PAT de O-lgZ) Zg8 enfants de moins de 5 ans ont été examinés en 1978-1979, sans que I'on puisse trouver aucun nouveau casd'infection par O. volvulus alors que I'on avait trouvé 82 sujets infecti's chez les gIO enfants de moins de 5 ans (IO,L%) examinés en Ig74-Ig75. Dans la zone où perslste une trans_ mission résiduelle (15 villages avec des pAT de O-lO2), on a déce}é 9 cas nouveaux d'infec- tion chez les 488 enfants de moins de 5 ans examinés en rgzg-rgz9 (c'est-à-dire l,g%) arorsque 91 cas d'infection avaient été décelés chez }es 523 enfants de moins de 5 ans examrni,s en 1974-1975r(c'est-à-dire I7,3%). Dans Ia zone de réinvasion (un vi.llage avec un pAT de 488) Ie status quo a été maintenu : on a trouvé 2 cas d'infection sur les 29 enfants de moins de 5 ans examinés en 1978-1979 contre un cas d'infection sur les 28 enfants de moinsde 5 ans examinés en 1974-1975. Dans le groupe d'âge 5 à I ans, on a observé une diminution marquée de 1a prévaIence, en particutier dans les villages où I'on pense que ta transmission a été interrompue. 5.2O L'onchocercose oculaire a fait I'objet de recherches très attentives. Dans la zone où ra transmission est apparemment interrompue, les résions oculaires se sont stabirisées etI'incidence des Iésions graves est faibte, tandis que dans Ia zone de réinvasion, I'évolution des lésions se fait davantage vers la cécité que vers une amélioration. 5.21 læs populations migrantes se ri,install-ant dans les vallées où 1'onchocercose est efflcacement maîtrisée sont examini'es chaque anni'e et jusqu'ici aucun nouveau cas d'infection n'a étô dépisté. 5.22 La surveillance longitudinale est maintenant programmée avec une pi,ri.odiciti,de 4 ans. I1 a cependant étd'reconnu qu'i1 faudrait peut-être modifier cette fri'quence, si L'on voulaitpouvoir i,valuer Ia longéviti, absolue d'O. volvulus et qu,iI serait nécessaire pour obtenir les renseignements voulus, d'examiner un groupe de villages tous les ans et un autre tous les deux ans. l,es méthodes dj-agnostiques actuelles ne sont probablement pas assez sensiblespour 1a surveillance parasttologique dans les situations où la charge d'O. volvulus a i'té cons idi,rablement ri,duite , et rl faudra trouver de nouvelles approches et technlques ocvf srtc,/zs . t Page 10 5.23 La technique de digestion par la collagénase a étô adoptée par 1e laboratoire de I'Unrté, et Ia coloration histochimique des microfrlarres est maintenant utilisée à grande échelle, 5,24 l,es données clinlques et parasrtologrques accumulées, qul sont systématiquement mlses en mémoire et progressivement analysd'es, ont permrs de formuler quelques concluslons lmportantes. Arnsi, I'on a pu titablir ta distributron de T. streptocerca dans I'aire du Programme et exclure son rôIe comme source possible d'erreur diagnostique. On a également constati'que Ia transmissron "rn utero" existait chez 4% des enfants ni,s de mères parasitées et se maintenait pendant 6 mois, et que Ia microfilarurie était un bon tndrcateur de I'infectron gi'ni'ralisée et était assocri'e à la présence d'une onchocercose oculalre grave. 5.25 l,e rôIe déLrtlitant de 1'onchocercose sera évalué grâce au rapport poids/taille et frnalement grâce à I'applicatlon de méthodes ergométriques. On procède à des recherches sur une drminutron du potentiel rmmunogène dans les cas d'infection massive par O. volvulus en se servant de vacctns et d'intradermoréactions et I'on étudie aussi I'impact de I'tnfection srmultanée par O. volvulus et d'autres parasites. 5.26 L'Unité éprdi'mrologlque poursuit avec des géographes son I'onchocercose et les colonres de peuplement ruraI, et avec des morta I rté des aveugles . étude de la relation entre démographes une étude de 1a 6. ETUDES SUR I-A REINVASION EN 1979 6.1 l-e Comrtc'a été mis au courant des diverses études meni'es sur Ie phénomène de Ia r{'rnvaston. En 1979 les prrncipales recherches sur 1e terrain ont i'té drvisées en deuxpartles. D'une part, on a poursurvi, à un niveau réduit, les c<tudes commencées en I975 dans Ia zone du sud-ouest, et d'autre part entrepris des recherches couvrant l-'est de Ia zone du Programme dans Ie nord du Togo et le nord du Bi'nin. Trente-huit captureurs supplé- mentarres et 1O chauffeurs ont i'té recrutés pour s'occuper des 14 stations de capture quotrdrenne. Quatre consultants ont i'tc,recrutés pendant ]a période de maj- à 3u1llet, dont3 bascs à Lama Kara, au Togo, et le quatrrème à Hohoe, au Ghana. Zonc ouest 6.2 A I'ouest, Ies actrvrtis se sont limitties à Ia rnsectrcrdes, et le ri,seau de survelllance normal a statrons dc capture quotrdrenne au Pont L('raba, à la l\lcrmis; d'arrtres statlons de capture sont technlqur.s e'ntomologrques employries sont surverllance des effets des traitements éti' renforci' par I'('tablissement de Chaussée Niakaramandougou, et au Gîte deux ou trois Jours par semaine. Les le sud pour couvrrr d'autres gîtes Ainsi tout Ie rc'seau du Sassandra et de Ttassali' ont (,té rnclus dans Ie a commencr' le 6 mars 1979. en Les mêmes qu'en 1978. .1978, I'extensron du traitement rnsectrcidc des cours d'eau du rtiseau du Sassandra zonc d'extenston du sud de Ia Côte d'Ivoire s'est accompagnée par une rriductron des prqûros par S. damnosum pcndant la servlce l). ., litl dans Ia t aux do Chaussrie 6.1 Fin 1979 les traltements ont titri i'tendus vers larvarres de S, damnosum s,st].. et dc S. sirbanum. tout le riseau du Bandama et de la l\larahoué au sud piogramme d'ripandage de routrne de Iarvrcrdes qur prirrode de 3urn à août au Pont Lr:raba et à ta Nrakaramandougou, mals pas 1e tong de la i\larahout'ou du sassandra 6.5 Tout au long du mors d'août 1979, res captures de simulies dans les zones précédemment rtienvahtcs du Bandama et du Li'raba sont resti,es remarquablement faibles. Arnsr au pont L[,r.aba, le nombre de srmulres capturées chaquc Jour pendant ce mois a i,tti rnfi'rreur à 6 et lespotentiels mensuels de transmrsslon cumuli.s (PI\{T) n'ont pas dépassé 34 pour les premiers huit mois de 1979 contre I 122 en 1976. Les taux mensuels d'agressivit(' (TMA) ont aussi (,te faibles : 962 pour J-a p('riode cle ff'vrrer-août I979 contre 14 832 en Ig76. Les captures à la Chausstie Mrakaramandougou ont donné des résultats encore plus remarquables, puisque le TIVIA cumulé n'a ét('que de 217 pour la pôrrode de huit mois. Une seule rarve rnfectante ocvfsracfts Page 11 identiques dans toutes les I O. volvufus a été découverte cette année. Les résultats ont été autres stations de capture de la région du Bandama-Léraba. 6.6 Tout le long de la vaIlée du Baoulé au MaIi, qui se de la Côte d'Ivoire, Ies densités de S. damnosum piqueuses trouve bien au nord de I'extension sont restées inchangées par rapport aux années précédentes. 6.7 Afin d'identifier plus précisément les populations de S. damnosum restant sur 1e Sassandra et la Marahoué, un consultant a recueilli des spécimens de simulies adultes pour i.dentification par électrophorèse. Les données préliminaires indiquent qu'en certaj-ns points du Banaroni, affluent du Marahoué, les populations piqueuses peuvent inclure jusqu'à 42% de S. squamosum. Cette es pèce n'a pas été trouvée sur le Bandama et le Léraba où lations semblent être composées entièrement de simulies du groupe S. damnosum s S. sirbanum 6.8 Il semble par conséquent que I'extension des opérations de lutte à tous les gîtes larvaires connus du Sassandra, de Ia Marahoué et du Bandama a entraîné une réduction spectaculaire du nombre de simulies envahissant le cours supérieur du Bandama et du Léraba, mais n'a pas modifié Ia situation dans Ie nord-ouest de 1'aire du Programme. 6.9 l,e tableau 1, Annexe II du rapport, met en évidence 1â chute spectaculaire entre 1975 et 1979 des captures de simulies (exprimées en simulies par homme et par jour) en différents gîtes de I'aire du Programme. Zone est 6.IO Des études intensifiées sur la réinvasion au Togo et au Bénin sont en cours depuis avril 1979. Comme les années précédentes, de grands nombres de simulies ont réapparu pendant l-a saison des pluies le long du Mô et du Kara, au Togo, et Ie long des principales vallées fluviales du Bénin. L'accroissement substantiel des taux de femelles pares et I'absence degîtes larvaires locaux au commencement de la saison des pluies portent à conclure que Ia zone est ri'envahie par des simulies provenant de I'extérieur. Au Togo, Ia réinvasion ne semblepas aller très au-delà des limites du Programme. L'évolution de la réinvasion et les mouve- ments des populations de simulies ont été surveillés grâce à un réseau de stations de capture quotidienne comprenant 4 stations au Togo et 5 au Bénin. Dans 1a plupart des gîtes,les densités de simulies ont régulièrement augmenté en mai et atteint de hauts niveaux enjuin, avec des pics de plus de 8OO simulies à Zougou, au Bénin. Le schéma de Ia réinvasion et les caractères des populations de simulies différaient sur Ie Mô et sur Ia Kara, ce qui suggère que les simulies venaient de sources différentes. 1es str. morphoroBiques entreprises pour déterminer la nature des popurations firmées par I'identification cytotaxonomique des larves) ont révélé que , s. sirbanum et s. squamosum étaient impriqués dans le phénomène. presque 6.lI Les études envahissantes (con S. damnosum s.str, toutes les simulies réenvahissant les zones du Bénin appartenaient aux espèces cytologiquesde la savane' mais I'on pense que les captures au Togo contenaient une proportion considérab1ede S. squamosum. En juillet' Ies simulies recueillies à t'intérieur et à I'extérieur de Ia zone traitée ont été conservées dans L'azote liquide aux fins ultérieures d,identificationpar i'lectrophorèse, opération qui pourrait fournir des renseignements plus détai1lés sur les espèces composant tes populations de simulies réenvahissant Ie Togo et Ie Bénin et sur leurs mouvements . 6.12 Pendant Ia période de réinvasion, des enquêtes extensives ont été effectuées dans re sud de r'aire du Programme afin d'étudier les zones d'origine possibres et ra distributiondes gîtes Iarvaires des différentes espèces cytologiques. Envi.ron 65 préIèvements de rarves ont éti'faits aux fins d'identification cytotaxonomique et I'on a éIevé des adultes provenantdes mêmes gÎtes aux fins d'études morphologiques et de comparaisons morphométriques avec des simulies capturées dans res zones réenvahies. l,es données dont on dispose jusqu'ici. indiquentque S. damnosum s.str. était largement réparti dans différents types de cours rl'eau de touteIa partie sud de 1a zone traitée, que S. sirbanum était plus fréquent plus loin à I'est dans popu- oCP /STAC /79.I Page 12 Ie sud du Bénin, tandis que S. squamosum semblait être confiné aux zones montagneuses situées également relevé des gites Iarvaires de et du Bénin. le long de la S. soubrense frontière du Ghana et ers sanctipauli dans du Togo. On a Ie sud du Togo 6.13 La source possible ta plus proche en ce qur concerne la réinvasion du Togo est constituée par Ie Kpaza et I'Anie où la reproduction des simulies a lieu au début de la saison des pluies, S. damnosum et S. squâmosum étant les principales espèces implrquées Le traitement sélectif expérimental de quelques réseaux fluviaux dans Ie sud de 1'airedu Programme pourrait donner des renseignements précieux sur Ia drrection générale des mouvements de simulies et Ia contribution proportionnelle de ces cours d'eau à Ia réin- vasion. 7 RECHERCHE ENTOMOIOGTQUE GENERALITES 7.1 Les activités de recherche faites par I'Unité concours de cette Unité, ont été décrites au Comité de Lutte contre le Vecteur, ou avec Ie 7.2 11 a été confirmé que S. soubrense capturé dans Ie sud du Ghana s'accouplait enIaboratoire. SeuI un pet dans les cages d'éIevage Iaboratoire existe nettel reproduire en captivité it nombre de simulies portant des spermat , mais 1a possibilité de sélectionner une ment. Une souche du complexe S. damnosum aeg alement été observée dans le sud du T ophores ont été obtenues souche se reproduisant en probablement capable de se ogo. 7 .3 Le Comité a également été informé du fait éIevé en Iaboratoire semble s'accoupler dans les que S. adersi capturé près de Ouagadougou et dort être confirmécages d'éclosion mais celapar I'observation de spermatophores. Comme les Iarves de S. aderst sont extrêmement éclec- tiques dans leur choix d'habitat, puisqu'elles sont capabl.r d" "t"re dans des courants devélocités très diverses et même dans des zones poIluées, elles devraient être retativementfacires à érever en laboratoire. on a constaté qu'o. volvurus se développe dans cette espèce en Iaboratoire 7.4 A 1'Universj-té de Massachussetts, Etats-Unis d'Amérique, une équipe a établi une colonie de S. decorum auto-entretenue qui en est maintenant à son quatorzième mois d'exi-stence --:=--et à sa douzième génération. Le Programme a accordé son soutien pour Ie maintren de cette colonie pendant encore l2 mois. 7.5 Des méthodes d'échantill-onnage, mises spécialement au poi-nt par des chercheurs de I'Institut de Recherche sur I'Onchocercose (IRo), Bouaké, ont permrs d'entreprendre une étude systématique sur les lieux de repos des si-mulies femelles à différents stades de leur développement. Selon les premiers résultats obtenus au Mali et en Côte d'Ivoire, elles se reposent essentiellement dans la végétatl-on, mais les lieux varj.ent selon les tvpes d'envt- ronnement S. damnosum, vecteur d'autres espèces d'Onchocerca 7.6 Dans le passé, 1a coloration histochimique de Iarves infectantes, morphologiquement impossibles à distinguer d'O. volvutus obtenu à partir de S. damnosum s l. prqueuse, a montré la présence de deux types de larves dans I'aire du Programme. Deux consultants ont été recrutés pour étudier Ie développement d'Onchocerca ochengj-, parasite du bétail, chez S damnosum. Les larves infectantes de cette espèce se sont révé1ées inséparables de celles d 'O. volvulus tant morphologi-quement qu'histochimiquement, par conséquent le deuxième type de larve reste encore à identifier. Les études se poursuivent au MaIi où ce parasite est fréquent, dans le but de déterminer les espèces présentes. .lusqu'j-ci on a trouvé O. ochengi, O. gutturosa et O. armillata chez le bétail DISCUSSIONS GENERALES SUR L' ENTOMOI,OGIE 8.1 Le CCST a félicité I'Unité de Lutte contre Ie Vecteur pour le remarquabJ-e travail qu'elle a entrepris et pour tous les résultats des opérations menées pendant I'année écoulée ocPfstrAcf7s I Page 13 8.2 Il a été reconnu que les excellents résultats obtenus en 1978-1979 étaient peut-être dus en partie à des condi-tions climatiques et hydrologiques favorables. Le CCST a donc souligné qu'iI ne fallait pas s'attendre à ce que I'on parvienne chaque année à des densités aussi exceptionnellement faibles et que, par conséquent, Ies efforts devaient être maintenus 8.3 Le CCST a féIicité Ie Programme pour les résultats de la recherche entomologique et particulièrement pour les nouvelles connaissances acquises sur Ie problème de ta réinvasion I1 a reconnu que tous ces progrès avaient des applications pratiques directes pour 1a lutte Il a toutefois estimé nécessaire de souligner ce que les chercheurs de I'Unité de Lutte contre le Vecteur ont eux-mômes souligné, à savoir que I'on est loin de tout connaître en ce qui concerne la distribution et te mouvement des sj.mulies. On a actuellement une assez bonne connai.ssance de ce qui se passe sur une grande partie de 1'aire du Programme, mais ces phénomènes sont loin d'être totalement compris. En conséquence, faute de procéder à des recherches complémentaires, i1 ne sera pas toujours possible d'expliquer des augmen- tations inattendues des densités de simulies piqueuses, pas plus qu'iI ne sera possible d'améIiorer Ie système existant de prévision de 1a distribution des diverses espèces de simulies dans Ia zone opérationnelIe. Or, ce dernier élément serait extrêmement important en ce qui concerne I'étude de nouvelles techniques de lutte antivectorielle peu onéreuses par Ia Commission du Programme. C'est pourquoi Ie CCST a recornmandé fortement de poursuivre êt, si nécessaire d'étendre les recherches entomorogiques sur 1a réi.nvasion à I'ensembre de I'aire du Programme, tant actuelle que potentielle I 4 Le CCST a recommandé d'évaluer soigneusement I'i rtance entomologique et épidé- miologique de Ia réinvasion par S. squamosum des zones traitées du Marahou et du Bandama Cette étude permettra de déterminer s'il faut entreprendre un à adapter les techniques de lutte aux conditions régnant dans où cette espèce se rencontre. programme de recherche visant les forêts et tes montagnes 8.5 A propos de I'Unité de Lutte contre le Vecteur, le CCST a observé qu':-I y avart eu au cours des années une évo1utlon en ce qui concerne les structures et I'organisation de Ia recherche entomologique. On reconnaît désormais qu'en raison de 1a b:.ologie et du compor- tement du vecteur ainsi que de 1'absence d'éIevage continu, une forte proportion de la recherche doit se faire dans 1'aire même du Programme, ce qui implique un recours croissant aux consultants et Ia nécessité pour le personneL de terrain du Programme de travailter en étroite coopération avec Ies chercheurs de Iaboratoire collaborateurs. 8.6 La nécessité d ne cesse de croître du volume de travarl prises immédiatement 'une coordination de 1a recherche entre tous Ies organismes intéressés et le CCST, inquiet des diffrcultésrencontrées dans ce domaine en raison du personnel supérieur de 1'unité, a recommandé que des mesures soient pour renforcer cet éIément particulier du Programme de manrère à permettre 1e développement des contacts avec les chercheurs et institutions collaborant actuellement aux différents aspects de 1a recherche entomologique ainsi qu'avec ceux qui pourraient y contribuer 8.7 Le Comité s'est déclaré satisfait à Ia perspective de développement de I'éIevage continu d'une espèce du complexe S. damnosum ou de S. adersi, et a espéré que ces travaux I'assistanceauxquels on a touJours attaché beaucoup d'importance bénéficreraient de toute et de tout I'encouragement possible de 1a part du Programme. 8.8 En ce qui concerne Ies travaux futurs en entomotogie, Ie Comrté a réaffirmé combren tl rmportart de poursur-vre les recherches sur les lieux de repos des simulies adultes, Ia connalssance de ces Ireux étant un préalable indj-spensable à 1a mise au point de techniques de lutte contre les simulies adultes. 8.9 Compte tenu des progrès permls par Ie Programme en ce qu1 concerne Ia connarssance de Ia biologie et du comportement du vecteur, le CCST a recommandé qu'OCP parrarne une conférence internationale sur la questton. II a estrmé Ie moment venu de diffuser les davantage I'intérêt et Iaconnalssances résultant du Programme et de sttmuler encore collaboration des milreux scientlfiques lnternationaux. ocP fsrAC fz s I Page 14 9. GROLIPE DE TRAVAIL SUR LA TAXoNOM]E DU CoIIPLEXF S. DAI\,INoSUNI 9.I Une réunion de taxonomistes, dont Ie rapport a été distribué à tous les membres du CCS! a été organrsée à Lama Kara du 16 au 21 octobre 1978. Des membres du personnel professionnel et technrque du Programme ont participé à Ia réunron. Celle-ci avait pour obSectif; a) d'explorer la possibrlité d'identifier les femelles adultes du complexe et d'étudier commentS. damnosum s.l. au niveau des espèces ou des groupes d'espèces et avec quel degré d'exactitude cela pouvait être fait; et b) de détermrner les méthodes qui pourrarent être utilisées pour f identification sur le terrarn. Des vlsrtes sur le terrain ont été fartes par route et par héltcoptère pour recueillir des échantillons aux fins d'examen conJoint. 9.2 La réunron a fart plusreurs recommandattons a) Ies larves qui ne sont pas destrnées à l'rdentification cytologique devrarent être rdentiflées morphologiquement toutes Ies fors que cela sera possrble, au moins au niveau des parres d'espèces, ceci dans le but d'améIiorer Ia connalssance de Ia drstribution des espèces (en particulier dans Les zones qui sont des sources potentielles de rérnvasion); b) :.1 convient d'encourager I'exécution de nouvelles recherches pour caractériser Ies Iarves au niveau des espèces; c) rI afin de autres; faudrait entreprendre de nouvelles études sur Ie polymorphrsme chromosomique détermtner s'it y a un Iren avec des facteurs morphologiques, écologiques et d) j-l- conviendrart de poursuivre Ies études pour perfectronner la taxonomre morpho- logrque du complexe tant au nlveau de Ia recherche critrque qu'au ntveau de ta recherche pratique, I'ob.lectif ma;eur étant de trouver des caractères simples et frables utrlrsables sur Ie terrain; e) partout où cela peut se faire, rl faudrart noter chez les femeLles capturées en traln de prquer dans Ia zone du Programme la couleur des touffes alaires, des sores scutellarres et des sores posteraniennes, ai-nsr que la forme des antennes; f ) en rarson crorssante de rmmédratement de la srirreuse peinurie de clrtotaxonomlstes de Simultum et de 1a demande d,"termrnat rons cvtotaxonomiques en Afrrque, il fuudrrit entreprendre de recruter et de former au moins deux candidats appropriés; g) compte tenu de Ia nécessrtel caprtale d'obtenir du matérrel de tous les stades à partir des oeufsd'ltttc même ponte, tl convrendrait d'encourager et d'rntensrfrer l'tilevage en laboratolre en tant que source de matérrel identifié pour les recherches morphologiques. 9.3 Le CCST, conscrent de I'rmportance de ce travail, a plernement soutenu Ies recomman- datrons du groupe de travarL ]-O. ESSAIS D'INSECTICIDES Adultrcrdes IO.l Un contrat a été signé avec I'Institut de Recherche sur L'Onchocercose à Bouakti, en vue de la sélectron de composés qur pourrar-ent conveni-r pour des opérations d'épandage contre les adultes. On pourrat-t probablement trouver assez vite des composés approprrés mais I'obstacl-e à la mise au point d'une technique de lutte reste Ia méconnaissance des lreux ocP/srAc//7s.t Page 15 de repos des adultes, car iI est peu probable que I'emptoi d'adultici.des puisse être utile et économique si 1'on ne sait pas précisément où appliquer ces prodults. Examen des activités de sélectlon et d'évaluation des insecticides LO.2 Un consultant à court terme a été recruté pour évaluer Le programme actuel d'essai des insecticides et les résultats obtenus jusqu'ici, Son rapport a été soumis au Directeur du Programme et sera ultérieurement distribué aux membres intéressés du CCST et du personnel de 1'OMS. Il est envisagé d'intensifier les activités dans ce domaine, au sein du Programme même, et de mettre sur pied un service de laboratoire mobile qui commencera probablement par être basé dans Ie sud du Togo. IO.3 Le consultant procèdera également à des tests de sensibilité à différents insecticides dans I'alre du Programme. Une résistance au DDI avait été signalée antérieurement dans plusieurs gîtes d'Afrique occidentale, mais depuis bon nombre de ces gÎtes ont été traités régulièrement à I'Abate pendant plusieurs années. Les populations l-ocales de S. damnosum s.1. doivent donc avoir été soumises à une pression sélective considérabte et i1 importe de procéder régulièrement à des tests de sensibitité IO.4 Au cours de la période considérée, 5 OOO litres d'Abate, CE à 20% (Cyanamid Formulatron 73) ont été reçus aux fins d'essais. II a été prévu d'organiser un essai opérationnel de ce produit vers Ia fin de Ia saison des pluies, au moment où les conditions les plus favorables seraient réunles pour I'évaluation des résuItats. Cette formulation s'est dé3à révélée satisfaisante dans les tests de stade V. Essais en dehors du Programme I'O'5 Le Comité a reçu un rapport sur les activi.tés du Service du Développement et de la Sécurité d'Emploi des Pesticides (PDS), de Ia Division de la Biologie des Vecteurs de Ia Lutte antivectorielle de 1'OMS, en ce qui concerne Ia recherche sur les larvicides de Simu I ium. 10.6 Le Comité a été informé que seul un petit nombre de sociétés avaient fourni des formulations spéciales de tarvicides pour Ia lutte contre les simulies depuis Ia réunion du Groupe de Travail du GCS sur les Insecticid""l, à Genève en Ig?8. Ce manque d'intérêt est attribuable, entre autres, à I'absence de directives qui pourraient être mises à Ia disposition des fabricants concernant Ia préparation de formulations, ainsi que Ia toxicité de nombreux larvicides pour les organismes non-cib1es. I1 est proposé de demander au Groupe écologique de suggérer des niveaux tolérables de toxicité pour les organismes non-cibtes et de stimuler la recherche sur les formulations. fO.7 PDS a conclu des contrats avec quatre laboratotres faisant des recherches sur de nouveaux pesticides. A ce jour, 2I formulations de sept insecticides ont été fournies auxfins d'essai à ces quatre laboratoires. On a également demandé aux laboratoires col-labo- rateurs de faire des recherches sur un agent biologique, Bacillus thuringiensis var.israelensis. Tou s ces agents chimiques et biorogiques sont actuerrement soumis à desépreuves physlo-chimiques et biologiques. rO.8 Les résultats préliminaires des essais pratiqués avec un composé, Ia décaméthrine, montrent que ce produit est hautement efficace, puisque appliqué sous un volume de O,OO7 mg/t seutement pendant IO minutes il a tué les larves sur une distance allant Susqu'à lO km. l,es premrers résultats obtenus avec Baclllus thuringiensis var. israel ens ].s sont i.galement prometteurs ; 1'application de O,2 ppm de cet agent biologique pendant IO minutes a provoqué l-e détachement des Iarves en aval du point d'application. I ocvfswcfta ocPf sr\Cf 7s.r Page 16 Pe rspec t lves IO.9 Le CCST, après avoir examiné Ies rapport commentés I'importance de I'c1lément "insecticides" du programme, a J-es perspectives dans ce domaine et la relatron entre les d'autres organismes . ci-dessus, et compte tenu de chargé un sous-comlté d'étudier travaux du Programme et ceux 10.IO Le sous-comité a aussi noté avec j.nquiétude qu'iI y avait eu une importante ri'ductionde 1'effectif du personnel principal du Programme s'occupant de la recherche sur res vecteurs et de la lutte antivectorielle et a esti.mé que de ce fait, ainsi qu'en raison de I'extensronde 1'aire du Programme et de Ia nécessité ae poursuivre les travaux sur Ia mise au point et1'essai des insecticides, iI était indispensable de renforcer I'Uniti'de Lutte contre IeVecteur avec du personnel approprié (voir aussi paragraphe g.5). 10.11 l-e CCST s'est réjoui d'apprendre qu'it était prévu de créer un groupe sur Ia sélection et I'évaluation des insecticides au sei,n de I'Unité et a unanimement appuyi'cetteproposition. IL a estimé que Ie groupe devrait s'occuper de l-'évaluation des nouvelles forrnulati.ons et mettre sur pied un programrne d'étude de Ia sensibilité aux insecticides dans toute f'aire du Programme. II devrait aussi procéder à des essals de routrne sur les lots d'insecticide reçus aux flns opérationnelles ainsi qu'à Ia vérification des lots conservés pendant de longues périodes dans des conditj.ons tropicales. Le groupe devrai-t enfin établir une Iiaison avec d'autres groupes lnti'ressés, en partj-culier avec VBCI, la Commission indépendante du Programne et des laboratoires extérieurs tels que I'IRO, à Bouaké 10.12 A ce propos, il a été reconnu que I'Unité de Lutte contre Ie Vecteur pouvalt certes contacter directement des sociétés industrielles pour des avis et une assistance, mars qu'il fallait tenir VBC au courant de ces contacts et que Ia conclusion de tout accord offrcrel avec ces sociétés relevait de Ia compétence de VBC. l-e sous-comité a noté que le nouveau groupe de I'Unité aurait un rôle important à Souer en aidant Ie groupe de travail sur la Lutte antivectorielle de Ia Commission du Programme et probablement dans Ia mlse en oeuvre des recommandations de 1a Commission concernant des questions opi'ratlonneIles. l,e Dr Jamnback, au nom de la Commission, s'est félicité de la propositlon de créer un tel groupe et a reconnu qu'il serait utile pour la Commission. IO.13 Le sous-comité, notant qu'i1 était urgent de coordonner les aspects pertlnents de Ia surveiLlance de 1'environnement, qui a souffert d'être traitée comme une entiti,drstincte, avec les activités sur 1es insectj-cides, a estimé important que ce nouveau Elroupc comprenne un hydrobi-ologiste. 10.14 Le sous-comité a noté qu'iI appartenait à VBC de sous-traiter davantagc d'a'tudes fondamentales sur de nouveaux agents insecticides, tel-s que B. thuringrensis, et sur dc nouvelfes formulations et approches, et que 1a mission du nouveau groupc de I'Unrti'dcvait se limiter, de manière généraIe, à la séfection et à t'évaluati-on des insectrcrdes, à I'essar sur des cours d'eau de certains composés et formulations ayant une importance opératronnelle, et à des tâches te1les que Ia détermination de 1a sensibititi'en rapport avec la misc au point de nouvelles techniques de lutte. tO. 15 Le rapport de recommandé CCST a rappelé sa recoflrmandation antérieure sur la question (paragraphe Ia septième réunion, août 1978) qui reste conforme à ses vues actuelles 5,.2 du et a queque toutes fes autres propositions présenti'es soient mises en oeuvre dès poss ible I Division OMS de 1a Biologj-e des Vecteurs et de Ia Lutte antivectorielle ocPfsr^cf7s.L Page 17 II. RECHERCHE EPIDEMIOLOGIQUE ET CHIMIOTHERAPEUTIQUE lI.1 le Comité a été informé qu'une étude épidémiotogique avait été entreprise en Côte d'lvoire et a été mis au courant des progrès accomplis dans Ia mise au point de nouveaux mrldicaments. Ll.2 Des enquêtes faites en Côte d'Ivoire ont confirmé fe contraste entre Ia gravrti'des signes et symptômes de I'onchocercose dans Ia zone de "savane" et leur nature plus bénigne dans Ia zone "forestière", tableau épidémiologi-que di'3à suggéré par des enquêtes antérieures et décrit au Cameroun et au Nigeria. 1I.3 Quatre mille sujets ont été examinés dans 17 villages d'hyperendémicité appartenant à fruit régions différentes et situés dans les cinq principaux bassl-ns fluvj-aux. L'examen a été conduit selon Ie protocole type, et a comporté un examen ophthalmologique et la recherche de 1a microfilarurie dans les villages forestiers seulement. 1I.4 Aucune différence significative n'a i'té trouvée entre Ies diverses grappes de viflages dans Ia savane et dans 1a forêt en ce qui concerne Ia prévalence du parasite, Ia densité microfilarienne ou Ie taux de porteurs de kystes, mais le tableau clinlque de I'onchocercose forestière est moins grave en Côte d'Ivoire' It.5 La fréquence des Iésions oculaires souligne le contraste entre Ies zones g('ographiques Pour un niveau virtuellement égaI de parasltj,sme oculaire (35-50%), on observe dans Ia forêt une onchocercose oculaire grave et irréversible chez moi-ns d,e 4% des hommes et l% des femmes, alors que les chiffres correspondants dans la savane vont jusqu'à 30% et lO%. La maladj-e est beaucoup moins grave dans Ia zone forestière, où moins de 4% des habitants pri'sentent de graves 1ésions oculaires même dans un foyer d'infection très intense. L'onchocercose forestière est apparemment mieux tolérée que I'onchocercose de Ia savane. te tableau épidi'- miologique de la forêt semble se répéter partout où la transmission de la maladie n'est pas due à S. damnosum s.str. ou à S. sirbanum. lI.6 II faudra procéder à d'autres recherches sur les parasites dans l-es diffi'rentes zones géographiques, par 1a coloration différentrelle, par l'infectton croisée, etc., pendant une assez longue période avant de pouvoir évaluer la possibilita'que Ies souches s'adaptent à de nouvelles espèces de vecteurs, d'évaluer f influence des écosystèmes et des conditions de vie sur te tableau de 1a maladie et d'évaluer Ies risques imptiqués par t'introduction accidentelle de souches forestières dans les zones de savane où Ia transmisslon a été interrompue. Chimiothérapie 11.7 Afin d'ami'liorer 1'emploi d'un filaricide existant pour ta chimiothérapie de masse de I'onchocercose, on a procédé'à des essals contrôli's de traitement par Ia suramine à des doses totales faibles, tant dans I'aire du Programme qu'en dehors. Administri'e en six doses hebdomadaires croissantes (O,2, O,4, O,6, O,8, l,O, 1,Og) .1usqu'à Ia dose totale maximale de 49, Ia suramine est mi.eux toléri,e que selon la posologie classique (une dose d'essai de O,Ig suivie par une dose hebdomadaire de Ig pendant 5-7 semaj.nes). L'rncidence des effets adverses, en particulier des effets cutani.s et oculaires iritis et atrophie optique) a i'tti soigneusement évaLuée. Bien que relativement bénins, ces effets secondaires ont i'té cependant assez graves pour rendre nécessaire la surveillance mi'dicale du traitement. Dans I'aire du Prograrune, trois mois après la fj-n du traitement, on pouvait observer des effets marqui's sur Ies mj.crofilaires et sur J.'embryogenèse des vers femeIles. La viabilrti'ou Ia mort d'O. voLvulus adulte doit encore être déterminée au bout de hui.t mois et d'un an de traitement. Le CCST a recommand é ou'une foi-s en possession des résultats fi nals de I'essai a c ue1. on entreDrenne d'autres essais avec des doses encore plus faibles étalées sur det plus longues pi'riodes, Ces nouveaux essai-s devraient être faits dans I'aire du Programmc et rripét {,s dans une one où la transmission n'a pas enco re t'-,t é rn te r rompuc t ocPfsrAc,"7g.\ Page 18 11.8 Compte tenu de la ni'cessrti'd'une coopclratron étroite contlnue entre TDR et OCP, un rapport a titi' pri'sentri au CCST sur les ef f orts dripl oyi,s dans le cadre du Programme spr:cial en vue d'amriliorcr Ies possrbilitt's de traltement. Au Ccntre chimiothr:rapeutique de Tamalr-, une mtithodc pcrmettant de quantifrer la ri,actron dc Mazzottt a t:té mrse au point et des essais dc mtidicaments qui pourraient att(inuer 1a rriactron (rndométactne, cromoglycate de sodium) sont en cours. Jusqu'à présent, aucun composc ne s'est rc,vrilé très efficace. 11.9 Lc trichlorofon (m('trifonate), mlcrofilaricide supposr: moins vlofent que le DEC, a a,tt essay(i selon dt"'crses posologics. En falt, cc microfilaricide s'est ri'vi,111 molns sûr que DEC, et outrc qu'1I provoque tous les cffets secondaires usucls, r1 a i,galement une actlon antr- chollnest("rastque. Dans I'aire du Programme 1e trichlorofon a une acceptabillté très farble et, en consi'quencê, h'ÿ Jouera pas un rô]e utile dans la lutte contre I'onchocercose. 11.IO On procède actuellement aux cssais d'autres médicaments tels que la furazoltdone, la nitrofurantolne, Ie li'vamisote/m('Uenaazo1e, le flubendazole et les dér:-vés du nrtro - 2 - imrdazole. Certains de ces mi,dicaments ont une action macrofllarlcide ou embryostatique sur l-es filaires. Des lactones macroc-vclrques du groupe des avermectines, dotcls d'actlviti, contre les larves au stade 4, pourraient être utilement emp1o1'c.s conme prophylactlques clrnlques. ? 11.1-1 O. grbsonr dans le bi'tarI australren est devenu un modèIe très utile pour Ie dépis- du pour tage de changements chez les vers adultes d'Onchocerca. Des études du métabolrsme fol-ate et de Ia ma'thionine chez les frlarres pourraient fournir de nouvel-les clbles des inhrbrteurs sélectifs spécialement mis au point à cet effet. 12, DISCUSSION GENERAI,E SUR L'EPIDEII IOLOGIE ET I.A CHIIIIOTHERAP]E 12.l l,e CCST s'est r[';our des rt'sultats prometteurs du second passage de t'évaluation('prdrimrologrque, particuJ-rèrement importants parce qu'ils rndiquent, pour la premrère fois, tant sur Ie plan parasitologlque que sur 1e plan ophthalmologrque, que le Programme de Lutte contre I'Onchoccrcose a bren I'cffet pri'vu sur Ie parasite chez I'homme et sur la maladre qu' r I provoquc. 12.2 Lc Comrtr'' a suggt'rtl qu'un rapport concrs sort prcpari' par I'Unitc' d'Evaluatron(iprd('mlologtquc, au moment du dcuxrème passage, sur cc que sont devenus Ies aveugles ont (it(i cnregrstrris ct cxaminris au cours du premier passagc. qui l,c CCST a renouvcIc sa recommandatron antrlricure d'utrlrser pour tous les examens du1 ' '.l socond technrques que pour 1cpassagc 1es mêmes premler passage. cvcntucIIcs (par cxc,mple, dans 1a prnce cmportc-prècc) 6g1,r-2is.1 I' riva llration ulttirrc-urc. Les modrftcât1ons mlnerlres être indiqui"es lors dc 12.1 ('ommo I'UI.r'rtti d'Evaluatlon riprdcmrologrque a s1gnal(' qu'r1 faudrait peut-ôtre pour lc trolsli'mt'passage apportor des modrftcatrons à la technologre utrlrsi'e, te CCST a rccomnlandri quc 1'Unrtc procè'dc d'abord, sort toute scu1e, soit avec I'assistance' de consultants ou de chcrcllcurs ou collaborateurs, àdes essars pllotes de toute nouvelle techntquc Strgrletrricessatrc pour 1e trorsrèmt' passage, r:t de soumettre au Comittl consLlltatrf d'Experts un rapport sur les drf f rirr.ntes solut rons propos,:cs. 12.5 Etudlant 1a nt'cessitri d'une technrquc- dragnostrque plus sensible pour les rnfcctrons Icgi'rcs, 1c CCST a sugg['rt' d'éva]uer soigneusement I'utrlrsation de f i,preuve de Nlazzotti chez les onfants. Des technrques stirologiqucs pourraient devcnrr plus spricrfiques, sensibles et f1abI.'s. Sr dcs antigèncs spc'crfiqucs dcs drvcrs stades pouvaient être prcparts, r1 seralt possrble de mcttre au point des i'pretrvcs s,:rologlques srmples pour 1e di'pistage de I'rnfcctron ),2 ,6 En ce qu r conccrne Ia quc le poste dc statrstl-clcn dotation cn pcrsonncl de sor-t pourvu 1c plus tôt le CCST a de nouveau recommandt'I'Unitr:, posslble. ocPfsr^cf7s.r Page 19 12.7 Dans Ie domaine de Ia recherche chimiothérapeutique, Ie Programme devrait continuer à coopérer avec Ie Programme des Matadies tropicales, surtout en ce qui concerne les activités du Centre chimiothérapeutique de Tama1e. 12,8 Le CCST a rappelé qu'au cours de sa septième réunion àBrazzaville, en 1978, en raison de I'i.nsuffisance des données scientifiques, iI n'avaj-t pas été en mesure de répondre de manière catégorique à une question de Ia Banque mondiale sur 1'avenir à long terme du Programme. Lors de la réunion du CCC à Lomé, en décembre 1978r Ie représentant du CCST a soulj.gné de nouveau ce point. Le CCST continue d'être pleinement satisfait des progrès du Programme, mais s'en tient à sa déclaration de 1978. Malgré les progrès accomplis en 1979, iI est encore trop tôt pour se prononcer catégoriquement sur I'avenir à tong terme en se basant sur les faits scientifiques disponibles. 13. CLOTURE DE LA RXI.,INION 13.1 La réunion a été close par Ie Dr S. Flache, Sous-Directeur général, qui a chaleu- reusement remercié le Comité pour la manière exemplaire dont il s'est acquitté de son mandat, non seulement à sa huitième session, mais depuis sa première session en 1974. L'Organisation apprécie Ia manière constructive dont le CCST a aidé le Programme depuis sa cri'ation. 13.2 Le Président a remercié le Dr Flache de ses aimable commentaires et a également remercié l-e Directeur du Programme et son personnel, Ies interprètes et tous ceux qui avaient contribué au succès de toutes les réunions du CCST. Èlj -kt rrt I 2 J 4 ocp /srAc,/zg. r t/ Page 2O Annexe I ORDRE DU JOUR Ouverture de ta réunion Adoption de I'ordre du jour Rapport sur 1'état d'avancement des activités Recherche entomologique - réinvasion S. damnosum, vecteur d'autres espèces d'Onchocerca 5. Essais d'insecticides Rapport du groupe de travail sur Ia taxonomie du complexe S. damnosum ro. Evaluation épidémiologique - aspects parasitologiques et ophthalmologiques du second passage - I'onchocercose des forêts dans le sud de Ia Côte d'Ivoire et l-e sud du Bd,nrn Recherche appliquée : a ) Recherche épidémiologique : - effets débilitants de I'onchocercose dans les populations des zones d'hyper- endémicité (relation avec la cécité et d'autres troubles ocul-aires; relation potas/tairre) b) Recherche chimiothérapeutique : - résultats préIiminaires de I'essai thérapeutique à Bonga (Tii,béIi,), tlaute-Vol-ta Autres questions Examen et adoption du rapport de la réunion Clôture de Ia réunion11. 6 7 8 I .hfâ ocPfsr^cf7s. t Page 2l Annexe I I r 976 r977 r 978 I 979 331 t2t 224 10 27r 25 88 5 TABLEAU I COMPARAISON DES CAPTURES DE SIMULIES - 1975-1979 NOMBRE DE SIMULIES PAR HOMME PAR JOUR 341 280 t8 343 61 44 a : t Léraba - Pont Routier 1975 t97 6 t977 r 978 r 979 Mai Juin Juillet Août Septembre 92 141 26 50 2 115 t29 r34 39 6 151 ro5 60 33 4 114 86 6 2 4 69 54 I I Bandama - Bema 1975 1976 t977 r 978 1 979 57 56 6 33 94 68 82 r8 r82 40 l2 7 <l 1r6 34 3 2 <I 35 14 2 I Bou - cîte 3 1975 1976 r977 r 978 r979 r53 2t9 48 108 270 170 256 33 344 I03 58 2L 5 tL2 I5 11 66 t7 32 Comoé - Kafolo r975 1976 t977 r 97I I 979 I5 o 3 4l 15 1I I1 34 7 2 10 <l 2 4 'l8 i32 <1 Marahoué - Gîte Mermis 316 325 3r5 I a t'
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Comité Consultatif Scientifique et Technique: rapport de la huitième réunion : Genève, 4-7 septembre 1979
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