Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

ACQUIRED IMMUNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) : WHO Meeting = SYNDROME D’IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA) : Réunion de l’OMS

Organisation mondiale de la santé
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ACQUIRED IMMUNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) WHO Meeting Cases of AIDS — the Acquired Immune Deficiency Syndrome first identified in 1981 in the Umted States of America — have now been recognized in several other parts o f the world.1In some countries, the pattern of transmission does not seem to correspond with that found among patients from the United States and Western Europe, where the high-risk groups have been homosexual men with many partners and intravenous drug abusers. In cases from the Caribbean and Equa­ torial Africa, the ratio of female patients to males is much higher than that in the United States and Western Europe, the mode o f transmis­ sion appears to be different. These observations were noted by the 38 scientists who attended a WHO Meeting on AIDS in Geneva from 22-25 November 1983. AIDS is a public health problem in a number of countries, and has international implications. More than 3 000 cases have so far been identified according to the definition compiled by the US Centers for Disease Control (CDC), Atlanta and adopted by European investiga­ tors at a meeting held in Aarhus, Denmark, in October. According to this definition, AIDS is characterized by a severe cellular immune deficiency, which leaves the body defenceless against unusual oppor­ tunistic infections such as Pneumocystis pneumonia and rare malig­ nant diseases such as Kaposi's sarcoma. O f2 753 patients so far identified in the United States alone, 1126 have died, representing a 41% case fatality rate. Most of the known cases have occurred in North America and Western Europe, but cases are now appearing in a number o f developing countries and else­ where. The epidemiological pattern is consistent with transmission by an agent which is most probably a virus. The cause remains unknown, but intensive efforts to identify it are being undertaken by many laboratories around the world. The consensus among the scientists is that the agent persists m the blood and other body fluids. The predominant mode of transmission in industrialized countries is by sexual contact, mainly among homosexual men. Transmission has also been reported via certain blood coagulation factors and con­ taminated needles used by drug abusers, accounting for 20% of cases. (The blood coagulation factors include Factor VIII and Factor IX, which are used for the treatment o f patients with haemophilia A ) In a 1 See No 40, 1983. pp. 305-307; No. 45, 1983. p 351.

SYNDROME D’IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA) Réunion de l’OMS Des cas de SIDA le syndrome d’immunodéficience acquise iden­ tifié pour la première fois aux Etats-Unis d’Amérique en 1981, appa­ raissent actuellement dans d’autres parties du monde.1Dans certains pays, le mode de transmission ne semble pas correspondre à celui observé chez les malades des Etats-Unis et de l’Europe occidentale, où les groupes les plus exposés sont les hommes homosexuels comptant de nombreux partenaires et les toxicomanes qui s’injectent la drogue par voie intraveineuse. Aux Antilles et en Afrique équatoriale, la proportion de femmes atteintes est beaucoup plus élevée qu’elle ne l’est aux Etats-Unis et en Europe occidentale; on constate que le mode de transmission n’est pas le même. T elles ont été les observations de 38 chercheurs qui ont assisté à une réunion de l’ÛMS sur le SIDA, qui s’est tenue à Genève du 22 au 25 novembre 1983. Le SIDA est un problème de santé publique dans un certain nombre de pays et il a des répercussions internationales. Jusqu’ici plus de 3 000 cas ont été identifiés selon la définition établie aux Etats-Unis par les Centers for Disease Control d’Atlanta, définition qui a été adoptée par les chercheurs européens réunis en octobre à Aarhus au Danemark. Selon cette définition, le SIDA est caractérisé par une immunodéficience cellulaire grave qui laisse l’organisme sans défense contre des infections opportunistes inhabituelles, telles que la pneu­ monie à Pneumocystis, et des aifections malignes rares comme le sarcome de Kaposi. Surles2 753 malades identifiés jusqu’ici aux Etats-Unis seulement, 1 126 sont décédés, ce qui donne un taux de létalité de 41 %. La plupart des cas connus sont apparus en Amérique du Nord et en Europe occidentale mais actuellement des cas surviennent aussi dans un cer­ tain nombre de pays en développement et ailleurs. La distribution épidémiologique correspond à celle observée lors de la transmission par un agent infectieux, qui est probablement dans ce cas un virus. La cause demeure inconnue mais de nombreux labora­ toires dans le monde entier déploient des efforts intensifs pour l’iden­ tifier. Les chercheurs sont tombés d’accord pour penser que l’agent de transmission persiste dans le sang et dans d’autres liquides organi­ ques. Le mode de transmission le plus couramment observé dans les pays industrialisés est le contact sexuel, principalement chez les hommes homosexuels. On a également observé des cas de transmission par certains facteurs de coagulation ainsi que par des aiguilles contami­ nées utilisées par des toxicomanes, ceci dans 20% des cas. (Les facteurs de coagulation sont le Facteur VHI et le Facteur IX, utilisés pour le 1 Voir N° 40. 1983, pp. 305-307, N” 45, 1983, p 351.

Epidemiological notes contained m this number

informations épidémiologiques contenues dans ce numéro *

Acquired immune Deficiency Syndrome (AIDS), Influenza Surveillance, Smallpox - Post-eradication Surveillance, Sur­ veillance of ^-Lactamase-Producing IV. Gonorrhoea (PPNG), Surveillance of Foodborne Diseases, Surveillance of Human Parvovirus Infection, Tuberculosis Surveillance. List of Infected Areas, p- 375.

Surveillance de la grippe, surveillance de la tuberculose, sur­ veillance désinfections humaines à parvovirus, surveillance des maladies d’origine alimentaire, surveillance des N. gonorrhoea productrices de /Mactamase (NGPP), syndrome d’immunodé­ ficience acquise (SIDA), variole - surveillance post-éradica­ tion. Liste des zones infectées, p. 375.

Wkly Epidem Rec No 4 8 - 2 December 1983

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Relevé éptdém, hebd N° 48 - 2 décembre 1983

few cases, AIDS appears to have been transmitted to new-bom babies, probably at the time o f birth, and also to patients receiving blood transfusions. The participants emphasized that so far there have been no docu­ mented cases of AIDS among health care or laboratory workers with no other risk factors who have had known exposure to patients with AIDS. However, it was again stressed that well-established precau­ tions which have been recommended by WHO for treating patients with viral infections such as hepatitis B, and handling specimens from such patients in the laboratory, should be rigorously enforced m AIDS cases. The scientists called for further specific laboratory tests to define precisely the mode and extent of spread o f this newly-described syn­ drome. They also identified several ways of reducing transmission of AIDS. These include: information directed at high-risk groups; self­ exclusion from blood donation of those who belong to these groups; strict discipline in the use of needles and syringes ; and strict adherence to the WHO standards for the production and control of biologicals and blood products. There is no evidence for transmission of AIDS by the currently available plasma-derived hepatitis B vaccines, nor by immunoglobu­ lins which meet WHO requirements. The participants requested WHO to support and coordinate research in different epidemiological settings. It was considered that this will make an important contribution to the understanding and ultimate control of the disease.

traitement des malades atteints d’hémophilie A.) Dans quelques cas, le SIDA semble avoir été transmis à des nouveau-nés, probablement au moment de la naissance, ainsi qu’à des personnes recevant des transfusions sanguines. Les participants ont souligné que l’on n’avait jusqu’ici pas eu con­ naissance de cas parmi les personnels de santé ou de laboratoire exempts de tout autre facteur de risque et ayant eu des contacts avec les malades atteints de SIDA. Mais ils ont souligné à nouveau que les précautions bien établies recommandées par l’OMS pour le traite­ ment de malades atteints d’affections virales, telles que l’hépatite B, ainsi que pour la manipulation en laboratoire d’échantillons prélevés sur ces malades, doivent être rigoureusement observées pour les cas de SIDA. Les chercheurs ont demandé que l’on poursuive les tests spécifiques de laboratoire en vue de définir avec précision le mode et l’étendue de la propagation de ce nouveau syndrome. Us ont également identifié plusieurs moyens de réduire la transmission. Ce sont notamment: l’information à l’intention des groupes les plus exposés; l’exclusion volontaire des donneurs de sang appartenant à ces groupes; une stricte discipline régissant l’utilisation des aiguilles et des seringues; une stricte adhésion aux critères de l’OMS concernant la production et les contrôles des substances biologiques et des dérivés du sang. On n'a pas constaté de transmission de SIDA par les vaccins dérivés du plasma actuellement utilisé contre l’hépatite B ni par les immu­ noglobulines répondant aux critères de l’OMS. Les participants ont demandé à l’OMS de leur accorder son soutien et de coordonner les recherches entreprises dans différents contextes épidémiologiques, qui doivent, selon les chercheurs, contribuer dans une large mesure à élucider la part de mystère qui entoure encore la maladie et, par conséquent, à lia combattre.

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé