Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la première séance, lundi 13 septembre 1993

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WPR/RC44/SR/ 1)

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE Salle de conférences de l'OMS. Manille Lundi 13 septembre 1993 à 9h00 PRESIDENT : Dr Lee Shiu-hung (Hong Kong) ensuite : M. S. Naivalu (Fidji)

TABLE DES MATIERES

1. 2. 3.

Ouverture de la session . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . ... . . . . . . . . . . . . . ... . . .... Allocution du Président sortant .... ........... ............................................... Election du Bureau : Président, Vice-Président et Rapporteurs . . . ....... ....... .... ....... .. ...... ...... ................................ ......... Discussions techniques : Désignation d'un Président des débats ...................................................... Adoption de l'ordre du jour .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . .. .. ... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . .. . .. .. .. .. .. .. .. .. . .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . .. .. .

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4.

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5. 6. 7.

Allocution du Directeur général Rapport du Directeur régional

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1.

OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l'ordre du jour provisoire Le Dr LEE Shiu-hung, Président sortant, déclare ouverte la quarante-quatrième session de

J'OMS pour le Pacifique occidental. 2. ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT: Point 2 de l'ordre du jour provisoire Le Dr LEE fait une déclaration au Comité en sa qualité de Président sortant (voir Annexe 1). 3. ELECTION DU BUREAU: PRESIDENT, VICE-PRESIDENT ET RAPPORTEURS: Point 3 de l'ordre du jour provisoire

3.1

Election du Président

Dr LEE Kim Sai (Malaisie) propose d'élire M. NAIVALU (Fidji) comme Président; cette proposition est appuyée par le Dr TAPA (Tonga). Décision : M. NAIVALU est élu à l'unanimité. M. NAIV ALU assume la présidence.

3.2

Election du Vice-Président M. Chang-Soo LEE (République de Corée) propose d'élire le Dr Ana PEREZ (Portugal)

comme Vice-Président ; cette proposition est appuyée par M. VAIMILI (Samoa). Décision : Le Dr Ana PEREZ (Portugal) est élue à l'unanimité. 3.3 Election des Rapporteurs Le Dr FLA VIER (Philippines) propose d'élire le Dr CHEN Ai Ju (Singapour) comme Rapporteur de langue anglaise; cette proposition est appuyée par M. LOVELACE (NouvelleZélande).

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Le Professeur NGUYEN TRONG NHAN (VietNam) propose d'élire le Dr GERMAIN (France) comme Rapporteur de langue française ; cette proposition est appuyée par le Dr KHAMPAY RASMY (République démocratique populaire lao). Décision: Le Dr CHEN Ai Ju et le Dr GERMAIN sont élus à l'unanimité. 4. DISCUSSIONS TECHNIQUES: DESIGNATION D'UN PRESIDENT DES DEBATS Le PRESIDENT propose de désigner un président des débats pour les discussions techniques et propose M. LOVELACE (Nouvelle-Zélande). Décision : Cette proposition est adoptée à l'unanimité. 5. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR: Point 5 de l'ordre du jour provisoire (Document WPR/RC44/ 1 Ré v. l /Corr.l) Le PRESIDENT propose d'adopter l'ordre du jour.

Décision : En l'absence de tout commentaire, l'ordre du jour est adopté. 6. ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: Point 6 de l'ordre du jour Le PRESIDENT invite le Dr Nakajima à s'adresser à l'assemblée (voir Annexe 2 le texte de sa déclaration). 7. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 8 de l'ordre du jour (Documents WPR/RC44/3 et Corr .1) Avant d'introduire son rapport, le Directeur régional accueille Tuvalu comme nouveau membre de la Région. Il est heureux de pouvoir annoncer que des activités sont en cours de planification pour Tuvalu, pour l'exercice en cours et pour l'exercice 1994-1995. En rejoignant tardivement le groupe, il bénéficiera des réponses les plus appropriées à ses problèmes de santé. Introduisant son rapport, le Directeur régional explique qu'il ne se réfère pas seulement aux deux années précédentes mais aux quatre ans et demi qui se sont écoulés depuis qu'il a eu l'honneur d'être élu à ce poste.

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Il souhaite rappeler au Comité quelques principes de base.

La première fonction de

l'OMS est "d'agir en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international" et d'établir et de maintenir une collaboration effective avec les pays dans les activités techniques conjointes. L'OMS a-t-elle bien rempli cette fonction? La Constitution stipule, entre autres principes fondamentaux, que "l'admission de tous les peuples au bénéfice des connaissances acquises par les sciences médicales, psychologiques et apparentées est essentielle pour atteindre le plus haut degré de santé", et qu "'une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d'une importance capitale pour l'amélioration de la santé des populations". Ces principes ont-ils vraiment été suivis dans le travail de l'OMS? Le rôle de l'OMS est de coordonner, de réunir les informations, de les analyser, d'en examiner les implications pour la planification sanitaire, d'entreprendre un travail collectif avec les Etats Membres pour mettre en oeuvre les activités nécessaires et leur assurer la technologie et le savoir-faire appropriés. Ces éléments fondamentaux du rôle de l'OMS apparaissent clairement dans le rapport. Aucune activité ne montre plus clairement que l'éradication de la poliomyélite comment ces éléments s'interpénètrent. Grâce aux efforts conjoints des gouvernements et des institutions collaboratrices concernés, des stratégies particulièrement efficaces ont été mises en place ces trois dernières années. Les chiffres de 1992 en matière de surveillance donnent 2087 cas confirmés de poliomyélite, ce qui représente la plus basse incidence annuelle notifiée à ce jour. Le rapport annuel, qui sera présenté plus tard au cours de la session, présentera la situation en détail. Il y a trois ans, il fallait une année pour que les rapports de surveillance atteignent le Secrétariat. Aujourd'hui, la plupart des rapports de surveillance de la poliomyélite arrivent au Secrétariat chaque semaine. La qualité de la surveillance et la rapidité de la notification ont connu une amélioration radicale. Il y a quatre ans, seule une faible proportion des cas faisait l'objet d'un examen clinique ou virologique. A l'heure actuelle, plus de 55 % de l'ensemble des cas suspectés de paralysie flasque aiguë sont examinés et plus de 50 % font l'objet d'une analyse de selles. Pour ce faire, un réseau régional de laboratoires a été mis sur pied et fonctionne aujourd'hui efficacement.

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Une couverture vaccinale systématique élevée a été maintenue pour tous les vaccins dans la plupart des pays, et les activités complémentaires de vaccination se sont remarquablement étendues et diversifiées. A l'exception de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et du Cambodge, tous les pays organisent à l'heure actuelle des activités complémentaires à grande échelle de vaccination contre la poliomyélite. Des fonds importants ont été mobilisés pour soutenir 1'achat de vaccins. Ces trois dernières années, un montant supplémentaire de US $10 millions a été mis à disposition, auxquels s'ajoutent les fonds fournis par les partenaires de l'OMS dans l'éradication de la poliomyélite, tels que l'UNICEF et Rotary International. La technologie pour éradiquer la poliomyélite existe depuis de nombreuses années déjà. Ce qu'il a fallu, c'est améliorer la gestion, recentrer et accélérer les activités. Le rapport mentionne le formidable succès des Philippines, qui a été le premier pays dans la Région à organiser des journées nationales de vaccination. Cette activité a clairement montré comment, eu égard au mandat et aux principes mentionnés précédemment, une action "directrice et coordinatrice" combinée à une "opinion publique" et une "coopération active de la part du public" a permis "l'admission de tous les peuples au bénéfice des connaissances acquises par les sciences médicales" et une plus grande collaboration à l'échelle internationale. La surveillance, c'est -à-dire la connaissance de l'évolution de l'état de santé des populations de la Région, est de plus en plus importante. Il est essentiel néanmoins d'être souple dans l'approche suivie, lorsqu'il apparaît que la situation a changé ou qu'un nouveau facteur (tel que la pharmacorésistance) moditïe le tableau. Le rapport décrit comment l'information, au sens de surveillance et d'information du public, a été importante dans les approches suivies pour combattre 1'infection à VIH et le SIDA dans la Région. Cela sera également examiné en détail dans le rapport annuel complet qui sera présenté plus tard au cours de cette session. En attendant, le Directeur régional attire 1'attention en particulier sur les efforts qu'a fait l'OMS pour appréhender les tendances de l' !ncidence de cette maladie, les groupes de population dans lesquels celle-ci se répand et leurs comportements caractéristiques, atïn que les activités de prévention soient clairement et efficacement ciblées dans ces secteurs. Le Programme mondial de lutte contre le SIDA a dO travailler très vite. En 1989, 20 pays et zones notifiaient des infections à VIH, mais la plupart d'entre eux ne disposaient pas d'un programme national de lutte contre le SIDA. A l'heure actuelle, 26 pays notifient des cas d'infection à VIH, alors que les 35 pays et zones de la Région disposent tous d'un programme

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national de lutte contre le SIDA.

A la fin de l'année 1989, 2450 cas de SIDA avaient été

notifiés. Trois ans et demi plus tard, ce chiffre est passé à 5524. Le défi de 1'OMS pour les années qui viennent est de rendre les programmes nationaux les plus efficaces possible, de maîtriser toute nouvelle propagation de la maladie et d'améliorer la condition des personnes déjà infectées. La deuxième évaluation des progrès réalisés sur la voie de la santé pour tous d'ici 1'an 2000, publiée en 1993, donne quelques indications intéressantes sur 1'évolution en cours. La plupart des pays et zones de la Région ont atteint ou quasiment atteint leur cible en matière d'indicateurs de santé. A J'exception de quatre d'entre eux, tous les pays ont aujourd'hui des taux de mortalité infantile inférieurs à la cible mondiale de 50 décès pour 1000 naissances vivantes. A 1'autre extrémité du cycle de la vie, ces mêmes quatre pays sont les seuls à signaler une espérance moyenne de vie inférieure à la cible mondiale de 60 ans. En 1990, les données en provenance de la Région sur les causes majeures de la mortalité due aux maladies infectieuses accordaient la première place aux maladies diarrhéiques, suivies de près par les infections aiguës des voies respiratoires. Le programme a donc mis l'accent sur la prise en charge correcte des cas de diarrhée et d'infection aiguë des voies respiratoires, dans les services de santé comme à domicile, ainsi que sur le renforcement de la prévention. La formation avec du matériel soigneusement élaboré a été considérée comme une stratégie importante. De même, il était important de s'assurer que les équipements thérapeutiques appropriés étaient disponibles dans toute la Région. L'approche de l'OMS a été d'enseigner comment reconnaître et gérer les problèmes, et de s'assurer que le remède approprié soit mis à disposition en quantité suffisante. La formation à la prise en charge clinique est resté 1'élément clé des programmes nationaux de lutte contre les maladies diarrhéiques. Sept pays ont maintenant mis sur pied des unités de formation à la lutte antidiarrhéique, ce qui porte le total à 35 unités de ce type dans la Région. Plus d'une centaine de cours de formation à la prise en charge clinique ont été organisés par ces unités au cours de l'exercice. A la fin de 1992, 84 % de la population dans les pays en développement de la Région, autres que la Chine, avaient eu accès aux sels de réhydratation par voie orale. souche de choléra (Vibrio cholerae 0139) et les efforts pour préparer les pays à réagir. Cela est particulièrement important compte tenu des précautions prises aujourd'hui contre la nouvelle

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La résurgence du paludisme et de la tuberculose montre l'ampleur des problèmes auxquels on doit faire face et la nécessité d'une approche souple. Région. Neuf pays sont impaludés dans la En 1991, quelque 800 000 cas confirmés au microscope avaient été notifiés et l'on

estime à 2 millions par an le nombre de cas non notifiés ou incomplètement traités. Les niveaux de plus en plus élevés de la résistance polychimiothérapeutique chez les espèces à Plasmodiwn

fa/ciparum potentiellement mortelles posent des problèmes considérables aux programmes de lutte, compte tenu de la mobilité croissante de la population et du développement de 1'industrie du tourisme dans la Région. Malgré tout ce que l'on sait déjà sur ces maladies, on ne parvient toujours pas à les maîtriser. L'approche correcte pour les surmonter reste encore à trouver. Une importante réunion sur le paludisme se tiendra à Kunming (Chine) en novembre 1993 pour examiner la stratégie à adopter. Cette réunion est organisée dans le cadre de la Déclaration mondiale sur la lutte antipaludique à Amsterdam, qui a été à 1'origine de 1'examen des programmes et activités nationaux de lutte contre le paludisme. Dans la Région, ces activités (et 1'allocation de ressources extérieures) ont été concentrées au Cambodge et au Vi et Nam, compte tenu de l'augmentation considérable du nombre de cas confirmés au microscope. La mortalité liée au paludisme a plus que triplé au Viet Nam ces trois dernières années, pour atteindre 4600 décès en 1991. La mise au point du médicament chinois Qinghaosu, ou artemisinine, a été soutenue fermement par l'OMS, avec pour objectif la produCtion de deux millions de doses thérapeutiques pour adulte par an. Le rapport du Directeur régional sur 1'exercice résume la situation actuelle du programme de lutte contre la tuberculose et les préoccupations de 1'OMS quant aux liens de cette maladie avec le SIDA et la propagation de ses formes les plus résistantes. Le Directeur régional a souvent déclaré dans le passé que la composante la plus importante de 1'infrastructure nécessaire au développement sanitaire était la disponibilité de ressources humaines suffisantes et adéquates. Dans ce domaine, 1'Ecole de Médecine de Fidji, qui fait également 1'objet d'un document de travail qui sera examiné plus tard au cours de la session, donne un bon exemple de ce que peut être une approche ciblée. Les 28 premiers généralistes spécialisés en soins de santé primaires dans le cadre du nouveau programme d'études médicales à 1'Ecole seront diplômés en décembre de cette année. Après une année de stage sur le terrain, la plupart d'entre eux poursuivront le deuxième niveau du programme qui leur permettra de devenir médecins.

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D'autres nouvelles approches en matière d'enseignement médical ont été le sujet de discussions dans toute la Région, y compris dans des pays développés comme le Japon. Le mois dernier, la Conférence mondiale sur l'enseignement médical qui s'est tenue à Edinburgh (Royaume-Uni) a donné l'occasion d'un débat mondial sur des préoccupations similaires avec des représentants de l'Association régionale pour l'enseignement médical avec le soutien de l'OMS. La formation de base des autres catégories d'agents de santé, comme les infirmiers et les dentistes fait également 1'objet de modifications similaires. Alors que ces activités visent à produire les personnels de santé dont on aura besoin à l'avenir, la Région s'est également penché sur les besoins en matière de formation du personnel déjà en service. Les techniques d'enseignement à distance pour le personnel infirmier ont été expérimentées en Chine et à Fidji. L'enseignement médical post-universitaire et la formation continue ont été soutenus en Malaisie et en République de Corée. Mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin les informations appropriées reste une préoccupation centrale. Obtenir une information régionale adéquate et précise est également essentiel à la planification des mesures nécessaires. L'appui à l'information et à la communication dans le cadre des soins de santé primaires constitue le thème des Discussions techniques de 1993. Le Directeur régional félicite les représentants d'avoir choisi ce thème. L'examen de cette question est en effet particulièrement opportun. Il est vrai qu'il s'agit là de 1'une des bases du succès de toute activité. Une réalisation dont il est particulièrement fier est le développement du système d'information pour la gestion des programmes mis au point par l'OMS. Le Bureau régional a été un pionnier dans 1'utilisation de la technologie des réseaux locaux. Le système qui a été mis au point est utilisé à 1'échelle régionale pour guider la gestion des programmes de 1'OMS avec les Etats Membres. Il a été complété par l'informatisation complète de tous les bureaux de l'OMS dans la Région. Tous les représentants et les attachés de liaison de 1'OMS disposent d'ordinateurs et peuvent accéder au système d'information régionale. La centralisation qui a permis cet accès à l'information a grandement contribué à la capacité de J'OMS de gérer efficacement ses programmes. En 1989, une centaine de micro-ordinateurs étaient installés et il y en a 310 aujourd'hui dans la Région; d'autres Régions de l'OMS ont demandé à bénéficier de ce système. La question de la diffusion des publications de 1'OMS a été sérieusement considérée. Il est essentiel que les publications qui viennent en appui aux services de santé soient accessibles au

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plus grand nombre, ce qui signifie généralement qu'elle doivent être traduites et illustrées. Les nouveautés récemment publiées comme Health research methodology : a guide for training in

research methods répondent non seulement aux besoins régionaux mais également à ceux d'autres Régions, et sont en cours de traduction en chinois et en croate. Des publications comme

Medicinal plants in China and Medicinal plants in Viet Nam font mieux connaître et encouragent ce domaine de la médecine traditionnelle. Les problèmes auxquels on faisait face en 1989 ne sont pas si différents de ceux qui nous attendent au cours des cinq prochaines années. La salubrité de l'environnement et la promotion de la santé sont toujours au centre des préoccupations et font 1'objet de deux points de 1'ordre du jour. L'un et 1'autre constituent des priorités régionales importantes et proposent de nouvelles stratégies qui sont présentées à 1'examen et à 1'approbation du Comité. La nutrition fait également 1'objet d'un point de 1'ordre du jour séparé et constitue toujours un élément central du travail de l'OMS. La surveillance, la mise au point de la politique nationale de nutrition et les carences en micronutriments ont été privilégiées, tout en continuant à souligner l'importance de l'allaitement au sein. Les problèmes à long terme auxquels fait face aujourd'hui la Région dans son ensemble restent les mêmes: l'urbanisation, la dégradation de l'environnement, l'importance relative des maladies dégénératives qui prennent le pas sur les maladies transmissibles, le combat incessant pour assurer des systèmes de santé adéquats et former correctement le personnel de santé dont ils auront besoin. Le tïnancement des soins de santé est une préoccupation majeure. Le rapport donne des informations détaillées sur tous ces points et les représentants sont invités à faire part de leurs préoccupations au fur et à mesure de 1'examen du rapport. L'accélération des changements est un phénomène mondial. A l'initiative du siège de

l'OMS, notamment au niveau des organes de direction de l'Organisation, le Comité devra examiner comment l'OMS doit s'adapter aux changements mondiaux. Le Directeur régional considère pour sa part que l'OMS a non seulement réagi de façon appropriée et efficacement aux changements régionaux mais qu'elle a également été à l'origine de changements pour améliorer la qualité de vie, assurer une meilleure santé et 1'allongement de 1'espérance de vie dans la Région. D'une façon générale, il suggère que 1'OMS ne réagisse pas simplement aux problèmes mais qu'elle soit en mesure, grâce à une meilleure surveillance, une analyse et une compréhension rapides de la situation, de prévoir les tendances des maladies ou des handicaps

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dans les populations, et de planifier les moyens de traiter ces questions au niveau des systèmes et des personnels de santé à 1'avenir. Le PRESIDENT propose d'examiner Je rapport, section par section, en commençant par 1'introduction. Introduction (pages 1-4) Le Dr TAPA (Tonga) félicite le Directeur régional de sa réélection pour un second mandat et de son discours stimulant. Le fait que le Dr Nakajima soit originaire de la Région explique qu'il se sente concerné par les problèmes qui s'y posent. Souhaitant la bienvenue à la représentante de Tuvalu, le Dr Tapa se réjouit du rôle croissant joué par les femmes au sein du Comité régional. Il félicite le Directeur régional de son rapport très complet : la présentation en est

attrayante et le contenu excellent. Les quelques sujets de déception mentionnés sont largement compensés par les nombreux résultats positifs qui devraient faciliter un développement durable dans le domaine de la santé. Son Gouvernement remercie 1'OMS de la façon dont elle aide Tonga à faire face à ses problèmes de santé. L'Organisation collabore avec les autres organisations des Nations Unies, les Etats Membres, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales et le secteur privé dans un esprit d'amitié et de partenariat en vue de la réalisation des objectifs de la santé pour tous, en appliquant des stratégies mondiales qui ont fait la preuve de leur efficacité pour améliorer la qualité de la vie à tous ses stades. Le Dr HE Jiesheng (Chine) félicite le Président de son élection et exprime ses remerciements au Directeur régional et à son personnel pour le soin méticuleux qu'ils ont apporté à la préparation de la présente session. Le rapport, qui témoigne d'une coopération fructueuse avec les Etats Membres dans la formulation et la mise en oeuvre des programmes de santé, compte tenu des priorités et des conditions locales dans l'optique de la santé pour tous, a été examiné avec la plus grande attention et a été particulièrement apprécié, tout comme les six priorités régionales établies au cours des deux dernières années. Ces priorités sont étroitement liées aux succès obtenus par le

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Programme élargi de vaccination et d'éradication de la poliomyélite, le traitement multichimiothérapique de la lèpre, la lutte contre la diarrhée et les infections respiratoires aiguës, la prévention et la lutte contre le SIDA, la promotion de la santé, la salubrité de l'environnement et le développement des systèmes d'information, ainsi que par les activités de formation, y compris l'élaboration d'un manuel de planification du personnel de santé pour les pays insulaires du Pacitique. Les progrès réalisés l'ont été en dépit de sérieuses difficultés économiques dans la Région qui ont obligé à apporter deux modifications importantes aux programmes concernant la plupart des pays et qui ont failli compromettre l'exécution de certaines activités de coopération. Grâce à l'administration avisée du Directeur régional, à la réduction des dépenses et à la mobilisation de nouvelles ressources, il a néanmoins été possible de réaliser la majorité des projets prioritaires. Il faut espérer que les programmes de coopération pour le prochain exercice biennal pourront être menés à bien selon les prévisions. La coopération avec la Chine a été évaluée récemment, à la quinzième réunion du Comité conjoint de coordination Chine/OMS. La majorité des activités conjointes entreprises dans le cadre des programmes ont été menées bien, notamment celles concernant les soins de santé primaire, l'éradication de la poliomyélite, la lutte contre le SIDA, les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës ; des programmes de lutte contre les troubles dus à des carences en iode et le tétanos néonatal ont été formulés ; des mesures ont été prises en faveur de la santé maternelle et infantile, ainsi que pour la prévention et la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles ; une attention toute particulière a été portée à l'infrastructure du système de tinancement de la santé. Toutes ces activités ont contribué au développement des services de santé et amélioré la situation sanitaire et le bien être de la population, rapprochant la Chine de l'objectif de la santé pour tous ainsi que des objectifs de la déclaration adoptée par le Sommet mondial de l'Enfance. La Région continue de faire face à des problèmes ardus, tandis que l'Organisation dans son ensemble doit se réformer pour s'adapter aux changements mondiaux. La Chine est convaincue que, sous la direction du Dr Han, le Bureau régional développera sa coopération avec les Etats Membres et tiendra compte du contexte particulier dans lequel ils se trouvent pour formuler et mettre en oeuvre des programmes plus pratiques en vue d'assurer le développement des soins de santé et la santé pour tous.

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Le Dr HONG SUN HUOT (Cambodge) transmet les voeux du Gouvernement national provisoire et du Dr Mam Bun Heng à tous les participants. Il félicite le Directeur régional de son rapport qui témoigne de l'engagement de l'OMS auprès des Etats Membres. Cet engagement n'est nulle part plus évident qu'au Cambodge et dans le relèvement de ses services de santé. Les élections organisées par les Nations Unies ont été un succès et des progrès ont été faits dans les communications entre Phnom Penh et les provinces avec la remise en état des ponts et des routes. Toutefois, les problèmes sont loin d'être réglés, 1'un des plus graves étant le manque de fonds pour payer les policiers et les fonctionnaires, y compris les employés du ministère de la santé. Les agents de santé n'ont pas seulement besoin de recevoir un salaire qui leur permette de vivre, il faut aussi relever leur niveau d'éducation et leur formation et assurer aux services de santé un approvisionnement régulier en matériel et en médicaments ; faute de quoi, 1'inefficacité chronique et le détournement des ressources continueront à empêcher le pays de bénéficier du soutien technique et matériel apporté par toute une série d'organismes ou sous forme d'aide bilatérale. L'OMS apporte une aide en ce sens ; elle contribue aussi à préserver la santé de la population, et ce depuis près de cinq ans, par exemple dans les domaines de l'assainissement et de la lutte antipaludique. La liste des programmes les plus importants comprend notamment ceux qui concernent la gestion et l'intégration des services, l'évaluation et le développement des ressources humaines, la salubrité de 1'environnement, la santé mentale et la lutte contre les maladies. L'OMS continue de répondre de façon efficace aux besoins les plus urgents, qui vont de la lutte contre la schistosomiase à la régulation des naissances. Le Dr Hong Sun Huot rend hommage au Dr Jean-Paul Menu, qui quitte le poste de représentant de l'OMS au Cambodge, pour sa compétence et son dévouement sans bornes. Le Cambodge est ouvert aux échanges d'idées pour résoudre les problèmes qui subsistent: manque d'éducateurs, d'administrateurs, de gestionnaires et de planificateurs ; réglementation insuffisante du secteur privé qui se développe dans un contexte caractérisé par le manque de fonds, par exemple pour l'achat de médicaments essentiels et de matériel ; absence de coordination des programmes de formation des différentes organisations ; absence de coordination également en ce qui concerne les projets de fourniture de produits et services, notamment dans les régions éloignées ; persistance d'un taux élevé de mortalité et de morbidité dfi à la malnutrition et aux mauvaises conditions d'hygiène et d'assainissement, ainsi que d'un

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fort taux de mortalité maternelle lié à 1'absence de soins anténatals et de méthodes d'espacement des naissances.

Le Ministère de la Santé a entrepris de réorganiser ses propres services hospitaliers, de construire un dépôt central de médicaments, d'établir un service ambulancier et de lancer une campagne pour nettoyer la capitale.

Le Dr KOBAYASHI (Japon) félicite le Président de son élection et le Directeur régional des efforts qu'il a accomplis au cours des cinq années de son mandat pour améliorer la situation sanitaire dans la Région. Soulignant la qualité du rapport, il fait observer que la situation politique et économique internationale connaît des changements spectaculaires qui ont des incidences sur les conditions de santé et qui accentuent les disparités. Dans ces conditions, il est important de souligner la nécessité de continuer à investir dans la santé pour soutenir le développement social et économique; le Dr Kobayashi lance un appel pressant en faveur d'un consensus sur ce type d'investissement. Parmi les mesures de lutte contre la maladie indiquées dans le rapport, il loue tout particulièrement les efforts accomplis dans la Région pour 1'éradication de la poliomyélite ; cet objectif devrait pouvoir être atteint en 1995 grâce au soutien des organisations internationales et de groupes de volontaires, soutien qui doit être soigneusement coordonné.

En ce qui concerne le programme de lutte contre le SIDA, le Japon accroît son aide par 1'intermédiaire du Bureau régional et sera 1'hôte de la dixième Conférence internationale sur le SIDA en aoOt 1994.

M. VAIMILI (Samoa) tëlicite les membres du bureau de leur élection et féli.cite aussi le Directeur général de 1'OMS de sa réélection ; il exprime sa fierté et son plaisir de voir quelqu'un de la Région à la tête de l'Organisation et dit sa contiance en la capacité du Dr Nakajima à s'acquitter de sa tâche.

Il exprime sa satisfaction devant la façon dont l'OMS et les autres organisations collaborent à la mise en oeuvre des programmes dans son pays et il approuve entièrement le rapport. Il désire souligner la qualité du leadership du Directeur régional, 1'utilisation

exemplaire des moyens technologiques et des méthodes de gestion administrative modernes,

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1'utilisation judicieuse des ressources et la nécessité de faire preuve de solidarité pour assurer la mise en oeuvre des programmes. M. KOIMANREA (Papouasie-Nouvelle-Guinée) se joint aux autres orateurs pour féliciter les membres du bureau de leur élection et le Directeur général de sa réélection. Il loue le Directeur régional pour son rapport et remercie le personnel du Bureau ainsi que le Représentant de l'OMS dont la coopération a contribué à améliorer la situation sanitaire en PapouasieNouvelle-Guinée. personnel. Grâce à la coopération technique de 1'OMS - qui représente US $4 millions - la PapouasieNouvelle-Guinée a pu renforcer différentes activités, notamment la lutte contre les maladies, 1'épidémiologie et 1'information sanitaire, la planification familiale, la gestion des services de santé bucco-dentaire et de santé en général," ainsi que les services de laboratoire. devrait être éradiquée dans Je pays d'ici l'an 2000. La lèpre En ce qui concerne le paludisme, Il approuve le rapport et attend avec confiance la mise en oeuvre des recommandations qu'il contient, car il ne doute pas de 1'efficacité du Directeur régional et de son

M. Koimanrea vient de présider à l'ouverture d'un symposium national sur la question. Il faut espérer qu'un vaccin antipaludique sera bientôt découvert. Pour ce qui est de la poliomyélite, la situation s'est nettement améliorée. En ce qui concerne 1'orientation future de son pays, M. Koimanrea espère que la collaboration de l'OMS se poursuivra et qu'elle se concentrera sur les points suivants: renforcement de l'appui à la gestion des programmes techniques pour les services ruraux au niveau de la province, du district et de la communauté ; appui aux provinces et aux district où les services sont le plus demandés ; formation des administrateurs de programme au niveau de la province et du district; mobilisation des ressources pour assurer le fonctionnement des services ; mesures axées sur les "besoins de base" au niveau du district et de la communauté en ce qui concerne l'eau et l'assainissement; santé maternelle et infantile, y compris la prévention de la malnutrition et les mesures en faveur d'une maternité sans risque ; amélioration de la prévention et de la lutte contre les infections grâce à 1'amélioration de la nutrition et de la couverture vaccinale ; formation, notamment des agents de santé communautaires. Il prie également 1'OMS de confier ces activités de soutien et de formation à un personnel expérimenté.

La séance est levée à 12h00.

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ANNEXEl

ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT

Dr Nakajima, Dr Han, Mesdames et Messieurs les Représentants, Mesdames et Messieurs, Depuis septembre dernier, j'ai eu le privilège de présider le Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. Cela a été un grand honneur pour moi et pour mon pays, mais aussi une expérience personnelle très enrichissante, grâce aux contacts variés et importants que j'ai établis dans toute la Région au cours de l'année écoulée et qui ont été certainement très utiles aux ministères de la santé de nos pays respectifs. L'Organisation mondiale de la Santé, considérée globalement, est à un stade critique de son existence. Les événements mondiaux récents nous avaient donné l'espoir que les ressources consacrées jusqu'ici aux armements pourraient être orientées vers le secteur social et notamment vers la santé. Malheureusement, cela n'a pas été le cas, comme nous pouvons le constater dans de nombreuses régions du monde. Même si ces changements ont relativement peu touché notre Région, ils ont eu certaines incidences sur nos ressources. Le rôle de l'Organisation dans le nouvel ordre mondial doit être réaffirmé et renforcé. Si nous considérons la situation sanitaire dans la Région, le tableau est un peu plus réconfortant. Toutefois, l'autosatisfaction n'est pas de mise, car l'amélioration de la santé et de la qualité de vie de tous les peuples est une tâche sans tin qui exige toujours davantage de nous. Mesdames et Messieurs les Représentants, vous vous souviendrez que l'année dernière, lors de la quarante-troisième session du Comité régional à Hong Kong, trois des grandes questions que nous avons examinées étaient le rapport annuel sur l'éradication de la poliomyélite, l~s

options en

matière d'assurance de la qualité dans les services de santé et la formation en santé publique. Ces questions sont encore très présentes à notre esprit. Il est encourageant de noter que nous avons continué à progresser dans des domaines comme la réduction de la mortalité infantile et la couverture vaccinale ou la lutte contre les maladies transmissibles. L'allongement de l'espérance moyenne de vie dans la Région et l'augmentation correspondante des maladies ou incapacités liées aux modes de vie constituent un nouveau sujet de préoccupation justifiant une politique de prévention dans cette Région. Le développement socio-économique ne va pas nécessairement de pair avec la prospérité économique. A mesure que le revenu et le pouvoir d'achat augmentent,

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Annexe 1

les problèmes de santé prennent une direction différente. Nous devons orienter nos efforts vers l'éducation pour enseigner aux gens comment mener une vie saine et dépenser avec discernement pour protéger leur santé. En même temps, nous devons prévoir des services de santé adéquats pour faire face à l'augmentation prévisible des maladies dégénératives. Notre Région est hétérogène: on y rencontre à la fois l'abondance et l'absence de ressources, une grande diversité ethnique et culturelle, des pays grands et petits et différentes formes de gouvernement. Dans certains pays, le secteur de la santé ne bénéficie pas toujours des ressources et de l'attention qu'ils méritent et certains gouvernements consacrent l'essentiel de leurs efforts au développement économique national. Il n'est pas facile de considérer comme prioritaires les objectifs à long terme en matière de santé. Néanmoins, il est encore possible aux institutions financières internationales et régionales d'aider ces pays avant qu'il ne soit trop tard. Les efforts considérables que les pays riches, notamment ceux de la Région, ont accompli en ce sens, soit par 1'intermédiaire de 1'OMS, soit dans un cadre bilatéral, sont extrêmement positifs. Je suis sür que vous vous joindrez à moi pour souhaiter que cette étroite collaboration et ce partenariat entre pays et avec l'OMS continuent à se développer. A ce propos, je voudrais rendre hommage aux organismes internationaux non gouvernementaux pour leur aide précieuse au cours de l'année écoulée. et de médicaments contre la lèpre ou pour la prévention de Leur contribution, la cécité, mérite notamment dans le domaine de la fourniture de vaccins en vue de l'éradication de la poliomyélite une mention particulière au nom des millions de personnes qui en ont bénéficié. Je saisis cette occasion pour les remercier chaleureusement de leur générosité et de l'intérêt qu'ils portent à l'amélioration de la santé des peuples de la Région. Leur appui est particulièrement important car il renforce la crédibilité des programmes et de l'Organisation elle-même. Avec l'éradication de la

poliomyélite d'ici à 1995 et l'élimination de la lèpre qui suivra, tous les regards se tourneront certainement vers la Région du Pacifique occidental, et ces succès rejailliront sur l'ensemble de ses Etats Membres. Je n'ai pas l'intention de rappeler dans le détail nos succès individuels et collectifs de l'année écoulée. Je me contenterai de dire que les progrès considérables que nous avons réalisés dans de nombreux domaines nous rapprochent de l'objectif de la santé pour tous d'ici l'an 2000. Les problèmes qui subsistent dans notre Région sont complexes et profondément enracinés. La tuberculose et le paludisme, pour ne citer que deux exemples, s'avèrent plus tenaces que nous

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Annexe 1

ne l'avions prévu et il faudra renforcer les stratégies de lutte contre ces maladies. Il y a aussi la menace du SIDA : il est trop tôt pour juger de la progression de ce fléau, mais nous avons des raisons de penser que les mesures préventives que nous prenons vont dans la bonne direction. Le progrès s'ac~ompagne

malheureusement toujours de problèmes d'environnement. Le changement

de modes de vie, les maladies chroniques dégénératives et le vieillissement de la population nous amènent à accorder de plus en plus d'attention aux efforts de promotion de la santé à l'intention de tous les secteurs de la société. Nous savons tous que, du point de vue financier, l'année a été difficile pour l'OMS et en particulier pour la Région du Pacifique occidental. Nous sommes parfaitement conscients de la difficulté de la tâche du Directeur régional, le Dr Han, qui a dO répartir équitablement des ressources limitées pour répondre aux besoins en matière d'assistance technique ou scientifiqtfe. Les Etats Membres 1'ont appuyé sans réserve et je suis sOr que cette collaboration loyale se poursuivra au cours des prochaines années. Il serait tragique que nous ayions à sacrifier des programmes de santé essentiels pour des raisons financières. Dans ce contexte, il n'est peutêtre pas déplacé de demander clairement si notre Région reçoit bien sa juste part de ressources, compte tenu du fait qu'elle est la plus peuplée et la plus étendue. Il est d'autre part bien établi que toutes les sommes qui lui ont été attribuées jusqu'ici ont été judicieusement dépensées pour 1'amélioration de la santé des peuples qui la composent. Face aux graves problèmes auxquels nous

sommes confrontés, je suis sOr que vous conviendrez avec moi que J'OMS pourrait faire encore mieux si une plus grande proportion des fonds était mis à la disposition des pays de cette Région. Certes, nous aurons 1'occasion plus tard de débattre de cette question et de la nécessité de trouver des ressources supplémentaires, mais nous devons aussi prendre des mesures nous-mêmes pour désigner les programmes prioritaires et mieux les cibler. Je suis personnellement heureux des initiatives prises en faveur des populations urbaines défavorisées. Les réunions interpays sur la toxicomanie, le SIDA, le paludisme, etc., continueront à bénéficier de tout notre appui, car ces problèmes et ces maladies ignorent les frontières géographiques et ne peuvent être combattus que par un effort conjoint des pays et des régions concernés. Les six programmes prioritaires de la Région ont connu un nouvel essor et il est réconfortant de noter la prise de conscience et les progrès réalisés dans ce domaine. En conclusion, nous pouvons dire qu'au cours de l'année écoulée, nous avons recueilli les fruits d'une coopération accrue dans le domaine de la santé et des problèmes connexes.

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Annexe 1

11 me reste encore une tâche particulièrement agréable à accomplir avant que nous élisions le Président de la quarante-quatrième session du Comité régional, c'est celle de transmettre nos félicitations au Dr Nakajima pour sa réélection au poste de Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous espérons que le renouvellement de votre mandat, Dr Nakajima, vous permettra de revoir les conditions d'attribution des fonds à notre Région et que vous lui accorderez un appui encore plus grand au cours de votre deuxième mandat. Avant de conclure, je voudrais exprimer mes sincères remerciements au Directeur régional, le Dr Han, pour son dévouement sans faille et son excellent travail dans la Région. A vous tous, Mesdames et Messieurs les Représentants et chers confrères, je désire manifester ma gratitude en vous remerciant du grand honneur que vous m'avez fait lorsque vous m'avez choisi comme Président de cette auguste assemblée. souviendrai longtemps avec tïerté. Merci à tous. Mes meilleurs voeux vous accompagnent. Ce fut un privilège dont je me

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ANNEXE2

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL

Monsieur le Président, Honorables représentants, Chers collègues, Mesdames et Messieurs,

Comme le veut la tradition, la tâche m'incombe, mais c'est aussi pour moi un heureux privilège, de vous retrouver à l'occasion de votre Comité régional et, ainsi que je l'ai fait au cours de ces cinq dernières années, de vous tenir informés de l'évolution de l'OMS et de ses activités dans le monde. Les turbulences politiques et les crises financières qui ont sévi dans le monde entier n'ont pas épargné 1'Organisation mondiale de la Santé ni le secteur de la santé de la plupart des pays. Apparaissant de plus en plus comme une importante question sociale et économique, la santé est finalement devenue un enjeu politique majeur. L'opinion place aujourd'hui souvent la santé au premier rang de ses préoccupations et elle attend des gouvernements qu'ils se montrent à la hauteur de leurs responsabilités dans ce domaine. L'impact économique de la santé s'est aussi fait sentir : outre le poids des dépenses que lui consacrent les budgets nationaux, elle apparaît comme un investissement potentiel dans une industrie de services en pleine expansion, comme un investissement dans 1'être humain et 1'avenir de notre planète et, enfin, comme une condition préalable à la pérennité du développement humain. Ainsi politisée, la santé va devenir un domaine plus difficile, plus sensible et plus concurrentiel aux niveaux national et international, mais surtout au niveau local. Cet environnement politique donne néanmoins naissance à des opportunités nouvelles. Nous devons les examiner attentivement et les utiliser au mieux pour améliorer la santé de tous les peuples du monde. Nous devons gagner la bataille pour la survie et le bonheur de l'humanité. A J'OMS, nous devons nous adapter et relever Je défi par des approches novatrices des systèmes de santé et des interventions dans le domaine de la santé. Les initiatives et les activités de l'OMS se poursuivent et atteindront leurs objectifs. La dracunculose sera éliminée d'ici à 1995. publique d'ici l'an 2000. éradiquée en l'an 2000. La lèpre ne constituera plus un problème de santé Nous pouvons raisonnablement compter que la poliomyélite aura été Le programme OMS de lutte contre l'onchocercose en est à sa phase

finale, à savoir la dévolution au niveau local, assortie d'un appui international pour l'aménagement

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Annexe2

des terres et la réinstallation des habitants sur les 24 millions d'hectares rendus exempts d'onchocercose. Malgré la gravité de la pandémie de choléra, les taux de létalité ont accusé une baisse sensible dans le monde entier. Les programmes OMS de lutte contre les maladies diarrhéiques et de lutte contre les infections respiratoires aiguës ont progressé régulièrement. Le programme élargi de vaccination a déjà couvert 80 % des enfants dans le monde. Si la pérennité peut être réalisée, ces trois derniers programmes contribueront ensemble à prévenir chaque année la mort de sept millions et demi d'enfants. etlorts de recherche et de développement. Pour mener à bien la tâche de l'OMS, nous pouvons nous tïer à la sagesse de notre Constitution. La mission et les principes fondamentaux qu'elle propose pour l'OMS restent valables aujourd'hui. Je me suis engagé auprès de tous les Etats Membres de l'OMS, pendant mon deuxième mandat de Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, à poursuivre la réalisation de notre but commun de la santé pour tous au moyen des soins de santé primaires. "La santé pour tous" doit demeurer notre idéal commun- idéal d'un monde où tous les peuples et toutes les personnes bénétïcieront de soins de santé de base d'un coat abordable et d'une qualité acceptable. La paix et le développement durable, l'équité et la démocratie sont les principes qui doivent guider le développement sanitaire. Il ne peut y avoir de paix durable sans justice sociale et sans harmonie. Le développement humain durable doit être à la fois économique et social. Il ne sera réalisé que lorsque tous les peuples, toutes les personnes et toutes les communautés participeront librement et auront la possibilité d'accroître leur propre potentiel. Cela suppose 1'exercice de la démocratie et le respect des droits de l'homme. Dans les programmes de 1'OMS, cela se traduit en termes de "participation communautaire", de "justice sociale" et d'"équité". Ces.principes ne sont pas de simples tïgures de rhétorique. partenariat pragmatique. Le nouveau partenariat pour la santé en faveur duquel j'ai lancé un appel à la session de janvier du Conseil exécutif cette année, et qui a été approuvé en mai par l'Assemblée mondiale de la Santé, traduit mon souci de voir l'action sanitaire et la coopération en santé empreintes de pragmatisme et de démocratie. Par ce nouveau partenariat, tous les acteurs sociaux seront encouragés à assumer une part de responsabilité dans l'effort total nécessaire pour réaliser la santé pour tous et 1'accès de tous aux soins et aux services de santé. Notre nouveau partenariat Ils doivent servir à réglementer l'action, dans un Le programme mondial de lutte contre le SIDA continue de renforcer son soutien aux programmes nationaux de lutte contre le SIDA ainsi qu'aux

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Annexe 2

pour la santé, grâce à l'action concertée et à la synergie ainsi créée, assurera une plus grande efficacité. Il privilégiera aussi la pérennité sous l'effet de l'engagement permanent de tous les acteurs concernés, au sein du secteur de la santé et au-delà. La santé prenant plus d'importance dans le ch~p

élargi de la politique publique, l'OMS favorisera et dirigera les alliances

interdisciplinaires, intersectorielles et interorganisations pour la santé. Pour relever les défis d'un environnement en mutation, l'OMS s'est elle-même lancée dans un processus de réforme interne approfondie de ses structures et de ses méthodes de travail. J'estime pour ma part, et je tiens à le souligner ici, que toute réforme doit finalement viser à améliorer la pertinence et le travail des services de l'OMS dans les pays. Nous devons être prêts, et équipés en conséquence, à aider les pays à mettre au point leurs systèmes de santé et à réformer leur politique de santé. Les réformes sont rendues nécessaires dans le monde entier par les jeux combinés des changements mondiaux et de l'actuelle transition épidémiologique. La nature et la portée de la pandémie de SIDA et la résurgence des maladies transmissibles telles que la tuberculose, Je paludisme et le choléra constituent des problèmes de santé publique qui revêtent aussi une dimension socio-économique et politique considérable. L'évolution des modes de vie, influencée par les structures du marché et les pratiques commerciales, s'accompagne d'un accroissement des maladies non transmissibles et des problèmes psychosociaux comme l'abus des drogues, la violence et les suicides. Les modifications de l'environnement mondial donnent naissance à de graves problèmes de santé, ainsi l'augmentation sensible des maladies respiratoires telles que l'asthme. La récession économique, le chômage, les migrations, les réfugiés, le vieillissement et d'autres facteurs démographiques ont tous un impact sérieux sur la santé et les politiques publiques des pays industrialisés comme des pays en développement. L'explosion technologique et informationnelle a profondément modifié les pratiques dans le domaine des soins de santé, les rôles et les responsabilités des professionnels des soins de santé et leurs relations avec les malades qui exigent maintenant d'être reconnus comme des interlocuteurs et des partenaires à part entière. De nouvelles questions éthiques et juridiques se posent. Tous ces changements nécessitent une réforme des politiques publiques et, dans ce cadre, une réforme de nos systèmes de soins de santé et de nos approches dans ce domaine. Ils nous obligent aussi à redéfinir clairement et à revoir la répartition des responsabilités pour la formulation, la coordination et la mise en oeuvre des politiques de santé publique, tant au niveau

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Annexe2

national qu'au niveau international. C'est dans ce contexte que l'OMS a entrepris son processus de réforme. Depuis la dernière session de votre Comité régional, le Groupe de travail du Conseil exécutif sur l'adaptation de l'OMS aux changements mondiaux a achevé son rapport et a présenté ses recommandations

à la Quarante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé et au

Conseil exécutif. En application des résolutions de 1'Assemblée et du Conseil sur ces questions, le Secrétariat s'est aussi inspiré du rapport spédal du Commissaire aux Comptes et des recommandations du Corps commun d'inspection des Nations Unies sur la décentralisation. Après avoir soigneusement examiné le Rapport du Groupe de travail et ses incidences pratiques, le Secrétariat a élaboré des propositions concrètes à 1'intention du Comité du programme du Conseil exécutif qui s'est réuni au mois de juillet dernier. Le Secrétariat a proposé un certain regroupement des 47 recommandations du Groupe de travail et déterminé les actions prioritaires, ainsi qu'un cahmdrier provisoire pour leur mise en oeuvre. Le Comité du programme du Conseil exécutif a examiné nos propositions et formulé ses propres observations et suggestions qui seront soumises à votre attention pendant cette session de votre Comité régional. Le Comité du programme doit se réunir à nouveau au mois de novembre pour finir d'examiner les recommandations du Groupe de travail et leur suivi, compte tenu des vues exprimées par les comités régionaux. Il étudiera notamment le mandat du Comité du Budget et des Finances dont la création a été proposée pour aider le Conseil exécutif. Au Siège, le processus de réforme est en cours. Je mets 1'accent sur la gestion, de façon à rationaliser la prise des décisions. Le dialogue permanent que j'ai instauré avec les Directeurs régionaux sera officialisé dans le cadre du Conseil de la Politique mondiale, qui se composera en outre des Sous-Directeurs généraux et du Directeur du Centre international de Recherche sur le Cancer. Ce Conseil de la Politique mondiale renforcera 1'élaboration, la coordination, 1'exécution et la mise à jour des politiques de 1'OMS. Un Comité du Développement de la Gestion réunira les Sous-Directeurs généraux, les Directeurs exécutifs et les Directeurs de la Gestion des Programmes des six Régions de 1'OMS, qui représenteront les Directeurs régionaux. Ce Comité renforcera le lien entre la gestion des programmes et du budget du Siège et celle des bureaux régionaux. Pour aider le Directeur général à coordonner et à élaborer les stratégies et dans ses fonctions de communication, d'information et de direction, j'ai créé un Cabinet qui assurera aussi le secrétariat du Conseil de la Politique mondiale et du Comité du Développement de la Gestion.

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Annexe2

L'activité de l'OMS se déploiera suivant quatre grandes directions politiques: intégration de la santé dans les politiques publiques ; équité et qualité ; promotion et protection de la santé et, enfin, prévention des maladies et activités de lutte. Une liste ordonnée révisée des programmes est en cours d'achèvement. Elle proposera six grands programmes et activités. Dans le cadre du neuvième programme général de travail, la réorganisation et le regroupement des activités et des compétences seront subordonnés à des résultats cibles. Les priorités seront évaluées sur une base à la fois technique et financière. Des buts et des cibles réalistes seront définis pour faciliter la

surveillance et 1'évaluation régulières qui, à leur tour, serviront de base à nos propositions pour le budget programme biennal, dans le cadre général de notre stratégie de la santé pour tous. Conformément aux recommandations du Groupe de travail du Conseil exécutif, nous mettons sur pied un processus de publication d'évaluations annuelles de la situation sanitaire mondiale. Enfin, pour réduire au maximum la bureaucratie et renforcer encore la transparence et la responsabilité, nous ajustons nos procédures financières et nos structures administratives. Des changements sont actuellement apportés dans la préparation du projet de budget programme pour 1996~ 1997.

Je ferai rapport sur toutes ces mesures et propositions au Conseil exécutif en janvier 1994 et à la Quarante-Septième Assemblée mondiale de la Santé en mai 1994.

Quand le Comité du programme s'est réuni au mois de juillet, j'ai souligné que le suivi d'un certain nombre de recommandations concernant les réformes pouvait être assuré directement par le Siège, mais que d'autres recommandations, d'un caractère mondial, devraient être appliquées en coordination avec 1'ensemble du système des Nations Unies. Et que d'autres encore, concernant les Région et les pays, devraient être mises en oeuvre conjointement par le Siège de 1'OMS et toutes les Régions de l'OMS. Ainsi en est-il de l'examen des méthodes actuelles de délégation des pouvoirs entre le Siège et les bureaux régionaux, ainsi qu'entre les bureaux régionaux et les bureaux dans les pays. Cela concerne aussi la redéfinition des fonctions et des méthodes de formation et de recrutement des représentants de l'OMS dans les pays. En tant que réseau sanitaire mondial, l'OMS rassemble tout un éventail de compétences et de connaissances. Les Etats Membres doivent pouvoir avoir accès librement et rapidement au potentiel de l'OMS, à tous les niveaux et quelle que soit leur situation géographique. Pour faciliter ce processus, on devrait pouvoir faire davantage appel aux équipes interpays et aux missions interrégionales.

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COMITE REGIONAL : QUARANTE-QUATRIEME SESSION

Annexe 2

S'il appartient aux comités régionaux de décider de leurs propres méthodes de travail, cette prérogative a des incidences sur le calendrier et 1'harmonisation des réformes dans 1'ensemble de 1'OMS. En fait, toute proposition définitive visant à améliorer la planification des politiques, la capacité d'analyse et les systèmes d'information, à quelque niveau que ce soit, nécessitera une coordination d'ensemble entre les pays, les Régions et le Siège. Honorables représentants, chers collègues, je suis venu demander votre soutien et votre participation. Je vous invite instamment à participer activement, en tant que partenaires à part entière, à l'important processus de réforme que nous avons lancé ensemble. Je vous demande, en tant que Comité régional du Pacitïque occidental, de créer un groupe de travail de la façon que vous jugerez la plus appropriée, pour examiner les recommandations faites au niveau mondial, dans la mesure où elles s'appliquent à votre Région et à vos pays. Vos suggestions et recommandations initiales pourront ensuite être soumises, dans un rapport intérimaire de votre Directeur régional, au Conseil exécutif de 1'OMS en janvier 1994. Un rapport plus complet sera présenté au Conseil enjanvier 1995. L'OMS est le seul réseau sanitaire mondial qui ait une approche globale de la santé et qui ait choisi de privilégier 1'impact à long terme et la pérennité. Elle compte aujourd'hui 187 Etats Membres. Elle a toujours servi tous les peuples du monde sans exception. Elle a une longue tradition de neutralité politique et de grande exigence technique et éthique. Nous devons maintenir cette tradition tout en améliorant notre travail et en donnant la preuve de notre capacité à nous adapter à notre environnement. A la veille du vingt et unième siècle, la région Asie-Pacifique a créé ce que 1'on qualifie de "miracle asiatique", modèle abouti dont tous devraient s'inspirer. Un dur labeur et un vivant

.

esprit d'entreprise, parallèlement à la démocratisation du processus politique, telles sont les bases du succès économique de cette région. La Région du Pacifique occidental, en effet, a tout lieu d'être fière de ce démarrage économique et social. Le fait que la plupart des pays ont atteint, ou atteindront bientôt, les indicateurs sanitaires cibles qu'ils s'étaient fixés pour l'an 2000 témoigne de 1'élan des politiques de développement sanitaire dans la Région. Même les pays pauvres en devises ont nettement amélioré leur infrastructure et étendu la couverture des soins de santé primaires. C'est ainsi que le programme élargi de vaccination a bien progressé et que la lutte contre les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës s'est poursuivie, tandis que

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Annexe2

des activités novatrices ont été lancées. Dans l'ensemble, la Région a fait de grands pas en avant dans la lutte contre la lèpre, contre la tuberculose et contre la poliomyélite. Je suis certain que vous voudrez tous préserver cet acquis et consolider votre leadership dans le développement sanitaire. Leadership et créativité sont à coup sOr nécessaires pour soutenir tous les défis du siècle prochain dans le domaine de la santé et de la gestion. Aujourd'hui, tant l'OMS que ses Etats Membres doivent faire face à la perspective d'une diminution des ressources tandis que les besoins augmentent et se diversifient. Dans cet environnement, ainsi que 1'a souligné au Comité du programme en juin dernier votre Directeur régional, le Dr Han, l'OMS "ne peut tout simplement continuer à en faire toujours davantage avec moins". L'OMS doit apprendre à faire les choses différemment pour les faire mieux encore et de façon plus économique, en collaboration avec ses Etats Membres. Dans certains pays de la Région, on s'attend à ce que les coOts généraux liés à la santé doublent au cours de ces dix prochaines années en raison du vieillissement rapide de la population. On estime aussi que, dans ces pays, le nombre des travailleurs qui financent les citoyens âgés pourrait baisser d'environ 30 %. Pendant ce temps, la Région reste aux prises avec des problèmes de santé difficiles comme le paludisme, le choléra et la menace de SIDA et son impact probable sur la tuberculose. Je crois en outre, en cette époque d'industrialisation galopante, que nous devons tous continuer d'appeler l'attention des décideurs sur la santé et les questions de sécurité. Nous devons en particulier convaincre tous les acteurs politiques et sociaux que la croissance économique et une productivité accrue ne peuvent être obtenues aux dépens de la sécurité des travailleurs. Aller contre ce principe serait inefficace et, finalement, extrêmement coOteux en termes de ressources humaines et financières. Les mêmes précautions devront être prises en ce qui concerne la gestion et la prévention des risques liés à la salubrité de l'environnement. Je voudrais rappeler ici ce qu'a un jour déclaré le Président des

Philippines, M. Fidel Ramos : "Dans tout pays où des changements économiques ont été menés à bien, la clé a été un consensus national en faveur du changement". Ce consensus en faveur du changement et du développement économiques sera menacé tant que la santé, l'emploi, la sécurité et le bien-être de tous les groupes de la population ne bénéficieront pas de la même attention. Ce qui vaut au niveau national doit aussi être défendu au niveau international.

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Annexe2

Je continuerai personnellement à faire valoir auprès de la communauté internationale que la solidarité est notre meilleur investissement pour la sécurité ; que la solidarité et l'aide au développement ne doivent pas se limiter à une éphémère compassion. engagements à long terme. Elles supposent des Elles doivent préparer la mise au point et la pérennité des

infrastructures sanitaires. Il n'existe pas de solutions toutes prêtes au SIDA, à la tuberculose, au paludisme, aux maladies cardio-vasculaires, au cancer, au choléra et à la malnutrition. La prévention et le traitement de ces problèmes de santé nécessitent une planification de longue haleine, des recherches, une formation et des investissements, ainsi que des interventions multisectorielles. Le développement sanitaire et le développement économique national durable sont interdépendants. L'un et l'autre dépendent largement à leur tour de relations économiques internationales justes et stables. Pour les populations vulnérables et les pays les plus démunis, 1'OMS a lancé une initiative de coopération intensit1ée à la tïn de 1988. Celle-ci a reçu un accueil très positif, non seulement parmi ses bénéficiaires mais aussi parmi les donateurs bilatéraux et multilatéraux. J'ai l'intention de faire de cette initiative, qui est désormais une activité majeure, 1'une de nos premières priorités dans une OMS réformée. Sa réussite passe toutefüis par une collaboration étroite entre le Siège et les Régions, élément clef de notre processus de réforme. Dans un monde où les relations entre pays sont de plus en plus complexes et interdépendantes, dus forces puissantes conduisant aussi à la fragmentation sont à l'oeuvre. C'est là un risque majeur réel. ensemble solide. Pour être parfaitement efticace, notre Organisation doit former un La diversité est 1'un des principaux atouts de l'Organisation mondiale de la

Santé. Nos Régions sont la substance même de cette diversité. La fragmentation la viderait de sens et 1'entraînerait vite vers la désintégration. L'OMS doit être une. La décentralisation peut et doit aller de pair avec l'unité de but etla coordination des ressources, de 1'action et de 1'information. Elle doit être souple, et prête à la fois à rendre des comptes. Pour une et1ïcacité maximum, les structures et les programmes de l'OMS doivent présenter une cohérence interne. Ils doivent aussi être en rapport direct avec les besoins de nos Etats Membres, et adaptés à ces besoins. réforme est donc indispensable. succès final du processus de réforme de 1'OMS. Votre participation au processus actuel de En définitive, l'apport des Régions sera déterminant pour le

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Annexe2

Notre objectif ultime, dans la réforme de l'OMS, dépasse largement le renforcement de l'OMS en tant que l'un des principaux organismes de développement des Nations Unies. Il ne s'agit pas moins que de garantir 1'avenir de la coopération sanitaire mondiale. Il s'agit d'améliorer la santé non.pas seulement de quelques-uns, mais celle de tous les peuples du monde, y compris les groupes les plus vulnérables. Aujourd'hui, contrairement aux attentes de 1'après-Guerre froide, les pays pauvres souffrent plus que jamais. Les catastrophes naturelles, mais aussi celles qui sont dues à 1'homme, et en particulier les guerres, font des millions de victimes et interdisent à des millions de personnes, dans un état de santé précaire, de mener une vie productive. Pendant ce temps, les pays riches, malgré leurs difficultés relatives, continuent de jouir d'une santé toujours meilleure et de vivre dans la paix. La responsabilité morale doit nous incomber à tous de combattre la souffrance et l'injustice. J'en appelle donc au monde pour qu'il s'unisse et réalise la paix par la santé et le développement. Honorables représentants, chers collègues, je serai heureux de prendre connaissance de vos avis et de vos recommandations. Je vous remercie de votre attention.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé