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OUTBREAK NEWS : Poliomyelitis outbreak spreads across Yemen; case confirmed in Indonesia = LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES : Propagation de poliomyélite à travers le Yémen : confirmation d'un cas en Indonésie

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Texte intégral

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OUTBREAK NEWS

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LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES

Poliomyelitis outbreak spreads across Yemen; case confirmed in Indonesia On 29 April 2005,18 new cases of polio were confirmed in Yemen, bringing the reported total number associated with the outbreak in the country to 22. Prior to this outbreak, Yemen had never detected a wild poliovirus since acute flaccid paralysis (AFP) surveil­ lance began in 1996. Laboratory investiga­ tion has confirmed that the virus responsible for the Yemen outbreak is very closely genet­ ically related to wild poliovirus currently circulating in Sudan. The first indication of the outbreak was the confirmation of 4 polio cases on 20 April 2005 in Hudeida governorate, in the south­ western part of the country on the Red Sea coast. The latest 18 cases were reported from five governorates, including the country’s capital Sana’a. Ongoing field investigations have identified additional AFP cases in the affected governorates - these cases are currently being investigated. Teams of Ministry of Health and WHO epide­ miologists are investigating the outbreak and planning for an appropriate immuniza­ tion response - the immunization response will be nationwide. It is planned to use the recently developed monovalent oral polio vaccine type 1 (mOPVl). This new vaccine enables a precisely tailored immunological response to the type 1 poliovirus that is causing the outbreak. Compared with the commonly used trivalent OPV, which offers protection against all 3 types of wild poliovirus, mOPVI provides a greater immu­ nity to type 1 wild poliovirus with fewer doses. Yemen had already conducted 1 natio­ nal immunization round from 11 to 14 April

Propagation de poliomyélite à travers le Yémen: confirmation d'un cas en Indonésie Le 29 avril 2005,18 nouveaux cas de polio ont été confirmés au Yémen, portent à 22 le nombre total de cas signalés en association avec cette flambée dans le pays. Avant cette flambée, plus aucun poliovirus sauvage n’avait été détecté au Yémen depuis la mise en place dans le pays d’une surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA), en 1996. Des analyses de laboratoire ont confirmé que le virus responsable de la flambée est généti­ quement étroitement apparenté au poliovirus sauvage actuellement en circulation au Soudan. Le premier indicateur de la flambée a été la confirmation de 4 cas de polio le 20 avril 2005 dans le gouvernorat de Hudeida, au sud-ouest du pays, sur la côte bordant la mer Rouge. Les 18 derniers cas ont été signalés par 5 gouvernorats, y compris Sana’a, la capitale du pays. Les enquêtes en cours sur le terrain ont identifié des cas de PFA supplémentaires dans les gouvernorats touchés - cas qui sont actuellement analysés. Les équipes du Ministère de la santé et les experts de TOMS étudient la flambée et planifient une réponse immunologique adaptée - la réponse immunologique se fera à un niveau national. Ils ont l’intention de faire appel au vaccin antipolio­ myélitique oral monovalent type 1 (VPOml), récemment mis au point. Ce nouveau vaccin permet d’obtenir une réponse immunologique précisément adaptée au poliovirus de type 1 à l’origine de cette flambée. Par comparaison avec les VPO trivalents couramment utilisés, qui offrent une protection contre l’ensemble des 3 types de poliovirus sauvage, le VPOml confère une plus grande immunité à l’égard du polio­ virus sauvage de type 1, avec des doses adminis­ trées plus faibles. Le Yémen a déjà procédé à une 157

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 3 3 4.5.000 5.2005 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

2005 prior to confirmation of the outbreak, as the country was considered to be at high risk of importation of wild poliovirus from nearby Sudan, where an outbreak of polio is continuing. On 21 April 2005, wild poliovirus type 1 was detected and reported by the national polio laboratory in Bandung, Indonesia. On 2 May 2005, this result was confirmed by the global reference laboratory in Mumbai, India. The case, an 18 month-old child from Sukabumi district, West Java, had onset of paralysis on 13 March 2005. The Ministry of Health of Indonesia, supported by WHO, immediately initiated a detailed investigation in the district and surrounding areas, as well as an outbreak response immunization in the immediate surroundings of the case. Additional AFP cases have been identified and are under investigation. The findings of the recent investigation suggest recent introduction of wild poliovirus: genetic analysis of the virus demonstrates that its origin is in west Africa, similar to the viruses which caused an outbreak in 2003–2004 in that region. Further analysis suggests the virus traveled to Indonesia through Sudan, and is similar to recently isolated viruses in Saudi Arabia and Yemen. Indonesia had been polio-free since 1995. The Ministry of Health of Indonesia is also planning a wide-scale immunization response. Experience in polio eradication demonstrates that outbreaks can be quickly contained with high-quality immunization campaigns which reach every child aged under 5 years. Global eradication efforts have reduced the number of polio cases from 350 000 annually in 1988 to 1267 cases in 2004. Six countries remain polio-endemic, with a further 6 where polio transmission has been reestablished. Further information www.polioeradication.org is available at

campagne de vaccination de masse du 11 au 14 avril 2005, époque à laquelle ce pays était considéré comme exposé à un risque élevé de réinfection par la polio en provenance du Soudan voisin, où une flambée de cette maladie continue de sévir. Le 21 avril 2005, le poliovirus sauvage de type 1 a été dépisté et signalé par le laboratoire national de référence pour la poliomyélite de Bandung, Indonésie. Le 2 mai 2005, ce résultat a été confirmé par le laboratoire mondial de référence pour la polio de Mumbai, Inde. Le cas, un bébé de 18 mois originaire du district de Sukabumi, à l’ouest de Java, a commencé a développer une paralysie le 13 mars 2005. Le Ministère de la santé d’Indonésie, soutenu par l’OMS, a immédiatement demandé une étude approfondie dans le district et les zones avoisinantes, et a apporté une réponse immunologique adaptée à cette flambée dans la région directement concernée par ce cas. Des cas supplémentaires de PFA ont été identifiés et sont en cours d’analyse. Les résultats des études récemment menées suggèrent une introduction récente du poliovirus sauvage l’analyse génétique du virus prouve qu’il est originaire de l’Afrique de l’ouest et similaire aux virus responsables d’une flambée dans cette même région en 2003-2004. Des analyses plus poussées suggèrent que le virus est arrivé en Indonésie en transitant par le Soudan et qu’il est identique à des virus récemment isolés en Arabie saoudite et au Yemen. L’Indonésie est exempte de poliomyélite depuis 1995 et là encore, le Ministère de la santé prévoit d’apporter une réponse immunologique à grande échelle. L’expérience que l’on a en matière de poliomyélite prouve que les flambées peuvent être rapidement circonscrites avec des campagnes de vaccination de haute qualité visant les enfants de moins de 5 ans. Les efforts mondiaux d’éradication ont permis de réduire le nombre de cas de polio de 350 000 par an en 1988 à 1267 en 2004. Six pays demeurent des zones d’endémie poliomyélitique et 6 autres sont le cadre d’un rétablissement de la transmission de la polio. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site: www.polioeradication.org

Marburg haemorrhagic fever, Angola1 As of 27 April 2005, the Ministry of Health in Angola has reported 275 cases of Marburg haemorrhagic fever. Of these cases, 255 were fatal. In Uige Province, which remains the epicentre of the outbreak, 266 cases, of which 246 have been fatal, were reported as of 28 April. With all control measures – teams, equipment and protocols – needed to contain the outbreak now in place, extreme care must be taken to guard against any practices that could again amplify transmission. At this point in the outbreak, an amplification event would be a setback capable of extending the presently intense containment efforts for several weeks. During past outbreaks of viral haemorrhagic fevers, such events have historically resulted in an additional 2 transmission cycles and a second wave of cases. Control operations in Uige have experienced some recent setbacks. On 2 occasions, 2 weeks ago, doctors at Uige’s large provincial hospital were directly exposed to blood from patients with Marburg haemorrhagic fever being treated on general wards, without adequate infection 158

Fièvre hémorragique de Marburg, Angola – mise à jour1 Au 27 avril 2005, le Ministère de la Santé angolais avait notifié 275 cas, dont 255 mortels. Dans la province d’Uige, qui demeure à l’épicentre de la flambée, on avait enregistré au 28 avril 266 cas, dont 246 mortels. Toutes les mesures de lutte nécessaires – équipes, matériel et protocoles – étant désormais en place pour endiguer la flambée, il faut prendre les plus grandes précautions pour éviter toute pratique susceptible d’amplifier de nouveau la transmission. A ce point de la flambée, un tel événement serait un revers qui pourrait prolonger de plusieurs semaines la nécessité de poursuivre les efforts intenses déployés actuellement. Dans le passé, pour d’autres flambées de fièvres hémorragiques virales, on a observé dans de telles situations la survenue de deux cycles supplémentaires de transmission et d’une deuxième vague de cas. Les opérations de lutte à Uige ont connu récemment quelques revers. A deux reprises, il y a 2 semaines de cela, des médecins du grand hôpital provincial à Uige ont été exposés directement à du sang de patients atteints de la fièvre hémorragique de Marburg dans des services de médecine générale, sans avoir pris les WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 18, 6 MAY 2005

control. The doctors are under observation. These highrisk exposures should not have occurred. Such incidents indicate that infection control procedures at the hospital have been seriously compromised. They occurred despite a system put in place, and supported by equipment and training, to safely screen new admissions for exposure history and fever and ensure the separation of possible cases from patients on the general wards. In another recent incident, the body of a deceased patient was left, uncleaned and uncollected, on an open ward for more than 8 hours, placing hospital staff and other patients at risk. In another incident, a severely ill baby admitted to the paediatric ward was placed in a cot, without disinfection, immediately after the body of another baby, who died from the disease, had been removed. In line with cultural practices, mothers are present on the paediatric ward and share the care of severely ill children, thus also sharing the exposure risk. Under such conditions, amplification of transmission is highly likely to occur. Had safety protocols, set in place by the international team, been followed, none of these incidents would have occurred. Closing of the hospital has been considered but is not a viable option. Such a step would deprive many patients of potentially life-saving care while redirecting others to private clinics, where conditions and practices are even more unsafe and even more likely to result in additional cases. On 28 April 2005, the Minister of Health, accompanied by a vice-minister and the head of the WHO office in Angola, flew to Uige to investigate the situation, find solutions and oversee their implementation. The officials have recognized that strong measures will be needed to ensure that patients admitted to the hospital for other conditions are not placed at risk of Marburg virus infection. The first steps to correct the situation were put in place on 29 April 2005, and involve the collaboration of ministry officials, WHO and Médecins Sans Frontières. WHO has decided to strengthen the presence in Uige of international staff specialized in infection control. WHO welcomes the direct intervention of ministry officials. This high-level support should help ensure that containment measures, previously set in place and of proven efficacy, are restored and fully adhered to. Investigation of several recent fatalities in Uige indicates a clear link between home-based treatments using unsafe syringes and spread of the virus. This problem is being addressed urgently. A massive door-to-door campaign, supported by banners and posters throughout Uige municipality, was launched on 28 April 2005 to inform residents of the associated dangers and collect and safely destroy syringes. The campaign continued on 29 April 2005. Ⅲ

précautions anti-infectieuses de rigueur. Ces médecins sont sous observation. Ces expositions n’auraient pas dû avoir lieu. De tels incidents montrent que les procédures de lutte contre l’infection ont été sérieusement compromises au sein de l’établissement. Ils se sont produits malgré le système, le matériel et les formations mises en place, pour admettre les nouveaux patients en contrôlant leurs antécédents et des fièvres éventuelles puis veiller à séparer les cas possibles du reste des patients dans ces services. Lors d’un autre incident récent, le corps d’un patient décédé est resté plus de 8 heures dans un service ouvert, sans avoir été nettoyé ni récupéré, ce qui a exposé le personnel et les autres patients de l’hôpital au risque infectieux. Une autre fois, un nourrisson gravement malade a été admis dans le service pédiatrique et placé dans un berceau, qui n’avait pas été désinfecté, immédiatement après avoir enlevé un autre enfant, décédé de la maladie de Marburg. Conformément aux coutumes locales, les mères sont présentes dans le service pédiatrique et se partagent les soins à donner aux enfants gravement malades, et donc aussi l’exposition au risque. Dans ces conditions, il est hautement probable qu’il va y avoir amplification de la transmission. Si les protocoles de sécurité mis en place par l’équipe internationale avaient été respectés, aucun de ces incidents ne se seraient produit. La fermeture de l’hôpital n’est pas envisageable. Une telle mesure priverait de nombreux patients de soins essentiels tout en orientant les autres vers les cliniques privées, où les conditions et les pratiques sont encore plus dangereuses et ont encore plus de probabilité de favoriser l’apparition de cas supplémentaires. Le 28 avril 2005, le Ministre de la Santé, accompagné d’un viceministre et du chef du bureau de l’OMS en Angola, s’est rendu par avion à Uige pour étudier la situation, trouver des solutions et superviser leur mise en œuvre. Ces responsables ont reconnu qu’il fallait instaurer des mesures strictes pour que les patients hospitalisés pour d’autres causes ne soient pas exposés au risque de contracter la fièvre de Marburg. Les premières mesures ont été mises en place le 29 avril 2005 avec la collaboration de responsables du Ministère, de l’OMS et de Médecins Sans Frontières. L’OMS a décidé de renforcer la présence à Uige du personnel international spécialisé dans la lutte anti-infectieuse. Elle se félicite de l’intervention directe des responsables ministériels. Ce soutien de haut niveau contribue à ce que les mesures d’endiguement qui ont déjà été mises en place et qui ont fait leur preuve soient rétablies et pleinement respectées. L’enquête sur les cas mortels récents à Uige montre clairement un lien entre la pratique d’injections à risque pour les traitements à domicile et la propagation du virus. Ce problème est traité en urgence. Une campagne massive porte à porte, annoncée par des banderoles et des affiches dans toute la municipalité d’Uige, a été lancée le 28 avril 2005 pour informer les habitants des dangers et pour les inciter à collecter et à détruire les seringues en toute sécurité. Cette campagne s’est poursuivie le 29 avril 2005. Ⅲ

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See No. 16, 2005, pp. 141–142.

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Voir No 16, 2005, pp. 141-142. 159

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 18, 6 MAI 2005

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé