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Procès-verbal de la deuxième séance, mardi 23 septembre 2008

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/RC59/SR/2

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE (Salle de conférence de l’OMS, Manille) Mardi 23 septembre 2008 à 9 heures PRESIDENT : Dr Francisco Duque III (Philippines)

TABLE DES MATIERES Pages 1. 2. Allocution du Président entrant ................................................................................. Rapport du Directeur régional : 1 juillet 2007–30 juin 2008 et réflexions sur les dix dernières années......................................................................... ANNEXE 1 Allocution du Président entrant ............................................................. 104, 117

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COMITE REGIONAL : CINQUANTE-NEUVIEME SESSION

1.

ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT : Point 4 de l’ordre du jour Le PRESIDENT fait une déclaration au Comité (annexe 1).

2.

RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL : 1 JUILLET 2007-30 JUIN 2008 ET REFLEXIONS SUR LES DIX DERNIERES ANNEES (document WPR/RC59/2) : Point 8 de l’ordre du jour

Le DIRECTEUR REGIONAL commence en disant que c’est un honneur pour lui de présenter son dixième et dernier rapport au Comité régional. Le DIRECTEUR REGIONAL, notant que les années précédentes, dans son allocution devant le Comité régional, il a fait le point sur les progrès accomplis pendant l’année et mis en lumière les problèmes à résoudre, demande au Comité de lui permettre de s’exprimer de manière plus personnelle dans son dernier discours, et de revenir sur ses deux mandats de Directeur régional et sur les dix années qu’il a passées auparavant en tant que membre du personnel de l’OMS. Les réalisations et les difficultés de l’année écoulée sont exposées plus en détail dans son rapport officiel au Comité régional. Il a commencé sa carrière professionnelle sur une île isolée du Pacifique où aucun autre médecin n’avait voulu s’établir. Travaillant seul, il a dû tout faire, examens de routine, fractures du bras ou encore opérations chirurgicales mineures. Mais en tant que seul médecin de l’île, il a également pris part aux activités communautaires, se trouvant par exemple aux côtés des moines bouddhistes lors des obsèques, s’exprimant à l’occasion de l’inauguration d’écoles et rencontrant les dirigeants locaux. Ce fut pour lui une expérience formatrice qui a élargi son horizon et qui l’a incité à travailler pour l’OMS des années plus tard. Lorsqu’il est entré à l’Organisation mondiale de la Santé en 1990, il a été affecté au programme d’éradication de la poliomyélite, une priorité pour la Région du Pacifique occidental. A cette époque, beaucoup doutaient qu’il fût possible d’éradiquer la poliomyélite dans la Région : les fonds nécessaires à l’achat de vaccins étaient maigres, beaucoup de personnes visées étaient dispersées dans des zones reculées et, dans certains pays, les problèmes de sécurité rendaient la tâche plus difficile encore. Tous les acteurs concernés, y compris les Etats Membres et les organismes partenaires, avaient collaboré ensemble pour s’attaquer de front aux problèmes. Grâce à leur ténacité sur le terrain, dans les réunions et les ateliers, et grâce à leurs efforts pour mobiliser des ressources, le dernier cas autochtone de poliomyélite dans la Région du Pacifique occidental a été signalé le 19 mars 1997. Trois ans plus tard, la Région du Pacifique occidental était certifiée exempte de poliomyélite. Balayant du regard la salle de conférence, le Directeur régional dit qu’il y voit de nombreux visages familiers et que ces personnes connues se souviennent bien de cette époque. La salle lui rappelle aussi d’autres souvenirs, puisque c’est dans cette même salle de conférence qu’il y a dix ans, le Comité l’a nommé en qualité de cinquième Directeur régional pour le Pacifique occidental. Au moment où il a été nommé, le monde de la santé publique était très différent. Les maladies transmissibles étaient au centre des préoccupations et les maladies non transmissibles prenaient de l’importance. Les systèmes de santé n’étaient cependant pas une priorité et la sécurité sanitaire mondiale ne faisait pas forcément partie du vocabulaire de l’OMS.

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La bataille contre la poliomyélite étant en grande partie gagnée, la Région a dû déterminer quelle serait la prochaine priorité. Son prédécesseur, le Dr S. T. Han, a eu l’obligeance de lui permettre de consulter les Etats Membres avant même d’entrer en fonction, et il remercie le Dr Han de son soutien et des bases solides qu’il a jetées. Lors de ces consultations, il a eu la surprise de constater que les ministres de la santé de la Région estimaient à l’unanimité que la tuberculose devait être le prochain programme phare. Compte tenu de l’énorme charge que la tuberculose faisait peser sur la Région, ils avaient compris que la lutte antituberculeuse non seulement permettrait de sauver des vies, mais aussi contribuerait à résorber la pauvreté et à renforcer les systèmes de santé. De ce fait, en septembre 1999, le Comité régional a déclaré lors de sa première réunion après l’entrée en fonction du Directeur régional que la tuberculose créait une situation de crise. Six ans plus tard seulement, la Région du Pacifique occidental devenait la première et la seule Région de l’OMS à atteindre les cibles intermédiaires ambitieuses, notamment une couverture de 100 % de la DOTS. Grâce à la bataille intense menée contre la tuberculose, 400 personnes échappaient à la mort chaque jour et le nombre quotidien de décès dus à la tuberculose dans la Région était passé de près de 1000 à moins de 600 pendant cette période. Telle était la situation au début de son premier mandat de Directeur régional. La poliomyélite était en passe d’être éradiquée, la lutte contre la tuberculose avait pris un bon départ et il devenait évident que les maladies non transmissibles réclameraient davantage d’attention. On était enclin à croire à cette époque que la bataille contre les maladies transmissibles était gagnée. Mais un événement ayant commencé à prendre forme à la fin de 2002 allait subitement changer le mode de pensée de l’OMS et faire de la sécurité sanitaire mondiale une priorité. Le syndrome respiratoire aigu sévère avait commencé à se propager de manière explosive, déclenchant de nombreuses flambées épidémiques de par le monde ; plus de 95 % des cas de SRAS se produisaient dans la Région du Pacifique occidental. Beaucoup de ceux présents dans la salle de conférence ont travaillé alors jour et nuit, allant au bout de leurs limites, pour combattre le SRAS. Les mises en garde émises par l’Organisation début avril 2003 déconseillant les voyages superflus dans les zones gravement touchées par le SRAS ont été la décision la plus difficile à laquelle il a personnellement pris part pendant ses 20 années de carrière à l’OMS. Le 5 juillet 2003, la transmission du virus a été stoppée et l’on a ainsi évité une urgence de santé publique de plus grande ampleur. Le SRAS a tiré la communauté sanitaire mondiale de son sommeil. Avant que ne survienne la flambée, on commençait à se désintéresser des maladies transmissibles. La santé publique est soudain entrée dans une ère nouvelle, qui exige une vigilance de tous les instants face à la menace des maladies émergentes et résurgentes. Moins de six mois après qu’il eut été mis fin à la transmission du SRAS, l’apparition du virus de la grippe aviaire hautement pathogène a fait comprendre combien cette vigilance accrue était indispensable. La Région du Pacifique occidental s’est trouvée à l’épicentre de la flambée et elle n’a pas attendu pour tirer la sonnette d’alarme, alors que de nombreux collègues de la communauté internationale n’avaient pas encore mesuré ses conséquences possibles à l’échelle mondiale.

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Consciente que la cause du problème résidait dans le monde animal, l’OMS a sans tarder mobilisé ses collègues de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture et de l’Organisation mondiale de la Santé animale. Le Bureau régional du Pacifique occidental, en concertation avec les Etats Membres et le Siège de l’OMS, a également pris l’initiative de dresser des plans de riposte et d’endiguement, qui sont devenus la référence mondiale. A cet égard, le Directeur régional félicite le Comité régional de la clairvoyance avec laquelle il a chargé le Secrétariat, en septembre 2003, d’élaborer une stratégie birégionale pour mieux se préparer aux flambées. Cette décision a été prise avant même que la grippe aviaire ne resurgisse. C’est ainsi qu’a vu le jour la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, ou SMEAP. La stratégie a été largement appliquée non seulement par les Etats Membres, mais aussi par les organismes donateurs, comme base pour fournir une aide. Parallèlement, les Etats Membres de la Région ont joué un rôle moteur dans le long processus de révision du Règlement sanitaire international. Bien que le SRAS et la grippe aviaire aient sans aucun doute été les batailles dont on a le plus parlé, le Bureau régional n’a jamais perdu de vue ses autres devoirs et obligations. C’est à la détermination et au travail assidu du Comité régional que la Région doit son grand succès dans la lutte antitabac, lequel aura des effets durables. Il note avec satisfaction que la Région du Pacifique occidental est la première et la seule Région de l’OMS dont tous les Etats Membres ont signé la Conventioncadre de l’OMS pour la lutte antitabac. La Région a également mené une action énergique pour assurer l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien aux personnes vivant avec le VIH/sida et aux groupes à risque. Elle s’est attaquée à la crise des personnels de santé dans le Pacifique en adoptant des stratégies novatrices, notamment la formation sur Internet pour les professionnels basés dans des zones reculées. Au début du mandat du Directeur régional, la santé de la mère et de l’enfant était quelque peu marginalisée, puisque l’attention se concentrait sur le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose. Il a donc été décidé d’inscrire à nouveau la santé de la mère et de l’enfant parmi les priorités de la santé publique, par exemple en collaborant avec des partenaires comme l’UNICEF à l’élaboration d’une stratégie régionale commune pour la survie de l’enfant. En vue de faciliter l’accès aux médicaments de qualité, la Région a mis au point un système novateur d’enregistrement sur Internet pour faire la chasse aux médicaments contrefaits. Le système régional d’alerte rapide conçu dans la Région du Pacifique occidental est maintenant imité dans d’autres Régions. En ce qui concerne la lutte contre l’hépatite B, la Région du Pacifique occidental a été la première et la seule Région de l’OMS à fixer un objectif ambitieux assorti d’un délai pour réduire le taux de prévalence. Grâce aux efforts assidus de tous les Etats Membres, la séroprévalence chez les enfants de 5 ans a reculé de façon spectaculaire et n’était plus que de 1,6 % en 2007. De plus, la Région est en bonne voie d’atteindre l’objectif de l’élimination de la rougeole, le nombre de cas de rougeole déclarés ayant diminué de 97 % entre 2000 et 2007, tandis que la morbidité et la mortalité palustres globales ont elles aussi continué à décroître. Comme l’a indiqué le Directeur général, l’OMS a défini, à la demande des Etats Membres, un cadre conceptuel pour les soins centrés sur la personne ; il espère que ce cadre, parallèlement au nouvel élan donné aux soins de santé primaires, guidera à l’avenir l’action de l’Organisation.

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Unie, la Région du Pacifique occidental a accompli beaucoup de choses et, d’après lui, il y a, à cela, trois raisons. La première est la collaboration, au sens véritable du terme, entre les Etats Membres et le Secrétariat de l’OMS. Dans la Région, les réunions, les ateliers et les entretiens en tête-à-tête ont toujours été empreints de franchise et de sincérité. Lors du premier Comité régional auquel il a assisté à Macao (Chine), en septembre 1999, le slogan retenu était « Mettons-nous à la tâche ensemble ». Cet esprit de collaboration est devenu un signe distinctif de la Région. La deuxième raison est que le Comité régional n’a porté son attention que sur les initiatives présentant un intérêt pour la Région. Le Comité a jugé inutile de proposer de nouveaux programmes superflus ou de définir des cibles innombrables. Et une fois une décision prise, la Région a travaillé sans relâche pour l’appliquer. La troisième raison est que la Région a bénéficié de la force et de la souplesse inhérente à la diversité. La diversité évidente de la Région du Pacifique occidental a permis l’échange de données d’expérience très variées et a créé une synergie utile à la Région. En témoigne également la composition du personnel du Bureau régional, qui est véritablement internationale. Si l’énumération des progrès et des réalisations est longue, longue aussi est la liste des défis et des possibilités qui continuent de se présenter à l’Organisation. En plus des défis évidents comme le combat encore inachevé contre les maladies transmissibles et non transmissibles, le Directeur régional évoque trois autres domaines importants. Le premier est le renforcement des systèmes de santé, qui comprend des éléments tels que le financement des soins de santé et le développement des ressources humaines. C’est un domaine dans lequel de nombreux Etats Membres demandent à l’OMS de montrer la voie à suivre. Malheureusement, la Région n’a pas aussi bien réussi dans ce domaine que dans celui des maladies transmissibles et doit faire davantage d’efforts. Une stratégie pour le renforcement des systèmes de santé dans la Région du Pacifique occidental a été élaborée dernièrement et le Directeur général de l’OMS a joué un rôle moteur dans la relance des soins de santé primaires au niveau mondial ; il est certain que ces deux initiatives rendront l’Organisation mieux a même d’aider les Etats Membres. Deuxièmement, l’Organisation restera aux prises avec un problème que tout le monde à en tête : les conséquences sanitaires du changement climatique. La montée des océans pourrait bientôt menacer les Etats et Territoires insulaires de faible altitude dans le Pacifique. Le réchauffement de la planète a favorisé certaines maladies comme la dengue, qui touche maintenant des zones où elle n’avait encore jamais été observée. Les vagues de chaleur et les sécheresses comptent parmi les nombreux facteurs qui contribuent à l’actuelle crise alimentaire. Enfin, se pose la question du leadership. Le monde de la santé publique est très différent de ce qu’il était il y a 20 ans. La forte augmentation du nombre d’acteurs de la santé publique au niveau international est sans conteste une évolution positive. Mais elle exige une plus grande coordination. L’OMS doit jouer son rôle de chef de file dans un secteur très encombré ; elle doit être plus souple et plus agile. Les dix dernières années sont les plus satisfaisantes de sa vie professionnelle. Pendant ces dix ans, il s’est rendu dans tous les Etats Membres de la Région, où il a rencontré les responsables gouvernementaux et les autorités de la santé publique et il a pu se rendre compte par lui-même du dévouement des médecins et des

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infirmières qui travaillent dans des circonstances difficiles, souvent avec peu de ressources. Il remercie tous ceux qui ont contribué au succès de l’Organisation pendant son mandat de Directeur régional. Il remercie tout d’abord les ministres de la santé et leurs collègues qui ont travaillé en étroite collaboration avec le Bureau régional pendant ces dix dernières années. Il a eu la chance d’avoir pour partenaires dans les Etats Membres des ministres et des collègues si aptes et si motivés pour traiter de problèmes difficiles. Il remercie également ses collègues des organismes partenaires et des organisations non gouvernementales pour tout le soutien qu’ils lui ont apporté des années durant. En tant qu’ami et collègue, il remercie le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, pour la compétence qu’elle a déjà montrée à la communauté internationale à son poste de direction, et il lui présente ses voeux de réussite. Il félicite une fois de plus le Dr Shin de son élection au poste de Directeur régional pour le Pacifique occidental, fonction qu’il trouvera à la fois exigeante et gratifiante. Comme le discours qu’il prononce devant le Comité régional sera son dernier, le Directeur régional aimerait adresser publiquement ses profonds et sincères remerciements à son personnel et à ses collègues de l’OMS. Leur soutien, la qualité de leur travail et leur engagement ont dépassé ce que tout dirigeant aurait pu souhaiter. Il est fier de chacun d’entre eux. Bien que rentrant dans son pays d’origine en février 2009, le Directeur régional est certain qu’il croisera de nouveau le chemin de nombreuses personnes aujourd’hui présentes. Il ne leur dira donc pas en revoir, mais souhaite plutôt remercier chacun d’entre eux pour sa réelle amitié. Ce fut véritablement un grand honneur d’accomplir deux mandats de Directeur régional dans une Région aussi particulière. M. NGUYEN Quoc Trieu (Viet Nam) félicite le Dr Shin pour sa nomination en tant que Directeur régional et remercie le Dr Omi pour la direction qu’il a assumée pendant 10 ans. Il approuve le rapport. Le Viet Nam a poursuivi les objectifs du Millénaire pour le développement pendant de nombreuses années avec des résultats remarquables. En 2007, 97,7 % des 11 000 communautés du pays disposaient de postes de santé communautaires, dotés chacun en moyenne de 4,7 agents de santé ; des médecins étaient employés dans 69,5 % de ces postes ; 95 % des enfants de moins de 6 ans étaient vaccinés contre les six maladies infantiles. Le Viet Nam a également lutté contre le SRAS et la grippe aviaire et a bien progressé contre VIH/sida, ainsi que dans la prévention et le traitement de la tuberculose. Son pays continuera d’améliorer les soins de santé et la protection, oeuvrant avec le prochain Directeur régional dans le domaine de la médecine préventive, des soins de santé primaires, des aspects du changement climatique liés à la santé et de la lutte contre les maladies chroniques telles que la goutte, l’hypercholestérolémie, le diabète et l’obésité infantile. Mme HALTON (Australie), au nom de son pays et du Département Santé et Vieillissement, fait des observations sur la liste impressionnante des réalisations du Directeur régional, qui comprennent la sécurité sanitaire, la lutte antitabac et, au sein de l’Organisation, l’obtention d’un siège supplémentaire au Conseil exécutif pour la Région du Pacifique occidental. Les maladies non transmissibles ont constitué une difficulté constante, à laquelle sont venus s’ajouter les nouveaux problèmes liés au changement climatique et la complexité de l’exercice des responsabilités dans le monde d’aujourd’hui. Le rapport est concis et objectif.

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Bien conduire les activités a signifié accomplir son travail et améliorer l’organisation. Le Bureau régional du Pacifique occidental est désormais une organisation plus performante que ce n’était le cas lorsque le Directeur régional a pris le relais ; il a créé une atmosphère d’amitié, d’appartenance à une famille et d’effort partagé, instaurant les rapports durables entre amis dans toute la Région. Sa famille l’a soutenu – tout particulièrement sa femme, de même que son équipe, notamment le Directeur, Gestion des Programmes. M. KHAW Boon Wan (Singapour) constate que le Directeur général a évoqué la façon dont le rôle de chef de file de l’OMS a été testé au moment des crises. L’Organisation a été confrontée à la crise du SRAS, qui a été gérée sous la direction de Mme WU Yi en Chine, du Dr Margaret Chan à Hong Kong (Chine) et du Directeur régional. De nombreuses vies ont été sauvées. M. YOO Young Hak (République de Corée) rend hommage aux réalisations du Directeur régional, qui a assuré une riposte efficace contre diverses maladies émergentes, telles que le SRAS et la grippe aviaire, et face aux menaces pour la santé qu’ont fait peser le tsunami et d’autres catastrophes naturelles. Par ailleurs, il a joué un rôle dans les améliorations apportées à la lutte contre le VIH/sida et la tuberculose. La préparation aux menaces sanitaires que sont par exemple le virus de la grippe aviaire A(H5N1) n’a pu être menée à son terme par aucune organisation ni pays. Les bases de la collaboration entre pays dans la Région doivent être améliorées pour que tous soient prêts à faire face aux catastrophes naturelles dues par exemple au changement climatique et aux crises générées par l’homme, telles que les déplacements de réfugiés. Un effort supplémentaire doit être consenti pour mettre à profit les progrès de la technologie ; la République de Corée fera tout son possible pour utiliser la télémédecine et l’enseignement par ordinateur, qui demandent que les Etats Membres disposent d’une certaine infrastructure. Il s’agit là d’une priorité de tout premier rang, tout comme l’est un mécanisme permettant d’échanger les résultats et l’information parmi les Etats Membres. Se souvenant de la Déclaration d’Alma-Ata, l’OMS se devait de promouvoir la santé à l’échelon communautaire, même s’il fallait également aller au-delà du secteur public pour s’inscrire dans des partenariats avec d’autres organisations, jetant les bases d’un développement communautaire durable. La République de Corée est prête à partager ses 60 ans d’expérience et à développer sa collaboration avec d’autres pays. Le Dr TANIGUCHI (Japon) rend hommage aux activités de l’OMS dans la Région qui ont considérablement progressé sous la houlette du Directeur régional. Son Gouvernement a contribué aux progrès accomplis en vue des objectifs du Programme élargi de Vaccination en fournissant des vaccins et a mené des projets d’éradication de la poliomyélite et de lutte contre la rougeole. Il poursuivra son soutien dans ce domaine. Le Dr Taniguchi constate avec satisfaction la diminution des répercussions du paludisme, à laquelle le Japon a contribué en fournissant des moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée et en s’associant à d’autres mesures. Il a également participé aux efforts menant à faire baisser la prévalence et la morbidité de la tuberculose grâce au renforcement des ressources humaines et au transfert de technologie et a accueilli le Symposium international sur la Tuberculose à Tokyo, du 24 au 25 juillet 2008, au cours duquel a été dévoilé le plan d’action du Japon Halte à la Tuberculose. Pour pouvoir améliorer la préparation mondiale à une pandémie de grippe, le Japon s’efforce avec l’OMS de fournir par exemple un soutien technique aux pays d’Asie et de financer le stock d’antigrippaux destinés aux pays de l’ASEAN. Il attend de l’OMS une direction sans faille.

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Son Gouvernement a soutenu de nombreux pays afin qu’ils renforcent leurs systèmes de santé et accueille avec satisfaction la stratégie régionale de l’OMS. Lors du sommet du G8 qui s’est déroulé à Toyako, Hokkaido (Japon), du 7 au 9 juillet 2008, il a présenté le cadre d’action de Toyako pour la santé mondiale et la déclaration des dirigeants lors de ce sommet a souligné l’utilité de disposer de systèmes de santé solides pour parvenir aux objectifs du Millénaire pour le développement. Le Japon soutiendra la mise en oeuvre des initiatives régionales dans le cadre de l’Initiative birégionale visant à centrer les soins sur la personne, initiative qui devrait dispenser des services de santé efficaces et permettre de renforcer les systèmes de santé. Le Dr YANO (Palaos) rappelle que la Région a été l’épicentre de nombreuses préoccupations de santé publique au cours de la décennie précédente – émergence de nouvelles maladies transmissibles, répercussions grandissantes des maladies non transmissibles, menaces de grippe pandémique et changement climatique, catastrophes naturelles et effets de la mondialisation sur les nations vulnérables. Il note également l’importance de l’engagement des femmes dans la participation et la perpétuation sociétale, dont son pays est l’exemple avec sa culture matrilinéaire. Pour toutes ces raisons, le renforcement des systèmes de santé, la redynamisation des systèmes de soins de santé primaires et la fourniture de soins centrés sur la personne ont été particulièrement appréciés. Il exprime sa gratitude pour la capacité qu’a eu le Directeur régional de convaincre son pays qu’il n’était pas seul et pour son écoute, ainsi que pour les réponses rapides du Bureau régional et son aptitude à mobiliser des ressources auprès des donateurs. Le Dr LUVENI (Iles Fidji), récapitulant les événements de la décennie qui vient de s’écouler, conclut que les bases ont été jetées pour que soient atteints les objectifs de lutte contre les maladies, tout en mettant les malades et leurs familles au centre des initiatives de soins. Elle souligne les effets du changement climatique sur les systèmes de santé vulnérables et en développement tels ceux des petits Etats insulaires comme les Fidji. Les activités de l’OMS sur le renforcement des systèmes de santé ont donc été très appréciées. Elle félicite le bureau de l’OMS pour le Pacifique Sud de Suva d’avoir utilisé les technologies de l’information et la communication pour atteindre les zones reculées, et d’avoir créé un site Web ; la technologie est indispensable pour qu’il y ait un échange de l’information entre l’OMS et les Etats Membres. Elle remercie le Directeur régional pour son rapport, qui servira d’instrument de surveillance pour les activités futures. Le Dr WANG (Chine) se félicite des travaux du Bureau régional sur la médecine traditionnelle et la riposte aux urgences de santé. Les publications relatives aux terminologies standard, à la localisation des points d’acupuncture et les lignes directrices relatives à la pratique clinique en médecine traditionnelle ont été particulièrement bienvenues. Néanmoins, il regrette que le chapitre du rapport du Directeur régional consacré à la médecine traditionnelle ait été plutôt bref. La médecine traditionnelle chinoise représente 40 % de la pratique médicale en Chine et est importante pour un système de soins de santé primaires ayant des caractéristiques chinoises. Son Gouvernement s’efforce de renforcer la fourniture de services de la médecine traditionnelle et prévoit de promouvoir son développement avec l’OMS et de contribuer ainsi à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et à la fourniture de soins de santé essentiels pour tous. Il exhorte le Bureau régional à consacrer davantage d’attention à ce sujet. Son pays va accueillir le Congrès OMS de médecine traditionnelle à Beijing du 7 au 9 novembre 2008, auquel tous les délégués sont les bienvenus.

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Il prend note de la riposte de l’OMS aux catastrophes naturelles, y compris du renforcement par le Bureau régional de ses activités humanitaires et de préparation aux urgences sanitaires après de telles catastrophes. Il fait notamment mention du soutien médical d’urgence fourni par l’OMS suite aux mauvaises conditions météorologiques et au tremblement de terre majeur qui ont récemment ravagé son pays. La coordination par l’OMS de groupes d’experts de la surveillance des maladies infectieuses et la coopération avec les autorités de lutte contre la maladie de son pays pour ce qui est de la préparation aux urgences de santé publique ont joué un rôle dans le succès remporté par les derniers jeux olympiques. Son Gouvernement s’efforce par tous les moyens de venir à bout des problèmes en cours portant sur les préparations en poudre pour nourrissons contaminées, en procédant au dépistage des produits laitiers, au traitement des nourrissons et enfants touchés et en améliorant les activités visant à de garantir la sécurité sanitaire des aliments. Son Gouvernement tient certaines personnes responsables devant la loi et s’estime lui-même responsable devant le peuple. Il en tirera les enseignements nécessaires, modifiera les politiques le cas échéant et mettra au point un système efficace de supervision de la qualité des aliments, les responsabilités de chaque ministère étant clairement établies et la coopération interministérielle renforcée de façon à garantir l’innocuité des aliments et la santé des consommateurs. Le Professeur SANN CHAN SOEUNG (Cambodge) prend note des travaux de l’OMS contre les maladies infectieuses transmissibles et émergentes, aussi bien dans la Région que dans son pays. Comme le souligne le rapport du Directeur régional, son pays est aux prises avec un paludisme pharmaco-résistant, principalement dans la zone frontière avec la Thaïlande. Les pays touchés veulent que l’OMS prépare un plan d’action pour lutter contre la de pharmaco-résistance rencontrées aussi bien pour le paludisme que pour la tuberculose, une approche commune étant envisagée. Mme Myriam ABEL (Vanuatu) fait l’éloge du rapport détaillé dont la portée est le reflet de l’excellent travail réalisé par le Directeur régional au cours des dix dernières années et du rôle prépondérant joué par la Région du Pacifique occidental dans de nombreuses évolutions du secteur de la santé. Le Bureau régional a rendu immenses services pour améliorer la vie des populations de la Région du pacifique occidental et renforcer les systèmes de santé et son pays attend avec intérêt de pouvoir travailler en collaboration étroite avec le Dr Shin pour poursuivre ces activités. Pehin Dato SUYOI OSMAN (Brunéi Darussalam) se félicite du recours persistant à un rapport plus court, plus convivial, utile pour les examens comparatifs et les évaluations des programmes nationaux. Il souligne un certain nombre des problèmes qui se posent aux programmes de santé des pays, et l’assistance technique prolongée qu’ils supposent. Il soutient les efforts de collaboration birégionale visant à préparer un rapport de situation plus détaillé et souligne que ce rapport vient en temps opportun pour aider les Etats Membres à comprendre les menaces courantes qui pèsent sur la santé et à y riposter. Il félicite le Directeur régional pour sa direction au cours des dix dernières années et loue les réalisations sans précédent du Bureau régional. Le Dr Viliami TANGI (Tonga) rend hommage aux progrès accomplis et aux résultats obtenus par le Bureau régional au cours de ces dix dernières années et attend avec intérêt la poursuite de la coopération pour les travaux en cours et à venir.

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Le Dr Ramlee RAHMAT (Malaisie) prend note du rapport complet et se déclare très satisfait des progrès importants réalisés dans divers domaines, face à des scénarios sanitaires en évolution constante. Il félicite le Directeur régional pour les orientations et la direction qu’il a assumées et promet le soutien durable de son pays pour améliorer la situation sanitaire des populations de la Région. Mme GIDLOW (Samoa) remercie le Directeur régional pour sa direction et son soutien et se félicite des réalisations du Bureau régional qui servent les intérêts de tous les Etats Membres. Elle attend avec intérêt le développent ultérieur de la direction stratégique du Bureau. Son pays continue de recommander à l’OMS de renforcer la promotion de la santé et la prévention des maladies non transmissibles dans la Région et elle attire l’attention sur la pandémie de dengue qui sévit et vient rappeler à point nommé que les maladies transmissibles doivent également être un objectif. Son pays soutient pleinement la planification stratégique visant à faire face aux effets négatifs du changement climatique sur la santé, en particulier concernant les petites nations insulaires. Mme ROCHE (Nouvelle-Zélande) félicite le Directeur régional pour son engagement à améliorer la santé des populations de la Région et pour l’assistance fournie aux Etats Membres afin qu’ils renforcent leurs systèmes de santé. Elle approuve les activités du Bureau régional dans quatre domaines essentiels : soutien aux systèmes intégrés des soins de santé primaires ; planification des résultats ; préparation à une pandémie, grâce à l’échange d’informations entre Etats Membres ; et rôle de chef de file en recommandant à tous les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental de devenir des signataires de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. Son pays attend avec intérêt de pouvoir traiter des problèmes de santé actuels et émergents soulignés dans le rapport sous la direction du Dr Shin. Le Dr CHEANG Seng Ip (Macao, Chine) fait part de l’adhésion de son pays au rapport et applaudit aux réalisations de la Région sous la direction du Dr Omi. Macao (Chine) a accompli des progrès importants dans le cadre de son programme « villes-santé » et de la lutte contre les maladies non transmissibles, et est très désireux de partager ses 20 ans d’expérience dans le développement des systèmes de soins santé primaires avec les autres Etats Membres. Le Dr LAM (Hong Kong, Chine) félicite le Directeur régional et le Bureau régional pour les réalisations des dix dernières années et la forte sensibilisation aux problèmes de santé publique : le Bureau régional du Pacifique occidental est une organisation professionnelle dont tous les Etats Membres peuvent être fiers. Hong Kong (Chine) a ainsi pu restructurer son infrastructure de santé publique et rédiger les lois pour se conformer pleinement à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, en plus de ses efforts visant à éradiquer la poliomyélite, à réduire l’incidence de la tuberculose et à élaborer le programme des « villes-santé » Le Professeur Eksavang VONGVICHIT (République démocratique populaire lao) remercie le Bureau régional pour le soutien accordé à son pays. La République démocratique populaire lao est désormais exempte de poliomyélite et est parvenue à une couverture vaccinale de 96 % dans le cadre de sa campagne d’élimination de la rougeole en 2007. En outre, l’incidence de la tuberculose, ainsi que la mortalité maternelle et infantile continuent de diminuer tandis que l’espérance de vie s’allonge. Il remercie le Directeur régional pour la direction qu’il a assumée et attend avec intérêt la poursuite de cette collaboration.

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Le Dr Jean-Paul GRANGEON (France) rend hommage aux réalisations des dix années de mandat du Directeur régional, exposées dans le rapport soumis au Comité. Il attire l’attention sur deux domaines qui revêtent une importance particulière : le renforcement des systèmes de santé et l’atténuation des effets du changement climatique sur la santé. Concernant le premier, il accueille avec satisfaction les activités mises en oeuvre dans le cadre du développement des ressources humaines et du financement des services de santé. Le maintien du personnel de santé dans son pays d’origine est essentiel et il est donc reconnaissant au Bureau régional de son soutien relatif à l’adoption d’un code de recrutement éthique dans les Etats Membres de la Région et attend avec intérêt que l’Assemblée mondiale de la Santé adopte un tel code en 2009. Des politiques de santé publique efficaces donnant accès aux services de santé pour tous ne pourront être obtenues que si elles sont basées sur des mécanismes de financement bien conçus, ce qui nécessite une approche multisectorielle impliquant tous les partenaires intéressés au plus haut niveau possible. Le financement des systèmes de santé repose sur les choix politiques appropriés. Concernant le changement climatique, le Dr Grangeon partage les préoccupations exprimées par le Directeur régional et approuve les remarques faites à ce propos par le Directeur général et le Président entrant dans leurs allocutions prononcées devant le Comité. Il accueille également avec satisfaction le programme du Bureau régional, qui comportera une étude approfondie des déterminants environnementaux de la santé et de leurs effets. Cela nécessitera également une approche multisectorielle et des consultations accrues avec en particulier les secteurs du transport, de l’industrie, de l’agriculture et du tourisme. La France reste profondément préoccupée par les effets potentiels du changement climatique sur les pays insulaires du Pacifique vulnérables et exhorte le Bureau régional à jouer un rôle prépondérant pour faire mieux connaître la menace qui pèse sur la survie même de ces pays. Il ne doute pas que le prochain Directeur régional poursuivra dans le même esprit les initiatives réussies mises en place par son illustre prédécesseur. Le Dr Mario VILLAVERDE (Philippines) explique que les Philippines et en particulier le Ministère philippin de la Santé rendent hommage au Directeur régional pour tout ce qu’il a accompli et l’assurent de leur volonté de poursuivre ses actions. Le Directeur régional a ouvert la voie aux Philippines, ce qui leur a permis d’être l’un des deux seuls pays de la Région à atteindre l’objectif mondial portant sur les taux de guérison de la tuberculose, de mettre rapidement en oeuvre le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) et d’obtenir une diminution notable de la mortalité due au paludisme. Il a apporté également un soutien appréciable à la campagne contre la rougeole et au programme d’éradication de la poliomyélite et a su donner une orientation à la lutte contre le SRAS. Lui et sa famille seront toujours les bienvenus aux Philippines, ce pays ayant été leur foyer pendant ces dix dernières années. Mme Magdalena WALTER (Etats fédérés de Micronésie) se joint aux précédents orateurs pour transmettre ses remerciements au Directeur régional pour ses dix années au service de la Région et pour sa direction éclairée. Les petits pays insulaires, y compris le sien, ont contribué pour une petite part seulement à l’appauvrissement de la couche d’ozone mais sont pourtant les plus exposés aux effets du changement climatique et ne pourront surmonter les difficultés qui en résultent qu’avec la collaboration des autres pays. Elle accueille donc favorablement la priorité que le Directeur régional a accordée à ce thème.

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M. Johnson KOLI (Iles Salomon) se joint aux précédents orateurs pour transmettre ses remerciements au Directeur régional pour ses dix années au service de la Région et pour sa direction éclairée. Les petits pays insulaires, y compris le sien, ont contribué pour une petite part seulement à l’appauvrissement de la couche d’ozone mais sont pourtant les plus exposés aux effets du changement climatique et ne pourront surmonter les difficultés qui en résultent qu’avec la collaboration des autres pays. Elle accueille donc favorablement la priorité que le Directeur régional a accordée à ce thème. Le Dr Adiya BOLD (Mongolie) approuve le rapport et transmets ses remerciements au Directeur régional pour sa direction qui a aidé son pays à mettre en place diverses mesures, en particulier dans les domaines du développement des systèmes de santé, de l’éradication de la poliomyélite, de la mise en oeuvre du DOTS et dans les activités visant à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. La Mongolie continuera de soutenir l’OMS et le Bureau régional. Son pays transmet ses félicitations au Dr Shin pour son élection au poste de Directeur régional et souhaite aux autres candidats de réussir dans le futur. Mme Irene PAUL (Iles Marshall) rend hommage au Directeur régional pour la réussite de son mandat, car il a su inciter les Etats Membres de la Région à trouver des solutions novatrices pour offrir des soins de santé à leurs populations. Le Dr MAOATE (Iles Cook) approuve les remarques des précédents orateurs qui ont rendu hommage à tout ce que le Directeur régional et son équipe ont su accomplir, notamment leur soutien au développement des systèmes de santé dans la Région et en particulier dans les pays insulaires du Pacifique comme le sien. Il espère vivement que le nouveau Directeur régional poursuivra dans ce sens pour relever les différents défis qui se présenteront et notamment donner suite aux mesures qui visent à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et à atténuer les effets du changement climatique, dans les Etats Membres les moins développés de la Région. M. Kevin VILLAGOMEZ (Etats-Unis d’Amérique) remercie également le Directeur régional et rend un hommage particulier à ce qu’il a réalisé dans la lutte contre les maladies non transmissibles et dans le développement des ressources humaines pour la santé. Il lui souhaite bonne chance pour l’avenir. Le Dr Kautu TENAUA (Kiribati) manifeste sa gratitude au Directeur régional pour sa remarquable contribution au développement de la santé publique dans la Région et il lui souhaite de réussir dans ses prochaines missions. M Kakee KAITU (Tuvalu) approuve le rapport. Il rend hommage à la contribution du Directeur régional et de son équipe au développement de la santé au cours des dix années écoulées, et lui souhaite bonne chance dans ses entreprises futures. Il espère une même qualité de collaboration et de réalisation pendant le mandat du prochain Directeur régional. M. Pio TUIA (Tokelaou) félicite le Dr Shin pour son élection au poste de Directeur régional et l’assure de son total soutien tout au long de son mandat. Il rend hommage, par ailleurs, au Directeur régional pour ses dix années de direction remarquable. Le Dr Nick BANATVALA (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) remercie le Directeur régional pour son rapport et son excellente direction et déclare être conscient du travail inlassable réalisé par le personnel du Bureau régional pendant ces dix dernières années. Il se fait l’écho des paroles

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chaleureuses et chargées d’émotion des autres orateurs concernant tout ce que le Directeur régional a accompli. Le Dr Clement MALAU (Papouasie-Nouvelle-Guinée) se déclare fier de vivre dans une Région qui a le plus progressé dans ses résultats sanitaires, grâce à la direction et à l’engagement du Directeur régional. Pourtant, les indicateurs sanitaires de son pays sont parmi les plus mauvais de la Région et il espère améliorer cette situation grâce à la redynamisation des soins de santé primaires et au renforcement des systèmes de santé. M. Mathew BATSIUA (Nauru) reprend à son compte les félicitations et les remerciements exprimés au Directeur régional. Ce qu’il a accompli et les résultats tangibles obtenus ont été possibles parce qu’il a su faire preuve d’une sincère compassion et d’une véritable attention aux personnes qui travaillaient avec lui et pour lui, et qui l’ont aidé à réagir rapidement et avec pragmatisme aux crises et à l’insécurité sanitaire. Il souhaite au Directeur régional de réussir dans ses futurs projets. Mme JACOBSEN (Nioué) rend également hommage à l’action du Directeur régional pendant les dix années écoulées. Rappelant que les fruits de demain se trouvent dans les graines semées aujourd’hui, elle déclare que le travail accompli augure bien de l’avenir des îles du Pacifique. A l’invitation du PRESIDENT, des représentants de la Confédération mondiale pour la thérapie physique, du Conseil international de lutte contre les troubles dus à une carence en iode, de la International Society of Radiographers and Radiological Technologists, de Alzheimer’s Disease International, de la Asian Medical Students’ Association, de Family Health International et enfin du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique présentent une déclaration au Comité. Le DIRECTEUR REGIONAL fait remarquer que ce qui distingue la Région du Pacifique occidental est l’accent mis par les Etats Membres sur les actions et la qualité du personnel du Bureau régional, auquel il a accordé la plus grande attention. Il chérira jusqu’à la fin de sa vie les amitiés qu’il a forgées. M. YANO (Palaos) propose d’exprimer une résolution de gratitude au Dr Omi, Directeur régional. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de rédiger une résolution de gratitude qui sera adoptée plus tard dans la session. La séance est levée à 12 h 40.

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ANNEXE 1 ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT

Avant tout, je souhaite vous remercier de m’avoir confié la responsabilité de présider la cinquanteneuvième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Je suis en effet très honoré d’assumer cette responsabilité et ferai de mon mieux pour être à la hauteur de la tâche. Hier, lors de la cérémonie d’ouverture à l’International Convention Center des Philippines, notre Vice-président, M. Noli de Castro, vous a souhaité la bienvenue dans notre pays. Nous sommes honorés d’avoir eu l’occasion d’accueillir certaines des activités de cette cinquante-neuvième session du Comité régional. Hier après-midi, nous avons pris une décision très importante : nous avons désigné le prochain Directeur régional du Pacifique occidental. Cette relève de la garde, si je puis m’exprimer ainsi, est vraiment une étape importante et je vous suis extrêmement reconnaissant de faire partie du processus qui aboutira à la passation des fonctions en janvier 2009. Notre travail dans la Région, comme l’a constaté le Président sortant et comme nous l’avons vu dans le rapport du Directeur régional, compte de nombreuses réalisations remarquables dont nous pouvons être fiers et sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Mais alors que nous nous réunissons à nouveau cette semaine, nous sommes également aux prises avec des difficultés persistantes ou émergentes qui exigent de nous d’être plus vigilants, plus prévoyants et plus tenaces. L’horizon est barré par des problèmes persistants ou nouveaux en matière de santé, des menaces auxquelles il nous faut nous préparer puisque nous faisons partie d’une communauté mondiale étroitement intriquée. Au cours de cette session, nous espérons instaurer une compréhension commune entre nos pays qui nous permettra de progresser dans la lutte contre les problèmes et préoccupations qui dictent actuellement le développement sanitaire de la Région. Nous allons commencer par le fait que notre Organisation s’acquitte de son mandat avec efficacité en examinant nos résultats pour la période biennale 2006-2007 qui a précédé et nos plans pour la prochaine – à savoir 2010-2011. Nous allons également examiner les progrès accomplis par certains programmes et initiatives et accorder une attention particulière aux domaines techniques essentiels pour lesquels les projets de documents suivants ont été présentés pour adoption : 1) le plan d’action régional du Pacifique occidental pour la lutte contre les maladies non transmissibles ; 2) le cadre régional pour la protection de la santé face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique et 3) le plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique. Comme le Dr Chang Jin Moon l’a fait remarquer hier, la Région est probablement la première des six Régions de l’OMS à élaborer un document plus adapté au contexte afin de rendre opérationnel le plan d’action mondial contre les maladies non transmissibles. Si nous appliquons ce plan jusqu’en 2015, nous aurons permis de prévenir près de 10 millions de décès prématurés dans la Région. Nous avons de nombreuses raisons d’être optimistes, car nous disposons déjà de bonnes preuves de ce qui fonctionne et d’interventions essentielles

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Annexe 1 dont l’efficacité a été prouvée et qui peuvent être diffusées à plus grande échelle à un coût abordable. Nous pouvons commencer par faire ce que nous savons faire aujourd’hui, puis, à partir de là, progresser en nous servant des éléments recueillis pour piloter les activités. J’exhorte tous les représentants à participer à un débat ouvert et constructif pour parvenir à un consensus sur la voie à suivre pour notre Région. Le changement climatique est un fléau mondial grandissant auquel aucun pays ne pourra échapper. Mais cette crise frappe plus durement les pays les plus démunis, comme nous l’avons vu lors des récentes calamités et inondations qui se sont produites en Asie et qui ont tué et déplacé des milliers de personnes à une échelle sans précédent. Beaucoup d’entre nous dans la Région peuvent immédiatement se sentir proches des effets dévastateurs du changement climatique. Les Philippines en particulier, qui sont déjà le siège des catastrophes les plus terribles et les plus nombreuses de la Région avec la Chine et le Viet Nam, ont vu et subi des saisons de tempêtes, d’inondations et de sécheresse sans précédent et difficiles à résoudre, qui se sont intensifiées ces dernières années. Leurs coûts en termes de santé et d’économie sont tout simplement exorbitants. Si on lui laisse libre cours sur cette voie destructrice, le changement climatique peut empêcher n’importe quel pays en développement d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Je pense qu’il ne fait de doute pour personne qu’il nous faut dépasser cette crise. Et alors que nous accueillons avec satisfaction le projet de cadre visant à protéger nos citoyens des effets du changement climatique, nous nous engageons également dans un vaste et courageux mouvement auquel participeront de nombreux autres secteurs en dehors de celui de la santé dans des domaines tels que le commerce, l’énergie, l’environnement, le transport, l’eau, les aliments et l’agriculture, entre autres. Nous espérons également de l’OMS et des Etats Membres une direction éclairée et partagée. Le plan stratégique contre la dengue est un autre document essentiel auquel bon nombre de nos pays s’intéressent de près, car nous sommes de plus en plus souvent confrontés à de grandes flambées de dengue, inhabituelles tant par leur ampleur que par leur gravité. En partie à cause de l’incidence du réchauffement mondial sur l’activité du vecteur de la dengue et sur le virus lui-même, le groupe des Nations Unies sur le changement climatique l’a déjà désignée comme étant « la maladie virale à transmission vectorielle la plus importante au monde ». En 2007, de nombreux pays de la Région, ainsi que nos voisins d’Asie du Sud-Est, ont enregistré pour la quatrième année consécutive des taux d’infection par le virus de la dengue inhabituellement élevés. Cette année encore, les Philippines continuent de faire face à une situation difficile, le nombre de cas de dengue étant encore systématiquement plus élevé que l’année dernière depuis janvier 2008. La dengue devenant une menace pour la santé publique tout au long de l’année, nous avons déjà pris les devants pour lutter contre le virus depuis le début de l’année. Le vaccin contre la dengue étant encore en cours de mise au point, nous continuons de nous servir des outils de prévention que sont la surveillance renforcée, la gestion intégrée des vecteurs et la réduction des sources à l’échelon communautaire.

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Annexe 1 J’espère de tout coeur qu’avec le plan stratégique de lutte contre la dengue proposé, nous pourrons tous concevoir des programmes plus avisés et des stratégies novatrices contre la dengue et ce, de manière systématique, de façon à infléchir les tendances épidémiologiques alarmantes montrées par cette maladie ces dernières années. Dans son allocution d’hier, notre Directeur général, le Dr Margaret Chan a indiqué que les programmes et interventions de santé ne peuvent être dispensés en l’absence de systèmes de santé efficaces, justes, équitables et fonctionnant bien. C’est là l’un des principaux messages du rapport récent de la Commission sur les Déterminants sociaux de la Santé, qui invite tous les dirigeants et gouvernements à organiser leurs systèmes de santé autour de la stratégie des soins de santé primaires, de façon à combler dès à présent les écarts observés au niveau de l’équité en matière de santé. Nous attendons avec beaucoup d’impatience les cinq prochains jours au cours desquels nous allons nous livrer à des discussions intéressantes et animées sur le renforcement des systèmes de santé, ayant à coeur de préserver les valeurs qui sous-tendent les soins de santé primaires, tout en veillant à ce que les six éléments constitutifs d’un système de santé, tels que définis par l’OMS, soient en place et fonctionnent ensemble à la perfection pour parvenir à l’équité en matière de santé et à une meilleure santé pour tous. Alors que nous célébrons cette année les 30 ans des soins de santé primaires, nous nous sentons attirés par un retour aux principes fondamentaux – « la santé en tant que droit de l’homme », « la santé par et pour les peuples », « le renforcement de l’autonomie des communautés », « les soins centrés sur la personne » – tous faisant apparaître l’impératif moral et politique qui est de faire des soins de santé universels une réalité – condition préalable à la paix, à la prospérité et au bien-être dans le monde. Nous disposons des capacités, du rôle de chef de file et des ressources pour faire de tout cela la plus grande réalisation de notre génération – faire en sorte que la santé ne soit plus dépendante de la race, de l’éducation, de la richesse ou du pays de naissance, mais qu’elle soit plutôt un droit comparable à la liberté de l’homme. A nouveau, laissez-moi attirer votre attention sur l’expérience et la contribution novatrice des Philippines aux soins de santé primaires lorsqu’ils sont apparus pour la première fois il y a plus de trente ans dans nos communautés par le biais des programmes dits de santé communautaire. En réalité, je me souviens que le premier Prix Sasakawa pour les soins de santé primaires a été accordé au Dr Jesus Azurin, un ancien Ministre philippin de la Santé. Nous sommes sensibles à ses travaux et à la mission qui a été la sienne, à ceux d’autres dirigeants comme lui, à ceux de notre Directeur général, le Dr Chan, alors que nous mettons à nouveau l’accent sur les soins de santé primaires pour renforcer nos systèmes de santé et réduire les inégalités et les lacunes en matière de santé dans la Région. Plus tard dans la session, nous allons étudier la question de la création de centres émanant du Bureau régional dans certains Etats Membres. Concernant cette question, nous serons guidés par notre connaissance et notre compréhension de ce qu’est la mise en oeuvre d’autres formes de présence de l’OMS, ainsi que par les expériences d’autres Régions. Compte tenu de notre façon de voir les choses et de ce que nous savons déjà collectivement, une très bonne occasion s’offre à nous d’adapter ce qui selon nous correspondrait à notre

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Annexe 1 situation unique et d’ouvrir la voie à une présence plus efficace de l’OMS afin de contribuer plus largement au développement de la santé dans la Région. Mais avant de nous mettre au travail, laissez-moi méditer sur les réflexions du Dr Omi, notre Directeur régional sortant. Il a dit que si le décompte des progrès accomplis et de nos réalisations semble important, tout aussi importante est la liste des difficultés et des possibilités auxquelles l’Organisation continue d’avoir affaire. Dans la même veine, il a indiqué, dans son introduction du rapport du Directeur régional, « qu’en travaillant ensemble nous sommes parvenus à réaliser beaucoup et avons mis en place les gens, les programmes et les systèmes de coopération et de collaboration qui serviront la Région pendant de nombreuses années ». Le moment venu, lorsque le Dr Shin prendra ses fonctions de nouveau Directeur régional, je pense qu’ensemble nous pourrons tous prouver que l’héritage du Dr Omi à la Région et sa confiance en nous étaient en de bonnes mains. Mesdames et messieurs les Ministres, mesdames et messieurs, nous avons effectivement une grande et lourde tâche à accomplir, mais j’espère que nous serons en mesure de mener à bien avec efficacité le travail qui nous attend. Ce que nous accomplissons ici et ce que nous nous engageons à faire – et serons en mesure de faire si tout va bien – en tant que responsables de la santé dans nos pays et sur nos lieux de travail, se traduira sans aucun doute par une meilleure santé et un bien-être renouvelé de nos peuples et de tous les peuples de la Région. Enfin, laissez-moi exprimer une fois de plus mes remerciements sincères pour la confiance que vous m’avez accordée en m’invitant à conduire les délibérations de cette cinquante-neuvième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. J’espère répondre aux aspirations de tous ceux qui sont venus ici pour examiner comment nous pouvons, en tant que Région, nous rassembler dans un esprit de coopération et de partenariat afin de favoriser les systèmes de santé pour que nos citoyens en bénéficient, de façon égale et équitable, dans nos pays et d’un pays à l’autre. J’adresse à nouveau mes très sincères félicitations au Dr Shin et mes remerciements les plus chaleureux au Dr Omi. Je souhaite à tous une réunion fructueuse et un très bon séjour à Manille. Je vous remercie. Mabuhay !

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé