Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Inadequate plumbing systems probably contributed to SARS transmission = Des plomberies défectueuses ont sans doute contribué à la transmission du SRAS

Organisation mondiale de la santé
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Inadequate plumbing systems probably contributed to SARS transmission Inadequate plumbing is likely to have been a contributor to the spread of SARS in residential buildings in Hong Kong Special Administrative Region of China (Hong Kong SAR), a WHO Technical Consultation concluded in september 2003. It also contributes to the spread of a number of other infectious diseases in several other countries. In the absence of proper maintenance and without consistent monitoring, reviewing, enforcing, and updating of building standards and practices, inadequate plumbing and sewage systems could continue to enhance the potential spread of SARS and certain other diseases. The Consultation involved experts from nine countries who represented the fields of epidemiology, virology, environmental health, risk assessment/management, building design and plumbing. These experts developed a checklist of environmental hygiene factors in building design and maintenance that could contribute to controlling the transmission of SARS coronavirus and other viruses. They documented lessons learned, highlighted risk-assessment and management tools for better preparedness in case of future outbreaks, and listed concrete measures and regulatory frameworks for the prevention of “faecal droplet” transmission of disease-causing viruses. It has been suggested that the faecal droplet route may have been one of several modes of transmission during the SARS outbreak in Hong Kong SAR in early 2003. In one particular building, droplets originating from virus-rich excreta building entered residents’ apartments via sewage and drainage systems in which there were strong upward air flows, inadequate “traps”, and non-functional water seals. Other viruses that can be transmitted by the faecal droplet route include those that cause gastroenteritis (such as Norwalk-like viruses), some adenoviruses, and enteroviruses responsible for a number of gastrointestinal and neurological diseases. While the evidence suggests that, in most circumstances, the spread of SARS over short distances occurred overwhelmingly through water droplets, there were specific situations in which transmission occurred by other routes. One of these was through sewage-associated faecal droplets, and the Consultation therefore recommended measures to reduce sewage-borne transmission of pathogenic viruses. The Consultation reviewed the transmission risks related to the current state of plumbing systems around the world and examined how inadequate construction and maintenance practices could contribute to the spread of SARS. Buildings in many countries are constructed in such a way that keeping sewage separate from building occupants is a critical challenge. Harmful viruses, including the SARS coronavirus, can be sucked from the sewage system into homes if, for example, there are powerful extractor fans working in bathrooms. Fortunately, solutions are simple and have already been implemented in most areas worldwide, but in many places short-cuts in design, construction, and maintenance continue to compromise safety. RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 42, 17 OCTOBRE 2003

Des plomberies défectueuses ont sans doute contribué à la transmission du SRAS En septembre 2003, une Consultation technique de l’OMS a conclu qu’il était probable que des défauts de plomberie ont contribué à la propagation du SRAS dans les immeubles d’habitation de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) et à celle d’autres maladies infectieuses dans plusieurs autres pays. Sans un entretien suffisant et sans un contrôle, un examen, une application et une actualisation cohérentes des normes et des pratiques de construction, les défauts des systèmes de plomberie et d’évacuation des eaux usées continueront d’alimenter le potentiel épidémique du SRAS et de certaines autres maladies. En provenance de neuf pays, les experts impliqués dans cette Consultation travaillent dans les domaines de l’épidémiologie, de la virologie, de l’hygiène du milieu, de l’évaluation/gestion du risque, de l’architecture et de la plomberie. Ils ont mis au point une liste de contrôle de l’hygiène du milieu à appliquer lors de la conception et de l’entretien des bâtiments, de façon à lutter contre la transmission du coronavirus du SRAS et d’autres virus dans l’environnement. Ils ont aussi documenté les enseignements tirés du passé, décrit l’évaluation des risques et les moyens de gestion pour mieux se préparer à de futures épidémies et dressé la liste des mesures concrètes et des cadres réglementaires permettant la prévention de la transmission par voie fécale de virus pathogènes. Lors de la flambée à Hong Kong au début de l’année 2003, on a évoqué l’hypothèse de la voie fécale pour expliquer la transmission du SRAS. Dans l’un des immeubles en particulier, des gouttelettes provenant d’excréments à forte charge virale dans les systèmes d’évacuation d’un bâtiment pénètrent de nouveau dans les appartements par ces mêmes systèmes, lorsqu’il y a de forts courants d’air verticaux vers le haut, ainsi que des siphons et des joints d’étanchéité défectueux. Parmi les virus susceptibles d’être transmis par la voie fécale, il y a les virus des gastro-entérites (type Norwalk par exemple), certains adénovirus et entérovirus responsables d’un certain nombre de maladies gastro-intestinales et neurologiques. Si les faits montrent que, dans la plupart des cas, le SARS s’est propagé avant tout sur de courtes distances par l’intermédiaire de gouttelettes, certaines situations ont permis d’autres voies de transmission. La voie fécale par le biais de l’évacuation des eaux usées constitue l’une d’entre elles, raison pour laquelle la Consultation a recommandé de prendre des mesures pour lutter contre la transmission des virus pathogènes par l’intermédiaire des eaux usées. La Consultation a examiné les risques de transmission en relation avec l’état des plomberies dans le monde et les possibilités de propagation du SRAS, s’il réapparaît, lorsque les pratiques de construction et d’entretien n’ont pas le niveau requis. Dans de nombreux pays, il existe des bâtiments où l’évacuation des eaux usées sans contact avec les occupants représente un problème crucial. Il en résulte que des virus nocifs, dont le coronavirus du SRAS, peuvent être aspirés dans les habitations à partir des réseaux d’évacuation si, par exemple, de puissants extracteurs d’air fonctionnent dans les salles de bain. Heureusement, il existe des solutions simples qui ont été mises en place dans la majeure partie du monde. Il reste néanmoins des endroits où des solutions de facilité en matière de conception, de construction ou d’entretien, compromettent toujours la sécurité. 371

The Consultation emphasized that adequate plumbing is a significant tool in stopping faecal droplet transmission of disease – a simple public health measure that is often overlooked but that can be applied at minimal cost. The Consultation urged governments to establish or strengthen intersectoral mechanisms through which ministries of health, building authorities, local governments, and architects/ designers can act jointly, both to raise general awareness of the risks from inadequate plumbing and sewage systems, and to take concrete actions to address shortcomings in this area. Ⅲ

La Consultation souligne que la solution, une plomberie ayant la qualité requise, est une mesure simple de santé publique que l’on néglige souvent, même si son exécution n’engage que des frais minimes, alors que c’est un moyen important d’arrêter la transmission des maladies par voie fécale. La Consultation demande aux Gouvernements de prendre ou de renforcer les dispositions plurisectorielles afin d’intensifier les efforts communs des ministères de la santé, des autorités de tutelle de la construction, des autorités locales et des architectes afin de développer la sensibilisation générale aux risques présentés par les systèmes défectueux de plomberie et d’évacuation des eaux usées et de prendre des mesures concrètes pour pallier les insuffisances dans ce domaine. Ⅲ

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé