Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la deuxième séance, lundi 1er septembre 1975

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

(WPR/RC26/SR/2)

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE

Salle de conference de l'OMS, Manille Lundi ler septembre 1975, 14 h 30 PRESIDENT Dr T.M. McKendrick (Samoa-Occidental)

SOMMAlRE

Pages 1.

Rapport du Directeur regional (suite) •.....••••.••••••.••••. Resolutions d'interet regional adoptees par la Vingt-Huitieme Assemblee mondiale de la Sante et par Ie Conseil executif a ses cinquantecinquieme et cinquante-sixieme sessions ..•.••••.••....•••... Participation au Comite regional de Membres dont les gouvernements ont leur siege hors de la Region

89

2.

90

3.

101

- 85 -

86

COMITE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

Deuxieme seance Lundi ler septembre 1975, 14 h 30 PRESENTS I. Representants des Etats Membres AUSTRAL IE CHINE

Dr C.P. Evans Mme A.E. Broinowski Dr Dr Dr M. Chen Chih-ming Chen Wen Chieh Wang Lien Sheng Li Ching Hsiu

ETATS-UNIS D'AMERIQUE

Dr J.C. King M. E. Noziglia Dr M. Kumangai Dr Yves Couturier Dr A. Tanaka M. S. Kaneda Dr S. Osawa Dr Phouy Phoutthasak Dr Keo Phimphachanh M. Onn bin Kayat Dr Lim Ewe Seng Dr R. Dickie Dr J. Sumpaico Dr A.N. Acosta Dr R. Villasis Dr E. Fernando Dr 1. Ne br ida Mme L.J. Zamora Dr Kyong Shik Chang M. Se Lin Huh M. Sun Dong Yin Dr J.A.B. Nicholson Dr T.M. McKendrick Dr Oon Beng Bee Dr S. Tapa

FRANCE JAPON

LAOS MALAISIE NOUVELLE-ZELANDE PHILIPPINES

REPUBLIQUE DE COREE

ROYAUME-UNI SAMOA-OCCIDENTAL SINGAPOUR TONGA

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE II. Representant du Membre associe PAPUA-NOUVELLE-GUINEE III. Observateurs REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU VIET-NAM Professeur Hoang Dinh Cau M. Nguyen Van Trong Dr Doan Xuan Muou Dr Ako Toua

87

IV.

Representants de I'Organisation des Nations Unies et des institutions apparentees PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT FONDS DES NATIONS UNIES POUR L 'ENFANCE M. J. Melford M. Wah Wong

V.

Representants d' aut'res organisations intergouvernementales COMITE INTERNATIONAL DE I1EDECINE ET DE PHARMACIE MILITAIRES

Capitaine J.E. Batoon, MC

VI.

Representants des organisations non gouvernementales

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES FEMMES HEDECINS ASSOCIATION MONDIALE DE PSYCHIATRIE COLLEGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS COMITE INTERNATIONAL CATHOLIQUE DES INFIRMIERES ET ASSISTANTES MEDICO-SOCIALES COMMISSION MEDICALE CHRETIENNE FEDERATION DENTAIRE INTERNATIONALE FEDERATION INTERNATIONALE POUR LE PLANNING FAMILIAL

Dr C. Asuncion Dr I. Y. Zalamea Dr A. Umali Dr L. Martinez

wne

M.R. Ordonez

Dr G. Viterbo Dr P. Gonzales Dr J. llano

88

COMITE REGIONAL FEDERATION INTERNATIONALE POUR L'HABITATION. L I URBANI SHE ET L I AMENAGEMENT DES TERRITO IRES FEDERATION MONDIALE DE HEDECINE ET DE BIOLOGIE NUCLEAIRES FEDERATION MONDIALE POUR L'ENSEIGNEMENT DE LA MEDECINE ORGANISATION MONDIALE POUR LA PROMOTION SOCIALE DES AVEUGLES SOCIETE INTERNATIONALE DE RADIOLOGIE

VINGT-SIXIEME SESSION

Professeur C.H. Concio

Dr L.S. Villadolid Dr J. Cuyegkeng

Dr L.B. Soriano Dr H. Zialcita

VII. Secretariat de l'OMS

DIRECTEUR GENERAL SECRETAIRE

Dr H. Mahler Dr Francisco J. Dy

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE 1.

89

RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 10 de l'ordre du jour (document WPR/RC26/4, Carr.l et Corr.2) (suite de la premiere seance, section 7)

Le Dr TAPA (Tonga) se joint aux orateurs precedents pour feliciter Ie President de son election, Ie Directeur regional et son personnel du travail accompli pendant l'annee, et Ie Directeur general pour son allocution dont l'inspiration est bien faite pour alimenter la reflexion et l'action. II est interessant de constater que, dans son discours, Ie Directeur general a

evoque Ie nouvel ordre economique international. A Georgetown (Guyane), l'orateur a participe a une reunion au cours de laquelle un rapport interimaire etabli par un groupe d'experts du Commonwealth et intitule '~ers un nouvel ordre economique international" a ete approllve avant d'e:tre presente a une session extraordinaire de l'Assemblee generale des Nations Unies. Le deuxieme paragraphe du rapport souligne la necessite primordiale d'assurer a to us les peuples des conditions acceptables de nutrition, d'habillement, de logement, de sante publique, de soins medicaux et d'education et precise que ces conditions d'existence constituent Ie minimum tolerable. Dans ce nouvel ordre economique international, la sante est un moyen et une fin en soi. Contrairement au Dr Mahler dont l'objectif est la sante pour tous en l'an 2000, Ie groupe d'experts n'a pas fixe de date limite pour la realisation de ses objectifs. Au nom de son Gouvernement, Ie Dr Tapa remercie Ie Representant de la Chine et Ie Directeur regional pour leurs souhaits de bienvenue aux Tonga a l'occasion de leur accession a l'OMS en qualite de Membre, ainsi que les Etats Membres de la Region du Pacifique occidental et d'autres Regions qui ont soutenu la candidature des Tonga a l'Assemblee mondiale de la Sante. Les Tonga sont un petit pays qui compte parmi les moins developpes, d'une superficie tot ale de moins de 700 kilometres carres et de pres de 100 000 habitants. Ses res sources naturelles sont limitees mais Ie Gouvernement accorde la priorite BUX

ressources humaines,

a

la sante et

a

l'education de

la population, ainsi qu'au developpement socio-economique.

des Tonga est reconnaissant des seminaires et

a

Le Gouvernement

I'OMS de toute l'assistance qui lui a Oll

ete

fournie depuis 1956, qu'il s'agisse de bourses d'etudes, de participation

a

a

des cours de formation,

des services consultatifs

fournis au titre des projets nationaux et inter-pays et dont certains sont cites dans Ie Rapport annuel du Directeur regional. Quant a l'assistance bilaterale accordee par d'autres organisations des Nations Unies, comme Ie

FISE, Ie PNUD, Ie FNUAP et la CESAP qui depuis 1956 lui fournit une assistance en collaboration avec l'OMS, elle a ete hautement appreciee. Le Dr Tapa assure Ie Directeur general, Ie Directeur regional et les representants des Etats Membres que Ie Gouvernement des Tonga continuera a soutenir l'OMS face au defi des annees a venir. Le Dr CHANG (Republique de Coree) tient a se joindre aux orateurs precedents pour feliciter Ie President, Ie Vice-President et les Rapporteurs de leur election. II evoque les rapports etroits qui existent entre l'OMS et la Republique de Coree et qui, il en a la certitude, se maintiendront. II exprime ensuite 1a reconnaissance de son Gouvernement pour l'aide fournie par 1 'OMS. Etant donne Ie chaos social et economique qu'a connu la Republique de Coree apres 1a Seconde Guerre mondiale, une restructuration est en cours

dans ce pays en vue d'ameliorer les conditions de vie.

Trois plans

90

COMITE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

quinquennaux successifs ont ete entrepris depuis 1962 et Ie quatrieme est en preparation. Chacun des plans quiquennaux nationaux comporte un plan de sante publique de base axe sur la lutte contre les maladies transmissibles aigues, la lutte contre la tuberculose, l'amelioration de la qualite des aliments et des medicaments, la formation des travailleurs sanitaires et l'elargissement des services de sante maternelle et infantile. En consequence, I'incidence des maladies transmissibles a

ete

sensiblement recluite,

de meme que celIe des maladies d'origine hydrique grace a l'utilisation depuis 1967 d'un systeme d'approvisionnement en eau sous canalisations. programme de lutte contre 1a tuberculose, grace

l'OMS depuis 1962, a donne des resultats tout a fait satisfaisants. La politique de planification familiale suivie depuis 1961 a permis de reduire la croissance demographique naturelle qui est passee de 3% en 1960 a 1,92% en 1970. On espere atteindre un taux de 1,5% en 1976 et un taux de 1,3% en 1981. La qualite des medicaments a ete amelioree et des programmes de lutte contre Ie bruit et d'hygiene industrielle ont ete organises. Depuis 1971, un programme national de developpement des collectivites gagne l'ensemble du pays. 11 est fonde sur un mouvement spirituel en faveur d'un effort reciproque visant

a

Le

I'assistance apportee par

a

amener les collectivites

a

renforcer leur

propre developpement. visionnement en eau

Des programmes de planification familiale et d'approcanalisations ont

SOllS

ete

entierement incorpores

a ce

programme. Le Dr Chang evoque ensuite les plans d'avenir. L'industrialisation a

deja donne lieu a de nombreux problemes tels que la pollution de l'air, de l'eau et du sol. Un grand effort sera deploye dans le domaine de l'assainissement du milieu, en particulier en zone rurale. Le quatrieme plan

quinquennal prevoit deja la mise au point de services de sante complets; dans un deuxieme temps, i1 s'agira de reorganiser 1es services medicosanitaires pour offrir des soins medieaux peu couteux4 A la fin des annees

1980, le niveau des so ins dans la Republique de Coree sera egal a celui des pays developpes. Le Dr Chang, au nom de sa delegation, felicite Ie Directeur regional

pour son rapport annuel. continuera

a promouvoir

Le Gouvernement de la Republique de Coree une collaboration internationale etroite avec tous

les autres pays de la Region. En l'absence d l autres observations, Ie PRESIDENT prie les Rapporteurs de rediger une resolution appropriee~ (Pour l'examen du projet de resolution, voir la troisieme seance, section 2.1).

2.

~ONDIALE

RESOLUTIONS D'INTERET REGIONAL ADOPTEES PAR LA VINGT-HUITIEME ASSEMBLEE DE LA SANTE ET PAR LE CONSEIL EXECUTIF A SES CINQUANTE-CINQUIE:1E ET CINQUANTE-SIXIEME SESSIONS: Point 11 de l'ordre du jour (documents \,PR/RC26/5 et WPR/RC26/5 Md.l) Etude organique sur les rapports entre les services techniques cent raux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres (reso

2.1

lutions EB55.R26 et WHA28.30) Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Camite sur le paragraphe trois du dispositif de la resolution WHA28.30.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE 2.2 Coordination a l'interieur du systeme des Nations Unies generales (resolutions EB55.R56 et WHA28.40) questions

91

Le DlRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur Ie paragraphe deux du dispositif de la resolution WHA28.40. Le Comite prend note des resolutions ci-dessus sans formuler d'observation. 2.3 Activites de l'OMS concernant Ie developpement des methodes de lutte contre les maladies parasitaires tropicales (resolution WHA28.5l)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur Ie paragraphe un du dispositif. Le Dr NICHOLSON (Royaume-Uni) declare que son Gouvernement considere Ie developpement des methodes de lutte contre les maladies parasitaires tropicales comme une initiative importante contre les principales causes de morbidite dans les pays en voie de developpement. C'est un domaine que l'on a eu tendance a negliger; la mobilisation des ressources mondiales parait enfin en bonne voie. En cette epoque de restrictions financieres, il est a souhaiter que les plans d'action qui seront formules en octobre 1975 lors d'une reunion qui aura lieu a Geneve attireront des donations extrabudgetaires. Le Gouvernement du Royaume-Uni sera fortement represente a cette reunion par de hauts fonctionnaires et l'orateur espere que des representants du PNUD, de la Banque mondiale et de nombreuses autres sources d'assistance internationales seront presents.

2.4 2.5

Schistosomiase (resolutions EB55.R22 et WHA28.53) Prevention de la cecite (resolution WHA28.54)

Le Comite prend note des trois resolutions ci-dessus sans formuler d'observation.

2.6

Maladies mycosiques (resolution WHA28.55)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur Ie paragraphe un du dispositif. Le Dr DICKIE (Nouvelle-Zelande) indique qu'un laboratoire mycologique de reference a ete cree en decembre 1974 a l'Institut national de la sante de Wellington; son personnel se compose d'un mycologue et d'un technicien,

l'un et l'autre tres qualifies. II est dote d'un service de reference, et quelques travaux de mycologie diagnostique clinique sont effectues. Un cours de formation pour techniciens de laboratoire a mis sur pied mais, faute de locaux, les activites sont restreintes. La construction d'un nouveau batiment permettra, on l'espere, de donner davantage d'ampleur a

ete

ce cours. 2.7

services de reference

Le laboratoire mycologique de reference est pret a fournir des a tous les pays ou zones de 1a Region.

Lutte contre la lepre (resolution WHA28.56) Le Comite prend note de cette resolution sans formuler d'observation.

92

COMITE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

2.8

Arrieration mentale (resolution WHA28.57)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur Ie paragraphe un du dispositif. Le Dr EVANS (Australie) indique que l'Australie, avec Ie concours d'autres pays dont plusieurs sont des Etats Membres de la Region du Pacifique occidental, a propose la resolution WHA28.S7 a la Vingt-Huitieme Assemblee mondiale de 1a Sante. Cette resolution a

mite.

Le Gouvernement australien tient

l'arrieration mentale sont communs tOllS les pays, developpes ou en voie de d§veloppement, et qu'il convient d'en tenir compte dans 1a planification

a

a

ete

adoptee

a

l'unani-

souligner que les problemes de

du developpement des services de sante. des mesures preventives simples.

Une diminution sensible de l'inci-

dence de plusieurs types d'arrieration mentale peut etre obtenue grace

a

2.9

Lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle (resolution HHA28.58)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Camite sur les paragraphes un et deux du dispositif. 2.10 Maladies rhumatismales (resolution HHA28.59)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Camite sur Ie paragraphe deux du dispositif. Le Camite prend note des deux precedentes resolutions sans formuler d'observation.

2.11

Fluoration et sante dentaire (resolution HHA28.64) Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur Ie paragraphe

trois du dispositif.

Le Dr NICHOLSON (Royaume-Uni) declare que son Gouvernement accueille favorablement la resolution HHA28.64 car il convient d'encourager la mise au point de programmes de prevention des caries dentaires au moyen de 1a

fluoration.

2.12

Utilisation et obtention du sang humain et de seg derives (resolution

W1iXZ8.72) Le DIRECTEUR REGIONAl appelle l'attention du Comite sur Ie paragraphe deux du dispositif. Le Dr SUMPAICO (Philippines) porte

a

la connaissance du Camite que des

1951 Ie Gouvernement philippin a pris conscience de 1a necessite de proceder au prelevement, au traitement, a 1a conservation et au stockage de sang humain pour reduire 1a souffrance et sauver des vies humaines; l'actuel laboratoire de preparation de plasma desseche a ainsi ete cree au Departement de

la Sante en vertu des "Republic Acts" NO 662 et 774.

Le Departement de la

Sante a egalement signe un accord conjoint avec 1a Croix-Rouge nationale

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME

SEANC~

93

philippine aux termes duquel la Croix-Rouge se charge, pour l'ensemble du pays, des operations de prelevement, de stockage et de distribution du plasma et des produits derives conformernent aux reglements en vigueur. Quant au Departement de 1a Sante, il assure, par l'intermediaire du Bureau de la Recherche et des Laboratoires, l'entretien et Ie fonctionnement du laboratoire de production de plasma sec et il livre a la Croix-Rouge tous les produits finis. En outre, il affre les services de ses equipes de prelevernent. Pour empecher 1a commercialisation du sang humain et de ses derives, Ie Gouvernement a promulgue en 1956 Ie "Republic Act" NO 1517 regissant 1a collecte, Ie traitement et 1a vente de sang humain et harmon isant Ie fonctionnement des laboratoires de traitement appartenant aux

banques de sang privees. En mars 1972 une directive presidentielle exigeait la stricte application du "Republic Act" NO 1517, ceci en vue de mettre fin aux prelevements effectues au mepris des normes techniques et de l'ethique rnpdicale SOliS Ie pretexte d'une transfusion urgente. L'exportation du sang humain et de ses derives a ete interdite par decret presidentiel. En novembre 1972 un autre decret presidentiel a ordonne la fermeture ou la suspension de tons les h6pitaux, dispensaires, banques du sang et ;lIltres etablissements ayant enfreint les dispositions du "Republic Act" N° 1517. II a cgalement ordonne que toutes les personnes non autorisees, soupc;onnees au accusees d'avoir vendu du sang humain, recherche des donneurs au pro cede a des transfusions sans respecter les procedures admises au en vue de realiser un profit, soient arretees et traduites en justice. Le Dr Sumpaico ajoute que quatre societes commerciales etrangeres ant recemrnent cherche a constituer des centres de plasmapherese mais qu'elles n')" ont pas ete autorisees. Actuellement Ie pays compte 194 banques du sang et dispensaires de transfusion agrees. Trente-cinq banques du sang ont un caractere commercial, et 100 sont rattachees a des hopitaux. La plupart d'entre e11es ne sont autorisees a effectuer des prelevements qu'en cas J'urgence. Les 59 dispensaires de transfusion sont situes dans les regions peripheriques au du sang est stocke et distribue. La Societe philippine d'anatornie pathologique et la Societe d'hematologie collaborent etroitement avec Ie Gouvernement afin d 'ameliorer 1es me.thodes utilis6es. La liste des banques du sang agreees est tenue a jour et Ie prix du sang est contrale. 2.13

Assistance sprciale au Cambodge, a Ia Republique democratique du Viet-Narn et a la ~epublique du Sud Viet-Nam (resolution WHA28.79) Le DIRECTEUR RI"rmIAL aprcll .. l' attention du Comite sur les parcsro"J,ce', deux, trois, cinq et six du dispositif.

lin,

Le Dr PHOUTTHASAK (Laos) regrette que son pays n'ait pas ete inclus parmi les beneficiaires de 1a resolution WHA28.79, alors que les premier, deuxieme, troisieme e.t quatrieme alineas du prearnbu1e lui sont parfaitef'l1cnt .'lpp 1 icables. 11 rappelle flll' a sa vingt-deuxieme session, Ie Comite avai t pric Ie Directeur regional d'accorder au Laos toute I'assistance requi~e du fait de la situation. 1 Par ailleurs, Ie cinquieme alinea du preambule de lrr

1

Resolution hTP'R./RC22. R2, Recueil des resolutions et decisions du Comi ll--; regional du Pacifique Clccidental, 1974, Huitieme edition, Section 1.1.4, p. 14.

94

CaMIrE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

resolution WHA28.79 omet egalement Ie Laos, alors que Ie FISE et Ie HautCommissariat pour les Refugies comptent ce pays parmi les beneficiaires de leur assistance. Le Dr Phoutthasak dernande que ses remarques soient transmises a la Vingt-Neuvieme Assemblee mondiale de la Sante. Le Professeur HOANG DINH CAU (Republique democratique du Viet-Nam) exprime la gratitude de son Gouvernement aux Etats Membres de I'OMS dont les representants ant vote pour la resolution WHA28.79. C'est la premiere tois que Ia delegation de la Republique democratique du Viet-Nam assiste a.u Comite regional, et e1Ie se trolive embarrassee pour formuler dans les regles ses demandes d'assistance. L'aide du Secretariat serait 1a bienvenue a cet egard. Les evenements des quatre derniers mois, tant dans Ie nord que dans le sud du Viet-Nam, n'ont pas 1aiss€: aux autorites responsables le temps Jesquelles sont d'autant plus difficiles a mettre au point que les besoins sont enormes et les ressources de I'OMS limitees. Le Gouvernement de la Republique democratique du Viet-Nam cherche a se suffire a lui-meme dans toute la me sure du possible, mais une aide des pays amis et de l'OMS pourrait lui faciliter considerablement la tache et abreger Ie temps necessaire au relevement du pays. Le Dr EVANS (Australie) indique que son Gouvernement est en faveur de 1a resolution. d' e. tudier en detail les demandes d' assistance qu' elles pourraient pres en ter ,

Le PRESIDENT suggere que si Ie Camite n'a pas d'observations a faire sur 1a declaration du Representant du Laos, il pourrait peut-etre demander au Directeur general d'appeler l'attention du Conseil executif, a sa cinquante-septieme session, sur 1a requete du Gouvernement laotien. II en est ainsi decide et les Rapporteurs sont pries de preparer un (Pour llexamen du projet de resolution, voir 1a troisie.me seance, section 2.3). texte de resolution.

2.l4

Besoins d'animaux de laboratoire pour Ie contrale des produits biologigues et l'etablissement de colonies de reproducteurs (resolution WHA28.83)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention sur Ie paragraphe un du dispositif. Le Dr NICHOLsnN (Royaume-Uni) fait valoir que les recommandations de ia resolution iVHA28.83 doivent etre activement mises en oeuvre. II devient de plus en plus difficile d'assurer les besoins en puisant sur la faune sauvage, d'oll l'importance qu'il y a a creer des colonies. II appelle t;galement 11 attention sur les risques que comporte 1 'utilisation de tous les types d'animaux de laboratoire preleves sur 1a faune sauvage, et non pas seulement des simiens. Le rongeur Mastomys, parfois en cause dans la fievre de Lassa, est souvent utilise pour Ie travail de laboratoire. Le Dr SUMPAICO (Philippines) indique qu'il s'agit d'une importante resolution dont son pays a appuye l'adoption par l'Assemblee mandiale de la Sante. La possibilite de creer aux Philippines une colonie de reproducteurs

COMPTE RENDU ANALYTIOUE DE LA DEUXIEME SEANCE

95

est a l'etude. Etant donne que les primates non humains presentent une importance capitale pour la recherche, Ie commerce de ces animaux indispensables devrait faire l'objet d'une reglementation, assortie de mesures protectrices. 2.15 Etat d'avancement du programme antipaludique (resolutions EB55.R36 et WHA28.87)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention sur Ie paragraphe deux du dispositif qui invite Ie Comite a accorder une attention speciale a la situation du paludisme dans la Region et a faire des recommandations relatives a l'orientation des programmes antipaludiques dans Ie cadre regional. Meme si ses progres ont ete assez lents, Ie programme antipaludique de la Region n'a heureusement subi aucun revers grave au cours de ces dernieres

annees. Des problemes techniques se sont poses, tels que l'habitude manifestee par A. farauti, dans certains secteurs limites du Pacifique du sudouest, de piquer a l'exterieur en debut de soiree, ainsi que l'extension de la resistance de!. falciparum a plusieurs medicaments. Des problemes operationnels sont egalement a signaler dans certaines parties de la Region, en raison de la nature du terrain, des difficultes de communications, de la faible contribution des services de sante ruraux, et de la resistance croissante opposee par la population aux pulverisations prolongees des habitations au DDT. II faut compter enfin avec les contraintes administratives d'ordre general, dont les deux principales sont Ie manque d'appui financier et l'insuffisance de la formation du personnel de sante en matiere de paludisme. Le Directeur regional suggere que Ie President demande a quelques membres du Comite de constituer un petit groupe de travail qui pourrait se reunir au cours des deux pro chains jours. Cegroupe pourrait recenser les problemes rencontres dans les diverses parties de la Region et recommander des moyens pour les surmonter. Apres quoi, Ie Directeur regional se ferait un plaisir, si le Camite lui donnait des instructions dans ce sens, de transmettre les conclusions du groupe au Directeur general. Le PRESIDENT recommande au Comite la constitution d'un groupe de travail et suggere qu'y participent les representants des pays ci-apres : Laos, Malaisie, Papua-Nouvelle-Guinee, Philippines et Royaume-Uni. Si un autre pays etait interesse, il aurait naturellement toute latitude de se joindre au groupe.

On est convenu de constituer un groupe de travail.

Le Dr EVANS (Australie) indique que Ie Gouvernement australien accueil1era favorablement toutes mesures propres

a

accroitre Itefficacit~

de 1a 1utte antipaludique et des programmes d'eradication. Le paludisme exerce une menace constante en Australie. Depuis 1962 aucun cas de paludisme nta ete signale comme ayant ete contracte en Australie continentale, bien que l'on trouve encore des vecteurs dans de vastes secteurs; les

quelque 200 cas notifies chaque annee sont tous des cas infectieux contractes

a

l'etranger, Ie plus souvent dans des territoires assez peu

eloignes de l'Australie.

96

COMITE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

2.16

Promotion des services nationaux de sante en ce qui concerne les soins de sante primaires (resolutions EB55.R16 et WEA28.88) (document WPR/RC26/5 Add.l)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention sur Ie paragraphe deux du dispositif de la resolution WEA28.88 et sur Ie document WPR/RC26/5 Add.l, prepare pour faciliter les deliberations du Comite. II cite ensuite la definition donnee par Ie Directeur general dans Ie dernier rapport qu'il a soumis a l'Assemblee mondiale de 1a Sante sur 1a question des soins de sante primaires :1 "L'expression "soins de sante primaires" a ete retenue pour designer une approche de l'action sanitaire qui integre t au niveau de 1a collectivite, tous les elements necessaires pour ameliorer l'etat de sante de la population. Ces soins doivent faire partie integrante du systeme national de sante. Leur objet est de repondre a deux besoins fondamentaux : faire connaitre a chacun ce qu'il peut faire pour mener une vie saine et l'y aider; faire en sorte que chacun sache au il peut s'adresser lorsqu'il est atteint dans sa sante et y trouve Ie soulagement attendu. Cela suppose des services a la fois simples et efficaces sur Ie plan des couts, des techniques et de l'organisation, qui scient facilement accessibles aux interesses et qui contribuent a l'amelioration des conditions de vie des individus, des familIes et de la collectivite tout entiere. Ces services grouperont done des activites 5e rattachant a 1a prevention, a 1a promotion de la sante, a la medecine curative, a la readaptation et au developpement communautaire " . La plupart des gouvernements de Ia Region disposent deja des politiques et des infrastructures sanitaires necessaires - meme si c'est a des degres dtvers - pour appliquer Ie concept des soins de sante primaires au fonctionnement de leurs services de sante. Le Directeur regional suggere que les representants fournissent des indications sur les mesures prises dans leurs pays respectifs. Le Dr DICKIE (Nouvelle-Zelande) indique que la Nouvelle-Zelande est en train de mettre en place un plan visant a doter 1a population tout entiere d'un systeme complet de soins de sante. Le Gouvernement estime que les so ins de sante constituent l'un des aspects les plus importants de I'action d'un Etat conscient de ses responsabilites sociales, et qu'ils doivent etre de Jroit accessibles a chacun. sans aucune limitation de caractere economique ou autre. L'objectif fondamental est 1a creation d'un service de sante camplet, fonctionnellement integre, qui sera plus oriente vers la promotion de 1a sante qu'axe sur Ie traitement de la maladie. Les services de sante s'efforceront d'al1er au devant des besoins de la collectivite, bien davantage qu'ils ne Ie font a present.

I

Document A28/9.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE

97

Bien que Ie secteur public de la sante soit entierement finance par Ie produit de l'impot, et que ce dernier serve en outre a subventionner partiellernent l'exercice des rnedecins specialistes et les institutions benevoles, les activites et l'adrninistration des uns et des autres ne sont a l'heure actuelle que fort peu coordonnees. C'est pour remedier a cet etat de choses que Ie Gouvernernent a l'intention de creer Ie New Zealand Health Service. Le Gouvernement estimant qu'un service a assise regionale est ce qu'il y a de plus efficace, chaque region sera suffisamment vaste pour assurer en plus des soins medicaux primaires, une large gamme de services specialises.

La New Zealand Health Authority, l'un des organes du Service de Sante, donnera des avis au Ministre sur les grandes orientations nationales, veillera a leur application, procedera aux attributions de credits, et supervisera Ie service en general. Divers mecanismes consultatifs seront mis en place pour assurer la liaison entre Ie Ministre, la New Zealand Health Authority et les autorites sanitaires regionales. La New Zealand Health Authority recevra egalement les avis d'un Conseil consultatif des services de sante. Les relations a l'heure actuelle assez vagues qu'entretiennent les etablissements publics et les institutions benevoles seront coordonnees. II est prevu que Ie Service de Sante reorganise commence a fonctionner Ie ler avril 1978. Le Dr Dickie rappel Ie ce qu'a dit Ie Directeur general au cours de la journee au sujet des critiques bruyantes autant que vigoureuses auxquelles il faut s'attendre lorsqu'on annonce des innovations en matiere de Boins de

sante; elles n'ont pas manque de se faire entendre en Nouvelle-Zelande. Le Dr CHEN (Chine) declare que pour la Chine la notion de soins de sante primaires recouvre plusieurs principes importants. II faut s'assurer que les besoins de la population sont satisfaits. L'experience a joue un role important dans Ie developpement des services de sante. Par Ie passe, c'est Ie traitement qui prenait Ie pas sur les mesures preventives. La

medecine traditionnelle de plusieurs pays, avec toutes les ressources de l'herboristerie a un role a jouer. L'amelioration des services de sante passe necessairement par une mobilisation de la collectivite en vue de mettre en oeuvre l~s mesures preventives et Ie traitement.

S'il ne faut pas s'attendre

a

ce que les services de sante des pays en

voie de developpement s' alignent tous sur Ie merne modele, ces pays nlen

doivent pas mains partager, au meme titre que les problemes et les situations, leurs experiences en matiere de promotion des services nationaux de sante.

Le Dr LIM (~alaisie) declare que si Ie Gouvernement malaisien est tout acquis aux soins de sante primaires pour les defavorises, Ie concept 1uimerne evoluera dans chaque pays en fonction des circonstances, des besoins du pays et de son degre de developpement. Le Gouvernement malaisien a toujours reserve une place tres importante au developpement des services preventifs et au relevement des normes a

appliquer aux plus defavorises. base ont ete integres dlemblee.

C'est pourquoi les services de sante de

Les services de sante des zones rurales ont ete organises selon un systeme a trois etages : dispensaire dirige par

98

COMITE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

une sage-femme, sous-centre de sante et centre de sante principal. Ce systeme permet d'assurer sept services integres de base. L'integration de la planification familiale et du renforcement des so ins de sante de la famille, ainsi que de plusieurs programmes de lutte dans les services de sante ruraux ont alourdi la tache du personnel en poste, d'ou la necessite de remanier Ie systeme a trois etages pour en faire un systeme a deux niveaux a base de dispensaires ruraux et de centres de sante. Jusqu'en 1990, date prevue pour l'achevement de cette refonte des services, les equipes mobiles integrees couvriront les besoins des secteurs les plus recules en attendant la creation d'installations fixes. En Malaisie, les soins de sante primaires sont assures en premier lieu dans chacun des dispensaires ruraux peripheriques, ensuite par les equipes mobiles integrees qui assurent les soins preventifs et curatifs dans les zones les plus reculees, et troisiemement enfin par Ie travailleur auxiliaire en poste dans chaque centre de sante. Les futurs agents de sante primaires formeront les effectifs de la campagne d'eradication du paludisme. A mesure que Ie programme d'eradication du paludisme passera en phase de consolidation, a partir de 1976, ils seront graduellement verses dans les services de sante ruraux. Les futures attributions qui leur seront reservees dans la distribution des soins de sante primaires sont en cours d'etude. Des soins de sante sont encore assures au niveau primaire grace a 1a formation qui est donnee aux sages-femmes autochtones exer~ant sur place. Le recrutement de personnels locaux pour distribuer les soins de sante dans leur propre collectivite n'a pas donne de bons resultats, principalement en raison de 11exode rural et du rapide roulement d'effectifs qui en resulte, du refus des collectivites d'accepter leurs propres representants, et du fait que ces derniers ne souhaitent pas retourner dans leur village apres leur formation et qu'ils exigent des conditions de service plus favorables et des perspectives de promotion comportant Ie transfert dans des regions plus developpees. Si Ie recrutement de personnel local s'est solde par un echec dans 1a Peninsule malaise, les chances de sllcces sont plus grandes a Sabah et a Sarawak ou les communications sont peu developpees, les villages isoles et l'exode rural encore peu marque.

-'

Le Dr EVANS (Australie) fait remarquer que les problemes evoques dans Ie document WPR/RC26/5 Add.l concernent aussi bien les pays developpes que les nations en voie de developpement. II convient d'ajouter que les services n'englobent pas les villageois eux-memes et ne vont pas assez avant dans la peripherie. Or cela est vrai meme des pays developpes. L'Australie est fortement consciente de la necessite de faire participer 1a co11ectivite et de recruter des travail1eurs sanitaires locaux. On a beaucoup appris, ces dernieres annees, aupres de la Chine, sur la signification d'expressions telles que "medecin aux pieds nus" et medecine "au ras du sol". Medecins et infirmieres s'imaginaient que les connaissances medicales suffisaient. On admet aujourd'hui que l'heure est venue de renoncer a cette notion et de rechercher la participation des travailleurs sanitaires de la peripherie et celIe des collectivites elles-memes. Le Dr NICHOLSON (Royaume-Uni) se felicite d'un texte de resolution qui reconnait que dans les pays en voie de developpement la toute premiere necessite consiste a assurer des services accessibles et acceptables aux 80% de 1a

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE

99

population qui vivent en dehors des principaux centres urbains. On s'est prononce ailleurs en faveur d'un service uniquement compose de medecins. Mais ce qu'il y a de plus sur c'est que, si la planification ne va pas dans Ie sens indique par la resolution, il n'y aura aucun progreso Le Dr TOUA (Papua-Nouvelle-Guinee) indique que les services de sante de Papua-Nouvelle-Guinee ont ete reorganises. II s'agit d'assurer un service de sante complet et acceptable jusqu'au niveau du poste de premiers secours. II existe au Papua-Nouvelle-Guinee des etablissements qui assurent la formation des auxiliaires de la sante, et ou ces derniers apprennent meme a poser un diagnostic et a administrer un traitement. On s'efforce d'abattre les cloisons de la specialisation et de creer une notion d'equipe qui fera que les soins de sante ne seront plus l'apanage du seul medecin. Si Ie Gouvernement du Papua-Nouvelle-Guinee est reconnaissant a l'O~S de l'assistance qu'elle lui a fournie, il peut egalement aujourd'hui se venir en aide a lui-meme. Le PRESIDENT indique qu'au Samoa-Occidental plus de 300 comites de femmes jouent un role important dans Ie developpement des services de sante. Outre l'aide que ces femmes apportent au personnel de sante des districts, elles montrent aux ruraux comment assurer la prop rete des abords de leurs villages et elles administrent des soins medicaux simples. Leur influence est considerable. Le Departement de la Sante prevoit de donner une formation plus systematique a certains des membres de ces comites feminins qui, moyennant un encadrement etroit par du personnel de sante, devraient etre a la base d'un nouveau renforcement des soins de sante primaires. Le Dr PHOUTTHASAK (Laos) expose l'organisation des services de sante primaires qui, experimentee avec succes dans les regions controlees par Ie Front patriotique, va etre etendue a l'ensemble du pays. On commence par proceder a l'education sanitaire des masses et par installer des comites de sante de village. On choisit comme animateur pour un groupe de cinq a dix maisons un habitant de 1a maison dite "maison pilote"

'.

au

les mesures

d'hygiene ont ete Ie mieux appliquees. Cet animateur, forme par l'infirmier du village auquel il fait quotidiennement rapport, n'est pas remunere. II est charge de diffuser les directives du Departement de la Sante et de collaborer avec l'infirmier du village a des taches mineures d'ordre prevent if et curatif. L'infirmier du village est la personne designee par les habitants et les autorites Comme la plus apte a exercer ces fonctions de base. II est forme sur place pendant huit mois avec l'aide de medecins assistants et il est remunere par Ie village. Agissant sous Ie controle de l'infirmier du tasseng auquel il adresse un rapport hebdomadaire, il traite les affections courantes, adresse a l'infirmier du tasseng les cas qui depassent sa competence et collabore avec les equipes mobiles. Les echelons superieurs sont ceux du tasseng (dispensaire de trois

a

cinq lits, trois infirmiers dont une infirmiere/sage-femme), du muong (hopital d'une dizaine de lits, un medecin assistant et un infirmier pour deux lits) et du khoueng ou province Chopital de 50 a 100 lits, laboratoiras, consultations externes, services d'administration, docteurs en

100

cnfITE REGIONAL

VINGT-SIXIEME SESSION

aedecille, medecins assistants, techniciens, prat1ciens de medecine traditionnelle). Chaque provillce dispose de trois equipes mobiles char gees reapectivement de la sante publique, de la lutte antipaludique et de la lutte antllepreuse. II existe en outre une petite equipe mobile dans chaque

m1101l8. Le Profeseeur HOANG DINH CAU (Republique democratique du Viet-Ham) partage lee ideee exprimees par Ie Directeur general a la Vingt-Huitieme Assemblee mondiale de la Sante et a la presente session du Comite en ce qui concerne les soine de sante primaires. Dans la Republique democratique du Viet-Ham, la priorite va depuis la fondation de l'Etat i la sante des travail leurs et en premier lieu des paysans, qui forment de 80 a 90% de la population et qui jouent un role tres important tant dans Ie developpemant economieo-social que dans la defense nationale. ~'organisation des soins de sante primaires est une tache tres complexe pour laquelle doivent etre reunies une serie de conditions. II faut que Ie Gouvernement adresse a tous les echelons des directives appropriees, dans un esprit de reaponsabilite envers les simples travailleura. Dans un monde ou 1. pratique medicale est generalement trop axee sur la science et la technique, il faut former des medecins i partir des populations locales, leur illculquer Ie sens de leurs responsabilites envers les masses et gagner Ie corps medical i la cause de la prevention. II faut reorganiser l'action .anitaire en fonction de8 besoins des collectivite8 rurales. La recherche 8cientifique vi8e i resoudre les questions, i premiere vue tres simples, que pose Ie travail sanitaire a la campagne. II faut equilibrer, dans Ie budget, les parts respectives de la ville et des zones rurales, ces dernieres etant trop souvent negligees. Enfin, il faut lutter contre l'analphabetisme, elever Ie niveau culturel des populations et donner aillsi aux masses une conscience des problemes de sante qui leur permettra de mieux collaborer avec les cadres sanitaires.

Le Dr COUTURIER (France) pense que les services de sante primaires doivent etre axes sur des animateurs integres a la realite locale. La Polynesie fran~aise souffre, plus que des maladies transmissibles, d'un grave probleme de malnutrition da a un exces d'apports glucidiques. De ce fait, deux Polynesiens sur cinq sont atteints de maladies metaboliques hypertension arterielle, cardiomyopathie coronarienne, diabete, obesite, insuffisance respiratoire, insuffisance renale, goutte, etc. qui grevent lourdement la medecine de soins. Seule une medecine "au ras du sol" permettra de vaincre ce fleau : il s'agit de s'assurer Ie concours d'hygieniates, animateurs de bonne volonte bien integres au pays qui, agisaant i tous les echelons - meres de famille, enfants d'age preseolaire, ecolier., adultes - sauront convaincre la population d'adopter de meilleures habitudes alimentaires. Tel est Ie seul moyen de prevenir un grand nambre de maladies qui reduisent actuellement l'esperance de vie a 52 ans pour les femmes et 53 ans pour les hommes.

2.17

Fonds benevole pour la promotion de la sante (resolution EB56.R12)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention sur les paragraphes deux et trois du dispositif.

COMPTE RENnU ANALYTIQUE DE LA DEUXIEME SEANCE

101/102

M. KANEDA (Japon) felicite Ie President pour son election et indique qu'il a Ie plaisir d'annoncer qu'en reponse a l'appel lance par Ie Directeur general au debut de l'annee, Ie Gouvernement japonais verser a une contribution de 200 000 $EU au programme mondial d'eradication de la variole pour 1975. Aucune autre observation n'ayant ete formulee, Ie PRESIDENT demande aux Rapporteurs de mettre au point les resolutions appropriees. (Pour l'examen des projets de resolution, voir la troisieme seance, sections 2.2, 2.3 et 2.4). 3. PARTICIPATION AU COMITE REGIONAL DE MEMBRES DONT LES GOUVERN~NTS aNT LEUR SIEGE HORS DE LA REGION: Point supplementaire 1 de l'ordre du jour (document WPR/RC26/l3)

Le DIRECTEUR REGIONAL indique que Ie document WPR/RC26/l3 et ses diverses annexes, prepares par Ie Secretariat pour presenter la question, se passent de commentaires. Le Dr EVANS (Australie) pense qu'il est sans doute inopportun et premature que Ie Comite suive la voie indiquee par Ie Comite regional pour l'Afrique. La Region du Pacifique occidental semble mener ses travaux de fa~on tres harmonieuse. En l'absence d'autres observations, Ie PRESIDENT propose que Ie Comite prenne note de la resolution WHA28.37 "Participation au Comite regional pour l'Afrique de Membres dont les gouvernements ont leur siege hors de la Region". II en est ainsi decide.

La seance est levee

a

16 h 45.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé