Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1996, vol. 71, 47 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 47, 22 NOVEMBER 1996 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 47, 22 NOVEMBRE 1996

1996, 71, 353-360 World Health Organization, Geneva Organisation mondiale de la Santé, Genève

No. 47

W EEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE 22 NOVEMBER 1996 c 71st YEAR 71e ANNÉE c 22 NOVEMBRE 1996

WHO influenza surveillance Background WHO was established in 1948, 3 decades after influenza had caused the most deadly epidemic ever recorded. The panic, fear and helplessness it provoked were in vivid memory of the designers of the future world health programmes. Hopes attached to the breakthrough of isolating the virus and producing a vaccine in the 1930s were dimmed when in 1946-1947 a new influenza virus appeared which rendered the vaccine useless. Influenza was therefore high on the list of priorities of diseases requiring international collaboration along with cholera, plague, poliomyelitis, smallpox and yellow fever.

La surveillance de la grippe à l’OMS Historique L’OMS a été créée en 1948, 3 décennies après l’épidémie de grippe la plus meurtrière que le monde ait jamais connue. La peur, voire la panique, et le désespoir qu’elle suscita dans la population restèrent dans la mémoire de ceux qui avaient la charge d’élaborer les futurs programmes mondiaux de santé publique. L’isolement du virus et la production de vaccin dans les années 30 avaient suscité des espoirs qu’il fallut tempérer en 1946-1947 lorsque l’apparition d’un nouveau virus grippal rendit le vaccin inutile. On comprendra dans ces conditions que la grippe ait figuré en bonne place sur la liste des maladies appelant une collaboration internationale, à côté du choléra, de la peste, de la poliomyélite, de la variole et de la fièvre jaune.

The beginning A group of experts which met in conjunction with the International Congress on Microbiology in Copenhagen in July 1947 recommended the establishment of an international centre to collect and distribute information, coordinate laboratory work on influenza and train laboratory workers. The National Institute for Medical Research in London accepted to host the World Influenza Centre and this was the beginning of the WHO Influenza Programme. Its objective was formulated “to assist in plans against the possible recurrence of a pandemic, and in devising control methods to limit the spread, severity, and consequences of the disease.” National laboratories able to diagnose influenza, isolate the virus and willing to share their findings and isolates with WHO and the World Influenza Centre were recruited as a complement.

Les débuts Un groupe de spécialistes réuni en juillet 1947 à Copenhague dans le cadre du Congrès international de Microbiologie recommanda la création d’un centre international qui serait chargé de recueillir et de diffuser des renseignements sur la grippe, de coordonner les travaux de laboratoire et de former le personnel de laboratoire. Le National Institute for Medical Research de Londres accepta d’abriter le Centre mondial de la Grippe et ce furent là les débuts du programme OMS de lutte contre la grippe. Il avait pour objectif de concourir à l’établissement d’un plan contre l’éventuel retour d’une pandémie grippale et d’imaginer des méthodes de lutte permettant de limiter la propagation, la gravité et les conséquences de la maladie. Cette structure fut ensuite complétée par l’adjonction de laboratoires nationaux capables de diagnostiquer la grippe et d’isoler le virus, mais également désireux de partager leurs observations et leurs isolements avec l’OMS et le Centre mondial de la Grippe.

Development The role of the national centres as early detectors of influenza virus that may cause epidemics was immediately

Développement Le rôle des centres nationaux en tant que postes d’alerte avancée pour la détection des virus susceptibles de causer des épidémies fut

CONTENTS WHO influenza surveillance Antibiotic resistance – Joint WHO/IFPMA meeting Airport malaria, Switzerland Influenza Ebola haemorrhagic fever, South Africa Cholera, Zaire and Rwanda Diseases subject to the Regulations 353 357 358 358 359 360 360 353

SOMMAIRE La surveillance de la grippe à l'OMS Résistance aux antibiotiques – Réunion conjointe OMS/FIIM Paludisme d'aéroport, Suisse Grippe Fièvre hémorragique à virus Ebola, Afrique du Sud Choléra, Zaïre et Rwanda Maladies soumises au Règlement 353 357 358 358 359 360 360

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acknowledged and early efforts of the programme were directed towards the development and standardization of techniques and reagents for diagnosis. The need to expand the network towards global coverage was another programme priority – after 4 years of operation the network already comprised 60 laboratories in 40 countries. To handle the rapidly increasing volume of virus isolates, a second international reference centre was established in the Strain Study Center for the Americas in New York, United States of America.

immédiatement reconnu et les premiers efforts du programme portèrent sur la mise au point de techniques et de réactifs pour le diagnostic. L’expansion du réseau de laboratoires en vue de lui assurer une couverture mondiale s’imposa également comme une priorité du programme et, au bout de 4 ans, le réseau comprenait déjà 60 laboratoires implantés dans 40 pays. Pour pouvoir étudier sans délai des isolements toujours plus nombreux, on créa un deuxième centre international de référence au Strain Study Center for the Americas de New York, Etats-Unis d’Amérique.

40 years later Today’s network of 110 laboratories in 80 countries relies on the reference services of 3 WHO Collaborating Centres for Reference and Research on Influenza. The National Institute for Medical Research in London remains the host for the reference centre in the United Kingdom. The Strain Study Center for the Americas was transferred to the United States Public Health Services and eventually found its present location at the Centers for Disease Control and Prevention in Atlanta, Georgia. These 2 centres retain the main responsibility for strain characterization. A third centre was established in the early 1990s, the former Commonwealth Serum Laboratories, now CSL Limited in Melbourne, Australia to service laboratories in the southern hemisphere. A WHO Collaborating Centre on Influenza and Respiratory Viruses at the National Institute of Virology in Tokyo, Japan is also supporting the activities.

40 ans plus tard Aujourd’hui, le réseau compte 110 laboratoires dans 80 pays et bénéficie des services de 3 Centres collaborateurs OMS de référence et de recherche pour la grippe. Le National Institute for Medical Research de Londres abrite toujours le Centre de référence du Royaume-Uni. Le Strain Study Center for the Americas a été transféré aux United States Public Health Services avant de trouver sa place actuelle aux Centers for Disease Control and Prevention d’Atlanta, Géorgie. Ce sont ces 2 centres qui sont essentiellement chargés de caractériser les souches. Un troisième centre a été mis en place au début des années 90; il s’agit des anciens Commonwealth Serum Laboratories , actuellement connus sous la désignation de CSL Limited, de Melbourne, Australie, qui ont la charge de desservir les laboratoires de l’hémisphère austral. Un Centre collaborateur OMS pour la grippe et les virus respiratoires auprès de l’Institut national de Virologie de Tokyo, Japon, appuie aussi les activités.

Operations Before the expected start of the influenza season in the northern hemisphere, the National Influenza Centres are provided with a kit of laboratory diagnostic reagents which should enable them to determine the type of influenza virus (influenza A or B) and the subtype of the influenza A viruses (currently H1N1 or H3N2). The reagents should also allow the laboratories to establish whether the isolates resemble the variants most commonly encountered in the past season. The information national laboratories are asked to report to WHO every week during the season contributes towards a global picture of the current influenza epidemiology: geographical location, timing and extent of activity, age groups affected and laboratory results. The information from the national laboratories is analysed and published by WHO. The main vehicles to disseminate information are the Weekly Epidemiological Record, a fax service during the high season and, more informally, a summary of country reports made available via Internet (http://www.who.ch/programmes/emc/flu). Isolates are sent to the WHO Collaborating Centres for further characterization and comparisons with isolates from other laboratories. Viruses which do not resemble isolates encountered previously are subjected to a detailed investigation to establish their structure and reaction patterns, including reactions with antibodies induced by the current vaccine. The Collaborating Centres exchange strains, reagents and information to complete the understanding of influenza during the season. 354

Activités Avant le début prévisible de la saison grippale dans l’hémisphère nord, les Centres nationaux de la Grippe reçoivent un assortiment de réactifs destiné à la détermination du type viral (A ou B), et du sous-type dans le cas d’un virus A (actuellement H1N1 ou H3N2). Ces réactifs doivent également permettre aux laboratoires de déterminer dans quelle mesure les isolements ressemblent aux variants les plus fréquemment rencontrés au cours de la saison précédente. Les renseignements que les laboratoires nationaux ont pour mission de transmettre chaque semaine à l’OMS au cours de la saison grippale permettent de dresser le tableau, à l’échelle mondiale, de l’épidémie de grippe en cours: sa localisation géographique, l’ampleur de son activité et son évolution dans le temps, les groupes d’âge affectés et les résultats de laboratoire. L’OMS analyse et publie les données que lui communiquent les laboratoires nationaux. Ces renseignements sont principalement diffusés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire , par un service de fax au cœur de la saison, et, de façon plus informelle, sous la forme de récapitulatifs par pays disponibles sur Internet (http://www.who.ch/programmes/emc/flu). Les isolements sont ensuite envoyés aux Centres collaborateurs de l’OMS pour une caractérisation plus poussée et une comparaison avec les isolements en provenance d’autres laboratoires. Les virus qui ne ressemblent pas aux isolements obtenus au cours de la saison précédente sont soumis à une étude détaillée afin d’en établir la structure et les réactions, notamment vis-à-vis des anticorps suscités par le vaccin actuel. Les Centres collaborateurs procèdent à des échanges de souches, de réactifs et de données au cours de la saison, afin de compléter leurs connaissances sur la maladie en cours.

Fig. 1 Viruses recommended for inclusion in the influenza virus vaccines, 1968-1996

Fig. 1 Virus recommandés pour inclusion dans les vaccins antigrippaux, 1968-1996

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Results Influenza viruses have been the focus of the WHO Influenza Surveillance Programme – to detect new variants early, compare them with isolates from other parts of the world and other seasons, evaluate their potential to cause epidemics and how well the old vaccine or existing antibodies in the population would protect against a new variant. These questions are addressed each year in midFebruary, a time chosen as a compromise between the need to see the season through for maximum information and the time needed to produce the new vaccine to be ready ahead of the coming season. It is not fully satisfactory, but in most years the vaccine has corresponded well with the virus(es) circulating and it has been available in time to vaccinate those in need. The WHO recommendations regarding virus types to use in the production of the vaccine were offered on an ad hoc basis until the early 1970s. Since 1973, the WHO recommendations have been published annually. Fig. 1 illustrates the frequent changes in vaccine composition.

Résultats Le programme de l’OMS pour la surveillance de la grippe fait principalement porter son effort sur les virus grippaux en s’attachant à déceler sans retard les nouveaux variants, à les comparer aux isolements originaires d’autres régions du monde ou obtenus lors de saisons précédentes, à évaluer leur capacité à provoquer des épidémies et à déterminer dans quelle mesure les vaccins antérieurs ou les anticorps dont est porteuse la population sont capables de la progéger contre tel ou tel nouveau variant. Tous ces problèmes sont abordés chaque année à la mi-février, époque qui constitue un bon compromis entre la nécessité d’attendre la fin de la saison pour obtenir le maximum d’informations et le délai nécessaire à la production d’un nouveau vaccin avant l’arrivée de la saison suivante. Ce compromis n’est pas entièrement satisfaisant, mais le plus souvent le vaccin correspond bien aux virus qui sont en circulation et peut être mis à temps à la disposition des personnes à vacciner. Jusqu’au début des années 70, les recommandations de l’OMS sur les types de virus à inclure dans le vaccin ont été diffusées selon les besoins du moment. Depuis 1973, ces recommandations sont publiées chaque année. La Fig. 1 montre les fréquentes variations dans la composition des vaccins.

Limitations of the programme More than half of the National Influenza Centres are part of the national public health service and have access to information on influenza activity in the community. The remainder, which serve hospitals or research and teaching functions, will not normally be able to provide such information which helps estimate the epidemiological impact of a new virus. The evaluation of the epidemiological information is a problem; there are no global baseline data or international criteria to guide the reporting from laboratories. Most will agree on the definition of a single sporadic case but “local outbreak(s)”, “regional activity”, “epidemic”, “epidemic threshold” will mean different things in different laboratories. A more basic concern is the diagnostic criteria used to report a case as “influenza”. In the absence of internationally adopted criteria and definitions for influenza reporting it is impossible to formalize the analysis and interpretation of the information. Official notifications of influenza morbidity and mortality do not provide a useful measure of the actual impact of influenza. Only a small proportion of cases seek medical care and of these only a small proportion will be notified officially. The degree of reporting varies from country to country, between individual notifiers and according to the time of the year. On the other hand, many diseases present influenza-like symptoms and unless cases are diagnosed in the laboratory it is impossible to certify that it is truly influenza. Once the epidemic is established in the community it is in general fair to assume that cases of influenzalike illness are indeed truly influenza.

Limites du programme Plus de la moitié des Centres nationaux de la Grippe sont intégrés au service national de santé publique et ont accès aux données concernant l’activité grippale dans la collectivité. Les autres, qui ont des fonctions hospitalières, des fonctions de recherche ou d’enseignement, ne sont pas normalement en mesure de fournir des renseignements susceptibles de permettre une estimation de l’impact épidémiologique d’un nouveau virus. L’évaluation des données épidémiologiques pose problème; il n’existe pas de données de référence mondiales ni de critères internationaux dont les laboratoires puissent s’inspirer pour leurs rapports. S’il y a un quasi-consensus au sujet de la définition d’un cas sporadique unique, des expressions telles que «flambée(s) locale(s)», «activité régionale», «épidémie», «seuil épidémique» n’ont pas forcément le même sens pour les différents laboratoires. Les critères de diagnostic utilisés pour la notification d’un cas considéré comme un cas de «grippe» posent un problème encore plus sérieux. Faute de critères et de définitions adoptés au niveau international pour la notification des cas de grippe, il est impossible d’analyser et d’interpréter les données de manière méthodique. La notification officielle de la morbidité et de la mortalité grippales ne constitue pas une mesure utile de l’impact effectif de la maladie. Seuls quelque malades consultent un médecin et ils sont encore moins nombreux à faire l’objet d’une notification officielle. Le taux de notification varie d’un pays à l’autre, d’un agent notificateur à l’autre et selon l’époque de l’année. D’un autre côté, il est vrai que nombre de maladies entraînent des symptômes d’allure grippale et à moins d’un diagnostic confirmé en laboratoire, il est impossible d’affirmer qu’il s’agit véritablement d’une grippe. Une fois que l’épidémie s’est installée dans la communauté, on peut généralement admettre que les malades présentant un syndrome d’allure grippale constituent effectivement des cas de grippe.

Prospects for improvements Regional efforts to improve surveillance are on the agenda of several organizations. The Pacific Basin Respiratory Virus Research Group was formed in 1988 to stimulate research on influenza in this part of the world. Laborato356

Perspectives d’amélioration Un certain nombre d’organismes envisagent d’ores et déjà d’améliorer la surveillance au niveau régional. C’est ainsi qu’en 1988 a été créé le Pacific Basin Respiratory Virus Research Group (Groupe pour la recherche sur les virus des voies respiratoires dans le Pacifique),

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ries are strengthened in Asia, particularly China, to look for influenza viruses in man and animals. Several European initiatives aim at strengthening and streamlining influenza surveillance on a national or regional basis. The advent and increased use of fax and telecommunications provide vehicles for a true and timely exchange of information across the world. The traditional influenza virus strain surveillance of the WHO Influenza Programme was in the past mainly to ensure an optimal composition of the influenza vaccines. However, the Programme could extend its scope in the service of public health – to alert national authorities of an anticipated increased demand of health care services, to advise about vaccination and other preventive measures and therapy at the approach of new influenza viruses, to estimate the impact of influenza on morbidity and mortality and to identify population groups at increased risk of complications for influenza.

en vue de stimuler la recherche sur la grippe dans cette région du monde. En Asie, et notamment en Chine, les laboratoires seront dotés de moyens plus importants pour rechercher la présence de virus grippaux chez l’homme et les animaux. Plusieurs initiatives ont été prises au niveau européen en vue de renforcer et de rationaliser la surveillance de la grippe au niveau national ou régional. Le développement des télécommunications et en particulier de la télécopie permet un échange rapide et fiable des informations d’un bout du monde à l’autre. La surveillance traditionnelle des souches de virus grippaux, telle qu’elle a été pratiquée jusqu’ici dans le cadre du programme OMS de lutte contre la grippe, avait principalement pour objet d’assurer la production d’un vaccin de composition optimale. Le programme pourrait cependant étendre son domaine d’activités au service de la santé publique, par exemple en alertant les autorités nationales d’une augmentation probable de la demande de soins de santé, en émettant des avis sur la vaccination et autres mesures de prévention et de traitement à l’approche de nouveaux virus, en évaluant la part de la grippe dans la morbidité et la mortalité générales et en recensant les groupes de population qui sont davantage exposés au risque de complications.

Antibiotic resistance Joint WHO/IFPMA meeting The threat of the growing resistance of common infectious diseases to antibiotics was the key subject of discussion at a meeting in Geneva organized jointly on 12-13 November 1996 by WHO and the International Federation of Pharmaceutical Manufacturers Associations (IFPMA). The discussions centred around the developing resistance of bacteria to frequently-used antibiotics: as resistant bacteria spread, many common infectious diseases are becoming more difficult and expensive to treat. The meeting resulted in an agreement on a framework for future collaborative efforts between WHO and the pharmaceutical industry to contain the spread of antibiotic-resistant bacteria. The partnership outlined in this framework is expected to improve opportunities for successful, cost-effective treatment of infections and to encourage research and development of new antibiotics. The meeting heard about progress in the development of a global network of laboratories using reliable methods for testing bacteria for antibiotic resistance (WHONET).1 WHO will make data available on the resistance of bacteria to antibacterial agents in different parts of the world. International experts, including those from the pharmaceutical industry, will be consulted on potential strategies for further development of the network, on priorities for research and development, as well as on data evaluation and publication. As its contribution to the partnership, WHO has made WHONET software available to laboratories in the global network to input antibiotic resistance data. This will be used: – to generate reports locally to guide the appropriate choice of therapy for the individual patient; – to aid in local infection control efforts by providing an early warning on the emergence of new and multiplyresistant bacteria; – to assist national surveillance programmes and antibiotic policies; – to contribute to the global monitoring of antibioticresistant bacteria. 1

Résistance aux antibiotiques Réunion conjointe OMS/FIIM La menace que fait peser l’antibiorésistance croissante des microorganismes responsables des maladies infectieuses courantes a été le principal thème de discussion d’une réunion organisée conjointement à Genève les 12-13 novembre 1996 par l’OMS et la Fédération internationale de l’Industrie du Médicament (FIIM). Les discussions étaient axées sur la résistance croissante des bactéries à des antibiotiques fréquemment utilisés: avec la propagation de bactéries résistantes, bon nombre de maladies infectieuses courantes deviennent de plus en plus difficiles et coûteuses à soigner. A l’issue de la réunion, l’accord s’est fait sur un futur cadre de collaboration entre l’OMS et l’industrie pharmaceutique en vue de maîtriser la propagation des bactéries antibiorésistantes. Le partenariat ainsi esquissé devrait permettre d’améliorer les possibilités de traitement anti-infectieux efficace en même temps que rentable et encourager les travaux de recherche et de développement sur de nouveaux antibiotiques. Les participants à la réunion ont été informés des progrès réalisés vers la mise en place d’un réseau mondial de laboratoires faisant appel à des méthodes sûres pour contrôler l’antibiorésistance des bactéries (WHONET).1 L’OMS communiquera des données fiables sur la résistance aux antibactériens dans différentes parties du monde. Des experts internationaux, dont certains représentent de grands laboratoires phamaceutiques, seront consultés quant aux stratégies qui pourraient être suivies pour développer encore le réseau, aux priorités à accorder à la recherche et au développement, ainsi qu’à l’évaluation et à la publication des données. Pour contribuer à cette action de partenariat, l’OMS a mis le logiciel WHONET à la disposition des laboratoires du réseau mondial, qui pourront ainsi intégrer les données sur l’antibiorésistance, qui serviront à: – établir des rapports au niveau local pour guider le choix du traitement adapté à chaque patient; – appuyer les efforts locaux de lutte contre l’infection en donnant précocement l’alerte en cas d’apparition de bactéries nouvelles et multirésistantes; – aider les programmes de surveillance et guider les politiques d’utilisation des antibiotiques au niveau national; – contribuer à la surveillance mondiale des bactéries antibiorésistantes. 1

See No. 24, 1996, pp. 185-187.

Voir No 24, 1996, pp. 185-187.

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The industry has already shown its commitment to this partnership through its Association in the United States of America, providing support for laboratories in Africa, which will introduce monitoring of antibiotic resistance (WHONET) on this continent for the first time. Training is a key to improving laboratory performance in testing the resistance of bacteria to a range of antibiotics. Following donations to the programme, a series of training courses in laboratories in China, Indonesia, Kenya, Mongolia, Thailand and Viet Nam are scheduled to be completed by the end of the first quarter of 1997. Other courses are also planned. Training manuals, WHONET software, and other materials have been prepared in consultation with international experts who will also be involved in running the training courses. Stringent quality control is essential to ensure that laboratory test results are reliable. The results of a pilot project reported by the Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, United States showed that the majority of current WHONET users are generating antibiotic resistance data that are both accurate and reproducible.

L’industrie pharmaceutique a déjà fait la preuve de son engagement dans ce partenariat par le biais de son association aux EtatsUnis d’Amérique, qui fournit un appui à des laboratoires en Afrique et qui va introduire pour la première fois sur ce continent la surveillance de la résistance aux antibiotiques (WHONET). La formation est déterminante pour l’amélioration du travail des laboratoires qui contrôlent la résistance éventuelle des bactéries à toute une gamme d’antibiotiques. Grâce à des dons versés au programme, une série de cours de formation destinés à des laboratoires de Chine, d’Indonésie, du Kenya, de Mongolie, de Thaïlande et du Viet Nam, devraient se dérouler d'ici la fin du premier trimestre de 1997. D’autres cours sont également prévus. Des manuels de formation, le logiciel WHONET et d’autres matériels ont été préparés en consultation avec des experts internationaux qui seront également associés au déroulement des cours de formation. Un strict contrôle de qualité s’impose si l’on veut des résultats d’épreuves de laboratoire fiables. Un projet pilote dont ont rendu compte les Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta, Etats-Unis, a montré que la majorité des utilisateurs actuels du WHONET produisaient des données sur l’antibiorésistance à la fois exactes et reproductibles.

Airport malaria A fatal case Switzerland. A 54-year-old man died in the Geneva Cantonal Hospital on 16 July 1996 following a Plasmodium falciparum infection. The disease lasted only a few days: it began with influenza-type symptoms; he was admitted to hospital with fever and tremor; this was followed by convulsive fits, shock, anaemia, thrombocytopenia and kidney failure. He died 2 days after admission in spite of appropriate treatment with intravenous quinine. The investigation ruled out risks such as travel, transfusion and drug abuse. The fact that the patient lived approximately 2.5 km from Geneva Cointrin Airport (in Chambésy) suggests that he was bitten by an infected mosquito that had been brought by plane from an endemic zone. Editorial Note (OFSP): Airport malaria is known in Europe, but it is very rare. In Switzerland, 4 cases were detected around Zurich in 1970-1972 and 5 in Geneva in the summer of 1989. 1 Physicians should be alerted to the possibility of malaria even in the absence of travel to a tropical area. When there is a fever of unknown origin, tests should be made for plasmodium, especially in people living near or passing by an airport. (Based on: Bulletin de l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP), No. 31, 1996.) 1

Paludisme d’aéroport Un cas mortel Suisse. Un homme de 54 ans est décédé à l’Hôpital cantonal de Genève le 16 juillet 1996 suite à une infection à Plasmodium falciparum. La maladie n’a duré que quelques jours: début avec symptomatologie de type grippal; hospitalisation pour état fébrile avec frissons; par la suite, apparition de crises convulsives, choc, anémie, thrombocytopénie, insuffisance rénale. Il est décédé 2 jours après l’admission, malgré un traitement adéquat par de la quinine intraveineuse. L’enquête a permis d’exclure les risques tels que voyage, transfusion, toxicomanie. Le fait que le patient résidait à environ 2,5 km de l’aéroport de Genève-Cointrin (Chambésy) incite à penser qu’il a été piqué par un moustique infecté provenant d’une zone d’endémie et transporté par avion. Note de la Rédaction (OFSP): Le paludisme d’aéroport est un phénomène connu en Europe; néanmoins il est très rare. En Suisse, on en a détecté 4 cas aux alentours de Zurich de 1970 à 1972 et 5 à Genève durant l’été 1989. 1 Il faut mettre en garde les médecins sur la possibilité de paludisme même en l’absence d’un voyage en zone tropicale. Devant une fièvre d’origine inconnue, il convient de chercher activement les plasmodium, surtout chez les personnes habitant ou ayant transité près d’un aéroport. (D’après: Bulletin de l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP), N o 31, 1996.) 1

See No. 29, 1990, pp. 224-225.

Voir No 29, 1990, pp. 224-225.

Influenza French Guiana and Guadeloupe (14 November 1996). Influenza A(H3N2) virus has been isolated in both Departments since the fourth week of October. Apart from a small outbreak in a military camp in Guiana the isolates were from sporadic cases. Madagascar and Réunion (15 November 1996).1 Following the outbreak in Antananarivo in August, influenza activity continued with isolates of influenza A(H3N2) virus 1

Grippe Guyane française et Guadeloupe (14 novembre 1996). Le virus grippal A(H3N2) a été isolé dans les 2 départements depuis la quatrième semaine d’octobre. A l’exception d’une petite flambée dans un camp militaire de Guyane, les isolements provenaient de cas sporadiques. Madagascar et Réunion (15 novembre 1996).1 A la suite de la flambée d’Antananarivo survenue en août, l’activité grippale s’est poursuivie avec des isolements de virus grippal A(H3N2) en sep1

See No. 40, 1996, p. 304.

See No 40, 1996, p. 304.

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during September and October. The influenza surveillance network in Madagascar has been extended to the nearby French Department of Réunion where influenza A(H3N2) virus isolates were obtained from cases which occurred in April, June, July and August. Influenza B virus was also isolated in Réunion in August. Malaysia. Influenza A virus was isolated from a few cases, mainly in children, during July and September and influenza B virus from 1 case in September. Switzerland (18 November 1996). The first sign of influenza activity this season was 1 case of influenza A and 3 of influenza B diagnosed in the last week of October. In the following week, influenza A(H3N2) virus was isolated from 1 case and influenza B virus from another case. These cases occurred in the western part of the country. A slight increase in morbidity has been registered in the southern and eastern parts of the country since mid-October. United Kingdom (19 November 1996). The first signs of influenza activity in England were 3 cases of influenza A(H3N2) reported in November. One was a bone marrow transplant patient in early October and the others were patients consulting sentinel physicians in November. There are no signs of more widespread influenza activity detected in the different surveillance systems in England and Wales.

tembre et en octobre. Le réseau de surveillance de la grippe à Madagascar a été étendu au département français de la Réunion, où des isolements de virus grippal A(H3N2) ont été obtenus de cas survenus en avril, juin, juillet et août. Le virus grippal B a aussi été isolé à la Réunion en août. Malaisie. Le virus grippal A a été isolé sur quelques cas, principalement des enfants, en juillet et en septembre, et le virus B d’un cas en septembre. Suisse (18 novembre 1996). Le premier signe d’activité grippale cette saison a été 1 cas de grippe A et 3 de grippe B diagnostiqués la dernière semaine d’octobre. La semaine suivante, le virus grippal A(H3N2) a été isolé d’un cas et le virus B d’un autre cas. Ces derniers se sont produits dans la partie occidentale du pays. Un léger accroissement de la morbidité a été enregistré dans les parties méridionale et orientale du pays depuis la mi-octobre. Royaume-Uni (19 novembre 1996). Les premiers signes d’activité grippale en Angleterre ont été 3 cas de grippe A(H3N2) signalés en novembre. Il s’agit d’un patient ayant reçu une greffe de moelle épinière au début octobre et de 2 autres patients qui ont consulté des médecins sentinelles en novembre. Aucun autre signe indiquant une activité grippale plus étendue n’a été décelé par les différents systèmes de surveillance en Angleterre et au pays de Galles.

Ebola haemorrhagic fever South Africa. A case of Ebola haemorrhagic fever was confirmed in a nurse on 16 November 1996. The illness started with mild fever on 2 November and progressed to severe headache on 6 November when she was admitted to hospital with suspected encephalitis. No evidence of encephalitis was found in cerebrospinal fluid. The patient developed a fine rash and diarrhoea, and her platelet count which had been low on admission continued to fall. This was accompanied by marked leukopenia and abnormal liver enzyme tests. Immunofluorescence (IF) test of serum was negative for Ebola virus and a range of other haemorrhagic fever viruses on 9 November. On 14 November, serum inoculated into cell cultures gave a positive IF reaction to Ebola virus. Serological results further confirmed the diagnosis. This is the first case of Ebola fever diagnosed in South Africa. Tracing the source of the infection established that the nurse had been exposed on 29 October to the blood of a very ill doctor who had been brought from Libreville, Gabon on 27 October.1 The doctor recovered and was discharged on 11 November to convalesce in a nearby facility. He had antibody to Ebola virus; virus isolation is being attempted from blood specimens collected during his acute illness. The nurse was in a critical but stable state on 17 November. Immediately after the laboratory confirmation, committees were established to oversee infection control, contact tracing and observation, and all other aspects of outbreak control. The information was received from the National Institute for Virology, Sandringham, South Africa, which works in close collaboration with WHO. The Institute posts further details on its web page at http://www.healthlink.org.za/ niv. 1

Fièvre hémorragique à virus Ebola Afrique du Sud. Un cas de fièvre hémorragique à virus Ebola a été confirmé chez une infirmière le 16 novembre 1996. La maladie a débuté par une fièvre modérée le 2 novembre pour déboucher sur de fortes céphalées le 6 novembre, date à laquelle la malade a été hospitalisée sur une suspicion d’encéphalite. L’examen du liquide céphalo-rachidien n’a révélé aucun signe d’encéphalite. La malade présentait une éruption fine ainsi qu’une diarrhée, et le nombre de ses plaquettes, faible lors de l’hospitalisation, a continué à baisser. Cette thrombopénie s’est accompagnée d’une leucopénie prononcée et de résultats anormaux pour les enzymes hépatiques. Le 9 novembre, l’examen du sérum par immunofluorescence a donné un résultat négatif pour le virus Ebola et un certain nombre d’autres virus responsables de diverses fièvres hémorragiques. Le 14, l’inoculation du sérum à des cultures cellulaires a donné une réaction positive en immunofluorescence pour le virus Ebola. Des examens sérologiques ultérieurs ont confirmé ce diagnostic. C’est le premier cas de fièvre d’Ebola diagnostiqué en Afrique du Sud. En remontant jusqu’à la source de la contamination, on a pu établir que cette infirmière avait été exposée, le 29 octobre, au sang d’un médecin gravement malade qui avait été transféré le 27 octobre de Libreville (Gabon).1 Après guérison, ce médecin a quitté l’hôpital le 11 novembre pour passer sa convalescence dans un établissement voisin. Il était porteur d’anticorps dirigés contre le virus Ebola; on tente d’isoler le virus à partir d’échantillons de sang prélevés sur ce patient au cours de la phase aiguë de la maladie. Le 17 novembre, l'infirmière était dans un état critique mais stable. Immédiatement après la confirmation par le laboratoire, une commission a été mise en place afin de superviser la lutte contre l’infection, la recherche et l’observation des contacts ainsi que tous les autres aspects de la lutte contre les épidémies. Cette information a été communiquée par le National Institute for Virology, Sandringham, Afrique du Sud, qui travaille en collaboration étroite avec l’OMS. L’Institut fournit d’autres détails sur sa page d’accueil Internet à l’adresse suivante: http:// www.healthlink.org.za/niv. 1

Voir No. 42, 1996, p. 320.

Voir No 42, 1996, p. 320.

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 47, 22 NOVEMBER 1996 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 47, 22 NOVEMBRE 1996

Cholera Zaire and Rwanda (19 November 1996). On Friday, 15 November 1996, a WHO epidemiologist in Goma collected samples that led to confirmation of cholera among the affected population in eastern Zaire. On 17 November, the WHO Office in Kigali, Rwanda reported that 2 cases of cholera which had occurred in Gisenyi had been confirmed by the Central Hospital in Kigali. WHO is now establishing a surveillance system and collecting specimens from persons with diarrhoeal disease to be tested at the Kigali public health laboratories which have been strengthened with reagents and supplies to ensure optimal test results. WHO has sent experts to the affected areas to determine the best means of strengthening the health services system. The Coordinator of the WHO Global Task Force on Cholera Control is in Gisenyi to assess the health situation there.

Choléra Zaïre et Rwanda (19 novembre 1996). Le vendredi 15 novembre, un épidémiologiste de l'OMS à Goma a recueilli des échantillons qui ont amené à confirmer le choléra parmi la population touchée de l’est du Zaïre. Le 17 novembre, le Bureau de l’OMS à Kigali, au Rwanda, a signalé que 2 cas de choléra qui s’étaient produits à Gisenyi avaient été confirmés par l’Hôpital central de Kigali. L’OMS met sur pied un système de surveillance et recueille des spécimens sur des personnes souffrant de maladie diarrhéique en vue d’examiner ces échantillons dans les laboratoires de santé publique de Kigali; ces derniers ont été renforcés par des réactifs et des fournitures afin d’assurer des résultats de tests optimaux. L’OMS a envoyé des experts dans les zones touchées afin d’identifier les moyens de renforcer le système de services de santé publique. La Coordinatrice du Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra se trouve actuellement à Gisenyi pour y évaluer la situation sanitaire.

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DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS

MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT

Notifications received from 15 to 21 November 1996 C – cases, D – deaths, ... – data not yet received, i – imported, r – revised, s – suspect

Notifications reçues du 15 au 21 novembre 1996 C – cas, D – décès, ... – données non encore disponibles, i – importé, r – révisé, s – suspect

Cholera • Choléra Africa • Afrique C D ...-8.XI 0

C D Venezuela 28.VII-18.X .................................................. 23(2i) 1 2 1 These cases all occurred in Zulia State after some cases were imported from the neighbouring area of Uribia, Colombia. – Ces cas se sont tous produits dans l'Etat de Zulia à la suite de l'importation de quelques cas de la zone voisine d'Uribia en Colombie.

America • Amérique

Plague • Peste C D Madagascar 8-14.XI Antananarivo Province Ambohidratrimo S. Préf. .................... 1s 1 Anjozorobe S. Préf. ............................ 2 s 2 Betafo S. Préf. .................................... 1s 0 Renivohitra S. Préf. ............................ 1 s 1 Soavinandriana ................................... 1s 0 Fianarantsoa Province Ambositra S. Préf. .............................. 1s 1 Fandriana S. Préf. .............................. 1s 1

Africa • Afrique

Guinea-Bissau Guinée-Bissau ....................................................... 157

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Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé