SURVEILLANCE OF STAPHYLOCOCCI, WITH SPECIAL REFERENCE TO FOOD POISONING SURVEILLANCE DES STAPHYLOCOQUES, AVEC RÉFÉRENCE SPÉCIALE AUX INTOXICATIONS ALIMENTAIRES C z e c h o s l o v a k ia . — On the basis o f a report prepared in 1972 on surveillance of staphylococci during previous years, the chief strains involved in hospital infections and in contaminated food stuffs have been identified. Identification was based on phage typing, enterotoxins and resistance to antibiotics (penicillin, strep tomycin, tetracyclin, erythromycin, chloramphenicol and neo mycin). From 1967 to 1971, the most common phage types in 12 hos pitals in various parts of the country were phage types 77 and 84/85 of group II I (strains multirésistant to antibiotics), phage type 29 of group I and phage types 3C/55 and 3C/55/71 of group Ü. The phage types from five of these hospitals were observed for two to four years; it was found that the predominant phage types remain the same for several years and are replaced by others only after a long period (e.g„ replacement of phage types 52/52A/80, 80/81 and 80 of group I by the multirésistant phage types 77 and 84/85 of group III). T c h é c o sl o v a q u ie . — U n rapport préparé en 1972 sur la surveil lance des staphylocoques au cours des années précédentes a permis de caractériser les principales souches en cause dans les infections hospitalières et dans les aliments contaminés La caractérisation a porté sur la lysotopie, les entérotoxines et la résistance aux anti biotiques (pénicilline, streptomycine, tétracycline, érythromycine, chloramphenicol et néomycine). De 1967 à 1971, les lysotypes les plus fréquents dans 12 hôpitaux de diverses régions du pays furent surtout les lysotypes 77 et 84/85 du groupe H I (souches multirésistantes aux antibiotiques), puis le lysotype 29 du groupe I, et les lysotypes 3C/55 et 3C/55/71 du groupe II. En suivant les lysotypes de cinq de ces hôpitaux pendant deux à quatre ans, on mit en évidence le fait que les lysotypes pré dominants restent les mêmes pendant plusieurs années, et que leur remplacement par d’autres lysotypes n ’intervient qu’après une longue période (par exemple, remplacement des lysotypes 52/52A/80, 80/81 et 80 du groupe I par les lysotypes multirésistants 77 et 84/85 du groupe III). Parmi les souches isolées dans du lait et dans des produits dérivés, 109 furent soumises au laboratoire de référence, 48 furent examinées pour la production d ’entérotoxines, et 42 d ’entre elles produisirent des entérotoxines A, B, C ou AB; ces dernières souches provenaient de lait condensé sucré, de crème condensée, de lait en poudre, de beurre, de crème fouettée, de lait humain lyophilisé et de fromage de brebis. Les lysotypes les plus fréquents furent le lysotype 52/83A du groupe III dont des souches entérotoxiques furent isolées dans un produit à base de lait pour veaux nouveau-nés, le lysotype 116 (ex 883), trouvé dans du lait en poudre pour nourrissons et dans du beurre, et le lysotype 117 (ex 1363) trouvé dans de la crème condensée et dans du lait en poudre pour nourrissons. Le lysotype 116 est habituellement isolé dans le lait des vaches atteintes de mastite ainsi que chez les porcs. Les lysotypes 117 et 116 se mon trèrent sensibles aux antibiotiques usuels, alors que les autres s’avérèrent le plus souvent résistants à au moins un antibiotique. En particulier, les souches appartenant à des lysotypes non typables se montrèrent souvent résistantes à la pénicilline. Parmi les souches isolées dans des œufs et des produits à base d'œuf (mayonnaise, salade, crème de jaune d ’œuf), 73 furent sou mises au laboratoire national de référence. Trente-trois furent exa minées pour la production d ’entérotoxines et 25 d ’entre elles pro duisirent des entérotoxines A, B, AB ou AC. Les lysotypes isolés furent essentiellement le lysotype 117 (ex 1363), des lysotypes non typables et, dans quelques cas, des lysotypes du groupe III. Les Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Of the strains isolated from milk and milk products, 109 were submitted to the reference laboratory, 48 were examined for pro duction of enterotoxins, and 42 produced enterotoxins A, B, C or AB; the latter strains originated from sweetened condensed milk, condensed cream, dried milk, butter, whipped cream, freezedried human milk and ewes’ milk cheese. The most common phage types were as follows: phage type 52/83A of group HI, enterotoxic strains of which were isolated from a milk-based product for newborn calves, phage type 116 (formerly 883), found in dried milk for infants and in butter, and phage type 117 (formerly 1363) found in condensed cream and in dried milk for infants. Phage type 116 is commonly isolated from the milk of cows with mastitis and from pigs. Phage types 117 and 116 proved sensitive to the customary antibiotics, whereas the others most often proved resistant to at least one antibiotic. In particular, the non-typabk strains often proved resistant to penicillin. Of the strains isolated from eggs and egg products (mayonnaise, salads, yolk cream) 73 were submitted to the national reference laboratory. Thirty-three were examined for the production of enterotoxins and 25 of them produced enterotoxins A, B, AB or AC. The main phage types isolated were phage type 117 (formerly 1363), non-typable phage types, and in some cases group HI phage types. The strains of phage type 117 were generally Epidemiological notes contained in tins number:
Choiera, Malaria, Shigella Surveillance, Surveillance of Staphylococci. List o f Infected Areas, p. 365.
Choléra, paludisme, surveillance des shigella, surveillance des staphylocoques. Liste des Zones infectées, p. 365.
Wkly epidem. Rec.: No. 37 -14 Sept. 1973
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Relevé épidém. hebd.i N" 37 . 14 sept. 1973
sensitive to all antibiotics, as were more than half of the nontypable strains. Phage type 117, which was isolated from eggbased foodstuffs in various parts of the country, is of particular importance for poultry production since it was isolated from the yolk sacs of stillborn chickens on a large chicken farm. Examination of mixed foodstuffs derived from eggs and milk (paste-based food) and ice-cream of Czech or foreign origin, salads) revealed 44 enterotoxic strains (A or AB) out of 65 examined for the production of enterotoxins (12 out of 27 in imported ice creams). All groups o f typable and non-typable phages were found in these foodstuffs, particularly phage types 116 and 117 mentioned above. Of 25 strains of phage type 116, three were resistant to penicillin. Finally, of the 70 strains received by the laboratory that originated from other types of foodstuffs (chiefly meat products), 31 were tested for the production of enterotoxins and 23 revealed types A, B, AB or AC. The 70 strains belonged to a wide variety of phage types; 34 of them proved resistant to at least one anti biotic. In conclusion, the staphylococci responsible for food poisoning originate from a large number of foodstuffs, but chiefly from milk and eggs. The strains isolated from foodstuffs belong to all phage groups, but chiefly to phage types 116 and 117. A large proportion of them produce enterotoxins A, B, C, AB or AC. Comparison of strains obtained from hospital infections with strains obtained from foodstuffs showed that they were generally of different phage types and that the former, transmitted from man to man, were generally resistant to many antibiotics, whereas the latter were generally sensitive to antibiotics.
souches de lysotype 117 étaient généralement sensibles à tous les antibiotiques et plus de la moitié des souches non typables l’étaient également. Le lysotype 117, isolé dans des aliments à base d ’œuf dans diverses régions du pays, présente une importance particulière pour la production des volailles, car il fut isolé des sacs vitellins de poussins mort-nés dans un important élevage de poulets. En examinant des aliments mixtes dérivés des œufs er du lait (aliments à base de pâte et crèmes glacées d ’origine tchèque ou étrangère, salades), on trouva 44 souches entérotoxiques (A o u AB) sur 65 examinées pour la production d ’entérotoxines (12 su r 27 dans les crèmes glacées importées). Dans ces aliments, on m it en évidence tous les groupes de lysotypes typables et non typables, et en particulier les lysotypes 116 et 117 mentionnés précédemment. Sur 25 souches du lysotype 116, trois étaient résistantes à la pénicilline. Enfin, parmi les 70 souches reçues par le laboratoire qui prove naient d'autres types d ’aliments (essentiellement produits carnés), 31 furent testées pour la production d ’entérotoxines et 23 révélèrent les types A, B, AB ou AC. Les 70 souches appartenaient à une grande diversité de lysotypes; 34 d ’entre elles se montrèrent résistantes à au moins un antibiotique. En conclusion, les staphylocoques responsables d ’intoxications alimentaires proviennent d ’une multitude d ’aliments, mais princi palement du lait et des œufs. Les souches isolées dans des aliments appartiennent à tous les groupes de lysotypes, mais principalement aux lysotypes 116 et 117. Une portion importante d ’entre elles pro duisent des entérotoxines A, B, C, AB ou AC. La comparaison des souches provenant d ’infections hospitalières avec les souches d ’ori gine alimentaire a montré qu’il s’agissait généralement de lysotypes différents, et que les premières, transmises d ’homme à homme, étaient généralement résistantes à de nombreux antibiotiques, alors que les secondes étaient généralement sensibles aux antibiotiques.