Dracunculiasis eradication: global surveillance summary, 2014 During 2014 a total of 126 cases of dracunculiasis (guinea-worm disease) from 54 localities were reported by the remaining endemic countries, Chad, Ethiopia, Mali and South Sudan to WHO. This represents a 15% decrease in cases compared to 148 reported in 2013, a 48% reduction in localities reporting cases compared with 103 localities in 2013, and an 80% reduction since 2012, when 272 localities reported cases (Figure 1). Indigenous transmission zones were further reduced to limited areas of the 4 remaining endemic countries (Map 1). With the certification of Ghana in January 2015, WHO has certified a total of 198 countries, areas and territories (including 186 WHO Member States) free of dracunculiasis. However, challenges were also encountered during the year. While a decrease in the number of cases recorded in 2014 compared to 2013 was noted in Chad (from 14 to 13 cases, a 7% decrease), Ethiopia (from 7 to 3 cases, a 57% decrease) and South Sudan (from 113 to 70 cases, a 38% decrease), a significant increase was recorded in Mali ( from 11 to 40 cases, a 264% increase). Since 2012, insecurity has greatly hampered Guinea Worm Eradication Programme access and effectiveness in endemic areas of northern Mali. In 2014, because of relative security improvements in some of these areas, the Programme was able to identify dracunculiasis outbreaks in 2 villages, resulting in the increase in cases observed in 2014 compared to 2013. Sudan, a country in the pre-certification stage, reported zero cases in 2014 compared to the 3 cases reported in a locality in South Darfur near the border with South Sudan in 2013. This report describes the progress made in efforts to eradicate dracunculiasis during 2014. The monthly occurrence of cases in 2014 by country, and the number of worms by
Éradication de la dracunculose: bilan de la surveillance mondiale, 2014 En 2014, un total de 126 cas de dracunculose (ver de Guinée) survenus dans 54 localités a été notifié à l’OMS par les 4 derniers pays où l’endémie se maintient: l’Ethiopie, le Mali, le Tchad et le Soudan du Sud. Cela représente une réduction de 15% des cas comparativement aux 148 qui avaient été notifiés en 2013 – une réduction de 48% du nombre de localités concernées par rapport aux 103 ayant déclaré des cas cette année-là, réduction qui atteint 80% si l’on se réfère à 2012, année où 272 d’entre elles avaient signalé des cas (Figure 1). Les zones de transmission autochtone ont encore reculé, se bornant à des secteurs limités des 4 pays (Carte 1). Avec la certification du Ghana en janvier 2015, ce sont au total 198 pays, zones ou territoires qui ont été certifiés exempts de transmission de la dracunculose par l’OMS (dont 186 États Membres de l’OMS). Des difficultés ont néanmoins été rencontrées au cours de l’année. Alors qu’on avait noté un recul du nombre de cas en 2014 par rapport à 2013 en Éthiopie (de 7 à 3 cas, soit une baisse de 57%), au Soudan du Sud (de 113 à 70 cas, soit une baisse de 38%) et au Tchad (de 14 à 13 cas, soit une baisse de 7%), une augmentation notable a été constatée au Mali (de 11 à 40 cas, soit une hausse de 264%). Depuis 2012, l’insécurité réduit fortement l’accès et l’efficacité du Programme d’éradication du ver de Guinée dans les zones d’endémie du nord Mali. En 2014, grâce à une amélioration relative des conditions de sécurité dans certains de ces secteurs, le Programme a été en mesure d’identifier des flambées de dracunculose dans 2 villages, d’où l’augmentation du nombre de cas observés en 2014 par rapport à 2013. Le Soudan, pays qui se trouve en phase de précertification, n’a notifié aucun cas en 2014, contre 3 signalés en 2013 dans une localité du Sud Darfour proche de la frontière avec le Soudan du Sud. Nous allons décrire dans le présent rapport les progrès accomplis dans les activités d’éradication. Les Tableaux 1a et 1b indiquent respectivement le nombre de cas présents en 2014 par 201
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month of emergence, are shown in Tables 1a and 1b, respectively. On average 1.3 worms per case were recorded (maximum 4 worms in one case) in 2014 as compared with an average of 1.4 worms per case (maximum 9 worms in one case) in 2013, and 1.7 worms per case (maximum 21 worms in one case) in 2012. Distributions of cases by age and sex are shown in Table 2. Of the 54 affected localities, 30 (55%), mostly in South Sudan, reported only imported cases; 24 (44%) localities reported both indigenous cases and imported cases (Table 3). Of the 54 villages that reported cases in 2014, 36 (67%) did not have a single improved source of drinking water. Reports on surveillance indicators by country are presented in Table 4. Reporting on dracunculiasis is included in the Integrated Disease Surveillance and Response (IDSR) strategy or in the Health Management Information System (HMIS). All countries where the disease is endemic, and those in the pre-certification stage, submitted monthly reports to WHO. In the 7 countries that were either endemic for the disease or in the pre-certification stage at the beginning of 2014, on average 93% of districts submitted at least 9/12 monthly reports during 2014. In the 4 remaining endemic countries, 83% of the 22 014 health facilities (IDSR reporting units) reported on a monthly basis, including zero cases. In addition, 8446 villages were under active surveillance in 2014 with 99% of the expected monthly reports submitted. A monetary reward scheme has been set up in all the remaining endemic countries and those in the pre-
mois et par pays et le nombre de vers par mois d’émergence. En moyenne, on a enregistré 1,3 ver par cas (avec un maximum de 4 vers dans 1 cas) en 2014, contre une moyenne de 1,4 ver par cas (avec un maximum de 9 vers dans 1 cas) en 2013 et de 1,7 ver par cas (avec un maximum de 21 vers dans 1 cas) en 2012. Le Tableau 2 indique la répartition des cas selon l’âge et le sexe. Sur les 54 localités affectées, 30 (55%) situées pour la plupart au Soudan du Sud, ont notifié uniquement des cas importés; 24 (44%) ont fait état de cas autochtones et de cas importés (Tableau 3). Sur les 54 villages ayant signalé des cas en 2014, 36 (67%) n’avaient pas une seule source améliorée d’eau potable à leur disposition. Le Tableau 4 présente les rapports sur les indicateurs de la surveillance par pays. La notification de la dracunculose s’inscrit dans la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte (IDSR) ou le Système d’information pour la gestion de la santé (HMIS). Tous les pays où la maladie est endémique et ceux qui sont en phase de précertification ont transmis des rapports mensuels à l’OMS. Dans les 7 pays qui étaient soit des pays d’endémie dracunculienne, soit des pays en phase de précertification au début de 2014, 93% des districts en moyenne ont communiqué au moins 9 rapports mensuels sur 12 au cours de 2014. Dans les 4 pays où l’endémie persiste, 83% des 22 014 établissements de soins (unités notificatrices de l’IDSR) ont communiqué des rapports mensuels, dont certains ne signalaient aucun cas. De plus, 8446 villages ont été activement surveillés en 2014 et 99% des rapports mensuels attendus ont été transmis. Un système de récompense financière a été mis sur pied dans l’ensemble des pays où l’endémie persiste ainsi que dans ceux
Figure 1 Annual number of reported dracunculiasis cases and localities of case detection, 1989–2014 Figure 1 Nombre annuel de cas de dracunculose notifiés et de localités ayant notifié des cas, 1989-2014 9522
1 000 000 900 000 800 000 892 055
9702
6892 7540 5339
6373
10 000 5199 3622 2119 4102 2500 1463 1129 773
Number of cases – Nombre de cas
700 000 623 579
482 272
600 000 500 000
543 585 103
100 54 374 202
400 000 300 000
229 773
10
200 000 100 000 0
164 977 152 814 129 852 77 863
96 293 78 557 75 223 54 638 63 718 32 193 25 217 16 026 9585 4619 3190 1797 1058 542 148 126 10 674 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1
Year – Année 202 WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
Number of villages – Nombre de villages
1000
RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 19, 8 MAI 2015 203
Map 1 Localities/villages reporting dracunculiasis cases in 2014 Carte 1 Localités/villages ayant notifié des cas de dracunculose en 2014 Morocco – Maroc Western Sahara – Sahara occidental Saudi Arabia – Arabie saoudite Libya – Libye Algeria – Algérie Egypt – Egypte
Mauritania – Mauritanie
Mali
Niger Sudan – Soudan Chad – Tchad
Burkina Faso
Guinea – Guinée Côte d’Ivoire Ghana
Togo
Benin – Bénin
Nigeria – Nigéria
Ethiopia – Ethiopie South Sudan – Soudan du Sud
Liberia – Libéria
Cameroon – Cameroun
Central African Republic – République centrafricaine
Equatorial Guinea – Guinée équatoriale Gabon
Congo
Democratic Republic of the Congo – République démocratique du Congo
Uganda – Ouganda
Kenya
Sao Tome and Principe – Sao Tomé-et-Principe
Villages reporting cases in 2014 – Villages ayant notifié des cas en 2014 Not applicable – Sans objet
8Q Rwanda
United Republic of Tanzania – République-Unie de Tanzanie
The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Dotted lines on maps represent approximate border lines for which there may not yet be full agreement. – Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. © WHO 2015. All rights reserved. – © OMS 2015. Tous droits réservés.
Table 1a Number of dracunculiasis cases by month of first worm emergence, 2014 Tableau 1a Nombre de cas de dracunculose par mois de sortie du premier ver, 2014 Jan. – Jan. 1 0 0 0 1 Feb. – March – April – Fév. Mars Avril 1 0 0 0 1 1 0 0 3 4 1 0 0 4 5 May – Mai 1 0 0 5 6 June – Juin 1 2 0 7 10 July – August Sept. – Juillet – Août Sept. 3 0 0 22 25 1 0 1 21 23 1 0 18 5 24 Oct. – Oct. 0 0 13 3 16 Nov. – Nov. 1 0 8 0 9 Dec. – Déc. 1 1 0 0 2
Country – Pays Chad – Tchad Ethiopia – Ethiopie Mali South Sudan – Soudan du Sud Total
Total 13 3 40 70 126
Note: the month of first worm emergence may differ from the month when the case was reported. – Le mois de la première sortie du ver peut différer du mois au cours duquel le cas a été signalé.
Table 1b Number of worms by month of emergence, 2014 Tableau 1b Nombre de vers par mois de sortie, 2014 Jan. – Jan. 1 0 0 0 1 Feb. – March – April – Fév. Mars Avril 1 0 0 0 1 1 0 0 3 4 1 0 0 10 11 May – Mai 1 0 0 6 7 June – Juin 2 2 0 10 14 July – August Juillet – Août 3 0 0 23 26 1 0 1 33 35 Sep. – Sept. 1 0 21 12 34 Oct. – Oct. 0 0 15 7 22 Nov. – Nov. 1 0 8 0 9 Dec. – Déc. 2 2 0 0 4
Country – Pays Chad – Tchad Ethiopia – Ethiopie Mali South Sudan – Soudan du Sud Total
Total 15 4 45 104 168
Table 2 Distribution of dracunculiasis cases by age group and sex, 2014 Tableau 2 Répartition des cas de dracunculose par classe d’âge et par sexe, 2014 Children aged <15 years – Enfants âgés de <15 ans Male – Hommes Chad – Tchad Ethiopia – Ethiopie Mali South Sudan – Soudan du Sud Total 1 1 9 11 22 Female – Femmes 6 0 5 11 22
Country – Pays
Adults – Adultes Male – Hommes 2 2 12 25 41 Female – Femmes 4 0 14 23 41
Total Male – Hommes 3 3 21 36 63 Female – Femmes 10 0 19 34 63
certification stage. The aim of the cash reward is to provide an incentive to voluntarily report information leading to confirmation of cases. Countries are encouraged to report on the degree to which individuals are aware of the cash reward offered for voluntary reporting. In 2014, 14 546 rumours of dracunculiasis cases were reported from both endemic and non-endemic districts in endemic and precertification countries – of which 13 634 (94%) were investigated within 24 hours – compared with 4200 rumours reported in 2013, 3594 rumours in 2012, and 1345 rumours in 2011. During 2014, 1650 (11%) rumours were reported specifically from dracunculiasis non-endemic districts, of which 14 were confirmed as dracunculiasis cases (Table 4). In endemic districts, 12 541 (86%) rumours were reported 204
qui sont en phase de précertification. Ce système consiste à proposer une récompense en espèces à toute personne qui apporte des informations susceptibles de conduire à la confirmation de cas. Les pays sont invités à indiquer dans quelle mesure le système de récompense pour les signalements volontaires est connu au niveau individuel. En 2014, il y a eu, dans les pays d’endémie comme dans les pays en phase de précertification, 14 546 rumeurs de cas de dracunculose émanant de districts où la maladie était endémique et d’autres où elle ne l’était pas – 13 634 (94%) d’entre elles ayant été analysées dans les 24 heures – contre 4200 rumeurs de ce genre en 2013, 3594 en 2012 et 1345 en 2011. En 2014, 1650 (11%) ont plus particulièrement émané de districts exempts d’endémie et pour 14 d’entre elles, il a été confirmé qu’il s’agissait bien de cas de dracunculose (Tableau 4). Dans les districts où l’endémie était WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
Table 3 Number of reported cases of dracunculiasis and number of localities reporting indigenous or imported cases, by country, 2014 Tableau 3 Nombre de cas de dracunculose notifiés et nombre de localités ayant notifié des cas autochtones ou importés, par pays, 2014 No. of imported cases reported in localities that Localities which No. of indigenous reported only reported imported cases reported – imported cases – cases only – Nbre de cas Nbre de cas Localités ayant autochtones importés notifiés notifié uniquement notifiés dans les des cas importés localités ayant notifié uniquement des cas importés 9 2 40 41 92 4 1 0 25 30 4 1 0 29 34
Country – Pays
No. of localities that reported cases – Nbre de localités ayant notifié des cas
Localities that reported indigenous cases – Localités ayant notifié des cas autochtones
Chad – Tchad Ethiopia – Ethiopie Mali South Sudan – Soudan du Sud Total
11 3 3 37 54
7 2 3 12 24
Table 4 Surveillance indicators for dracunculiasis, 2014 Tableau 4 Indicateurs de la surveillance de la dracunculose, 2014 % of nonendemic districts reported for >9 months – % de districts de nonendémie ayant notifié pendant >9 mois No. of rumours % of rumours invesconfirmed to be cases tigated within 24 No. of rumours – Nbre de rumeurs reportedb – Nbre de hours – % de rumeurs confirmées dans les rumeurs signaléesb analysées dans les 24 districts de non-enheures démie Non Non Endemic endemic endemic districtsc districts – districts – – Districts Districts Districts d’endéde nonde nonc mie endémie endémie Non endemic districts – Districts de nonendémie % of individuals aware of reward – % de personnes connaissant le système de récompense Non endemic districts – Districts de nonendémie
Country – Pays
Total no. of districts – Nbre total de districts
% of No. of endemic endemic districts districts reported at the for >9 beginning monthsa of the – % de year – districts Nbre de d’endémie districts ayant d’endémie notifié au début pendant de l’année >9 moisa
Endemic districtsc – Districts d’endémiec
Endemic districts – Districts d’endémie
Endemic districts – Districts d’endémie
Chadd – Tchadd Ethiopia – Ethiopie Ghana Kenya Mali Sudan – Soudan South Sudan – Soudan du Sud Total
78 841 219 268 61 171 80 1718
5 2 0 0 4 0 11 22
100e 100 0 0 100 100 100 100
100e 94 99 100 69 100 72 95
1638 3860 NA NA 107 NA 6936d 12 541
95 428 157 14 44 564 703d 2005
96 91 NA NA 98 NA 100 97
96 90 93 100 97 26 97 75
2 2 NA NA 38 NA 0 42
11 1 0 0 1 0 1 14
63 93 to 94 NA NA 86 NA 59 to 91
24 45 to 68 75 19 98 52 to 99 90
NA: Not applicable. – Sans objet. a
Reports including zero cases. Reports indicating blanks on dracunculiasis were not considered. Data compiled from monthly surveillance indicators from the relevant Ministry of Health. – Rapports incluant une notification zéro. Les rapports incomplets sur la dracunculose n’ont pas été pris en considération. Données compilées à partir des indicateurs de la surveillance mensuelle dans les Ministères de la Santé compétents.
b c
In addition, 518 rumours were reported from post-certified countries. – En outre, 518 rumeurs ont été signalées dans les pays en phase de postcertification. For Chad, reporting on rumour recording, rumour investigation, and reward awareness level were classified by active surveillance areas and passive surveillance areas rather than by endemic and non-endemic districts. – Pour le Tchad, les rumeurs signalées et analysées et le niveau de sensibilisation ont été répartis selon les zones de surveillance active et de surveillance passive, plutôt que selon les districts d’endémie et de non-endémie.
Reported indigenous cases in 2014 and 2013. – Cas autochtones notifiés en 2014 et en 2013.
d
e
As the reporting districts were increased during the course of the year with <12 months available for reporting or at least 75% reporting for the receiving period of the year considered to be equal to 9/12 months. – Le nombre des districts ayant notifié augmentant au cours de l’année et donc disposant de <12 mois pour la notification, on a considéré qu’au moins 75% de rapports pour la période de l’année en question équivalaient à 9/12 mois. 205
RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 19, 8 MAI 2015
in 2014, of which 42 were confirmed as dracunculiasis cases. The overall increase in the number of rumours reported over the years may be linked to better community awareness about the existence of the cash reward and to more rigorous recording and documentation in endemic areas. In addition to passive rumour reporting, active dracunculiasis case searches through house-to-house surveys were carried out during national immunization days (NIDs) and/or large scale medicine distribution campaigns. Countries endemic for dracunculiasis continue to share information and are strengthening cross-border surveillance with their neighbouring countries that are dracunculiasis-free. Of the countries in the post-certification stage, Benin, Burkina Faso, Cameroon, Central African Republic, Côte d’Ivoire, Nigeria, Niger, Mauritania, Senegal and Togo submitted quarterly reports in 2014. In total, 518 rumours were reported and investigated from postcertified countries (39 in Benin, 35 in Burkina Faso, 8 in Cameroon, 30 in Côte d’Ivoire, 276 in Nigeria, 119 in Niger, 8 in Togo, and 3 in Uganda) as compared to 59 rumours in 2013. After investigation, none of the rumoured cases was confirmed to be dracunculiasis. In addition to the atypical transmission of Guinea Worm Disease involving humans and dogs in Chad, isolated infections were confirmed in dogs in the Gambella region in Ethiopia in 2013–2014. Furthermore, isolated human cases have been reported during the past 4 years in different localities in the Mopti and Segou regions in Mali. An ongoing operational research agenda is being carried out to address the situation in Chad. WHO convened a scientific meeting (Geneva, 12–13 January 2015) to identify additional priority topics that operational research could address, in order to help accelerate the eradication process in those countries.
présente, il y a eu 12 541 (86%) rumeurs en 2014, parmi lesquelles 42 cas de dracunculose ont été confirmés. Il est possible que l’augmentation générale du nombre de rumeurs au fil des années soit liée au fait que la communauté est mieux renseignée au sujet de l’existence d’une récompense en espèces ainsi qu’à une rigueur accrue dans l’enregistrement et la documentation dans les zones d’endémie. Outre le signalement passif des rumeurs, les cas de dracunculose ont été activement recherchés au moyen d’enquêtes porte-à-porte, soit pendant les journées nationales de vaccination (JNV), soit aussi à l’occasion de campagnes de distribution de médicaments à grande échelle. Les pays d’endémie dracunculienne continuent à échanger des informations et renforcent la surveillance transfrontalière avec les pays voisins qui sont exempts de dracunculose. Parmi les pays en phase de postcertification, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, la République centrafricaine, le Sénégal et le Togo ont transmis des rapports trimestriels en 2014. Il y a eu 518 rumeurs signalées et analysées dans les pays qui en sont à ce stade (39 au Bénin, 35 au Burkina Faso, 8 au Cameroun, 30 en Côte d’Ivoire, 276 au Nigéria, 119 au Niger, 3 en Ouganda et 8 au Togo), contre 59 rumeurs en 2013. Aucun cas de dracunculose n’a été confirmé à la suite de ces rumeurs. Outre la transmission atypique de la dracunculose observée chez l’homme et le chien au Tchad, des cas isolés de dracunculose canine ont été confirmés en Éthiopie dans la région de Gambella au cours de la période 2013-2014. De plus, des cas isolés de dracunculose humaine ont été signalés au cours des 4 dernières années au Mali, dans différentes localités des régions de Mopti et de Ségou. Un programme de recherche opérationnelle est en cours pour faire face à la situation que connaît le Tchad. L’OMS a organisé une réunion scientifique (Genève, 12-13 janvier 2015) en vue d’identifier un certain nombre de questions prioritaires qui pourraient être abordées sous l’angle de la recherche opérationnelle de manière à accélérer le processus d’éradication dans ces pays.
Dracunculiasis-endemic countries Chad Transmission continued into its fifth year in 2014 since the outbreak was first detected in 2010. In 2014, 13 cases were reported and hospitalized; 8 of these met the criteria for case containment (2/2 from active surveillance areas, 6/11 from passive surveillance areas). Five cases were not contained because: the patient (1/5) entered a water source (20%, 1/5 cases); the cases were detected >24 hours after the emergence of a worm (60%, 3/5 cases); and/or the patient was not treated within 24 hours of worm emergence (80%, 4/5 cases). In comparison, 14 cases were reported during 2013, 8 of which were contained. The cases in 2013 were reported from 10 villages in 6 districts in 3 regions. The 13 cases reported in 2014 were reported from 11 villages in 8 districts in 5/24 regions. Three cases were from Chari Baguirmi region – one in Mandelia district in Kalam Kalam village, and 2 in Bousso district with one each in Miskilla/Boti and Yadime villages. Five cases were from Moyen Chari region—3 in Sarh district 206
Pays d’endémie dracunculienne Tchad En 2014, la transmission est entrée dans sa 5e année d’existence depuis la première détection de la flambée actuelle en 2010. En 2014, 13 cas ont été signalés et hospitalisés; 8 d’entre eux répondaient aux critères de confinement (2/2 en provenance de zones de surveillance active et 6/11 de zones de surveillance passive). La mesure de confinement n’a pas été prise pour 5 des cas parce que le patient (1/5) avait pénétré dans une source d’eau (20%, 1 cas/5), parce que les cas avaient été détectés >24 heures après l’émergence d’un ver (60%, 3 cas/5) et/ou parce que le patient n’avait pas été traité dans les 24 heures suivant l’émergence du ver (80%, 4 cas/5). À titre de comparaison, 14 cas avaient été signalés en 2013, dont 8 avaient été confinés. Les cas de 2013 étaient originaires de 10 villages appartenant à 6 districts de 3 régions. Les 13 cas notifiés en 2014 résidaient dans 11 villages appartenant à 8 districts de 5 régions sur 24. Trois cas étaient de la région du Chari Barguimi, dont le premier du village de Kalam Kalam dans le district de Mandelia, le deuxième du village de Miskilla/Boti et le troisième du village de Yadime, tous deux dans le district de Bousso. Cinq cas étaient de la région du WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
in Maimou village (2) and Kira village (1); and 2 in Kyabe district with one each in Massa-Kaba and Moudjougoussou villages. Two cases were from Mayo Kebi region – one in Guelendeng district in Nanguigoto village and one imported case reported in Bongor town, which is district headquarters (the case was imported from Guelendeng). One case was from Salamat region, reported in Haraze district in Mourgoum village. For the first time since 2010, 2 cases were reported in Mandoul region. These 2 cases were reported in Lapia village of Moisala district, 15 kilometres from the border with Central African Republic. The sporadic and dispersed pattern of human cases from different villages since 2010, and the documentation of a larger number of infected dogs with an apparent temporal relationship to the intense artisanal fishing industry in the same at-risk area in 2012–2014 along the Chari River basin, suggests an unusual and potentially novel transmission pattern in humans. The worms emerging from dogs are indistinguishable by polymerase chain reaction (PCR) analysis from those emerging from humans;1 2 out of the 11 villages that reported human cases in 2014 also reported infections in dogs. The number of guinea-worm infections reported in dogs increased from 27 in 2012 to 113 in 2014. The 113 infections in dogs were from 55 villages, as compared with 54 dogs from 38 villages in 2013; with 17 villages reporting dracunculiasis infection in dogs for 2 consecutive years (2013 and 2014) and 3 villages for 3 consecutive years (2012–2014). Occasional and accidental dracunculiasis infection in dogs has also been noted previously in other countries, however, the situation in Chad is exceptional because infections in dogs outnumber those in humans by about 9 times (compared to 3 or 4 times in 2013). Between 2012 and 2014, 93 villages reported human cases and/or dog infections. In 2014, 10% of these 93 villages were treated with temephos. Of the 64 villages that had a guinea-worm infection in humans and/or dogs in 2014, 73% had an improved source of drinking water (of which 7/11 villages with human cases had an improved source of drinking water). Due to the unusual transmission pattern in Chad, The Carter Center and the WHO Collaborating Center at the U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) initiated an operational research programme to investigate transmission dynamics in order to identify appropriate ways to accelerate the interruption of dracunculiasis transmission in Chad. This research agenda is now being carried out by The Carter Center in collaboration with the Wellcome Trust Sanger Institute, Vassar College, the University of Georgia (United States), and Chad’s Ministry of Public Health. The Carter Center assisted the Chadian Guinea-Worm Eradication Programme to maintain active village-based surveillance in more than 750 villages during 2014. WHO has been providing technical support to Chad in strengthening dracunculiasis surveillance and raising awareness of the cash reward in areas beyond the villages under 1
Moyen Chari – 3 dans le district de Sarh (2 dans le village de Maimou, 1 dans celui de Kira) et 2 dans le district de Kyabe (1 dans le village de Massa-Kaba et 1 dans celui de Moudjougoussou). Il y a eu 2 cas dans la région de Mayo Kebi dont l’un résidait dans le district de Guelendeng (village de Nanguigoto) et l’autre était 1 cas importé signalé dans la ville de Bongor, qui est le chef-lieu de ce district (ce cas était importé du district de Guelendeng). Un cas originaire de la région de Salamat a été signalé dans le district de Haraze (village de Mourgoum). Pour la première fois depuis 2010, 2 cas ont été signalés dans la région de Mandoul. Il s’agit de 2 cas appartenant au village de Lapia (district de Moisala), à 15 km de la frontière avec la République centrafricaine. Le caractère sporadique et la dispersion des cas humains appartenant à divers villages que l’on constate depuis 2010 ainsi que l’attestation de l’infection chez un plus grand nombre de chiens en relation temporelle apparente avec des pêcheries artisanales très actives en 2012-2014 dans la même zone à risque située le long du bassin du Chari, incitent à penser qu’il existe chez l’homme un mode de transmission inhabituel et qui pourrait être d’un type nouveau. Les vers apparaissant sur les chiens sont indiscernables par PCR (amplification génique) de ceux qui infectent l’homme;1 2 des 11 villages ayant notifié des cas humains en 2014 ont également signalé l’infection chez le chien. Le nombre d’infections dracunculiennes signalées chez le chien est passé de 27 en 2012 à 113 en 2014. Il y a eu 113 chiens infectés dans 55 villages en 2014, contre 54 dans 38 villages en 2013, dont 17 faisant état de cas de dracunculose canine depuis 2 ans de suite (en 2013 et en 2014) et 3 autres en signalant depuis 3 ans de suite (de 2012 à 2014). On avait déjà observé auparavant des infections dracunculiennes occasionnelles ou accidentelles chez le chien dans d’autres pays, mais la situation tchadienne est exceptionnelle car les infections canines y sont environ 9 fois plus nombreuses que les infections humaines (contre 3 à 4 fois plus en 2013). Entre 2012 et 2014, 93 villages ont notifié des cas humains et/ou des infections chez le chien. En 2014, on a procédé à des épandages de téméphos dans 10% de ces 93 villages. Sur les 64 villages où la dracunculose était présente chez l’homme et/ou chez le chien en 2014, 73% étaient dotés d’une source améliorée d’eau potable (sur 11 de ces villages où se trouvaient des cas humains, 7 disposaient d’une telle source d’eau). En raison du mode de transmission inhabituel observé au Tchad, le Centre Carter et le centre collaborateur de l’OMS sis aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des ÉtatsUnis) ont lancé un programme de recherche opérationnelle portant sur l’analyse de la dynamique de cette transmission afin de trouver les moyens d’en accélérer l’interruption dans ce pays. Ce programme de recherche est actuellement en cours d’exécution sous l’égide du Centre Carter en collaboration avec le Wellcome Trust Sanger Institute, le Vassar College, l’Université de Géorgie (États-Unis) et le Ministère de la Santé du Tchad. En 2014, le Centre Carter a aidé le Programme tchadien d’éradication du ver de Guinée à maintenir >750 villages sous surveillance active. L’OMS a fourni au Tchad une aide technique afin de renforcer la surveillance de la dracunculose et mieux faire connaître le système de récompense dans les zones situées au delà des villages placés sous surveillance active. La surveil1
Eberhard, ML. 2014. The Peculiar Epidemiology of Dracunculiasis in Chad. J Trop Med Hyg.90 (1) 61–70.
Eberhard,ML.2014. The Peculiar Epidemiology of Dracunculiasis in Chad. J Trop Med Hyg.90 (1) 61-70. 207
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active surveillance. The surveillance of the infection in dogs has been extended nationwide. The Polio surveillance network is providing support by integrating dracunculiasis case searches into NIDs. A reward of CFA 50 000 (about US$ 100) for information leading to confirmation of a case is offered. The proportion of individuals aware of the reward scheme was estimated to be 63% from a convenience sample of 492 persons in localities under active surveillance, with 52% knowing the exact amount. In non-active surveillance areas the level of awareness about the cash reward was, on average, 24% in districts in the N’Djamena region (n=17 430). An incentive of 10 000 CFA (about US$ 20) is being offered to owners of dogs who comply with the Chad Guinea Worm Eradication Programme’s dog infection containment measures (tying up the dog until all worms are fully expelled). Community awareness creation about the cash reward scheme is being intensified through town criers in villages, market places, as well as radio broadcasting and person-toperson communication. Dracunculiasis surveillance is included in the IDSR strategy; a dracunculiasis case search has been conducted every year since 2010, independently as well as integrated in the NID, during which rumours of cases were recorded and investigated. In 2014, a total of 1733 rumours were reported and investigated, of which 96% (1658) were investigated within 24 hours of notification. In passive surveillance areas 11/95 rumours were confirmed as guinea-worm disease, and 2/1638 rumours were confirmed as dracunculiasis in active surveillance areas (Table 4). In 2013, 1464 rumours in total were reported and investigated, from which 14 cases were confirmed.
lance de l’infection chez le chien a été étendue à l’ensemble du pays. Le réseau de surveillance de la poliomyélite apporte son aide, qui consiste à intégrer la recherche des cas de dracunculose aux activités des JNV. Une récompense de 50 000 francs CFA (environ US$ 100) est offerte pour toute information conduisant à la confirmation de 1 cas. D’après un échantillon de commodité comportant 492 personnes sélectionnées dans les localités sous surveillance active, on estime à 63% la proportion des personnes au courant du système de récompense et à 52% celle des personnes qui en connaissent le montant exact. Dans les zones sans surveillance active, la proportion des gens connaissant l’existence de la récompense en espèces était, en moyenne, de 24% dans les districts de la région de N’Djamena (n = 17 430). Une récompense de 10 000 francs CFA (environ US$ 20) est actuellement offerte aux propriétaires de chiens qui respectent les mesures de confinement des chiens infectés préconisées par le Programme national d’éradication du ver de Guinée (garder le chien attaché jusqu’à ce que tous ses vers aient été intégralement expulsés). Pour mieux faire connaître à la communauté l’existence du système de récompense, on fait appel à des crieurs dans les villages et sur les places de marché ainsi qu’à la radiodiffusion et à la communication interpersonnelle. La surveillance de la dracunculose entre dans la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte; une recherche des cas de dracunculose est menée chaque année depuis 2010, soit de manière indépendante, soit en l’intégrant aux activités des JNV, au cours desquelles les rumeurs sont enregistrées et analysées. En 2014, 1733 rumeurs ont été signalées et analysées, pour 96% d’entre elles (1658) dans les 24 heures, avec confirmation de 13 cas de dracunculose (Tableau 4). Dans les zones de surveillance passive, 11 rumeurs sur 95 ont été confirmées comme étant des cas de dracunculose et 2 rumeurs sur 1638 ont été confirmées dans des zones de surveillance active. En 2013, 1464 rumeurs avaient été signalées et analysées, donnant lieu à la confirmation de 14 cas. Éthiopie En Éthiopie, une transmission de faible intensité a continué dans la région de Gambella. En 2014, il y a eu 3 cas notifiés dans le district de Gog, contre 7 signalés en 2013 – 5 dans le district (ou «woreda») d’Abobo, 1 dans celui d’Itang et 1 dans celui de Gog. Sur les 3 cas notifiés en 2014, 2 ont été détectés dans le district de Gog, l’un dans le village de Wichini et l’autre dans celui de Bathor. Le troisième cas a été signalé dans la ville de Gambella mais il s’agissait d’un habitant du village de Wichini. L’origine des 3 cas notifiés en 2014 n’a pas pu être déterminée. Chacun des villages de Wichini et de Bathor possède un puits foré fonctionnel. Toutefois, ces puits sont situés plutôt loin des ménages qui ont notifié ces cas en 2014. Les 3 cas notifiés en 2014 ont tous été hospitalisés dans un centre de confinement, 2 d’entre eux répondant d’ailleurs aux critères de confinement, contre 4 sur les 7 signalés en 2013. Le cas signalé en 2014 dans le village de Bathor n’a pas été confiné car il a été indiqué qu’il avait pénétré dans une source d’eau. Des infections sporadiques touchant des animaux ont été signalées dans le woreda de Gog: 4 en 2013 et 4 en 2014. En 2013, des infections avaient été signalées dans le village d’Atheti (2 chiens), dans le village de Weretew (un chien) et dans celui d’Utuyu (un babouin); en 2014, on en a signalé dans le village d’Atheti (2 chiens), dans le village de Wichini (un chien) et dans WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
Ethiopia In Ethiopia, low intensity transmission continued in the Gambella region. During 2014, 3 cases originating from Gog district were reported, compared with 7 cases reported in 2013 – 5 in Abobo woreda (district) and one each in Itang and Gog districts. Of the 3 cases reported in 2014, 2 were detected in Gog district, one each in Wichini and Bathor villages. The third case was reported in Gambella town but this patient was a resident of Wichini village. The origin of the 3 cases reported in 2014 could not be ascertained. Wichini and Bathor villages each have one functional borehole. However, the boreholes are located significantly far from the households that reported the cases in 2014. All 3 cases reported in 2014 were hospitalized in a case containment centre, of which 2 were reported to meet the containment criteria, compared with 4 of the 7 cases reported in 2013. The 2014 case reported from Bathor village in 2014 was not contained because the patient reportedly entered a water source. Sporadic infections of dracunculiasis in animals have been reported in Gog woreda: 4 each in 2013 and 2014. In 2013, infections were reported from Atheti village (2 dogs), Weretew village (one dog), and Utuyu village (one baboon); in 2014, infections were reported from Atheti village (2 dogs), Wichini village (one dog), and 208
Ablen village (one baboon). Specimens of worms from all animal infections were laboratory confirmed by the WHO Collaboration Center at CDC. All localities that reported human cases and animal infections in 2014 received regular temephos application. As in 2013, the cases in 2014 occurred among the Agnuak ethnic group. The recent increase in insecurity in South Sudan has caused people to move across the border into camps in Ethiopia.2 By end of March 2015 >199 000 people from South Sudan were living in refugee camps in Ethiopia as compared with around 90 000 refugees at end of March 2014. Dracunculiasis surveillance in all refugee camps within Gambella region has been maintained by the Ethiopian Dracunculiasis Eradication Programme. Elsewhere surveillance of guinea-worm disease has been maintained nationwide through the Public Health Emergency Management system. The existence of the cash reward of 2000 Birr (about US$ 100) is being communicated to the population by radio and person-to-person communication. The level of awareness of the cash reward scheme in 2014 ranged from 93% to 94% in active surveillance areas. In non-active surveillance zones, the level of awareness ranged from an average of 45% in the Southern Nations, Nationalities and Peoples’ Region (SNNPR) to 68% in the Gambella region. In 2014, 4288 rumours were reported and all were investigated; 3901 rumours (91%) were investigated within 24 hours. 428 rumours were reported from nonendemic woredas of which one rumour was confirmed as dracunculiasis, and 2 rumours were confirmed as dracunculiasis cases in endemic woredas (Table 4). A total of 190 communities were under active villagebased surveillance in 2014. With Carter Center support, all 68 villages in Gog district have been maintained under active village-based surveillance since 2010 and all 77 villages in Abobo district and 22 in Itang district were placed under active village-based surveillance since the end of 2013. WHO extended its support for active surveillance in 23 at-risk localities in SNNPR bordering South Sudan – 11 in Surma district (Bench Maji zone) and 12 in Nyangatom district (South Omo zone). WHO supported the Ethiopian Dracunculiasis Eradication Programme (EDEP) to undertake active surveillance in Abobo district in 2013. Efforts are being made to strengthen surveillance and raise awareness of the cash reward scheme offered by EDEP for voluntary reporting of dracunculiasis cases and for complying with the case containment measures, especially along the border with South Sudan. The programme has been linking dracunculiasis surveillance with ongoing large-scale interventions, such as community-based distribution of medicines and polio NIDs. However, a strong and concerted response from local authorities is also needed in order to ensure that all rumours are investigated and all new cases are contained.
celui d’Ablen (un babouin). Les examens de laboratoire effectués par le centre collaborateur de l’OMS sis aux CDC ont confirmé que tous les échantillons prélevés sur les animaux infectés contenaient bien des vers de Guinée. On a procédé à des épandages réguliers de téméphos dans toutes les localités qui avaient notifié des infections humaines et animales en 2014. Comme en 2013, des cas sont survenus dans le groupe ethnique des Agnuaks. L’aggravation récente de l’insécurité au Soudan du Sud a incité des groupes de population à franchir la frontière pour gagner les camps de réfugiés situés en Éthiopie. Fin mars 2015, >199 000 personnes originaires du Soudan du Sud vivaient dans des camps de réfugiés situés en Éthiopie,2 alors qu’elles étaient environ 90 000 fin mars 2014. La surveillance de la dracunculose a été maintenue dans tous les camps de réfugiés de la région de Gambella par le Programme éthiopien d’éradication du ver de Guinée. Ailleurs, la surveillance de la dracunculose a été maintenue à l’ensemble du pays dans le cadre du système de gestion des urgences de santé publique. La population est tenue informée de l’existence d’une récompense en espèces d’un montant de 2000 Birr (environ US$ 100) soit par des messages radiophoniques, soit par communication interpersonnelle. En 2014, l’existence d’un système de récompense en espèces était connue par 93 à 94% de la population des zones de surveillance active. Dans les zones sans surveillance active, la proportion allait en moyenne de 45% dans la Région des nations, nationalités et peuples du Sud (SNNPR) à 68% dans la région de Gambella. En 2014, 4288 rumeurs ont été signalées et toutes ont été analysées; pour 3901 (91%) d’entre elles dans les 24 heures; 428 provenaient de woredas exempts d’endémie et l’une d’elles a conduit à la confirmation de 1 cas de dracunculose, 2 autres aboutissant également à la confirmation de cas dans des woredas d’endémie (Tableau 4). En 2014, il y avait au total 190 communautés sous surveillance active à base villageoise. Grâce à l’aide du centre Carter, les 68 villages du district de Gog sont tous maintenus sous surveillance active à base locale depuis 2010 et les 77 villages du district d’Abobo et les 22 du district de Itang sont tous placés sous surveillance active depuis fin 2013. L’OMS a étendu son soutien en matière de surveillance active à 23 localités exposées au risque et appartenant à la SNNPR dans la zone jouxtant le Soudan du Sud – 11 dans le district de Surma (zone administrative de Bench Maji) et 12 dans le district de Nyangatom (zone administrative du Sud-Omo). L’OMS a aidé le Programme éthiopien d’éradication de la dracunculose (EDEP) à mettre en place une surveillance active dans le district d’Abobo en 2013. On s’efforce de renforcer la surveillance et de faire connaître le système de récompense en espèces offerte par l’EDEP pour le signalement volontaire des cas et pour l’application des mesures de confinement, en particulier le long de la frontière avec le Soudan du Sud. Le Programme a associé la surveillance de la dracunculose à des interventions en cours à grande échelle, comme la distribution de médicaments à base communautaire et les JNV contre la poliomyélite. Cela étant, une action puissante et concertée de la part des autorités locales est également nécessaire pour faire en sorte que toutes les rumeurs soient analysées et tous les nouveaux cas confirmés.
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See http://reliefweb.int/report/ethiopia/unhcr-ethiopia-factsheet-march-2015 o
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Voir http://reliefweb.int/report/ethiopia/unhcr-ethiopia-factsheet-march-2015 209
RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N 19, 8 MAI 2015
Mali Mali is the only West African country where dracunculiasis transmission continues. During 2014, 40 cases were reported in 3 localities in 3 districts of 3 regions: the locality of Tanzitratene in Ansongo district in Gao region (29 cases); the locality of Nangaye in GourmaRharous district in Timbuktu region (10 cases); and the locality of Fion in Tominian district in Ségou region (one case). All of the 40 cases were hospitalized and 35 were contained. In 2013, by comparison, 11 cases (of which 7 were contained) were reported in 8 villages in 4 districts of 4 regions: Ansongo district in Gao region (6 cases); Kidal district in Kidal region (3 cases); Djenné district in Mopti region (one case); and Gourma-Rharous district in Timbuktu region (one case). Between 2013 and 2014, the number of cases increased by about 4-fold, however, the number of localities that reported cases decreased by more than half. The containment percentage increased from 64% in 2013 to 88% in 2014. The 2014 cases in Nangaye and Tanzikratene were linked to cases that had not been contained in 2013 in the same localities. However, the origin of infection in 2013 of the single case reported in Fion locality in Tominian district in 2014 is unknown. In 2014, 5 cases were not contained because they all were detected >24 hours after the emergence of the worm. Further, 3 of these 5 patients also entered a water source. Of the 40 patients, 39 were from the black Touareg ethnic group and one was from the Bobo ethnic group. All localities that reported cases in 2014 received regular temephos applications. Of the 3 villages that reported cases in 2014, 2 (Nangaye and Tanzikratene) did not have any improved drinking water sources. Since March 2012, security concerns in the north of the country led to interruption of the national eradication programme, although United Nations bodies involved in humanitarian support to the northern regions have facilitated intermittent surveillance. With improvement in security in 2013 and part of 2014, surveillance was strengthened in the Gao, Timbuktu, and Mopti regions, but in Kidal region security has remained a major impediment. Insecurity in Gao region began to recrudesce towards the end of 2014. Nonetheless, the programme was able to set up an active surveillance system covering all the localities that reported a case in 2012 and 2013 in Kidal district – no dracunculiasis case was reported in Kidal region in 2014. Intensification of surveillance activities has also been maintained in the Malian refugee camps in Burkina Faso, Mauritania, and Niger in order to prevent further spread of the disease, including advertisement of the guinea worm reward, supervisory visits, and regular case searches. In Burkina Faso, 33% of persons interviewed (4196) in Malian refugee camps were aware of the existence of the reward for voluntarily reporting a case of dracunculiasis; the awareness level among refugees was not measured in Mauritania and Niger in 2014. No dracunculiasis case was reported in the camps. In 2014, 100% of endemic districts and 69% of nonendemic districts reported for >9 months to the national level on dracunculiasis (Table 4). However, 64% 210
Mali Le Mali est le seul pays d’Afrique de l’Ouest où la transmission de la dracunculose se poursuit. En 2014, 40 cas ont été notifiés dans 3 localités appartenant à 3 districts de 3 régions: la localité de Tanzitratène (district d’Ansongo, région de Gao) (29 cas); la localité de Nangaye (district de Gourma-Rharous, région de Tombouctou) (10 cas) et la localité de Fion (district de Tominian, région de Ségou) (1 cas). Ces 40 cas ont tous été hospitalisés et 35 ont été confinés. À titre de comparaison, 11 cas (dont 7 confinés) avaient été signalés en 2013 dans 8 villages appartenant à 4 districts de 4 régions: le district d’Ansongo dans la région de Gao (6 cas); le district de Kidal dans la région de Kidal (3 cas); le district de Djenné dans la région de Mopti (1 cas) et le district de Gourma-Rharous dans la région de Tombouctou (1 cas). Entre 2013 et 2014, le nombre de cas a approximativement quadruplé mais le nombre de localités ayant notifié des cas a diminué de plus de moitié. La proportion de cas confinés est passée de 64% en 2013 à 88% en 2014. Les cas survenus en 2014 dans les localités de Nangaye et de Tanzitratène étaient liés à ceux de ces deux mêmes localités qui n’avaient pas fait l’objet de mesures de confinement en 2013. En revanche, on n’a pas trouvé l’origine de l’infection en 2013 du seul cas signalé en 2014 dans la localité de Fion (district de Tominian). En 2014, 5 cas n’ont pas été confinés parce qu’ils avaient tous été détectés >24 heures après l’émergence du ver. De plus, 3 de ces 5 patients avaient également pénétré dans une source d’eau. Sur les 40 patients, 39 appartenaient au groupe ethnique des Touaregs noirs et 1 au groupe ethnique des Bobos. Des épandages réguliers de téméphos ont été effectués dans toutes les localités qui ont notifié des cas en 2014. Sur les 3 villages qui ont signalé des cas en 2014, 2 (Nangaye et Tanzitratène) ne disposaient d’aucune source améliorée d’eau potable. Depuis mars 2012, les problèmes d’insécurité dans le nord du pays ont interrompu les activités du programme national d’éradication, bien que les institutions des Nations Unies participant à l’aide humanitaire aient facilité la mise en œuvre d’une surveillance intermittente. Avec l’amélioration de la sécurité en 2013 et une partie de 2014, la surveillance a été renforcée dans les régions de Gao, Tombouctou et Mopti, mais la situation reste problématique dans la région de Kidal. Vers la fin de 2014, il y a également une recrudescence de l’insécurité dans la région de Goa. Le programme a néanmoins été en mesure de mettre sur pied un système de surveillance active couvrant l’ensemble des localités qui avaient signalé 1 cas en 2012 et 2013 dans le district de Kidal et aucun cas de dracunculose n’a été signalé dans la région de Kidal en 2014. Les activités de surveillance ont continué à s’intensifier dans les camps de réfugiés maliens situés au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger pour éviter que la maladie ne continue à s’étendre; elles ont notamment consisté à faire connaître l’existence d’une récompense pour des informations sur la présence du ver de Guinée, à effectuer des visites de supervision et à rechercher régulièrement des cas. Au Burkina Faso, 33% des personnes interrogées (4196) dans des camps de réfugiés maliens connaissaient l’existence d’une récompense pour le signalement de 1 cas de dracunculose; en Mauritanie et au Niger en revanche, on n’a pas déterminé dans quelle mesure les réfugiés avaient connaissance de cette récompense en 2014. Aucun cas de dracunculose n’a été signalé dans les camps. En 2014, 100% des districts d’endémie et 69% des districts exempts d’endémie ont transmis au niveau national plus de 9 rapports mensuels sur la dracunculose (Tableau 4). D’un autre WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
of the 1187 health centres (IDSR units) in the country submitted all 12 monthly reports in 2014. The nationwide cash reward for the voluntary reporting of cases was increased in 2011 from 5000 CFA (about US$ 10) to 20 000 CFA (about US$ 40), and in 2014 to 50 000 CFA (about US$ 100). The proportion of individuals aware of the cash reward scheme averaged 86% of those interviewed in endemic districts (n=361) ranging from 76% in Tominian, 83% in Gourma Rharous, 89% in Kidal and 95% in Djenné; in non-endemic districts, the proportion was found to be 98% on average (n=390), ranging from 90% of individuals in Bandiagara, 97% in Mopti, 94% in Tenenkou, 99% in Gao, and 52% of households in Sikasso district (n=220).
côté, 64% des 1187 centres de santé (unités de l’IDSR) du pays ont transmis la totalité des 12 rapports mensuels en 2014. En 2011, le montant de la récompense offerte dans tout le pays pour le signalement volontaire des cas est passé de 5000 francs CFA (environ US$ 10) à 20 000 francs CFA (environ US$ 40) pour atteindre 50 000 francs CFA (environ US$ 100) en 2014. La proportion de personnes interrogées connaissant le système de récompense était de 86% en moyenne chez les habitants des districts d’endémie (n = 361) et allait de 76% chez ceux du district de Tominian, à 83% chez ceux du district de Gourma-Rharous, à 89% chez ceux du district de Kidal et à 95% chez ceux du district de Djenné; dans les districts exempts d’endémie, on a observé une proportion de 98% en moyenne (n = 390); elle se situait à 90% chez les habitants de Bandiagara, à 97% chez ceux de Mopti, à 94% chez ceux de Ténenkou et à 99% chez ceux de Gao; elle était de 52% chez les ménages du district de Sikasso (n = 220). Les efforts pour faire connaître le système de récompense dans les communautés s’intensifient en faisant appel à la radiodiffusion et à la communication interpersonnelle. Au total, 151 rumeurs ont été signalées en 2014, dont 148 analysées dans les 24 heures; 44 d’entre elles provenaient de districts exempts d’endémie et après enquête, une seule d’entre elles a conduit à la confirmation de 1 cas de dracunculose (Tableau 4). La dracunculose continue d’être une maladie à déclaration obligatoire dans le cadre de la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte. Soudan du Sud Le Soudan du Sud a notifié 56% du nombre total de cas de dracunculose déclarés en 2014, contre 76% en 2013. Par rapport à 2013, le nombre de cas déclarés en 2014 a reculé de 38%, passant de 113 à 70. Le nombre de cas notifiés en 2014 représente une diminution de 87% par rapport aux 521 cas déclarés en 2012. Les cas ont été signalés dans 37 villages en 2014, contre 79 en 2013 et 255 en 2012. En 2014, le programme a indiqué que 47 cas (67%) satisfaisaient aux critères de confinement et que, sur un total de 64, 44 (69%) ont été hospitalisés dans un centre de confinement. Il y a eu 23 cas qui ne répondaient pas aux critères de confinement pour les raisons suivantes: le patient avait pénétré dans une source d’eau (18/23, 78%) et/ou les cas avaient été détectés >24 heures après l’émergence d’un ver (10/23, 43%). Sur les 70 cas notifiés en 2014, il a été indiqué que 29 ont été importés d’un autre village du pays. En 2014, 68% (25/37) des villages n’ont signalé que des cas importés (29 cas), contre 51% en 2013 (40/79) et 65% en 2012 (166/255). Les 31 villages qui, au total, ont notifié 61 cas en 2014 n’en n’avaient signalé aucun en 2013. La transmission a néanmoins été interrompue dans 76 villages qui avaient notifié 103 cas en 2013 et n’en n’ont plus notifié aucun en 2014. Les cas notifiés en 2014 provenaient de 4 des 80 comtés et de 2 des 10 États, contre 10 des 80 comtés et 5 des 10 États en 2013. Toutefois, sur l’ensemble des cas notifiés en 2014, 57 (81%) se sont produits dans le comté de Kapoeta Est appartenant à l’État de l’Equatoria oriental. Le nombre de cas notifiés dans ce comté en 2014 a baissé de 26% par rapport aux 77 cas signalés en 2013. Par rapport à 2013, le nombre de cas notifiés en 2014 a également sensiblement reculé (67%) dans le comté de Kapoeta Sud. Les comtés de Pibor, Kapoeta Nord, Tonj Est, Aweil Est, Nyirol et Wuror n’ont signalé aucun cas en 2014, contre 12, 5, 1, 1,1 et 1 cas respectivement notifiés en 2013. Cependant, dans le comté 211
Efforts to increase community awareness of the cash reward scheme are being intensified through radio broadcasting and person-to-person communication. A total of 151 rumours were reported in 2014, 148 of which were investigated within 24 hours; 44 rumours were reported from non-endemic districts and after investigation 1 rumour was confirmed as case of dracunculiasis (Table 4). Dracunculiasis is maintained as a reportable disease in the IDSR. South Sudan South Sudan reported 56% of the total number of dracunculiasis cases reported in 2014 as compared with 76% in 2013. The number of cases reported in 2014 was reduced by 38% to 70 compared with 113 cases in 2013. The number of cases reported in 2014 represents an 87% reduction as compared with the 521 cases reported in 2012. The cases were reported in 37 villages in 2014 compared with 79 villages in 2013 and with 255 villages in 2012. In 2014, the programme reported that 47 cases (67%) met the case containment criteria and that 44/64 (69%) of those cases were hospitalized in a case containment centre. The 23 cases that did not to meet the case containment criteria failed to do so for the following reasons: the patient entered a water source (18/23, 78%) and/or the cases were detected >24 hours after the emergence of a worm (10/23, 43%). Of the 70 cases reported in 2014, 29 cases were reported as internally imported from another village. In 2014, 68% (25/37) of the villages reported only imported cases (29 cases) as compared with 51% (40/79) in 2013, and 65% (166/255) in 2012. A total of 31 villages that reported 61 cases in 2014 had not reported any cases in 2013. However, transmission was interrupted in 76 villages that reported 103 cases in 2013 and did not report any case in 2014. The cases reported in 2014 were from 4/80 counties in 2/10 states, as compared with 10/80 counties and 5/10 states in 2013. However, of the total number of cases reported in 2014, 57 (81%) were from Kapoeta East County in Eastern Equatoria State. Cases reported in Kapoeta East County in 2014 declined by 26% compared to the 77 cases reported in 2013 in that county. The number of cases in 2014 also decreased significantly by 67% in Kapoeta South County, as compared to2013. Pibor, Kapoeta North, Tonj East, Aweil West, Nyirol and Wuror Counties reported zero cases in 2014 as compared to 12, 5, 1, 1, 1, and 1 cases reported, respectively, in 2013. However, RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 19, 8 MAI 2015
in Awerial County, there has been an increase in reported cases since 2012 – 11 cases reported in 2014 compared with 9 cases in 2013 and 7 cases in 2012. Wulu County, which did not report any cases in 2013, reported one case in 2014. In 2014, the majority of cases (77%, 54/70 cases) were from the Toposa ethnic group. The remaining cases occurred among the Dinka (17%, 12/70 cases), and Jie (6%, 4/70 cases) ethnic groups. All of the villages under active surveillance in 2014 submitted monthly reports with a total of at least 98% of reports submitted. In addition, 72% of non-endemic counties submitted at least 9/12 monthly reports even if there were no cases. Reporting of dracunculiasis cases and rumours (even if zero) is included in IDSR. In total, 7639 rumours were recorded and investigated in 2014, of which 99.8% (7621) were investigated within 24 hours; 703 were reported in non-endemic counties of which one was confirmed as a dracunculiasis case. No rumours were confirmed as dracunculiasis in endemic counties. (Table 4). In total, 164 specimens from 115 suspect cases were analysed at the WHO Collaborating Centre at CDC – of these specimens, 63% (104 specimens representing 67 cases) were confirmed as D. medinensis and 60 specimens were ruled out as D. medinensis (for example, at least 33 were diagnosed as spargana). Of the 37 villages that reported cases during 2014, 7 (19%) had one or more improved sources of drinking water. Overall, 100% (37/37) of the villages that reported cases received regular temephos application. However, 100% of the endemic villages (n=47) under active surveillance, including those villages with cases in 2013 that did not report cases in 2014, were covered by monthly temephos application in unsafe water sources as compared to 96% of endemic villages in 2013 (n=106, excluding 3 endemic cattle camps). A nationwide cash reward (500 SSP about US$ 100) for the voluntary reporting of cases was launched by the National Minister of Health in 2014. The proportion of individuals aware of the cash reward scheme was 91% in Tonj North County (n=120), 87% in Kapoeta East County (n=638), 80% in Kapoeta North County (n=30) and Tonj East County (n=30), 75% in Awerial (n=171) and Gogrial East Counties (n=304), 72% in Aweil West County (n=18), and 59% in Kapoeta South County (n=41). Since mid-December 2013, the ongoing civil unrest in South Sudan periodically delayed programme implementation due to restricted access for health-care workers; disruption of programme staff undertaking active surveillance, case detection, and case containment activities; and population displacement between areas where dracunculiasis is endemic and those where it is not present. The current movement of the military and other personnel across the country could result in future outbreaks in non-endemic areas.
d’Awerial, le nombre de cas notifiés est en augmentation depuis 2012: 11 cas ont été signalés en 2014, contre 9 en 2013 et 7 en 2012. Le comté de Wulu, qui n’avait déclaré aucun cas en 2013 en a signalé 1 en 2014. En 2014, la majorité des cas (77%, 54 cas sur 70) appartenait au groupe ethnique des Toposas. Les autres cas se sont produits dans le groupe ethnique des Dinkas (17%, 12 cas sur 70) et des Jies (6%, 4 cas sur 70). Tous les villages placés sous surveillance active en 2014 ont transmis des rapports mensuels, à hauteur d’au moins 98%. De plus, 72% des comtés exempts d’endémie ont communiqué au moins 9 rapports sur 12, même en l’absence de cas. La notification des cas et des rumeurs de dracunculose (même s’il n’y en a pas) fait partie de la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte. Au total, 7639 rumeurs ont été enregistrées et analysées en 2014, dont 99,8% (7621) dans les 24 heures; 703 ont été signalées dans des comtés exempts d’endémie et l’une d’elles a débouché sur la confirmation de 1 cas. Dans les comtés d’endémie, aucune des rumeurs n’a donné lieu à la confirmation de cas de dracunculose (Tableau 4). Au total, 164 échantillons prélevés sur 115 cas suspects ont été analysés au centre collaborateur OMS des CDC – la présence de D. medinensis a été confirmée dans 63% (104 échantillons représentant 67 cas) de ces échantillons et exclue dans 60 autres (par exemple, dans 33 échantillons, c’est une sparganose qui a été diagnostiquée). Sur les 37 villages ayant notifié des cas en 2014, 7 (19%) possédaient une ou plusieurs sources améliorées d’eau potable. Dans l’ensemble, 100% (37/37) des villages qui ont notifié des cas ont bénéficié d’épandages réguliers de téméphos. Cela étant, 100% des villages d’endémie (n = 48) placés sous surveillance active, y compris les villages où des cas étaient présents en 2013 mais qui n’en n’ont pas signalés en 2014, ont bénéficié d’épandages mensuels de téméphos sur les sources d’eau insalubres, contre 96% des villages d’endémie en 2013 (n = 106, à l’exclusion de 3 exploitations bovines où la maladie est endémique). En 2014, le Ministre de la santé du Soudan du Sud a mis en place dans tout le pays un système de récompense en espèces (500 SSP soit environ US$ 100) pour le signalement volontaire des cas. La proportion des personnes qui étaient au courant de ce système de récompense en espèces était de 91% dans le comté de Tonj Nord (n = 120), de 87% dans celui de Kapoeta Est (n = 638), de 80% dans ceux de Kapoeta Nord (n = 30) et de Tonj Est (n = 30), de 75% dans ceux d’Awerial (n = 171) et de Gogrial Est (n = 304), de 72% dans celui d’Aweil Ouest (n = 18) et de 59% dans celui de Kapoeta Sud (n = 41). Depuis la mi-décembre 2013, les troubles civils qui sévissent actuellement au Soudan du Sud causent périodiquement des retards dans le déroulement du programme en limitant l’accès des agents de santé, en entraînant des perturbations dans le travail du personnel du programme chargé de la surveillance active, du dépistage et du confinement des cas, ainsi que des déplacements de population entre les zones d’endémie et celles où la dracunculose n’est pas présente. Les déplacements actuels de membres des forces armées et d’autres personnels à travers le pays pourraient à l’avenir provoquer des flambées dans les zones exemptes d’endémie.
Countries in the pre-certification stage Kenya Kenya reported its last indigenous cases in 1994; 2 imported cases were reported subsequently in 2005. Since 2005, no confirmed dracunculiasis case has been reported. 212
Pays au stade de la précertification Kenya Le Kenya a notifié ses derniers cas autochtones en 1994 et 2 cas importés par la suite en 2005. Depuis lors, aucun cas confirmé de dracunculose n’a plus été signalé. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
The Kenyan National Certification Commission was established in November 2014. A cash reward scheme has been implemented since 2011, with an amount of 10 000 Kenyan shillings. In 2012, the cash reward was raised to 100 000 Kenyan shillings (US$ 1160). During 2014, the level of awareness about the cash reward scheme among the general public was assessed in 32 villages out of a total of 72 villages in 3 subcounties and found to be 19% (n=320 individuals). Case searches were integrated into the NID in 2011, 2012, and 2013, and 2014. In 2014 alone, 267 174 households were visited and residents were asked about dracunculiasis – only 6 rumours were recorded and none was confirmed to be dracunculiasis. A total of 14 rumours were reported in 2014; all were investigated within 24 hours (Table 4). No dracunculiasis case was found during the investigation. Dracunculiasis continues to be reportable in the HMIS and, since 2012, dracunculiasis has been maintained as a reportable disease in the IDSR. During 2014, all districts submitted at least 9/12 monthly reports (Table 4).
La Commission nationale kényane de certification a été créée en novembre 2014. Un système de récompense en espèces, d’un montant de 10 000 shillings kényans a été mis en place en 2011. En 2012, cette somme a été portée à 100 000 shillings kenyans (US$ 1160). En 2014, on a procédé à une évaluation de la connaissance qu’a la population générale de ce système de récompense en espèces; l’enquête qui a été menée dans 32 villages sur un total de 72 appartenant à 3 sous-comtés a révélé que 19% des personnes (n = 320) étaient au courant du système. Des recherches de cas ont été intégrées aux activités des JNV en 2011, 2012, 2013 et 2014. Au cours de la seule année 2014, des visites ont été effectuées auprès de 267 174 ménages dont les membres ont été interrogés au sujet de la dracunculose – seulement 6 rumeurs ont été enregistrées et aucune n’a abouti à la confirmation de cas de dracunculose. Au total, 14 rumeurs ont été signalées en 2014; toutes ont été analysées dans les 24 heures (Tableau 4). Aucun cas de dracunculose n’a été mis en évidence au cours de ces enquêtes. La dracunculose reste une maladie à déclaration obligatoire dans le cadre du système HMIS et, depuis 2012, elle l’est aussi dans le cadre de la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte. En 2014, tous les districts ont transmis au moins 9 rapports mensuels sur 12 (Tableau 4). Soudan En 2014, aucun cas de dracunculose n’a été notifié, contre 3 en 2013 qui tous s’étaient produits dans le village de Kafia Kingi (district d’Al Radom), dans la région soudanaise du Darfour méridional, à la frontière de l’État du Bahr el Ghazal occidental, au Soudan du Sud. Pour évaluer le niveau de connaissance du système de récompense en espèces, on a procédé, dans le district d’Al Radom, à 3 enquêtes qui ont montré que le système était connu par 15 à 74% de la population générale; il y avait 38% des personnes en moyenne qui étaient au courant de ce système (n = 2739). Au total, en 2014, 564 rumeurs ont été signalées et analysées; les enquêtes ont eu lieu dans les 24 heures pour 144 d’entre elles (environ 26%) (Tableau 4). Au Soudan, la dracunculose est toujours une maladie à déclaration obligatoire dans le cadre du système HMIS et de la Stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte. En 2014, 100% des districts ont transmis au moins 9 rapports mensuels sur 12 au sujet de la dracunculose, même en l’absence de cas. En 2014, le centre Carter a apporté son concours à la surveillance active de 5 villages, y compris la localité de Kafia Kinji. L’OMS continue d’apporter un soutien technique et financier au Soudan afin d’intensifier la surveillance de la dracunculose dans le cadre d’un renforcement de la surveillance intégrée des maladies et de riposte, en profitant des campagnes de vaccination antipoliomyélitique pour rechercher les cas de dracunculose par des visites porte-à-porte et en faisant mieux connaître aux communautés le système de récompense en espèces pour le signalement volontaire de cas. Les efforts se poursuivent afin d’étendre la surveillance et la connaissance du système de récompense aux zones difficiles d’accès, comme celles qui se trouvent à la frontière avec le Soudan du Sud et le Tchad. 213
Sudan In 2014, zero cases of dracunculiasis were reported as compared with 3 cases in 2013, all of which were reported from Kafia Kingi village of Al Radom district in the southern Darfur region of Sudan, bordering Western Bahr el Ghazal State in South Sudan. The level of awareness of the cash reward scheme was assessed through 3 surveys in Al Radom district and was found to range from 15% to 74% among the general population; on an average 38% knew about the reward (n=2739). In total, 564 rumours were reported and investigated in 2014, of which 144 (about 26%) rumours were investigated within 24 hours (Table 4). Dracunculiasis continues to be reportable in the HMIS and IDSR systems in Sudan. During 2014, 100% of the districts submitted at least 9/12 monthly reports on dracunculiasis, even if no cases had occurred. In 2014, The Carter Center supported active surveillance in 5 villages, including the Kafia Kinji locality. WHO continues to provide technical and financial support to Sudan to reinforce the surveillance of dracunculiasis by strengthening integrated disease surveillance and response, using vaccination campaigns against poliomyelitis to conduct house-to-house dracunculiasis case searches, and raising community awareness of the cash reward scheme for the voluntary reporting of dracunculiasis cases. Efforts continued to be made to extend surveillance and awareness of the reward scheme to hard-to-access areas, such as those bordering South Sudan and Chad. RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 19, 8 MAI 2015
214 WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 19, 8 MAY 2015
On the recommendation of the International Commission for the Certification of Dracunculiasis Eradication (ICCDE) at its 10th meeting (Geneva, 14 and 15 January 2015), the Director-General certified Ghana as free of dracunculiasis transmission, bringing the total number of countries, territories, and areas certified free of dracunculiasis transmission to 198, including 186 WHO Member State (Map 2). With Ghana now certified, a
Countries certified as free of dracunculiasis
Map 2 Global status of certification of dracunculiasis eradication, 2014 Carte 2 Le point sur l’éradication de la dracunculose dans le monde, 2014
Sur recommandation de la Commission internationale pour la certification de l’éradication de la dracunculose (ICCDE) lors de sa dixième réunion (Genève, 14 et 15 janvier 2015), le Directeur général de l’OMS a certifié que le Ghana était exempt de transmission de la dracunculose, ce qui porte à 198, dont 186 États Membres, le nombre total de pays, territoires et zones certifiés exempts de transmission de la dracunculose (Carte 2). Maintenant que le Ghana est certifié exempt, 8 autres pays au
Pays certifiés exempts de dracunculose
Countries currently endemic for dracunculiasis – Pays d’endémie Countries at precertification stage – Pays au stade de la précertification Previously endemic countries certified free of dracunculiasis. – Pays qui étaient auparavant des pays d’endémie et qui sont désormais certifiés exempts de dracunculose Other countries and territories certified free of dracunculiasis – Autres pays et territoires exempts de dracunculose
Countries and territories not known to have dracunculiasis but yet to be certified – Pays et territoires qui ne semblent pas touchés par la dracunculose mais non encore certifiés Not applicable – Sans objet
The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Dotted lines on maps represent approximate border lines for which there may not yet be full agreement. – Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. © WHO 2015. All rights reserved. – © OMS 2015. Tous droits réservés.
total of 8 countries remain to be certified: the 4 endemic countries (Chad, Ethiopia, Mali and South Sudan), the 2 remaining countries in the pre-certification stage (Kenya and Sudan), and Angola and the Democratic Republic of the Congo, which have had no recent history of the disease. The Commission has advised the Secretariat to prepare a plan of action for implementing a global reward as soon as transmission is interrupted globally, as was done during the last phase of the smallpox eradication campaign.
total doivent encore l’être: les 4 pays d’endémie (Éthiopie, Mali, Soudan du Sud et Tchad), les 2 pays qui sont encore au stade de la précertification (Kenya et Soudan) ainsi que l’Angola et la République démocratique du Congo où la présence de la maladie n’a pas été signalée récemment. La Commission a conseillé au Secrétariat de préparer un plan d’action pour la mise en place d’un système de récompense à l’échelon mondial dès que la transmission aura été interrompue à ce niveau, comme cela a été fait lors de la phase finale de la campagne d’éradication de la variole.
Editorial note As compared to the 78% overall decline in cases achieved between 2012 and 2013, the 15% decline in cases between 2013 and 2014 is relatively modest. However, the number of localities that reported cases in 2014 fell by almost half of that in 2013, signifying that the distribution of the disease is contracting and becoming limited to localized foci of transmission. However, these foci are also operationally challenging to identify and reach. As experience has shown, the last phase of any eradication programme is the most difficult, requires the most tenacious effort, and is relatively expensive as the necessary resources compete for high-level political and executive support while the number of infected individuals drops to almost negligible levels. Eradication efforts were ramped up in 2014, the results of which are still to be seen in 2015. The WHO Road Map on Neglected Tropical Diseases has set a goal to interrupt guinea-worm disease transmission across all remaining countries by the end of 2015. As noted by the ICCDE in January 2015, this will require the full resolve of all the affected countries, supporting partners, and endemic communities to make an all-out effort with zero tolerance for any slippage in order to achieve this target. The main challenges concern security, especially in certain areas of Mali and South Sudan where it has implications within and beyond their borders due to population movements, and the unusually high number of dogs with confirmed guinea-worm infections in Chad, which poses epidemiologic and biologic questions. However, these challenges could be overcome by making best use of all opportunities while maintaining quality surveillance in guinea worm-free areas to prevent any introduction or re-establishment of new foci of transmission resulting from imported cases due to population movements.
Note de la rédaction Comparativement au recul de 78% des cas obtenu entre 2012 et 2013, la baisse de 38% enregistrée entre 2013 et 2014 est relativement modeste. Toutefois, le nombre de localités qui ont notifié des cas en 2014 a diminué de près de moitié par rapport à 2013, ce qui signifie que l’aire d’extension de la maladie se contracte et tend à se limiter à des foyers de transmission localisés. Cela étant, ces foyers posent des problèmes sur le plan opérationnel, tant pour les identifier que pour les atteindre. L’expérience nous a appris que la phase ultime de tout programme d’éradication est la plus difficile, qu’elle exige la plus grande ténacité dans l’effort et qu’elle est relativement coûteuse, nécessitant des ressources pour lesquelles il faut rechercher un arbitrage auprès d’instances politiques et décisionnaires de haut niveau, alors que le nombre de sujets infectés est ramené à un chiffre quasiment négligeable. L’année 2014 a vu une intensification des efforts déployés en vue de l’éradication, avec des résultats non encore visibles en 2015. Le but fixé par la feuille de route pour les maladies tropicales négligées est d’interrompre d’ici la fin de 2015 la transmission de la dracunculose dans tous les pays où elle subsiste encore. Comme l’a noté l’ICCDE en janvier 2015, il faudra pour cela que tous les pays concernés, les partenaires qui soutiennent ce programme et les communautés d’endémie soient absolument résolus à ne tolérer aucun relâchement s’ils veulent atteindre cet objectif. Les principaux défis à relever tiennent d’une part à la sécurité, notamment dans certaines zones du Mali et du Soudan du Sud où elle est en jeu à l’intérieur et au-delà des frontières en raison des déplacements de populations et d’autre part, au nombre inhabituellement élevé de chiens porteurs d’une infection dracunculienne confirmée qui sont présents au Tchad, ce qui pose un certain nombre de questions d’ordre épidémiologique et biologique. Ces difficultés peuvent toutefois être surmontées si l’on se montre capable d’exploiter au mieux toutes les possibilités tout en maintenant une surveillance de qualité dans les zones où le ver de Guinée est absent afin d’éviter que des cas importés par suite de déplacements de population ne fassent réapparaître des foyers de transmission ou n’en créent de nouveaux.