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Vectors of diseases : Hazards and risks for travellers : Part I = Les vecteurs de maladies : Dangers et risques pour les voyageurs : Partie I

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Vectors of diseases Hazards and risks for travellers Part I1 In the medical field, vectors are understood to be organisms that play a role in the transmission of a pathogen between humans or from animals to humans. In practice, vectors tend to be blood-sucking insects that ingest the disease-causing organism with the blood from an infected host and then inject it into a new host at the time of their next bloodmeal. Mosquitoes are best known for their role in transmitting diseases, but some blood-sucking flies can do the same. In the broader sense, organisms not belonging to

Les vecteurs de maladies Dangers et risques pour les voyageurs Partie I1 Sur le plan médical, on entend par vecteur tout organisme qui intervient dans la transmission d’un agent pathogène, transmission qui peut être inter-humaine ou de l’animal à l’homme. Dans la pratique, on a tendance à considérer que les vecteurs sont des insectes hématophages qui ingèrent un germe pathogène présent dans le sang qu’ils prélèvent sur un hôte infecté et l’injectent ensuite à un nouvel hôte à l’occasion de leur prochain repas de sang. On connaît bien le rôle des moustiques dans la transmission des maladies mais d’autres diptères hématophages en sont

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 230.– 6.500 1.2001 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

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Part II will appear in No. 26 on 21 June 2001.

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La Partie II paraîtra dans le No 26 du 29 juin 2001. 189

the family of insects are also defined as vectors: ticks (belonging to the spider family), certain aquatic snails that serve as intermediate hosts for human parasites, and rodents that are reservoir hosts for certain pathogens.

également capables. Plus généralement, on considère également comme vecteurs des organismes qui n’appartiennent pas à la classe des insectes: les tiques (qui appartiennent à la classe des arachnides), certains mollusques aquatiques qui servent d’hôtes intermédiaires à des parasites de l’homme et les rongeurs qui peuvent constituer des réservoirs de certains agents pathogènes. En règle générale, l’association vecteur-germe pathogène est très spécifique. Quel que soit le groupe biologique auquel le vecteur appartient, la distribution de la ou des maladies qu’il transmet dépend directement de l’écologie de ce vecteur. C’est dans la niche écologique de l’espèce vectorielle que la transmission est la plus intense, devenant plus instable vers les limites de l’aire de distribution du vecteur. Un deuxième point important tient au rôle déterminant que l’eau joue dans l’écologie de la plupart des vecteurs, sinon de quelques-uns. Les limites de la zone de distribution de la maladie sont en grande partie déterminées par cette association. Ainsi, il n’y a pas de paludisme au Sahara car l’absence d’eau ne permet pas au moustique qui en est le vecteur de s’y reproduire. Dans de nombreuses régions du monde, la transmission des maladies véhiculées par des vecteurs est saisonnière, liée au régime des précipitations. La température joue également un rôle déterminant dans la délimitation de l’aire d’extension des maladies à transmission vectorielle, soit parce qu’elle limite la distribution du vecteur, soit parce qu’en dessous d’un certain minimum, la température nocturne ne permet pas à l’organisme de ce dernier d’assurer tout le cycle évolutif de l’agent pathogène. La transmission est donc exclue à partir de certaines altitudes et au-delà de certaines latitudes en raison de la température.

As a rule, the association between a vector and a diseasecausing organism is specific. Whatever biological family a vector may belong to, the distribution of the disease or diseases it transmits is directly linked to its ecology. Transmission is most intense in the ecological “heartland” of the vector species, becoming more unstable towards the margins of its distribution. A second important point is the key role that water plays in the ecology of most, though not all vectors. This association determines the boundaries of disease distribution in a significant way. There is no malaria in the Sahara desert because there is no water available for the breeding of malaria mosquitoes. In many parts of the world, the transmission of vector-borne diseases is seasonal, linked to rainfall patterns. Temperature is also a key determinant of the boundaries of disease distribution, either because it limits the distribution of vectors or because below certain minimum night temperatures the pathogen cannot complete its lifecycle within the vector. The importance of temperature thus excludes transmission above certain altitudes and beyond certain latitudes.

Significant disease vectors Vectors of disease include anopheline mosquitoes, which are the exclusive vectors of the Plasmodium parasites causing malaria. Some 30 species of Anopheles play a role in the transmission of malaria, each with its own biological and ecological peculiarities. The archetypal species are Anopheles gambiae in sub-Saharan Africa, a very efficient vector whose larvae propagate in any sunlit collection of fresh water (including in urban settings), A. darlingi in South America, breeding in the clearings of the humid forest areas, A. culicifacies in South Asia, linked to standing sunlit pools particularly in irrigation schemes, and A. dirus in South-East Asia, which thrives in the humid forest environment. In some parts of the world, anophelines also play a role in the transmission of local viral diseases, particularly in sub-Saharan Africa, and in the transmission of lymphatic filariasis. Local health authorities are able to provide information on the transmission season, and some will also have updated information on the status of insecticide resistance. Culicine mosquitoes as a group comprise Culex species and Aedes species. Of the Culex species, C. quinquefasciatus is the one travellers usually are most aware of, because of the nuisance it causes. It breeds in organically polluted water and is therefore mainly associated with urban environments. It is sometimes linked to particular agricultural activities such as the production of coco-fibre (coconut husk pits, for instance in Sri Lanka, provide excellent breeding places). This mosquito transmits lymphatic filariasis and some viral diseases, including West Nile fever. Members of the other important Culex group, including C. vishnui and C. tritaeniorhynchus, breed in irrigated rice fields 190

Les principaux vecteurs de maladies Parmi les vecteurs de maladies figurent les anophèles, moustiques qui sont les vecteurs exclusifs de la plasmodie, le parasite responsable du paludisme. Quelque 30 espèces d’anophèles interviennent dans la transmission de la maladie, avec chacune leurs particularités biologiques et écologiques. Les espèces archétypiques en sont Anopheles gambiae en Afrique subsaharienne, qui est un vecteur très efficace dont les larves se développent dans la moindre collection d’eau douce exposée au soleil (y compris en ville), A. darlingi en Amérique du Sud, qui prolifère dans les clairières de la forêt humide, A. culicifacies en Asie méridionale qui affectionne les mares d’eau stagnante ensoleillées, en particulier dans les réseaux d’irrigation, et enfin A. dirus, en Asie du Sud-Est, qui prospère dans les zones de forêt humide. Dans certaines régions du monde, les anophèles jouent également un rôle dans la transmission des viroses locales – notamment en Afrique subsaharienne – ainsi que dans celle de la filariose lymphatique. Les autorités sanitaires locales sont en mesure de donner des renseignements sur la saison de transmission et certaines d’entre elles possèdent également des informations à jour sur la résistance des vecteurs aux insecticides. Les culicinés constituent un groupe qui comprend des espèces appartenant aux genres Culex et Aedes. Parmi les espèces du genre Culex, C. quinquefasciatus est l’une des mieux connues du voyageur, en raison de la nuisance qu’il constitue. Comme il se reproduit dans les eaux polluées par des matières organiques, il est principalement présent en milieu urbain. Il est quelquefois associé à certaines activités agricoles telles que la production de fibres de coco (au Sri Lanka par exemple, les silos où sont entassées les enveloppes de noix de coco constituent d’excellents gîtes larvaires). Ce moustique transmet la filariose lymphatique et un certain nombre d’affections virales, notamment la fièvre à virus West Nile. Parmi les autres représentants importants du groupe Culex figurent WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 25, 22 JUNE 2001

and transmit the virus that causes Japanese encephalitis. The distribution of this virus is limited to an area stretching roughly from Japan and the Democratic People’s Republic of Korea in the north-east to China, South-East Asia and the Indian subcontinent. Outbreaks can occur when two conditions are met: pigs (which serve as the amplifying host of the virus) are present, and a population explosion of the relevant Culex species occurs as the result of a dramatic hydrological change, such as extensive irrigation to start the rice cropping cycle, or massive rainfall in a semi-arid area. While these culicines normally prefer to feed on animals, in extreme conditions virus transmission will spill over into the human population. In countries such as Bangladesh, the transmission risk is considerably reduced because of the absence of pigs. Aedes mosquitoes are vectors of the viruses that cause dengue and yellow fever. Unlike Anopheles and Culex mosquitoes, Aedes mosquitoes bite mostly during daytime, but also at night. Both A. aegypti and A. albopictus have adapted to the manmade environment of human settlements, where they breed in small water collections in and around houses. Their density is usually highest in poor settlements, but even in residential areas conditions may favour their breeding (e.g. air-conditioners or “desert coolers” as they are called in India). Outbreaks of dengue and yellow fever are usually publicized by the media and accompanied by fogging operations conducted by the municipal vector control programme. In such situations travellers should be on the alert for Aedes bites. Sandflies are tiny flies that propagate in moist debris. They transmit the protozoal parasite that causes leishmaniasis. In general terms, sandflies breed in humid places on damp soil rich in humus. The species belonging to the genus Phlebotomus are linked to poor housing conditions, while the Lutzomyia species are linked to forest or rainforest ecosystems, where they breed in rotting leaves between the buttresses of tree trunks. The sandfly bite is typical in that it shows the place of the bite with a non-swollen reddish circle around it. In popular language, reference is made to certain biting midges in beach resorts as sandflies, but these do not transmit any disease.

C. vishnui et C. tritaeniorhynchus, qui prolifèrent dans les rizières irriguées et transmettent le virus de l’encéphalite japonaise. La distribution de ce virus se limite à une zone s’étendant approximativement du Japon et de la République démocratique de Corée au nord-est, à la Chine, à l’Asie du Sud-Est et au sous-continent indien. Des flambées peuvent éclater lorsque deux conditions sont remplies: présence de porcs qui servent d’hôtes à la multiplication du virus et explosion de la population de culicinés vecteurs par suite de changements de grande ampleur sur le plan hydrologique, comme une irrigation à grande échelle destinée à amorcer le cycle de récolte du riz ou des précipations massives dans une zone semiaride. En principe, ces culicinés se nourrissent de préférence sur des animaux, mais dans des conditions extrêmes, la transmission du virus peut s’étendre à la population humaine. Dans les pays comme le Bangladesh, le risque de transmission est fortement réduit en raison de l’absence de porcs. Les moustiques du genre Aedes sont les vecteurs des virus de la dengue et de la fièvre jaune. Contrairement aux anophèles et aux moustiques du genre Culex, les Aedes piquent principalement de jour, mais aussi de nuit. A. aegypti et A. albopictus se sont adaptés au milieu façonné par les établissements humains, et ils y prolifèrent dans les petites collections d’eau situées alentour et à l’intérieur des habitations. C’est en général dans les zones défavorisées que leur densité est la plus forte mais, même dans les zones résidentielles, les conditions peuvent leur être favorables (par exemple en raison de la présence de climatiseurs ou de« desert coolers » comme on les appelle en Inde). Les flambées de dengue et de fièvre jaune trouvent généralement un large écho dans les médias, et donnent lieu à des opérations de brumisation organisées par les services municipaux de lutte antivectorielle. En pareil cas, les voyageurs doivent être attentifs au risque de piqûres d’Aedes. Les phlébotomes sont de petits diptères qui se reproduisent dans les débris humides. Ils transmettent un protozoaire qui provoque la leishmaniose. D’une façon générale, les phlébotomes se reproduisent dans les endroits humides des sols détrempés riches en humus. Les espèces appartenant au genre Phlébotomus affectionnent les taudis, tandis que les espèces du genre Lutzomyia habitent les écosystèmes forestiers, notamment la forêt humide, où ils se reproduisent entre les contreforts des troncs d’arbres, au milieu des feuilles en décomposition. La piqûre du phlébotome est caractéristique en ce sens que le point de piqûre apparaît entouré d’une marque circulaire rougeâtre, sans enflure. Dans les pays d’expression anglaise, on a tendance à englober sous le même nom courant de «sandflies» les phlébotomes et un certain nombre de cératopogonides présents dans les stations balnéaires, mais ces derniers ne transmettent aucune maladie. En Afrique subsaharienne, la mouche tsé-tsé ou glossine est un important vecteur des redoutables trypanosomes qui sont les agents de la maladie du sommeil. En réalité, la distribution de la mouche tsé-tsé est beaucoup plus large que celle de la forme humaine de la maladie du sommeil, qui n’est présente que dans un nombre de foyers limités. Dans les paysages de savane, ces mouches affectionnent les forêts en bordure des cours d’eau. Dans la plupart des réserves naturelles où les touristes peuvent voir leur minibus envahi par un essaim de tsé-tsé, la douleur de la piqûre est plus à craindre que la transmission de la maladie. La simulie est une sorte de petite mouche qui est capable de transmettre l’onchocercose – également connue sous le nom de cécité des rivières – mais l’infection par le parasite, une filaire appelée Onchocerca volvulus, se traite facilement au moyen d’ivermectine. 191

In sub-Saharan Africa, tsetse flies (Glossina species) are significant vectors of the much-feared trypanosomes which cause sleeping sickness. In reality, the distribution of tsetse flies is far wider than that of human sleeping sickness, which is found in only a limited number of foci. Riverine forests in an otherwise savannah landscape are the preferred habitat of these flies. In most game parks where the average tourist minibus may be invaded by a swarm of tsetse flies, the painful bite is more to be feared than the transmission of trypanosomiasis. Blackflies are small flies capable of transmitting onchocerciasis (river blindness). Infection with the filarial parasite Onchocerca volvulus can be easily treated with ivermectin. Blindness occurs only after many years of exposure leading RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 25, 22 JUIN 2001

to a parasite overload. Blackflies come in large swarms and therefore cause considerable nuisance, making places near breeding sites (the larvae develop under rocks in fast streaming, oxygenated water) practically uninhabitable.

La cécité n’apparaît qu’au bout de nombreuses années d’exposition conduisant à une surcharge parasitaire. Les simulies se déplacent en grands essaims et constituent par conséquent une forte nuisance, rendant les lieux proches de leurs gîtes larvaires (les larves se développent sous les rochers des cours d’eau rapides et oxygénés) pratiquement invivables. Les réduves ou triatomes sont des punaises hématophages qui transmettent l’agent causal de la maladie de Chagas, un trypanosome limité à la Région des Amériques. Ces punaises vivent dans les fissures des constructions en adobe, quelquefois dans les toits de palme et de temps en temps, dans l’environnement péridomestique , au creux des piles de bois, dans les poulaillers ou les enclos à chèvres. Les tiques sont moins connues comme vecteurs, mais ont néanmoins acquis une certaine célébrité depuis que la maladie de Lyme est devenue un problème de santé publique dans les zones tempérées des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe. Les zones à risque sont constituées d’étendues de forêt peuplées d’animaux tels que les cervidés, où l’on peut être contaminé par le spirochète responsable de la maladie. L’encéphalite à tiques et la maladie de la forêt de Kyasanur sont des viroses graves dont le taux de mortalité est élevé. Dans les zones infestées, il est vivement recommandé de prendre des mesures de protection. Parmi les autres maladies transmises par des tiques, on peut citer diverses fièvres à rickettsies (la fièvre pourprée et la fièvre  transmise par les tiques), la fièvre hémorragique Crimée-Congo, la tularémie, l’ehrlichiose et la fièvre récurrente (borréliose). Contrairement aux insectes, les mollusques aquatiques ne jouent pas de rôle actif dans la transmission d’un germe pathogène d’un individu à l’autre, mais ils sont des hôtes intermédiaires indispensables au développement d’un certain nombre de parasites, notamment des schistosomes, parasites sanguicoles qui sont les agents de la bilharziose ou schistosomiase. Cette maladie se contracte par contact direct avec l’eau, ce qui donne aux larves de schistosome la possibilité de se fixer à la peau et de la traverser. Les lieux susceptibles d’abriter des parasites sont les bords peu profonds des lacs et des cours d’eau dotés d’une abondante végétation aquatique où abondent les gastéropodes. On a cependant récemment découvert dans le lac Malawi une espèce de gastéropodes jouant le rôle d’hôte intermédiaire et qui pullule sur des rives sablonneuses pourtant quasiment dépourvues de végétation aquatique. Les rongeurs sont d’importants réservoirs de nombreux germes pathogènes, notamment ceux qui provoquent la peste (transmise du rat à l’homme par la puce), la leishmaniose (bien connue dans certaines républiques d’Asie centrale), la leptospirose et un certain nombre de viroses et de rickettsioses. La durée qui s’écoule entre le contact avec le vecteur et l’apparition des symptômes cliniques peut varier dans d’importantes proportions – de 8 jours environ dans le cas du paludisme, à plusieurs mois, voire plusieurs années dans le cas de la bilharziose. Pour un certain nombre d’infections, et encore une fois dans le cas du paludisme, une piqûre infectieuse de moustique suffit, alors que, pour d’autres, il faut une longue exposition pour qu’apparaissent des symptômes (par exemple, cécité des rivières).

Blood-sucking triatomine bugs transmit the trypanosomes that cause Chagas disease, which is limited to the Americas. They live in cracks of adobe housing, sometimes in palm-leaf roofs or occasionally in the peridomestic environment in woodpiles, chicken coops or goat pens. Ticks are less well-known as vectors, although their fame has risen since Lyme disease has become a public health issue in the temperate zones of the United States and Europe. Forest zones with wildlife such as deer are risk areas where this spirochaete can be contracted. Tickborne encephalitis and Kyasanur Forest disease are serious viral infections with a high mortality rate. In infested areas, precautionary measures are highly recommended. Other tickborne diseases include the various rickettsial fevers (spotted fever and tick-bite fever), Crimean-Congo haemorrhagic fever, tularaemia, ehrlichiosis and relapsing fever (borreliosis). While aquatic snails do not play an active role in transmitting a pathogen from one individual to another as do insect vectors, they are an indispensable intermediate host for the development of a number of parasite species, notably the blood flukes causing schistosomiasis. This disease is contracted through direct water contact, giving the Schistosoma larvae an opportunity to adhere to the skin and penetrate. Habitats which may harbour parasites are shallow shores of lakes and streams, with abundant aquatic vegetation where snails flourish. Recently, however, an intermediate host snail species has been discovered in Lake Malawi, which thrives in sandy coasts with little or no aquatic vegetation. Rodents are major reservoir hosts of a range of pathogens, including those causing plague (transmitted from rats to humans by fleas), leishmaniasis (notorious in some of the Central Asian republics), leptospirosis, and a number of viral and rickettsial diseases. The time between the moment of contact with a vector and the clinical symptoms may vary considerably – from some 8 days in the case of malaria, to months or years in the case of schistosomiasis. For some infections, again like malaria, one infective mosquito bite is enough, while for others long-term exposure is required to develop certain symptoms (e.g. river blindness).

Some popular misconceptions Over time, some anecdotal knowledge has developed with respect to vectors of diseases, which needs rectification.

Quelques erreurs courantes Avec le temps, s’est constitué à propos des vecteurs de maladies un savoir empirique qu’il importe de rectifies sur certains points.

— Mosquito population densities are a good indicator of

when protective measures are needed. This is not true as a general statement. First of all, for many people the

— La densité d’une population de moustiques est un bon indica-

teur de la nécessité de prendre des mesures de protection. Cette observation n’a aucune valeur générale. En premier lieu, beauWEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 25, 22 JUNE 2001

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sound of mosquitoes will be the main way to judge density, but some of the most significant vectors (e.g. anopheline vectors of malaria) do not make a noise. Also, recent research in West Africa has shown that transmission levels may sometimes be inversely related to mosquito densities. This is particularly important to bear in mind, because density and nuisance are often the incentive to sleep under a mosquito net. In many places, however, mosquito nets should always be used.

coup de gens jugent de la densité d’une population de moustiques à son bruit, mais quelques-uns des vecteurs les plus importants (comme les anophèles vecteurs du paludisme) n’émettent aucun bruit. Par ailleurs, des recherches récentes effectuées en Afrique occidentale montrent que le degré de transmission peut parfois varier en sens inverse de la densité des moustiques. C’est un point qu’il est particulièrement important de retenir, car ce sont souvent la densité et la nuisance d’une population de moustiques qui incitent à dormir sous une moustiquaire. Quoi qu’il en soit, il y a beaucoup d’endroits où il faudrait toujours utiliser une moustiquaire.

— When the lawns around a house are well-manicured,

there is no risk of mosquito vectors. Clean and wellmanaged environments will generally provide less opportunities for mosquito propagation, but cutting the grass short has no impact. rect that a number of mosquitoes go in search of a bloodmeal in the early hours of the evening, and wearing protective clothing and repellents at that time helps reduce the risk of malaria, there are also vectors that are active during the morning and the evening, and sometimes even during daytime, such as some Aedes mosquitoes. This is a complex issue and should not be relied on without in-depth knowledge of the biology of local vectors. While certain mosquito species feel a greater attraction to take a bloodmeal from cattle, for example, rather than humans, such barriers are not absolute; in many instances the presence of cattle actually works to increase the number of mosquitoes.

— Lorsque les pelouses qui entourent une maison sont bien entre-

tenues, on n’a pas à craindre la présence de moustiques vecteurs. Un environnement propre et soigné offre généralement moins de possibilités aux moustiques de proliférer, mais tondre les pelouses n’a aucun impact. certain nombre de moustiques s’envolent à la recherche d’un repas de sang aux premières heures du soir, et que porter des vêtements protecteurs et utiliser un répulsif à ce moment-là contribuent à réduire le risque de paludisme, mais certains vecteurs sont aussi actifs le matin que le soir, et quelquefois même au cours de la journée, comme c’est le cas pour certains moustiques du genre Aedes. me. Il s’agit là d’une question complexe et il ne faut certainement pas s’en faire une règle sans une connaissance approfondie de la biologie des vecteurs du lieu. S’il est vrai que certaines espèces de moustiques préfèrent prendre leur repas de sang sur des bovins, par exemple, plutôt que sur l’homme, il n’y a rien d’absolu en cela et, bien souvent, la présence de bovins ne fait qu’attirer davantage de moustiques.

— Vigilance is required only around dusk. While it is cor-

— La vigilance n’est nécessaire qu’au crépuscule. Il est vrai qu’un

— Cattle will distract mosquitoes from biting humans.

— La présence de bovins dissuade les moustiques de piquer l’hom-

Finally, there is absolutely no evidence that the human immunodeficiency virus can be transmitted by insects.

Pour finir, précisons qu’il n’y a absolument aucune preuve d’une transmission du virus de l’immunodéficience humaine par des insectes.

Risks for different categories of travellers The extent to which the hazard of exposure to vectors is translated into a risk that disease transmission will take place depends on the environment of travellers at their destination, on the duration of the visit and on a number of personal, behavioural aspects. For business travellers who limit their visit to a capital city, spending most time in offices and air-conditioned hotel rooms, the risk of contracting a vector-borne disease is normally very small. In contrast, backpackers who enter the rural environment and live for several weeks among communities where vectorborne disease transmission is rife, are exposed to considerable risk, will need to take protective measures and should be vigilant, also after return to their home country, for possible vector-borne infections. The business traveller During relatively short visits (<2 weeks) to urban centres, vectors of dengue are of global concern, while urban malaria prevails in many African cities and in cities of the Indian subcontinent. Yellow fever occasionally appears in RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 25, 22 JUIN 2001

Risques encourus par les différentes catégories de voyageurs La probabilité pour que le danger d’une exposition à des vecteurs se traduise effectivement par un risque de transmission d’une maladie dépend de l’environnement dans lequel le voyageur va se trouver une fois arrivé à destination, de la durée de son séjour et d’un certain nombre de facteurs d’ordre personnel ou comportemental. Dans le cas des personnes en déplacement professionnel et qui ne séjournent que dans une capitale, en passant la majeure partie de leur temps dans des bureaux et des chambres d’hôtels climatisés, le risque de contracter une maladie à transmission vectorielle est en principe très faible. Par contre, des routards qui se rendent en milieu rural et passent plusieurs semaines parmi des communautés où la transmission est omniprésente courent un risque très important, d’où la nécessité pour eux de prendre des mesures de protection et une fois rentrés chez eux, de s’assurer qu’ils n’ont pas contracté une infection transmise par un vecteur. Voyageurs en déplacement professionnel Pendant un séjour relativement bref (<2 semaines) dans un centre urbain, on peut être exposé partout dans le monde à des vecteurs de la dengue, le paludisme étant présent dans de nombreuses villes d’Afrique et du sous-continent indien et la fièvre jaune se manifes193

some South American cities. The most common mosquito found and heard in urban settings is Culex quinquefasciatus, which may transmit lymphatic filariasis. For this disease to develop, however, a relatively long period of exposure is needed. If a dengue outbreak is in progress, the media are likely to report on it and the traveller can take appropriate measures to protect against Aedes bites. The leisure traveller Leisure travellers may use accommodation of a lower standard than business travellers and venture out of the urban environment to visit certain tourist sites. The duration of their visits is usually brief (<4 weeks) and they may travel in groups with a professional tour guide. Behaviour under these circumstances (e.g. predinner drinks on the terrace) may induce a higher level of exposure to vectors. This group of travellers may rely on anecdotal knowledge and will have little or no opportunity to inform themselves with the local health authorities. The adventure traveller Ecotourists tend to go off the beaten track in pursuit of pristine ecosystems, which may put them in touch with vectors of some of the more exotic diseases. In this environment personal protection is essential. In areas with little human habitation, risks may be limited, but the risk of exposure to unusual viruses should be taken seriously. In the rainforests of South America, mucocutaneous leishmaniasis constitutes a significant risk. Backpackers not only go off the beaten track, they also tend to integrate more with local communities and spend more time travelling, usually several months. All these factors enhance the chances that a hazard can become a risk for a vector-borne infection. Information from the local health authorities is a basis for personal protective measures. In environments characterized by poor sanitation and hygiene, exposure to vectors is only one of several health risks.

tant occasionnellement dans quelques villes d’Amérique du Sud. Le moustique le plus couramment rencontré et entendu en ville est Culex quinquefasciatus, qui est susceptible de transmettre la filariose lymphatique. Toutefois, pour que cette maladie se manifeste, il faut avoir été exposé pendant une période relativement longue. Si une flambée de dengue est en cours, il en sera certainement question dans les médias et le voyageur pourra prendre les mesures qui s’imposent pour se protéger contre les piqûres d’Aedes. Personnes voyageant pour leur plaisir Les voyageurs sont parfois moins confortablement logés que les voyageurs en déplacement professionnel et ils peuvent s’aventurer hors des villes pour se rendre sur certains sites touristiques. La durée de leur séjour est généralement courte (<4 semaines) et ils se déplacent quelquefois en groupes accompagnés d’un guide professionnel. Dans ces circonstances, certains comportements (par exemple, le fait de prendre l’apéritif sur une terrasse avant le dîner) peuvent entraîner un risque important d’exposition à des vecteurs. Ces voyageurs se contentent parfois de connaissances empiriques et n’ont guère la possibilité de s’informer par eux-mêmes auprès des autorités sanitaires locales. Les voyageurs cherchant l’aventure Les tenants du tourisme écologique cherchent à sortir des sentiers battus à la recherche d’écosystèmes inviolés dans lesquels ils risquent d’être en contact avec les vecteurs de certaines des maladies les plus exotiques. Dans un tel environnement, une protection individuelle est essentielle. Dans les zones peu habitées, le risque peut être limité, mais il faut sérieusement envisager la possibilité d’une exposition à des virus rares. Dans les forêts humides d’Amérique du Sud, existe un risque important de leishmaniose cutanéomuqueuse. Les routards ne se contentent pas de sortir des sentiers battus, ils ont également tendance à se mêler davantage aux populations locales et à entreprendre des voyages de plus longue durée, généralement de plusieurs mois. Ce sont autant de facteurs qui font qu’une situation de danger potentiel peut évoluer vers un véritable risque d’infection par un vecteur. C’est sur la base des renseignements donnés par les autorités sanitaires locales que seront prises les mesures individuelles de protection. Dans un environnement caractérisé par des conditions d’assainissement et d’hygiène médiocre, l’exposition à des vecteurs de maladies n’est qu’un risque sanitaire parmi d’autres. Missions à long terme pour secours d’urgence ou action humanitaire Ceux qui, pour des raisons professionnelles ou par vocation pénètrent dans des zones où une catastrophe naturelle, des troubles sociaux ou des conflits armés nécessitent des secours d’urgence ou une aide humanitaire, courent un risque d’autant plus important que la probabilité de transmission de maladies est élevée dans ces secteurs. Une des tâches importantes en pareille situation sera d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes de lutte antivectorielle au bénéfice des communautés sinistrées. Outre les moyens individuels de protection mis en œuvre par les membres des équipes d’assistance, la lutte contre les vecteurs dans ce genre de situation pourra comporter un épandage d’insecticides à titre de mesure d’urgence. Lorsqu’on a affaire à des populations de réfugiés dont la situation peut se prolonger assez longtemps, on pourra en profiter pour prendre des mesures d’aménagement de l’environnement, en y faisant participer les réfugiés eux-mêmes. Ⅲ WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 25, 22 JUNE 2001

Longer-term missions of an emergency or humanitarian nature For those who for professional reasons or out of vocation move into an area where natural disaster, civil strife or military conflict require emergency and humanitarian aid, risks are enhanced as such areas carry a high potential for disease transmission. Developing and implementing vector-control programmes for affected communities will be an important task. In addition to personal protection practiced by aid workers, vector control in these settings may require emergency spraying of insecticides. In refugee situations with a longer time span, opportunities for environmental management may be seized, using participation of the refugee population for their implementation. Ⅲ

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