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Expanded Programme on Immunization (EPI) : Immunization in the English-speaking Caribbean = Programme élargi de vaccination (PEV) : Vaccination dans les pays anglophones des Caraïbes

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Expanded Programme on Immunization (EPI) Immunization in the English-speaking Caribbean The Twelfth Meeting of the Caribbean EPI Managers, held in San Juan, Puerto Rico, from 13 to 16 November 1995, reviewed the successful results of the measles elimination strategies currently being implemented throughout the English-speaking Caribbean. Four years have elapsed since the last laboratory-confirmed case was reported in the area. This achievement follows the region’s commitment to conduct mass immunization campaigns which have reached over 90% of all children between 9 months and 14 years of age, and the development of sensitive surveillance systems. The English-speaking countries of the Caribbean have been pioneers in defining measles surveillance systems and in ensuring the involvement of community groups. During the meeting, special emphasis was given to measles surveillance, such as case classifications, laboratory diagnosis and outbreak prevention. As in other regions of the Americas, the major issue continues to be the buildup of susceptibles among pre-school children. Participants discussed possible vaccination strategies aimed at preventing this accumulation. Monitoring the build-up of susceptible populations and promoting an aggressive response to eliminate the susceptibility of these groups are the key components of the Caribbean’s measles surveillance strategy. Other topics included the maintenance of a polio-free status in the area and the elimination of rubella.

Programme élargi de vaccination (PEV) Vaccination dans les pays anglophones des Caraïbes Les participants à la Douzième Réunion des Administrateurs du PEV dans les pays des Caraïbes, tenue à San Juan, Porto Rico, du 13 au 16 novembre 1995, ont pris note des excellents résultats des stratégies d’élimination de la rougeole actuellement mises en œuvre dans les pays anglophones des Caraïbes. Quatre années se sont écoulées depuis la notification du dernier cas confirmé au laboratoire dans la région – victoire due à la détermination des pays des Caraïbes de mener des campagnes de vaccination de masse, lesquelles ont permis d’atteindre plus de 90% de tous les enfants âgés de 9 mois à 14 ans, et de mettre en place des systèmes de surveillance suffisamment sensibles. Les pays anglophones des Caraïbes ont fait œuvre de pionniers en matière de systèmes de surveillance de la rougeole et de participation des groupes communautaires. Les participants ont insisté spécialement sur la surveillance de la rougeole, notamment la classification des cas, le diagnostic en laboratoire et la prévention des flambées. Comme dans d’autres régions des Amériques, le principal problème reste l’accumulation des sujets sensibles parmi les enfants d’âge préscolaire, et les participants ont donc examiné les stratégies vaccinales qui permettraient d’éviter ce phénomène. Suivre l’accumulation des sujets sensibles et encourager une action dynamique pour éliminer cette sensibilité sont les axes essentiels de la stratégie de surveillance de la rougeole aux Caraïbes. Parmi les autres questions examinées figuraient les moyens de maintenir la zone indemne de poliomyélite ainsi que l’élimination de la rubéole.

Measles elimination Despite intensive measles surveillance and the investigation of 888 suspected cases, no indigenous measles transmission was documented in the English-speaking Caribbean during the period 1992-1994. The last laboratory-confirmed case was reported in Barbados in 1991 (Fig. 1).

Elimination de la rougeole Malgré une surveillance intensive de la rougeole et des enquêtes faites sur 888 cas suspects, aucune transmission locale n’a été attestée dans les pays anglophones des Caraïbes pendant la période 1992-1994. Le dernier cas confirmé au laboratoire a été signalé à la Barbade en 1991 (Fig. 1).

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 29, 19 JULY 1996 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 29, 19 JUILLET 1996

Fig. 1 Measles cases, English-speaking Caribbean, 1982-1995

Fig. 1 Cas de rougeole, pays anglophones des Caraïbes, 1982-1995

From 1992 to 1994, a pattern of higher rates of rash and fever observed at the beginning of the year has consistently coincided with the high season for tourism. The lowest rates are observed in August. They increase in the latter part of the year, coinciding with the rainy season, when the incidence of dengue fever also increases. As of the November 1995 meeting, 300 suspected cases of measles had been reported. Of these, 274 (91%) had a first blood sample sent to the Caribbean Epidemiology Center (CAREC) and 110 had a second sample. No cases of measles were confirmed in the laboratory during this period. Forty-eight (17.5%) were discarded as rubella, and 9 (3.3%) were diagnosed as dengue fever. As mentioned earlier, the accumulation of susceptibles continues to be a source of concern. An analysis of the number of susceptibles within the English-speaking Caribbean was updated during the meeting. According to this report, by May 1996, 5 years after the “catch-up” campaign, there would be approximately 107 000 children (25%) aged 1 to 5 years susceptible to measles. These numbers exclude Belize and Jamaica, which have conducted “follow-up” campaigns. A serosurvey conducted in Jamaica in 1995 showed that seronegative rates among vaccinated individuals averaged 15%. If these data are similar in other countries, the pool of susceptibles may be even larger than estimated, which is more than sufficient to cause a large epidemic. The current measles elimination strategy consists of 4 steps: national mass measles campaigns; intensification of measles surveillance; strengthening of routine vaccination activities; and implementation of periodic “follow-up” campaigns to eliminate the build-up of susceptibles. Virtually all countries in the Caribbean, as well as in Central and South America, have already implemented the first 3 steps of this strategy. The fourth step, “follow-up” mass campaigns, has been conducted in Belize, Brazil, Cuba, and Peru, and recently in Guatemala and Jamaica. During 1996, “follow-up” campaigns are planned by almost all countries in Central America and in Chile. In the countries that have fully implemented the measles elimination strategy, the detection of a suspected measles case should result in improved surveillance and case investigation, with a rapid assessment of the level of vaccine coverage and of the need to carry out “moppingup” activities. The implementation of special control immunization campaigns are of limited benefit once an out218

De 1992 à 1994, l’augmentation du nombre de cas d’éruption et de fièvre constatée en début d’année a toujours coïncidé avec la saison touristique. Les taux les plus faibles sont observés en août. Ils recommencent à augmenter vers la fin de l’année, ce qui correspond à la saison des pluies; c’est une période de l’année où l’incidence de la dengue augmente elle aussi. A la date de la réunion, en novembre 1995, 300 cas de rougeole présumés avaient été signalés. Sur ce total, 274 (91%) ont fait l’objet d’un prélèvement de sang qui a été envoyé au Centre d’Epidémiologie des Caraïbes (CAREC) et 110 cas ont fait l’objet d’un deuxième prélèvement. Aucun cas de rougeole n’a été confirmé au laboratoire pendant cette période. Quarante-huit cas (17,5%) ont été classés comme rubéole et 9 autres (3,3%) ont été diagnostiqués comme cas de dengue. Comme on l’a vu plus haut, l’accumulation des sujets sensibles continue de susciter l’inquiétude. L’analyse du nombre de sujets sensibles dans les pays anglophones des Caraïbes a été actualisée lors de la réunion. Le rapport indiquait qu’en mai 1996, c’est-à-dire 5 ans après la campagne de «rattrapage», il y aurait environ 107 000 enfants (25%) âgés de 1 à 5 ans sensibles à la rougeole. Ces chiffres ne concernent pas le Belize et la Jamaïque, qui ont mené des campagnes de suivi. Une enquête sérologique faite à la Jamaïque en 1995 a montré que les taux de séronégativité chez les sujets vaccinés se situaient en moyenne à 15%. Si les chiffres sont analogues dans d’autres pays, la réserve de sujets sensibles pourrait être plus importante encore qu’on ne le pensait, ce qui est largement suffisant pour provoquer d’importantes épidémies. La stratégie actuelle d’élimination de la rougeole comporte 4 étapes: organisation de campagnes antirougeoleuses de masse au niveau national; intensification de la surveillance de la rougeole; renforcement des activités de vaccination systématique; organisation de campagnes périodiques de suivi pour éliminer l’accumulation des sujets sensibles. Presque tous les pays des Caraïbes, ainsi que ceux d’Amérique centrale et du Sud, ont déjà appliqué les 3 premières étapes de cette stratégie. La quatrième – les campagnes de suivi de masse – a été mise en œuvre au Belize, au Brésil, à Cuba et au Pérou, et, plus récemment, au Guatemala et à la Jamaïque. Des campagnes de suivi étaient prévues en 1996 dans presque tous les pays d’Amérique centrale et au Chili. Dans les pays qui ont pleinement mis en œuvre la stratégie d’élimination de la rougeole, la détection d’un cas de rougeole présumé devrait entraîner une amélioration de la surveillance et de l’investigation des cas, avec une évaluation rapide du niveau de couverture vaccinale et de la nécessité de mener des activités de «ratissage». Les campagnes spéciales de vaccination ne présentent qu’un intérêt limité une fois qu’une flambée s’est déclarée. Toute-

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break has begun. However, once a suspected or confirmed case has been detected, all contacts between 1 and 14 years of age who lack evidence of vaccination should be immunized. The main sources for surveillance data are disease reports (from doctors, nurses, health centres and hospitals), laboratory and population data, as well as immunization coverage. During the meeting, discussions focused on additional ways of streamlining laboratory diagnosis procedures, including the shipment of specimens to the reference laboratories.

fois, lorsqu’un cas présumé ou confirmé a été décelé, il faudrait vacciner tous les contacts âgés de 1 à 14 ans pour lesquels il n’y a pas de preuve d’une vaccination. Les données de la surveillance proviennent essentiellement des rapports sur les cas de maladie (établis par les médecins, les infirmières, les centres de santé et les hôpitaux), des données de laboratoire et des données sur la population et, enfin, de la couverture vaccinale. Lors de la réunion, les débats se sont concentrés sur les moyens supplémentaires de rationaliser les méthodes de diagnostic en laboratoire, notamment l’envoi d’échantillons aux laboratoires de référence.

Recommendations To enhance measles surveillance, countries should: c Maintain heightened vigilance in the region, as well as in other parts of the world where measles is still occurring. If transmission has been eliminated, then importation is the only way that measles can re-emerge, and only if there are susceptible populations. Ten million tourists visit the Caribbean every year, and people in the Caribbean also travel substantially. Equally important, the challenges in surveillance are now those of surveillance of a rare disease; many doctors and nurses have never seen a case of measles. c Upgrade the documentation when specimens are submitted to reference laboratories. It was recommended that the Pan American Health Organization (PAHO)/ CAREC prepare guidelines on the subject to be disseminated among all physicians and medical schools in PAHO member countries. c Broaden the surveillance “net” to ensure that a wider number of suspected measles cases is reported. It was proposed that paediatricians and other private medical providers participate more actively in the current surveillance system since they will most likely come in contact with imported cases. The suggested activities include: – meeting with paediatricians, especially those who are likely to treat patients at high risk (due to migration, geographical location or tourism) and determining their familiarity with procedures for reporting suspected measles cases; – meeting with staff at public clinics to discuss ways of involving private providers; – holding periodic meetings with local medical associations to explain the programme and elicit support; – providing incentives, such as vaccine and diagnostic laboratory results for cooperation and participation in the surveillance system; – regarding sensitivity, once a standardized case definition is used by every country, those countries with annual rates of suspected cases below 10 per 100 000 population should examine their surveillance systems to improve the detection of suspected cases.

Recommandations Pour renforcer la surveillance de la rougeole, les pays devraient: c Maintenir une vigilance accrue dans la région ainsi que dans d’autres parties du monde où l’on enregistre encore des cas de rougeole. Si la transmission a été éliminée, seule l’importation de cas peut expliquer la réapparition de la maladie, et uniquement s’il existe des populations sensibles. Dix millions de touristes se rendent chaque année aux Caraïbes, et les habitants de la région voyagent eux-mêmes beaucoup. Fait tout aussi important, les problèmes de surveillance font partie désormais de la surveillance d’une maladie rare: bon nombre de médecins et d’infirmières n’ont jamais vu de cas de rougeole. c Améliorer la qualité de la documentation lors de l’envoi des échantillons aux laboratoires de référence. Il a été recommandé que l’Organisation panaméricaine de la Santé (OPS)/le CAREC préparent des lignes directrices sur la question qui seraient communiquées à tous les médecins et toutes les écoles de médecine des pays membres de l’OPS. c Elargir le «filet» de surveillance pour qu’un plus grand nombre de cas de rougeole présumés soit signalé. Il a été proposé d’associer plus étroitement les pédiatres et autres prestateurs privés de soins médicaux au système actuel de surveillance puisqu’ils seront très probablement en contact avec des cas importés. Plusieurs activités ont été proposées: – rencontre avec des pédiatres, notamment ceux qui risquent de soigner des patients à haut risque (migration, emplacement géographique ou tourisme), et vérifier s’ils connaissent bien les méthodes de notification des cas de rougeole présumés; – rencontre avec le personnel des dispensaires publics pour envisager des moyens de faire participer les prestateurs privés; – organisation de réunions périodiques avec des associations locales de médecins pour expliquer le programme et trouver des appuis; – mise en place d’incitations, par exemple, vaccins et résultats diagnostiques de laboratoire, pour encourager la coopération et la participation au système de surveillance; – pour ce qui est de la sensibilité, une fois que tous les pays utiliseront une définition type des cas, les pays où les taux annuels de cas suspects sont inférieurs à 10 pour 100 000 habitants devraient examiner leur système de surveillance pour améliorer la détection des cas suspects.

Poliomyelitis eradication The International Commission for the Certification of Poliomyelitis Eradication declared the Americas polio-free in September 1994.1 Although significant progress has 1

Eradication de la poliomyélite La Commission internationale de certification de l’éradication de la poliomyélite a déclaré les Amériques indemnes de cette maladie en septembre 1994.1 Bien que des progrès très nets aient été 1

See No. 40, 1994, pp. 293-295.

Voir No 40, 1994, pp. 293-295.

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Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé