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Rôle de l'APOC dans la nouvelle orientation stratégique d'élimination de l'onchocercose, de mise en oeuvre conjointe avec la filariose lymphatique et d'autres interventions sanitaires, et de renforcement des systèmes de santé communautaires : octobre 2012

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JAF18.e (i) PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 6 i [,, t-- NOTE DE CONCEPT Rôle de IâPOC dans la nouvelle orientation stratégique d'élimination de I'onchocercose, de mise en æuvre coniointe avec la filariose lymphatique et d'autres interventions sanitaires, et de renforcement des systèmes de santé communautaires ocToBRE 2012 ùi.- ! ua APOC - 1 \ >.f{#&iÉ,1Ïi7rr16 *# &,$ POINT 12DÉ, UORDRE DU JOUR 1l t) I I I I b ,/ i www.who.intlapoc @»g's,îf.i,?'Lïn santé @ Copyright Progr:rmme africain de lutte contre l'Onchocercose (OMS/APOC), 2011. Tous droits résenrés. les publications de 1'OMS/APOC bénéf,cient de protection, conformément à la Convention Universelle du droit d'auteur. Toute utilisation des irLformations contenues dans la Note de concept de I'OMS/APOC doit être accompagnée d'une mention de reconnaissance de I'OMS/ APOC comme source. le droit de reproduction ou de traductlon partielle ou entière de 1a présente publication sera obtenu sous réserve d'une demande adressée au: Bureau du Directeur dAPOC, OIVIS/APOC, BP 549, Ouagadougou, Burkina Faso, dirapoc@oncho.afrowho.int. Une telle demande est la blenvenue à I'OMS/APOC. I I Table des matières l. Contexte 2. Analyse de la situation Rôle de la participation communautaire Participation des organisatlons non gouvernementales . .. Rôle des systèmes nationaux de santé. ... Contribution des programmes de donation de médicaments Perspectives d'élimination de l'onchocercose en Afrique . . Les défis 3. La nouvelle orientation stratégique pour l'action de IAPOC Le nouveau paradigme La notion de "Paquet d'interventions» Intensif,cation des activités sur le terrain Mise en ceuvre conjointe (en particulier pour l'élimination de la LF) Renforcement du volet système de santé communautaire.. ...... . , Recherche Monitorage, évaluation et surveillance Redynamisation du partenariat Revoir les dispositions institutionnelles pour une perspective plus large de Ia lutte contre les MTN 4. Perspectives 3 5 5 5 6 6 6 7 o o 0. o o o o o o o oÊ! o c o o o ! ot, tr IU o (E o E E G o o À 1 8 8 8 9 10 10 11 1i 72 12 13 LJ oÊ. Cü É .-1 os à 3 3 3 F. ItJü z o o LU o lrlF o z o o 0. (D o o o o o o o tr! o o o o J oE tr (u o L IE 0) EÊ G E') o È J § i .f q W Ë 2 t iril 1. Contexte En 1974le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) entreprenait une lutte régionale à grande échelle contre l'onchocercose en Afnque de I'Ouest au moyen d'une stratégie de lutte antivectorielle. En 2002, I'OCP avait réussi à éliminer Ia maladre en tant que problème de santé publique et problème socio-économique et de développement dans 10 des 1 l pays concernés. Cette campagne étart très technique et coûteuse. En 1987, Merck 6c Co., Inc. s'engageait à fournir gratuitement l'ivermectine pendant aussi longtemps que nécessaire aux pâys d'endémie onchocerquienne. Cela permit d'enüsager l'extension des actiütés de lutte contre l'onchocercose au reste des pays afncains endémiques. Le Programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC) lut lancé en I995 dans le but de mettre en place des systèmes durables de distribution communautaire de l'ivermectine dans I9 pays qui n'avaient pas été couverts par I'OCP et ou la maladie constituait un problème de santé publique avec des conséquences socio-économiques. TAPOC adopta comme stratégie de lutte le trartement à f ivermectine sous directives communautaires (TIDC). Le Forum d'Action Commune de I'APOC a régulièrement discuté des perspectives d'élimination de i'onchocercose au moyen du TIDC. Se basant sur les résultats positifs observés en ce qui concerne l'élimination de l'onchocercose et I'interruption de la transmissionr dans les sites ayant mis en æuvre le TIDC pendant au moins l0 ans avec une couverture adéquate de traitement (100o/o de couverture géographique et au moins 75olo de couverture thérapeutique durant les 5 dernières années), le Forum d'Action Commune (FAC) Iors de sa I5' session encouragea IAPOC à poursuivre ses efforts pour collecter plus de données probantes gràce àl'évaluation épidémiologique au cours des prochaines années, et à utiliser d'autres stratégies pour accélérer les progrès Diawara L, ïraore'MO, Badji A, Bissan Y, Doumbia K, et al. (2009) Feasibility of Onchocerciasis Elimination with lvermectin Treatment in Endemic Foci in Africa: First Evidence from Studies in Mali and Senegal. PLoS Negl Trop Dis 3(7): e497. doi:10.1371/journal.pntd.0000497 vers l'élimination dans les zones à problèmes. Lors de sa 17" session tenue en décembre 201 l, le FAC décida de proionger les opérations de I'APOC au-delà de 20i 5 aÊn de poursuivre ses efforts coordonnés vers I'élimination de l'onchocercose, tout en soutenant Ia mise en (Euvre conjointe de la chimiothérapie préventive d'autres maladies tropicales négligées ciblées, et en augmentant son appui au renforcement des systèmes de santé communautaires. Avec l'élan initié par I'OMS en 2003 pour le contrôle et l'élimination des MTN ciblées, Ies parties prenantes joignirent leurs efforts pour plaider en faveur de ressources adéquates pour lutter contre ces maladies. Le Plan mondial OMS de lutte contre les maladies tropicaies négligées cible l7 maladies2 qui affectent 1es communautés les plus pauvres, vivant pour la plupart en Afnque, en Asie et en Amérique du Sud. Les efforts de collaboration des parties prenantes donnèrent lieu à une importante réunion de partenaires tenue en 3anvier 2012 à Londres. La rencontre publia Ia Déclaration de Londres invitant à éradiquer, éliminer et intensifrer la Iutte contre les MTN ciblées d'ici 20I5 et 2020. A la même occasion, la Feuille de route de I'OMS pour surrnonter I'impact des MTN fut lancéer. En outre les panenaires, notamment les sociétés pharmaceutiques, ]a Fondation Bill et Melinda Gates, les Etats- Unis, Ie Royaume-Uni, Ies Emirats Arabes Unis et la Banque mondiale s'engagèrent à poursuivre et à étendre les programmes de donation de médicaments, à fournlr plus de US$ 785 millions pour soutenir les elforts de recherche et développement et à renforcer 1es programmes de distnbution de médicaments et de mise en æuvre pour lutter contre les maladies tropicales négligées. 2 Dengue, Buruli ulcer, Culaneous leishmaniasis, Taeniasis/ Cysticercosis/Echinococcosis/Hydatidosis, Foodborne trematode infections, Soil-transmitted helminthiases, Rabies, Blinding trachoma, Endemic trepanomatoses, Leprosy, Chagas disease, Human African trypanosomiasis, Visceral leishmaniasis, Dracunculiasis, Lymphatic filariasis, Onchocerciasis, Schistosomiasis. 3 Acceterating work to overcome the global impact of Neglected Tropical Diseases: A roadmap for implementation, WHO (201 2) 0. UJ o z o() tgô tuF o z o oÀ o o o o o o o o trI o o o o J ;E tr .G o L G o E E G o o 0. UoA. r§ i ,- o 3 =3 B 3 Le but de cette note de concept est donc de définir Ie rôle de I'APOC dans I'élimination de l'onchocercose, ainsi que sa contribution aux efforts üsant à élimlner la filariose Iymphatique et d'autres maladies tropicales négligées ciblées, et au renforcement des systèmes de santé au niveau communautaire Avec un plan bien étudié, en collaboration avec d'autres partenaires, deux maladies majeures et associées faisant actuellement l'objet d'interventions - à savoir 1'onchocercose et Ia frlanose lymphatique - auront été éliminées dans au moins 23 pays d'ici l'année )025 ù ]JJ o z o o IJJ o ul o z o o 0. o o o o o o o o cI o c o o o ; r, Ê '6 (, G o ts ts IE o o o. ,. T I §Y k/ U oA.(ü Hç 'n o E B 3 = F\rlv t ETIF-4 -/ 7 I r -t \ L r L 1t 2. Analyse de la situation Lonchocercose sévit encore, en tant que problème de santé publique important. dans 16 pays d'Afrique ou près de 145.000 communautés locales sont touchéesa. La popuiation à risque de Ia maladie est estimée à 120 millions de personnes en Afrique. Lonchocercose est la seconde cause de cécité d'ongrne infectreuse dans Ie monde. De plus, elle provoque des démangeaisons insupportables et des léslons cutanées hideuses qul conduisent à Ia stigmatisation et à I'exclusion sociale. Le traitement de masse des populations üvant dans les zones endémiques à f ivermectine est la stratégie actuellement utilisée pour lutter contre la maladie. En 201 I, le traitement à f ivermectine a été adminrstré à 80 millions de personnes dans les pays participants de I'APOC à travers le réseau des distnbuteurs c()mmunautaires (DC)5. Selon les données communiquées par les coordonnateurs nationaux du programme onchocercose dans )4 pays, 98 millions de personnes ont été traitées en 201 I en Afrique6. Lélimination de la filanose ly.rnphatique est préure d'ici 2020. Pour y parvenir, l'Administration de masse du Médicament (AMM) (chimiothérapie de masse) doit atteindre 80o/o de couverture thérapeutique et 100o/o de couverture géographique, et s'y maintenir, pendant cinq à six années consécutives. Un avantage important des stratégies avancées récentes de lutte contre la filariose est qu'elles peuvent être facilement intégrées dans les programmes d'intervention sous directives communautaires préexistants de lutte contre d'autres problèmes de santé publique tels que les programmes ciblant I'onchocercose, le paludisme et les parasites intestinaux. 4 WHO-Weekly epidemiological record 25 November 20l l 86th year. No. 48, 20.11, 86, 541-556 http://www.who. int/wer 5 APOC: The World Health organization; Year 2011 Progress Report 6 APOC: Report of Ninth meeting of the National Onchocerciasis Coo rdi nators, Ouagadougou 24-28 September 2012 Rôle de Ia participation communautaire Assocrer les communautés comme partenaires dans le contrô1e/élimination des MTN contribue de manière significative à des économies sur 1es coûts de traitement et à accroître durablement la couverture du trartement. A cette fin, les communautés doivent être bien informées de leur rôle en tant que parties prenantes dans Ie contrÔld élimination des MTN. De plus, la pnse de conscrence et la détermination de la communauté à lutter contre et à éliminer les MTN aideront à minimiser les taux d'abandon des DC souvent liés à la politique d'incitation (en nature ou en espèces) appliquée par les différents partenaires MTN et autres entités travaillant au niveau communautaire. Selon l'expérience de I'APOC, si le ratio d'un DC pour 100 personnes est atteint, la charge de travail des volontaires est réduite et, par conséquent, les DC n'insisteront pas pour avoir des primes d'incitation. Participation des organisations non gouvernementales Le développement du partenariat dans les pays pauvres en ressources a été remarquable en ce qui concerne la lutte contre I'onchocercose au cours des 20 dernières années. Le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de I'Ouest a tissé des partenariats entre les pays d'endémie et les pays donateurs, les organisations non gouvernementales de développement et les agences des Nations Unies. Les ONGD et le Programme de Prévention de Ia Cécité de I'OMS ont créé le Groupe de Coordination des ONGD pour Ia lutte contre I'onchocercose en 1991. Entre autres activités, ce groupe mobilise dans le monde entier l'intérêt pour et le soutien à f intensifrcation du traitement à l'ivermectine contre l'onchocercose. Le groupe collabore avec les Ministères de la Santé des pays d'endémie pour mettre en place des systèmes durables de distribution de I'ivermectine. II mobilise des ressources, sert d'intermédiaire pour les questions opérationnelles, et facilite la documentation et la diflusion des meilleures pratiques. Les ONGD sont o o 0, o o o o o o oE o tr 3 o o() o ;1' .E o o (E o E E o o o À 5 U oP. C§ g '- os 3 B 3 3 également impliquées dans Ia lutte contre plusieurs autres maladies tropicales négligées outre 1'onchocercose. Rôle des systèmes nationaux de santé Durant 1es trois dernières décennies suivant la Déclaration d'Alma AtaT les politiques sanitaires se sont élorgnées des approches curatives pour adopter une approche plus intégrée des soins de santé. Des services de promotion de la santé, de prévention des maladies et de soins curatifs ont été organisés dans 1es districts sanitaires et étendus à la périphérie par la déslgnation de zones sanitaires plus petites desservies par des formations sanitaires de première ligne ou des centres de santé. Le personnel de santé en charge de ces centres est responsable de résoudre les problèmes de santé les pius courant dans leur zone de couverture. Cette politique d'integration des activrtés sanitaires dans les soins de santé primaires et de renflorcement de la participation communautaire dans le processus a eté à nouveau réaffirmée dans la Déclaration de Ouagadougous. Les Ministères de la Santé (MS) ont la responsabilité ultime de la mise en æuvre des programmes nationaux de Iutte contre I'onchocercose. Le Ministère de la Santé a le rôle capital de créer un enüronnement favorable pour tous les partenaires; de promulguer une politique cadre des interventions sous directives communautaires pour le contrôle/élimination des maladies tropicales négligées ciblées par la chimiothérapie préventive (CTP-MTN); d'assurer Ia libre entrée de l'ivermectine et d'autres médicaments essentiels de lutte contre les MTN dans le pays sans imposer de droits de douane, de charges fiscales ou autres, de présider et d'élargir le Groupe de Travail National de lutte contre l'onchocercose (GTNO) pour inclure la coordrnation de la lutte contre et d'élimination des MTN ciblées par le CTP-MTN. Le Ministère de 1a Santé assure également Ie plaidoyer et la mobilisation des contributions nationales. 7 www.who.int/hpr/NPH/docs/declaration almaata.pdf 8 www.afro.who.int/phc hs-2008/documents/En/ Ouagadou gou%20declaration%20versiono/o20Eng.pdf Contribution des programmes de donation de médicaments En 1987, Merck s'engageart à faire don du Mectizan (lvermectrne, MSD) pour 1e traitement de I'onchocercose à tous les pays qui en auraient besoin, pendant aussi longtemps que nécessaire. En 1998, cette donation fut élargie pour inclure le trartement de la filariose lymphatique (FL) dans les pays d'Afnque ou I'onchocercose et la filariose lymphatique sont co-endémiques. 11 existe d'autres grandes initiatives de donation de médicaments pour lutter contre les MTN (par exemple I'albendazole donné par GlaxoSmithKline ; l'azithromycine par Pfizer ; I'eflornithine, le mélarsoprol et la pentamidine par Sanofi; la rifampicine, ia c]olazimine et la dapsone par Novartis; le mébendazole parJohnson &Johnson; Ie praziquantel par Merck KGaA; la suramine par Bayer). Les programmes de donation de médicaments sont essentiels car ils couvrent un grand volet technique et financier du contrôle et de l'élimination des MTN. La poursuite de l'action de ces programmes est une condition essentielle du succès de la lutte contre les MTN. Perspectives d'élimination de !'onchocercose en Afraque Depuis 2008, I'APOC mène des évaluations épidémiologiques aÊn d'évaluer les progrès réalisés vers I'élimination de l'infection onchocerquienne dans les sites qui ont bénéficié de plus de l0 ans de traitement à l'ivermectine. Les données analysées à ce jour indiquent des progrès vers I'élimination. En décembre 2011, les résultats obtenus dans 3l sites laissent penser que l'élimination de I'onchocercose a probablement été réalisée dans I 2 de ces sites. Six autres sites ont une prévalence de I'infection proche de z8o et sont donc proches de I'élimination. Les tendances dans neuI autres sites montrent que ceux-ci sont sur la bonne voie, selon les prédictions de la modélisation mathématique. Les données provenant des évaluations épidémioiogiques sont également utilisées pour prédire dans chaque zone quand Ie traitement à l'ivermectine peut être arrêté sans danger. Cette analyse révèle que 12 pays participants de l'APOC pourraient parvenir à l'élimination à I'échelle nationale d'ici 2020, protégeant ainsi plus de 60 millions FÊ.u() z o() LUÊ LrJt- o z o o 0. o o o o o o o o trI o tr o o o ;E tr G o (E o E E(§ o o À 6 LJo9. cd .-": -Lr B 3 3 de personnes. Si les pays de I'ex-OCP sont également pris en compte, les estimations préliminaires indiquent que 1I autres pays pourraient atteindre l'élimination à 1'échelle nationale d'icr 2020. Ainsi, avec un soutien adéquat, un total de 23 pays africains sur les 3l pays d'endemie pourraient parvenir à l'élimination de I'onchocercose à l'echelle nationale d'ici 2020. Les défis Les projections indiquent également que cinq pays africains ne seront pas en mesure de réaliser l'élimination d'ici 2020 en raison de la non-introduction du TIDC pour cause de co-endémicité avec Ia loase, ou à cause d'une couverture inadéquate du traitement et d'une insuffisance de capacités en matière de gestion dans les zones post-conflit. Ces cinq pays ont besoin d'être soutenus par des stratégies alternatives afin qu'ils puissent parvenir à l'élimination de l'onchocercose dans un avenir prévisible. Malgré les preuves apportées que le TIDC a été une approche durable et couronnée de succès pendant plus de l6 ans, elle est encore confrontée à un certain nombre de déÊs tels que: l'appantion d'effets indésirables graves dus à I'administration de I'ivermectine contre l'onchocercose en présence d'une co-infection par la loase dans certaines zones; le manque de polltiques harmonisées d'incitation des DC; la compétition pour les ressources; Ies exigences des donateurs et leurs besoins de résultats rapides; la non-disponibilité dans les délais des médrcaments nécessaires au traitement d'autres maladies tropicales négligées ciblées pour un traitement de masse coordonné; Ie manque de cartographies à jour des MTN, en particulier de ia FL dans certains pays; 1e manque d'intégration des activ'ltés dans les systèmes nationaux de santé l'inefficacité dans la mise en truvre conjointe des interventions. t F o IJJ o z o() uJ o UIF o z o o 0. o o o o o o o .g o t o c o o o : oo tr '6 o $ o E F o o o o U o A-., cd § '- o rl-{à É 3, B 7 3. La nouvelle orientation stratégique pour l'action de IAPOC Le nouveau paradigme Lob.lectif initial de I'APOC était de merrre en place des systèmes nationaux durables de lutte contre I'onchocercose par le traitement de masse à I'ivermectine. Dans cette perspectrve, I'APOC devait fermer ses portes en 20I5, et conÊer Ia poursuite des efforts de lutte aux pays. Après avoir reçu les preuves que l'onchocercose pouvait être élimrnée par ie traitement de masse à l'ivermectine seul, le Forum d'action commune demanda à I'APOC de se réonenter vers l'élimination de I'onchocercose. Se rendant compte que la maladie ne serart pas é1iminée d'ici 2015, Ie FAC demanda à la Drrection de I'APOC de soumettre un plan budgétisé pour Ia prorogation de son soutien aux pays durant Ia période 2016-2025, en espérant que la ma3orité des pays africains d'endémie auront atternt l'objectif d'éliminatron d'lci la fin de cette période. Laction de I'APOC se situerait désormais dans un cadre plus général de redoublement d'efforts contre les MTN ciblées et de renforcement des systèmes de santé. Les defis de cette nouvelle orientation sont nombreux: les pays devront maintenir une couverture élevée de traitement dans toutes les zones de transmission jusqu'à atteindre le pornt de rupture au-delà duquel le traitement à I'ivermectine peut Ctre arrêté sans mettre en péril les acquis à cejour; la surveillance post- traitement devra être instaurée afin de détecter toute recrudescence ou réinfection des zones libérées. En outre, 1es efforts d'élimination de l'onchocercose devront se situer désormais dans le contexte général de la feuiiie de route de I'OMS pour la réduction de I'impact global des maladies tropicales négligées, en paniculier I'élimination de la FL. Cela signiÊe un engagement soutenu de Ia part de toutes les parties prenantes: ies communautés affectées, les gouvernements des pays d'endémie, les ONGD, Ies donateurs, les partenaires scientifiques et techniques. Encouragé par le succès du TIDC, le partenariat de I'APOC a entrepns d'élargir le champ d'application de cette stratégie en la renommant Intervention sous Directlves Communautaires (IDC) pour inclure d'autres interventions sanitaires. Un programme de formation et un manuel ont été élaborés en collaboratron avec des institutions de formation pour être utilisés dans Ia formation des médecrns, infi.rmiers(ères) et étudiants en santé publique. On pense qu'une telle formation initiale aura pour effet de contribuer à la préparation et à Ia production de lutures générations de personnel de santé bien outillées pour utiliser la stratégie de l'lDC pour 1'extension et I'intensifrcation des interventions sanitaires pnoritaires au niveau communautaire. La notion {g «paquet d'interventions» Le paquet d'interventions doit inclure non seulement les médicaments et les produits sanitaires, mais aussi toutes les autres composantes liées à I'administration de ces médicaments et à la fourniture de ces produits ([ormation, education sanitaire, suivi et surverllance, plaidoyer, coordination et partenanat). Sans ces composantes, la stratégie a peu de chances d'être efficace et durable. La stratégie et la philosophie de l'lDC dépendent pour leur succès de la motivation, pas nécessairement sous forme monétaire, que les communautés ayant besoin du traitement entretiennent chez Ies distributeurs communautarres qu'e11es ont choisis. Ce succès s'obtient en donnant aux communautés le pouvorr et les moyens de prendre en charge leur propre santé. Cela nécessite que Ies communautés comprennent la maladiele problème de santé ciblés ainsi que la stratégie de lutte proposée, et qu'elles acceptent de changer leurs points de vue traditionnels sur 1es semces de santé et les relations entre ces services et les communautés. Une acceptation et une compréhension similaires sont également nécessaires au niveau des services de santé. FÈ uJ oZ o o UI o lrJ o z o oÀ o o o o o(, o o c! o o o o ;t, tr t! o € o E ts G o o 0. çJ o§. rs +JË CI r'I B 3 3 3 I Les maladies tropicales négligées cibles et les autres interventions sanitaires actuellement considérées comne appropriées pour être incluses dans 1e paquet IDC sont: l'onchocercose, 1a frlariose lyrnphatique, les géohelminthiases, la schistosomiase, le trachome, la supplémentation en vitamine A, le paludisme (moustiquaires, éducation sanitaire) et le VIH/SIDA (éducation, sensibilisation). lntensification des activités sur le terrain La nouvelle onentation de I'APOC recommandée par le Forum d'Action Commune nécesslte un réexamen des approches traditionnelles et l'adoption de stratégies alternatives et innovantes si nécessaire, afin d'assurer que toutes les zones de transmission de I'onchocercose soient couvertes, que plusieurs interventions sanitaires soient mises en ctuvre simultanément lorsqu'elles s'y prêtent, et qu'un impact durable soit opéré sur le renforcement des systèmes de santé au niveau communautaire. Stimuler !a participation communautaire Les ctlmmunautés endémiques restenI les partenaires les plus importants. EIles continueront d'être responsables de l'administration du traitement à f ivermectine et de sa durabilité, et de Ia mise en æuvre conjointe des activités de la lutte/d'élimination des autres maladies tropicales négligées. De cette façon, les communautés seront impliquées dans des actiütés importantes de soins de santé communautaires. Les DC seront responsables de I'atteinte d'une couverture élevée du traitement et de I'observance du traitement à f ivermectine. Par conséquent, Ia formation et le recyclage des DC seront rntensifiés pour atteindre ces objectifs. Les communautés seront sensibilisées et mobilisées pour consolider I'appropriation et la responsabilisation des femmes, qui sont généralement les premiers prestataires de soins de santé, ainsi que lesjeunes afin d'obtenir Ie nombre approprié de distnbuteurs communautaires (l DC/I00 personnes ciblées) pour mener réguhèrement la distribution de masse des médicaments. Etendre !e traitement à toutes les zones de transmission Là ou il y a une transmisslon iocale, des foyers transfrontaliers et une migration du vecteur sur de longues distances, des évaluations épidémiologiques et entomologiques seront effectuées afin d'identifrer ces zones et le traitement à l'ivermectine sera étendu pour couwir Ia population totale cible à risque. Pour atteindre cet objectif, des équrpes d'intervention transfrontalière seront mises en place et formées pour le suir,.i et l'évaluation conjoints de I'impact du traitement. Appliquer des méthodes alternatives Dans les zones ou une couverture élevée de traitement ne peut être réalisée en raison de ia co-endémicité de l'onchocercose et de [a loase, les distnbuteurs communautaires seront forrnés à la détection précoce des effets secondaires graves et équipés de moyens pour la déclaratron rapide et I'orientation des patients vers les étabhssements sanitaires appropriés. Des centres de santé de référence seront identifiés et équipés pour ia pnse en charge des cas neurologiques, y compris les soins, ainsi que d'installations de laboratoire dotées de l'expertise nécessarre pour la réalisation de frottis sanguins calibrés pour f identiÊcation des microfilaires de la Loa loa. Par ailleurs, des méthodes alternatives de traitement, telles que I'uti.lisation d'autres médicaments avérés efflcaces et sûrs pour le traitement de grandes populations, seront testées et introduites. Dans les zones à très hauts niveaux d'endémicrté avant I'intervention ou dans les projets qui ont commencé Ia distnbution de l'ivermectine en retard, ou qui ont de faibles couvertures de traitement, des efforts seront intensifiés pour améliorer I'observance du t.raitement, notâmment en fournissant une assistance technique (conseillers techniques) et en instaurant deux cycles annuels de traitement dirigés par les communautés. lntervention dans les zones de conflit Là ou la distributlon de l'ivermectine est entravée en raison de conflits, des groupes de la société civile et des ambassadeurs de bonne volonté seront mobilisés, sensibilisés et formés à Ia mise en ceuvre du traitement à I'ivermectine et à la distribution des médicaments supplémentaires pour d'autres PCT-MTN. Fû IJJ() z o() IU o tul- o z o oÀ o o o o o o o o ! o c o o o ;o ,6 o L G oç o o o À L] o§, rd tr '- o B 3 3 3 I Mise en (Euvre coniointe (en particulier pour I'élimination de la LF) LIDC a prouvé son efficacité dans la prestation de plusieurs interventions sanitaires simuitanées, par exemple les programmes de lutte contre / d'élimination des MTN, de supplémentation en vitamine A, de distribution de moustiquaires lmprégnées. C'est une stratégie efficace axée sur Ia communauté qui renforce 1e système national de santé de bas en haut. ll ya eu un manque de coordination et de communication entre les programmes de lutte contre I'onchocercose et de lutte contre 1a filariose Iymphatique en dépit du fait que I'ivermectine est utilisée à la fois pour la lutte contre les deux maladies (en association avec l'albendazole pour la Êlanose lymphatique). La mise en (Ëuvre conjointe présente une opportunité pour renforcer la coopération entre ies deux programmes à travers le partage des données et la cartographie épidémiologique conjointe, fournissant ainsi une base plus rationnelle pour 1a planification de l'élimination de ces deux maladies. Par exemple, dans les zones ot.r Les programmes de lutte contre l'onchocercose ont distnbué I'ivermectine pendant plus de l0-15 ans et ou l'élimination de l'onchocercose est près d'être réalisée, il est iort probable que la frlanose lymphatique aura également été éliminée. Dans les zones ou i'onchocercose et la Êlariose Iymphatrque sont co-endémiques, les deux programmes effectueront des interventions conjointes pour mettre à jour la cartographie des deux maladies et intensiÊer les traitements, en particulier dans les zones ou I'onchocercose n'a pas été traitée (farble endémicité) et ou la Êlariose lymphatique est très répandue. Le partage des données et la coordination du traitement de masse et des évaluations épidémiologiques perrnettront une réduction significative des corits et une planification plus efficace du programme. Les principales activités de mise en æuvre conjolnte seront les suivantes: . renforcement de Ia collaboration et de la coordination entre I'APOC et les programmes de lutte contre la filariose lymphatique; . sourien à la cartographie intégrée; . évaluations épidémiologiques conjointes dans les zones de co-endémicité, monitoring, supervision et surveillance post- traitement conjoints; . utilisation accrue de la stratégie de l'lDC dans Ies zones non endémiques de l'onchocercose pour la lutte contre les autres MTN, en particulier Ia FL; . collaboration dans la surveillance du vecteur; . soutien financier et logistique aux pays relevant du mandat de I'APOC; . soutien technique et 6nancier aux universités africaines pour f intégration de Ia stratégie de I'lDC dans leurs programmes. Renforcement du volet système de santé communautaire La Déclaration de C)uagadougou sur les sorns de santé primaires et les systèmes de santé est une affirmation importante de I'engagement politique des dirigeants afncains à faire face aux problèmes de leurs systèmes de santé en difficulté. EIle decrit les stratégies et les actrons à mettre en (Euvre. La Déclaration encourage les pays à se concentrer sur les domaines prioritaires suivants: le leadership et la gouvernance en matière de santé; la prestation des services de santé, les ressources humaines pour la santé, le frnancement de la santé, f information et les technologies sanitaires, l'appropnation et la participation communautaires, Ies partenariats pour le développement de la santé et Ia recherche pour la santé. LIDC telle que promue par I'APOC a une contribution potentielle à apporter non seulement à la participation des communautés mais aussi à chacun des domaines prioritarres ci-dessus cités. ll est important que la contribution potentielle de l'lDC sort r,.ue dans le contexte des systèmes nationaux de santé et non comme une approche distincte et indépendante à la santé communautaire. Dans cette perspective, et en collaboration avec les programmes concernés d'AFRO, IAPOC mettra l'accent sur: . La contribution au développement de politiques et de stratégies de santé commu- nautaire pour promouvoir l'appropriation et la participatron communautaires à travers le développement des capacités institution- nelles et indivrduelles dans les pays. . Linstitutionnalisation du suivr des activités sanitaires à base communauraire. o o 0. o o o(, o() o o s o c o o o ! ot, tr G o G o E E(§ o o 0. 10 Uo O. rs L{ '-1 o +-.t B B 3 3 ' I-appui aux pays pour renforcer Ia coordina- tion et la collaboration avec les organisations de Ia société civile, en particulier les organi- sations communautaires et Ies ONG dans le développement de la santé communautaire. . La proüsion de modules de formation en planification sanitaire au niveau du district et pour la formation des formateurs. . Lassistance aux pays pour mener des contrôles et des évaluations de performance des systèmes de santé des drstncts. Recherche TAPOC continuera à aider les pays participants à entreprendre la recherche opérationnelle pour améliorer la performance des programmes et le partage des meilleures pratiques. Dans le même temps |APOC poursuivra Ia collaboration avec les institutions universitaires et de recherche engagées dans le développement de nouveaux outils et de nouveaux médicaments pour I'élimination de 1'onchocercose. Monitorage, évaluation et surveillance Monitorage indépendant Les évaluatic'rns épidémiologiques menées dans les pays participants de I'APOC ont révélé que Ies prqets qui n'avaient pas montré de progrès vers l'élimination de l'onchocercose étaient ceux ou la couverture du traitement était plus faible que prér.u. Dans ce cadre, le monitorage indépendant sera intensiÊé pour confirmer régulièrement les données de couverture déclarées de manière à permettre des prévisions plus précises de la Ên du traitement dans un projet donné. Evaluation Un accent particulier sera mis sur le renforcement des capacités des pays à mener des activ,rtés de surveillance/évaluation de l'onchocercose et de la Êlariose l;.rnphatique et à intégrer ces activités dans les systèmes nationaux de santé. La formation et le soutlen logistique des systèmes nationaux de santé seront renforcés. Lévaluation épidémiologrque et entomologique sera essentielle pour apprécier la mesure dans laquelle les projets TIDC progressent vers le point de rupture pour l'élimination de I'infection par Onchocerca volvulus. Une fois que la décision d'arrêter le traitement à I'ivermectine dans un projet TIDC ayant réalisé f interruption de ia transmission sera prise, Ia surveillance post-traitement devra être instituée pendant une période de trois ans pour conÊrmer I'élimination. Dans le long terme, la surveillance et l'évaluation systématiques seront assurées dans le cadre des systèmes nationaux de surveillance des maladies afin de détecter toute recrudescence de f infection. La performance du Programme sera évaluée par rapport à sa contribution au renforcement du leadership des pays pour I'élimination de I'onchocercose; la mrse en place du TIDC I l-! : i rl [- ^J '*, \ 11 dans toutes les zones de transmission de l'onchocercose; la détermination de ou et quand arrêter l'administration de masse de I'ivermectine (ou de tout autre produit); 1e soutien à la mise en cruvre conjointe des actiütés visant l'élimination des MTN ciblées; 1e renforcement des systèmes de santé au niveau communautarre; et son retrait sans risque des pays. Des indicateurs appropriés pour la détermination de I'élimination seronr afÊnés ou élaborés à cet etfet. Redynamisation du partenariat Relations avec des coalitions plus larges de lutte contre les MTN TAPOC plaidera en laveur de l'utilisation de la stratégie de 1'lDC pour le contrôle et l'élimination des autres MTN, selon le cas. A cet eflet, iI sera nécessaire de rassembler un Iarge partenariat effrcace autour de la vision de l'élimination de 1'onchocercose et des autres maladies tropicales néghgées, de la bonne gouvernance, de 1'equite, de la collaboration er de la responsabilisation. Il s'agira notamment de partenariats pour: . optimiser les leçons appnses; . un mécanisme de collaboration et de coordi- nation afin de maximiser les synergies; . l'éducation pour Ia sarl.éA^ promotion de la santé; . la mobilisation et Ia sensibilisation sociale; . assurer l'obligation de rendre des comptes; . Ia recherche. Développer un plan et une stratégie de communication La nouvelle onentation stratégique de I'APOC pour parvenir à l'élimination de l'onchocercose, en mettant l'accent sur la mise en æuvre conjointe du CTP-MTN et le renforcement des systèmes de santé, nécessitera, entre âutres, une intensrÊcation des activités de lutte dans tous les projets et Ies pays d'endémie. Par conséquent, il sera nécessaire d'élaborer une stratégie de communication sohde et un plan de communication pour mobiliser toutes les parties prenantes. Revoir les dispositions institutionnelles pour une perspective plus large de la lutte contre les MTN Le programme régional OMS/AFRO NTD a collaboré avec le Siège de I'OMS et I'APOC pour étabhr un plan commun de lutte contre 1es maladies tropicales négligées au cours de la période 2010-2015. Le plan vise les maladies suivantes: u1cère de Buruli, ver de Guinée, lèpre, frlanose ly,rnpharique, onchocercose, rage humaine, trypanosomiase humaine africaine, schistosomiase, Ieishmaniose, géo- helminthiases, trachome et tréponématoses (pian). EnJuin 2012, I'OMS/AFRO a convoqué une réunion de parties prenantes de la lutte contre les MTN à Accra, au Ghana, sur le thème: Travailler ensemble pour plus d'impact sur les mal a di e s tro pic al e s né gli gé e s, afi n d'examine r les plans nationaux de lutte intégrée contre les MTN de 32 pays africains et de discuter des voies et moyens de soutenir la mise en æuvre de ces plans. La réunion a propr:sé l'adoption dans un proche avenir, par les pays concer- nés et leurs partenaires, de l'appel à l'action d'Accra, à l'occasion d'une session du Comité régional de I'OMS pour l'Afrique. Lengage- ment renouvelé des partenaires pour atténuer I'impact des maladies troprcales négligées d'ici 2020 nécessite le renforcement de 1a collabo- ration entre toutes les parties prenantes. Les rôles et les responsabilités de chacun doivent être clairement énoncés et bien compris. La principale prionté de I'APOC reste l'élimi- nation de I'onch(rcelcose, tout en reCtrnnaiS- sant que cela ne peut pas être atteint sans Ia coordination et ia mise en (Èuvre conjointe de ses activités avec ies efforts d'élimination de la FL. Lexpertise de I'APOC dans le TIDC et en matière de cartographie des maladies sera egalement mise à disposition pour une action concertée contre d'autres MTN. De même, l'expérience du Fonds fiduciaire de I'APOC pourrait être mise à profrt pour mobiliser un appui financier pour les autres CTP-MTN, et l'expérience des mécanismes de gouvernance de I'APOC pourrait contribuer à faciliter les interventions dans une perspective plus large de lutte contre les MTN. Ces développements auront certainement un impact sur les disposi- tions institutionnelles de I'APOC. Par consé- quent, les modifications nécessaires seront proposées pour discussion à toutes 1es parties prenantes en temps opportun. o oÀ o o o o o o o o 3 o o() o ! o1' tr G o G o E G o o 0. 12 Uo P.(6 )-{ .-1 o(- à B 3 3 4. Perspectives Cette note de concept présente 1es actions à entreprendre en vue d éliminer l'onchocercose et les domaines possibles de collaboration de I'APOC avec d'autres programmes MTN en Afrique, et fournit Ie contexte pour I'élaboration de plans par I'APOC pour l'élimination de 1'onchocercose. La contribution de I'APOC aux efforts globaux d'élimination des autres maladies tropicales néghgées comprend, entre autres: 1a cartographie intégrée des MTN; le renforcement de la coordination pour la mise en ceuvre conjointe, surtout avec la FL; Ie plaidoyer et ia mobilisation des ressources; La distribution des médicaments et d'autres produits sanitaires par le canal de la structure de l'lDC et du réseau des DC; Ie suivi et la supervision de l'intervention au niveau communautaire; f introduction de l'lDC dans les programmes d'études des institutions de formation, et l'évaluation. Dans un contexte d'engagement mondial renouvelé en faveur de la lutte contre et de I'élimination des MTN, ainsi que du renforcement de la coordination régionale des plans nationaux rntégrés de lutte contre les MTN, I'APOC apportera son expérience dans Ia mise en (Êuwe de la stratégie de I'IDC pour Ie CTP-MTN, ainsi que pour Ia mise à l'échelle d'autres intervenlions sanitaires pertinentes au niveau communautaire. I o o 0. o o o() o o o .C o trf o Ê o o o ;E .s (E .9 G o E E G o o À 13 * .1 L I \ I t J t\\ t \: PROGRAMME AFRICAIN DE LUTT CONTRE L'ONCHOCERCOSE Programme africain de lutte contre l'Onchocercose (APOC) Organisation mondiale de la Santé B.P. 549 - Ouagadougou - BURKINA FASO Tél: +226-50 34 29 53 / 50 34 29 59 I 50 34 29 60 Fax: +226-50 34 2875 I 50 34 26 48 dirapoc@oncho.af ro.who.int www.who.int/apoc -l

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé