Wkfy epidem. See.: No. 34 - 24 Aug. 1973
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Relevé ipidém, hebd.: N“ 34 - 24 août 1973
HUMAN AND ANIMAL PLAGUE U nited States or A merica. — In 1970, a record number of 13 human bubonic plague cases associated with rural exposure were reported in tbe United States;1*two were detected in 19712 and one in 1972.® None have been reported as of 1 June 1973. Nevertheless, plague activity among wild rodent populations has remained high in those states where human cases have occurred most often in the past—Arizona, California, New Mexico and Colorado. In 1973, epizootic plague among wild rodents has bean reported from three widely separated counties in California: Siskiyou, Tulare and Riverside. An epizootic among wood rats at Lava Beds National Monument, Siskiyou County, detected in March, forced temporary closure of visitor facilities until vector control measures could be implemented by California State offi cials. Another epizootic among Gunnison’s prairie dogs near Shiprock, San Juan County, New Mexico, has required vector control operations on 5 000 acres in order to protect the resident Navajo population. This situation is directly related to epizootics among prairie dogs in southwestern Colorado in 1971-1972 which required emergency vector control on the Southern Ute Indian Reservation, La-Plata County, and at Curecanti National Re creation Area, Gunnison County, Colorado.
PESTE HUMAINE ET ANIMALE E t a ts - U n is d ’A m é r iq u e . — En 1970, il avait été enregistré aux Etats-Unis1* un nombre record de 13 cas de peste bubonique humaine associés à une «(position d'origine rurale; il en a été notifié deux en 1971 * et un en 19723. Au 1er juin 1973, aucun cas n’était encore signalé. Toutefois, l’incidence de la peste chez les rongeurs sauvages demeure élevée dans les Etats où, jusqu'ici, les cas d$ peste humaine ont été les plus fréquents: Arizona, Californie, Nou veau-Mexique et Colorado. En 1973, une épizootie a été signalée chez ces rongeurs dans trois comtés de Californie très distants les tins des autres: Siskiyou, Tulare et Riverside. Une épizootie apparue en mars chez les néotomes du Lava Beds National Monument (Comté de Siskiyou), a entraîné la fermeture provisoire du parc en attendant l’application de mesures antivectorieÜes appropriées par les autorités de l’Etat. Une autre épizootie a frappé les chiens de prairie à Gun nison, près de Shiprock, dans le Comté de San Juan (NouveauMexique), nécessitant l’application de mesures antivectorielles sur une superficie de S 000 acres, afin de protéger la population Navajo de l’endroit. Cet épisode est en relation directe avec les épizooties qui étaient survenues chez les chiens de praine dans le Sud-Ouest du Colorado, en 1971-1972, et avaient nécessité l’adoption de mesures antivectorielles d’urgence dans la Southern Ute Indian Reservation (Comté de La-Plata), ainsi que dans la Curecanti Natio nal Recreation Area (Comté de Gunnison, Colorado). Des épizooties de peste chez les chiens de prairie sont observées depuis 1963 dans les régions limitrophes du Nord-Est de FArizona, du Nord-Ouest du Nouveau-Mexique, du Sud-Ouest du Colorado et du Sud-Ouest de l’Utah — ensemble qui constitue ce que les écologistes appellent le biome Navajo. Depuis 1963, 12 cas de peste h umaine transmise par le chien de prairie ont été enregistrés dans cette zone, la plupart dans la Réserve des Indiens Navajo. Dans le Sud-Ouest du Colorado, les risques sont aggravés depuis quelques années par la forte augmentation des populations de chiens de prairie surleversant occidental des Montagnes Rocheuses,notamment dans le secteur de Cortez, Durango et du Mesa Verde Natbwd Monument. A Cortez (Comté de Montezuma, Colorado), les chiens de prairie sont plus nombreux que les hommes dans le périmètre municipal. Les pouvoirs locaux et les autorités de l’Etat sont en train de mettre au point des mesures préventives antivectorieÜes, notamment contre les mouches, ainsi que d’autres mesures visant à réduire les populations de chiens de prairie.
Plague epizootics among prairie dogs have been occurring since 1963 in contiguous portions of northeastern Arizona, northwestern New Mexico, southwestern Colorado and southeastern Utah, a region characterized ecologically as the Navajonian Biome. Since 1963, 12 prairie dog-associated human cases have occurred in the region, most of them on the Navajo Indian Reservation. The potential problem in southwestern Colorado has been amplified by a great increase in prairie dogs on the western slope of the Rocky Mountains in the past few years, particularly in the area of Cortez, Durango and the Mesa Verde National Monu ment In Cortez, Montezuma County, Colorado, prairie dogs within the city limits outnumber humans. Local and State officials are planning preventive vector control activities against fleas and the reduction of the prairie dog population.
E ditorial N ote : Human and animal plague in this country has been controlled to the extent that it is now primarily a rural, wilderness area problem and only rarely creates the threat to large urban centers that it did in the early part of this century. However, because it is sporadic and uncommon, human plague is easily overlooked or mistakenly diagnosed. Since it is readily treatable with appropriate antibiotics, a recognition of the current status of wild animal plague and the consequent potential for human exposure should provide a basis for suspecting and ap propriately handling sporadic cases.
N ote de la R édaction : Aux Etats-Unis, la peste h um aine et animale est aujourd’hui jugulée, en ce sens qu'elle a été ramenée essentiellement aux dimensions d’un problème rural ne concernant plus que les régions laissées à l’état sauvage; il est m aintenant rare que la maladie menace les grands centres urbains, comme c ’était encore le cas au début du siècle. Toutefois, en raison de son carac tère sporadique et de sa rareté, la peste humaine passe souvent inaperçue ou fait l’objet d’un diagnostic erroné. Etant donné qu’elle peut être facilement guérie par un traitement antibiotique approprié, il suffit de bien connaître l’évolution de la situation parmi les ani maux sauvages et, par conséquent, les risques de contamination de l’homme pour reconnaître les circonstances où l’on peut soupçonner des cas de peste humaine et pour traiter convenablement ces cas sporadiques. 1 VoirN° 25,1970, p. 273;N» 26, p. 282; N» 29, p. 312; N° 30, p. 322; N» 37, p, 387; N» 51, p. 557; N» 52, p. 571. • Voir N°. 37, 1971, p. 386; N" 39, p. 401. «Voir N» 15, 1972, p. 151.
1 See No. 25,1970, p.273; No. 26, p. 282; No. 29, p. 312; No. 30, p. 322; No. 37, p. 387; No. SI. p. S57; No. S2, p, 571. » See No. 37,1971, p. 386; No. 39, p. 401. •See No. 15.1972, p. 151.
(Morbidity and Mortality, 22, No. 25; US Center for Disease Control.)